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Contenu rédigé par Stan FREDO
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Commentaires écrits par
Stan FREDO (BORDEAUX, Aquitaine, France)
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Cataclysm: The Ultimates' Last Stand
Cataclysm: The Ultimates' Last Stand
par Joshua Hale Fialkov
Edition : Relié
Prix : EUR 39,00

4.0 étoiles sur 5 Encore une "ultimate" catastrophe !, 27 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Cataclysm: The Ultimates' Last Stand (Relié)
Au cours de l'événement 'Age of Ultron' (2013), il s'est produit des dommages dans le continuum spatio-temporel qui font que des failles font passer des personnages d'une réalité à une autre. Ainsi, la guerrière Angela a débarqué dans un épisode des Gardiens de la Galaxie (cf. 'Guardians of the Galaxy: Angela Volume 2'), ou bien deux Spider-Men de deux réalités différentes se sont rencontrés (cf. 'Spider-Men').

Cet épais volume (hard cover avec dust cover), narre la plongée de Galactus, le "dévoreur de mondes" bien connu de "notre" univers Marvel, dans l'univers..."ultimate" de la Maison des Idées ! Après 'Ultimatum', l'univers "ultimate" à peine remis de différentes guerres vit son deuxième... "Cataclysm" majeur, qui nous est narré en 20 épisodes par les scénaristes Joshua Hale Fialkov (JHF) et Brian Michael Bendis (BMB).

Ces 20 chapitres découlent des comic books suivants :

- mini-série 'Hunger' en 4 numéros (JHF, avec Leonard Kirk aux dessins),
- comic book 'Cataclysm #0.1' (JHF, avec Mico Suayan, Mirco Pierfederici et Leonard Kirk aux dessins),
- mini-série 'Cataclysm: The Ultimates' Last Stand' en 5 numéros (BMB, avec son complice Mark Bagley aux dessins),
- mini-série 'Cataclysm: Ultimate Spider-Man' en 3 numéros (BMB, avec également Mark Bagley),
- mini-série 'Cataclysm: Ultimates', en 3 numéros (JHF, avec Carmine Di Giandomenico aux dessins),
- mini-série 'Cataclysm: Ultimate X-Men' en 3 numéros (JHF, avec Alvaro Martinez aux dessins),
- comic book 'Survive! #1' (BMB, avec Joe Quinones aux dessins).

Je ne suis pas un exégète des séries "ultimate" mais, à l'attention de celles et ceux qui aiment bien savoir où est passée la suite des aventures qu'ils ont appréciées, je peux confirmer que la suite de 'Ultimate Comics Spider-Man by Brian Michael Bendis Volume 5]]' se trouve dans cet épais volume. En fait, cet événement vient clore la deuxième ère de toutes les séries "ultimate" en cours jusque là depuis "Ultimatum".

'Hunger' met en avant le personnage de Rick Jones, jeune terrien de l'univers "ultimate" doté bien malgré lui de pouvoirs incommensurables et de responsabilités cosmiques qu'il préfèrerait ne pas avoir à assumer. Il se retrouve projeté au cœur d'une opposition entre Krees et Chitauris au moment d'une attaque de l'essaim de Gah Lak Tus, lui-même "en transe" compte tenu de l'arrivée imminente, via une "faille", du Galactus "de chez nous" ! Et ce dernier a faim, très faim ! Galactus absorbe l'essaim Gah Lak Tus pour en faire son héraut de malheur, et ni les Krees, ni les Chitauris, ni Rick Jones, ni le Surfeur d'Argent "ultimate" ne pourront arrêter la progression de Galactus vers... la Terre de l'univers "ultimate" et en particulier, le New Jersey.

'Cataclysm #0.1' se centre sur Sam Wilson de l'univers "ultimate" et sa dulcinée, la Vision du même univers. La Vision tente de faire barrage à Galactus...

La mini-série 'Cataclysm: The Ultimates' Last Stand' constitue le cœur de cet événement, avec Miles Morales, les Ultimates, les FF, les X-Men tous réunis en opposition à Galactus, à qui même Thor n'arrive pas à faire entendre raison. Le Cap' et Iron Man vont devoir se résoudre à faire appel au pire des personnages de l'univers "ultimate" pour tenter une solution, avec le gamin Spidey en guise de surveillant... Je n'en dis pas plus, car ce serait enchaîner les spoilers...

Les trois séries en trois numéros suivent - Spider-Man, Ultimates (avec Nick Fury et une équipe "alternative" d'ultimates incluant Hercules) et les X-Men (ce qu'il en reste...) -, pour présenter les mêmes événements que ceux connus via la série centrale, mais bien entendu sous des angles différents. Les trois épisodes de Spider-Man sont essentiels pour comprendre ce qui va suivre après cet événement pour ce personnage (cf. notamment 'All-New Ultimates Volume 1: Power for Power' et 'Miles Morales: Ultimate Spider-Man Volume 1: Revival').

