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Contenu rédigé par Stan FREDO
Classement des meilleurs critiques: 193
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Pistouvi  - tome 0 - Pays des grands oiseaux (Le)
Pistouvi - tome 0 - Pays des grands oiseaux (Le)
par Bertrand Gatignol
Edition : Album
Prix : EUR 14,99

4.0 étoiles sur 5 Voici venir l'âge de raison ?, 25 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pistouvi - tome 0 - Pays des grands oiseaux (Le) (Album)
Cet ouvrage est la réédition de celui-ci, publié initialement en 2011, et qui a donné lieu par la suite (2012) à une parution en deux tomes sous le nom générique de 'Jeanne', cf. T1 et T2. Tandis que ces deux derniers se présentent sous la forme d'albums en couleurs et au format "franco-belge", 'Pistouvi' est d'une taille légèrement inférieure à celle des trade paperbacks étatsuniens, en noir et blanc avec une trame grisée, le tout évoquant les mangas. Certaines cases sont moins facilement déchiffrables, peut-être du fait de l'absence de couleurs mais aussi des choix de cadrage étonnant du dessinateur Gatignol. Le dessin est en revanche très clair.
Jeanne est une petite fille blonde qui a 6 ou 7 ans. Pistouvi est un jeune renard qui parle et se comporte d'une manière générale comme un chenapan âgé de 5 ans environ. Tous deux vivent seuls dans une grande cabane en bois fixée en hauteur sur un très grand arbre qui lui même domine une immense plaine. Les deux autres personnages sont d'une part un géant hirsute et bougon qui roule dans la plaine juché sur un vieux tracteur. On s'aperçoit au bout d'un moment que le géant et le tracteur ne font qu'un, comme une forme modernisée de centaure. Il y a aussi une sorte de fée, un vent qui se transforme en belle jeune femme blonde aux cheveux aussi longs que ceux de Medusa, les Inhumains de Jack Kirby et Stan Lee. Cette fée paraît garder un oeil protecteur sur les Jeanne et Pistouvi qui pour le reste sont livrées à eux-mêmes. Il y a aussi des oiseaux, de toutes tailles y compris des géants, que Pistouvi tente d'assommer avec son lance-pierres et que Jeanne éloigne avec la musique d'un étrange instrument qu'elle porte autour du cou. On apprend à mieux connaître les personnages au travers de 10 chapitres, de taille très variée, qui relatent des scènes qui prennent place dans trois ou quatre saisons, jusqu'à l'épreuve finale.
Merwan et Gatignol installent un monde qui évoque le merveilleux que les enfants peuvent imaginer ou bien recomposer à partir de la réalité telle qu'ils la perçoivent. L'ensemble est d'une originalité certaine et déploie une véritable séduction.


Under Pompelmo -Ltd-
Under Pompelmo -Ltd-
Proposé par Les Livres du Château
Prix : EUR 72,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Kitschy kitschy aïe aïe y aïe, 24 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Under Pompelmo -Ltd- (Album vinyle)
Giuliano Sorgini est un compositeur et pianiste / organiste italien, à la carrière discographique bien remplie, et ceci est la réédition d'un LP de 1973 dont l'illustration de pochette évoque un certain psychédélisme pop des années juste précédentes. Bingo, c'est bien de ce type de musique, instrumentale, dont il s'agit.

'Under Pompelmo' (16:50) prend toute la première face, mobilisant orgue et guitares - dont une du genre "fuzz" -, pour jouer un riff en solo ou à l'unisson, posé sur un rythme syncopé, installant ainsi un groove plus "Sixties" que "Seventies", interrompu à l'orée du dernier tiers temps par un solo de batterie qui ne dévastera pas les classements de ce type d'épreuve.

