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Contenu rédigé par Remy Pignatiello
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Commentaires écrits par
Remy Pignatiello (France)
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Série noire [Blu-ray]
Série noire [Blu-ray]
DVD ~ Patrick Dewaere
Prix : EUR 16,70

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une copie honnête mais perfectible pour un grand film noir, 11 juillet 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Série noire [Blu-ray] (Blu-ray)
"Dites... votre blouse, là... elle est tombée."

La copie oscille entre des choses assez jolies et moins jolies. Ca commence plutôt bien, avec un générique en excellent état, doté d'un joli grain et d'une belle profondeur de champ. Une constante tout le long du film : une copie vierge de toute poussière, rayure et autres, et d'une stabilité (cadre et luminosité) à toute épreuve. Pour autant, la définition et le piqué sont régulièrement un peu plus en retrait que ce générique introductif, avec une image moins fine, moins détaillée. Aussi, il y aurait eu un léger dégrainage qu'on n'en serait pas étonné, car l'image parait parfois dotée d'un grain bien moins présent que ce qu'il devrait. Enfin, le contraste global est débattable, car il donne l'impression de nombreux noirs bouchés.
Ainsi, dans sa globalité, le Blu Ray est légèrement décevant. Un travail de fond a vraisemblablement été effectué pour nettoyer au maximum la copie utilisée, mais le résultat semble laisser encore de la place pour de l'amélioration.

"C'est pas que j'm'ennuie, moi, mais j'ai les joues qui brûlent."

La partie sonore est elle aussi variable. La musique (uniquement diégétique) participe grandement à la dynamique de la piste mais les dialogues, notamment ceux régulièrement marmonnés par Dewaere, restent typiques des films de patrimoine français : parfois un peu rêches et pas toujours très clairs.

Image : 7/10
Son : 7.5/10
Film : 8.5/10
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 3, 2013 6:59 PM CET


Maniac - Edition limitée Steelbook [Blu-ray] [Édition Collector boîtier SteelBook]
Maniac - Edition limitée Steelbook [Blu-ray] [Édition Collector boîtier SteelBook]
DVD ~ Elijah Wood
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 12,13

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un contenu éditorial réduit, mais un Blu Ray techniquement à la hauteur pour un remake efficace et triste, 7 juillet 2013
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Evacuons tout d'abord la triste partie éditoriale. A la base, l'édition Blu Ray de Maniac devait contenir le CD de la BO, être Zone Free, et on pouvait espérer avec sous titres amovibles. Evidemment, c'était trop beau pour être vrai, et quelle ne fut pas ma surprise (comme beaucoup d'autres) de me rendre compte à la réception du titre que le CD de la BO n'était plus d'actualités sans que ça n'est été communiqué, et que les sous-titres français (assez moches, même si la traduction est bonne) sont forcés.

On peut supposer des économies de budget pour le CD, et la volonté d'empêcher les anglo-saxons d'importer le BR FR pour avoir la version non censurée présentée ici. C'est dommage. Heureusement, il subsiste un making of de 66 min, plutôt pas mal du tout, et contenant de très nombreuses images du tournage.

Cela étant, le Blu Ray est techniquement largement à la hauteur.

Du point de vue Video, le seul problème du Blu Ray est une tendance au banding / postérisation. Le film utilise en effet un paquet de distorsions visuelles rendant l'image floue au 1er plan, mais aussi beaucoup d'éclairages directs dans le cadre. Ces 2 situations tendent à générer du banding (exacerbé par mon équipement, qui plus est). Hormis ce point, la photo travaillée du film est bien rendue, avec des scènes sombres ne subissant jamais de noirs bouchés, ni de bruit ou de compression dans les zones sombres. La définition est omniprésente, pour un excellent rendu visuel global.

La partie sonore n'est pas en reste, avec un mixage travaillé bien retranscrit en 5.1 : la spatialisation est constante, rendant très bien le film en vue subjective (le mixage plaçant les sons par rapport au champ de vision à l'écran, et la respiration semblant être au centre du champ sonore). La VO est dynamique, et capable de jolies choses, comme à la 11e minute lorsqu'un larsen vient nous vriller les tympans. Jolie reprise des basses, aussi, notamment côté musical.
La VF est globalement identique, bien qu'elle semble sonner un chouia moins sourd que la VO.