Le 'Survive! #1' conclusif, dont le titre dit bien ce qu'il veut dire, porte le deuil des héros tombés au front. Et dans l'univers "ultimate", les héros meurent vraiment ! Apparemment... Et là, en matière de "mort de héros", "on a du lourd" ! 'Nuff Said!

Au plan des dessins, si on met à part l'excellent Morales et un Kirk qui s'efforce d'élever son niveau de jeu jusque là sympathique, Di Giandomenico et Martinez n'impressionnent aucunement tandis que Quinones manque d'élégance. Mais le pitch se tient, si l'on admet cette question des "failles", et les différents récits retiennent l'attention. Si, de surcroît, vous appréciez particulièrement tel ou tel personnage, je pense spécialement à Spider-Man, cette lecture vous sera agréable et nécessaire.


Indiepop Or Whatever!
Indiepop Or Whatever!

5.0 étoiles sur 5 Plus "indie pop", tu meurs !, 26 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Indiepop Or Whatever! (Album vinyle)
Entamée en 2010, la discographie du trio espagnol When Nalda Became Punk (1) comprend deux chansons à télécharger, un single, un EP (cf. cette évaluation) et un LP.

Leur musique, au simple aperçu du nom de ce groupe de Vigo, du titre de cet EP et du dessin sur la pochette, est bien évidemment étiquetée "indie pop rock", tendance britannique, option "C86" (2).

Ce 7" à 4 titres qui tourne à 45 tours ravira les nostalgiques des groupes du label Sarah Records, et aussi des groupes dont les albums sont sur la pochette : Belle And Sebastian, Helen Love, Ash et Heavenly (seul de l'énumération signé chez Sarah). Les quatre points cardinaux, pour WNBP !

(1) Elena Sestelo (chant, guitare), Roberto Cibeira (guitare, claviers, choeurs) et Antonio Llarena (claviers, choeurs).
(2) Du nom d'une cassette mythique établie par l'hebdomadaire britannique NME en 1986. Définit une pop rock indé plutôt vive, à l'aspect peu produit mais pas forcément lo-fi, mélodique, avec guitares électriques peu distordues, plus Fender/Rickenbacker que Gibson, et avec chant fille/garçon et paroles allant d'acidulé-tristounet à twee-kawai.


The Shadow Hero
The Shadow Hero
par Gene Luen Yang
Edition : Broché
Prix : EUR 14,33

5.0 étoiles sur 5 The Dream of the Green Turtle, 25 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Shadow Hero (Broché)
First Second est une jeune maison d'édition étatsunienne qui se caractérise par un catalogue de romans graphiques de qualité, destinés à des lecteurs(-trices) de tous âges et en tout cas accessibles à de jeunes adolescent(e)s. De cet éditeur, nous avons notamment eu l'occasion d'acquérir avec plaisir et d'évaluer favorablement 'Anya's Ghost', 'This One Summer' et 'Andre the Giant: Life and Legend'.

Le présent ouvrage, pré-publié sous forme de e-comic books, nous ramène, en 6 chapitres et une annexe, dans le monde des costumés à super-pouvoirs.

Le "Golden Age" des comic books de super-héros renvoit à la fin des années 1930 et au tout début des années 1940. Encore frappée par la crise de 1929, l'Amérique des Etats-Unis créé le comic book composé totalement de BD originales (et non pas purement de comic strips repiqués dans la presse) et en particulier le comic book de super-héros. L'inventivité et l'esprit d'entreprise faisant le reste, des floppées de costumés sont apparues. Dont, en 1944, cela vous aura peut-être échappé, "The Green Turtle", dessiné par le sino-étasunien Chu Hing pour le magazine "Blazing Comics" de l'éditeur Rural Home.

Le sino-étatsunien Gene Luen Yang (scénario) et le malaisien Sonny Liew (dessins), en cette année 2014 du 70è anniversaire de la création de ce super-héros, vous en proposent les origines que, jusqu'à présent, tout au fil des cinq aventures qu'il a vécues auparavant, le super-héros lui-même s'était refusé à révéler, malgré les nombreuses demandes. En vérité, The Green Turtle était si ombrageux qu'il ne montrait jamais son visage. Bien qu'agissant essentiellement en Chine, contre le Japon, et maîtrisant à l'évidence les codes de la culture chinoise, sa peau apparaissait sur la page du comic book comme étant de couleur rose crevette. Un vrai mystère, donc.

Les origines telles que révélées par les deux auteurs nous conduisent dans la Chine de 1911, qui voient l'effondrement de la dynastie Ch'ing dans le chaos, pour de nombreuses années mais ça, on ne le sait pas encore. Quatre esprits, nés avec la Chine, se concertent alors sur la conduite à tenir. Il y a le Dragon, le Phénix, le Tigre et la Tortue. Ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, et la Tortue ne dit rien. En fait, elle embarque dès le lendemain matin dans un cargo en partance pour les USA. Là, dans la cale, elle avise un jeune homme chinois complètement saoul. La tortue passe un accord avec ce jeune homme pour se dissimuler dans son ombre...