'Echos From Canyon' (2:41) offre une pop à la fois uptempo et upbeat, avec une basse tendue très "Sixties" et un solo de fuzz guitar. 'To Rebound' (3:00) déploie un tatapoum afin de soutenir une guitare twangy puis une guitare wah wah, à l'aide également d'une basse sinusoïdale. 'Wandering Man' (3:12), un des titres préférés de l'album si j'en crois tel site Internet de streaming, donne dans la syncope funky, avec riff de guitare en boucle et solo d'orgue. 'When I See You' (3:08) offre le répit très Sixties-Seventies d'un slow, avant de boucler l'affaire avec un rock alternant rythmes moyen et rapide, porté par un riff de guitare : 'Honda' (3:07).

De très bonne facture et plutôt "culte" en matière de groove, l'ensemble n'en relève pas moins de la bibliothèque musicale et autres musiques incidentes. Ce pressage est de très bonne qualité, le vinyle est épais sans excès. Attention néanmoins à ne pas le payer trop cher !


Watertown
Watertown
par Jean-Claude Götting
Edition : Album
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Enquêter, est-ce bien ajouter B à A, puis C à B etc. ?, 23 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Watertown (Album)
Soyons honnêtes : si mon libraire ne me l'avait pas quasiment fourré dans les mains, je n'aurais jamais acheté cet album. Tout simplement parce que je ne suis pas fana des illustrateurs BDéastes. Et, clairement, nous avons affaire ici à un album de BD réalisé par un illustrateur. Mais l'histoire, par ailleurs solide, autorise le parti pris du graphisme un peu statique (pas trop) et artistique (beaucoup), au plan des couleurs (du bleu-gris et un jaune, qui peuvent à l'occasion se combiner pour produire un vert) et du trait, épais autour des choses et personnages ainsi que de l'aspect "gravure" des dessins. Le scénario met en avant un album de photographies, et il est vrai que cet album lui-même évoque un recueil de photographies. Pas dans sa présentation, mais dans la composition et le séquençage des cases.
Il n'y a pas d'action. Le personnage principal, qui est le narrateur, figure en couverture. Philip Whiting a tout l'air d'un modeste employé administratif des années 1940-1950, ce qu'il est, à Watertown (Massachusetts) plus de 30 000 habitants en 2010 mais bien moins alors. Le rituel quotidien de ce célibataire probablement quadragénaire est bouleversé par le décès d'un patron de pâtisserie locale où il avait ses habitudes et le départ concomitant - voire la disparition mystérieuse - de son employée, Maggie Laeger. Whiting se met à gamberger, et ce d'autant plus que fortuitement, deux ans plus tard, il tombera à Stockbridge (autre "bled" du Massachusetts) sur le sosie de Maggie, appelé Marie et tenant un magasin d'antiquités. S'en suit un début d'obsession de la part de Whiting, et une enquête avec ses moyens de terne employé d'assurance, qui vont lui permettre d'aboutir à d'autres décès et une disparition mystérieux. L'hypothèse composée par Mr. Whiting correspond-elle à la réalité de ce qui s'est passé ? Le terme de la lecture de ce véritable "roman graphique" d''environ 80 pages, divisées en 7 chapitres, va nous l'apprendre.
La leçon, universelle, de cette histoire est que lorsqu'une chose d'importance nous est mystérieuse, extraordinaire, il nous faut absolument l'expliquer. Même si le mystère nous échappe compte tenu de notre faible formation scientifique ou professionnelle en la matière ou bien du caractère particulièrement compliqué du mystère. Ceci peut nous causer grand tort, comme l'actualité se charge tous les jours de nous le rappeler en ce XXIè siècle riche en fondamentalismes (extrémismes, fanatismes etc.) de tous acabits et en diverses thèses du complot.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 24, 2016 10:30 PM MEST


