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Contenu rédigé par Remy Pignatiello
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Commentaires écrits par
Remy Pignatiello (France)
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Django Unchained - Combo DVD + Blu-ray - Exclusivité Amazon.fr - Edition limitée boîtier métal
Django Unchained - Combo DVD + Blu-ray - Exclusivité Amazon.fr - Edition limitée boîtier métal
DVD ~ Jamie Foxx

5.0 étoiles sur 5 Enfin le retour de Tarantino dans une excellente édition, 19 mai 2013
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Si on pourra toujours pinailler sur la légère infériorité (sur le papier) du Blu Ray français par rapport au Blu Ray US (débit vidéo inférieur de 15% et VO en 16-bits contre 24-bits aux USA, avec logiquement un débit inférieur de 21%), le résultat semble être équivalent. Soit un disque rendant parfaitement justice à ce qui est sans aucun doute le film le plus léché de la filmo de Tarantino. Les multiples looks visuels se succèdent sans aucun souci à déplorer, que ce soit un flashback sur-saturé, un raid du KKK de nuit aux noirs d'encre sans pour autant absorber les détails, ou un trajet à cheval aux blancs brûlés, le contraste, le rendu des couleurs, et surtout le niveau de détails, est excellent.

Côté sonore, VO et VF sont sur un pied d'égalité pour un traitement identique à l'écoute (mixage, spatialisation, intégration des dialogues, rendu global).
Le film envoie régulièrement du lourd, avec un caisson régulièrement mis à contribution, et un enveloppement sonore constant grâce à une utilisation régulière des enceintes arrières. Tout juste pourra-t'on reprocher un léger manque de directivité lors des scènes d'action. Autrement, c'est du tout bon.

Image : 9.5/10
Son (VO) : 9.5/10
Son (VF) : 9.5/10
Film : 8/10

Django, donc :

Quentin Tarantino s'amuse. C'est indéniable, et ça fait vingt ans que ça dure. Et après avoir fait des films de gangsters qui s'entre-tuent joyeusement, par avidité, vengeance ou hasard, le voilà qui se met à faire des films dans des contextes historiques.
Après un Inglourious Basterds monté avec les pieds (et plombé par la partie française du casting), qui lui-même faisait suite à un Death Proof laborieux (et pas vraiment aidé par la rallonge de 20 minutes afin de le séparer de son Planet Terror de collègue), il faut bien dire qu'on attendait avec impatience le film où QT se ferait à nouveau plaisir sans oublier le spectateur en route. Non pas que le cinéaste ait perdu la main visuellement parlant, mais il est clair que d'un point de vue script, on pouvait décemment attendre un retour au niveau de Kill Bill.

Django Unchained signe probablement ce retour.

Haut en couleurs, mais souvent fun, rarement long, et surtout ultra léché, Django Unchained revisite le western spaghetti en mode QT, c'est à dire à travers le prisme habituel du réalisateur : hémoglobine coulant gratuitement à flots, caméos et références à gogo, bande son piquant à droite à gauche (mais détonnant, précisément, par les nombreuses pistes modernes la composant en partie, du gros rap US qui tâche de Rick Ross à la soul gospel de John Legend), bref, les habitués ne seront pas dépaysés. Là dessus, QT reste QT et maîtrise son langage cinématographique dans ce qui est probablement son plus beau film formellement parlant : que ce soit les nombreux trajets à cheval, les ralentis ci et là, la photographie travaillée et ultra variée, ça sent la composition réfléchie, et il faut bien dire que ça fait plaisir à voir.

Tarantino retrouve, de plus, ce qui (on l'espère) est devenu sa nouvelle trouvaille-muse : Christoph Waltz. Aussi bon que dans Inglourious Basterds, et pourvu d'une excellente dynamique avec Foxx, Waltz vole à nouveau le show, malgré un cast autrement plus uniformément exemplaire que dans les 2 films précédents de Tarantino. Si Foxx est parfois un peu figé, son charisme brut et brutal finit par l'emporter; Di Caprio livre une très bonne performance; et Samuel L Jackson fait du mieux qu'il peut en cabotinant dans son rôle assez simpliste de Noir essayant de se faire aimer des Blancs en faisant aussi bien qu'eux au jeu du négrier (dommage qu'il finisse par devenir une caricature ambulante, au trait extrêmement épais).