Le jeune homme devient un commerçant industrieux et respecté dans le China Town de "San Incendio", fait un mariage arrangé dans sa communauté, dont naît Hank, qui aide au magasin dès que ses jambes peuvent le porter, en même temps qu'il poursuit ses études.

Quelques années plus tard, Hank est un jeune ado, et sa maman prise en otage suite au braquage d'une banque, est sauvée par "The Anchor Of Justice", un super-héros du gabarit de Superman / Supreme / Samaritan. Il s'en suit qu'elle n'a de cesse que son fils unique, Hank, devienne lui aussi un super-héros. Hank va devenir "The Green Turtle", un super-héros donc, mais pas de la manière que souhaitait sa maman. De plus, Hank va être confronté à des choix difficiles et engageants. Car, selon la loi fondamentale de Stan Lee, "à de grands pouvoirs s'attachent de grandes responsabilités". Une loi qui, en général, s'apprend "à la dure"... Ce sera ici aussi le cas.

Gene Luen Yang et Sonny Liew proposent une oeuvre à plusieurs niveaux de lecture, touchant tant à la culture chinoise qu'à la culture des comic books de super-héros, sans emphase ni pathos mais avec humour ! Liew dessine en mode "cartoony" (pas loin de ce que fait un Douglas TenNapel), dans un style qui pourrait lui valoir de se retrouver dans le beau journal de Spirou.

En annexe, un court texte sur le personnage originel du "Golden Age" et la reproduction (scan) d'un épisode complet de ses aventures contre l'envahisseur nippon, représentant des forces de l'Axe en Asie.


BATMAN ANNEE UN - N&B - EDITION 75 ANS
BATMAN ANNEE UN - N&B - EDITION 75 ANS
par David Mazzucchelli
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un anniversaire en noir et blanc, 24 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : BATMAN ANNEE UN - N&B - EDITION 75 ANS (Relié)
Initialement publié aux USA au début de l'année 1987, en quatre comic books de la série "Batman" (#404-407), puis en trade paperback et en "hard cover" les années suivantes, 'Batman: Year One' est une des cinq principales histoires retenues par Urban Comics à l'occasion du 75è anniversaire de l'encapuchonné pour "subir" un traitement consistant à :

- enlever toutes les couleurs pour ne garder que les planches encrées,
- imprimer le tout sur un papier épais, de qualité,
- dans un format très proche de celui des albums de BD franco-belges classiques, mais avec une couverture qu'il vaut mieux protéger car elle est n'est absolument pas plastifiée.

Le contenu retenu est celui que cet éditeur avait proposé il y a tout juste quelques années à l'occasion de la réédition de cette histoire : la version "Deluxe" US, avec une traduction de Doug Headline, fils du romancier Jean-Patrick Manchette, connu pour être un fan des comics et en particulier de Frank Miller, dont il a été l'éditeur en France. En fibn d'ouvrage, il y a des "extras" amusants et intéressants du dessinateur David Mazzucchelli.

L'histoire, on la connaît bien entendu depuis 75 ans, mais Miller et Mazzucchelli (qui avaient déjà collaboré pour Daredevil) la replacent dans la réalité des années 1980, en donnant un rôle important au Lieutenant Jim Gordon. Bruce Wayne et Gordon arrivent le même jour à Gotham, mais pas par les mêmes moyens de transport et, au départ, pas avec le même objectif. Wayne revient à la maison car, à 25 ans, il a fini son périple et sa formation. Gordon est muté à Gotham après avoir fait une faute. Il doit se racheter, d'autant que sa jeune épouse attend un heureux événement.

Tous deux vont pouvoir jauger l'insondable degré de corruption qui gangrène la ville et, après quelques tentatives peu heureuses chacun de leur côté, vont finir par faire alliance.

Ce nouveau récit des origines reste, presque 30 ans après sa conception, une masterclass en matière de scénario, découpage, "characterization" et dialogues. C'est aussi une masterclass en termes de traduction en dessins des intentions du scénariste. Professionnellement, Mazzucchelli n'est pas un dessinateur de comic books de super-héros, mais un illustrateur et un graphiste. Ses comic books et "graphic novels" sont très rares en 30+ ans de carrière, mais ils sont tous de grande qualité et de styles très différents.

Une partie des trouvailles de Mazzucchelli et de Miller s'est pertinemment retrouvée dans l'excellente série 'Gotham Central', également en cours de réédition chez Urban.

La publication en noir et blanc met bien entendu en lumière les dessins, mais il faut souligner que le projet des auteurs prévoyait les couleurs. Pour un premier contact avec l'oeuvre, il est donc recommandé d'acheter la version classique. Pour moi qui possède le HC original US, cette édition anniversaire VF est un parfait complément.


Harbinger Wars Volume 1 TP
Harbinger Wars Volume 1 TP
par Duane Swierczynski
Edition : Broché
Prix : EUR 11,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ce n'est pas une corvée de psiots, 23 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Harbinger Wars Volume 1 TP (Broché)
C'est un fait peu connu, mais un certain nombre d'entre nous - les "psiots" - naissent avec des pouvoirs surhumains. Toutefois, ils ne le sauront jamais si personne ne "réveille" ces facultés particulières.

