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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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Hilda and the bird parade
Hilda and the bird parade
par Luke Pearson
Edition : Relié
Prix : EUR 14,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Birdy, 2 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hilda and the bird parade (Relié)
C'est le troisième album des quatre disponibles à ce jour des aventures de la petite Hilda proposées par le britannique Luke Pearson.

Tout juste en âge de lire et écrire, elle vit avec sa maman, qui fait du dessin industriel (?) et son animal de compagnie, mi-canidé mi-cervidé, du nom de Twig.

Pour ses deux précédentes aventures (cf. 'Hilda and the troll' et 'Hilda and the midnight giant'), Hilda habitait dans une maison en bois isolée dans la nature nordique, au pied d'une montagne.

Au début de cette nouvelle aventure, la petite famille s'est installée depuis 3 jours à Trolberg, un gros bourg installé au fond d'un fjord. Et Hilda et sa maman ont du mal à s'acclimater. Hilda obtient toutefois l'autorisation de sa maman de sortir s'amuser avec des camarades.

Le type de jeu de ces garnements de la ville surprend Hilda. Lorsqu'une pierre jetée par un des gamins de la bande atteint un corbeau, Hilda court au secours du volatile et commence alors pour elle une de ces charmantes aventures magico-poétique-avec-une-leçon-philosophique-simple-mais-éternelle-derrière dont Pearson a le secret.

La présentation de cet album est "à l'ancienne" (années 40-50 du siècle précédent), comme pour les autres tomes, avec une couverture dos toilé, mais peu plastifiée, donc fragile.

Un très bon millésime dans une série enfantine mais pas bébête (1) que l'on espère lancée pour un moment !

(1) Peut-être plus que les jeunes lecteurs (-trices), les adultes s'interrogeront sur le mystère qui entoure la maman isolée d'Hilda, dont on ne connaît pas même le prénom...


Kulturkatzenjammer
Kulturkatzenjammer
Prix : EUR 14,27

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Katzenjammer Kid, 2 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kulturkatzenjammer (Album vinyle)
Je découvre Pajaro Sunrise avec ce magnifique LP + version CD et livret du CD publiés par le plutôt très bon label espagnol Lovemonk, que je connaissais jusque là pour une musique plutôt deep house.

J'apprends donc que Pajaro Sunrise a commencé comme un duo des espagnols Pepe Lopez et Yuri Méndez Barrios, mais il n'est plus maintenant piloté que par ce seul dernier, né en 1979 à León (España). Méndez Barrios est à la fois chanteur, multi-instrumentiste, auteur-compositeur et producteur.

C'est ici le 4è album d'une série entamée en 2006 et qui comprend un double album.

Les 45+ minutes de ce disque, distribuées entre 15 plages, sont véritablement magnifiques.

'Hopefully Pt.1', un titre d'électro minimale lente plutôt triste change avec l'arrivée du chant et des paroles vers plus d'optimisme. Méndez Barrios fait usage du re-recording ou de l'écho pour donner parfois au chant un aspect choral. Comme pour le folk à la guitare acoustique de 'Good To See You'. 'Long Forgotten Flowers' est aussi une ballade avec guitare, mais en mode plus électro-pop. Un des nombreux sommets du disque, 'Minolta' commence comme une ballade pop dont certaines inflexions de la composition et de la production rappellent le 'I'm On Fire' de Bruce Springsteen tel que repris par les Chromatics d'Italians Do It Better. Puis la guitare et les nappes électro sont rejointes par des boucles et un beat soutenus pour donner place à une ballade électro-pop. 'A Love Like Mine' est une ballade à guitare(s) avec arrangements discrets de cordes. 'Gorgeous Georgina' est plus électro, à la manière peut-être d'un Matias Aguayo tout en restant calme. 'This Place' clôt la première face, en mode ballade à guitare acoustique plus effets.

