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Contenu rédigé par Remy Pignatiello
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Commentaires écrits par
Remy Pignatiello (France)
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Criterion Collection: Metropolitan [Blu-ray]
Criterion Collection: Metropolitan [Blu-ray]
DVD ~ Carolyn Farina
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 29,73

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un rendu forcément limité pour un film pas toujours convaincant, 5 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Criterion Collection: Metropolitan [Blu-ray] (Blu-ray)
Tourné en Super 16mm, le film possède la pléthore de grain qu'on peut attendre, et est la plupart du temps assez défini et précis, mais souffle le chaud et le froid régulièrement. En effet, de nombreux plans sont régulièrement bien plus faiblement définis (faisant presque flous en comparaison), quelques tâches blanches sont décelables régulièrement au long du film, limitant la qualité du transfert. Qui plus est, une poignée de scènes (notamment la 1ere) sont tellement chargées en grain qu'on en dirait du bruit vidéo. Cependant, je dirais que 80% du film est très joliment défini, et que la copie est globalement très propre. Quoiqu'il en soit, le contraste est très bien géré, la compression invisible et je n'ai pas décelé de post processing type EE.

Côté son, la piste mono fait son boulot pour ce film extrêmement bavard, malgré un côté plat et morne tout du long.

Image : 7/10
Son : 6.5/10
Film : 7.5/10


Criterion Collection: The Royal Tenenbaums [Blu-ray]
Criterion Collection: The Royal Tenenbaums [Blu-ray]
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 29,18

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un excellent Blu Ray pour une jolie perle de Wes Anderson, 5 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Criterion Collection: The Royal Tenenbaums [Blu-ray] (Blu-ray)
La comparaison avec l'édition DVD ne laisse aucune chance à celle-ci tant elle accumulait les problèmes de compression, un rendu des couleurs complètement terne pour un aspect globalement très cru et bien trop vidéo. On oublie tout ça : l'upgrade est parmi les plus impressionnants de la collection pour un titre avec une base DVD aussi "bonne" (en opposition à un upgrade comme The Samurai Trilogy, où l'édition DVD était tout simplement in-regardable). Le rendu des couleurs est splendide, la définition excellente sans jamais fléchir, la compression est invisible, et la copie splendide de bout en bout. Tout juste pourra-t'on remarquer quelques légères vibrations colorimétriques à un moment ou deux.

La piste 5.1, elle, reste timorée, sauf lors des quelques envolées musicales, où elle devient alors plus enveloppante. Le reste du temps, le film n'étant pas vraiment propice à la démonstration de force, le rendu demeure frontal, avec un rendu très clair des dialogues, et une piste très propre (mais on en attend pas moins d'un film de 2001).

Image : 9.5/10
Son : 8.5/10
Film : 9/10
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 27, 2014 7:49 AM CET


Criterion Collection: Being John Malkovich [Blu-ray]
Criterion Collection: Being John Malkovich [Blu-ray]

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une excellente édition Blu Ray pour un film formidable et novateur, 5 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Criterion Collection: Being John Malkovich [Blu-ray] (Blu-ray)
Partant d'un scan 4K, l'image reste parfois un peu douce, et avec des noirs pas toujours aussi profonds qu'on le souhaiterait. Cependant, l'édition Criterion présente, malgré un recadrage assez flagrant, une nette amélioration par rapport au Blu Ray Universal disponible jusqu'à présent. Fini le bruit vidéo et l'aspect imprécis du disque Universal. Qui plus est, cette nouvelle édition est supervisée et validée par Jonze et son directeur de la photo, et d'après Jonze "représente enfin la palette de couleurs qu'on avait pensé et qui n'a jamais été reproduite correctement en vidéo jusqu'à présent".
L'image est au final propre (malgré quelques petits défauts ci et là), et possède à 95% du temps une belle profondeur de champ, avec certains plans assez impressionnants en terme de précision, le tout avec un rendu très naturel.

Mais c'est la piste 5.1 qui impressionne, avec un design sonore extrêmement bien conçu, utilisant à merveille les 5 enceintes et le caisson de basses. Les meilleurs moments restent évidemment les passages à travers les yeux de Malkovich, permettant une spatialisation ultra précise doublée d'un gros travail sur le rendu sonore (grondements, rendu "marmonné" des dialogues, environnement sonore proche et lointain).

En bref, évidemment loin d'une démo sonore comme peut l'être un Oblivion ou un Star Trek Into Darkness, Being John Malkovich propose une piste 5.1 au design sonore simplement excellemment fin et intelligent.

Image : 8.5/10
Son : 9.5/10
Film : 10/10

"- Malkovich ?
- Malkovich, Malkovich.
- Malkovich !"

Qu'est-ce que Malkovich ? Et qu'est-ce que Being John Malkovich ?
Où se situe la frontière entre ce qu'on est et ce qu'on parait être, entre sa propre volonté et celle dictée par les autres ? Peut-on être unique et plusieurs en même temps, le tout dans la même personne ?
Et surtout, pourquoi le bord de l'autoroute est forcément la sortie ?