Is This Soul?
Is This Soul?
Prix : EUR 25,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La réponse est : "oui" !, 22 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Is This Soul? (Album vinyle)
Rocafort Records est un label indépendant installé à Barcelone (Catalogne), orienté "cratedigging" option "groove", qui a publié son premier disque en 2013 (un 45t, what else?).
Au rayon LP, nous nous sommes intéressés déjà à la 2è référence de cette bonne maison, 'The Nitty Gritty Sextet', publié l'an dernier. En remontant dans le temps, on tombe sur le 1er LP des Slingshots, sorti originellement au début de l'automne 2014.
De Barcelone également, cet octet (1) fait dans la soul et le funk de la seconde moitié des années 1960 et un peu au-delà, et doit une bonne partie de sa spécificité au fait qu'il accorde une large place à ses deux "souffleurs".
'Is This Soul?' (3:12) donne le ton funky soul en grande formation de l'ensemble du disque. 'That Just Ain't Right' (2:58) est plutôt uptempo dans l'intro et au refrain mais plus calme pour les couplets. Avec une introduction confiée aux cuivres, 'Feel The Shots' (2:36) est plus "funk". 'Back For Nothing' (3:10) est un instrumental funky soul, downtempo, qui fait à nouveau la part belle aux cuivres. 'The Boss' (3:30) place l'acent sur la funky guitar et l'orgue avant que les cuivres ne prennent leur position sur un rythme moyen à la James Brown. 'For Somebody Else' (2:46) est monté sur un tatapoum R&B / pop uptempo millésimé "début des Sixties", avec solo de saxophone inclus.
'Little Big Men' (4:39) adopte une syncope "breakbeat" uptempo,avec orgue et cuivres en avant sur une rythmique de fer sur laquelle s'envole un solo de trompette. Un moment plus calme s'ensuit, avec trompette bouchée, avnt le retour de la rythmique du début. 'Chasing Paquito' (2:09) est un instrumental funky soul plutôt uptempo. 'She Ain't Got No Soul' (3:13), qui a eu l'honneur d'un clip vidéo, repose sur une syncope funk à la James Brown et s'offre un duo de solo orgue / saxophone. Midtempo funk, 'Dirt On The Groove' (3:35) est le dernier instru du disque et fait une place à la guitare, entre cuivres et orgue, au moment des soli. Pour conclure, les cuivres impriment leur riff sur 'Dog Hair' (4:57) et dictent une rythmique syncopée très "New Orleans", soulignée par les percussions. Le final offre quelques soli de lapart des cuivres.
Roger "Fullosoul" chante d'une "gruff voice" et avec un timbre qui ne feront oublier aucun soulman de premier plan dans la période révérée mais il s'acquitte modestement et parfaitement de son rôle de frontman de l'ensemble.
Il s'agit globalement d'un disque de bonne tenue, ce qui en fait une très bonne carte de visite pour les DJs, les tourneurs et les salles spécialisées dans le vintage R&B. Un code permet le téléchargement du disque en MP3 (pas essayé).

(1) Aleix "Sinteman" (claviers et chant), Albert Greenlight (guitare), Roger "Fullosoul" (chant), Eduardo Neto (batterie), Fran Palmero (basse), Sergi Franch (saxophone), Marc Mena (trompette) et Jordi Casas Abollo (percussions).


Pogo: Bona Fide Balderdash
Pogo: Bona Fide Balderdash
par Walt Kelly
Edition : Relié
Prix : EUR 37,06

