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Contenu rédigé par Stan FREDO
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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Miles Davis : L'histoire complète illustrée
Miles Davis : L'histoire complète illustrée
par Ashley Kahn
Edition : Relié
Prix : EUR 39,90

4.0 étoiles sur 5 Le Prince des Ténèbres, 20 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miles Davis : L'histoire complète illustrée (Relié)
Version française - et nettement plus chère (si j'avais su...) - de 'Miles Davis: The Complete Illustrated History' (2012), ce livre a été principalement écrit par l'écrivain journaliste Garth Cartwright, en s'aidant de force citations extraites de l'autobiographie de Miles Davis.

Outre l'introduction et les huit chapitres rédigés par Cartwright, des témoignages de jazzmen de premier rang (Sonny Rollins, Herbie Hancock, Ron Carter, Clark Terry, Lenny White, Dave Liebman), et de diverses personnes ayant travaillé ou s'intéressant à Miles Davis ponctuent l'ouvrage, ainsi qu'un grand nombre de très belles photographies de Miles - les plus connues et d'autres, avec ou sans ses musiciens, en studio ou sur scène -, de reproductions d'affiches, pochettes de disques, publicités de presse et billets de concert. Il y a peut-être un peu trop de ces derniers, pour ce qu'ils apportent à la compréhension du musicien.

Ce livre n'est sûrement pas la meilleure biographie de Miles Davis (il s'agit selon les spécialistes de 'Miles Davis: The Definitive Biography', de Ian Carr), avec ses quelques coquilles, approximations et raccourcis, mais donne à mon sens une image fidèle du personnage : un très grand musicien mais un bien vilain bonhomme. J'ai notamment appris par cette lecture que Miles était un cogneur régulier de ses épouses et concubines, ce qui teinte son oeuvre d'une autre forme de bleus...


Red Hot + Fela
Red Hot + Fela
Prix : EUR 14,99

4.0 étoiles sur 5 Hommage au Black President, 19 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Red Hot + Fela (CD)
Selon Discogs, 'Red Hot + Fela' est la 18è compilation publiée par la Red Hot Organization, une ONG qui lève des financements et agit pour la sensibilisation contre le HIV et le SIDA. Sauf exception, chacune des compilations estampillées "Red Hot" a regroupé des enregistrements nouveaux, récents, de chansons reprises d'un célèbre compositeur ou d'un style de musique. C'est à ma connaissance la 2è fois que Red Hot consacre une compilation à Fela Anikulapo Kuti (1938-1997), la précédente était 'Red Hot & Riot: The Music And The Spirit Of Fela' (2002).

Ces nouvelles miscellanées ont été publiées au moment de célébrer les 75 ans de la naissance de ce musicien et activiste nigérian, probablement l'un des plus grands et plus importants artistes africains du XXè siècle.

Ce CD de 78+ minutes regroupe 13 titres, tous sauf un écrits par Fela et couvrant l'ampleur de sa carrière. Ces titres sont repris en collaboration par un aréopage de musiciens et de groupes américains et africains. Comme d'habitude avec les compilations "Red Hot", le "bof bof" cotoie l'excellence.

En ouverture, Baloji & l'Orchestre de la Katuba feat. Kuku proposent leur version de 'Buy Africa', un titre en deux parties, la première afro-beat avec rap en français, la seconde avec des perscussions rappelant un autre grand musicien du Nigeria, King Sunny Ade.

Suivent tUnE-yArDs, Ahmir "?uestlove" Thompson, Angélique Kidjo et Akua Naru pour la reprise de 'Lady', plutôt remarquable comme il fallait s'y attendre.

Spoek Mathambo et Zaki Ibrahim proposent leur version de 'Yellow Fever' sous forme d'afro-beat electro.

Nneka, Sinkane, Abraham Amayo et Superhuman Happiness poursuivent dans la veine électronique avec un lecture très uptempo de 'No Buredi (No Bread)'

Just A Band et Childish Gambino offrent une interprétation downtempo, un peu jazz, avec rap mais toujours un rythme afro-beat de 'Who No Know Go Know'.

