undrgrnd Cliquez ici Toys Avant toi nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici B01CP0MXG6 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux
Profil de Stan FREDO > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Stan FREDO
Classement des meilleurs critiques: 193
Votes utiles : 3078

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Silver Surfer Epic Collection: Freedom
Silver Surfer Epic Collection: Freedom
par John Byrne
Edition : Broché
Prix : EUR 33,21

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Gnat, 25 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Silver Surfer Epic Collection: Freedom (Broché)
Il y a quelques années, Marvel a lancé "Epic", une nouvelle collection "low cost" dans laquelle la maison d'édition étatsunienne réédite d'anciennes histoires de ses principaux personnages sous forme d'épais bouquins, en couleurs et avec un papier d'une qualité supérieure à celle utilisée pour sa précédente collection peu chère, baptisée "Essential". Une autre différence entre les deux collections est que, bien que chaque volume soit numéroté selon une logique chronologique, la parution de ces livres semble pour le commun des mortels soumise aux lois du hasard. Ainsi, ce "Freedom" porte-t-il le n°3 (1980-1990).
Le personnage du Surfer d'Argent fête cette année ses 50 ans, après sa première apparition dans la série des Fantastic Four (cf. 'Marvel Masterworks: The Fantastic Four - Volume 5'). Comme l'explique le scénariste Steve Englehart dans les intéressants et instructifs essais et textes d'époque reproduits en fin d'ouvrage, si le personnage créé par Jack Kirby et Stan Lee a dès le débu frappé les esprits, il a eu du mal à s'imposer dans une série de comic books sous son seul nom. Lancée vers la fin des années 1960, la première série, bien que signée Stan Lee et John Buscema et aujourd'hui très "culte", a dû être interrompue précocement. Il est finalement revenu à Steve Englehart et au dessinateur Marshall Rodgers de piloter en 1987-1988 un "run" de 14 n° d'une deuxième tentative de série régulière, Cet ouvrage nous restitue cette collaboration, et ajoute des n° épars publiés avant ou après mais qui ont un lien avec le coeur du récit tricoté par Englehart.
Le récit par lequel commence l'ouvrage est "The Answer", qui comporte seulement 8 pages, millésimées 1980 et tirées du premier n° du magazine de Marvel Comics intitulé "Epic Illustrated", qui était apparemment une réponse au magazine "Heavy Metal". Ecrite par Stan Lee et dessinée par John Buscema, cette histoire remonte au temps où le SS était encore le héraut de Galactus. Les deux personnages ont un dialogue métaphysique.
Suit un "SILVER SURFER #1" de 1982, en 48 pages écrites par Stan Lee dessinées par John Byrne. Le récit se place dans la continuité présente avec un Surfeur bloqué sur Terre par Galactus, revient sur les origines du Surfeur, et voit les Fantastic Four intervenir pour l'aider à se libérer. Le Surfeur revient sur sa planète Zenn-La, qui a finalement été détruite par Galactus en représailles à sa trahison ! Le Surfeur retrouve sa dulcinée Shalla-Bal mais aussi Méphisto, son principal ennemi.
Viennent ensuite les 14 épisodes écrits par Englehart et dessinés pour la plupart par Marshall Rodgers (1950–2007), un jeune dessinateur connu à l'époque pour un "run" sur Batman, déjà scénarisés par Englehart. Selon les standards d'aujourd'hui, ces dessins sont simples, voire simplistes (cf. les coupes de cheveux pas "raccord" de Shalla-Bal, les pages 168 et 169, ou bien l'intégralité du #12 parmi bien d'autres exemples). Très "années 1980", ils ne conservent aucun véritable charme. Les scenarii d'Englehart, bien que s'inspirant de nombreuses créations de Kirby et Lee (y compris Ronan l'accusateur ou les Célestes), s'éloignent du "pathos" dans lequel Lee avait plongé le personnage de SS et versent plus fréquemment dans le "cosmique" que dans le "métaphysique". Englehart propose la deuxième guerre Skrull/Kree, précise la position particulière de Galactus vis-à-vis de la Mort et de l'Eternité, fait rompre SS et Shalla Bal, propose un Surfer amoureux successivement de Mantis et de Nova (pas "le" Nova, "la" Nova qui est "la" héraut de Galactus), mobilise à plusieurs reprises les FF (qui à ce moment sont privés de la Torche qui a épousé... Alicia Masters !?!) etc. La lecture reste globalement agréable, malgré des faiblesses (détenteur, comme chacun le sait, du pouvoir cosmique, le Surfer est capable de recréer à partir de rien son ancienne maison du temps où il s'appelait Norin Radd, mais doit voler à deux reprises des vêtements pour se déguiser !) mais s'achève avec d'énormes cliffhangers.
Le recueil propose également un récit de Kirby et Lee qui donne les origines de Galactus, "SUPER-VILLAIN CLASSICS #1" (encrage de Vince Colletta, qui n'est pas le meilleur pour les dessins de "King" Kirby), ainsi que le "MARVEL FANFARE #51" qui publie un récit datant de 1982 mais resté inédit jusqu'en 1990. Il est signé Englehart et John Buscema, mais ce dernier ne propose que des esquisses ("layouts") finalisées par Jack Abel. Le récit représente une histoire alternative à celui développé par la suite par Englehart avec Rogers.
***1/2 au maximum.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 26, 2016 6:06 PM CET


