Profil de Remy Pignatiello > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Remy Pignatiello
Classement des meilleurs critiques: 156
Votes utiles : 796

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Remy Pignatiello (France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Le Fils unique [Blu-ray]
Le Fils unique [Blu-ray]
DVD ~ Choko Iida
Prix : EUR 21,70

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un joli film bien qu'imparfait, au matériel très mal conservé, 21 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Fils unique [Blu-ray] (Blu-ray)
Vous voyez le travail formidable sur Voyage à Tokyo (à la discutable teinte sepia près) ? Eh bah, oubliez, rien de tout ça ici. Le fils unique est dans un état déplorable, et on ne peut que saluer l'effort de Carlotta de proposer la copie dans un beau transfert HD bien propre, malgré une copie plus qu'abîmée par le temps.
Quasiment tous les plans sont abîmés à des degrés divers. Certains sont "simplement" parsemés de fines rayures, mais la plupart possèdent des sautes d'image, de très nombreuses tâches et moisissures (le défaut le plus gênant, car le plus intense mais aussi très récurrent), sans compter la constante instabilité du cadre. Un bon point, c'est l'aspect HD de l'ensemble grâce à une compression invisible malgré l'utilisation d'un BD-25 seulement (1h22 en 1.37 en mono, en même temps, ça rentre facilement). Et puis, il y a aussi une échelle de gris assez stable. Mais hormis cela, la définition est plus que limitée, et très peu de plans sont vraiment fins.
En somme, bienvenue dans le monde des films mal conservés.

Et pour le son ? A peu près la même chose. Si la piste son de Voyage à Tokyo n'était pas aidée par un souffle persistant, à côté du Fils unique, ça sonne comme Avatar. Non seulement les dialogues sont assez à très étouffés (à la 14e minute, par exemple, ils sonnent extrêmement sourds), mais un souffle persistant se fait entendre avec un volume parfois élevé. Très sérieusement, j'ai cru lors d'une séquence qu'il s'agissait d'un train qui passait à l'extérieur. Non, pas du tout, c'est juste l'état de la piste son...

Image : 5/10
Son : 5/10
Film : 7.5/10


Miss Daisy et son chauffeur [Blu-ray]
Miss Daisy et son chauffeur [Blu-ray]
DVD ~ Morgan Freeman

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une édition honnête pour un joli film un peu simpliste, 21 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miss Daisy et son chauffeur [Blu-ray] (Blu-ray)
Ce test est basé sur l'édition US.

C'est pas Miss Daisy qui arrêtera de nous faire nous demander si Warner paie ses encodages au Mbps, parce que pour le coup, difficile de comprendre pourquoi avoir choisi de compresser tout dans 19.2 Go, dont à peine 14.4 Go pour le film... Heureusement, cela ne génère pas d'effets de compression visibles, et l'image reste neutre côté encodage.

Quoiqu'il en soit, il faut bien avouer que la patine du film, à l'image assez diffuse, ne lui permet pas de briller particulièrement en HD. Si l'apport est bien là, l'image reste peu impressionnante, tout en conservant un aspect pellicule très agréablement naturel, sans dégrainage ni rehaussement des contours.

Par contre, la colorimétrie du film est plus que douteuse. En effet, le transfert présenté ici est globalement sombre, voire très sombre. Ce ne sera pas gênant si ça ne semblait pas... gênant. Régulièrement, l'image parait en effet trop sombre, avec des noirs potentiellement bouchés, mais surtout l'impression d'avoir une image peu lisible à cause de cette grande obscurité.
Pire : lorsqu'on compare la séquence où Hoke et Miss Daisy font leur promenade en voiture à la 25e minute à ce même extrait présent dans le bonus de 25 min "Things Are Changing", il s'avère que l'extrait est beaucoup plus lumineux que l'encodage du film lui même, laissant planer le doute sur la colorimétrie valide du film.

Côté son, moins de surprises avec une piste 2.0 nette mais assez peu remarquable. Les dialogues sont clairs et bien rendus, la piste est propre, et la musique est la 1ere à profiter de l'ouverture du son, mais hormis cela, rien de bien spécial.