La chanson 'This Vision' ouvre la face B avec accompagnement électro minimal. 'Il Sorpasso' (inspiré du film culte italien 'Le Fanfaron' avec l'immense Vittorio Gassman et Trintignant) est un bel instrumental mêlant notamment guitare acoustique et piano. 'Passing Birds' est une chanson pop/folk/rock avec un chant arrangé à la Beach Boys. '086' est une ballade pop à guitare. ' Move Like A Ghost ' est aussi un des sommets du disque. Une chanson électro-pop qui devrait être un hit des charts indé ! 'Sink Or Swim' est une ballade avec orgue et rythme. 'God Doesn't Care Anymore' est une ballade avec pour accompagnement la seule guitare acoustique. 'Hopefully Pt.2' fait brièvement écho avec le "Pt. 1" inaugural, avec accordéon et guitare.

Il s'agit d'un excellent disque, qui plus est aux paroles très ciselées et aussi originales que possible compte tenu du thème principal des relations/ruptures amoureuses plus ou moins faciles, dont on espère qu'il échappera à la catégorie "trésors cachés", ces LPs que l'on (re)découvre 20 à 30 ans plus (ou trop) tard !

**** et 1/2


The Master'S Bedroom Is Worth Spending A Night In
The Master'S Bedroom Is Worth Spending A Night In
Prix : EUR 23,22

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 And in the master's chambers, they gathered for the feast, 2 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Master'S Bedroom Is Worth Spending A Night In (Album vinyle)
Difficile de suivre la discographie de ce groupe de San Francisco, au nom fluctuant, aux origines remontant à la fin de siècle dernier et qui est essentiellement le projet d'un certain John Dwyer.

La où les Cramps vénéraient la culture underground étatsunienne des années 1950 (comic books d'horreur, films d'horreur, rockabilly d'horreur), les Oh Sees en font de même pour les années 1960. De plus, pour ce premier LP d'une nouvelle ère du groupe (selon la bio de wikipedia), le quartet propose un chant alternant entre Dwyer et Brigid Dawson, ainsi qu'une basse et un orgue, le type de détails que l'on ne trouvait pas chez les Cramps.

La Face A est plus rock, entre néo rockabilly gothique et néo psychédélisme à la Brian Jonestown Massacre, avec un son garage et de l'écho distinctifs mais très bien produits (hi-fi plutôt que lo-fi).

La Face B comprend plutôt des ballades, dans différents registres, y compris le heavy psych pour le final 'You will see this dog before you die', mais avec le même son que pour la première face.

Bien que d'un habillage relevant de la figure imposée et de la vénération d'un certain nombre de prédécesseurs cultissimes, les compositions restent foncièrement solides tout au long du disque.

Les paroles, évidemment barrées mais soignées, sont imprimées sur la pochette intérieure. Le vinyl est de couleur jaune citron pour le pressage de chez Tomlab sur lequel repose ce commentaire.


Le héros, Tome 2 :
Le héros, Tome 2 :
par David Rubin
Edition : Broché
Prix : EUR 26,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A viol et à vapeurs, 1 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le héros, Tome 2 : (Broché)
Né en 1977 à Ourense (Galice), le scénariste et dessinateur espagnol David Rubín est un dessinateur de plus en plus en vue. Soutenu par l'éditeur Rackam en Europe, il a récement commencé une carrière dans les comics, assutant les dessins de la série spin-off du "Battling Boy" de Paul Pope 'The Rise of Aurora West'.

Rubín commence sa carrière en 2001 (pour ce que j'ai compris de la page wikipedia qui lui est consacrée en castillan...

"Le Héros" est un oeuvre de type "roman graphique" conçue et réalisée en 2011 et 2012, avant une une publication en France du Tome 1 de 280 pages en octobre 2012, et du second, de 270 pages, en octobre 2013.

Le format est proche de celui des comic books, au propre comme au figuré. Avec de belles couleurs et dans un style graphique cousin de ceux respectifs des auteurs américains Paul Pope et Michael Avon Oeming, mais aussi du Canadien Ramón K. Pérez ou peut-être même du compatriote Pepe Larraz, Rubín propose une relecture de la légende gréco-latine d'Hercule / Héraklès.

