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Contenu rédigé par Stan FREDO
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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Petite Voleuse
Petite Voleuse
par Michael Cho
Edition : Broché
Prix : EUR 14,95

5.0 étoiles sur 5 Une héroïne qui donne dans le "body copy" plutôt que dans le "body building", 30 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Petite Voleuse (Broché)
D'origine coréenne, Michael CHO est un jeune illustrateur canadien (1). Que je sache, il n'a pas de parenté avec Frank CHO, qui est étatsunien. CHO doit être un MARTIN/DUPONT du Pays du Matin Calme !

Cas relativement rare, cet album a été publié en France dans le même mois qu'Outre-Atlantique. Ceci appelle deux coups de chapeau, le premier à Vincent BERNIERE, responsable de la collection "Outsider" de la maison Delcourt, qui publie aussi les frangins Gilbert et Jaime HERNANDEZ ainsi que Peter BAGGE, entre autres auteurs "cultes" du monde de la BD "indé" nord-américaine. Le second, bien entendu, à Michael CHO lui-même, dont cet ouvrage (son premier roman graphique ?) montre une maîtrise impressionnante du fond et de la forme de l'art séquentiel.

S'agissant de la forme, CHO reprend les codes d'illustrateurs d'il y a 50 ans au moins : un dessin à l'encre noire réhaussé d'une seule couleur, en l'occurrence ici le rose. Parmi les autres illustrateurs (et auteurs complets) du moment qui maîtrisent totalement cette technique, il y a bien entendu notre bienaimé Darwyn COOKE lorsqu'il officie pour la renommée graphique de Parker, personnage de roman noir (cf. 'Parker: The Hunter' et s., en VO car l'éditeur français n'a rien pigé au truc). Un lecteur distrait et/ou flemmard pourrait conclure au plagiat. Que nenni ! Michael CHO a le même référentiel culturel et technique mais pas du tout le même style que Darwyn COOKE ! Voici pour ce qui consistait à souligner la qualité graphique de cet ouvrage.

Michael CHO nous montre une jeune fille, Corrina PARK, probablement d'origine coréenne, qui a depuis 5 ans un boulot de rédactrice dans l'agence de publicité dans laquelle elle fit son stage pratique. Corrina vit une crise existentielle latente qui n'est pas seulement l'interrogation qui frappe tout(e) jeune actif(ve) ayant fait le tour de sa première expérience professionnelle. Et c'est là que nous voyons se déployer l'art subtil de Michael CHO le scénariste ! Comment Corrina, embarquée dans un monde hyper-speed, "tendance", connecté, yuppie comme on disait il y a 20 ans, etc. va t-elle reprendre la direction de sa vie pour permettre à sa vocation de s'exprimer ? Just Do It! Be Yourself! Express Yourself! Ouais, tu l'as dit bouffi ! Mais c'est comment qu'on freine et c'est par où qu'on commence ?

Cet ouvrage a été publié aux Amériques sous le titre 'Shoplifter' auquel à mon sens la traduction en 'Petite Voleuse' ne rend pas justice. Notamment parce qu'elle évoque à nous Français(es), au mieux, le film 'La Petite voleuse' (pas dispo en DVD ou Blu-Ray ?) avec Charlotte GAINSBOURG, qui n'a rien à voir. La plupart des mangas du moment ont un titre en anglais (sans aucun sens, de surcroît) qui n'est pas traduit en français avant de nous arriver. Pourquoi traduire ici un titre si bien choisi par l'auteur ?

Recommandé chaudement. Pour ce que j'en ai vu en librairie "brick & mortar", ça s'arrache et je m'en réjouis.

(1) Recherchez "Michael CHO images" avec votre moteur de recherche favori et vous ne verrez que de la beauté !