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Les USA en microcosme, 21 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pogo: Bona Fide Balderdash (Relié)
Pogo est un personnage de comic books et une série de comic strips vénérés aux USA et la maison d'édition étatsunienne a lancé il y a quelques années une intégrale des comic strips tandis que la maison Hermes Press se charge de celle des comic books. Après le premier tome, je poursuis ici la lecture de l'intégrale des strips quotidiens (sans couleurs) et des pages du dimanche (en couleurs), avec les années 1951 et 1952.
Ce 2è tome est présenté avec le même soin que le précédent : une couverture épaisse, une "dust cover", un beau papier, une solide reliure, une table des matières détaillée, d'excellents scans des strips et planches du dimanche récupérées aux meilleures sources disponibles, des notes sur presque chaque strip ou planche soulignant des détails ou allusions qui auraient pu échapper au lecteur étatsunien. Des dessins inédits illustrent les parties "textes" (****1/2 pour la forme).
Les strips et planches mobilisent une belle trentaine de personnages animaliers dans un marais que l'on imagine en Louisiane, et qui s'expriment quasiment tous de manière plutôt volubile pour ne pas dire bavarde pour beaucoup d'entre eux, dans un mélange de patois de la partie Sud des états-unis et d'anglais fâché avec l'orthographe, la grammaire et la conjugaison. D'où une invention lexicale et linguistique permanente que l'on imagine bidonnante pour les lecteurs américains du début des années 1950 mais qui se révèle plutôt ardue pour un lecteur français de la fin du premier 1/6è du XXIè siècle.
Les aventures relèvent toutes du complet délire et même du coq-à-l'âne sans aucun sens apparent mais avec un substrat très réel comme par exemple celui d'une campagne électorale pour la présidence des USA, en effet miroir de celle qui se produisait réellement à l'époque. Il peut y avoir aussi des réflexions sérieuses au détour d'une case. Comme celle-ci, très actuelle, dans laquelle un personnage répond à un autre, qui se plaint des immigrants et se prétend américain ("natural born") et se voit répondre par un autre personnage que les seuls vrais américains sont les Indiens.
Walt Kelly est un remarquable dessinateur, qui excelle dans le design et la représentation de ses personnages, que l'on prend en affection malgré la complexité de la lecture, qu'il s'agisse de Pogo l'oppossum, d'Albert l'aligator, de Churchy La Femme la tortue et de ces personnages que Kelly sort à intervalles réguliers de son chapeau afin d'animer une série de strips : un tigre, un chiot, un ours etc. (****1/2 sur ce point)
Plus que la plupart des comic strips, Pogo vise la vie de la société des USA, ses codes, ses us et coutumes, son histoire et ses traditions. Les français sont à la peine pour - comme le veut un mot à la mode dans la presse française depuis quelques années - "décrypter" de nombreux messages de cette série, dont le sens est rendu d'autant plus mystérieux que le temps a passé (***, "J'aime", pour qui comme moi ne dispose pas du bagage nécessaire pour ce décodage), même si le message essentiel et toujours actuel est celui du vivre ensemble malgré les différences.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 22, 2016 9:20 PM MEST


Six By Seven
Six By Seven
Prix : EUR 19,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Song Sang Red, 20 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Six By Seven (Album vinyle)
Six. By Seven est un groupe britannique fondé à Nottingham en 1996, à partir d'un collectif qui se produisait déjà depuis quelques années sous un autre nom. Le chanteur et guitariste Chris Olley reste le seul des membres originaux à être resté dans toutes les formations qui ont suivi jusqu'à aujourd'hui.

Le groupe a publié son premier single, 'European Me', en 1997, suscitant des articles de presse élogieux et séduisant avec une forme plutôt originale de rock new wave post-grunge un public lassé des premiers excès de la Brit-Pop. Le 1er LP, 'The Things We Make', très attendu de ce fait, n'a pas déçu et les enregistrements chez John Peel et les tournées ont pu s'enchaîner. Six. By Seven a pu sortir 3 des 5 albums pour lesquels il avait été signé, mais après le 3è LP, faute de confirmation d'un vrai succès populaire, il s'est retrouvé au début de ce siècle confiné dans le monde de l'auto-production. Six. By Seven a fini par se séparer fin 2008 après la publication de diverses compilations, ainsi que de disques "live" et studio. La reformation intervient en 2013 avec un nouvel album studio, 'Klub Mix! 33'.

Le disque de ce commentaire est le deuxième du groupe depuis la reformation, et il a été publié à l'occasion du RSD 2016, uniquement sous forme vinylique et à 500 exemplaires seulement. Curieusement, le groupe paraît revendiquer l'étiquette "cosmic / krautrock" pour ce disque sans titre, composé de 6 chansons, dont aucune d'une durée inférieure à 5 minutes. Selon nous, ce n'est pas l'étiquette qui convient.

Pour l'inaugural 'One Day The Tuesday Will Come' (5:50), le rythme se fait breakbeat, le riff de guitare électrique répétitif et le procédé consiste à empiler les couches de guitares jusqu'à la fin, non sans caser un solo de guitare électrique dans la seconde moitié. 'The Ballad Of Being Lost' (6:48) s'ouvre sur une boucle électronique composée sur un clavier, suivie d'une batterie analogique jouant un rythme syncopé, la voix se faisant parler/chanter sur une rythmique en boucle. Un solo de guitare électrique fait son apparition dans la seconde moitié. 'Never Go Back' (5:52) s'ouvre sur un riff de guitare fuzz, la batterie cogne en breakbeat, la voix donne de nouveau dans le parler / chanter et un solo de guitare (voir ci-dessus).