Le "Héros" Héraklès est le "subordonné" d'Eurysthée, fait roi d'Argolide grâce à la jalouse Héra, épouse de Zeus, dont on comprend dans ce second tome l'ampleur du resentiment qu'elle nourrit vis-à-vis d'Héraklès.

Pour plaire à Héra (et garder la vie sauve), Eurysthée expédie sans cesse Héraklès dans les plans les plus risqués, en vue de s'en débarrasser. Mais le "Héros" a de la ressource, tant physique que mentale...

En cinq chapitres et un bref épilogue parfaitement maîtrisés, ce tome présente la suite et la fin des fameux "12 travaux", avec leur lot de bagarres et de démolitions, mais aussi le tragique épisode "familial" d'Héraklès et quelques scènes d'une violence inacoutumée dans le monde des comics de super-héros mais "naturelle" s'il s'agit de la mythologie gréco-latine : je veux parler bien sûr de la violence sexuelle dont les dieux de cette mythologie sont notoirement capables.

Outre les personnages précités, cet ouvrage permet de croiser Hadès, Prométhée, Atlas, Thésée, Charon, Hermès etc. (de manière amusante pour celles et ceux qui suivent aussi les très remarquables aventures de Wonder Woman par Brian Azzarello et Cliff Chiang) dans un monde à la fois mythologique et science-fictionnesque à la Jack Kirby, avec aussi un peu de "manga" dans le fait que le "Héros" a pour arme un katana et non pas un moins "fun" gourdin en bois d'olivier.

Demi-dieu, donc loin d'être fait d'un seul bloc, Héraklès est toutefois le "Héros" exemplaire par lequel les hommes reprennent prise sur leur destin face à un Panthéon cruel et despotique. Mais à quel prix et après quelles épreuves de tous ordres pour le "Héros" !

David Rubín s'est depuis attelé à 'Beowulf', autre légende.

Il s'agit franchement d'un auteur à suivre, mais ces deux tomes ne s'adressent pas, à mon sens, aux plus jeunes des lecteurs (-trices).

****+


Ordinary Silence
Ordinary Silence
Prix : EUR 27,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pas facile de retenir un titre pour la mixtape..., 31 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ordinary Silence (Album vinyle)
On aimerait adorer Mixtapes, ce groupe de rock indé de Cincinnati (Ohio), fondé en 2010 par Ryan Rockwell (guitare, chant) et Maura Weaver (idem), accompagnés de Boone Haley (batterie) et de Michael Remley (basse).

'Ordinary Silence' est leur 3è LP (1). Les 14 chansons vont du Weezer des débuts ('Bad Parts', par exemple), au punk à la Green Day des débuts chez Warner ('Ross (Dirty Water)'), en passant par le mid-tempo avec alternance de moments "loud" et de moments "quiet" ('Elevator Days', un single extrait du disque, ou bien 'CCS'). 'Happy and Poor' rappelle quant à lui le "loud / quiet" à la façon des Breeders ou des Pixies (cf. notamment le son de la basse).

Il y a ces "loud guitars" que nous donne la frange pop punk du rock alternatif étatsunien depuis les années 1990, mais il manque le "plus" qui donne un 'Basket Case', un 'Undone (The Sweater Song)' ou même un 'Come Out And Play', malgré le trait distinctif d'un chant partagé entre une fille (Maura) et un garçon (Ryan).

C'est particulièrement vrai au long de la Face B, où les morceaux finissent par tous sonner pareil, avec parfois un soupçon d'émo dans le chant de Ryan ('Swirling').

Les paroles intelligentes (fournies sur une feuille insérée dans la pochette), qui expriment un mal-être post ado bien en rapport avec la musique, ajoutent au côté sympathique de ce disque bien produit.

*** et 1/4 au max.

(1) ce commentaire repose sur la version vinylique.