Psychemagik Presents Magik Sunset Part 2
Psychemagik Presents Magik Sunset Part 2
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Laissez entrer le soleil, 21 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Psychemagik Presents Magik Sunset Part 2 (CD)
Psychemagik est le projet commun du duo de Danny McLewin et Tom Coveney, cratediggers, DJs et producteurs britanniques, formé au crépuscule des Noughties. Ils publient des maxi-singles à base de remixes et de re-edits de morceaux des années 1970 et 1980 (après avoir entendu le traitement qu'ils ont réservé au 'Pays des Merveilles de Juliette' de Yves Simon, on rêve de ce qu'ils pourraient faire avec certaines chansons de Pierre Vassiliu ou avec 'La Belle' de Louis Chédid), mais aussi des compilations de morceaux originaux, plus ou moins obscurs, des mêmes années 1970 et 1980. Cette compilation est leur 4ème et dernière en date. Avec Ibiza en tête, du moins la partie la plus "chillout" ou "petit matin" des fiestas "baléariques", elle regroupe des morceaux instrumentaux ou chantés qui s'inscrivent dans la sphère "musique de bibliothèques", "easy listening", "musique qui pourrait être de film", Jean-Claude Vannier etc. Un livret de 8 pages accompagne le compilation, qui comprend un mot introductif du sieur McLewin ainsi que de plusieurs des artistes compilés, plus les remerciements et les précisions sur chaque trouvaille. Un second CD propose exactement le même programme musical, mais mixé sans fioriture particulière. Le tout est rangé dans un "jewel case" lui-même glissé sous un étui protecteur en carton. L'ensemble mérite bien au moins ***1/2.

L'instrumental inédit 'In Search Of Atlantis', signé John Keating, se place à mi chemin entre prog-rock et "library music", avec soli de claviers "vintage" et de guitare électrique (***1/2). 'Mondgesicht', d'Orchester Ambros Seelos est un groove instrumental funky, à base de batterie/basse, agrémenté de claviers électroniques et aussi de quelques sons "spaciaux". 'Special Ero', des français de Plaisirs Erotiques, se place le plus près de rythmiques chaloupées telles qu'on peut en entendre dans l''Histoire de Melody Nelson' et ajopute un solo de claviers un peu longuet au bout des quelques 9 minutes de cet instrumental. Avec 'Young Freedom', Francis Lai propose un rythme disco, d'abord lent puis qui va s'accélérant, des claviers qui virent "space" et des violons qui apportent la mélodie un peu symphonique. 'Zeit', de Glenn, est un slow-funk, chanté à la "voicebox" et agrémenté d'un solo de guitare électrique prog/hard. Ma plage préférée est 'Sunset Beach', un instrumental de Jack Adkins, propose un rythme chaloupé, "baléarique" avec solo de guitare acoustique (****). 'Cry In The Night', d'Instrumental Group Gabas, est un morceau upbeat, easy listening, sur rythme binaire, avec un choeur féminin qui fait des "oh ho". Le 'Open Up' du français Frédéric Castel est une ballade mi "baléarique", mi yacht-rock, avec guitares acoustique et électrique, cette dernière fournissant le solo. 'Cry Of The Lone Wolf' , de The Electric Connection,est une chanson disco-pop reposant sur un kickdrum marquant tous les temps et une "pumping bass", avec guitare funky et claviers discrets par-dessus. 'Molo Moresco' de Fabio Fabor est un morceau easy listening, "cinématique", tout en claviers sur une batterie jazzy (***1/2). 'King Kong', des Primates, est un morceau funk, bâti autour d'une basse ronronnante, avec claviers et choeur mâle qui fait des "Ah ha" (***1/2). Avec 'Walkin' Through The Night', le Tony Sinclair Orchestra propose un arrangement à mi-chemin entre la blaxploitation et les B.O.F. de l'ère disco, avec claviers et violons plus choeur féminin. Pour conclure, les brésiliens de Trepidants offrent 'Far Away' ,une chanson reggae qui me paraît assez quelconque.