'Stutter' (7:25) est un instrumental qui commence comme un morceau de musique techno, avec boucle électronique mélodique et kickdrum plutôt uptempo sur lesquels se posent diverses boucles à visée lysergique. 'Cruel Affair' (5:06) débute également avec une boucle électronique mais le rythme est cette fois légèrement syncopé et garde un rythme moyen. La rythmique se fait discrète tandis que le solo de guitare donne dans la distorsion et que le chant se opare de reverb. 'Orbit (Get Out Of The Way)' (6:02) conclu le propos sur un breakbeat répétitif, un son de bourdon et un orgue pour le dernier quart, avec un effet insistant, flippé et pour tout dire inquiétant.

La musique, par moment, fait penser à du Suicide organique. Cf. aussi la pochette sanguinolente sur fond blanc du premier LP du séminal duo de la Grosse Pomme. Il rappelle aussi le Six. By Seven des débuts, en plus "expérimental" peut-être. Mais il ne s'agit sûrement pas de kosmische rock ou de kraut rock ! ***1/2


Billy Bat T18
Billy Bat T18
par Takashi Nagasaki
Edition : Broché
Prix : EUR 8,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Chauve-souris puisque c'est grave, 19 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Billy Bat T18 (Broché)
Nous y voici enfin, au dénouement de cette série concoctée par Naoki URASAWA avec la complicité de Takashi NAGASAKi pour le scénario. Il faut bien entendu avoir lu les 141 précédents épisodes pour se repérer dans l'écheveau dont ce 18è tome donne à voir le résultat final. Aux novices, nous dirons que l'ensemble du mystère tourne autour d'un personnage de comic book du nom de Billy Bat, qui a connu 5 dessinateurs successifs aux XXè et XXIè siècles mais qui fait en réalité référence à une mystérieuse apparition qui se manifeste depuis - une visite dans une grotte au Pays Basque va le montrer - 50 000 ans aux hommes (et femmes), ou en tout cas à certains d'entre eux, à qui elle délivre des messages abscons et obsessifs.
Dans ce tome, qui alterne entre 2002 et 2015, Timmy SANADA, le dernier dessinateur en date de Billy Bat, prend en main en 2015 le contrôle du Groupe CULKIN Entreprises qui a les droits sur le personnage et met dehors l'héritière Audrey CULKIN, ne lui laissant que les droits d'édition des albums en papier et se réservant tout le reste (parcs d'attraction - il s'en ouvre à Pékin, à Moscou etc. -, e-books, dessins animés etc.).
En 2002, une équipe menée par le chef du Comité d'études historiques de Billy Bat mène la course contre l'équipe de Kevin YAMAGATA (le dessinateur n° 4), YAMASHITA, Jackie et sa fille pour retrouver la trace de Kevin GOODMAN (le dessinateur n° 3) et, dans le cas du Comité, le point précis signalé par un antique rouleau de papier. On fait aussi la connaissance de Fuji PONTARO, totalement négligé jusqu'à présent.
La fin de l'histoire nous conduira en 2015 jusque dans des camps de réfugiés en Syrie et dans un désert que l'on imagine Malien, tenu par des terroristes, pour un dénouement plutôt tragique en ce qui concerne certains personnages et en forme de prophétie politico-économique s'agissant de Billy Bat... Je n'en dis pas plus pour ne pas "spoiler". Est-il utile d'ajouter qu'un fort parfum de "Tout ça pour ça" accompagne cette fin ? ***1/2
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 23, 2016 9:16 PM MEST


The Scientists (Reissue +MP3)
The Scientists (Reissue +MP3)
Prix : EUR 31,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La science, je n'aime pas, mais ça j'aime bien !, 18 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Scientists (Reissue +MP3) (Album vinyle)
Les Scientists sont un groupe de Perth (Australie), fondé en 1978, dont cet album éponyme, initialement publié en 1981, est ici réédité par Numero Group, un admirable label de Chicago (Illinois) fondé en 2003, qui réalise de manière soignée des rééditions et des compilations de R&B et de rock indé.