Billy Bat T12
Billy Bat T12
par Takashi Nagasaki
Edition : Broché
Prix : EUR 8,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Billy Bat In The Belfry, 29 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Billy Bat T12 (Broché)
1981 à New York. Un jeune homme nommé Kevin Goodman qui ressemble à Michael Jackson et qui fait sur les murs des graffiti que les fidèles lecteurs de la série décoderont sans difficulté. Un autre, également étudiant à l'université de Princeton, NJ, qui a la tête de Lynott. Phil. C'est d'ailleurs son prénom (1). Bassiste, il a trouvé le riff d'une chanson que Kevin a baptisée 'Thriller' et lui prédisant des ventes à hauteur de 50 millions d'exemplaires. Un passage criant de vérité chez un marchand de comic books de collection. Un autre du même acabit chez un marchand de disques en vinyle (à l'époque, il n'y avait pas de CD !). Une mystérieuse et jolie fille blonde qui s'intéresse aux graffiti de Kevin ! Mr. Smith est toujours là ! Les origines de Chuck Culkin ! Konny Akechi fait son grand retour ! Un ex mauvais peintre autrichien fait des révélations sur la chauve-souris (pas la meilleure idée des auteurs... des points en moins, en ce qui me concerne) ! Un prof qui a la tête de John McCain veut que les USA retournent sur la Lune !

Bref ! Vous l'aurez compris, c'est à nouveau ce moment dans la série où tout part en vrille mais où sont également révélés quelques secrets et autres mystères !

Certaines cases me paraissent plus vite expédiées que d'habitude. Le bond dans le temps, de 1963-4 à 1981, ne nous est pas vraiment expliqué. Mais, globalement, la suite continue de nous manquer !

(1) Phil Lynott (1949-1986), d'extraction irlando-brésilienne, bassiste, chanteur, compositeur, leader du groupe hard-rock Thin Lizzy. Essayez 'Live and Dangerous' de ma part.


Battle Royal
Battle Royal
Prix : EUR 19,97

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Jazz Super-Heroes, 28 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Battle Royal (Album vinyle)
Cet album LP en vinyle est une réédition par la firme catalane WaxTime d'un album initialement publié en 1961 par Columbia Records chez qui Duke Ellington était sous contrat et connu aussi sous le nom de 'First Time!'.

Il voit la rencontre en studio, à l'été 1961, pour la première fois et la dernière fois, des deux principaux leaders d'orchestres de jazz. Les deux pianistes, qui se connaissent depuis les années 1920, sont accompagnés chacun de leur orchestre, celui du Duke occupant la baffle (ou l'écouteur) de droite et celui du Count celle (ou celui) de gauche.

Le programme est un mélange de nouvelles compositions ('Battle Royal' et 'Wild Man', qui ouvrent chacune des faces, et 'BDB') et de hits du Duke ('Take The 'A' Train') ou du Count ('Jumpin' At The Woodside'). L'ensemble exprime la quintessence du jazz orchestral et du swing dont les deux stars sont les maîtres. Les souffleurs ont toute latitude pour des thèmes swing, blues ou plus lents tandis que les deux pianistes pilotent le tout avec le doigté qui fait leur renommée.

Une session exemplaire et unique à plus d'un titre, et qui est bien présentée : bon pressage sur un vinyle épais, belle photographie de pochette et très informatives notes de pochette.


Justice League Dark Vol. 4: The Rebirth of Evil (The New 52)
Justice League Dark Vol. 4: The Rebirth of Evil (The New 52)
par Jeff Lemire
Edition : Broché
Prix : EUR 13,93

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 So Bad It's Evil!, 27 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Justice League Dark Vol. 4: The Rebirth of Evil (The New 52) (Broché)
C'est la première fois depuis très très longtemps que cela m'arrive. Je n'ai pas terminé la lecture de ce trade paperback qui regroupe 8 comic book de la série lancée à l'occasion de l'événement "The New 52!" par la firme DC Comics (Justice League Dark #22-29). C'est une première absolue : j'évalue un bouquin dont je n'ai pas terminé la lecture !

Au fil des comic books / chapitres, le scénariste Jeff Lemire (qui a déjà du lâcher 'Animal Man' faute de lecteurs) et le dessinateur Mikel Janin passent la main respectivement au scénariste vétéran J. M. DeMatteis (je ne crois pas avoir lu quoique ce soit du gars mais il a écrit Spider-man à un moment) et au dessinateur Vicente Cifuentes, la passation du témoin étant complète au #28, mais Jeff Lemire n'est déjà plus là au #24...

