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Contenu rédigé par Vincent
Classement des meilleurs critiques: 842
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Commentaires écrits par
Vincent "The Chameleon" (Haute Savoie)
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Mad Bad & Dangerous to Know
Mad Bad & Dangerous to Know
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 55,95

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'après Queen pour son batteur., 7 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mad Bad & Dangerous to Know (CD)
Peu de gens le savent, mais Roger Taylor, le batteur du QUEEN, aura publié plusieurs album sous le nom de The Cross. Trois me semble -t-il.
Celui ci est paru peu de temps après la disparition de Freddy Mercury, et il doit s'agir du deuxième album de cette formation.
Roger a-t-il ressenti le besoin instinctif de produire à nouveau un disque pour se libérer de sa peine ? Ou avait-il simplement le sentiment que le moment était enfin venu pour lui de pouvoir s'exprimer d'avantage en solo sans ne plus jamais avoir les contraintes qui l'avaient jusque là lié au groupe ? La réponse, si il y en a une, n'a finalement que peu d'importance.
Ici, il faut d'abord saluer la démarche du batteur. Car, en plus de ne pas vendre sa musique sous son propre nom (ce qui est souvent tellement plus vendeur), The Cross nous conviait en plus à un Rock sans aucun lien avec l'univers de sa Majesté la Reine.

Derrière sa belle illustration, Taylor et son groupe, offrent, à nous les curieux, un disque de pur Rock sans le moindre artifices ou sûr production. Basique dans la forme comme dans le fond, "Mad Bad & Dangerous to Know" respire la sincérité et permet surtout à Roger de s'exprimer dans deux registres qu'on ne lui connaissait pas. Le chant Lead tout d'abord, mais aussi la guitare. Et force est de constater que même dans ces deux domaines, le batteur qu'il demeure en impose vraiment. Pour vous situer, sa voix est étonnement proche de celle de Rod Stewart.
Point de mises en avant chez The Cross, juste un de ces albums estampillés Rock qui se laisse écouter avec plaisir, et dont les aspirations ou les influences seront immédiatement à chercher du côté des anciens. La reprise du Foxy Lady" de Jimmy Hendrix se fond d'ailleurs parfaitement à l'ensemble des autres compositions. En quelque sorte, on pourrait parler ici d'un presque retour aux sources pour le batteur de QUEEN.

"My Taylor is definitly rich, isn't it ?" 14,5/20


Big Game
Big Game
Prix : EUR 7,58

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Dans la jungle... Terriiible jungle !!!, 4 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Big Game (CD)
Entendons nous bien, "Big game" est un album de Hard Rock à l'américaine plutôt bien fichu.
D'abord, tous les membres qui composait le groupe étaient tous de remarquables instrumentistes. A commencer par la fine gâchette qu'était Vito Bratta. J'en parle d'autant plus au passé que le guitariste n'a plu jamais donné signe de vie après la dissolution du groupe en 1992. Quel gâchis pour un tel guitariste ! Et ce, malgré l'évidente filiation que son jeu avait avec un autre de ces fainéants surdoués. Eddy Van Halen.
Son succès, White Lion le devait aussi à son chanteur, Mike Tramp. Le physique très avantageux du Monsieur n'y était évidemment pas pour rien, mais ce grain de voix cassé aux limites de la fausseté ajoutait de suite une plus value aux compositions du groupe. Toujours est-il que j'ai toujours largement préféré Mike au sein de son éphémère Freak of Nature, que chez White Lion. Et à l'écoute de cet album, mon constat n'est pas près de changer. "Big Game" semble en effet avoir été fait dans l'urgence. Il en résulte un album mi figue mi raisin, en tout cas bien moins abouti qu'il aurait pu et dû l'être. Loin d'être mauvais, il n'est pas transcendant pour autant. Pire ! Le meilleur morceau du disque se trouve être la reprise du "Radar Love" de Golden Earing. Une tuerie en vérité.

