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Contenu rédigé par Stan FREDO
Classement des meilleurs critiques: 188
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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Lazarus Volume 4: Poison
Lazarus Volume 4: Poison
par Greg Rucka
Edition : Broché
Prix : EUR 13,93

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une impitoyable partie de "Risk" en vraie grandeur, 2 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lazarus Volume 4: Poison (Broché)
Voici le 4è tome de l'édition "trade paperback" de cette série de comic books mensuelle lancée au printemps 2013 par deux professionnels appréciés : Greg Rucka pour le scénario et Michael Lark pour les dessins, avec l'aide de Santi Arcas pour les couleurs.

"Lazarus" est une série qui doit être lue à partir de son premier épisode. Il s'agit d'une anticipation qui voit le monde, dans la seconde partie du XXIè siècle, mis en coupe réglée par quelques "familles" et leurs rares affidés (les "serfs") tandis que l'immense reste de la population (le "waste") est livré à lui-même, c'est-à-dire à la survie dans un monde de rapines et de pillages, sauf s'il est "drafté" à l'occasion d'un "lift" expliqué dans le deuxième tome de la série.

Le personnage principal de la série est Forever Carlyle, une des filles de Malcom Carlyle, chef d'une des familles qui domine une grande partie de ce que furent les USA. Forever a été formée dès son plus jeune âge à son rôle impitoyable de chef de la sécurité des Carlyle. Détentrice d'un redoutable katana, elle a été génétiquement trafiquée pour survivre à de terribles et mortelles blessures... Une particularité par rapport à ses frères et soeurs... Une particularité tout court qui fait d'elle une "Lazarus".

Chaque famille dominante a sa, son ou ses "Lazarus", dédié(e)(s) aux missions militaires les plus dangereuses. Dans l'épisode précédent, les principaux représentants des familles qui se disputent le monde se sont réunis en "conclave" à la demande de Malcom Carlyle, car le fils de ce dernier, Jonah, a été kidnappé par la famille Hock, et ce n'est pas le genre de choses qui se pratique entre ces gens de très mauvaise compagnie. L'épisode s'est mal terminé pour les Carlyle, car Malcom a été empoisonné et il est tout juste maintenu en vie par les médecins de sa famille. La gouvernance de la famille vacille avec un Stephen Carlyle pas taillé pour le rôle, tandis que le territoire même des Carlyle, et leur influence ou leur protection sur d'autres familles sont menacés.

Tandis que la famille Carlyle met ses derniers espoirs de sauver Malcom entre les mains d'un jeune doctorant spécialiste de l'ADN, il va revenir à Forever de sauver Duluth de l'attaque des troupes droguées de la famille Hock. Car si Duluth n'est pas sauvée, c'est toute la défense de la famille Carlyle qui est menacée. Forever dispose d'un petit commando de quatre soldats pour une véritable mission suicide à laquelle 5 des 6 chapitres de ce tome sont consacrés. Un épisode traite d'un trafic de souche mortelle de grippe dont nous verrons la suite dans un prochain tome. Le tout s'achève sur un double coup de théâtre...

La série ne faiblit aucunement, bien au contraire. Elle se densifie tout en voyant les dangers s'accroître de manière exponentielle. Les dessins de Lark, bien que le plus souvent en quatre bandes dans le format du comic book, restent très précis et lisibles. La mise en couleurs est absolument remarquable et vient en renfort tant du réalisme graphique que de la densité déjà évoquée ainsi que de la présentation du caractère déshumanisé de ce monde futur.