Les USA ont un programme secret, appelé "PRS" (Program Rising Spirit) qui a pour objectif de détecter, de regrouper et de contrôler les psiots, bien entendu en tout bien tout honneur. L'un des psiots, Bloodshot, a même été "transformé" grâce à la technologie des "nanites" en chasseur implacable (moitié Punisher, moitié Wolverine) pour les enlever et les amener dans les installations secrètes de PRS.

Parallèlement, Toyo Harada, un psiot survivant du bombardement atomique d'Hiroshima, aux pouvoirs (mentaux) si puissants qu'il est un "harbinger", a créé une fondation privée ("Harbinger Foundation") pour détecter, recueillir et embrigader les psiots, bien entendu pour préparer l'avénement d'un monde meilleur.

Jeune garçon semi-délinquent, Peter Stanchek se révèle être aussi un "harbinger" aux pouvoirs mentaux phénoménaux. Harada essaie de mettre la main dessus mais le jeune homme se rebelle, entraînant à sa suite d'autres jeunes, psiots qu'il "active" ou humains "normaux". Ces "renegades" sont en fuite à travers les USA.

Bloodshot se rebelle aussi, contre le PRS. Il aide à la libération des jeunes psiots retenus dans des installations secrètes du projet, rejoignant par coïncidence les intentions de l'équipe phare de ces jeunes, les plus âgés et entraînés, utilisées pour des missions secrètes. Dans leur fuite les jeunes se séparent entre deux groupes, l'un suivant Christian aka Cronus, le leader de l'équipe phare, l'autre suivant Bloodshot.

Harada et ses sbires sont après les trois groupes : celui de Stanchek, celui de Bloodshot et celui de Christian / Cronus. Le désordre est tel que le directeur de la sécurité du PRS, Mr. Morris Kozol, via un chantage , réactive un ancien groupe secret mis en sommeil depuis 15 ans, dénommé "H.A.R.D. Corps" (1), sous la direction du Major Charlie Palmer, avec pour mission de ramener tous les psiots échappés, morts ou vifs.

Le grand final se déroule dans les locaux d'un des plus célèbres établissements de Las Vegas, où se sont réfugiés Christian et son groupe de jeunes. Bloodshot, Stanchek, Harada et le H.A.R.D. Corps convergent également vers ce lieu...

C'est en juin 2012, que la firme Valiant ressuscitée à relancé le comic book "Harbinger" (initialement créé en 1992), mais aussi un ensemble d'autres titres, tels que "Bloodshot".

'Harbinger Wars' est le premier "crossover" proposé par la maison d'édition. Outre les quatre comic books de la mini-série du même nom, ici regroupés, les séries 'Harbinger' et 'Bloodshot' propose aussi des épisodes relatifs à cet "événement".

Cet ouvrage est écrit par Joshua Dysart et Duane Swierczynski, avec les dessins - à titre principal - de Clayton Henry et Peré Perez. Outre les quatre chapitres de la mini-série, il propose l'ensemble des couvertures, principales ou "variantes".

L'histoire se déroule au fil d'un interrogatoire de Mr. Kozol, conduit dans un lieu secret par des agents du gouvernement U.S., sur les événements dont il s'agit, censés s'être déroulés environ une semaine avant. Avec les résumés fournis par ailleurs par l'ouvrage, ceci permet aux néophytes de "raccrocher" les wagons.

Le scénario solide, ménageant de nombreux suspenses, associé à la qualité des dialogues et de la "characterization", mais aussi la précison et la netteté des dessins font que ce livre se lit d'un trait. Il ne faut toutefois pas en attendre plus que ce peut donner un livre d'aventures formaté, avec organisations secrètes et super-pouvoirs.

(1) "H.A.R.D." = "Harbinger Active Resistance Division".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 23, 2014 8:01 PM MEST


It Girl & The Atomics Round 1: Dark Sreets, Snap City TP
It Girl & The Atomics Round 1: Dark Sreets, Snap City TP
par Jamie S. Rich
Edition : Broché
Prix : EUR 11,92

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4.0 étoiles sur 5 Girl snaps out of it, 22 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : It Girl & The Atomics Round 1: Dark Sreets, Snap City TP (Broché)
Fan de rock et de comic books, Michael Allred a commencé sa carrière professionnelle en tant que... journaliste télé en Europe (source wikipedia) mais a lancé sa carrière dans les comics à la fin des années 1980. Il lance le comic book indé "Madman" en 1992, qui est accueilli chez Dark Horse Comics deux ans plus tard. Le très "culte" "Madman" n'a, à ma connaissance, que deux précédents : "Cerebus" (que je n'ai pas lu, à ce jour) et "Nexus" (dont je suis avidement l'édition intégrale en cours chez... Dark Horse (1)). Une série indépendante, qui ne renie en rien ses influences "classiques" mais s'en inspire pour créer son propre univers, à nul autre comparable, et reste pertinente, innovante et attachante dans la durée.