20 ans après sa publication, "Big Game" trône toujours dans ma bibliothèque à CD (preuve qu'il contient quand même du bon), sauf qu'il prend plus souvent la poussière que son successeur, l'autrement plus consistant Mane Attraction, mais qui sera également le dernier album de la courte carrière de ce groupe. 13/20


Call to arms
Call to arms
Proposé par mrtopseller
Prix : EUR 9,35

1 internaute sur 6 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 C'est de sa faute !!!, 29 janvier 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Call to arms (CD)
Malgré mes 40 ballets bien tassés, j'ai découvert le Heavy Metal de Saxon très tardivement. En 95 pour être précis, par l'entremise de l'album "Dogs of War". De parution d'album en parution d'album, mon intérêt pour la musique du groupe sera allez croissante... Au moins jusqu'à Lionheart. Par la suite, The inner sanctum ne m'aura que partiellement plu, tandis que Into the labyrinth ltd edition m'avait passablement irrité à force d'accumulations de clichés Metal et de tentatives ratées consistant à draguer le potentiel jeune Métaleux. Celui pour qui les aspirations vont aujourd'hui d'avantage en direction d'un Metal Symphonico-progressif à la Dream Theater ou Nightwich.
Aussi, comme je ne suis pas du genre a me détourner d'un groupe sous prétexte d'un ou deux albums en deçà de ce que je recherche chez lui, j'aurai de nouveau tenté le coup avec celui ci. Mais cette fois se sera vraiment la dernière !

Ce qui est d'autant plus rageant, c'est que ce dernier disque de Saxon est truffé de bonnes choses. D'abord la bande à Biff aura, je pense, fait le bon choix en revenant à ce qu'il sait le mieux faire: Du Saxon. S'en est d'ailleurs à un point que durant les quelques 40 minutes que dure l'album, j'ai eu le sentiment que le groupe auto célébrait ses quelques 35 ans de carrière.

Production irréprochable, livret soigné, musiciens à l'unisson et dans une parfaite cohésion, variété des morceaux, etc...
Mais alors qu'est ce qui me déplaît à ce point sur cet album ? Ben Biff Byford lui même. Pas sa voix, pas ses textes, juste ses mélodies chants. J'ai beau écouter et réécouter "Call to Arms", non décidément ça ne passe pas (ou si peu). Rien ne m'accroche véritablement. Que se soit sur les couplets ou les refrains, Biff a tout simplement bâcler son travail.

Pour conclure et comme disait Jean de Lafontaine: "Il jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plu". 09/20


Anesthetize
Anesthetize
DVD ~ Porcupine Tree
Prix : EUR 20,00

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Sous anesthésie ?! Ça c'est bien vrai., 26 janvier 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anesthetize (DVD)
Pardon de venir jouer les troubles fête ici, mais "Anesthetize" m'a clairement ennuyé du début à la fin. C'est dit.
D'ailleurs, il ne m'aura pas fallu allez au delà d'un seul visionnage intégral pour que je me décide à me séparer aussitôt de ce DVD. Et dire que le précédent, Arriving Somewhere, m'avait tant plu.
Même Steve Wilson (lors d'une entrevue se rapportant à son dernier album en solo) avouait à demi-mot que "son" groupe tournait en rond au point d'en devenir prévisible ces dernières années. Et c'est exactement ce que j'ai ressenti en visionnant ce concert. Le groupe est en pilotage automatique du début à la fin. A tel point que les quelques extraits du remarquable Signify sont nettement inférieurs à leur version studio.
Tout est si millimétré dans le spectacle que l'interaction entre les musiciens est tout bonnement inexistante. Certes, la musique de Porcupine Tree n'a jamais invité à ce que ses membres s'adonnent à des cabrioles en tous genres. Mais tout de même ! Ou sont les regards complices, les sourires, le plaisir collectif d'être sur une scène ensemble... Et devant son public qui plus est ?! Nul part. Chacun joue sa partition, avec application, dans son petit coin. Comment une musique aussi riche peut-elle devenir à ce point clinique ? Et puis quand même, cette formule consistant à systématiquement alterner les ambiances atmosphériques à des guitares tranchantes (Metal), tout ça commence à avoir atteint ses limites.
Décidemment, ma déception envers Porcupine Tree ne cesse d'aller croissante depuis la parution de leur album Fear Of A Blank Planet. Aujourd'hui, c'est plus clairement en solo qu'il me faudra allez chercher l'ivresse, pour qu'enfin je retrouve le Steven Wilson aventureux d'hier. Pas vrai ?