Image : 7.5/10
Son : 8/10
Film : 7.5/10


La Grande parade [Blu-ray]
La Grande parade [Blu-ray]
DVD ~ John Gilbert
Prix : EUR 14,99

25 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une très belle restauration pour un classique du cinéma muet, 21 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grande parade [Blu-ray] (Blu-ray)
Ce test est basé sur le disque US mais l'édition française devrait utiliser le même Blu Ray.

Après le travail effectué sur les 4 films du coffret Gangster Classics, dont notamment une superbe copie de White Heat, Warner va encore plus loin dans le temps et attaque son catalogue muet avec comme titre test La grande parade.

Issue d'une restauration 4K, force est de constater que le résultat est très enthousiasmant tant il est impressionnant. On peut lire que la restauration a été faite à partir du négatif original (OCN), mais la présence de 2 types de plans, qualitativement, laisse supposer qu'il y a probablement eu une 2e source, à moins que l'OCN ait utilisé 2 types de matériel franchement différent.

En effet, 90% du film possède un rendu très net, défini, pour ne pas dire pointu. L'image est particulièrement stable, tant au niveau du cadre (les intertitres sont tellement stables qu'on peut se demander s'ils n'ont pas été recréés lors de la restauration) que du rendu (densité et contraste). On pourra constater par contre une minute soudainement bouchée à la 109e minute. Autrement, ces 90% sont quasi immaculés tant les défauts sont réduits à un minimum plus que négligeables. Quasiment aucune poussière, tâches et autres ne sont visibles, et hormis une poignée de légères rayures, rien à signaler.

Les 10% restants, par contre, semblent sortis d'une copie de bien moins bonne qualité. S'agit-il là de matériel moins bon utilisé pour le tournage ? De l'utilisation d'une copie de 2nde ou 3e génération ? En tout cas, cela se traduit par une chute drastique de la résolution et de la finesse de l'image, d'autant plus flagrante qu'elle tranche violemment avec l'autrement excellente qualité du Blu Ray.

Vu la qualité générale de la copie, on ne saurait en tenir spécifiquement rigueur, mais c'est tout de même suffisant pour être noté.

Le film étant muet, il est accompagné ici d'une partition de Carl Davis, présentée en stéréo. La partition est très efficace, et soutient parfaitement le film par sa composition. La piste retranscrit tout cela avec efficacité (il est dommage que ce ne soit que du stéréo, car en 5.1, ça aurait certainement dépoté), avec une belle ouverture du champ, une clarté impeccable, et une bonne reprise dans les graves notamment pour les instruments à vent.

Enfin, une petite note sur les bonus du film, relativement courts mais passionnants.

Evacuons ce que la France n'aura pas : le digibook US contient un excellent livret écrit par Kevin Bronlow. Celui-ci est plus consistant que la plupart des digibooks Warner, qui se contentent souvent de longues biographies des acteurs et du réalisateur, ainsi que 2-3 pages sur le tournage et la réception du film. Ici, on a droit à une longue synthèse de la création de La grande parade, depuis son casting jusqu'à sa réception, ainsi que le retour positif des vétérans US de la guerre 14-18 sur le film, en particulier sa 2e moitié.

Sur le disque, un seul bonus vidéo hormis la bande annonce d'époque du film, mais quel bonus formidable : un tour des studios MGM de Culver City (abritant aujourd'hui Sony Pictures) en 1925. Le document muet de 32 min est évidemment dans un état déplorable, mais nous montre quasiment tous les départements du studios, avec à chaque fois une courte présentation des gens les composant. On pourra ainsi voir quelques instants les décorateurs, les scénaristes, les réalisateurs, les acteurs et actrices, et même l'infirmière titulaire du studio ainsi que les électriciens.
Même si tout cela est évidemment à la gloire des studios MGM, montrés ici comme une énorme usine à rêves, c'est un document fabuleux que nous propose Warner.

Enfin, le film possède un commentaire audio de Jeffrey Vance, utilisant régulièrement des extraits d'entretiens avec King Vidor. Malheureusement, comme toujours avec Warner, le commentaire n'est pas sous titré ni en français, ni même en anglais.