Pour autant, cumulant à 2h45, le film est assez long, notamment dans une seconde partie trop bavarde pour pas grand chose, et une suite de rebondissements prévisibles et linéaires, qui ressemblent, rétrospectivement, plus à un prétexte au déferlement de gunfights finaux qu'à autre chose. Même s'il on a déjà pu voir bien plus ennuyeux que ce Django, il est fort probable que le film aurait gagné à être épuré d'au moins 20 bonnes minutes, notamment dans certaines digressions ou avancées narratives trop lentement mises en place.
Cependant, notamment grâce à un humour régulier et faisant souvent mouche (même si on pourra débattre longtemps de la finesse de certains gags en fin de film, à double tranchant, et pas forcément très drôle tant l'évolution du personnage principal peut ne pas s'y prêter) et un propos progressiste efficace distillé tout le long du film (certes, pas toujours subtilement), Django Unchained signe donc le retour en forme de Tarantino qui, on ne peut que l'espérer, continuera sur cette lancée pour ses prochains films.

Mais par pitié : Quentin, reste derrière la caméra. Même si tu t'éclates (littéralement), ton (petit) rôle dans Django en est la preuve incarnée : tu joues comme un pied.

8/10


Qui veut la peau de Roger Rabbit [Blu-ray]
Qui veut la peau de Roger Rabbit [Blu-ray]
DVD ~ Bob Hoskins
Prix : EUR 14,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Blu Ray honorable pour un classique inégalable, 19 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Qui veut la peau de Roger Rabbit [Blu-ray] (Blu-ray)
Inhérents à sa production originale, la plupart des limites de ce Blu Ray de Roger Rabbit sont facilement décelables : des plans flous (notamment un beau à la 79e minute), une définition variable, des transparences parfois un peu ratées, des fluctuations de colorimétrie, etc etc. Restent par contre des problèmes plus ou moins flagrants, en fonction des scènes, de bruit vidéo et de compression dans les zones sombres, ainsi que des noirs parfois bouchés, avalant du coup les détails. Compte tenu du haut débit vidéo moyen, c'est assez surprenant, mais heureusement assez rare.
Aussi, si l'on compare à l'édition DVD de 2003, le BR présente une image parfois légèrement zoomée (plus ou moins en fonction des plans), avec une légère perte d'informations en bas du cadre, et une perte plus prononcée sur le haut du cadre. Parfois, au contraire, on a un gain d'informations sur les côtés.
Des captures comparatives sont disponibles sur caps-a-holic[....](cliquez sur une capture en haut de la page pour la sélectionner, puis sur "1920x1080 Fullscreen Comparison" pour charger la comparaison).

Cependant, si l'on excepte ces points noirs, il subsiste un transfert HD agréable, et permet un upgrade notable par rapport au DVD, notamment avec un rendu naturel, et pourvu d'un grain fin bien résolu. Spécifiquement, l'introduction animée du film est très jolie, et, comme la plupart des composites du film, dotée d'un beau rendu des couleurs.

A noter que les 3 courts métrages, proposés en 1080p en bonus, ont eux aussi été restaurés. Pour autant, celui qui est en partie utilisé dans le film possède un look très différent (personnellement, ma préférence va au look dans le film).

La partie sonore est, elle aussi, assez représentative de son époque et de sa production. Si elle est claire et engageante, elle reste très frontale, même si la musique, et quelques séquences comme le final dans le hangar et la baston face aux fouines dans le bar, bénéficient d'une expansion sur les enceintes arrières. Le caisson est lui aussi mis à contribution, mais de façon parcimonieuse.

Pour le film, que ce soit en termes de rendus globaux, de spatialisation, ou d'intégration des dialogues, VO et VF se valent à l'écoute, malgré des encodages lossless pour la VO et lossy pour la VF.