My Morning Jacket, Merrill Garbus et Brittany Howard proposent une très belle ballade, lente avec de remarquables arrangements de cuivres, guitares, piano électrique et chants, respectueuse à la fois du groove et de la sensibilité populaire de Fela ('Trouble Sleep Yanga Wake Am').

Kronos Quartet, les TV On The Radio Kyp Malone et Tunde Adebimpe, associés à Stuart Bogie offrent une version particulièrement créative et pourtant très attachée à exprimer l'essence du "groove" de Fela pour le hit 'Sorrow Tears + Blood'.

Superhuman Happiness, Sahr Ngaujah, Abena Koomson et Rubblebucket donnent dans l'afrobeat rock à guitares pour le hit 'ITT (International Thief Thief)'.

Le batteur légendaire de Fela et de l'afrobeat Tony Allen, associé à M1 et à Baloji, revient sur son propre 'Afrodisco Beat' pour une version "2013" très hip hop.

Just A Band, cette fois associés à Bajah et à Chance The Rapper, donnent une version "space" de l'afrobeat, faite d'une instrumentation minimale derrière un solide rythme et de soli d'harmonica pour le titre 'Gentleman'.

Gender Infinity offre de beaux arrangements vocaux sur un accompagnement électro et percussif pour 'Highlife Time'.

Spoek Mathambo, Cerebral Vortex et Frown s'attaquent à 'Zombie' (celui de Fela, bien sûr ! Pas celui des Cranberries !), en commençant en mode rock à guitares posé sur tapis de percussions avant de se laisser envahir par la luxuriance d'un groove "nu funk" avec rap en prime.

Pour clore l'hommage, King (pas celui des années 1980 britanniques... D'ailleurs, c'est plutôt une dame au chant) offre une lecture "ballade R&B" voire "downtempo house", très "sleek" et "chill", de 'Go Slow'.

Un livret coloré offre l'intégralité des sources et crédits. Le tout est rangé dans un emballage digipack.

Moitié "OK-ish", moitié agréablement surprenant, ce disque mérite amplement ses ****. En plus, en l'achetant, vous soutenez une bonne cause !


Selected Label Works 4
Selected Label Works 4
Prix : EUR 19,28

2.0 étoiles sur 5 Quand c'est trop "kalt", je calte, 18 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Selected Label Works 4 (CD)
Piloté par Tom BIOLY et Benjamin FRÖHLICH, "Permanent vacation" est un label de musique électronique de Munich (Allemagne), dont le catalogue est plutôt varié.

Cette compilation est majoritairement tirée de maxi-singles publiés par ce label en 2012 ou 2013, et retient le plus souvent des versions remixées.

'Simulation', de la chanteuse Rósín Murphy, est une chanson "house" reposant sur un "beat" particulièrement "phat" et inexorable. Bien que séduisante, à 11'20"+, on finit tout de même par s'en lasser ! 'Need Your Lovin', de Tensnake remixé par Tiger & Woods, est un track instrumental "house" tout-à-fait potable. Egalement "house", le 'Shopping Cart (Maxxi Soundsystem Remix)' du Parallel Dance Ensemble, offre un son classique et américain avec même un rap à moment. Seule sélection inédite de cette compilation, 'Destiny (Rave Dub Version), de John Talabot et Pional est une chanson "electro-house", avec une ligne de basse quasi "electro-clash". 'Ombala Mbembo' de Arto Mwambe, bien qu'un peu "expérimental" par moment, repose en fait sur des sons "house", "clean" et classiques. 'Demons (Darshan Jesrani Spit-Roast Mix) de Disco Doubles feat. D'mia est une chanson "electro-house" dont le son tend vers la "techno". 'This Called Love (Legowelt Special Remix Dub)' de Wolfram est un instrumental sonnant "techno", avec une ligne mélodique synthétique reposant sur une antique "beatbox". 'Everything You've Done Before (Dixon Remix)', par Mano Le Tough est une chanson (un quasi duo fille/garçon) sur un backing track de type "minimal house" en mode un peu "cold". 'When The Past Was Present (Pachanga Boys Purple Remix)' de John Talabot, est un nstrumental "electro house". 'Voices (Baris K Remix)' par Pollyester (une reprise de Vangelis !) sonne "baléarique" au sens d'aujourd'hui, voire même lysergique avec ce solo d'un drôle d'instrument à cordes. 'Occupied (Maxmillion Dunbar Remix)' par le Parallel Dance Ensemble est un instrumental de type "deep house" écrasé de soleil.