07/20


Extraversion
Extraversion
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 25,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Y a pas de mal à se faire du bien., 23 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extraversion (CD)
Sur l'échelle de la discographie du groupe, si je considère que De Jour Comme De Nuit est pour moi leur disque le plus accompli (le meilleur ?), celui ci est donc un ton en dessous. En même temps, sur la petite poignée d'albums qu'aura produit AstonVilla jusque là, aucun d'entre eux ne se ressemblent véritablement. Alors...
En revanche, les paroles de Fred Franchitti sont toujours aussi désabusées, mélancoliques, voir tristes, tout en étant souvent sujettes à divers interprétations et compréhension de la part de celui qui les écoutes. Ce disque n'y fait pas exception. J'ajouterai également que la façon que Fred à d'écrire ses paroles se rapproche assez de la manière qu'avait de faire Alain Bashung en son temps. L'ambiguïté y est donc souvent de mise.
Musicalement, "Extraversion" est assurément à classer dans le registre que celui du Rock. Mais sa personnalité, l'album la puise avant tout dans ses accents marqués de Drum & Bass sur fond de programmations Electro.

"Extraversion" est donc une oeuvre éminemment contemporaine et réussie, et que le groupe tentera, dans cette formule, d'accentuer encore d'avantage sur le disque suivant. Les qualités du bien nommé Strange s'avéreront pourtant beaucoup plus clairsemées. 16/20
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 28, 2012 4:12 PM CET


Detonator
Detonator
Prix : EUR 15,47

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Reactivator., 21 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Detonator (CD)
On peut clairement affirmer qu'au milieu des années 80, Ratt est un groupe qui aura compté au milieu d'une pléthore de formations de Hard estampillé FM. Pour autant, même après cinq album Studio, on constatera qu'à l'inverse de la plus part de ses congénères, il n'y avait toujours pas la moindre traces de clavier dans la musique du groupe.

Si "Detonator" est aussi le dernier album sur lequel figure le guitariste rythmique Robin Crosby (décédé depuis, des suites de sa dépendance aux drogues), "Detonator" est surtout l'album qui aurait dû relancer légitimement la carrière de la formation en ce début des nineties. Le problème, c'est qu'après deux albums mi figue - mi raisin, l'intérêt du public vis à vis du groupe en avait déjà pris un sérieux coup dans l'aile. Sachant que, dans le même temps, les courants Hard et Metal s'en allaient désormais draguer vers d'autres mouvances momentanément plus vendeuses, tandis que la déferlante Grunge, le raz de marrée Metallica et le phénomène Guns'n'Roses annihilaient toutes tentatives de sûr-vie (à l'exception d' Aerosmith ou autre AC/DC), et vous pouvez alors compter le nombre de formations Stars d'hier qui se seront vautrées. Et Ratt n'y aura pas échappé. Quel dommage ! Car en dehors d'un mix guitares un poil en retrait, la bande à Stephen Pearcy parvenait à nous offrir de quoi nous satisfaire ici tout du long.
Point de faiblesses sur cet album, puisque l'inspiration était effectivement et de nouveau au rendez-vous.

Suite à l'échec du disque et aux tensions qui ne tarderaient pas à en découler entre certains des membres du groupe, ainsi allait se clore le premier chapitre de la carrière de Ratt. 2 décennies plus tard, Ratt se déciderait enfin à sortir de sa torpeur, comme en attesterait la publication de leur dernier album en date, le plutôt solide Infestation, paru en 2010.

15,5/20


Beyond Good And Evil
Beyond Good And Evil
Prix : EUR 17,22

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Lourd, massif, écrasant... Si le coeur vous en dit., 15 janvier 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beyond Good And Evil (CD)
Les inconditionnels du groupe n'y trouveront sans doute rien à redire puisque que cet album de The Cult démontre à nouveau que la paire Astbury et Duffy savent encore "envoyer le bois". Et c'est un faite, car dès les premières mesures du disque, le ton nous est donné: "Beyond Good & Evil" est ultra Heavy. Entendez par là que l'album sent le soufre, celui des enfers, dans sa presque continuité. Seul le morceau "Nico" (petite attention à l'intention de la fille du chanteur) nous offre un semblant de respiration. Pour le reste, The Cult vous asphyxie littéralement à grands coups de riffs pachydermiques. La basse quant à elle ronfle comme un réacteur nucléaire près à exploser, tandis que Matt Sorum maltraite sa batterie tel un forgeron martyrisant son enclume.
Au milieu de cette fournaise Hard Rock, The Cult aura aussi re-convié Bob Rock pour produire à nouveau ce disque. Et c'est peut être là qu'il y aurait (me concernant) sujet à réserve. La seule en vérité. Le mixage des guitares et de la basse étant ce qu'ils sont, c'est à dire puissant et massif, le rendu musical de l'album perd un peu de sa clarté dans son ensemble. Car si il n'y a rien à redire sur le rendu du chant de Ian Astbury, le mix batterie en revanche s'en retrouve lui assez amoindrie, rendant de ce fait, le jeu de Matt Sorum presque brouillon par endroits (c'est ici le batteur qui parle).