C'est dans les pages des aventures de Madman vers la fin des années 1990 que sont apparus les "Atomics", initialement une bande de beats/existentialistes à béret et marinière, à la limite de la délinquence. Victimes d'une mutation qui les a enlaidis, ils s'en prennent à Madman avant de découvrir le plein résultat de leur mutation et de devenir amis avec Madman (v. notamment 'The Atomics #1-15' et 'Madman Atomic Comics #1-17', repris dans '').

Pour cette nouvelle série "It Girl & the Atomics", Frank "Madman" Einstein, Red Rocket 7 (1) et deux des Atomics (Metal Man et Mr. Gum) sont en tournée dans le cadre du groupe de musique rock qu'ils ont fondés. Le reste des Atomics est resté à Snap City, avec les autres amis de Madman : les Drs. Flem et Gale, Carla, Mott, l'amie de Flem, Bonnie et l'amie de Madman, Josephine aka "Joe".

Ce ne sont pas Mike Allred et son épouse coloriste Laura qui sont à la manoeuvre, mais Jamie S. Rich pour le scénario et Mike Norton pour les dessins dans les cinq premiers chapitres (qui forment un "arc") et le même Rich au scénario avec Chynna Clugston Flores aux dessins pour le dernier chapitre.

Il faut noter que la peu engageante couverture du trade paperback n'a aucun lien avec les deux histoires contenues dans ce dernier.

Gagnée par l'ennui du fait de l'absence de son petit ami partie en tournée, la "It Girl" s'adone au jeu en ligne "Dark Street". Dorrie (aka "The Slug") convainc la super-héroïne (elle peut adopter les propriétés des matières et matériaux qu'elle touche) de s'aérer. En patrouille dans les rues de Snap City, It Girl tombe sur le super-vilain Shane aka "The Skunk" qui, de loin, lui paraît commettre le bracage d'un prêteur sur gages. C'est un quiproquo : le tout juste libéré de prison Shane vient échanger de l'argent frais contre une arme de collection (un Lüger) pour survivre. Pour s'occuper, The It Girl accepte la proposition des Drs. Flem et Gale d'être le cobaye de leur expérience de transfert électrique, en gros une technologie de téléportation. L'expérience prend un tour inattendu qui finira par lui faire rencontrer un personnage particulièrement familier et pourtant très hostile... A noter les références des auteurs au 'Little Sister' de Doc Pomus et Mort Shuman pour les titres de deux des cinq chapitres. A ce petit jeu, il aurait été selon moi plus approprié de piocher dans les paroles de 'My Sister' de la bien injustement oubliée Juliana Hatfield.

On retrouve dans cette aventure une partie du délire "allredien" mais avec des dessins et des couleurs peut-être un peu trop classiquement "cartoony". Pas de sacrilège, donc, mais pas non plus d'ajout extraordinaire à la saga.

Le "one shot" suivant est centré sur Mr. Gum, la batteur du fameux quatuor partie en tournée dans la galaxie. Conformément à la légende du rock, ce batteur ne vient d'autre que se détendre avant le concert et cela le mènera à une aventure abracadabrantesque avec des personnages qui auraient pu être créés par Jim Henson. A la vérité, il me semble qu'une inspiration peut provenir d'une marionnette célèbre dans les années 1980, "ALF", de la série télé du même nom (NBC). Le dessin est également "cartoony" mais se rapproche plus de l'univers graphique des Allreds.

Le trade paperback propose en outre la reproduction des couvertures des 6 comic books, réalisées par les Allreds, ainsi que des "pinups", ces 4è de couvertures ou dessins supplémentaires proposés par des collègues, dont un par Darwyn Cooke.

Au total, il s'agit d'une lecture agréable, notamment pour les fans de "Madman", mais sans excès d'enthousiasme. *** et 1/2.

(1) cf. les tomes '1', '2', '3', '4' et '5', déjà disponibles au jour de cette évaluation.
(2) un autre personnage de Michael Allred, qui a rejoint l'univers de Madman, cf. le très chouette 'Red Rocket 7', recommandé en particulier à tout fan de rock.


Avengers: The Complete Collection by Geoff Johns - Volume 1
Avengers: The Complete Collection by Geoff Johns - Volume 1
par Geoff Johns
Edition : Broché
Prix : EUR 23,98

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3.0 étoiles sur 5 Géant Johns, 21 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Avengers: The Complete Collection by Geoff Johns - Volume 1 (Broché)
Le nom de Geoff Johns (né en 1973) est aujourd'hui tellement synonyme de "DC Comics", compte tenu de l'ampleur de son oeuvre pour cette firme, qu'il est surprenant d'une part, de s'apercevoir qu'il n'est âgé que de 41 ans et demi au moment de cette évaluation, et d'autre part qu'il ait écrit les Avengers pendant un peu moins d'un an et demi, entre 2002 et 2004, reprenant la série des mains du vétéran Kurt Buziek, qui en avait pris la responsabilité en 1998 à l'occasion d'un "relaunch".