Il y a un grand "crossover" du nom de "Forever Evil" dans l'univers DC. Ce n'est pas en lisant, comme moi, ce seul bouquin que vous en percevrez tout le "pitch", mais je crois qu'en gros tout ce que chacun d'entre nous a de mauvais a pris forme et impose ses vues au monde tel que nous le connaissons. Les héros habituels de l'univers DC ont été impuissants (Supes en tête ! Il a la tête du tonton qui a mangé une huitre pas fraiche lors du dernier réveillon. Mais il est vrai qu'il n'a jamais aimé la magie et le mysticisme, notre Supes !) et il n'y a plus que les inclassables, sorciers, monstres, fantômes etc. pour sauver la mise. On dirait une mission pour la JLD, sauf qu'il n'y a plus vraiment de JLD, tirée à hue et à dia qu'elle a toujours été, avec un effectif fluctuant et aucun véritable leader à part le british dépourvu d'âme qui fume clope sur clope.

Si on ajoute que chaque épisode de la JLD de ce recueil est en fait une tranche de pain (rarement la tranche de jambon pur Bayonne...) d'un sandwich complet dont le reste est repris dans d'autres recueils, on se voit offrir à lire une espèce de zapping sans queue ni tête au milieu d'un salmigondis vaguement pompé sur d'autres sagas mystico-diaboliques des 45 dernières années.

On ne peut pas faire autrement que d'abandonner tout espoir de rédemption à partir du moment où il n'y a plus de scénario ou de direction de personnages qui tienne et où le dessin part dans le caniveau.

Même les fans de la JLD doivent éviter d'acheter ce bouquin.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 27, 2014 7:25 PM MEST


Alex + Ada Volume 1
Alex + Ada Volume 1
par Jonathan Luna
Edition : Broché
Prix : EUR 10,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ada ou le Hardeur, 26 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alex + Ada Volume 1 (Broché)
Les robots quasi humains (les "androïdes") sont "tendance". On me dit que la TV propose des séries dans ce registre, dont une nettement scandinave (1).

Ce trade paperback (OK, "couverture souple"), regroupe les cinq premiers comic books, publiés par la bonne maison "indé" étatsunienne Image Comics, d'une série co-conçue par Sarah Vaughn (2) pour le fond et les textes et par Jonathan Luna (sans son frère Joshua !) pour tout.

Dans quelques années (10 ? 20 ? 30 ?), l'électronique embarquée et les robots imitant presque parfaitement les êtres humains sont une commodité quasi banale. Ainsi, la grand-mère du twenty-something et cadre dynamique Alexander, dispose-t-elle d'un robot de compagnie qui a tous les airs d'un - ahem ! - vigoureux jeune homme répondant au nom de Daniel. Cette mamie ne trouve pas meilleure idée que d'acheter pour son petit-fils esseulé la dernière merveille de la firme Tanaka, à savoir un robot qui a tout d'un véritable "canon"; genre top model qui continue de manger des nouilles le soir.

Les dernières versions des androïdes de chez Tanaka sont "bridées" mais ce qu'elles expriment est déjà tellement humain qu'Alex ne se résout pas à renvoyer cet... appareil à l'usine. Ledit appareil devient Ada, prénom choisi par Alex, et, de fil en aiguille, Alex se retrouve à vouloir "déplomber" cet androïde... Ce qui est rigoureusement interdit.

Ceux qui connaissent le travail des frères Luna ne seront pas dépaysés. Même forme particulière de "ligne claire" et mêmes couleurs un peu pastel chez Jonathan. On ne sait pas où les auteurs souhaitent nous mener (distraction pure, message droit-de-l'hommiste, avertissement apocalyptique, geekerie totale ?) mais cela commence de manière plutôt solide.

(1) je n'ai pas la télé. Ce que j'en sais, c'est via les pages TV des journaux et magazines que je lis.
(2) à ne pas confondre avec Sarah Vaughan (1924-1990), magnifique chanteuse jazz. Il faudra un moment pour que le principal moteur de recherche sur Internet livre des informations sur "Sarah Vaughn" et non pas sur "Sarah Vaughan" lorsque vous taperez le nom de cette scénariste dans le cartouche... Quel malheur que ces jeunes parents qui ne connaissent pas le jazz classique ;) Tiens, ne prenez pas ce pli et essayez ceci 'Sarah Vaughan: Ken Burns' Jazz', une compilation multi-labels proposée il y a quelques années en lien avec une série télé documentaire sur le jazz.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 27, 2014 1:32 PM MEST


Too True
Too True
Prix : EUR 13,59

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Dum & Dummer, 24 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Too True (Album vinyle)
Fondé en 2008 à Los Angeles, le quartet des Dum Dum Girls est essentiellement le projet de Dee Dee Penny, aka Kristin Welchez, et il s'agit ici de son 3è LP, qui se situe dans la continuité des précédents mais avec des références plus avancées dans les années 1980.