En résumé, ceux pour qui le Hard ne se conjugue qu'à grand coup de guitares bien grasses se régaleront. Les autres, ceux qui auraient aspirés à un peu plus de nuances d'un titre à l'autre, ceux là donc n'adhéreront peut être que partiellement à cette oeuvre pour le moins musclée... Et il est vrai, de qualité. 15/20


Genesis
Genesis
Prix : EUR 9,98

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un classique lui aussi., 27 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Genesis (CD)
D'emblée j'en viendrais presque à m'excuser de ne pas connaître (ou si peu) le Genesis originel. Le seul, le vrai, l'unique, selon les dires des nombreux Puristes de l'ère Prog du groupe.
Des excuses ! Pourquoi faire ? Libre à chacun d'aimer ou de détester le chemin pris par Phil, Mike et Tony. Plus accessible et donc forcément plus tournée en direction du grand public, la musique que compose cet album n'en demeure pas moins d'excellente facture. Et puis Genesis n'avait de toute façon pas opéré ce changement de direction musicale aussi drastiquement qu'on pourrait l'imaginer. "Duke", et surtout "Abacab" avaient déjà marqués un net changement de cap, non sans quelques maladresses les concernant il est vrai. D'ailleurs, n'est-ce pas également ça (l'imperfection) qui fait parfois le charme, la singularité d'une oeuvre... De quelle nature qu'elle soit ?
Au contraire de ses deux précédentes livraisons, "Mama" restera donc pour moi un de ces albums majeur de la formation Anglaise, et qui aura marqué durablement ces années délicates (artistiquement parlant) que furent celles des 80'. Est-ce à mettre sur le compte d'un groupe plus confiant et plus à même d'assumer son changement d'orientation musicale ? Toujours est-il que Genesis sera enfin parvenu à nous offrir un disque d'une solidité et d'une homogénéité à toute épreuve.
Près de 3 décennies après sa publication, je prend et j'en reprend encore. 18/20


A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster)
A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster)
Prix : EUR 9,98

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le pied (de nez)., 12 novembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Trick of the Tail (2007 Digital Remaster) (CD)
"A trick of the Tail" est d'abord l'album qui aura fait la nique à tous ceux (journalistes compris) qui pensaient que le groupe ne se relèverait pas, suite au départ de Peter Gabriel.
"A trick of the Tail" est aussi de ces albums dont il émane une certaine idée de ce que j'aime à appeler "une certaine splendeur stylistique". Que se soit en matière de textes (d'histoires), de claviers impériaux ou de guitares raffinées, ce disque est tout bonnement une merveille. Et puis, si il était encore besoin de rappeler que Phil Collins était (et est toujours) l'un des plus éminent batteur que la musique contemporaine est engendrée, ce disque sera également là pour vous le rappeler.

Nota: Les éditions remasterisées de 2007 rendent plus que justice à toute l'oeuvre de Genesis. Celle ci pouvant en attester. 18,5/20
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 23, 2011 9:59 PM CET