Du fait notamment du statut de "superstar" (sic) de Johns aujourd'hui, cet épais trade paperback propose le début de ce "run" du jeune Johns en présentant 13 comic books, parus d'octobre 2002 à mars 2003. Ce contenu représente en fait trois histoires plus ou moins complémentaires :

- les aventures des Avengers proprement dites (6 épisodes),
- les origines de la Vision, que nous apprenons via des événements d'aujourd'hui (quatre chapitres extraits d'une mini-série spécifique),
- un focus sur le trio majeur Thor / Iron Man / Captain America (3 chapitres étalés sur trois séries différentes).

Concernant les Vengeurs, tous les épisodes sont écrits par Geoff Johns, les 4 premiers étant dessinés par Kieron Dwyer (encrage : Rick Remender !) tandis que les deux derniers sont dessinés par Gary Frank et encrés par Jon Sibal.

Il n'y a pas de résumé des épisodes précédents ou même de texte introductif congratulatoire. Pour ceux qui comme moi n'ont rien lu du "run" de Buziek, il faut un petit effort afin d'entrer dans le contexte. Encore dispose-je, compte tenu de ma relatice familiarité avec les Avengers, de quelques repères qui me facilitent la tâche... mais pour les plus jeunes qui arrivent aux comics via les films, ce sera plus dur.

Les Vengeurs ont affronté une grave menace et ils l'ont vaincue. Après les dégats, la reconstruction va bon train, comme à Washington D.C., ainsi que le constatent sur place les deux Vengeurs que sont la Guêpe et son mari Yellow Jacket. Mais une menace d'ordre global se présente avec la disparition simultanée de plusieurs grandes capitales, dont... D.C.!

A Manhattan, Captain America et Falcon ne sont pas encore au courant et ils se coltinent avec un vieux bonhomme drogué qui se révèle devenir... le redoutable Mr. Hyde ! Les Vengeurs arrivent à la rescousse pour régler le problème Hyde et mettent Cap' au parfum.

Les Vengeurs se réunissent dans une nouvelle formation qui regroupe : Captain America, Iron Man, Falcon (et Redwing !), La Sorcière Rouge, Warbird, Jack Of Hearts, Ant-Man, la Panthère Noire, She-Hulk et la Vision. Mais les Vengeurs réservistes sont également rappelés pour intervenir auprès des capitales disparues. Un gars du nom de Henry Gyrich avec qui les Avengers ont un passé, est apointé en tant que "conseiller". Compte tenu du contexte, les Nations Unies remettent aux Vengeurs les pleins pouvoirs. En parallèle de l'action, il est à noter que ça ne va pas très fort entre la Vision et la Sorcière Rouge, et que Jack Of Hearts ne s'entend pas avec Ant-Man. L'action se poursuit, et il apparaît maintenant que l'eau des océans est siphonnée au point de risquer de disparaître. Ceci ne manque pas d'amener dans l'équation un certain Prince des Mers... Mais, comme il est en fait question de personnages divins traitant d'ordre et de chaos, Thor - occupé par ailleurs à la succession de son père défunt - vient faire une pige. Cela suffira-t-il ?

Johns prend bien ses marques, identifie bien la psychologie de ses différents personnages et leur trouve un travail bien dans leurs cordes. Le dessin de Dwyer, à défaut d'être innovants et bouche-béants, sont solides, efficaces et bien raccord avec le scénar'.

La mini-série consacrée à la Vision présente la création de ce Vengeur en 1939 par le professeur Phineas Thomas Horton, créateur par la suite de la Torche Humaine (premier du nom). La "Vision de demain" fonctionne notamment grâce à une "gemme solaire" dont il existe deux exemplaires, dont l'un des deux est subtilisé par un espion nazi. S'en suit la création par les nazis d'une abomination, nom de code "Gremlin", demi-frère de la Vision, qui peut démolir les machines. Un mythe lié à la WWII ou bien une réalité encore active aujourd'hui ? Devinez ? Ecrite par Johns, la mini-série est dessinée par Ivan Reis (encré par Joe Pimentel), dans une manière "réaliste". Ce que la Vision retire de cette mini-série s'exprime visuellement : la faculté de se rendre transparent, ce qui permet de voir la mécanique en-dessous de l'enveloppe externe. Le récit est sympathique et efficace mais n'a rien d'essentiel.

Suivent les deux épisodes dessinés par Gary Frank, dans un style également réaliste, comme on lui connaît aujourd'hui, mais en bien moins chouette et en bien plus raide. C'est l'occasion pour moi de placer que l'armure d'Iron Man est très moche, mais cela vaut aussi pour les épisodes dessinés par Dwyer. Au plan des histoires, il ne se passe pas grand-chose, à part des prises de position des uns et des autresdans le nouveau "status quo" des Avengers, et l'aggravation de la santé physique de Jack Of Hearts.