At Her Best
At Her Best
Prix : EUR 17,12

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Miss Peggy, 30 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : At Her Best (Album vinyle)
Selon mes recherches, "Vinyl Passion" est une maison de disques spécialisée dans les enregistrements tombés dans le domaine public (plus de 50 ans d'âge) et dans les "bootlegs légaux" compte tenu de législations différentes selon les pays.

Dans ce contexte, le "Made in E.U." du verso de la pochette paraît couvrir le suspect habituel quant à la réalisation de ce type de disque : l'Italie.

Peggy Lee (1920-2002) est probablement la "Pop singer" américaine du XXè siècle. Avant même Madonna, en tout cas en termes de calendrier. Comme le signale la biographie proposée par amazon.fr, Peggy Lee est née Norma Deloris Egstrom, à Jamestown (Dakota-du-Nord). Son début de carrière professionnelle de chanteuse intervient dès la fin des années 1930 et ses premiers succès significatifs dès 1942, bien que son plus grand succès international soit 'Fever' (1958), un morceau composé par Eddie Cooley et John Davenport pour le chanteur R&B Little Willie John en 1956. Peggy Lee a poursuivi sa carrière jusque dans les années 1990, écrivant souvent les paroles de ses chansons et faisant l'actrice dans plusieurs films des années 1940 et 1950.

Publié le 26 novembre 2013, ce disque 30 cm retient une sélection de succès des années 1943 à 1963 (selon mes recherches, 11 des 18 chansons ont figuré dans les charts pop du Billboard), plus des chansons extraites d'un de ses albums les mieux considérés par la critique et la profession, ainsi que quelques autres chansons encore, toutes témoignant du talent de chanteuse pop de Peggy Lee, dans des climats big band jazz, blues-y, ballade, comédie musicale, "world music", musique de dessin animé etc.

Miss Peggy se montre à l'aise et naturelle dans tous les registres abordés, elle ne se prend jamais pour une autre et son chant tombe juste quel que soit l'arrangement. On serait tenté de dire, avec le même abattage qu'Ol' Blue Eyes, avec qui elle partage évidemment une partie du premium songbook !

L'album ne donne aucune indication autre que la liste des chansons sur la pochette et les noms des auteurs et compositeurs sur les étiquettes. Voici la liste des chansons avec en bonus des précisions en termes de date de publication et de position dans les charts étatsuniens et du Royaume-Uni, ainsi que des commentaires de mon cru :

1. It's A Good Day (1947 US #16) : donne la pêche pour la journée !
2. Black Coffee (1953) : ballade blues-y !
3. My Heart Belongs To Daddy (1953) : pas du tout le même arrangement que plus tard Marilyn Monroe !
4. Mr. Wonderful (1956 US #14 UK#5) : évoque une comédie musicale
5. Lover (1952 ?)
6. Golden Earrings (1947 US #2)
7. Just One Of Those Things (1952 US #14)
8. I've Got You Under My Skin (1953) : Cole Porter
9. It's All Over Now (1946 ?) : pas Bobby Womack (of course!)
10. Fever (1958 US #8 UK #5) : la version "canonique" de ce tube. Même le King Elvis n'a pas fait mieux.
11. He's A Tramp (1955 ?) : extrait de "La Belle et le Clochard"
12. I Don't Know Enough About You (1946 US #7)
13. Mañana (Is Soon Enough For Me) (1948 US #1) : latin music avec accent !
14. Don't Smoke In Bed (1948 US #22)
15. Why Don't You Do Right (1943 US #4)
16. It Ain't Necessarily So (1956) : Gershwin
17. Alright, Okay, You Win (1959 US #68) : rock'n'roll downtempo !
18. I'm A Woman (1963 US #54)

Un pressage correct ("Direct Metal Mastering", enregistrements sources originaux remastérisés, selon les indications au verso de la pochette), une sélection agréable et séduisante à l'écoute, apparemment cohérente du point de vue du titre de l'album (cf. "At Her Best"), et un prix riquiqui, à l'heure où le moindre LP vinylique est proposé à pas moins de 20 euros : que demander de plus ?
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 10, 2014 5:11 PM MEST


Sanctuaire - intégrale 40 ans
Sanctuaire - intégrale 40 ans
par Xavier Dorison
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une opération "portes ouvertes" qui tourne mal, 28 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sanctuaire - intégrale 40 ans (Broché)
Les Humanoïdes Associés, fondamentale maison d'édition créée il y a 40 ans, célèbrent leur anniversaire en publiant plusieurs intégrales de séries BD tirées de leur plus récent catalogue, dans le format d'un "hard cover" à la mode étatsunienne (mais sans "dust-cover").