Batman Saga  H.S. 8
Batman Saga H.S. 8
par Collectif
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Ta-da-da-da-da-da-da-da-da! Bat-Man!, 1 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Saga H.S. 8 (Broché)
Cette revue de "kiosque" reprend les 4/5è du premier trade paperback étatsunien tiré de la série de comic books mensuelle "Batman'66", lancée à l'été 2013, et dont la publication se poursuit aujourd'hui encore (date du présent commentaire). En décallage avec un Batman volontiers sombre depuis quelques lustres, cette série se fonde sur le feuilleton télévisé qui a été lancé il y a tout juste plus de 50 ans, aux USA. Flanqué de Robin et d'Alfred, confronté à des méchants spécifique à la série TV ou bien adaptés des BD, l'homme chauve-souris y est bien plus "solaire", et pour tout dire amusant et kitsch. La musique du générique de ce feuilleton, composée par Neal Hefti et interprétée par Nelson Riddle, est très célèbre auprès de plusieurs générations de gosses, avec notamment une reprise de The Jam en 1977 tandis qu'une dizaine d'années plus tard le producteur house Todd Terry échantillonna le célèbre "To the Batmobile, Let's Go!" lancé par Batman dans la série pour un de ses hits house.
C'est à cela que les responsables de DC Comics ont voulu revenir, confiant les scénarios et textes à Jeff Parker et les dessins à plusieurs dessinateurs : le géant "indé" Mike Allred pour les couvertures, le dessinateur "indé" qui monte Jonathan Case, Ty Templeton et Joe Quinones. Case dessine et met en couleurs les épisodes principaux des n° 1 et 4 de la série ici repris. Il adopte un graphisme simple et des couleurs dont le tramage évoque la technologie d'impression couleurs des années 1960 (et précédentes !) tandis que les tons sont volontiers psychédéliques. Templeton opte lui aussi pour un trait classique et simple, avec des couleurs plus "modernes" (Wes Hartman). Quinones simplifie lui aussi son graphisme, peut-être à l'excès, tandis que Marie Wicks apporte des couleurs claquantes. Pour être complet, il convient de noter que deux "back-up stories", courtes, sont dessinées - à mon avis - très mal, par Sandy Jarrell.
Les scénarios relèvent du gentil délire, soulignant le côté "meilleur détective du monde" et "inventeur patenté" de Batman, et la santé mentale fragile de ses ennemis : le Sphinx, le Pingouin, le Joker (qui déteint sur un professeur...), la Sirène, et le bien nommé Chapelier Fou. Jouant à la fois sur un premier degré de lecture enfantin et sur un second degré pour un public plus mature, ces histoires n'ont aucune prétention que de faire passer un bon moment. Elles y parviennent, mais c'est parfois un peu poussif. A noter que la Catwoman qui apparaît dans ce Batman Saga, n'est pas inspirée d'Eartha Kitt (Rrrrrr!) qui jouait ce personnage dans la série TV, tandis que le Joker est représenté avec une moustache sous le maquillage blanc, comme l'acteur de la même série TV !


Vestiges & Claws
Vestiges & Claws
Prix : EUR 21,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Not so speedy González, 31 janvier 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vestiges & Claws (CD)
C'est seulement le 3è album solo en plus de dix ans de José González, auteur-compositeur, musicien et chanteur suédois d'origine argentine, et il est du même gabarit que ses deux prédecesseurs. D'inspiration nettement folk, González interprète seul les dix compositions de ce disque, en s'accompagnant aux guitares, à l'exception d'une invitée flûtiste pour une des plages ('The Forest'). González double la piste chant pour un effet de duo à la Simon & Garfunkel, décallage entre les deux voix en moins. Son accompagnement à la guitare donne aussi le rythme de la chanson ('With The Ink Of A Ghost', le "groovy" 'Let It Carry You' etc.) avec le renfort de quelques discrets instruments de percussion ou handclaps ('Leaf Off / The Cave', 'Every Age' etc.), sans pour autant négliger la mélodie, soulignée s'il le faut par de courts sifflements ('Vissel', 'Open Book').
Le centre de ce disque est la chanson 'What Will', qui contient le titre de l'album, 'Vestiges & Claws', et s'interroge sur l'héritage que nous laisserons, sur un accompagnement musical de plus de 6 minutes, en deux parties, la seconde étant plus uptempo.
Dans l'édition nord-américaine de ce commentaire (Mute Records, réf. 9612-2), la pochette est un digipack en trois volets, l'un d'entre eux comprenant un livret regroupant toutes les paroles et les crédits du disque. ****1/4