Grayson tome 1
Grayson tome 1
par Collectif
Edition : Album
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Accro Bat, 20 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grayson tome 1 (Album)
Cet épais recueil regroupe 10 comic books : les 8 premiers de la série 'Grayson' lancée à l'été 2014, plus un "Annual', plus le #8 de la série 'Secret Origins' (soit presque la totalité des deux premiers trade paperbacks de la version étatsunienne). L'ensemble des scenarii est signé de Tom King et Tim Seeley, tandis que les dessins sont partagés entre le dessinateur principal, l'excellent Mikel Janin pour 7 des chapitres, et le plus laborieux Stephen Mooney pour les trois autres.
Le premier chapitre nous resitue l'histoire de Dick Grayson, qui fut le premier des Robins de Batman, avant de mourir puis de ressusciter pour devenir Nightwing et de nouveau de décéder, ou en tout cas de faire comme si. Toujours vivant, donc, c'est sous l'identité de Richard John "Dick" Grayson qu'il est recruté par Helena "Matrone" Bertinelli, directrice du pensionnat de St. Hadrian, en Angleterre, mais aussi agent de l'organisation secrète Spyral dirigée par un certain Directeur Minos qui en a après la Justice League.
Pour Minos, Grayson et Matrone vont réaliser un certain nombre de missions destinées à récupérer différents viscères et organes , tous partie d'un mystérieux protocole Parangon. Dès le deuxième chapitre, on a la confirmation que le ralliement de l'ex Robin aux projets de Spyral est feint, et on apprend vite que "ornithologue" rapporte régulièrement via une miniradio à un "Malone" à l'identité réelle très reconnaissable. Mais le Midnighter, qui enquête aussi sur les agissements de Spyral, n'est pas dans la confidence, d'où quelques explications musclées entre les deux hommes jusqu'à la révélation d'un potentiel massacre prévu par une autre organisation secrète, du nom du Poing de Cain, lors d'un concert à Tel-Aviv du groupe Sin By Silence, dont le chanteur à des lunettes à la Bono Vox.
Il y a beaucoup de simili-mystères, c'est-à-dire des complexités cousues de fil blanc, à commencer par cette nième organisation secrète. Dick Grayson et un nouveau né tiennent dix jours quasiment tous nus et sans (beaucoup de) vivres dans la chaleur du jour et le froid de la nuit du désert. Il y a aussi le fait que Dick Grayson, qui mesure 1,78 mètre passe tout juste sous le linteau d'une très classique porte du pensionnat St. Hadrian (à la page 209). Il y a enfin qu'il y a de belles espionnes, deux savants fous (au moins !), un méchant chef qui en vérité n'est pas le véritable chef et qui de toutes manières a trahi... Bref, beaucoup d'invraisemblances et de clichés mis bout à bout, une idée piquée chez le Captain America des années 1970, pour au final une série B plutôt potable, notamment pour les pages signées Janin.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 26, 2016 6:02 PM CET


Disney / Glénat - Mickey's Craziest Adventures
Disney / Glénat - Mickey's Craziest Adventures
par Lewis Trondheim
Edition : Album
Prix : EUR 15,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un bel hommage délicatement "tongue in cheek" !, 18 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Disney / Glénat - Mickey's Craziest Adventures (Album)
Voici l'une des plus belles surprises - si ce n'est la plus belle -, au rayon BD, de ce début d'année 2016. Le scénariste/dessinateur animalier quinquagénaire Lewis Trondheim, ici employé seulement en tant que scénariste, et le dessinateur quadragénaire Nicolas Keramidas proposent tous les deux, dans une nouvelle collection de la maison d'édition Glénat, une adaptation particulièrement séduisante de Mickey, Minnie, Donald, Daisy, Picsou, Dingo, Riri, Fifi, Loulou, Géo Trouvetou, Pat Hibulaire, des Rapetous, de Pluto et du Commissaire Finot.
Dans un contexte qui les voit succéder à la réédition des comic strips étatsuniens de Mickey (cf. 'L'âge d'or de Mickey Mouse Tome 1' et suivants, avec les aventures conçues par le génial Floyd Gottfredson), le parti pris des auteurs bien français est de faire croire à l'exhumation de planches éparses d'une rare série de comic books intitulée "Mickey's Quest". En fait de comic books, les planches en question, au nombre bien franco-belge de 44, ressemblent à des "pages du dimanche", en couleurs, à quatre bandes plus une bande titre tout en haut, comme il en paraissait dans la presse quotidienne nord-américaine au siècle dernier. Chaque page est baptisée "épisode", avec une numérotation fictive de 1 à 82 qui laisse penser que de nombreuses planches manquent à l'appel alors qu'il n'en est rien. Chaque page se clôt sur un gag tout en s'inscrivant dans une histoire plus vaste, qui est vraiment une des "Craziest adventures" qu'il ait été donné à la célèbre petite souris et à ses amis de vivre ! Le rythme échevelé est encore accru par les "sauts" narratifs occasionnés par les pages faussement perdues. Le point de départ du récit est simple : Picsou s'est fait voler sa fortune grâce à une invention qui a permis de la rapetisser à une taille permettant à quelques bonshommes de l'emporter à la main. Mickey et Donald se mettent en chasse des voleurs, et ils traversent diverses contrées fantastiques et séquences dilatoires tout en mobilisant la dynamique très "buddy movie" du clash de leurs personnalités différentes.
Le format de l'album est "franco-belge", mais la reliure est "à l'ancienne" avec dos toilé et absence de film plastique sur la couverture. Les pages sont d'un beau papier que le traitement de la couleur fait vieillir artificiellement, pour laisser croire qu'il s'agit bien de scans des pages des fameux vieux comic books oubliés. Les couleurs sont également présentées à l'ancienne selon un procédé qui associant aplats et "pointillisme".
Le dessin de Keramidas est à la fois fidèle à l'univers graphique de Disney, tout en apportant une touche moderne et "indé" qui ajoute à la dynamique d'ensemble. Trondheim fait du Trondheim au sein de l'univers de Disney et ce dernier - qui en a vu d'autres ! - s'en trouve ragaillardi ! Les fans de Mickey, petits et grands, comme ceux de Trondheim, vont aimer !


