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Commentaires écrits par
patatipatata

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Boutès
Boutès
par Pascal Quignard
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Boutès monte sur le pont et saute., 1 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boutès (Broché)
« Boutès monte sur le pont et saute.
La où la pensée a peur, la musique pense.
La musique qui est là avant la musique, la musique qui sait se « perdre » n'a pas peur de la douleur. La musique experte en « perdition» n'a pas besoin de se protéger avec des images ou des propositions, ni de s'abuser avec des hallucinations ou des rêves.
Pourquoi la musique est-elle capable d'aller au fond de la douleur ? Car elle y gît.
Le chant qui se tient avant la langue articulée ' simplement plonge, plonge comme Boutès plonge ' dans le deuil de la Perdue. p19. Qui a le courage de se rendre au bout du monde de la tristesse ? La musique. p 20 ...»

"La musique touche beaucoup plus que "l'audition" dans le corps de l'auditeur. Les passions seraient impuissantes à se distinguer les unes des autres, même, elles seraient incapables de s'appréhender elles-mêmes, s'il n'y avait pas la musique."p23 ...

"c'est ainsi que la musique est bien une "île"au milieu de l'océan; une "île" dont toute approche est impossible sauf à périr noyé "p72

"La musique commence par murmurer à l'oreille de celui qui l'aime et qui s'aproche du chant qui l'enveloppe, où il consent à perdre son identité et son langage" p79


O Solitude
O Solitude
par Catherine Millot
Edition : Broché
Prix : EUR 16,75

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ô solitude ! My sweetest choice !, 1 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : O Solitude (Broché)
"Ne pas sortir de chez soi relève de l'exercice d'une liberté. Est-ce pour cela que c'est si mal vu ? On soupçonne le réfractaire, celui ou celle qui se soustrait à la loi du recrutement, à la loi commune. I prefer not to, je préfère ne pas - comme disait Bartleby de Melville. Ne pas sortir de chez soi, c'est un peu faire secession, comme ne plus allumer la télévision." p 85

"Comment se soustraire aux obligations sociales, comment préserver son temps et son espace tout en maintenant d'inévitables et d'indispensables points de contact." p 91

A lire en écoutant "O solitude" de Purcell par Alfred Deller

Music for a While: 40th Edition


Le bol du pèlerin (Morandi)
Le bol du pèlerin (Morandi)
par Philippe Jaccottet
Edition : Broché
Prix : EUR 31,50

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rencontre du poète Philippe Jaccottet avec l'oeuvre de Morandi., 1 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le bol du pèlerin (Morandi) (Broché)
"Longtemps, Morandi a peint des sortes de frises d'objets juxtaposés (cinq, six objets, plus même quelquefois) ; avec les années leur nombre a diminué, la composition s'est concentrée de plus en plus, se faisant de plus en plus persuasive ; comme si les premières toiles étaient déjà trop peuplées, ou parlaient trop (un comble!) ; comme s'il y avait encore pour l'esprit trop de dispertion.Maintenant, au contraire, c'est comme si le voyageur, après avoir lontemps marché dans les sables, avait ateint le puits; le puits qui est appelé dans l'ancien testament le "puits du vivant qui voit"; et qu'il n'y eût plus de raison de faire au-delà le moindre pas." p 58

"Ce bol presque blanc, voisinant avec une boîte, un vase, une bouteille: ne le dirait-on pas mieux fait qu'aucun autre pour que le pélerin l'emporte dans ces bagages et y recueille, à l'étape du "puits du vivant qui voit", de quoi se désaltérer ? Même, ou surtout, le pélerin immobile, celui qui a fini par ne se déplacer plus qu'en pensée, si ses pieds ne le portent plus ? p 82

"Il y a là quelquefois des couleurs particulièrement austères, hivernales, de bois et de neige, qui vous font prononcer derechef le beau mot de "patience" /.../ La patience qui signifie avoir vécu, avoir peiné, avoir "tenu": avec modestie, endurance, mais sans révolte, ni indifférence, ni désespoir; comme si, de cette patience, on attendait tout de même un enrichissement; à croire qu'elle permettrait de s'imprégner sourdement de la seule lumière qui compte." p 57

"Comme si le peintre avait très patiemment frayé un passage à la lumière la plus apaisante qu'aucun de nous ait jamais espéré entrevoir" p 77


Morceaux de ciel, presque rien, poème
Morceaux de ciel, presque rien, poème
par Claude Esteban
Edition : Broché
Prix : EUR 15,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ce soir, même une feuille, 1 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Morceaux de ciel, presque rien, poème (Broché)
Ce soir, même une feuille / qui bouge / fait trop de bruit.
p 69