'Art In Veins' par Bobby Bell, finit bien par revenir à un "house beat", mais dans un climat "cold" et avec des samples tirés de dialogues. Le retour de 'Voices' sous la forme d'un remix de Pional donne un instrumental "electro-house" un peu longuet. 'Cheer Up' de Bostro Pesopeo est un compromis un peu bancal entre un "beat" en mode "minimal house" et une mélodie à l'orgue synthétique évoquant la "trance" de type "uplifting". 'Yes', à nouveau de Bostro Pesopeo mais avec cette fois l'aide de Pional, est une chanson "minimal pop house". 'Primative People (Tale Of Us Remix)' de Mano Le Tough, est une chanson "electro-house" en mode "cold". Le 'Simulation' de Rósín Murphy revient sous forme d'un remix de Mano Le Tough. Après une longue intro "minimale", la chanson ne retient rien de son côté "soul". 'Philipp Dolpha' de Jacob Mikesh Filburt réchauffe un peu l'ambiance, et se montre particulièrement adapté à un lever progressif le matin, grâce à ses motifs synthétiques plaisants et à ses 7'13''. 'La Pregunta (Beau Dub Version)' de Chateau Flight revient à un mode "minimal", "cold" et raide. En ce qui me concerne, quand c'est trop "kalt", je calte ! 'Mountains' de Mano Le Tough, est un instrumental "electro-house". 'Day And Night' de The Drifter est un morceau "house". 'So Will Be Now' de John Talabot est un morceau "minimal house" et "techno", avec des samples vocaux en boucle. 'Set Me Loose (El_Txef_A Remix) de Woolfy / Projections rappelle le son des productions de chez "Italians Do It Better".

Au total, on en finit presque par désirer se jeter sur le premier titre "EDM" qui passe, tant l'effet général donné est celui d'un manque de pèche et de "hooks". Ce sont mes artistes préférés du label (Parallel Dance Ensemble, Pollyester, Woolfy / Projections) qui s'en sortent le mieux mais ils ont tous fait... mieux que ce que livre d'eux cette compilation.

Le tout passe difficilement l'épreuve de l'écoute à la maison, mais ne laisse pas imaginer non plus le top délire en discothèque ou "warehouse party"...

Le livret propose la photographie couleurs de chaque disque dont la compilation nous propose un titre, les références et les crédits basiques. Les deux CD sont rangés l'un sur l'autre dans le boîtier "jewel" à coins ronds, pas plus épais qu'un boîtier "jewel" classique.

** et 1/2


Fear Agent, Intégrale Tome 2 :
Fear Agent, Intégrale Tome 2 :
par Greg Rucka
Edition : Album
Prix : EUR 28,03

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 There Is A Light That Never Goes Out (1), 17 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fear Agent, Intégrale Tome 2 : (Album)
Edition française de 'Fear Agent Library Edition Volume 2', cet épais livre regroupe les 3 derniers trade paperbacks de cette série de comics indé américaine (en VF : 'Fear Agent, Tome 4 : Entreprise de démolition', 'Fear Agent, Tome 5 : Conflit d'égo' et 'Fear Agent, Tome 6 : Dephasé') parus entre 2007 et 2011. Il fait suite à 'Fear Agent : Intégrale 1'. Parue chez Dark House aux USA, la série est pour la France au catalogue de la maison talençaise Akileos.

Cette oeuvre a notamment permis d'ouvrir les portes de la Maison des Idées à ses créateurs Rick REMENDER (né en 1973, scénario) et Tony MOORE (dessins) - assistés par une équipe de quatre dessinateurs et encreurs doués, sans compter les excellents coloristes -, tant ils ont ici administré la preuve d'en avoir beaucoup, d'idées.