Disney / Glénat - Une mystérieuse mélodie : ou comment Mickey rencontra Minnie
Disney / Glénat - Une mystérieuse mélodie : ou comment Mickey rencontra Minnie
par Cosey
Edition : Album
Prix : EUR 17,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Cosey dessine des petits Mickeys, 17 mars 2016
Quelle bonne surprise ! Le rééditeur français des meilleurs strips étatsuniens de Mickey (cf. 'L'âge d'or de Mickey Mouse Tome 1' et s., avec les oeuvres du génial Floyd Gottfredson) "offre" le personnage de Mickey à des créateurs de la BD franco-belge, avec ici le suisse Cosey, mieux connu depuis les années 1970 pour des histoires un peu baba cool et souvent tibétaines.
Dans un album à l'ancienne, reliure dos toilé, couverture cartonnée mais non plastifiée (donc fragile !), beau papier raisonnablement épais, planches à trois bandes et belles couleurs pleines, Cosey propose un Mickey millésimé 1927, dont le métier est de scénariser des dessins animés animaliers dans lesquels joue "Dog The Dog". Le patron du Morning Star, à qui Mickey souhaite vendre ses scénarios, recommande à Mickey de potasser Shakespeare avant de revenir le voir. Hasard ? Dingo, le copain bouquiniste de Mickey a mis la main sur le manuscrit d'un inédit du grand Will ! Mais, une substitution va avoir lieu entre l'enveloppe qui contient cet ouvrage et celle dans laquelle Mickey avait rangé son scénario. Et Mickey va se voir délesté, lors d'un voyage en train, de l'enveloppe dans laquelle se trouve le précieux inédit.
L'histoire de type rocambolesque de la rencontre entre Mickey et Minnie telle qu'imaginée par Cosey est d'une lecture agréable. Même s'il associe un Dingo plus tardif à un Mickey en culotte rouge à gros boutons dorés des débuts, le dessinateur sexagénaire s'applique à restituer de manière fidèle au plan graphique, mais légèrement décalée tout en restant classique, l'univers défini par Walt Disney et ses collaborateurs. Avec un autre album paru le même jour chez le même éditeur (cf. 'Mickey's Craziest Adventures), Trondheim et Keramidas rendent de leur côté une copie plus enlevée et plus réussie, fidèle aux personnages classiques tout en les trempant profondément dans le chaudron humoristique propre à ces auteurs.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 18, 2016 8:59 PM CET


King of the Comics: One Hundred Years of King Features Syndicate
King of the Comics: One Hundred Years of King Features Syndicate
par Bruce Canwell
Edition : Relié
Prix : EUR 46,91