Image : 9/10
Son : 9/10
Film : 9/10


Voyage à Tokyo [Blu-ray]
Voyage à Tokyo [Blu-ray]
DVD ~ Chishu Ryu
Prix : EUR 15,73

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La meilleure édition d'un chef d'oeuvre, 21 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage à Tokyo [Blu-ray] (Blu-ray)
Difficile à croire aujourd'hui, mais j'ai longtemps été un "Blu-Ray sceptique". Passées les considérations techniques ("c'est élitiste, faut encore racheter, faut changer de matos, les éditeurs vont recommencer à faire des disques faits avec les pieds"), mon principal problème était double. D'un côté, l'idée que cela allait permettre encore et toujours aux mêmes films de ressortir pour la 45e fois en vidéo (au hasard, les Kubrick chez Warner, les Hitchcock chez Universal, etc etc) alors que le DVD se concentrait enfin sur des titres invisibles mais importants. De l'autre, la peur que ces films invisibles soient aussi remisés parce que très mal conservés.

J'avais donc dit à l'époque "Je passerai au Blu Ray quand on sortira des trucs comme du Ozu". 1 mois plus tard, BFI annonçait la sortie future de 32 films d'Ozu en Angleterre, dont 9 sont depuis sortis en HD (+ Floating Weeds, sorti chez Masters of Cinema). Aujourd'hui, c'est Voyage à Tokyo qui sort en France (après une sortie au Japon et bientôt une sortie aux USA chez Criterion), tiré d'une restauration 4K. Autant dire que c'est jour de fête.

Le BFI avait donc édité le film en Blu Ray en juillet 2010. Partant d'un matériel obtenu auprès de Criterion, le résultat était sympa, mais restait largement perfectible, notamment à cause d'une patine assez agressive. C'est avec la nouvelle restauration que l'on constate plus précisément dans quelle mesure ce précédent Blu Ray était perfectible.

Le 1er apport flagrant, c'est un aspect bien plus naturel de l'image. Comme la patine est moins agressive, elle pourra donner une impression d'être moins détaillée (notamment parce que le BFI a un grain bien plus prononcé), mais ce n'est pas le cas, et ça se voit notamment au niveau des étoffes et des plans des acteurs face camera. Cependant, de nombreux plans, notamment les plans larges, restent assez diffus et manquent de netteté. Le film reste un film japonais de 1953, ça ne sera évidemment jamais La mélodie du bonheur.

La 2ème différence évidente, c'est l'apparition d'une légère teinte sepia sur l'ensemble de la copie. Est-elle d'origine ou non ? Bonne question. En l'état, si elle est facilement visible, elle n'est pas forcément gênante.

D'un point de vue plus global, la copie est en tout cas immaculée, et dotée d'une stabilité impressionnante que ce soit au niveau du cadre comme de la densité du grain et des contrastes. On pourra noter quelques séquences plus limites, à la 20e et à la 45e minute, par exemple, mais dans l'ensemble, le nettoyage a été visiblement intensif, et tout juste pourra-t'on noter la présence de quelques fines rayures, souvent uniquement visibles sur fond uni. La nouvelle restauration élimine clairement les nombreux défauts du BR BFI : sauts d'images, fluctuations des contrastes, tâches, poussières, etc. Tous les défauts de stabilité présents en 2010 ont pour ainsi dire disparus.

En définitive, l'apport de la nouvelle restauration est évident, non seulement par rapport aux précédents DVDs, mais aussi par rapport au Blu Ray BFI. D'un autre côté, Voyage à Tokyo ne sera jamais une restauration de démonstration. Quoiqu'il en soit, le résultat est plus qu'enthousiasmant, et on ne peut que se féliciter que des films comme celui-ci puissent sortir en HD dans cette qualité.

Malheureusement, on ne peut pas en dire de même pour le son, et c'est bien dommage.