Admettons-le, Being John Malkovich est probablement un des films les plus originaux de ces 15 dernières années, tout en étant à la fois ce qui se rapproche le plus du surréalisme à la Buñuel et certainement quelque chose qui en laissera plus d'un perplexe.

Pourtant, tout fait sens dans John Malkovich, mais c'est juste profondément n'importe quoi. Depuis l'intégralité des personnages, entre losers patentés et bitch ultra agressive, jusqu'aux situations dans lesquelles ils se retrouvent, il y a de quoi finir le film avec un bon mal de crâne à force d'avoir les yeux écarquillés devant tant de trouvailles complètement cinglées.

Et pourtant, la puissance de Charlie Kaufman, aux commandes du script, c'est précisément d'utiliser cela comme si c'était tout à fait normal. Dès les 1eres minutes, tout est complètement halluciné, mais c'est normal. Le patron a 105 ans ? C'est normal. Cameron Diaz ressemble à une mégère SDF qui a plus d'animaux dans son appart que le plus grand zoo du monde ? C'est normal. John Cusack est un marionnettiste au chômage qui ne trouve rien de mieux que de jouer une pièce très explicite en pleine rue devant une fillette de 8 ans ? C'est normal aussi.

Et puis, arrive Malkovich. Pourquoi pas Being Tom Cruise ? Parce que Malkovich, mais si, vous savez, celui qui a joué le voleur de bijoux, là. C'est normal.

Rebondissant d'idées en idées, complètement jetées, sans jamais perdre le rythme, c'est une gigantesque toile de fond qui se tisse, au fur et à mesure que les gens prennent conscience de ce qu'ils peuvent faire de la possibilité d'être John Malkovich. Et si on y allait à plusieurs ? Et si on essayait de rester plus que les 15 minutes habituelles ?

"Oh, look away. Look away. Look away..."

A force, on saisit pleinement ce que pointe le film. Qui sommes-nous vraiment ? Sommes-nous nous ou sommes-nous simplement des marionnettes ?
Et puis, il y a aussi cette atmosphère mélancolique et tragique qui pullule dans le film, que John Cusack traverse comme un loser depuis la 1ere jusqu'à la dernière minute. L'épilogue du film pointe notamment une chose simple : à quoi bon frauder, à quoi bon vouloir fausser notre identité, chercher compliqué quand on peut faire simple, et surtout, fuir qui nous sommes ? Au final, rien n'est éternel, tout a une fin. Et à la fin du mensonge, rares sont les menteurs qui trouveront le bonheur.

La plupart des personnages qui gravitent autour de l'histoire principale sont d'ailleurs des gens essayant de se donner de l'importance, et tous sont principalement tragiques dans leur représentation : souvent inexacts, impolis, simplement ignorants, ils contrastent fortement avec les bonnes manières polies et réservées d'un Malkovich complètement malmené par un film qui ne lui laissera aucun répit.

Reste au final un film complètement halluciné et jamais à court d'idées pour se renouveler, preuve qu'il existe encore un chouia d'originalité quelque part au cinéma. Hallucination mentale complète, Being John Malkovich est une expérience folle qu'on ne peut que recommander.

Et accessoirement, Charlie Kaufman est un dieu vivant.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 3, 2013 6:47 PM CET


Contagion [Blu-ray]
Contagion [Blu-ray]
DVD ~ Marion Cotillard
Proposé par TristanDVD
Prix : EUR 10,70

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Blu Ray adéquat pour un film froid mais intéressant dans sa mécanique, 29 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contagion [Blu-ray] (Blu-ray)
La copie est dans l'ensemble très belle, et respectueuse des intentions de l'équipe de tournage. Tourné en numérique sur Red One, on peut supposer que cela n'a pas posé beaucoup de problèmes à encoder, malgré un débit vidéo inutilement bas (17 Mbps, soit la moitié du maximum possible), tout ça pour économiser en utilisant un Blu Ray simple couche au lieu d'un double couche... Merci Warner.
Heureusement, cela n'entache en rien le résultat final, où la compression reste invisible. Pour le reste, malgré un rendu évidemment sans grain du fait du matériel de tournage, la précision et la définition globale sont excellentes, avec notamment une régulière belle profondeur de champ. Si la photographie est plutôt terne, les scènes dans le casino de Macao permettent de profiter d'une belle palette saturée de couleurs.

Côté son, la VO 5.1 est très agréable dans sa gestion des sons d'ambiance, et ce dès les premiers instants où l'on suit Gwyneth Palthrow à l'aéroport. Les bruitages d'ambiance (bruits de pas, de passagers, annonces sur les haut parleurs) nous arrivent de toute part, remplissant complètement le champ sonore. La musique de Cliff Martinez complète alors du côté des basses, plutôt soutenues dans la BO, ce qui compense le manque d'expressivité du film. Cependant, le sound design reste efficace malgré sa discrétion, et la piste 5.1 se charge d'utiliser au mieux la spatialisation pour rendre tout ça.