Au premier mot / j'ai compris que je faisais fausse route / dans ma bouche.
p 70

Au temps de l'encrier / même les mots / avaient une odeur violette.
p 85

Je ne descendais plus / vers la plage

la mer qui t'avait prise / m'abandonnait

une fleur bleue / avait poussé dans le sable

et c'était toi toujours / et tu respirais.
p 107


Just Kids
Just Kids
par Patti Smith
Edition : Relié
Prix : EUR 15,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent !, 5 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Just Kids (Relié)
J'ai acheté ce livre pour mieux connaitre le photographe Rober Mapplethorpe et j'ai découvert l'univers poétique de Patti Smith ! Une belle surprise donc.
Un livre très attachant qui nous entraîne dans le New York des années 70. On y croise Jimmy Hendrix, janis Joplin, pas mal d'écrivains, et l'incontournable Andy Warhol. Ce livre réjouira les anciens "pattes d'eph" et les anciennes "tuniques indiennes" mais pas seulement, car il relate ce qu'était la vie d'artiste à cette époque là. Point de nostalgie et c'est très bien écrit.
Le livre refermé je n'ai pu m'empêcher de réécouter "because the night" of course !


Corpus delicti : Un procès
Corpus delicti : Un procès
par Juli Zeh
Edition : Broché
Prix : EUR 20,30

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Vous avez dit santé ? Non, bonjour !, 5 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Corpus delicti : Un procès (Broché)
Quand quelqu'un dit qu'il agit pour notre bien ! Fuyons ! C'est ce que je me suis dit en refermant ce livre très intéressant, car il soulève bien les dérives, vers lesquelles nos sociétés s'acheminent doucettement. Je vais m'abstenir à l'avenir de dire "Santé" en levant mon verre.
Extrait p 36
Comment des règles, des mesures et des procédures pourraient-elles être infaillibles alors qu'elles n'ont jamais été conçues que par des êtres humains ? Des êtres qui, à quelques décennies d'intervalle, modifient leurs convictions, leurs points de vue scientifiques, voire leur "vérité" tout entière?


Grands reporters Prix Albert Londres : 100 reportages d'exception de 1950 à aujourd'hui
Grands reporters Prix Albert Londres : 100 reportages d'exception de 1950 à aujourd'hui
par Jan Krauze
Edition : Broché
Prix : EUR 30,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Superbe idée de cadeau !, 5 septembre 2011
Ce n'est pas entre les mains des journalistes qu'il faut mettre ce livre, mais bien entre les nôtres, pour nous réapprendre ce que peut et doit être le journalisme. J'ai eu un grand plaisir à lire ces articles, que pour la plupart je ne connaissais pas. Bravo, pour cette excellente idée !


Giacometti
Giacometti
par Charles Juliet
Edition : Broché
Prix : EUR 10,15

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe !, 5 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Giacometti (Broché)
A partir des écrits de Giacometti et de documents, Charles Juliet prend le prétexte d'une biographie pour réfléchir sur l'acte de création. C'est toute la sensibilité du poète qui s'exprime dans ce texte. Superbe !

Extrait p 21
Pendant six mois, une amie lui servant de modèle, il travaille à deux bustes. "Pour la première fois, je ne venais pas à bout du modelage. je m'égarais, tout fondait, la tête du modèle, devant moi, était comme un nuage, indéfinie et sans limites... Au départ, j'ai jeté la tête dans le seau à ordures."
Que s'est-il passé ? ( s'interroge Charles Juliet) (....)
Quand il note que la tête du modèle était dans un nuage, indéfinie et sans limites, il ne peux mieux dire l'émotion qui le saisissait face au visage de cette jeune femme. Et cette émotion s'interposait comme une brume, comme un nuage, entre le visage et lui. Dès lors, ce visage fuyant, évanescent, insaisissable, comment aurait-il pu le faire exister dans la pierre ? Le problème était mal posé. Ce n'était pas à reproduire la réalité qu'il échouait, mais bien à traduire tout à la fois la réalité et l'émotion qu'elle avait engendrée.


Orages ordinaires
Orages ordinaires
par William Boyd
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Excellent !, 23 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orages ordinaires (Broché)
J'aurais pu classer ce livre dans la rubrique polar, et même excellent polar. Mais la principale qualité de ce livre est de montrer comment dans les grandes villes ceux qui sont à la marge, deviennent vite transparents jusqu'à l'oubli. Excellent !


René Char et Nicolas de Staël : Correspondance 1951-1954
René Char et Nicolas de Staël : Correspondance 1951-1954
par René Char
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

2.0 étoiles sur 5 Dommage !, 23 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : René Char et Nicolas de Staël : Correspondance 1951-1954 (Broché)
Hum ! très franchement, je n'ai pas trouvé cette correspondance très intéressante, j'en attendais peut-être trop. J'ai découvert cependant que l'amour fou que Nicolas de Staël avait pour une certaine Jeanne ne l'a pas sauvé du suicide, à moins qu'il ne l'ait précipité ?


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