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'histoire et les preuves matérielles d'une hégémonie artistique, 15 mars 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : King of the Comics: One Hundred Years of King Features Syndicate (Relié)
King Features est une agence étatsunienne, affiliée au groupe de presse Hearst, dont le rôle depuis sa création en 1915 a été de fournir à la presse américaine d'abord, puis dans le monde entier, les feuilletons ou gags quotidiens ainsi que les pages ou suppléments du dimanche qui ont tant fait pour développer et soutenir les ventes et la lecture des journaux pendant de nombreuses années.
Difficile en à peine plus de 300 pages de rendre compte de 100 ans d'histoire - plus en réalité, car ce livre remonte à la naissance de l'empire Hearst et à la naissance de son créateur - et de dizaines et de dizaines de personnages de BD, de dessinateurs et de scénaristes aux influences déterminantes.
King Features n'a pas eu dans son écurie des séries fondamentales telles que Terry & The Pirates, Pogo, Peanuts ou Calvin & Hobbes, mais on a l'impression en parcourant ce livre qu'elle a eu tous les autres tant l'effectif est nombreux !
Proposé par l'éditeur IDW dans sa collection "Bibliothèque des Comics Américains", ce "beau livre" raisonnablement épais, à la couverture cartonnée protégée par une "dust cover", au beau papier couleur ivoire, haut et large comme un album de BD franco-belge, présente en 8 chapitres plus une introduction l'histoire du magnat de la presse William Randolf Hearst, de sa passion pour la BD et de sa firme King Features. L'accent est placé sur la première moitié du XXème siècle, les 70 dernières pages traitant des années 1950 à aujourd'hui. Chaque chapitre comporte un court essai illustré, suivi de nombreuses pages reproduisant des exemples de strips ou pages du dimanche, en couleurs ou en noir et blanc, aussi conformément que possible aux originaux.
Ce qui frappe, dans les premières années, celles où se créait la BD avec le Yellow Kid (publié par Hearst) etc., c'est la créativité des scénaristes et dessinateurs, avec en particulier Winsor McCay, George Herriman et Cliff Sterrett mais également tant d'autres que l'on découvre avec cet ouvrage, tels que par exemple Harry Hershfield en précurseur de MAD et des Dingodossiers. Si quelques personnages anciens ont eu aussi une carrière en France, tels que les Katzenjammer Kids ou Popeye, bien d'autres n'ont pas franchi l'Atlantique ou ont en tout cas été vite oubliés.
Les reproductions des pages du dimanche, aussi précis qu'ait été le scan et aussi "propre" qu'ait été la page de journal d'époque (parfois la planche encrée originale), souffrent souvent d'un format plus petit que l'original. Jusque dans les années 1930, l'époque était aussi à "charger" les pages, avec un souci ergonomique et esthétique moindre qu'aujourd'hui. Certains styles graphiques ou certains contextes sociaux sont désormais très datés. En contrepoint, les Alex Raymond, Milton Caniff et même Hal Foster qui se refuse à utiliser les phylactères paraissent à jamais "modernes". Idem John Prentice et Frank Robbins.
Dans les années plus récentes, les humoristes Mort Walker, Dik Browne et leur descendance, Patrick McDonnell, Jerry Scott et Jim Borman sont ceux qui me plaisent le plus, sachant que le "strip" d'aventure a complètement disparu du paysage et que l'espace proposé dans la presse à la BD s'est réduit comme peau de chagrin, tout comme le lectorat de la presse papier. En cela, ce livre présente bien entendu son lot nostalgique, bien que la BD reste aussi dynamique, d'une autre façon qui passe notamment par les webzines ou webséries, qu'à l'âge d'or des King Features.


History Of NDW
History Of NDW
Prix : EUR 17,38

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un peu trop raide, 12 mars 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : History Of NDW (CD)
En Allemagne ("de l'Ouest" !) comme dans d'autres pays européens (mais apparemment pas en Italie), l'explosion punk survenue en Angleterre en 1977 a généré toute une "nouvelle vague" (Neue Deutsche Welle,NDW) de groupes qui ont pris la suite - en tout cas dans leur pays - de ceux de la vague baptisée "kraut rock" par la presse anglo-saxonne un poil xénophobe. Cette compilation proposée par un label plus connu pour ses compilations "italo-dance" donne en 20 morceaux un aperçu de cette musique, avec le cas échéant des choix moins fréquents que dans des compilations comparables qui pullulent Outre-Rhin.