Par contre, pour les 3 courts métrages, la VO est en DD 5.1 640 kbps alors que la VF est en DD 2.0 320 kbps. Qui plus est, la VF est mixée extrêmement haut en comparaison de la VO, avec des dialogues mis en avant comme c'est pas permis, rendant la piste extrêmement criarde et insupportable tant c'est balourd.
A noter que si des STF sont disponibles pour les 3 courts, il n'y a pas de STA (contrairement au film qui bénéficie des 2).

Image : 8/10
Son (VO) : 8.5/10
Son (VF) : 8.5/10
Film : 9.5/10
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 21, 2013 11:40 PM MEST


Jack Reacher - Combo DVD + Blu-ray
Jack Reacher - Combo DVD + Blu-ray
DVD ~ Tom Cruise
Prix : EUR 17,20

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un excellent Blu Ray pour un film d'action au potentiel manqué, 18 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jack Reacher - Combo DVD + Blu-ray (Blu-ray)
Visuellement, Jack Reacher est tout ce qu'on peut attendre d'un film récent : l'encodage pointu permet de retranscrire parfaitement le film qui, hormis quelques gros plans moins détaillés que ce qu'on pourrait attendre, bénéficie d'un transfert de 1er ordre. Niveau de détails excellent, contraste bien géré évitant des noirs bouchés, bref, tous les points positifs habituels qui font de Jack Reacher un excellent disque pour les HC-philes.

Côté son, la VO 7.1 envoie du lourd. Avec une préférence pour des scènes d'action sans musique, le film bénéficie de séquences assez impressionnantes en rendu. Dotées d'une excellente spatialisation, et d'un sound design profitant de l'ensemble de l'espace sonore, ces passages sont assez impressionnants, réverbérant les coups de feu ou les bruits de tôles froissées. Pour le reste, que ce soit la musique orchestrale ou les dialogues, l'ensemble es très bien rendu, jamais trop frontal, ni sourd.

En zappant très succinctement sur la VF, celle ci est ostensiblement mixée plus haut que la VO, et tend à mettre les effets sonores beaucoup trop en avant. La séquence finale, dans le chantier de construction, devient du coup assez proche de la boucherie sonore, perdant toutes les nuances du mixage original en balançant les coups de feu à un volume sonore bien trop proéminent.

Image : 9.5/10
Son (VO 7.1) : 9.5/10
Film : 6.5/10

Il y a de quoi rester perplexe face à l'assez grande quantité de critiques positives reçues par le film. Alors effectivement, ça aurait pu être bien pire, à tous les niveaux, et certaines choses tentées par le film (notamment un usage intelligent de l'absence de musique, quand la tendance actuelle est plutôt d'avoir 95% du temps une grosse bande son orchestrale qui tâche) en font un objet supérieur à une triste moyenne des blockbusters d'action policière du moment.

A ce titre, il faut saluer les moments forts du film, en particulier les 15 1eres minutes, qui sont joliment montés.

Mais pour autant, Jack Reacher reste immanquablement creux et vain, avec ses méchants très méchants, ses gentils 2nds couteaux idéalistes mais plutôt cons (Rosamund Pike, notamment, s'en tire avec un rôle de blonde de service complètement débile), et évidemment, son héros dark mais plus malin que l'intégralité des équipes de CSI et NCIS cumulées. L'action tarde. Le montage est redondant. L'émotion ou une quelconque intensité absente. Et quand ça grimpe un peu, comme cette longue course poursuite en voitures, ou ce combat final, c'est étiré comme pas permis, pour finir le plus souvent en baudruche se dégonflant.

C'est dommage car il y avait là la possibilité de faire un film brut et rêche, à l'ancienne.

Et puis, il y a Tom Cruise. Non pas qu'il soit mauvais, car il s'en sort plutôt bien. Mais il est juste un sacré mauvais choix de casting, tant sa carrure, son physique font de son personnage quelque chose de complètement à côté de la plaque. Il faut se souvenir qu'à la base, Jack Reacher fait près de 2m pour 110 kg... Dans ces conditions, voir Cruise s'en prendre à des armoires à glace et leur botter le cul comme à des fillettes devient involontairement ridicule.