Voyage à Tokyo a toujours été un film à la partie sonore abîmée. Peut-on faire mieux qu'une piste qui craque de partout ? On peut là aussi se poser la question. Ce qui est certain, c'est que si ces craquements, ainsi que le souffle assez puissant présent tout le long sur le film, pouvaient être éliminés, la piste deviendrait largement méritante. En effet, si l'on exclut ces 2 défauts notoires et notables, les dialogues sont très clairs, très ouverts, et rarement étouffés. La musique présente par contre des distorsions variables, souvent légères, parfois plus importantes. Enfin, certains sons d'ambiance (bâteau qui passe au loin, musique d'ambiance au volume très faible) sont parfois presque complètement recouverts par l'intensité du souffle et des craquements de la piste.

En l'état, s'il y a un maillon faible dans cette restauration, c'est clairement ces craquements et ce souffle qui subsistent.

A noter que Carlotta reprend l'ensemble des bonus de sa précédente édition DVD, tous upscalés soit en 1080i, soit en 1080p. Pas de nouveautés, donc, mais pas de pertes non plus.

Image : 8/10
Son : 6/10
Film : 10/10

Michel Ciment disait que les films d'Ozu étaient à la fois le comble de l'exotisme, mais aussi le comble du familier. S'il est un film parmi la filmographie d'Ozu qui en fait partie, c'est certainement son plus connu : Voyage à Tokyo.

La trame du film est en effet on ne peut plus simple : un couple âgé effectue un voyage assez long depuis leur petit village jusque Tokyo, afin de visiter leurs enfants.
Si ceux ci les accueillent au départ avec le respect qui leur est du, tout ce beau monde est rapidement plus agacé qu'autre chose par la présence de ces vieux dont ils ne savent que faire et n'ont qu'une idée en tête : vaquer à leurs occupations quotidiennes. Seule la belle fille s'occupe chaleureusement d'eux avec un certain sentiment de culpabilité : son mari est en effet mort à la guerre il y a 8 ans.

Ozu utilise cette trame pour brasser les thèmes très familiers et universels dont parle Ciment : les relations parents-enfants-petits enfants, la famille, le deuil, le travail, l'argent, la vieillesse aussi et surtout. Bref, la vie quotidienne, dans cette étude ozuienne de ce que Pérec appelait "l'infra ordinaire, en opposition à l'extra ordinaire, c'est à dire : ce qu'il se passe quand il ne se passe rien".

La sensation profonde de sérénité que dégage Voyage à Tokyo provient de là : si mélodramatique que soit le film, celui ci est comme les bateaux qu'on voit régulièrement avancer sur l'eau paisible. C'est la vie qui passe, le temps qui s'écoule, doucement, tout doucement, mais sûrement, au gré des épreuves, au gré des souvenirs aussi.
Rien de méchant, rien de violent ou cynique chez Ozu. Jamais on ne jugera ces enfants capricieux et parfois radins qui ne se rendront compte que trop tard que "Une fois dans la tombe, tout est inutile".
Pourtant, leur portrait est loin d'être flatteur : absents, pingres, capricieux, égoïstes, opportunistes et souvent menteurs, même la gentille belle fille est surtout vouée par un grand sentiment de culpabilité qu'elle exprimera douloureusement en fin de film.

Ozu met en scène avec simplicité tout cette mécanique familiale. A travers ce que sont ses cadrages les plus célèbres (quasiment aucun mouvement d'appareil, camera positionnée à quelques centimètres du sol, échanges de dialogues tour à tour face caméra), c'est aussi son montage qui permet de peaufiner les oppositions et rapprochements : les actions ou les compositions se dédoublent, les effets sonores se reportent, et le montage fait le travail de fluidité, articulant le film.

Car malgré 2h17, Voyage à Tokyo est d'une fluidité exemplaire. On pourrait pourtant ressentir une certaine passivité face à la mise en scène particulièrement épurée, mais rien de tout cela. Ozu et son monteur évitent les surcharges inutiles, les situations redondantes, et monte son récit avec un rythme d'horloger pour faire pointer avec sobriété l'émotion.

Voyage à Tokyo, c'est un lyrisme poignant à travers les choses du quotidien qui passent paisiblement. Parfois, quelque chose survient. Parfois, non.