Pour ce disque, qui est leur pemier LP, les Scientists sont un trio formé du frontman Kim Salmon (guitare et chant), Ian Sharples (basse et chant) et James Baker (batterie).

Lo-fi, la musique de ce disque est historiquement "post-punk" mais en vérité sonne comme de jeunes groupes rock étatsuniens des années 1976-77 (Tom Petty & the Heartbreakers), particulièrement pour la Face 1. La Face 2 joue plus "punk", notamment avec le 'Teenage Dreamer' d'ouverture dont les paroles sont au diapason de l'inspiration musicale. 'That Girl' est une parenthèse plus pop-rock, avec aussi 'Larry' qui pourrait presque évoquer les Buzzcocks. 'Another Sunday' est probablement la sélection la plus "post-punk" du disque, et en tout cas la plus lente.

Plus avant dans les années 1980, la musique des Scientists se radicalisera en une forme nouvelle mais basique de "heavy-psych" (cf. le 4 titres 'Demolition Derby'), mais là, la préoccupation, post-punk ou pas, reste mélodique.

La pochette est costaude, le vinyle noir est épais, le pressage est irréprochable et un code est joint pour télécharger l'ensemble en MP3 (pas essayé).


Gotham Academy Vol. 2: Calamity
Gotham Academy Vol. 2: Calamity
par Brenden Fletcher
Edition : Broché
Prix : EUR 13,87

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Plan-plan, 17 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gotham Academy Vol. 2: Calamity (Broché)
On avait bien aimé le premier tome de cette série mais cette suite est beaucoup moins réussie. Il s'agit rappelons-le d'une institution éducative de la ville de Gotham, évidemment gothique et inquiétante en diable, qui accueille des jeunes placés par Batman / Bruce Wayne. Dans le précédent tome, une petite équipe de jeunes s'est soudée au travers notamment d'une enquête sur un mystère de la Gotham Academy. Il y a Olive Silverlock, une jeune fille partiellement amnésique, au centre de ce 2è tome, qui est la fille d'une ancienne pensionnaire d'Arkham Asylum du nom de Calamity. Il y a Maps Mizoguchi, l'amie d'Olive, soeur de son grand frère Kyle Mizoguchi, qui aime Olive mais cette dernière s'intéresse plutôt à Tristan. Il y a aussi Pomeline Fritch qui a intégré le groupe après avoir été méchante.
Le premier (court) chapitre est un poème de la plume de Maps Mizoguchi, illustré par Mingjue Helen Chen dans un style cartoony, peint, très sympa, qui a pour vertu presque unique de nous remémorer/présenter les principaux protagonistes. Le chapitre suivant est également dessiné par Mingjue Helen Chen, il lie étroitement le sort de Maps à celui de... Damian Wayne, de bref passage à Gotham Academy. Je trouve que la mise en image, avec de petites cases et de fréquents gros plans sur les visages, n'est pas très lisible, elle masque notamment les décors et changements de décors.
Les 5 chapitres qui suivent sont dessinés par Karl Kerschl, également dans un style cartoony, comme s'il s'agissait d'images extraites d'un dessin animé. Les décors sont peints et les personnages sont clairement détourés par un fin trait noir. Kyle fait une découverte inquiétante relative à la transformation de Tristan et veut protéger Olive. Las, cette dernière en pince pour Tristan... Et c'est Tristan qui est victime d'une agression... par un loup ? Les jeunes gens mènent l'enquête et découvrent le pot aux roses grâce à l'un d'entre eux qui a un laboratoire dans un vieille caravane...
Le dernier arc concerne Olive et sa maman, ou plutôt le fantôme de sa maman ou bien un(e) imposteur ? Pour le déterminer, les jeunes s'enrôlent dans le théâtre "hanté" de la Gotham Academy et jouent du Shakespeare.
Certes, cette série s'adresse à de jeunes enfants, lecteurs de Harry Potter et pas à quelqu'un de mon âge. Mais c'est là mon principal grief : ce tome ne fait pas le "crossover" comme son prédécesseur le réussissait. Il aligne des monstres et des clichés ou situations maintes fois observés, oubliant totalement que ces enfants sont des élèves (il n'y a plus de cours sauf au début de second chapitre) parmi d'autres (on ne les voit quasiment pas, les autres), et oubliant même le temps qui passe... C'est tout le temps la nuit. Il n'y a pas de couvre-feu pour ces enfants ? Bref, s'ils restent sympathiques, les jeunes personnages vivent des aventures qui tournent à vide tant elles paraissent artificielles et désincarnées malgré les références à des interrogations et craintes fondamentales bien de l'âge des héros : en quoi est-ce que je vais me transformer en devenant ado ? Est-ce que je vais hériter du caractère, des défauts ou des qualités de mes parents ? Est-ce que je leur ressemble vraiment ? **1/2.