Reste qu'en pointant à 2h10 (tout de même), le film, malgré une mise en scène et un montage assez atypique pour une production du genre en 2013, est long et peu palpitant, mais reste assez divertissant.


Mad Men - L'intégrale de la Saison 5 [Blu-ray]
Mad Men - L'intégrale de la Saison 5 [Blu-ray]
DVD ~ Jon Hamm
Prix : EUR 34,90

5.0 étoiles sur 5 Mad Men toujours au top, et bien pourvu en Blu Ray, 12 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mad Men - L'intégrale de la Saison 5 [Blu-ray] (Blu-ray)
D'un point de vue visuel, cette 5e saison ressemble globalement aux saisons précédentes : le niveau de détails est tout à fait à la hauteur d'une série récente au production design travaillé, avec notamment une excellente définition dans les gros plans. Il n'y a évidemment pas de quoi sauter au plafond non plus, mais la qualité HD des visuels de la série est flagrante, et la fluidité et le piqué de l'ensemble en fait un écrin très confortable pour visionner la série.

Cependant, force est de constater que le bourrage sur 3 disques "seulement" limite un chouïa les louanges, avec une emphase particulière sur le double épisode introductif de la saison. En effet, le 1er disque contient à lui seul 3h55 de vidéo 1080p pour les épisodes, ce à quoi s'ajoute les bonus (eux aussi en 1080p, et encodés à un bitrate équivalent à celui des épisodes). Au total, c'est donc près de 4h30 de vidéo 1080p sur un même Blu Ray. Est-ce de trop ? Au vu du débit vidéo moyen du season premiere (14838 kbps) : oui. Le résultat est discret (heureusement) mais malheureux : des bons vieux artefacts de compression dans les arrières plans, notamment dans la scène de l'anniversaire de Don dans son appartement.
Fort heureusement, les autres épisodes sont encodés légèrement plus haut en débit (18000 kbps moyens pour les épisodes 3 à 5, 16292 kbps pour l'épisode 6 et 18500 kbps pour les épisodes 7 à 9, et 20998 kbps pour les épisodes 10 à 13), évitant de multiplier ce problème sur d'autres épisodes.

La partie sonore est elle aussi très agréable, et on profite régulièrement d'une belle utilisation des enceintes arrières, notamment pour les bruitages d'ambiance (urbains, ou de bureau, en fonction). La musique s'étale aussi régulièrement sur les 5 canaux, notamment pour les chansons utilisées en fin d'épisode (on pourra notamment se régaler de la montée en puissance de Dusty Springfield à la fin du season premiere et en profiter pour monter le son et déguster). Evidemment, ce n'est pas de la piste de concours, la faute au sound design discret de la série, mais elle sied bien au show.

A noter qu'outre un encodage 16-bit, la VF est mixée bien plus haut que la VO.

Image : 9/10
Son (VO 5.1) : 8.5/10
Saison : 9/10


Criterion Collection: Priest Leon Morin [Blu-ray]
Criterion Collection: Priest Leon Morin [Blu-ray]

4.0 étoiles sur 5 Un Blu Ray visuellement bon, pour un film doté d'une 1ere moitié poussive, 11 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Criterion Collection: Priest Leon Morin [Blu-ray] (Blu-ray)
La copie HD de Léon Morin est en grande forme. présentant un très bon niveau de détails, un contraste bien géré et un rendu très naturel. Quelques défauts d'âge subsistent, notamment une bande verticale à environ 1/3 à gauche dans le cadre, et qui apparaît sporadiquement, ainsi qu'une poignée de plans moins définis, et quelques tâches et salissures apparaissant ci et là. Hormis cela, le résultat est donc très convaincant.

On ne peut malheureusement pas en dire de même de la partie sonore. Outre un manque (habituel) de dynamique, et un rendu assez sourd et sec, la piste possède surtout une nette tendance à la saturation, mais aussi des crépitements réguliers et un souffle récurrent et facilement audible.