Le groupe Ideal, un des mes favoris de l'époque (cf. 'Triple Album Collection' et 'Live at Rockpalast (Kulturspiegel Edition)'), ouvre le bal avec 'Blaue Augen', qui est son plus gros hit (pour ne pas dire le seul) mais qui n'est pas sa meilleure chanson. En revanche, avec sa syncope accélérée pour les couplets, son binaire uptempo pour les refrains et ce son post-punk clinique à base de guitare et de claviers, Ideal offre une forme de modèle d'une grande partie de la NDW.
'Angriff Aufs Schlaraffenland', par Die Radierer, poursuit avec un son plus electro mais minimal, une batterie binaire, raide et uptempo, un chanteur qui paraît utiliser un vieux micro, et une guitare au moment du refrain. Die Doraus & Die Marinas offre une approche plus synth pop avec leur 'Fred Vom Jupiter' chanté en choeur féminin. Joachim Witt et son 'Goldener Reiter' se rapproche du son new wave britannique, mais avec une rythmique lourde, raide et répétitive ainsi qu'une guitare minimale. Avec une durée de 4'40, cette chanson peu passionnante est un peu longuette. Malaria! est un groupe qui fit parler de lui dans le NME à l'époque. Son 'Kaltes Klares Wasser' s'ancre dans le courant "cold wave" avec notes éparses de piano et de clavier electro, bruits inquiétants puis rythme binaire. 'Haut Der Frau', de Pyrolator (cf. 'Home Taping Is Killing Music'), reste "froid" mais en mode plus "disco", avec un "rap" en bonus. The Wirtschaftswunder, avec 'Analphabet', sonne un peu dingo. Le peu séduisant 'Lied An Die Freude' d'Andy Giorbino est une chanson electro minimale, uptempo, avec chant féminin en arrière de la production et répétition de la même phrase avant un final musical pour lequel des percussions prennent le dessus jusqu'à l'arrivée de sirènes. Nichts commence son 'Tango 2000' comme les Spacemen 3 lanceront l'un de leurs morceaux plusieurs années plus tard, avec une guitare distordue aux notes réverbérées très Sixties avant l'arrivée d'une grosse rythmique binaire hélas plus classiquement rock et un bref solo bruitiste de guitare. Kosmonautentraum est un de mes groupes préférés de la NDW et il figure ici avec 'Stolze Menschen', un extrait de son premier LP. La musique offre principalement un duo basse/batterie avec quelques bruitages electro et le chanté/parlé du chanteur. L'ensemble évoque un peu ce que le groupe PIL faisait quelques années auparavant. Der Plan propose avec son 'Tanz Den Gummitwist' un electro-rock peu inspirant, avec grosse batterie en mode binaire uptempo, avec choeurs masculins au refrain et "rap" féminin. 'Weil Die Moral Schläft', des Zimmermänner, comporte un motif à la trompette et un rythme syncopé qui apportent un rayon de soleil dans un ensemble musicalement assez "dark". Ti-Tho promène une petite voix agaçante de gamine sur une musique electro-pop à l'occasion de son 'Elefantenjäger'. Pour un bon résultat, le déjà très pop 'Dreiklangsdimensionen' des vétérans Rheingold reçoit un remix "electro pop dance" millésimé 2001. Avec 'Lass Mich', le duo Spillsbury donne dans le "revival" du versant electro-rock uptempo, à guitare, de la NDW. Les vétérans Die Krupps apportent avec 'Als Wären Wir Für Immer' l'ambiance "rock industriel" d'un electro hard-rock avec chant menaçant. Autres anciens de la NDW, Abwärts déçoit en figurant via une chanson vaguement punk rock avec refrain chanté en choeurs façon stade de foot-ball. Le 'Verlass Die Stadt', des plus récents Supershirt, sonne agréablement electro-pop-house. Moitié de l'Amitié Germano-Américaine, Gabi Delgado propose du DAF post house. Welle:Erdball ferme la marche avec une honnête reprise de 'Die Roboter' du séminal Kraftwerk de la seconde moitié des années 1970.

L'ensemble ne ravit pas spécialement. L'absence complète de livret (curieux pour un album qui propose une "histoire de la NDW"...) ne facilite pas l'accès à la musique qui est proposée et en particulier ne fournit aucune clé de compréhension des paroles (souvent humoristiques) pour ceux dont je suis qui ne sont pas germanophones. Je garde sur mon disque dur 5 chansons seulement, dont 3 que je n'avais pas déjà.


Schnock N  18 - Philippe Noiret
Schnock N 18 - Philippe Noiret
Prix : EUR 14,50

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Toujours sympa mais un peu ronronnant, 8 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schnock N 18 - Philippe Noiret (Broché)
Ce sont plus de 60 pages qui sont accordées au "Grand dossier" consacré dans ce n° de Schnock, comme le laisse deviner le dessin de couverture d'Erwann Terrier, à l'acteur français Philippe Noiret (1930-2006), qui a longtemps fait plus vieux que son âge, avant que l'âge venant il ne fasse longtemps plus jeune que son âge. Dans le "Grand dossier", il y a, pour moitié, une interview du metteur en scène de cinéma Bertrand Tavernier, qui a tourné huit films avec Noiret. Mais le metteur en scène en dit/révèle probablement plus sur lui - inévitablement - que sur Noiret au cours de cet intéressant entretien. Suivent un "Dico Noiret" (quelques mots et noms propres choisis pour livrer des anecdotes relatives à l'acteur), l'évocation des ses années de cabaret en duo avec Jean-Pierre Darras (1957-1962, après le TNP et avant le décollage de la carrière de Noiret au cinéma), un article sur les légendaires sapes de l'acteur - avec révélation de ses bonnes adresses -, une filmographie sélective, quelques mots de sa petite fille l'actrice Deborah Grall, de Thierry Lhermitte et de Simon Michaël (qui ?) pour complèter le tout.
Pour le reste, la rubrique "Schnock des cultures" est plus courte que d'habitude, avec seulement le traditionnel recueil des vacheries du trimestre et un laborieux Top 15 des insultes Schnock.
La rubrique "Les Schnocks parlent aux Schnocks" consacrent un article à Michel Delpech, par un Laurent Chalumeau sympathique voire empathique mais qui se prend un peu trop pour San Antonio.Il y a une interview croisée des acteurs survivants du trio majeur du feuilleton télé des "Brigades du Tigre". Un article instructif sur la stratégie marketing d'Orangina, un autre sur l'acteur Pierre Clémenti (peu passionnant si on n'est pas cinéphile), puis sur les romans de gare de la série "Brigades Mondaines" (intérêt zéro, en ce qui me concerne), puis sur le chanteur Carlos (par son secrétaire personnel, qui ne dit pas grand_chose de croustillant, sauf sur Claude François)...
Pour conclure, Schnock se souvient du film "Clara et les Chics Types", du couteau éléctrique et du très destroy Rainer W. Fassbinder.
Soit la formule tend à s'épuiser, soit c'est moi qui me lasse, mais il me semble que mon plaisir est moindre aujourd'hui à lire Schnock qu'à ses débuts. Est-ce le moment venu de créer une nouvelle revue qui évoquera exclusivement les meilleures pages des plus belles années du mook Schnock ? Ou bien avant cela un "Grand dossier" consacré à Michel Polnareff, à Dick Rivers, à Burt Blanca ou bien à Adriano Celentano (avec interview des intéressés) relancera-t-il l'intérêt ? ***1/2