'Sanctuaire' a été initialement publié en trois volumes de 56 pages chacun, dans la première partie des années 00 de ce siècle. Cette édition reprend l'histoire telle que publiée dans la première intégrale, en 2007.

Il s'agit d'un très efficace mystère horrifique, doublé d'un huis clos oppressant prenant place dans l'USS Nebraska, un méga sous-marin américain en 2029. A cette époque, apprend-t-on, le monde a des problèmes avec la Syrie mais 'Sanctuaire" n'en révèle pas plus à ce sujet.

L'essentiel est en effet ailleurs, et les sous-mariniers, qui tombent dessus par hasard (?), vont inexorablement l'apprendre à leurs dépends.

Le dessin s'approche du plus près possible du réalisme, donnant par exemple aux principaux personnages l'apparence d'acteurs étatsuniens de films tels qu' 'Alien', 'USS Alabama' et 'Abyss', les références avouées, exclusivement filmographiques, des deux auteurs Dorison (textes) et Bec (dessins) pour ce travail en commun. On reconnaît notamment Johnny Depp et - me semble-t-il -, Bruce Willis.

Les couleurs sont très belles, parfaitement à la hauteur de l'objectif consistant à nous mettre le trouillomètre à zéro.

Le récit est très bien construit, la progression vers l'inévitable remarquablement maîtrisée, les dialogues sonnent juste (quelques coquilles sont passées au travers de la relecture) et les principaux personnages sont bien définis, même si compte tenu de leur nombre et de la difficulté de distinguer tel personnage principal d'un autre, on se perd parfois. Mais à la relecture - et c'est un ouvrage que l'on relira -, il ne doit plus y avoir de difficulté.

En bref, il s'agit d'un des très très bons albums à mettre au crédit de la BD d'expression francophone, avec un potentiel international et cross-media, si l'on en croit la postface qui annonce une probable adaptation à Hollywood.

Le format "comic book" de cette réédition n'occasionne à mes yeux aucune baisse dans la qualité de reproduction ou dans l'agrément de lecture.

Avant l'épuisement du stock, le prix était un attrait supplémentaire indéniable !

**** et 1/2


Live at Third Man Records 6-15
Live at Third Man Records 6-15
Prix : EUR 18,14

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 J.J. Cool, 28 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live at Third Man Records 6-15 (Album vinyle)
Bientôt quadragénaire, Jack Johnson est cet étatsunien natif de Hawaii, surfer fils de surfer, bien de sa personne, super-cool, qui s'est reconverti dans la musique en tant qu'auteur, compositeur, guitariste et interprète. Son pari a marché dès la publication de son premier album, 'Brushfire Fairytales', en 2000. Sa discographie compte aujourd'hui une dizaine d'albums (sans compter les participations à des compilations), en studio ou en public.

La série "Live At Third Man" est une invention de Jack White (ex White Stripe). Il s'agit d'enregistrer dans ses installations à Nashville (Tennessee), en public, un(e) artiste ou un groupe avec qui il a partagé l'affiche. Aussitôt enregistré "sur acétate", l'album est pressé uniquement sous forme vinylique (sauf exception) et distribué en petite quantité.

La collection compte une bonne trentaine d'albums avec des artistes égaux dans cet exercice, bien qu'allant de l'obscur (Quinton & Miss Pussycat, au hasard) à Jerry Lee Lewis ou Willie Nelson en passant par le très branché de tous acabits tels que White Denim, The Kills, The Melvins ou Ted Leo. Qui a dit que Jack White était imbuvable et qu'il n'avait pas de copains (copines) dans le métier ?