Tempus fugit. Inexorabile.


Breaking Bad - Saison 4 [Blu-ray]
Breaking Bad - Saison 4 [Blu-ray]
DVD ~ Bryan Cranston
Prix : EUR 22,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Légère chute de rythme en début de saison, un coffret Blu Ray dans la lignée des saisons précédentes, 11 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Breaking Bad - Saison 4 [Blu-ray] (Blu-ray)
Ce test est basé sur le coffret US, aux qualités techniques équivalentes au coffret français, sauf le zonage A et l'absence de VF.

Plus encore que pour les saisons précédentes, l'image de Breaking Bad est très variée. Alternant plans détaillés et travaillés avec des prises de vue plus artistiques, le look visuel du show descend régulièrement vers des aspects bruts et surtout plus lisses. On constatera aussi une propension plus que notable au banding, et ce qui semble se rapprocher le plus de soucis de compression, probablement dus à la capacité de l'encodage à restituer le fouilli qu'est ce look très brut. Cependant, la palette chromatique reste bien rendue, avec notamment des contrastes appuyés et des noirs profonds mais seulement très rarement bouchés. Au final, l'image alterne donc entre des plans vraiment définis, et d'autres à l'aspect clairement un cran en dessous.

Par contre, ce qui fonctionne encore mieux que précédemment, c'est la partie sonore de la série. Le mixage sonore profite complètement de l'ensemble des enceinte, avec une spatialisation ambiante constante et très impressionnante, que ce soit les nombreux bruits dans le désert ou dans le labo. Les scènes d'action ne sont pas en reste avec un punch notable, en particulier grâce à une belle utilisation du caisson de basses, pour une excellente reprise dans les graves. Au milieu de tout cela, les dialogues sont bien intégrés, et profitent même régulièrement d'un éclatement sur les 5 canaux.

Image : 8.5/10
Son (VO) : 9.5/10
Saison : 9.5/10


A la merveille [Combo Blu-ray + DVD - Édition Limitée]
A la merveille [Combo Blu-ray + DVD - Édition Limitée]
DVD ~ Ben Affleck

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une image immaculée, une piste son mixée bien trop bas, et un film magnifique mais imparfait, 11 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A la merveille [Combo Blu-ray + DVD - Édition Limitée] (Blu-ray)
L'image du Blu Ray de To The Wonder est une pure merveille, dans la digne lignée de celle de The Tree Of Life. La définition est constamment au top (minus évidemment les 1eres minutes, filmées en SD sur un téléphone), sans qu'aucun défaut ne vienne entacher le plaisir du visionnage. Que ce soit le niveau de détails, le naturel de l'image, la restitution des couleurs ou des contrastes, l'ensemble est un ravissement de chaque instant, rendant amplement justice à la grande qualité de la photographie du film à travers un encodage au diapason. L'ensemble est tellement propice à cela que la galerie de captures est doublée pour la peine.

Malheureusement, la déception est de mise pour la partie sonore. La raison est simple : un manque flagrant de puissance du à un mixage bien trop bas. Que ce soit La ligne rouge, The Tree of Life ou maintenant To The Wonder, les Blu Rays de ces films possèdent (en fonction de l'édition) un panneau introductif où Terrence Malick nous invite à monter le son pour profiter du film avec un volume sonore important. Eh bien, peine perdue ici : même en montant [i]sérieusement[/i] le volume, impossible d'obtenir un volume sonore adéquat. Pour les connaisseurs, j'ai un ampli Yamaha RX-V467. Mon réglage de référence est -32.5 dB, pour une gamme allant de -60 dB à +20 dB. Je suis monté à -10 dB sans avoir l'impression que ce soit suffisant.
En l'état, la piste manque du coup sérieusement de punch, ne serait-ce que pour permettre aux multiples pistes musicales de s'envoler de manière adéquate. Les dialogues, une fois le son monté plus que largement, restent un chouia sourds, la faute probablement au mixage de la piste. Reste une spatialisation honnête mais un peu limitée, et une reprise des graves décente mais le film n'est pas particulièrement prompt à l'utilisation du caisson.