Aussi rempli d'action et de rebondissements que le premier, ce second tome continue sa citation d'oeuvres telles que 'La Guerre des Mondes' de H. G. WELLS , ou celles de Samuel CLEMENS (aka Mark TWAIN), mais aussi des "pulps" et autres romans de SF des années 1950. Comme "nos" Pierre CHRISTIN et Jean-Claude MEZIERES dans "Valérian et Laureline", mais de façon moins... corsetée, les auteurs traitent de paradoxes temporels et de mondes parallèles. Comme CHRISTIN et MEZIERES, ils offrent également à admirer une galerie croquignolette d'extraterrestres.

Le héros, le texan Heathrow HUSTON, est le "Fear Agent" du nom de la série. Il a une capacité de résilience et aussi probablement un facteur auto-guérisseur (caché) pour pouvoir encaisser et se remettre de tant de malheurs, de blessures et de manipulations... Il a aussi une idée fixe à laquelle il tient et qui le fait tenir dans toutes ses épreuves.

Mais la série ne traite pas que de suspenses et de malheurs, elle est surtout humoristique et "tongue-in-cheek".

Malgré la rotation des dessinateurs, encreurs et coloristes, on note une grande continuité graphique, signe d'un projet solide et d'une qualité remarquable de ces artistes.

Le recueil est complété par des études, découpages et autres travaux préparatoires des dessinateurs, ainsi que de couvertures alternatives et d'hommages à la série de la part de confrères.

Comme le premier, ce second tome est excellent de bout en bout. Il n'est pas facile de le lâcher...

(1) The Smiths.


Disco
Disco
Prix : EUR 10,01

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Disco Ferveur, 13 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Disco (CD)
Sans aucune prétention à l'exhaustivité, ni même à un caractère "définitif" (au sens anglo-saxon de l'adjectif), ce double CD low-price résulte d'une sélection extraite des catalogues CBS et RCA, principalement des années véritablement "disco" (1976-1979), mais en remontant parfois jusqu'en 1972, à la faveur notamment de plusieurs visites dans le catalogue de Philadephia International Records, ou du hit immarcescible de The Hues Corporation, 'Rock The Boat' (1973), qui préfigurent la vogue "disco music" proprement dite.

Globalement, la sélection comporte donc :

1°) de véritables hits avec 'Boogie Nights' (plus 'boogie' que 'disco'), 'Boogie Wonderland' (encore plus survolté que le 'Enough Is Enough' de Donna Summers), 'Native New Yorker' (rencontre du 'Love's Theme' de Barry White et du Dr. Buzzard pré Kid Creole & the Coconuts), le disco rock 'Instant Replay', 'Shame etc.

2°) des "curiosités" avec le Beach Boy Bruce Johnson, le jazzy soul aux yeux bleus Boz Scaggs, les californiens Toto, le jazzman Idris Muhammad, Sinatra repris à la mode disco par Marlena Shaw...

3°) des trouvailles avec le Dr. Buzzard' Original Savannah Band (plus cha cha cha / swing que disco), le groupe funk culte Brick, la chanson de Curtis Mayfield par Barbara Mason etc.

4°) du bon rembourrage avec les Isley Brothers, ainsi que les déjà citées chansons de la Hues Corporation et de chez P.I.R.

5°) une scie "eurodisco" pas indispensable (Baccara).

Voici la liste complète des titres de des deux CD, courtesy of amazon[dot]co[dot]uk, qui propose aussi l'écoute d'extraits :

Disc 1 :

1. Boogie Nights- Heatwave (3:34)
2. Turn the Beat Around - Vicki Sue Robinson (3:20)
3. Boogie Wonderland - Earth, Wind & Fire with The Emotions (4:46)
4. Shame - Evelyn "Champagne" King (4:30)
5. Native New Yorker (12" Disco Mix) - Odyssey (5:27)
6. Boogie Oogie Oogie - G.Q. (4:09)
7. Phoenix - Aquarian Dream (5:13)
8. Ain't Gonna Hurt Nobody - Brick (3:49)
9. Once I've Been There (Remastered) - Norman Connors (5:43)
10. Pipeline - Bruce Johnston (3:52)
11. Am I Black Enough for You? - Billy Paul (5:14)
12. Baia - Idris Muhammad (4:30)
13. Lowdown (Edit) - Boz Scaggs (3:32)
14. Georgy Porgy (disco version) - Toto feat. Cheryl Lynn (5:05)
15. It Was a Very Good Year / I'm a Foster Child - Marlena Shaw (3:19)
16. Tripping on a Soul Cloud - The Biddu Orchestra (3:58)
17. Dancin' - Grey & Hanks (6:53)
18. Save the Last Dance - Chocolate Milk (3:27)