Enregistré le 15 juin 2013, ce disque comporte 12 titres couvrant l'ensemble ou presque de la discographie de Jack Johnson, au chant et à la guitare, accompagné adroitement et très discrètement par 3 musiciens en mode "unplugged" (Merlo Podlewski à la guitare, Adam Topol à la percussion minimale et Zach Gill à l'accordéon et aux choeurs).

Voici la liste des chansons, avec entre parenthèses l'album où se trouve la version originale (1) :

1. Banana Pancakes (In Between Dreams, 2005)
2. Same Girl (Sleep Through the Static, 2008)
3. Radiate (From Here to Now to You, 2013)
4. Do You Remember (In Between Dreams)
5. I Got You (From Here To Now To You)
6. Good People (In Between Dreams)
7. As I Was Saying (From Here To Now To You)
8. We Are Going To Be Friends (White Stripes cover (2), Sing-A-Longs And Lullabies For The Film Curious George, 2006)
9. Home (En Concert, 2009, et From Here To Now To You)
10. Mud Football (Brushfire Fairytales)
11. Upside Down (Sing-A-Longs and Lullabies for the film Curious George)
12. Better Together (In Between Dreams)

Il s'agit bien entendu de ballades aux textes cisellés mais intellos, généralement "pop" ('Radiate' etc.), parfois "americana folk" ('Do You Remember') ou un peu "cajun" à cause du son de l'accordéon), notamment pour le hit 'Mudfootball'. 'Banana Pancakes' fait presque la pompe comme chez Brassens. Ballade à l'accompagnement minimal, 'I Got You' inclut des sifflotements qui traduisent bien le contentement amoureux de JJ.

L'ambiance est bon enfant, le public est "ravi de la crèche", J. Johnson assure en père tranquille.

Bref, il s'agit sans conteste d'un des meilleurs "Live At Third Man", d'un "must" pour les fans et d'une belle référence dans la discothèque des autres, qui apprécient de temps à autres un bon moment "à la coule".

**** et 1/2

(1) sauf erreur de ma part, car tout a été recherché de frais poutr ce commentaire.
(2) chanson extraite de l'album 'White Blood Cells'.


Inside Your Guitare
Inside Your Guitare
Proposé par MISTER MO
Prix : EUR 8,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Hug A Band!, 27 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inside Your Guitare (CD)
Le groupe britannique It Hugs Back a été créé en 2006 par des copains qui font de la musique depuis leurs plus jeunes années. Le quatuor se compose aujourd'hui de Matthew Simms (chanteur et guitariste), Paul Michael (bassiste), Jack Theedom (claviers) et Will Blackaby (batterie).

It Hugs Back a d'abord publié des singles pour différents labels indépendants - dont "Too Pure" -, aujourd'hui disponibles dans la compilation 'The Record Room : First Four Singles'.

Le groupe enregistre son premier LP au printemps et à l'été 2008. Publié en 2009 par le légendaire label indépendant britannique 4AD, `Inside Your Guitar' comprend 11 chansons (1).

'Q' est une chanson lente et douce, avec la voix en retrait et une forme de bourdon de plus en plus intense au fur et à mesure. 'Work Day' est une ballade pop-rock emmenée à la guitare acoustique et au ryhtme enlevé. 'Don't Know' commence en tant que ballade pop-rock, puis cède la place à un moment calme et folk avant un "pont" psyché-rock et une suite qui reprend cette succession dans le même ordre. La chouette 'Forgotten Song' commence sur le mode folk avec guitare acoustique et accompagnement discret avant de muter vers plus de pop-rock. 'Soon' commence avec une note d'orgue tenue, puis s'ajoutent des bruits "ambiants", une guitare acoustique, une basse et des cuivres discrets pour composer une ballade un peu planante.