A noter qu'il y a une différence notable d'encodage entre les VO et les VF, ce qui tend à pointer des choses étranges en amont. En théorie, à sources "identiques", débits audio identiques. Si seule les dialogues diffèrent, les débits devraient donc être très proches, sauf qu'ici, il y a un écart de 30%.

Image : 9/10
Son (VO 5.1) : 9/10
Film : 8/10

Il y a une grande tristesse mélancolique dans ce remake de Maniac, probablement le résultat d'une combinaison de changements souvent efficaces mais parfois casse gueules.

Evacuons les évidences, le choix d'Elijah Wood en remplacement de Joe Spinell envoie le film dans une toute autre direction que le document guerilla urbaine de Lustig. Dans ce Maniac 2013, on se situe plus dans une démarche arty (parfois trop) que dans un ensemble ultra cheap mais vraiment glauque.
Du coup, ce que Maniac perd d'un côté, il le gagne d'un autre : là où Spinell incarnait l'horrible devant la caméra, avec son physique de gros porc suant, l'équipe Aja / Khalfound / Wood place l'horrible dans la caméra.
Nous ne sommes plus spectateurs de l'acteur, mais spectateurs de l'action.

Pour autant, ce n'est pas tant ça qui formalise les points les plus intéressants de Maniac, mais plutôt l'écriture abstraite d'un schizophrène patent, essayant tant bien que mal de se rapprocher d'une certaine normalité. Au milieu de tout cela, les meurtres n'apparaissent plus tant choquants que profondément attristants, faisant le plus souvent de nous les spectateurs d'une folie incontrôlée créant une véritable pitié pour ce nouveau Frank Zito.

Et c'est là que le choix de Wood fait sens : créer un personnage plus proche du spectateur lambda, et plus éloigné d'un certain cliché de l'asocial type. Qui plus est, les traits physiques de Wood en font un type plus à même de pouvoir (essayer de) séduire des nanas ci et là, que ce soit pour assouvir ses pulsions comme pour essayer, donc, d'avoir une relation normale.

C'est aussi là la principale limite du film : tant que celui ci reste assez abstrait dans ces personnages, il est très efficace à générer une ambiance profondément triste, que ce soit à coup de flashbacks, de nappes musicales mélancoliques, ou d'une histoire d'amour forcément vouée à l'échec. Mais plus le film avance, et plus le script essaie de donner une épaisseur à ses personnages, mais avec des ficelles grosses comme un bras : que ce soit le petit ami et ses 3 répliques débiles, le voisin qui ne passera que 30 secondes, ou le déclenchement du climax qui tient plus de l'évacuation express que le véritable confrontation, le dernier tiers du film patine pas mal (heureusement, ça ne dure pas, la fin étant toute proche).

Au final, avec son ambiance bien foutue, le film réussit à générer une pitié pour son personnage principal. On peut facilement se sentir aussi mal pour ses victimes que pour lui (anecdote : vu aujourd'hui : Colorado de Sergio Sollima, dans lequel un personnage explique à Lee Van Cliff "la victime n'est pas toujours du côté du canon du revolver"). C'est probablement ça, la force de Maniac 2013 : rester efficace, sans rien réinventer, mais en allant dans une direction complètement différente de l'original.
Reste donc les limites béantes d'écriture, dès qu'il s'agit de dépasser les personnages et visuels symboliques.


Colorado - DVD + Blu-Ray + Livre [Blu-ray] [Édition Collector Blu-ray + DVD + Livre]
Colorado - DVD + Blu-Ray + Livre [Blu-ray] [Édition Collector Blu-ray + DVD + Livre]
DVD ~ Lee Van Cleef
Prix : EUR 19,99

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un western efficace servi par une édition complète et bien faite, mais techniquement perfectible, 7 juillet 2013
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Globalement, chaque montage possède son lot et hauts et de bas.