Disc 2:

1. The Love I Lost - Harold Melvin & The Blue Notes (6:16)
2. TSOP (The Sound Of Philadelphia) - MFSB (3:37)
3. It's a Better Than Good Time - Gladys Knight & The Pips (5:42)
4. Show You the Way to Go - The Jacksons (5:21)
5. Back Stabbers - The O'Jays (3:02)
6. Winner Takes All - The Isley Brothers (4:08)
7. Cherchez la Femme (Remastered) - Dr. Buzzard's Original Savannah Band (5:38)
8. More, More, More - Andrea True Connection (2:57)
9. Yes Sir, I Can Boogie - Baccara (4:25)
10. Rock the Boat - The Hues Corporation (3:04)
11. Instant Replay - Dan Hartman (5:10)
12. Give Me Your Love (Remastered) - Barbara Mason (2:51)
13. When Will I See You Again - The Three Degrees (2:55)
14. Best of My Love (Single Version) - The Emotions (3:31)
15. This Is It - Melba Moore (3:31)
16. Got to Be Real (Single Version) - Cheryl Lynn (3:44)
17. Can't Nobody Love Me Like You Do (12" Disco Version) - General Johnson (5:02)
18. Disco Lady - Johnnie Taylor (4:11)
19. You Samuel - Jona

*** et 1/2 (entre "J'aime" et "J'adore")


Batwoman Vol. 4: This Blood is Thick (The New 52)
Batwoman Vol. 4: This Blood is Thick (The New 52)
par J. H. Williams III
Edition : Relié
Prix : EUR 17,46

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 On ne choisit pas sa famille. Mais choisit-on vraiment ses ami(e)s ?, 12 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Batwoman Vol. 4: This Blood is Thick (The New 52) (Relié)
Ce personnage de 'Batwoman' a devancé de plusieurs mois la relance générale du fonds DC Comics dans le cadre de "The New 52!". En effet, c'est la mini-série 'Batwoman: Elegy', conçue par le scénariste Greg Rucka et le dessinateur J.H. Williams III (2010-2011) qui a défini ce tout nouveau personnage, même si le nom "Batwoman" avait déjà été donné précédemment à d'autres incarnations.

Rucka n'était plus là pour le lancement véritable de la série mensuelle (cf. le recueil 'Batwoman Vol. 1: Hydrology'), mais avec l'aide de W. Haden Blackman pour le scénario, J.H. Williams III a d'abord assumé tant le scénario que les dessins.

Puis Williams III a également sollicité l'appui d'autres dessinateurs, les relativement "débutants" Amy Reeder (55 comic books à ce jour selon comic vine) et Trevor McCarthy (66 comic books à ce jour selon la même source) à partir des n° repris dans 'Batwoman Vol. 2: To Drown the World'.

Après un 'Batwoman Vol. 3: World's Finest)' regroupant des épisodes pour lesquels il revient aux dessins, Williams III lâche de nouveau les pinceaux pour les #18-24 de de 4è tome. Ce sont Trevor McCarthy accompagné de trois encreurs différents qui font les dessins avec un Guy Major aux couleurs. A l'évidence, "ça le fait nettement moins" que l'alliance Willams III et Dave Stewart...

Au plan du scénario, Batwoman a gagné une énorme bataille dans le précédent arc mais le prix de la victoire est qu'elle est le jouet du D.E.O. (Department of Extranormal Operations), un S.H.I.E.L.D. au petit pied conduit par un squelette vivant du nom de... Bones. Et ce Bones en a après l'Homme Chauve-Souris, ce vigilante encombrant aux visées d'autant plus obscures qu'il vient d'y avoir un (nouveau) deuil dans sa famille...

Kate Kane alias Batwoman n'a ni lien familial ni sympathie particulière pour le Batman, mais tout de même un certain respect. Toutefois, Bones propose à Batwoman un marché difficile à refuser, dont l'un des éléments est de démasquer le Sombre Chevalier.