'Back Down' commence avec un riff de guitare qui introduit une "chanson de pop à guitares" mais avec voix en arrière et une forte coloration "shoegaze". 'Unaware' est une ballade pop pour laquelle guitare et orgue font jeu égal. 'Remember' est un slow piloté à la guitare et aux arrangements délicats. 'Now + Again' est une chanson pop cavalcadante bien qu'un poil "shoegaze-y". Une référence à Yo La Tengo ne me paraît pas usurpée. 'Look Out' est une ballade pop-rock dans laquelle guitare et orgue sont de nouveau à égalité. 'Rehearsal' commence comme une ballade chuchotée avec notes d'orgues tenues et guitare acoustique avant que ne se lève un rythme "motorik" et un accompagnement pop-rock. Après un bref retour au calme, le final de cette chanson est "motorik" et psych-rock à guitare réverbérée.

Il s'agit dans l'ensemble d'un honnète début, moins tranchant et moins produit que le 3è - et bientôt avant-dernier - LP du groupe (2), qui est en ce moment en train d'enregistrer.

*** et 1/2

(1) Ce commentaire repose sur la version vinylique de ce disque.
(2) 'Recommended Record'.


Literary Life: Scènes de la vie littéraire
Literary Life: Scènes de la vie littéraire
par Posy Simmonds
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Lavis littéraires, 26 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Literary Life: Scènes de la vie littéraire (Broché)
De ce côté-ci du Channel, on a l'impression que Posy Simmonds est la seule dessinatrice britannique. En tout cas, elle est celle que célèbrent tous nos médias, de Télérama (peut-être, je ne le lis pas sauf les "spéciaux" sur le rock ou la BD) au Figaro Littéraire (je tombe parfois dessus, quand il publie des dessins de Posy Simmonds, notamment sa BD avec Sherlock Holmes qui figure dans ce livre).

Posy ne fait aucunement mystère dans ses BD et dessins de sa compréhension de la "upper middle-class" britannique, un peu "arty" et - en l'occurrence - littéraire, à laquelle elle appartient. Et qui "appartient bien portraiture bien" comme l'ont montré ses précédents ouvrages, excellents, qui ont franchi le Channel dans la direction Nord-Sud, 'Tamara Drewe' et 'Gemma Bovery'.

Le Guardian, dont sont extraits ces dessins, n'est pas vendu à la criée à la sortie des usines, mais il est classé à gauche dans les repères britanniques.

Dans ce quotidien, Posy Simmonds donne une chronique pour les pages littéraires et ce sont ces chroniques des années 2003-2005 que regroupe, en 100 pages, cet album. Les pages comprennent soit des BD en une planche le plus souvent avec des personnages récurrents (une libraire indépendante, un médecin des écrivains et son infirmière, un "privé"), en noir, blanc et gris, des dessins en une page et en couleurs et, à la fin, deux mini-histoires en 3 pages noir, blanc et gris.

Pour les français(e)s, les points de repère tant pour les textes qu'au plan graphique sont le grand Sempé (en particulier pour les dessins pleine page), le regretté Belge Maurice Rosy (cf. 'Rosy : c'est la vie !'), le Lewis Trondheim des "Petits Riens" (cf. 'La malédiction du parapluie' et s.), notamment lorsqu'il retrace des rencontres avec des collègues ou des festivals de BD, et aussi peut-être la Claire Bretécher du Nouvel Obs que j'avoue moins connaître.

Tout cela fait certainement une bonne compagnie !

Clairement une poilade pour les milieux professionnels littéraires de culture européenne ou anglo-saxonne (il va sans dire qu'il y a 20 ans, Posy aurait été des plateaux de Bernard Pivot), ces vignettes et saillies auront probablement de la difficulté à franchir la barrière des classes sociales et des âges. Ce n'est pas que des choses se perdent dans la traduction (cette dernière est plutôt bonne et respecte même, peut-être un peu trop, les "I mean" de l'original), c'est qu'on peut éprouver peu d'intérêt pour le sort des écrivain(e)s et de leur milieu.

En sociologue, on adorera aussi. En fan de l'humour "british" itou. Idem pour celles et ceux qui apprécient un peu de "classe" dans un océan de médiocrité !


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