Au final, difficile de juger si le problème de niveau sonore est restreint à la présente édition française ou non. Les éditions françaises, anglaises et US présentes toutes des pistes différentes sur le papier (DTS HD MA 5.1 48/16 sur le disque US, DTS HD MA 5.1 et 7.1 48/24 avec core mi-débit sur le disque UK). N'ayant que l'édition française, je ne peux comparer et juger globalement, même si les retours des éditions US et UK ne pointent pas de problème de ce type. En état, je ne peux donc que sanctionner avec déception la note finale.

Image : 10/10
Son : 7/10
Film : 8/10

Incomplet. Imparfait. Inabouti. To The Wonder peut se voir un prolongement de The Tree of Life, reprenant notamment ses visuels, ses méthodes de mises en scène, ses cadrages à fleur de peau.
Cependant, il manque au film ce qui permettait à The Tree of Life de fonctionner : un courant pour le faire avancer, peu importe les détours du montage, qui faisaient sens et n'empêchaient jamais le récit de continuer de se dérouler.

The Tree of Life était une rivière, tortueuse mais avec son courant. Ici, le montage fonctionne plus par à-coups, par succession de vignettes interrompues par un montage semblant maladroit, et qui ne fait que ressortir l'absence de véritable moteur narratif. Evidemment, je n'attends pas de To The Wonder un film narrativement balisé, bien carré et structuré. Mais le manque constant de motivation finit par lasser, surtout en 2e moitié de film. On saute d'un endroit à un autre, d'une femme à une autre, avec ces personnages ne dépassant que trop rarement l'esquisse, mais toujours en mouvements, à pied, en voiture, en train, en métro, en avion. Les sentiments vont et viennent, les lieux s'alternent, les rideaux passent de blanc à noir, et les étendues d'eaux au départ sans limite deviennent étroites et empoisonnées. Certes, mais où vont donc ces personnages ? Pourquoi brassent-ils tant de vide ?

Parce qu'ils s'ennuient, parce que l'ennui d'Affleck attire le désintérêt, l'attise, et ce désintérêt finit par être le nôtre. Difficile de saisir les émotions, de capter la tendresse qui est offerte, de s'ouvrir, tout cela finit par devenir froid, distant, refermé sur soi-même. Par-dessus ce couple se greffent quelques passages sur le boulot d'Affleck, des réactions d'habitants d'une zone polluée (et donc, dont la beauté a été corrompue), et des interventions de Javier Bardem, mais c'est tellement épars qu'on se demande pourquoi ne pas les avoir carrément complètement éliminés. C'est d'autant plus dommage qu'ils soient présents sous leur forme actuelle, car ils sont frustrants, tant ils auraient pu apporter un plus notable permettant d'élargir les thématiques du film à autre chose que ces 3 personnages principaux. C'est probablement la plus grosse déception du film, car en l'état, il n'en subsiste plus que quelques minutes, qui le plus souvent consistent à montrer un prêtre qui doute mais répète jusqu'à plus soif que Dieu est partout / en nous / autour de nous / près de nous / nous / ...

Rarement face-à-face, tournant l'un autour de l'autre dans des mouvements souvent commencés, rarement finis, les personnages errent plus qu'ils n'existent, ce qui pourrait fonctionner si tout cela ne finissait pas par laisser à une distance poliment ennuyeuse toute création d'émotion, d'autant plus que les questionnements existentiels de Malick n'ont rarement été écrits avec une telle naïveté quasi puérile (le monologue de Bardem en fin de film est quasi involontairement hilarant, mais surtout presque insupportable). C'est dommage car visuellement et thématiquement, To The Wonder aurait pu être grand, très grand, autant au moins que Le nouveau monde ou The Tree of Life. Il est évident que visuellement, le film est invariablement supérieur à 95% des productions actuelles, et que la très grande majeure partie du film pourrait être tiré en poster tant c'est magnifique.

Pour autant, le film est d'une beauté absolue qui compense en partie son manque de liant, notamment la 1ere moitié du film, d'une grâce folle, et qui fonctionne parfaitement comme un prolongement de The Tree of Life.