Harmony - tome 1 - Memento (édition spéciale)
Harmony - tome 1 - Memento (édition spéciale)
par Mathieu Reynès
Edition : Album
Prix : EUR 19,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Belle entame !, 31 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Harmony - tome 1 - Memento (édition spéciale) (Album)
Je découvre Mathieu Reynès, l'auteur complet (avec l'aide Valérie Vernay pour les couleurs) de cet album, le premier d'une série de trois. Une recherche sur Internet m'apprend que Reynès est né en 1977 à Paris mais qu'il a grandi au Pays Basque et fait ses études à Bordeaux et Angoulème, au CNBDI d’Angoulême, avant d'y enseigner. Il commence sa carrière dans la BD en 2002 et 'Harmony' est la 13è histoire qu'il publie. L'édition dite "spéciale" de ce commentaire, tirée à 1500 exemplaires (donc ne tardez pas !) comprend un ex-libris, 16 pages de dessins et études avec un court texte explicatif du projet, les 54 pages de l'album proprement dit, et un extrait de la suite en 6 pages en noir et blanc.
Le dessin de couverture, la recommandation du libraire et un regard sur les pages intérieures ont suffit à ce que fasse l'acquisition de cet album très "cinématique" (ce qui fait d'ailleurs qu'on a vite fait de le lire), aux images bien cadrées, bien pensées, bien dessinées et aux très belles couleurs.
L'histoire ? Après 4 pages un peu déroutantes, deux qui prennent place il y a 4000 ans et deux qui se passent chez une famille apparemment étatsunienne (l'association des deux évoque curieusement "The Sword" des frères Luna), il s'agit essentiellement d'une jeune fille blonde qui se réveille sans souvenir, dans la cave d'une maison inconnue. Un monsieur très costaud, à la barbe et aux longs cheveux gris du nom de Nita s'occupe d'elle. Il apparaît très vite que la cave (puis le grenier) où elle est gardée se situent dans une maison isolée dans la forêt. La mémoire lui revient, à travers des visions, des voix dans son sommeil, et la jeune fille se souvient que son nom est Harmony. En refusant le traitement médical proposé par Nita, Harmony va aussi se rendre compte de ses capacités télékinésiques... En dire plus reviendrait à spoiler l'ensemble de l'album, qui est un bel objet et qui a constitué pour moi une très agréable découverte. Vivement la suite, qui ne devrait pas tarder si les dernières planches du premier épisode remontent bien à mai 2015 comme l'auteur l'indique en bas de la dernière case ! ****1/4


That Place By the Thing With the Cool Name
That Place By the Thing With the Cool Name
Prix : EUR 18,82

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Cool cat, 30 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : That Place By the Thing With the Cool Name (CD)
Gecko Turner, c'est le nom d'artiste de Fernando Gabriel Echave Pelaez, un musicien, auteur-compositeur et chanteur espagnol né à Badajoz, en Extremadura (Espagne). Quinquagénaire cette année 2016, Gecko Turner fait de la musique pour vivre depuis 1984, d'abord dans des groupes puis en solo. Ce disque est son 4è album solo enregistré en studio depuis 2003, sachant qu'il y a aussi une compilation de remixes et que toute cette discographie a été publiée sur le label Lovemonk.
L'ensemble du disque est sous une influence soul, funk et jazz et propose différents climats généralement "doux" piochant dans ces genres. L'inaugural 'I'll Do That' navigue au large du 'What's Going On' de Marvin Gaye, tandis que 'Bee Eater' funke comme du James Brown sous temesta. 'Corazón De Jesús' commence comme une ballade à guitares acoustique et électrique puis s'ajoute une rythmique calmement reggae. 'Chicken Wire' est une chanson pop-funk dont la video parodie gentiment celle de 'Uptown Funk' de Mark Ronson. 'Medium Rare', avec ses percussions et son chant, évoque l'Afrique. 'Did You Ever Wonder Why?' est une ballade blues/soul à la Lambchop. 'Here Comes Friday' provient du même moule mais ajoute une guitare wah wah. 'Oye, Muchacha (East Austin Blues)' est un rap en espagnol dont la musique repose sur un riff de guitare funk me semble-t-il emprunté aux JB's. 'Extremely Good' sonne quant à lui reggae/ska. 'Little Sonny' est funky jazz, avec solo de saxophone. 'Juanita' est une chanson funk-pop au rythme syncopé. 'Rockin' Diddley', le croirez-vous, est totalement latino ! 'This Is The One' est une ballade. 'The Strange Adventures Of Two Runaway Elephants In Kentish Town' est un instrumental d'inspiration jazz, avec tambour tympani et soli de saxophones alto et soprano que je qualifierai de "free". Le tout forme un agréable mélange du déjà cité Lambchop, mais aussi de Jack Johnson (pour la voix douce) et même du Dr. John.
Le CD est rangé dans une pochette en carton à trois volets, où figurent notamment les crédits de toutes les chansons. ***2/3