Image : 8.5/10
Son : 6/10
Film : 7/10
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 19, 2013 4:41 PM MEST


The Black Panther (Flipside) [BLU-RAY]
The Black Panther (Flipside) [BLU-RAY]
Proposé par A2Z Entertains
Prix : EUR 14,61

3.0 étoiles sur 5 Un Blu Ray honnête pour un un film qui n'a pas forcément bien vieilli, 10 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Black Panther (Flipside) [BLU-RAY] (DVD)
Le look du Blu Ray est logique au vu du film : extrêmement brut, l'ensemble possède un grain très prononcé, et des séquences de nuit dotées de noirs peu profonds, et d'un grain à la limite du bruit vidéo.
La définition est fluctuante, bien que les fruits de la restauration soient visibles, et on notera encore des rayures ci et là (le générique de début étant le plus abîmé, avec des scratchs visibles en haut du cadre par intermittence).
Cependant, l'image possède une stabilité du cadre et des couleurs assez positive, malgré un look définitivement limité en HD.

Le son est globalement du même acabit, avec un rendu honnête mais daté, et une légère tendance à la saturation dans les aigus. Evidemment, au vu du film, l'ensemble reste assez discret et peu prompt à une grande dynamique, si ce n'est les quelques coups de feux et cris parsemant le film.

A noter que BFI a inclus un doublage français (non testé).

Image : 7.5/10
Son (VO 2.0) : 7.5/10
Film : 5.5/10


Berberian Sound Studio (2012) ( Studio ihografiseon Berberian ) [ Origine UK, Sans Langue Francaise ] (Blu-Ray)
Berberian Sound Studio (2012) ( Studio ihografiseon Berberian ) [ Origine UK, Sans Langue Francaise ] (Blu-Ray)
DVD ~ Toby Jones
Proposé par DaaVeeDee-fr
Prix : EUR 22,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellent Blu Ray, jolie petite pépite, 10 mai 2013
Film très récent, et pourvu d'une photographie travaillée, Berberian Sound Studio est édité dans un Blu Ray anglais qui ne faiblit pas. Que ce soit au niveau du contraste, de la restitution de la photo, ou du niveau de détails, on a affaire à une belle édition côté technique, si ce n'est une légère tendance au banding (confirmée via screenshots de blu-ray.com). Du bon boulot, qui permet de visionner confortablement le film, surtout vu sa distribution foireuse dans les salles françaises...

La partie sonore est probablement plus intéressante. Pour un film sur les effets sonores, Berberian Sound Studio possède, logiquement, un mixage sonore très travaillé et très bien rendu ici. Si la spatialisation et l'utilisation des enceintes arrières est assez timide, l'ensemble ne manque pas pour autant de pêche ni de dynamique. Le caisson n'est pas non plus en reste, même si le film l'utilise avec parcimonie.

Image : 9/10
Son (5.1) : 9/10
Film : 9/10

A la fois objet théorique, mais aussi follement improbable et divertissant, Berberian Sound Studio fait partie de ces petites perles qui sortent discrètement, sans faire de bruit, mais qui finissent logiquement par avoir leur dossier dans Positif.

Berberian, c'est le giallo des coulisses, le film d'horreur sans mort ni meurtre ni sang. A l'opposé de tout graphisme, Berberian sculpte suggestivement à contre-lumière sa galerie de personnages, dont les frustrations de la vie quotidienne se cristallise autour d'un film d'horreur (film dans le film) dont on verra jamais rien, sauf un générique (rouge sang et rappelant le Suspiria d'Argento, notamment grâce à une bande son ramenant directement au film), et une narration factuelle du contenu afin d'aider à effectuer la post synchronisation du film.