Disco: a Fine Selection of Independent Disco, Modern Soul and Boogie 1978-82
Disco: a Fine Selection of Independent Disco, Modern Soul and Boogie 1978-82
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Blame it on the disco, 7 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Disco: a Fine Selection of Independent Disco, Modern Soul and Boogie 1978-82 (CD)
Depuis plus de vingt ans maintenant, l'excellent label indépendant Soul Jazz Records publie des compilations thématiques le plus souvent orientées "groove & dance", réalisées avec soin et accompagnées d'excellents livrets. Ce double CD n'échappe pas à cette bonne règle. Il regroupe les faces A de 19 maxi-singles publiés par des labels indépendants étatsuniens dans les années qui ont vu l'explosion de la musique de discothèque, à la suite notamment de 'Saturday Night Fever'. Il s'agit la plupart du temps de rares rondelles excavées par les "cratediggers", en particulier ces dernières années, qui voient une nette résurgence des musiques disco et boogie, dans leur forme originale ou bien "ré-éditées" par des DJ de partout dans le monde.

Le premier CD s'ouvre sur le *** 'Hooked On Your Love' des Fantastic Aleems featuring Calebur, dans la version mixée par John Morales. Lancé par une longue introduction instrumentale batterie, percussions, basse (du genre qui fait "toing toing" plus souvent qu'à son tour, hélas !), piano, guitare, cordes (discrètes) et vocaux féminins. Suit le ***1/2 'Superfunk', de Superfunk qui, comme son nom l'(indique, est plus "superfunk" que "disco", en particulier avec ses claviers, mais qui inclut une trompette hispanisante. 'That's Hot', de Jessie G, mérite **** avec un beau groupé batterie/basse binaire mais funky, des claviers funky, des cordes discrètes, des choeurs et une chanteuse. Idem pour Jupiter Beyond et son 'The River Drive' avec son introduction batterie / percussions avec écho, adoucie par des cordes et choeurs féminins "upbeat", la suite avec chanteuse se confirmant en tant que longue "tuerie" dancefloor avec au moment du pont une bagarre sur la rythmique entre percussions et cordes. 'The Easton Assassin', du Sunburst Band, commence comme s'il était joué en public, une cloche ramenant le calme pour l'intro batterie / basse "toing toing" (sans excès), suivi de claviers funky, de percussions, de choeurs, d'un rap masculin. Le pont, à base de percussions, handclaps, sifflet, claviers, guitares est particulièrement efficace, d'où un ****1/2. Suivent pour ***1/2 John Gibbs & the Us Steel Orchestra pour 'Trinidad (Special Disco Mix)', avec un solide rythmique, des cordes/cuivres très présents et un solo de steeldrum. Nous remontons à **** avec la 'Disco Madness' très convaincante de Sparkle, à base de rythme uptempo basse/batterie/guitare, de choeurs et cordes, le tout chapeauté par une diva disco. Le 'Sweet Lady (Dance With Me)' de Chain Reaction s'ouvre notamment sur des percussions électroniques qui font "piouuuuu, piouuuuu"mais celas'améliore par la suite suffisamment, avec la chanteuse et le pont batterie / basse / claviers pour attraper un ***1/2. Pour conclure, le 'Dance To The Beat Freakout' de Wayne Ford, avec handclaps (o bien sont-ce plutôt des "foot stomps" ?), batterie, basse, choeurs féminins, synthétiseur, guitare et cloche de vache quasi omniprésente ! Mais la recette, étirée sur pas moins de 13 minutes et plusieurs passages basse / batterie / guitare, finit par frôler l'indigestion. D'où *** seulement.