Pour être expéditive, l'évaluation de mon prédécesseur Glax est globalement plutôt juste. Le chant de Dee Dee la rapproche des Belinda et des Susanna des années 1980, mais sans les rejoindre véritablement, d'autant que si l'intention de Dee Dee est pop-rock, le son est compact mais sans puissance, avec une guitare souvent distordue mais perdue dans le mix.

En ouverture, 'Cult Of Love' (entre parenthèses, la référence à Rimbaud ne sauve pas les paroles de ce disque de la banalité) est une chanson pop-rock à guitares, avec une rythmique au son rond et une twanging guitar. 'Evil Blooms' provient du même moule, mais avec plus de distorsion sur la guitare. 'Rimbaud Eyes' présente un riff de guitare inaugural et se dote d'une frappe plus lourde sur les fûts. 'Are You Okay' est une ballade. 'Too True To Be Good' se montre plus vif, avec un rythme rock mais "breakbeat".

'The Wake Of You' présente une amorce de riff de guitare mais reste sur le modèle général pop-rock pour la suite. 'Lost Boys And Girls Club' a apparemment fait office de single. Le rythme est lent et lourd, seule la voix apportant de la légéreté. La guitare se pare de reverb vers la fin. 'Little Minx' aurait pu être un duo avec le Billy Idol des années 1980. 'Trouble Is My Name' offre un final beatless ou presque, ainsi que de l'écho déjà entendu chez les Raveonettes, des copains à Dee Dee.

L'ensemble du disque tient en pas beaucoup plus de 30 minutes d'une musique plutôt besogneuse au regard de ses influences et des artistes, groupes et label associés. Sur la base de cette expérience, ce n'est pas les oreilles fermées que l'on jettera son dévolu sur le prochain LP des Dum Dum Girls.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 27, 2014 4:20 PM MEST


Geoff Johns présente Superman tome 5
Geoff Johns présente Superman tome 5
par Gary Frank
Edition : Relié
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Brainiac? It's a No Brainer!, 24 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Geoff Johns présente Superman tome 5 (Relié)
Dans sa collection "DC Signatures", dédiée à la présentation des oeuvres des auteurs ayant marqué les personnages et l'univers de la maison d'édition DC Comics, Urban Comics s'est lancée notamment dans une intégrale des comic books consacrés à Superman qui ont été écrits par le scénariste Geoff Johns.

S'il n'a pas 42 ans au moment de cette évaluation (et à peine 35,5 ans au moment de la parution du début de ces épisodes), cet auteur est depuis une dizaine d'années l'un des plus efficaces dans la solide résistance opposée par DC Comics à sa concurrence.

Ce "hard cover" (peut-être regrettablement, Urban ne sait faire que des "hard cover" sauf quand il a repris les continuités d'autres éditeurs), regroupe 6 comic books de la série mensuelle "Action Comics" et un petit bout d'un comic book spécial. L'ensemble peut se lire indépendamment de ce qui précède et de ce qui suit.

Le premier chapitre est un "stand alone" écrit par Johns et dessiné par Jesus Merino, tandis que le reste - qui concerne Brainiac - est écrit par Johns et dessiné par le britannique Gary Frank, vieux complice de Johns.

Comme à l'accoutumée en matière d'art séquentiel, ma réaction est d'abord visuelle. Voir Superman aussi bien dessiné selon la silhouette et les traits de Christopher Reeve (1952-2004), inoubliable acteur de quatre films de Superman dans les 1970s et 1980s, me ravit. Frank va jusqu'à donner à Loïs Lane également l'apparence de son actrice iconique, Margot Kidder, mais là je pinaillerai en écrivant que je préfère la version papier classique !

Frank livre tout du long des pages anthologiques. Les couleurs de Brad Anderson collent merveilleusement à ces dessins.