Il faut bien avouer que le Director's Cut possède une copie plutôt jolie, très stable, et très propre. Pas de poussières ou de rayures, et seule une poignée d'instabilités à déplorer sur la durée du film.

Pour autant, 3 points de comparaison avec le montage court pointe des limites notables sur l'un ou l'autre montage :

- la colorimétrie du DC est bien plus saturée, et semble parfois presque trop saturée. Cela reste évidemment purement subjectif mais le look plus naturel du montage cinéma semble plus juste.
- l'aspect global du DC est plus lisse et moins défini comparé au montage cinéma, qui possède un grain bien plus visible, mais aussi très variable en fonction des plans. Cependant, de nombreux halos sont visibles un peu partout dans le montage cinéma, ce qui pointe vers une utilisation de rehausseur de contours, absent du montage DC.
- la copie du DC est bien plus propre et stable que celle du montage cinéma. Le montage cinéma possède en effet des tâches, des instabilités du cadre et de la luminosité, ainsi que des rayures verticales ci et là.

Aussi, on notera cette différence assez étrange entre les 2 montages : à environ 1h18 du montage court, on voit Tomas Milian courir dans le désert, avec derrière lui des oiseaux volant dans le ciel, et qui semblent comme ajoutés par superposition à l'image, avec comme un découpage blanc autour d'eux. Le montage DC n'a ni les oiseaux, ni le découpage flagrant.

En somme, donc, il y a à boire et à manger sur les 2 montages. En définition pure, le montage cinéma est le mieux loti, mais le montage DC est bien plus propre. Dans l'ensemble, cependant, ça reste plus que correct et tout à fait recommandable.

Côté son, les pistes italiennes sont les plus équilibrées. La musique possède même une belle dynamique et un rendu large agréablement surprenant pour un film de cet âge, mais des distorsions peuvent se faire entendre par moment (au moins sur le DC). Les dialogues y sont aussi bien retranscrits, sans craquements, ni sécheresse. Par contre, la piste italienne de la DC possède un souffle constant facilement audible.

La piste anglaise trouvable sur le montage cinéma est quasi identique, mais sonne moins ouverte. La piste française, par contre, est minuscule et obsolète, avec une ouverture aux abonnés absents, sonnant complètement étouffée.

Image (montage court) : 8/10
Image (DC) : 8/10
Son (VO Italienne 2.0, DC) : 8/10
Film : 7.5/10

A noter que le DVD ne contient que la version courte, la faute à nos chers concitoyens qui préfèrent la VF, au point où les éditeurs sont coincés avec des distributeurs préférant mettre en avant une version tronquée mais doublée plutôt qu'une version intégrale uniquement en VOST...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 14, 2013 9:38 AM MEST


Hôtel Transylvanie [Blu-ray]
Hôtel Transylvanie [Blu-ray]
DVD ~ Adam Sandler
Prix : EUR 9,63

4.0 étoiles sur 5 Un divertissement correct dans un Blu Ray impeccable, 1 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hôtel Transylvanie [Blu-ray] (Blu-ray)
Visuellement, le nouveau Tartakovsky est un régal. Si les personnages principaux n'impressionneront que peu (la faute à l'aspect lisse habituel des productions actuelles du genre), ce sont les détails sur les personnages secondaires (les momies, notamment) et surtout les décors et arrière plans qui impressionneront. C'est beau comme tout, ultra détaillé et pointu, avec des couleurs et un contraste impeccables. Rien d'étonnant pour un film d'animation 2012-2013, mais tout de même.

Même son de cloche pour le son, avec une VO qui dépote comme il faut. Si le film manque de scènes permettant l'envolée des enceintes, la scène sonore est ample et généreuse, avec notamment une belle utilisation du caisson (notamment lors des quelques séquences pop, comme à la 59e minute, ou en fin de film) et une constante utilisation de l'ensemble des enceintes.