Pour finir, il y a ces trois chapitres dont la lecture, à la lumière de l'actualité de cet été 2014 (Ukraine, Irak, Syrie, Lybie...), reste totalement pertinent. Un pays de l'ancien glacis soviétique est asservi par une dictature militaire. Faute de solution politique ou militaire, les habitants oppressés adressent leurs prières à... Thor ! Ce dernier les entend et décide d'intervenir. Mais les USA ne sont pas d'accord avec cette immixtion dans des affaires sensibles. Ils missionnent un gars qui les écoute et qui est l'ami de Thor, Iron Man, pour le faire savoir au dieu du tonnerre. Le Dr. Doom, qui dirige la Latvérie frontalière regarde le tout avec intérêt. Cela va mal finir. Les dessins sont d'Alan Davis, qui n'est jamais meilleur que dans les scènes de bagarre et qui est même totalement quelconque pour toutes les autres scènes... Les scénarios sont de Dan Jurgens, Mike Grell et Geoff Johns.

Globalement, c'est un 7 sur 10.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 23, 2014 7:56 PM MEST


Animal Man Vol. 4: Splinter Species (The New 52)
Animal Man Vol. 4: Splinter Species (The New 52)
par Jeff Lemire
Edition : Broché
Prix : EUR 11,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Chimères, 20 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Animal Man Vol. 4: Splinter Species (The New 52) (Broché)
Créé au cours du "Silver Age" des comic books de super-héros par le scénariste Dave Wood et le dessinateur Carmine Infantino (1è apparition dans "Strange Adventures #180", 1965), Animal Man n'a toutefois eu droit à son propre magazine qu'à deux reprises, la première remontant aux années 1990, sous la plume de Grant MORRISON.

Bernhard "Buddy" Baker est un personnage de père de famille, plutôt artiste puisqu'il est acteur, qui a reçu le pouvoir de reproduire toutes les qualités des animaux, en tant que représentant sur Terre du "Red", en gros le principe de vie dans le règne animal. Il existe aussi un "Green", et un "Rot", qui s'oppose violemment aux deux premiers.

Animal Man bénéficie de sa propre série dans le cadre de la relance organisée par DC Comics de tous ses magazines, appelée "The New 52!". Le scénariste Jeff Lemire et le dessinateur Travel Foreman ont été chargés du personnage et s'en sont sortis avec les honneurs de la critique et des fans, alignant des épisodes très créatifs dans lesquels la famille de Monsieur-Presque-Tout-Le-Monde (celle d'Animal Man, donc), se trouve emportée dans un fantastique hallucinant et horrifiant (1). Travel Foreman a cédé ensuite la place à Steve Pugh.

En termes de ventes, la série Animal Man se place à la 124è place des ventes aux USA (2).

Ce nouveau recueil couvre trois histoires. Il s'ouvre avec l'"Animal Man Annual #2", dans lequel Buddy tout au deuil de son fils Cliff, mort dans des conditions dramatiques liées à la lutte contre "The Rot", se remémore une aventure ancienne au cours de laquelle il avait pu le sauver d'un terrible enlèvement. Lemire scénarise et, pour l'occasion, Travel Foreman est de retour. Le résultat est très chouette, même si bien dans le ton déjà signalé comme "hallucinant et horrifiant".

La suite du recueil, le n° 20, donne la suite d'un arc commencé au n° 6. Il s'agit de Buddy l'acteur, dont le travail pour le rôle de "Red Thunder" dans un film fauché lui vaut... une nomination aux Oscars. Lemire scénarise toujours mais c'est le rare et excellent John Paul Leon (déjà là pour la première partie) qui dessine. La vie a rejoint la fiction.

Les trois derniers chapitres de l'ouvrage sont le début d'un nouvel arc, dans lequel Animal Man, seul depuis la mort de Cliff (son épouse Ellen, très affectée, est partie vivre chez sa mère en emmenant leur fille Maxine), tente de se changer les idées en menant une enquête sur la disparition d'animaux à San Diego. Animal Man est poursuivi par une meute de journalistes et de fans qui le suit avec goguenardise dans un hangar désaffecté de Los Angeles où son enquête l'a menée. Et là, comme de bien entendu, éclate de nouveau un fantastique hallucinant et horrifiant, généré cette fois par de sectaires émules d'Animal Man et du Dr. Moreau. Mais il y a plus grave encore, comme va le découvrir Animal Man... Pendant ce temps, Maxine, nouvelle amabassadrice sur Terre de "the Red" et reine annoncée de ce monde, s'embarque à l'insu de ses parents dans une aventure pour sauver ou faire revivre son grand frère. Elle est accompagnée du "chat" Socks et retrouve dans le monde de "The Red" son allié le Berger. Mais, malgré tout son pouvoir sur le monde de "The Red" et le concours de ses compagnons, Maxine va se retrouver confrontée à de nouvelles horreurs propres à la dépasser. Ce sont Steve Pugh et Francis Portela qui dessinent les histoires écrites par Lemire.