L'épreuve de la lecture véritable est bien évidemment remportée haut-la-main, avec un scénario qui confronte un Superman "humain", protégé par sa cousine, à Brainiac, un alien collectionneur de connaissances via la destruction de mondes entiers après en avoir prélevé un échantillon. Du fait de son intérêt pour la planète Krypton (il a déjà capturé la ville kryptonienne de Kandor), Brainiac tombe sur Supes, et à travers lui, sur la Terre, avec Métropolis en ligne de mire s'agissant de l'échantillon à conserver.

Superman, que certains critiques considèrent comme inintéressant puisque surpuissant, tombe ici sur un véritable "os". Et sa double condition de kryptonien et... d'humain va jouer beaucoup dans l'issue de cette aventure. Mais, la "surpuissance" de Kal-El / Clark Kent lui permettra-t-elle de gagner sur tous les tableaux ? Hélas...

Johns, nous indique le mot introductif de cet ouvrage, recompose diverses histoires précédentes - pas toutes cohérentes - pour tout réinterpréter dans une histoire intelligible, sensible, pertinente et passionnante de bout en bout.

Un seul mot : Bravo !

Prochain tome dans cette série : 'Origines Secrètes'.


bop till you drop LP
bop till you drop LP

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Roger, Cooder!, 23 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : bop till you drop LP (Album vinyle)
Ce commentaire porte sur la réédition récente, sous forme de galette vinylique, par la bonne maison étatsunienne Rhino Records, de ce disque qui fut vanté à l'époque de sa publication (1979) comme le premier enregistré avec du matériel digital. Le début d'un déclin qui, par un jeu de "marabout-de-ficelle" technologique, nous a conduit depuis quelques années au MP3... Mais je m'égare.

Pour le public européen (continental uniquement ?), ce disque était originellement disponible (en 1979, donc) sous forme d'une galette très mince et fragile (crise du pétrole oblige !) pressée en Allemagne de l'Ouest, glissée sous une pochette en papier tout pareillement mince et fragile. Deux inconvénients totalement gommés par cette réédition.

Lorsque, poussé par la critique dithyrambique de l'époque, je l'ai écouté pour la première fois, en pleine période post-punk, ce disque emprunté à la discothèque du CE m'est apparu bien trop pépère. Pour ma mixtape, je n'ai donc retenu que ce qui secouait ou groovait le plus, à savoir le pop-rock 'Little Sister' (Doc Pomus et Mort Shuman en service commandé pour Elvis), et les funky 'Down In Hollywood' (une compo originale pour le disque avec Chaka Khan en featuring !) et 'Don't You Mess Up A Good Thing' (Chaka revient !). Le reste, pour un ado, même aux oreilles accoutumées à la diversité musicale, était vraiment trop calme ! Objectivement, on voyait mal comment on pouvait "bopper" là-dessus jusqu'à tomber de fatigue !

Un peu plus tard, en y revenant comme on revient toujours sur la scène de son crime, il paraît, le constat est le même, sauf que l'on est plus attentif à la qualité globale de l'interprétation. Forcément, avec des "pointures" du gabarit de Jim Keltner, qui est probablement l'un des 10 meilleurs batteurs de tout l'étang ! Le chant également est magnifique tout du long. Les compositions sont remarquablement choisies et arrangées. La guitare de Ry Cooder, évidemment, est admirable d'à propos et de maîtrise, tout le contraire de ces virtuoses égarés qui se répandent en notes dans tous les sens pour se réclamer - pensent-ils ! - de l'influence de l'inatteignable Hendrix (quand ce n'est pas de John Coltrane lui-même) !

Un vrai disque "chill out" de l'ancienne école ! Et le son ? Il est très bon, merci !


Temari
Temari
Prix : EUR 31,66

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pas recommandé aux esprits daltoniens, 22 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Temari (Album vinyle)
Nous avons déjà eu l'occasion de nous pencher sur ce groupe (cet artiste, en réalité) et de commettre une évaluation pour le combo vinyl + CD précédent, le bien nommé 'Good Music' (2012). Donc, pour ne pas nous répéter et pour éviter ainsi de générer du carbone en faisant fonctionner les data warehouses d'amazon.fr, nous ne rédigerons ici qu'à propos de cette offre vinyl + CD millésimée 2014, qui est d'après discogs le 6è album de ce "groupe" (le comptage n'est pas simple : il y a des "mini-albums"...).

L'inspiration principale, en tout cas pour au moins la valeur de la moitié du disque, me paraît provenir des Kinks rassasiés de riffs proto hard rock, ceux qui influencèrent une tendance de la Brit Pop (pas celle d'Oasis).