Le CD2 est globalement un ton en dessous du premier. L'inaugural 'You Know What I Like' de Sympho State, ***1/2, offre un duo fille/garçon plutôt pop, sur un rythme uptempo, avec un orchestre complet, jusqu'à une succession de ponts instrumentaux. 'Movin' To The Beat' voit revenir les Fantastic Aleems avec Corky Hodges, sur une ligne de basse qui figure au rang des myriades de celles qui tournaient à l'époque autour de celle des 'Good Times' de Chic. Le chanteur rappelle un peu celui de Kool & The Gang à l'époque la plus populaire de cette formation. **** pour le tout. Something Extra, avec 'Sexy Lady', offre un rythme funky costaud, avec deux guitares également funky et un chanteur qui sonne comme Rick James : ***1/2. Avec leur 'Get Up (Let's Rock)' ad libitum, les Stwange Poweple s'accrochent avec beaucoup d'énergie mais trop longtemps (9:36 !) à leur maigre trouvaille vaguement jamesbrownienne additionnée à une ligne de basse également inspirée de 'Good Times', ***. Bien tenté, amis de Chemistry, avec votre 'Skateboard', mais les cordes trop présentes et le guitariste dont dira charitablement qu'il n'est pas Nile Rodgers ne vous vaudront que **1/2. 'Turn This Disco Out', de Cirt Gill & The Jam-A-Ditty Band est un morceau plutôt funk, avec claviers et chant masculin pour ***. 'When Your Jones Come Down', de Sugar Bear Johnson, est un sympathique morceau de disco-funk "easy listening" avec chanteuse. Retta Young, avec son 'My Man Is On His Way', revient à un disco à cordes montées sur basse roulante emmenée par un rythme élevé soutenu par des percussions. On note deux soli de guitare qui montent la note à ***1/2. Le chant choral des Imperials et leur 'Fast Freddie The Roller Disco King' repose hélas sur une accompagnement minimal et répétitif qui ne décolle jamais. *** sont chères payées. Pour terminer le premier volume, Cordial reprend le 'Wave' d'Antônio Carlos Jobim sur une rythmique funky mais avec un effet "easy listening" renforcé quand la flûte donne la mélodie de ce hit de la bossa nova, ***1/2.

L'ensemble est proposé dans un étui double digipack, avec un livret de 20 pages rappelant rapidement l'histoire de la musique disco et présentant chacune des trouvailles de la compilation. En illustration figurent les étiquettes des 12". Le tout mérite pas loin du tout de ****.


In Colour
In Colour
Prix : EUR 9,15

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un bon "disque de producteur", 6 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : In Colour (CD)
Ce commentaire porte sur la version CD du produit.
'In Color' est le premier véritable album solo de Jamie Smith, alias Jamie XX du trio electro-pop britannique The XX, après un album de remixes du dernier album studio de Gil Scott-Heron, Ce disque se caractérise par un son coquet et élégant, divers même si souvent un peu triste et globalement marqué par la règle d'or du "less is more".
L'inaugural 'Gosh' (4:51) s'ouvre sur des percussions de type "sono mondiale", appuyées de sons de basse profonde, d'un sample vocal "Oh My Gosh" à l'accent jamaïcain avant l'arrivée d'un solo de synthétiseur. 'Sleep Sound' (3:52) repose sur minimal house beat, avec son de basse, nappes de synthétiseur et voix féminine. Co-conçu avec sa collègue de The XX Romy Madley Croft et Kieran Hebden (a.k.a. Four Tet), 'SeeSaw' (4:28) s'appuie sur un breakbeat, une basse, un synthétiseur et le chant qui donne la mélodie et l'effet upbeat pop. Pour 'Obvs' (3:51), c'est un steeldrum (ou ce qui en tient lieu) qui fournit la mélodie sur un support bass / beat. 'Just Saying' (1:23) groupe synthétiseur et piano mais sonne un peu comme un "filler". 'Stranger In A Room' (2:57) poursuit en mode boucle de synthétiseur / piano, avec basse mais sans rhythm track. L'autre collègue de The XX, Oliver Sim, assure le chant. 'Hold Tight' (4:03) propose des claviers au son un peu lugubbre accompagné de bruits, sur un rythme léger et avec un échantillon vocal par-dessus. 'Loud Places' (4:43), pour lequel Romy Madley Croft est de retour au chant, passe de l'electro à l'electro pop au moment du refrain avec choeurs. 'I Know There's Gonna Be (Good Times)' (3:33) s'ouvre sur un échantillon de vocal R&B relayé par le rap/raggamuffin de Popcaan et Young Thug, sur une musique upbeat de type "reggaeton" avec basse lourde et handclaps pour donner el rythme. Avec ses boucles de synthétiseur(s) et ses notes graves de piano, 'The Rest Is Noise' (4:58) évoque d'abord le Orbital des débuts mais la production, la plus élaborée du disque, évolue ensuite vers d'autres pâturages. Pour conclure, les samples vocaux travaillés de 'Girl' (4:01) donnent une ambiance "dream pop".
L'ensemble du programme, d'une durée de 42:44, est rangé dans un étui digipack, les crédits figurant en transparence, en tout petit, sous le socle du CD. Un livret de quatorze pages de couleurs, puis le blanc et le noir accompagne le tout.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20