Si la lecture de cette nouvelle série siglée "The New 52!" ne requiert absolument pas d'avoir appris par coeur les apparitions précédentes d'Animal Man, ce 4è tome s'inscrit dans la continuité et l'univers particuliers créés par Lemire, Foreman et Pugh. Pour les néophytes, il est donc recommandé de se référer aux précédents recueils signalés ci-dessous.

(1) cf. les précédentes collections 'Vol. 1: The Hunt', 'Vol. 2: Animal Vs. Man' et 'Vol. 3: Rotworld: The Red Kingdom'. Le prochain recueil est déjà annoncé : 'Vol. 5: Evolve or Die!'.
(2) Chiffres estimés des ventes de comic books en Amérique du Nord dans le réseau Diamond Comics pour le mois de mars 2014, c'est-à-dire pour le mois de vente du dernier n° publié d'Animal Man : 17 473 exemplaires vendus. Pour comparaison, le 1er ce mois-là était "Batman #29" avec 116 926 exemplaires et le dernier (460è !) était "Zombie Tramp Vol. 2 #3", de chez Action Lab, avec... 940 exemplaires écoulés.


Gipsy Rhumba: the Original Rhythm of Gipsy Rhumba in Spain 1965-1974
Gipsy Rhumba: the Original Rhythm of Gipsy Rhumba in Spain 1965-1974
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Para los rumberos, 19 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gipsy Rhumba: the Original Rhythm of Gipsy Rhumba in Spain 1965-1974 (CD)
L'indispensable label britannique "Soul Jazz" se spécialise depuis des années dans la présentation raisonnée du meilleur des trouvailles que l'on peut faire dans plus d'une vingtaine de genres musicaux mondiaux, de la country music au dubstep.

Il s'intéresse ici pour la première fois à la "r(h)umba", musique apparentée au flamenco et née à Barcelone dans les années 1960. Cette compilation de 20 titres (durée totale : moins de 50 minutes !), présente les plus grands artistes du genre, dont Peret et, grâce à deux épais livrets (en anglais et en castellano), illustrés de photographies, donne toute précision utile sur cette musique.

Les gypsies catalans empruntent aussi au répertoire cubain (Compay Segundo, notamment) et même aux Champs leur 'Tequila', avec des arrangements compatibles avec les guitares acoustiques ! Pour certains titres, l'orgue vient au secours des guitares. La sélection comprend des raretés, dans un contexte d'Espagne franquiste où les éditions discographiques restaient un luxe. Le son de cette compilation demeure toutefois excellent.

Une nouvelle fois, Soul Jazz "tape dans le mille" et se trouve au premier rang du nouveau "revival" de cette musique.


100 Bullets: Brother Lono
100 Bullets: Brother Lono
par Brian Azzarello
Edition : Broché
Prix : EUR 13,52

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 El Padre que murmura al oído del demonio, 19 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 100 Bullets: Brother Lono (Broché)
Lono, l'un des tueurs les plus redoutables - et les plus coriaces - de la passionnante série '100 Bullets', est arrivé dans un sale état physique et moral lorsqu'il s'est présenté au Padre Manny, qui dirige une église et un orphelinat au milieu de vastes terres à l'écart de la ville, au sud de la frontière des USA avec le Mexique. Son corps s'est rétabli, il s'est confessé et, en bricolant à l'église et pour l'orphelinat, il s'efforce de maintenir une certaine paix intérieure, même si cela signifie, quand la pression remonte, de passer des nuits de pénitence dans la prison du poste de police local, avec la complicité du shérif.

Mais, tout autour de ce havre rédempteur, le mal rôde avec la violence de gangs liés aux cartels de la drogue. La suspicion liée à l'arrivée d'enquêteurs de la DEA (Drug Enforcement Administration) entraîne une recrudescence des enlèvements et tortures, à la recherche de renseignements.

Le Padre s'efforce de tenir tout cela à distance de son église et de son orphelinat.

Mais, malgré l'arrivée de Soeur June en soutien à l'orphelinat, et la vigilance du shérif à l'extérieur, la violence va arriver à la suite d'un ancien pensionnaire du Padre. Et les conséquences seront terribles.

Brian Azzarello et Eduardo Risso reviennent avec leur équipe (Patricia Mulvihill aux couleurs, Dave Johnson aux couvertures...) pour donner, non pas une suite à '100 Bullets', mais un prolongement sous forme de "western spaghetti noir" dont la philosophie eastwoodienne, simple mais implacable, est que "celui qui sème le vent, récolte la tempête". Mais quand, à la place du vent, il s'agit déjà d'une tempête, la récolte est inéluctablement plus extrême...

Le tout et sa conclusion inexorables sont très bien construits, sans temps mort (si l'on ose dire...), et excellemment dessinés par un Risso qui s'améliore de récit en récit.

Compte tenu notamment de scènes de torture, ce récit en 8 chapitres est déconseillé aux âmes sensibles.

**** et 1/2


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