Compte tenu de l'autre partie du marché (la belle couverture de l'ouvrage est une forme de spoiler...), Kate va rassembler sa famille, sa promise et bien au-delà pour tenir son engagement. Cela suffira-t-il, sachant que le D.E.O. relâche de la prison d'Arkham une demi-douzaine de dangereux ennemis de Batman (dont une belle plante et un certain briseur de dos) en guise d'appâts ?

Avec l'aide de Blackman, Williams III conserve la ligne initialement tracée de l'histoire familiale compliquée de Batwoman, mène un suspense relativement prenant et termine ce tome avec un énorme cliffhanger. Mais, avec de précédents volumes, on a été séduit par une alliance scénar' / dessins bien plus bluffante que celle proposée par ce tome.

*** et 1/2


Opus Vol.1
Opus Vol.1
par Satoshi Kon
Edition : Broché
Prix : EUR 13,30

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Opus majeur, 12 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Opus Vol.1 (Broché)
Amazon.fr déploie un dispositif éditorial impressionnant pour cet ouvrage. Condamné à la paraphrase ou au "one-liner", je vais tenter une voie médiane. C'est l'excellent magazine "Zoo" qui m'a conduit à acheter ce livre. Sa chronique évoquait en Satoshi Kon un collaborateur de Katsuhiro Otomo, une mise en abyme du mangaka et de son manga, il devait ajouter un "cœur", signalant pour moi, à l'usage, un achat obligatoire.

Ma pile de livres à lire est presque aussi haute que moi (1 m 89 le matin) mais en extirpant enfin aujourd'hui de cette pile ce livre, à la faveur d'une bonne grasse matinée chèrement acquise, je n'ai pas pu le lâcher avant d'en terminer la lecture.

En matière de mise en abyme, on est dans le territoire de la saga "HP" de Milo Manara, et au plan graphique, on est dans le registre de l'"Akira" de K. Otomo (fan avoué de Moebius). Soit environ ***** des deux côtés.

Il faut ajouter le découpage, la "direction de personnages" ("characterization") et la gestion du suspense.

J'ai marché à fond et je cours acheter la suite.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 16, 2014 7:49 PM MEST


Clap 'N' Hustle
Clap 'N' Hustle
Prix : EUR 13,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Groovy kind of Hip Hop, 11 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Clap 'N' Hustle (CD)
Selon la biographie donnée par son très bon label français Favorite Recordings, Trevor & Lisa est une formation créée en 2005 à Paris (France) par Sébastien Despicht (guitares, talk box) et Mikael Prignot (programmations). Rejoint par la suite par le claviériste Stéphane Ugolini, le groupe Trevor & Lisa a mis son talent au service d'autres en tant que backing band, a donné ses propres concerts, a publié deux singles puis ce premier album en 2013.

Clairement rattachables à l'actuelle vogue "breakbeat" (recyclage pour les pistes de danse, post "Big Beat" à la Fatboy Slim, de titres R&B des sixties et blaxploitation des seventies), Trevor & Lisa se distingue par un intérêt particulier pour la musique pré hip hop des années 1970 (1), qu'en octet incluant une section cuivres il fait revivre de manière organique - sans pourtant s'interdire les samples -, au travers de compositions originales mais très référencées.

A défaut d'être "original", ce disque efficace est très bien conçu et interprété, sans faiblesse aucune, et n'a rien à envier à la production contemporaine des homologues anglo-saxons saisis de la même nostalgie.

(1) On pense notamment au disque 'Bongo Rock' et à ses différents avatars et recyclages.


Candi/Young Hearts Run Free
Candi/Young Hearts Run Free
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 (Feeling like) a natural woman, 10 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Candi/Young Hearts Run Free (CD)
Candy Staton est une chanteuse étatsunienne, attachante, à mon sens insuffisamment connue et reconnue, dont la vie personnelle n'a pas été des plus joyeuses. Elle mène depuis 1959 une carrière digne, tant dans le domaine du gospel que dans celui des musiques noires séculaires, en s'efforçant de rendre à chaque nouvel enregistrement une copie à la fois propre et soulful.