Le problème, c'est que cette 1ere partie s'arrête avec le départ des filles, et l'arrivée soudaine de Rachel McAdams, le tout centré sur Ben Affleck. C'est une cassure nette qui stoppe complètement le film dans son élan, et brise la dynamique narrative entre Kurylenko et Affleck, ainsi que la montée progressive des éléments de dissension du couple. Soudainement, c'en est trop, alors elles s'en vont, et voilà...

Pour autant, le film reste d'une grande légèreté et d'une grande fluidité, la beauté et la fluidité des sensations prenant le dessus sur les gros problèmes de structure. C'est juste magnifique, une évocation de la beauté en elle-même, que ce soit celle de la nature, des gens ou des sentiments.

8/10


One Big Soul : Une Histoire Orale de Terrence Malick
One Big Soul : Une Histoire Orale de Terrence Malick
par Paul Maher Jr
Edition : Relié

4.0 étoiles sur 5 Très intéressant, 9 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : One Big Soul : Une Histoire Orale de Terrence Malick (Relié)
Le but du livre est de fonctionner comme un recueil autour de Malick et ses films (le majorité sont abordés de manière abondante, The Tree of Life et To The Wonder ayant, compte tenu de leur plus jeune âge, moins de pages consacrées), au lieu d'un ensemble analytique ou biographique.

Ainsi, partant d'un projet original visant à compiler un maximum d'articles, interviews et discussions sur Malick et ses films, le livre traduit la compilation d'articles journalistiques, tendance US, parus ci et là (NY Times, SF Post, etc etc), des interviews des producteurs des films, ou encore des acteurs.

Si cela manque parfois de liants, sautant du coq à l'âne en fonction des personnes interrogées, ça a le mérite de fournir un éclairage large et objectif, les retours positifs comme négatifs étant inclus pèle mèle. On trouvera donc autant d'acteurs heureux de tourner avec Malick que de producteurs en pleine crise devant les méthodes de tournage peu orthodoxes de Malick... et vice versa.

La principale limite du livre est donc, logiquement, sa principale force : cela donne en effet l'impression d'avoir simplement dans les mains les résultats qu'on pourrait obtenir en lançant une recherche sur Internet. Pour autant, vu la très faible quantité d'ouvrage sur le réalisateur, on ne peut qu'apprécier la tentative de l'éditeur de combler un peu ce trou.

Côté mise en page, si on notera quelques fautes d'orthographe ci et là ou quelques tournures pas toujours heureuses, c'est fait avec sérieux dans l'ensemble.


English Revolution / A Field in England (2013) [ Origine UK, Sans Langue Francaise ] (Blu-Ray)
English Revolution / A Field in England (2013) [ Origine UK, Sans Langue Francaise ] (Blu-Ray)
DVD ~ Michael Smiley
Proposé par DaaVeeDee-fr
Prix : EUR 27,98

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un bon Blu Ray pour un film psychédélique mal distribué en France, 7 octobre 2013
L'image de A Field In England est plutôt solide. De nombreux plans possèdent un rendu très précis, avec un contraste appuyé et un excellent niveau de détails. Le film possède un côté très naturel qui est très bien rendu ici, avec une très bonne restitution de la photo du film. On notera cependant quelques plans à l'aspect plus lisse ou flou, et il est fort probable que cela provienne du tournage en lui même. Aussi, certains plans possèdent une photo éthérée, qui est ici retranscrite avec un rendu évidemment plus doux.

La bande son du film est globalement assez posée, et n'amène clairement pas à un disque de démonstration. Cependant, le début et la fin du film possèdent de nombreux coups de feu et explosions à même de réveiller un peu votre installation. Cependant, le plus gros de la bande son reste traversée par les dialogues, ainsi que la musique et les effets sonores, particulièrement lors des séquences psychédéliques.
Dans l'ensemble, le principal reproche qu'on pourra faire est un manque d'équilibre dans le mixage, avec des dialogues franchement en retrait, avec du coup un rendu sourd forçant à monter le son. Cependant, une fois cela accepté, l'ensemble est tout à fait honnête, avec une jolie petite spatialisation musicale et lors des coups de feu et explosions mentionnés plus haut.