Mais le vrai film d'horreur, ne serait-ce pas plutôt celui de Gilderoy, protagoniste perdu dans un endroit, une culture, une langue qu'il ne comprend pas ? Ce qu'il y a d'amusant et hautement divertissant, c'est précisément cela : en déplaçant le regard de l'écran aux coulisses, Strickland y déplace aussi les actions : l'horreur, c'est ne plus réussir à faire chauffer de l'huile sur une poêle. Pourquoi ? Parce que ce bruitage est censé soutenir une scène où une jeune femme, supposément une sorcière, se fait enfoncer un tisonnier rougeoyant dans le vagin, façon Fulci ou Bava... L'insoutenable, dans Berberian, ce n'est donc pas cette violence, ce sont ces choux-fleurs tour à tour poignardés ou noyés et ces pastèques éclatées à coup de masses, ces femmes à qui on vrille les tympans pour les faire crier juste, ces notes de frais perdues dans l'administration du boui-boui qu'est le fameux Berberian Sound Studio.

Pourtant, porté par une durée courte (1h30 au compteur), un rythme lancinant mais avec uniquement de rares "temps morts" (appellation somme toute relative au sein d'un film où il ne se passe tout de même pas grand chose), mais surtout une mise en scène léchée et travaillée, le film prend et perd rarement de sa superbe. Et quand, dans un espèce de délire final complet, le film bascule dans le film dans le film dans le film pour ses 25 dernières minutes, il y a (pour peu que l'on adhère) de quoi jubiler comme un gosse. Est-ce notre protagoniste qui perd la boule ? Se fantasme héros d'un film italien ? Rêve tout simplement ? Il faut bien avouer : peu importe. Berberian Sound Studio, c'est avant tout un hommage à la fabrication d'un film, aux hommes de l'ombre et tout ce qui peut graviter autour, du petit artisan honnête au réalisateur imbu de lui-même. A une nuance près : ici, le projectionniste est ganté de cuir, comme un assassin. Mais alors, qui est la victime ? Nous, les personnages, ou le film lui-même ?


Love Exposure [Blu-ray]
Love Exposure [Blu-ray]
DVD ~ Takahiro Nishijima
Prix : EUR 24,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 OVNI halluciné et hallucinant à tester d'urgence, mais doté d'un apport HD limité, 25 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Love Exposure [Blu-ray] (Blu-ray)
Cas d'école : comment juger un Blu Ray d'un film doté d'une palette visuelle numérique (pour ne pas dire quasi DV) au possible, extrêmement limitée, et dont les 3h56 sont calées sur un seul disque ?

Quoiqu'on réponde à cela, il faut bien avouer que Love Exposure possède un rendu extrêmement limité en Blu Ray. Ce n'est évidemment pas une catastrophe, loin de là, mais le matériel est ce qu'il est : la définition est régulièrement en berne, la compression se fait parfois sentir, et si quelques séquences ou gros plans possèdent un niveau de détails plus élevé, et s'il reste évident que l'on est bien devant un Blu Ray, ce n'est pas avec ce film qu'on fera une démo de son matos.

Côté son, l'unique VO 5.1 fait honorablement son boulot, avec une dynamique appréciable et profitant surtout d'une généreuse utilisation des basses. Les dialogues sont clairs, jamais noyés par le reste de la piste, et l'utilisation des canaux arrières est agréable, bien que parcimonieuse.

Image : 7.5/10
Son : 8/10
Film : 7.5/10

C'est effectivement complètement barré, change de direction toutes les 20 minutes, et ça dure 3h52 sans le générique de fin.

Et pourtant.

En commençant par les évidences, la durée extrême de Love Exposure est assez éprouvante. Non pas que ce soit ennuyeux (étonnamment, pas vraiment, d'ailleurs), mais c'est effectivement très long, et ce n'est pas le visuel DV numérique TV Drama du film, boucles musicales jusqu'à l'indigestion incluses, qui aide à faire passer la pilule plus facilement.

Pourtant, c'est aussi ce qui est complètement fendard avec Love Exposure : en passant du coq à l'âne toutes les 20 minutes, en rebondissant d'un point de vue à un autre, on finit par se prendre au jeu. Déjà, parce que ce foutoir ambulant totalement foutraque est, mine de rien, régulièrement hilarant dans un second degré souvent assumé, mais parce qu'on finit aussi par jouer de la multiplicité des situations en se demandant ce que Sion va sortir de son chapeau dans la demi-heure à venir.