Image : 10/10
Son (VO 5.1) : 9.5/10
Film : 7.5/10

Hotel Transylvania est d'un classique presque décontenançant : enfilant les poncifs avec une régularité impressionnante, c'est son rythme qui ne faiblit jamais et sa réalisation au top qui permettent de le boire comme du petit lait.

L'introduction est un peu longuette, il faut bien l'avouer, surtout pour positionner une intrigue on ne peut plus simplette : papa Dracula couve sa petite fille, et n'ose pas la laisser sortir dans le monde plein de méchants humains. Il a donc fait construire un hotel pour monstres, loin des humains, dans lequel il organise tous les ans une fête pour l'anniversaire de sa gamine. Pour ses (1)18 ans, celle ci souhaite partir, mais voilà que débarque un ado, tout ça tout ça.

L'ensemble est d'un convenu quasi sidérant et la fin est devinable avant même le début du film. Mais la pléthore de monstres secondaires permettent des blagues de tout instant, des petits clins d'oeils, des petites remarques ci ou là qui remplissent sans problème le film, et lui permettent de ne jamais retomber, malgré un trio principal pas forcément les plus passionnants du monde.

Pour autant, difficile de voir plus dans le film d'un honnête divertissement sans grande ambition, ni originalité. Ce qui lui manque, c'est plus de passion, et plus de finesse.


Live From The Royal Albert Hall [Blu-ray]
Live From The Royal Albert Hall [Blu-ray]
DVD ~ The Killers
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 16,23

5.0 étoiles sur 5 Un excellent concert, parfaitement retranscrit en HD, 1 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live From The Royal Albert Hall [Blu-ray] (Blu-ray)
Lumineux et généreux, le concert de The Killers est assez fabuleusement retranscrit. On peut reprocher un jeu de lumières saturant souvent l'image, donnant une impression de noirs bouchés par moments (sur Bling, par exemple), mais cela reste assez marginal. La grande majorité du temps, l'image est impeccable, avec une jolie précision (et un montage propre qui permet d'en profiter) et, donc, des couleurs saturées et tranchées bien rendues. Evidemment, tout n'est pas 100% parfait (on reste dans une captation live) mais ça tient visuellement du haut du panier.

3 pistes sons sont proposées : une piste stéréo en LPCM, et 2 pistes 5.1, une Dolby lossy et une DTS HD MA lossless. Faisant simple : la piste DTS HD MA 5.1 est la piste à privilégier (hormis ceux équipés en stéréo, qui devraient légitimement se tourner vers la piste LPCM 2.0). La piste LPCM 2.0 est évidemment limitante, et la piste Dolby est trop bruyante pour avoir une quelconque dynamique.
La piste DTS HD MA profite (comme la piste Dolby) d'une belle spatialisation qui permet une séparation claire des instruments, et un bon équilibre avec la voix de Flowers. Le mixage en lui même joue avec cela, et inclut régulièrement le public mais le laisse souvent en retrait. Contrairement à la piste Dolby, on a qui plus est ici une jolie dynamique qui permet de ne pas ressentir une cacophonie virant à la bouillie. C'est propre, clair, et vraiment impressionnant.

Image : 9/10
Son (DTS HD MA 5.1) : 9.5/10


Antiviral [Blu-ray]
Antiviral [Blu-ray]
DVD ~ Caleb Landry Jones
Proposé par CASHNET
Prix : EUR 7,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 D'excellentes idées, mais bien trop peu pour un long métrage, servi par un beau Blu Ray, 1 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Antiviral [Blu-ray] (Blu-ray)
Légère différence de format : le film est normalement cadré en 1.85, mais est présenté ici en 1.77. Ouvert sur les bords supérieurs et inférieurs ou rogné sur les côté ? Bonne question, mais l'écart reste de toute manière plus que mineur. Hormis cela, la présentation est très efficace côté image : c'est précis, l'encodage tient parfaitement la route côté compression et les nombreux arrière plans blancs (et tous les autres objets, costumes, décors blancs) n'ont pas de problème visible (notamment côté banding ou compression, tant c'est typiquement le genre de choses qui peuvent être problématiques en HD). Ce sont surtout les nombreux gros plans qui profitent à la HD, convoyant les détails des peaux, yeux, cheveux etc avec une belle précision. Par contre, pour un film tourné en 35mm, la palette est assez lisse, comme numérique, et on peut supposer un gros travail en post production du film pour arriver à ce résultat.