Les Grandes dates de l'histoire du Rock
Les Grandes dates de l'histoire du Rock
par Laura Accomazzo
Edition : Relié
Prix : EUR 29,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Rock Around The Calendar, 30 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Grandes dates de l'histoire du Rock (Relié)
Publié en même temps en France que dans le monde anglo-saxon ou en Italie (dans ce dernier pays sous le nom de 'I giorni del rock. Gli eventi che hanno fatto la storia della musica'), ce livre est l'oeuvre d'un journaliste multimédia (quotidien, télé, radio, Web...), essayiste et biographe spécialisé dans la musique rock. Né le 12 février 1958 à Naples (Italie), Ernesto Assante retient une soixantaine de journées parmi toutes celles qui se sont déroulées entre les mois de juillet respectifs de 1954 et de 2005. Pour chaque date, en deux à douze pages, l'auteur retrace les événements de la journée, la replaçant dans son contexte et rehaussant son propos d'une ou plusieurs belles photographies, depuis le premier concert d'Elvis Presley (30 juillet 1954) jusqu'aux aux concerts retransmis dans le monde entier de Live 8 (2 juillet 2005).
Les quinze premières années du rock se voient consacrer plus du tiers de l'ouvrage, avec probablement les événements du rock (mais aussi du R&B, de la folk musique) les plus divers et aussi les plus marquants au plan musical et sociologique jusqu'au 6 décembre 1969 (Altamont) voire jusqu'au 1er août 1971 (le concert pour le Bangladesh). Jusqu'à l'avènement du punk, les "grandes dates" des années 1970 sont - si l'on suit Assante - principalement théâtrales ou consacrées à la comédie musicale, arrivée du "Boss" ainsi que de Bob Marley et genèse de 'Smoke On The Water' mises à part. Quoique, même dans ce dernier cas... ;)
La majeure partie des dates suivantes - assassinat de John Lennon excepté - concerne des concerts, tournées et festivals : The Wall, Live Aid, la tournée Human Rights, le "US Festival" (je l'avais zappé, celui-là...), Woodstock '94, Mandela Day... Il s'agit le plus souvent plus d'événements tout court - médiatiques sûrement, souvent politiques, parfois générationnels, mais rarement intéressants au plan musical - que de "Grandes dates du rock". De toute manière, le débat sur ce qui est important ou pas sera toujours ouvert, et c'est après tout un des points positifs de ce livre subjectif mais documenté que de fournir une base argumentée de discussion ! Le lancement de la première joute verbale pouvant être : "comment se fait-il qu'il n'y ait plus de "grande date de l'histoire du rock" depuis plus de 10 ans ?"
Pour terminer, deux points véritablement agaçants. Bien que plutôt bien écrit, ce livre cède à l'abusive expression "jouer en live" qui s'est imposée depuis quelques années et qui ne veut rien dire : on joue "en direct et en public", ou "en concert", mais on ne joue pas "en live !" Que cela se dise, passe encore, mais de là à l'écrire à quatre ou cinq reprises dans un "beau livre"... Et puis, le papier le plus souvent noir de cet ouvrage "de table à café" entraîne que, sauf à tourner les pages avec des moufles, les empreintes digitales des lecteurs successifs resteront à jamais fixées dessus... :( ***3/4


Who Is the Sender?
Who Is the Sender?
Prix : EUR 15,83

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ça le Fay presque aussi bien que le précédent disque, 29 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Who Is the Sender? (CD)
Voici le second album de l'auteur, compositeur, interprète et pianiste anglais Bill Fay depuis son retour en 2012 avec 'Life Is People', qui lui même faisait suite à un long silence discographique. C'est la même formule que le précédent disque, avec des chansons chantées d'une voix douce qui expriment la forme de soul music et de gospel propre à Mr. Fay. Si on retrouve le guitariste Matt Deighton dans la formation qui accompagne le chanteur, les arrangements et la production mettent plutôt en avant les claviers (piano, orgue etc.) et les cordes pour des ballades, qui empruntent parfois le rythme du slow, le reste du groupe se faisant entendre un peu plus au fur et à mesure que progresse les morceaux. On apprécie plus particulièrement 'Order of the Day' qui s'anime au refrain et 'Bring It on Lord' pour son ton gospel avec la présence de J Spaceman. Mais les treize sélections - pour une durée totale de 54'54" - forment un tout très cohérent, peut-être trop, auquel on peut reprocher également de venir après le précédent disque, et de la même façon, donc sans aucun effet de surprise.
Toute en carton, l'enveloppe du disque se présente en trois volets avec les paroles, crédits et remerciements ainsi que de toutes petites photographies de Fay, de ses musiciens et techniciens, couleurs et N&B, prises au cours des séances d'enregistrement. ***3/4