Soyons honnêtes, tout n'est pas du même niveau, et il parait ô combien flagrant que la longueur du film tient aussi à la redondance de certaines séquences, ou une inutile multiplication des mêmes actions. A-t'on besoin de se farcir 30 minutes de photographies de petites culottes ? Faut-il se retaper la 1/2 heure précédente mais vu par un autre personnage ? Probablement pas. Est-ce gênant ? Bonne question, dont la réponse dépend hautement de la curiosité du spectateur et sa capacité à accepter le fait d'être trimbalé par ce machin complètement portnawak.

Au final, Love Exposure est une oeuvre complètement libre de ton, de direction, complètement spontané mais hautement imparfait, et doté d'une troupe d'acteurs totalement impliqués (et quelques jolies actrices assez hum hum). C'est fun, et extrêmement rafraîchissant, mais un poil épuisant à la longue.


L'Etrangleur de Boston [Blu-ray]
L'Etrangleur de Boston [Blu-ray]
DVD ~ Tony Curtis
Prix : EUR 14,67

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une copie HD limitée pour un excellent policier, 21 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Etrangleur de Boston [Blu-ray] (Blu-ray)
Loin de l'excellence visuelle des Inconnus dans la ville, la copie de L'étrangleur de Boston, bien que visiblement restaurée, reste clairement limitée, et ce à tous les niveaux. On remarquera ainsi un manque patent et récurrent de piqué, 2 drops de définition (20e et 61e minute), et quelques poussières et salissures ci et là.
Si certains plans sont de bien meilleure qualité, avec une définition et un niveau de détails supérieurs et appréciables, il semble que les méthodes de tournage et de montage du film limitent son rendu visuel : les nombreux split-screens sont donc peu détaillés, et la profondeur de champ est régulièrement restreinte. Enfin, mais il s'agit ici d'un défaut d'origine, la mise au point n'est pas toujours parfaite, et certains passages sont simplement flous.

La partie sonore, par contre, s'en sort bien mieux. Si on pourra se demander pourquoi la VO n'est qu'en 16-bit quand la VF est en 24-bit, la VO 2.0 n'en reste pas moins excellente, avec une clarté et une ampleur agréablement surprenante. Qui plus est, le mixage sonore travaillé lors des split-screens profite largement de cette ouverture avec une belle utilisation des effets et placements gauche / droite.
A côté de ça, la VF ne ressemble pas à grand chose et semble provenir d'un autre film. Mixée bien plus bas que la VO, et présentée en mono uniquement, son amplitude est limitée comme pas permis. Elle sonne datée, étriquée, bref, on passera son chemin.

Image : 7.5/10
Son (VO 2.0) : 8.5/10
Son (VF 1.0) : 5/10
Film : 8.5/10

C'est glauque, que c'est glauque.

Plombé au sol par un ancrage ultra-réaliste à toute épreuve, évitant tout sensationnalisme (à l'exception d'une poignée de dialogues stéréotypés au possible et visant notamment les homosexuels), le film de Fleischer reste 45 ans plus tard extrêmement efficace, et résolument moderne dans sa mise en scène.

Si on pourra débattre de sa structure en 2 parties, un peu balourde et peu spontanée, il reste une efficacité qui doit beaucoup à l'utilisation des split-screens, permettant une tension de tous les instants, mais aussi une conservation du rythme même dans les moments les plus quelconques. Ca évite au film de se plonger pendant 15 minutes dans les affres des enquêtes policières de grande ampleur, et d'emballer ça en 3 minutes chrono.

Reste enfin un duo principal excellent, Curtis en tête, notamment dans un plan séquence final complètement halluciné).