Côté son, la VO est encodée en 16-bit, contrairement à la VF (avec évidemment un débit moitié inférieur). Cependant, les 2 pistes se valent (même si le doublage VF laisse à désirer) : des ambiances assez légères, pour un film très peu démonstratif (même la musique est rarement soutenue). Les dialogues sont clairs, et bien équilibrés avec le reste des pistes. La poignée de séquences où la musique prend le dessus (dans le club de Levine) montre une reprise des basses assez efficace et une spatialisation agréable mais assez retenue. En clair, le film étant ce qu'il est, c'est adéquat, et sollicitera donc assez peu les enceintes.

Image : 9/10
Son : 8.5/10
Film : 6.5/10

De très bonnes idées, tant visuelles que scénaristiques, mais étirées comme pas permis sur 1h45. Voilà comment on pourrait résumer Antiviral, où Cronenberg fils marche sans hésitation dans les pas de Cronenberg père. Sur une sombre histoire de trafic de virus de célébrités (on en arrivera bien là d'ici peu, va), Cronenberg brasse les modifications physiques et mentales qui ont si longtemps plu à son père (et donner ses meilleurs films).
Visuellement, c'est ultra maîtrisé : cadre, décors, palette chromatique. Y a pas à dire : Antiviral a de la gueule.
Le problème, c'est que derrière les belles idées et jolies images qui surgissent à intervalles réguliers, y a un script anémique comme rarement, et des personnages complètement superficiels et monodimensionnels. C'est dommage car, du coup, le film manque de chair, de corps, et semble se débattre longuement pendant que le spectateur se demande où tout cela veut aller. Le revirement vers le "film d'enquête" (si un tel terme peut s'appliquer ici) en milieu de film n'aide pas non plus l'ensemble à ne pas être plus bancal qu'il ne l'est déjà.

C'est dommage car il y a vraiment des concepts intéressants dans Antiviral, mais c'est juste trop long.


Evil Dead 3 : L'armée des ténèbres [Blu-ray]
Evil Dead 3 : L'armée des ténèbres [Blu-ray]
DVD ~ Bruce Campbell
Prix : EUR 16,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un Blu Ray forcément limité, pour un film qui commence à vieillir, 1 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Evil Dead 3 : L'armée des ténèbres [Blu-ray] (Blu-ray)
Quelques points introductifs :

- 3 montages sont proposés sur ce Blu Ray : le montage Director's Cut (testé ici) de 1h36, le montage international de 1h29 et le montage US de 1h21.
- Aucun montage n'est proposé en seamless branching, et on a donc 4h26 de vidéo Full HD rien que pour les films, auxquels s'ajoutent les bonus (dont une fin alternative en HD). Evidemment ça fait beaucoup, et le débit vidéo le ressent. Cependant, seuls les montages DC et International partent d'une même base et auraient pu bénéficier de cet encodage. On aurait tout de même économiser au moins 1h15 de vidéo...
- A tous les niveaux, que ce soit les menus sur le disque, le visuel du boîtier ou la sérigraphie, on ne peut qu'espérer que les coupables de ces horreurs se sont depuis faits hara-kiri tant c'est laid et daté comme pas permis. Mention spéciale au visuel de Bruce Campbell, absolument hideux.

Côté technique image, on ne passe pas loin d'une cata. Evidemment, avec des ajouts n'existant qu'en SD, l'hétérogénéité de l'image du montage DC est flagrante. Certains plans restent très jolis, et mériteraient un 8/10, mais un paquet de scènes, notamment en basse luminosité ou avec des trucages, sont au bord de la bouillie.
La palme revient d'un côté à l'arrivée de Ash dans le château d'Arthur, avec un plan large détaillé et propre, et de l'autre côté l'arrivée de l'Armée du titre face au château, à la 84e minute, avec une poignée d'image complètement dégueu, fouillies, floues, compressées, et sales.