L'inaugurale 'Paraglide' (4:06) est une pop song orchestrée avec des moyens pop-rock mais bien que les guitares se fassent discrètes. 'Love Entropy' (3:34) suit le même chemin, et n'oublie pas plus de présenter une mélodie, par forcément inoubliable, mais une mélodie tout de même ! 'I Can't Give You More Than Everything' (4:39) rappelle les préférences du vénéré label allemand Marina Records (des Beach Boys aux Pale Fountains). Le rythme et le piano de 'Don't Be Mean' (3:17) évoquent les tous premiers Doors, ceux de 1965. Avec 'Thing' (7:03), on plonge dans la surprise totale, compte tenu de ce qui précède : le riff, bien que joué au piano électrique, est en effet imparablement celui des 'Sharp Dressed Man' de ZZ Top, soutenu par un rythme aussi précis que celui de Frank Beard, mais en moins lourd. Deux soli de guitare rock sont proposés, mais pas exactement dans la lignée de l'admirable Billy Gibbons. Pour ajouter à la confusion, la Face se termine avec 'Super Yoshida' (2:19), une tournerie instrulmentale très "easy listening des années 1960" sauf pour sa composante très "space" apportée par une voicebox !

'Raylene' (4:29) revient au modèle pop, mais en mode électro et avec une alternance de passages instrumentaux plutôt "doom". Ou "gloom". Whatever. 'Forget Tomorrow' (3:11) est plus pop, genre "cœur de cible pop". 'Waiting Game' (3:41) emprunte au jazz, mais aussi au folk à guitare acoustique et se présente sur un rythme de valse. 'Too Much Data' (3:03) sonne comme un hit uptempo pop des années 1960 platinées. 'Me & My Sister' (3:43) se réfère à des codes plus blues et soul tout en restant pop. 'Time Folks' (7:57) est chargé de prendre congé de l'auditeur (-trice), sur le mode ballade lente avec piano électrique dominateur et soli entremêlés de guitare et de piano à la fin.

Bien que peut-être moins immédiatement séducteur que son prédécesseur, cet album est un ajout de qualité dans une discographie qui passe largement en-dessous des radars qui comptent mais qui séduira les amateurs éclairés de pop musique à l'ancienne. Loin de One Direction et du twerking de Miley Cyrus...


I Give to You My Love and Devotion
I Give to You My Love and Devotion
Prix : EUR 26,18

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Deep Love & Devotion, 22 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Give to You My Love and Devotion (Album vinyle)
Voici la suite de 'Enigmatic' (2013), un album sur lequel je me suis exprimé. Voir donc le lien notamment pour une information sur Cola & Jimmu.

Le filon reste celui d'une deep house "vieille école", en gros celle du début des années 1990, mais avec ça et là des inflexions qui font que les huit sélections ne sont pas exactement calibrées de la même manière.

'Earthly Pleasures' (6:00) ouvre le bal, avec une rythmique synthétique, un piano électrique "house", des soli de synthé et un effet "dub" sur le chant à la fin, pour une house solaire.

'Immortal Champion' (5:15), avec son rythme plus marqué et plus rapide, sa musique plus compacte (cuivres, percussions), se montre un tantinet plus pointu.

'You Keep Me Working' (4:58) revient sous la lueur du soleil, avec un climat plus pop et un solo de saxophone.

'Fantabulous' (4:12) se présente de manière plutôt dépouillée, avec un piano posé sur le beat mais on notera surtout surtout le gimmick du refrain dont le titre donne un aperçu.

'Open Up Your Chakra' (6:24) est probablement le principal atout de cet album. Un disco beat, une ambiance pop, des chœurs, des percussions hindoues : tout est calibré pour Ibiza !

En comparaison, 'Meet You At The Crossroads' (4:42) est plus expérimental au début ainsi qu'avec son tapis de percussions, mais le groove finit pas percoler et le solo de saxophone emballe le tout.

'No More Wars' (5:19) commence par un scat, suivi d'un piano jazz mais le rythme se présente sous le mode "uptempo disco".

'I Give To You' (5:12) est la chanson qui donne son titre à l'album. C'est quasiment de la house minimale (avec accent sur "house"), agrémentée de piano jazz et rehaussée par les vocaux.


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