Le Cerveau [Blu-ray]
Le Cerveau [Blu-ray]
DVD ~ Jean-Paul Belmondo
Prix : EUR 19,34

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une jolie copie HD d'une comédie française inégale, 19 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Cerveau [Blu-ray] (Blu-ray)
Suite du retour à une qualité plus élevée que trop de leurs sorties 2012 pour Gaumont, qui présente ici la nouvelle restauration du Cerveau dans une copie intéressante mais pas forcément ultime.

Pour commencer, il semble clair que le matériel est ce qu'il est, et qu'il ne sera probablement pas possible de faire bien mieux que ce Blu Ray. La plupart du film est plutôt détaillée, on appréciera un dégrainage peu visible, et dans l'ensemble, la copie est plutôt bonne. Aussi, elle a été ostensiblement nettoyée, et aucune poussière ou rayure n'est à déplorer. Enfin, hormis une poignée d'images ci et là, elle est d'une grande stabilité.
Il faut cependant avouer que le look du film n'est pas le plus à même de briller en HD, limitant donc le rendu du Blu Ray, et au final, la définition n'est impressionnante que par moments.

A noter que la générique de fin est picture-boxed, c'est-à-dire dézoomé et présenté entouré par un cadre noir.

Pour le son, c'est un peu la même histoire. Le film démarre mal avec un générique de début criard et saturant, mais heureusement, cela se calme par la suite. La piste est, le reste du film, propre et claire mais reste cependant très plate dans son ensemble, et manque cruellement de dynamique.

Image : 8.5/10
Son : 8/10
Film : 7.5/10

Il y a quelque chose qui clochera toujours dans Le cerveau, probablement parce qu'il pointe péniblement à 1h54.

C'est bien dommage, car il y a une certaine hystérie souvent hilarante, avec une troupe d'acteurs dont on ne sait réellement qui est le plus intéressant, le plus amusant.
Il y a évidemment Bourvil, mais dans un style habituel, routinier, et donc peu surprenant, et pas forcément le plus amusant. Il y a Bébel, au sommet de sa forme, doté d'un personnage à l'écriture fine au niveau du timing du rire, plein de bons mots et de gouaille.
Mais il y a aussi une poignée de seconds couteaux ne déméritant pas. Eli Wallach n'est pas forcément le mieux employé, la faute à un personnage lourd et balourd, mono dimensionnel et surtout rapidement lassant. Si on peut rire un moment de son rôle de macho protecteur, quelque part autour du caïd gauche comme pas permis, cela finit par s'effriter assez vite. Qui plus est, le moteur féminin du film est d'un inintérêt certain, sorte de jolie plante sans grande utilité ou personnalité.
Mais heureusement, il y a David Niven, qui semble s'amuser comme un petit fou, complètement à contre emploi, décalé mais sobre comme un Monty Python, sorte de John Cleese perdu à Paris, et transforme le film en folie furieuse, et vole le film à lui seul. Il faut le voir faire sa présentation animée, courir après ses sacs d'argent, ou balancer des feux d'artifices à la tronche de Wallach. Son enthousiasme de grand enfant est extrêmement communicatif, et illumine indéniablement le film.

Oury semble l'avoir bien compris, et se garde bien de le mettre en retrait, et c'est probablement la force (mais aussi la faiblesse) du film : réussir bon gré mal gré à entre-croiser 3 lignes narratives. Le souci, c'est le manque de sens du rythme et de cohésion dans cette narration parallèle, certains passages étant bien moins intéressants, bien moins drôles que d'autres. De plus, Oury et Thompson n'étant pas Audiard, le film joue moins sur la truculence des dialogues que sur une comique de situation qui peut faire mouche, mais manque trop souvent sa cible. Aujourd'hui, on aura donc bien du mal à voir dans Le cerveau un équivalent des sommets de la comédie française "classique" comme la trilogie Lautner / Audiard / Ventura, ou le diptyque Bourvil / De Funès Le corniaud / La grande vadrouille.

Reste donc, cependant, une hystérie progressive qui fait du bien au film, et l'envoie progressivement vers quelque chose de fondamentalement fun et rigolard, qui plus est aidé par l'enthousiasme de Niven, et donne au film une 2nde partie bien plus enlevée et autrement moins oubliable.


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