De 1968 à 1974, elle est devenue trentenaire en enregistrant pour Rick Hall, le patron de FAME Records à Muscle Schoals, Alabama. On peut trouver la totalité des enregistrements phares de Candi Staton pour ce label grâce au double CD publié par Kent Records en 2011, 'Evidence: The Complete Fame Records Masters'.

Sur le point de fermer sa maison de disques, Rick Hall se débrouille à trouver un nouveau contrat pour Candi, en l'occurrence chez Warner Bros., et reste là, avec toute son équipe et son studio pour produire le premier album de ce nouveau contrat, 'Candi' (1974).

Ce disque, intégralement repris dans le premier des deux CD de cette compilation "twofer", est une forme de résumé de la carrière de Candi Staton pour Fame Records, avec aussi quelques tentatives d'acclimatation à l'exposition offerte par une maison internationale.

'Here I Am Again', ballade douloureuse appuyée par des choeurs, est pour Candi Staton une sorte carte de visite. 'Your Opening Night', également une ballade, reçoit toutefois des arrangements plus "easy pop". 'A Little Taste Of Love', en revanche, commence sur un mode quasi "afro beat" (rythmique et riff des cuivres) avant de s'installer dans un groove funky soul relevé d'une "funky guitar". Introduite par des guitares, 'Going Through The Motions' revient au mode "ballade", dans un climat "easy soul" associant piano électrique et violons. 'Stop And Smell The Roses' est une chanson sur le mode "uplifting soul", avec un arrangement innovant de la batterie et des choeurs. 'We Can Work It Out' n'est pas la chanson des Beatles mais une ballade "esay soul" dont les arrangements lorgnent vers ceux des chansons Bacharach/David interprétées par Dionne Warwick. Mais Candi a une voix trop "bluesy soul" pour que le subterfuge fonctionne totalement ! 'As Long As He Takes Care Of Home' est une ballade bluesy, avec riff de guitare, et aussi groovy avec ses percussions et son piano électrique. 'But I Do', nouvelle ballade "douloureuse" s'appuie sur un piano électrique et des choeurs. 'Can't Stop Being Your Fool', chanson soul mid-tempo, reste dans le "type-casting" traditionnel de Candi, victime de l'amour. Genre, les hommes ne valent pas grand-chose mais il faut bien faire avec et tant qu'on en tient un... 'Clean Up America' est une ballade blues qui ajoute la corde ouvertement "politique" au CV de Candi. 'Six Nights And A Day' est un titre funk-soul-blues bien dans la signature des studios Fame. Le "bonus track" 'As Long As He Takes Care Of Home (Without Rap)' n'apporte rien de très indispensable (le "rap", c'est en réalité un "ad lib" final - "too black, too strong" ? - de Candi).

Le second CD de cet album, 'Young Hearts Run Free', nous projette en 1976, un autre monde totalement. Exit Rick Hall etc., car Warner entend jouer à fond la carte de la musique disco. Candi s'adapte.

'Run To Me' est une belle entame "disco" classieuse avec violons mais sans trop de matière grasse. 'Destiny' provient du même moule. 'What A Feeling' est un slow, avec un long passage parlé. 'You Bet Your Sweet Sweet Love' faisait la clôture de la Face A du disque vinyle, en l'occurrence selon le mode "soul ballade". 'Young Hearts Run Free' est le principal "disco hit" du disque, avec un refrain que l'on peut voir revenir sur nos lèvres au moment de la douche. Candy est particulièrement à son avantage. 'Living For You' est une ballade soul mais aussi un peu "easy listening". 'Summer Time With You' bénéficie d'un rythme disco uptempo, "uplifting". 'I Know' itou.

Les "extras" offrent la version 7" de 'Young Hearts Run Free', une version longue de 'Run To Me' et deux mixes spéciaux "pistes de danse" de John Morales, en 1986, du hit 'Young Hearts Run Free'.

Un livret de grande qualité expose la genèse des deux albums originaux, non sans donner également une biographie de Candi, avant et après lesdits LPs. Encore un très bon résultat de la coopération des américains de Rhino Records et des britanniques d'Edsel Records. Ils ne se sont arrêtés en si bon chemin et nous ont donné la suite avec 'Music Speaks Louder Than Words & House Of Love'.