Live at Third Man
Live at Third Man
Prix : EUR 20,12

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 En l'absence du 3è homme, ils ne se la racontent pas, 16 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live at Third Man (Album vinyle)
Inaugurée en 2010, la série "Live At Third Man" a été crée par Jack White afin de publier, sans chichi ni overdub, des concerts enregistrés en directet en public dans ses installations de Nashville (Tennessee). Il y a une quarantaine de références aujourd'hui, avec principalement des groupes et artistes de la scène rock indépendante étatsunienne, mais le spectre musical est assez large pour inclure Jack Johnson et Alabama Shakes.

Ce disque vinylique réédite une première publication millésimée 2010 d'un concert enregistré le 17 avril 2010, à l'occasion du Record Store Day, par un quatuor incluant deux membres officiels des Raconteurs, Brendan Benson et Patrick Keeler qui, en l'absence de leur guitariste Jack White mais avec le concours de Mark Watrous et Andrew Higle, livrent un set composé de chansons extraites des deux premiers (et deux seuls à ce jour) albums studio du groupe des Raconteurs. Voici la setlist :

'The Switch And The Spur' (3:45, extrait de 'Consolers of the Lonely', 2008)
'Together' (4:41, 'Broken Boy Soldiers', 2005)
'Many Shades Of Black' (4:54, 'Consolers Of The Lonely')
'Yellow Sun' (2:20, 'Broken Boy Soldiers')
'Steady As She Goes' (5:40, 'Broken Boy Soldiers')
'You Don't Understand Me' (6:00, 'Consolers Of The Lonely')
'Old Enough' (3:55, 'Consolers Of The Lonely')
'Hands' (5:54, 'Broken Boy Soldiers')

Comme la plupart des albums de la série "Live At Third Man" qu'il m'a été donné d'écouter, l'ambiance est détendue mais pas relâchée, les musiciens assurant sans fausse note et sans larsen. Le son est celui des meilleurs "bootlegs" compte tenu des équipements analogiques de Third Man Records et de l'absence de retouillage en studio.

'The Switch And The Spur' et un instrumental "progressif" à plus d'un titre et qui inclut une scie musicale. 'Together' est une ballade rock toute simple mais séduisante et incluant un orgue. 'Many Shades Of Black' est un slow qui est un des titres les plus appréciés des Raconteurs.
'Yellow Sun' est une pop song qui laisse rapidement place au principal hit des Raconteurs, le très pop-rock 'Steady As She Goes'.

'You Don't Understand Me' est une ballade au long cours (6:00), suivi d'un 'Old Enough' aux aspects prog folk-rock (violon et orgue) et le conclusif 'Hands', ouvert par un riff de guitare bien marqué, est un rock au tempo moyen avec un final boogie-blues.

Au total, le quatuor offre un "feel good" concert à un public de connaisseurs tout acquis mais exigeants et cette captation utile autant qu'agréable rend totalement hommage à ces musiciens qui sont loin d'être des faire-valoirs.


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