Hammer of the North
Hammer of the North
Prix : EUR 20,46

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Grand ! Vraiment très grand., 11 novembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hammer of the North (CD)
Découvert tout récemment par le biais de cet album, le groupe aura en premier lieu réussi à me réconcilier avec l'idée que je m'étais forgé, il y a longtemps maintenant, du style Heavy Metal (dans tout ce qu'il peut parfois revêtir d'excellent et de fédérateur). A l'écoute de "Hammer Of The North", je me suis parfois dis que JB (son chanteur/guitariste) et moi avions sans doute été bercé par les mêmes choses auparavant. "British Steel" ? "The Number Of The Beast" ? Je veux croire qu'il les a écouté religieusement. Néanmoins, n'allez surtout pas vous mettre en tête que les Suédois réutilisent toutes les ficelles de ces deux éminences que sont Judas Priest et Iron Maiden. Il les évoque par endroit, c'est sûr, au détour d'une cassure de rythme ou d'un phrasé rythmique mais rien de plus (la manière qu'à JB de déclamer ses vers étant quand même assez similaires à la façon de faire du chanteur de Judas Priest). GRAND MAGUS a définitivement son propre langage et son propre univers. D'ailleurs, et à l'image de son illustration, "Hammer of the North" ne parle ni de bagnoles, ni gonzesses, pas plus que de débauches en tout genre (drogues, alcool, etc...). GRAND MAGUS parle de ce qu'il aime, c'est à dire de ses terres, de son pays, et des contes et légendes auxquels il se rapporte. Dès lors, on ne s'étonnera pas d'entendre en quelques occasions: Cornes de brume et cœurs de Vikings sur le titre éponyme, croassements d'oiseaux de mauvaises augures et bruissement de l'eau sur les rives d'un Fjord, en introduction du définitif "Ravens Guide Our Way". Sans jamais tomber dans le cliché outrancier, tout cela n'est évidemment utilisé que très exceptionnellement et n'a pour seul but que celui de renforcer l'aspect épique de ce qui nous est ici conté. Et quand c'est fait avec ce goût là... Ben ça a d'la gueule !

Ne maîtrisant que très sommairement la langue de Shakespeare, je ne m'aventurerais pas d'avantage dans de fausses explications de textes. Musicalement c'est autre chose. Sûr, et il n'y a pas de doute, c'est bien à la gloire et dans ce qui se fait de mieux en matière de Heavy Metal (du moins dans l'idée que je m'en suis toujours fait) que GRAND MAGUS nous convie.

Quelle magistrale science du riff ! Quelle voix splendide que celle du chanteur/guitariste (on pense un peu à celle d'un Chris Cornell - l'ex Soundgarden et Audioslave, ainsi qu'à celle de l'ex bras droit d'Ozzy Osbourne - Zakk Wylde). Avec une voix telle que la sienne, ce type pourrait assurément chanter le Blues à merveille. Le concernant, et rien que pour ça, on pourrait d'ores et déjà lui vanter tout les mérites que l'on voudrait. Mais l'homme a décidément plus d'une corde à son arc. Comment ne pas s'extasier de la même façon lorsque lui incombe (aussi) la lourde responsabilité que celle d'amener ses chorus autrement que dans un simple exercice de style, souvent masturbatoire ? Et bien même à ce jeu là, JB excelle. Ses solos sont effet d'une rare précision et d'une semblable perfection. Des solos intelligents oserai-je dire.
Derrière, le basse/batterie n'est pas en reste. Ça joue simplement juste et en rang très serré. L'utilisation de la double pédale de grosse caisse n'est ainsi utilisée que parcimonieusement, tandis que les cordes de la basse, après n'avoir eu de cesse de vous flageller le visage comme un vent glacial, sauront vous caresser l'instant d'après sur quelques uns des passages plus ambiants de cette perle venue du froid.

Puissante, enivrante et mélodique jusqu'au bout, la pochette "kitchissime" de Hammer Of The North, ainsi que le simple nom (un peu crétin ou faussement prétentieux) de la formation, tous les deux ne m'invitaient pas, au départ, à prendre une pareille correction. Surtout après avoir cru et pensé que j'avais sans doute, peut être, déjà tout entendu en matière de Heavy Metal. Mais alors que mes Pères s'apprêtent progressivement à remiser leurs instruments au placard, GRAND MAGUS, derrière sa lune pâle, son ciel de traîne et ses lacs gelés, me conduit de nouveau à espérer qu'avec un disque de cette trempe, le soleil n'est peut être pas tout à fait près de s'éteindre sur l'olympe de ce genre de Metal si cher à mon cœur. "Gardiens du temple", voilà qui pourrait être fort à propos pour l'intitulé de leur prochain album !

Un chef-d'œuvre ? "Hammer of the North" relève au moins du domaine de l'excellence, ce qui est déjà un exploit. Pour ma part, j'ai d'ores et déjà passé commande de tous les autres albums du groupe. Parce que quand on aime, on ne compte pas. 20/20
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 22, 2012 6:37 PM CET


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