Rise & Fall of the Clash
Rise & Fall of the Clash
DVD ~ Rise & Fall of the Clash
Prix : EUR 13,25

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 1/5è de "Rise", 4/5è de "Fall", 9 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rise & Fall of the Clash (DVD)
La filmographie du Clash comporte à peine plus d'une demi-douzaine de références officielles, et plusieurs partagent les mêmes images. Ceci, curieusement pour un groupe qui a tant fait attention à son "look" et a laissé tant de photographies "iconiques" (cf. Pennie Smith, Bob Gruen etc.)...

Dans ce contexte, que nous apporte ce film "direct-to-DVD" millésimé 2012 ? Essentiellement, le côté "sombre" de la force du Clash, et en particulier le naufrage du groupe, deux aspects plutôt soigneusement évités ou vite expédiés dans les autres productions.

Le film apporte aussi un ensemble de témoignages de valeur, intéressants. Pearl Harbour parle en véritable "clashologue" qu'elle a toute qualité pour être. Copain du frontman principal du Clash, Joe Strummer (1952-2002), Tyman Dogg livre quelques sentences pénétrantes. Kris Needs s'exprime également avec pertinence et l'on constate que sa trogne se "johnnycashise" de plus en plus. Parmi les membres du Clash de référence encore vivants, seul Mick Jones apparaît à l'écran dans des prises récentes. On entend et voit bien d'autres personnes de l'entourage plus ou moins proche (les collègues Viv Albertine - pimpante - et Vic Goddard - moins... pimpant -, deux biographes, un roadie, deux Blockheads...) dans des tournages propres au film. Des enregistrements plus anciens, "voix off" ou en images, sont aussi utilisés (Strummer, Simonon, Rhodes...).

Mais, surtout, on "découvre" en interviews récentes, Pete Howard (batteur après le second passage de Terry Chimes), et les DEUX guitaristes qui ont, euh, "remplacé" Mick Jones : l'ex-Cortinas Nick Sheppard et un Vince White franchement inquiétant. Tous trois racontent leur expérience de membres du Clash entre la fin 1983 et 1985.

Ce film est un procès en règle du manager Bernie Rhodes, de son rôle positif/négatif et de toute manière envahissant dans la dynamique du groupe. Le film souligne aussi la faiblesse, trop souvent, de Joe Strummer face à Rhodes et à des réalités auxquelles le groupe s'affronte. Le film souligne aussi le rôle immense de Topper Headon dans le décollage musical et commercial du Clash et le peu de crédit que cela lui a apporté à l'heure où il avait crucialement besoin d'aide.

Autant que possible, les intervenants - contradictoires - donnent leur point de vue et il en ressort le portrait d'un groupe en tension permanente, d'où sa créativité effarante mais aussi ses contradictions et la complexité pour lui de tenir le rythme et les attentes énormes ! The Clash, c'est vraiment le dernier "gang" de la ville. Dans le rock, il n'y a ensuite que Nirvana qui a approché ce degré de pression.

En vrai groupe de rock, le Clash a assumé de jouer de manière très exposée un rôle très dangereux que peu d'artistes sont en capacité de supporter.

Pour nous présenter tout cela, le film reprend tout de même beaucoup d'images déjà vues. Celles tournées ou mises en forme par Don Letts, notamment. Mais on voit aussi - furtivement - le Clash jouer 'Armagideon Time' sur scène et en public avec Pete Howard à la batterie. On aperçoit également la version Strummer-Simonon-Howard-Sheppard-White jouer 'Junco Partner' en public...

On voit, de façon fugace, Strummer et Jones ensemble sur scène pour la première fois depuis longtemps et - hélas - la dernière, quelques semaines avant la mort de Strummer.

Il y a des représentations du groupe en aquarelles signées du regretté Ray Lowry (1944-2008). On voit une R16 avec une plaque minéralogique britannique "CLA5H" : cool!

Le tout est monté "au cordeau".

Il n'y a pas de bonuses. Le livret propose 12 pages de photographies.

Last but not least, le détail qui tue : le sous-titrage en français est une VERITABLE HONTE : un ensemble de contre-sens et de fautes d'orthographe calamiteuses tout au long du visionnage... Heureusement, on peut programmer une projection sans...
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