Hip Flask An Introduction to
Hip Flask An Introduction to
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pas transcendant, 28 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hip Flask An Introduction to (CD)
Tav Falco's Panther Burns est un groupe de rock indépendant fondé à Memphis (Tennessee) en 1979, et qui selon discogs, a publié depuis ses débuts une douzaine d'albums "studio", dont bon nombre en France sur le label parisien New Rose. Cette compilation étatsunienne, à la réalisation de laquelle Tav Falco a été associé et pour laquelle il a écrit la belle biographie illustrée du livret de 16 pages couvre a priori l'intégralité de la carrière du combo. Créé comme beaucoup de groupes à la même époque par une bande d'allumés plutôt que par des musiciens diplômés à la Steve Lukather, Tav Falco's Panther Burns s'inspire tour à tour du rockabilly ('I'm On This Rocket', 'Pantherman'), du rock'n'roll ('She's a Bad Motorcycle'), du garage rock ('Bourgeois Blues', 'Cuban Rebel Girl', 'Surfside Date', le 'ça Plane Pour Moi' sous sédatifs de 'Fun Mob'), du blues (un 'Oh, How She Dances' comme sorti de l'album 'The First Born Is Dead' de Nick Cave), du blues rock ('Ditch Digging', 'She Wants to Sell My Monkey'), du R&B pop ('Tina, the Go-Go Queen'), du pop rock ('My Mind Was Messed Up at the Time'), de la country music ('Torture'), du tango ('Born Too Late')... Les points communs de toutes les chansons de cette compilation restent le plus souvent le fait de s'accrocher au riff initial tout au long du morceau, de proposer de courts soli de guitare foutraques et un chant à la justesse approximative. Des cuivres ou un accordéon peuvent venir ça et là rehausser l'instrumentation basique guitare / basse / batterie.
On perçoit bien entendu que le groupe gravite en orbite géostationnaire autour d'astres minimalistes tels que les Cramps ou Suicide, mais ces deux derniers sont bien plus "dangereux" et attentifs soit aux mélodies (mêmes basiques) soit au groove que ces Tav Falco's Panther Burns au look simplement chelou et dont le résultat est sympathique mais assez peu addictif. En résumé, je suis content d'avoir fini par céder à la curiosité et d'avoir découvert ce groupe toutes ces années après avoir vu chez New Rose rue Pierre Sarrazin à Paris ou ailleurs les pochettes de ses LPs parus dans les années 1980, mais ce n'est définitivement pas un CD pour la garde... **2/3