Mais, et c'est là que le bat blesse : il n'y a pas que ces ajouts qui sont discutables, mais une bonne partie du film. Déjà, il est flagrant que la copie est sale comme rarement, avec des séquences constellées de taches et poussières sur tout le cadre.
Ensuite, on notera des séquences truquées et/ou en basse luminosité fortement bruitées, et peu définies.
Enfin, un paquet de scènes sont quasi floues tant le niveau de détails est faible (quand elles ne sont pas réellement floues à cause d'une mise au point ratée, comme l'ouverture de la fosse en début de film).

En comparant rapidement au montage US, le seul visuellement à part, celui ci a été visiblement traficoté de toute part, avec une bonne louche de réhausseur de contours pour donner une impression de netteté, et un bon coup de boosteur de contraste histoire de récupérer des noirs bien noirs, le tout couplé à un étalonnage bien plus chaud et saturé. Dans tous les cas, on peut se poser fortement la question de la pertinence de toutes ces bidouilles, tant le naturel de l'image en prend un coup.
Cependant, le montage US est le seul proposé en 1.85.

La partie sonore est à peine moins schizophrène, avec un remix 5.1 de la VO qui peine à impressionner. Si l'activité des enceintes arrière est sympathique, mais parfois trop ponctuelle (c'est à dire avec une activité on / off, mais jamais une vraie atmosphère constamment enveloppante), la piste possède une dynamique trop faible pour être percutante. Qui plus est, dans l'ensemble, la piste reste trop fouillie dans ses effets sonores, ce qui donne régulièrement une texture, au final, plate et brouillonne.

Image : 6.5/10
Son (VO 5.1) : 7/10
Film : 7/10


L'Heure suprême [Blu-ray]
L'Heure suprême [Blu-ray]
DVD ~ Janet Gaynor
Prix : EUR 17,14

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un upgrade HD très limité pour un chef d'oeuvre du mélodrame muet, 24 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Heure suprême [Blu-ray] (Blu-ray)
Il faut bien l'avouer : le Blu Ray de L'heure suprême n'est pas un modèle technique. Est-ce que ça a à voir avec le Blu Ray en lui même ? Probablement pas. Partant des éléments disponibles à la FOX (qui s'en sont servis pour leur coffret US Borzage, Murnau & Fox, et qui ont aussi servi pour l'édition UK chez BFI), Carlotta a semble-t'il opté pour une approche minimaliste. En gros : les éléments de départ sont utilisés tels quels, sans nettoyage ou restauration.

Cela invite à un constat immédiat : la définition n'est pas vraiment là. Evidemment, on élimine tout problème de compression SD, mais hormis cet apport, il faut bien admettre que l'ensemble ne possède que très peu de finesse et de piqué.

Aussi, l'absence de restauration génère des défauts limitants et récurrents :

- la copie est globalement très griffée. On note facilement de nombreux scratchs ci et là, notamment une belle ligne blanche verticale en plein milieu de l'écran à la 25e minute pendant 10 secondes.
- la copie est aussi parsemée de tâches et poussières.
- le contraste est énormément fluctuant. Certains plans sont moins affectés que d'autres, mais dans l'ensemble, les pulsations sont constantes et parfois intenses, l'image passant d'une teinte grisâtre à des blancs brûlés et des noirs bouchés.
- Enfin, le cadre est régulièrement instable.

Dans l'ensemble, le Blu Ray n'est pas déplaisant, loin s'en faut, et il ne faudrait pas croire qu'il s'agit là d'un "mauvais" Blu Ray mais il est très difficile d'imaginer qu'il représente un upgrade notable par rapport au DVD au vu des éléments survivants.

La piste mono s'en sort un peu mieux même si elle reste assez gentillette et restreinte. Si elle sonne plutôt et est globalement très stable (hormis un ou deux sauts), elle possède un léger souffle, manque un peu de vitalité, et sature légèrement quand elle se charge.