A noter un détail pratique : les très nombreux bonus (1h40 de video) sont sous titrés en anglais. Malheureusement, le commentaire audio, lui, ne l'est pas.

Image : 8.5/10
Son : 8/10
Film : 7.5/10

A noter que Wild Side possède les droits d'exploitation français et a préféré ne rendre disponible le film qu'en VOD, sans aucune sortie matérielle, ni DVD, ni encore moins Blu Ray. Si l'on peut comprendre les impératifs commerciaux de l'éditeur, ainsi que le faible potentiel de ventes du film, on ne pourra qu'être déçu de ce choix, surtout après le soutien maintes fois vantés à Ben Wheatley dont les 2 précédents films (Kill List et Touristes), tout aussi atypiques, ont eux été distribués en France en DVD et en Blu Ray.


Nous ne vieillirons pas ensemble [Blu-ray]
Nous ne vieillirons pas ensemble [Blu-ray]
DVD ~ Marlène Jobert
Prix : EUR 19,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un excellent Blu Ray d'un énième excellent film de Pialat, 22 septembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nous ne vieillirons pas ensemble [Blu-ray] (Blu-ray)
Avec leurs excellentes images et leurs quantités industrielles de bonus (ici 75 min inédites en HD + la totalité des bonus DVD pour un total de 2h05 de bonus), Gaumont peut être fier de leurs 6 sorties HD Pialat, et Nous ne vieillirons pas ensemble ne dérogera certainement pas à la règle.

Malgré un habituel, mais ici extrêmement léger, dégrainage qui se voit uniquement dans une poignée de scènes en basse luminosité, le transfert HD est résolument excellent. Que ce soit les détails sur les vêtements ou les visages, l'ensemble possède une très belle résolution et un piqué très naturel. L'ensemble est très stable, et vierge de toute salissure, poussière ou rayures. La palette chromatique du film est terne, et limite donc le punch des couleurs, mais régulièrement, une jolie saturation se fait sentir, notamment sur les nombreuses tenues de Marlène Jobert.

Côté son, comme souvent, la piste fait son âge au niveau des dialogues, pas toujours impeccablement intelligibles. Pour le reste, la piste est propre et sans souffle, mais globalement peu remarquable.

Image : 8.5/10
Son : 7.5/10
Film : 8.5/10


Demolition Man [Blu-ray]
Demolition Man [Blu-ray]
DVD ~ Sylvester Stallone
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une belle surprise HD pour un film d'action encore très efficace, 22 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Demolition Man [Blu-ray] (Blu-ray)
En voilà une jolie surprise. Malgré un disque pas vraiment optimisé et un débit vidéo moyen assez limite (presque 20 Mbps, typique de chez Warner qui semble payer le débit au Mbps), le Blu Ray part soit de matériel récent, soit très bien conservé. En effet, si on pourra trouver évidemment de nombreux plans tirés de trucages d'époque assez limités en détails, ainsi que d'autres à la mise au point discutable, le gros du film possède une image qui ne fait pas son âge : détaillée, très stable, et joliment contrastée et saturée, sans post processing inutile. On retrouve donc un joli grain cinéma bien conservé, ainsi qu'une patine pellicule très naturelle. Les seules scènes ostensiblement en retrait sont probablement les quelques scènes d'action nocturnes, chargées en grain, et globalement moins définies.

C'est à peu près le même constat sur la VO 5.1. Plutôt dynamique, bien que très brouillonne par rapport aux standards actuels, celle ci manque cependant de reprise dans les basses, sous-utilisant le caisson. Aussi, le champ sonore est plutôt frontal, même si la musique, ainsi qu'une poignée d'effets sonores durant les scènes d'action, utilise tant que possible les enceintes arrière. Dans l'ensemble cependant, même si l'on aurait aimé avoir une plus grande spatialisation, la piste 5.1 soutient plutôt bien l'action à l'écran.

Image : 8.5/10
Son (VO) : 8/10
Film : 8/10


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20