Silver Surfer Vol. 3: Last Days
Silver Surfer Vol. 3: Last Days
par Marvel Comics
Edition : Broché
Prix : EUR 16,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Rad Surfer!, 27 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Silver Surfer Vol. 3: Last Days (Broché)
Personnage favori de Stan Lee, qui l'a co-créé avec Jack "King" Kirby il y aura une cinquantaine d'années cette année, le Surfeur d'Argent a généralement eu bien du mal à garder une série mensuelle régulière dans la durée. En choisissant le roué mais aussi très créatif Dan Slott pour le scénario, et le très "culte" Mike Allred pour des dessins un tiers classiques un tiers indé lo-fi un tiers psychédéliques (avec son épouse Laura pour les couleurs), les responsables de Marvel Comics savaient faire un choix pas si osé que cela, et en tout cas efficace. C'est bien ce qu'il s'est passé avec au final un succès tant critique que commercial.
Compte tenu du mega-event "Secret Wars" et des "Battleworlds" qui l'accompagnèrent, la série plus ou moins mensuelle lancée au printemps 2014 du Silver Surfer a dû elle aussi voguer vers ses "Last Days", bien qu'évoluant largement à la marge de l'univers Marvel partagé. Mieux encore, les personnages principaux de la série, le Surfer, Dawn Greenwood et - ahem - Toomie se retrouvent au centre du mega-event et se trouvent en position de réparer ce qui peut l'être après la catastrophe ! Ces "Derniers Jours" ne sont donc pas ceux de la série, qui ne s'interrompt quasiment pas et se poursuit même avec les mêmes auteurs, mais ceux (attention spoiler) de la Création telle que nous la connaissions.
Le Silver Surfer est parti se promener dans l'espace avec la terrienne Dawn Greenwood. Cette dernière a découvert le côté obscur du Surfeur, qui pendant des années et des années a livré en pâture à son maître Galactus des millions de planètes entières... Forcément, cela a refroidi la relation de la jeune femme avec le SS... Tous deux sont tombés sur une planète qui abrite un survivant unique de chacun des mondes détruits par Galactus. Et ils sont quelques milliards à être ainsi "uniques". Il leur faut trouver une autre planète et, partis en convoi spatial, ils sont guidés par le Surfer vers un nouveau havre. Dans le premier chapitre, conçu comme une boucle de Möbius jusqu'à ce que la Never Queen ne souffle au Surfeur de rompre le cycle en pliant l'espace, nos héros se trouvent en opposition à des extra-terrestres parlant le "space French" mais parviennent à leur échapper en sautant au-delà du "Giraud Expanse". Tout l'épisode est bien entendu un hommage au grand dessinateur français Gir, Jean Giraud alias Moebius (qui est un ancien dessinateur du Surfeur), mais aussi un sommet de pur "cosmique".
Dans le deuxième chapitre, le havre recherché a enfin été trouvé et la vie sur cette planète s'écoule telle un long fleuve tranquille pour Norrin Radd, Dawn et les autres réfugiés. Le Surfer va toutefois détecter la bizarrerie de ce calme apparent et débusquer... Euphoria ! Dans le chapitre suivant, le Surfer et Dawn prennent le chemin du retour vers la Terre en revenant sur leurs pas pour rendre à nouveau visite aux amis qu'ils se sont faits au cours des épisodes précédents, mais se retrouvent à verser dans un "plan de non existence" au sein duquel ils rencontrent un Eternité au visage recouvert d'un masque familier mais sinistre. Ils découvrent alors les conséquences désastreuses du mega event, qu'ils sont désormais quasiment seuls en position de tenter de réparer. Ils vont s'y employer au cours des deux derniers chapitres du tome... Le Surfer va-t-il pouvoir racheter ses péchés d'ancien héraut du Dévoreur de Mondes et rebâtir l'univers entier ? A votre avis ? Un indice pour vous mettre sur la piste : avez-vous pu vaquer tranquillement à vos occupations aujourd'hui ?
Une nouvelle fois, les Allreds participent, au sein d'une major, à une entreprise qui détonne totalement et se joue des clichés des comics de super-héros. La fois précédente, chez Marvel, c'était avec Peter Milligan au scénario pour X-Statix, dans un tout autre registre. Quant à Dan Slott, il démontre que son long run avec Spider-Man ne tarit pas son imagination ! ****1/2


Billy Bat T17
Billy Bat T17
par Naoki Urasawa
Edition : Broché
Prix : EUR 8,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 ... et tout le Bat à clans !, 26 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Billy Bat T17 (Broché)
Entropie et néguentropie... Avec en gros une alternance entre un tome déroutant et un tome structurant, Naoki URASAWA et son complice Takashi NAGASAKI poursuivent la publication de la saga au long cours de la chauve-souris que nous renonçons à résumer, sachant que nous avons commenté les 16 précédents épisodes ! On retrouve dans ce tome à peu près les mêmes personnages que dans le précédent (Kevin GOODMAN, Henry-Charles DUVIVIER, Timmy SANADA, Jacky et sa fille, Audrey CULKIN, Chuck CULKIN-le-vrai, YAMASHITA, Billy Bat, MOREHOUSE...) mais aussi, via des flashbacks distrayants mais peu essentiels, des revenants tels que Kiyoshi KURUSU, Chuck CULKIN-l'usurpateur et M. SMITH ! Quant à lui, Kevin YAMAGATA n'apparaît toujours pas mais il aurait été repéré... au Pays Basque !

Nous sommes toujours pour l'essentiel en 2001, et tant Jacky que Henry-Charles DUVIVIER ont un secret à révéler à Kevin GOODMAN, qu'ils tiennent de la chauve-souris elle-même. Après différents événements dilatoires, ces secrets seront finalement révélés, laissant GOODMAN totalement désorienté...

Ah oui, au fait ! Pas d'uchronie dans ce tome, les tours du WTC de New York vont hélas bien disparaître dans le terrible attentat que l'on sait, que SANADA avait prévu et dont GOODMAN sera de diverses manières empêché d'avertir les new yorkais malgré l'appui d'un trio de hard rock...

Enfin, au terme d'un tome qui nous narre de nouveau plusieurs rencontres improbables, les auteurs nous laissent sur un "cliffhanger" mettant en présence deux personnages précités que l'on n'aurait pas pensé s'être croisés...

***2/3


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