Image : 5.5/10
Son : 7/10
Film : 9/10


Les yeux sans visage [Blu-ray]
Les yeux sans visage [Blu-ray]
DVD ~ Pierre Brasseur
Prix : EUR 21,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Excellent Blu Ray du classique fantastique de Franju, mais une scène manque à l'appel, 2 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les yeux sans visage [Blu-ray] (Blu-ray)
Evacuons les habitudes : le générique est évidemment en retrait d'un point de vue précision, tout comme les fondus enchaînés. Aussi, il faut noter que la copie utilisée par Gaumont n'est malheureusement pas intégrale. En effet, si l'on compare à la copie utilisée par Criterion, une scène manque à l'appel. Celle ci, située après la longue opération de Christiane en milieu de film, voyait Brasseur passer en revue les cages aux chiens avec Charles Blavette, qui joue un employé de la fourrière. C'est totalement accessoire à la bonne compréhension du film, mais tout de même.
Passées ces remarques, Gaumont présente ici une bien belle copie de ce classique fantastique de Franju. La précision de nombreux plans forcent le respect, faisant presque penser que le film a été tourné ces 10 dernières années. La palette des gris est très bien rendue, dans un éventail nuancé bien géré, sans aucun souci de compression ou de dérives verdâtres comme on peut parfois en voir. Tout juste pourra-t'on noter des plans nocturnes en retrait, avec un piqué moins prononcé, et des noirs qui semblent parfois trop profonds et potentiellement bouchés.

Côté son, c'est somme toute assez quelconque. Globalement, même si la piste est propre (pas de souffle, craquement ou autre), l'absence de grande ampleur ou de dynamique reste le principal élément limitant de la piste. Les dialogues sonnent assez typiques de l'époque, avec un rendu assez sec et brut, ne rendant pas toujours la compréhension facile (surtout les dialogues de Brasseur et sa voix rauque). La musique de Jarre profite cependant plutôt bien de l'ensemble, malgré a aussi un côté assez daté.

Image : 8.5/10
Son : 7.5/10
Film : 8/10


Jamais plus jamais [Édition Limitée]
Jamais plus jamais [Édition Limitée]
DVD ~ Sean Connery
Prix : EUR 14,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un Blu Ray correct sans plus, pour un Bond dispensable, 2 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jamais plus jamais [Édition Limitée] (Blu-ray)
Pour ce Bond non officiel, point de restauration Lowry de folie. En fait, ce qu'on récupère en France en 2013 n'est rien d'autre que ce qui était sorti en 2009 aux USA. En l'état, l'état global de la copie fait un peu mal : pas toujours très stable, et surtout constellée de points blancs, on ne peut que constater le travail trop léger de MGM sur ce titre de catalogue (surtout pour une sortie avec 4 ans de retard). A ce titre, le générique fait vraiment peur si on n'est pas habitué à une netteté aussi faible pour tous les génériques faits en surimpression. Heureusement, le reste du film est bien au dessus de ce générique introductif, avec un encodage qui tient la route, et des plans qui, régulièrement, sont beaux et nets. Cependant, force est de constater que l'image fait régulièrement du yoyo côté définition et niveau de détails, ce qui reste surprenant pour un titre relativement récent (1983) et au potentiel de ventes assez élevé. Au final, l'apport par rapport au DVD est bien là, mais il parait évident que l'on est loin d'avoir ici la meilleure édition du film.

Côté son, la VO 5.1 est une belle piste... stéréo (en exagérant un peu). S'il y a bien un remixage 5.1, celui ci reste très léger, et on est le plus souvent face à une piste 2.1. Pour autant, le rendu est très agréable. La piste est généreuse, bien mixée, avec un détachement clair des dialogues et de la musique, et un rendu très efficace. Qui plus est, le caisson de basses est régulièrement mis à contribution, pour les effets sonores comme la musique, pour une jolie reprise dans les graves. Cependant, il subsiste malgré tout une sous-exploitation des enceintes arrières qui, sans être gênant, aurait probablement pu être évitée.

Image : 7.5/10
Son (VO 5.1) : 8/10
Film : 6.5/10


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