Image : 9/10
Son (VO 5.1) : 8.5/10
Film : 8/10

Malgré un sur-découpage du fait d'un bien trop grand nombre de story-lines, Contagion reste efficace grâce à un schéma mécanique (qui semble en plus bien documenté, en se basant sur le Nipah Virus) n'hésitant pas à expliciter un brin de virologie en passant, ce qui ne fait pas de mal. Et puis, il y a un côté parfois transgressif, avec tous ces grandes pontes qui font n'importe quoi (le scientifique qui ne détruit pas ses échantillons, le grand chef qui file son vaccin perso, la nana qui expérimente sur elle même, l'autre qui vire Stockholm style) qui fait parfois mouche (et parfois moins, forcément).

Au final, ça dépote sec pendant une bonne moitié de film, avant de patiner quand Soderbergh et cie ont 5-6 arcs en même temps à cumuler. Résultat : impossible de comprendre comment certains ont pu louer en particulier telle ou telle prestation tant les alternances de montage privent les acteurs de véritable largeur d'expression.

Pour autant, le rythme reste malgré tout là, bien plus que dans 90% des films récents que j'ai pu voir, malgré (c'est dire) une Marion Cotillard qui a réussi à s'infiltrer là dedans (formidable, du coup, elle n'aura que 5-10 min à l'écran).

Mais le souci de fond reste la froideur scientifique qui règne de A à Z, anti-cinématographique au possible. Alors oui, ça permet au film d'enchaîner pas mal de trucs bien brutaux, mais d'un autre côté, combinée au trop grand nombre d'arcs narratifs, ça reste éminemment froid. Un des persos principaux meurt ? Tout le monde s'en fout complètement. Il a fait 5 minutes à l'écran, il est passé par ici vivant, il repassera par là mort.
Ca tient plus de la reconstitution mathématique qu'autre chose.

Une fois qu'on comprend et accepte cela, on comprend aussi que Soderbergh se contre-fout de ses personnages. Mais complètement. Et d'un certain point de vue, c'est normal. Dans la vraie vie, les virus, ça attaque comme ça, un peu au hasard. Tu le chopes, tu meurs, et tu ne peux rien y faire. Et puis, l'épilogue final explicatif se charge de boucler la boucle.

C'est aussi ça qui peut plaire, ce côté bêtement logique, mais aussi, du coup, froid et distant. Ca fait à la fois la force et la faiblesse du film, et l'empêchera probablement de marquer de manière durable.

8/10


Criterion Collection: David Lean Directs Noel [Blu-ray]
Criterion Collection: David Lean Directs Noel [Blu-ray]
DVD ~ Noel Coward
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 73,01

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 A propos de Brief Encounter et Blithe Spirit, 25 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Criterion Collection: David Lean Directs Noel [Blu-ray] (Blu-ray)
Brief Encounter, ce chef d'oeuvre romantique absolu :

ITV avait déjà édité le film en BR en février 2009, Criterion ré-utilise leur nouvelle restauration (faite avec l'aide du BFI et de la David Lean Foundation, au sein du projet BFI de restaurer les 4 1ers films de Lean) mais en offrant un débit vidéo maximal au film, contrairement à ITV qui avait utilisé un BD-25 (uniquement utilisé à 16 Go). Ainsi, le Criterion offre un débit double au film, et le grain est le 1er à en profiter. Là où le BR ITV était limité, le Criterion permet au film de respirer et possède un aspect pellicule absolument magnifique.

La restauration en elle même est déjà formidable, avec une image extrêmement définie et très propre. A peine notera-t'on une poignée de poussières ci et là, et quelques plans un peu moins définis. Le contraste est très beau, malgré quelques plans avec une variation chromatique un peu plus importante.
Hormis ces quelques limites, c'est absolument magnifique.

Côté son, la piste mono est claire, malgré un léger souffle, mais les dialogues sont bien rendus, et la musique, bien que limitée, n'est jamais saturée ou nasillarde. Après, évidemment, ça reste une piste mono d'un mélodrame de 1945, et ne sera jamais particulièrement dynamique.

Image : 9/10
Son : 6.5/10
Film : 9/10

Blithe Spirit :

Le duo Lean / Coward est gâté chez Criterion. Ce transfert de Blithe Spirit, autre titre restauré via la BFI, possède une belle stabilité du cadre, et surtout un rendu très naturel, très propre et assez pointu. Un grain fin bien résolu parsème de manière homogène et stable l'ensemble de l'image, et le niveau de détails est très élevé pour un rendu extrêmement agréable.
Le seul problème réside dans les habituelles (pour un film Technicolor de cette époque) dans les nombreuses pulsations chromatiques, plus ou moins prononcées en fonction des plans.

La piste son est comme souvent bien inférieure au rendu visuel, avec une piste assez propre et claire, mais sans dynamique, et avec des dialogues souvent sourds ou sifflants. Aussi, un léger souffle se fait régulièrement entendre.

Image : 8.5/10
Son : 6.5/10
Film : 7/10
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 2, 2013 8:08 PM CET


Criterion Collection: Heaven's Gate [Blu-ray]
Criterion Collection: Heaven's Gate [Blu-ray]
DVD ~ Kris Kristofferson
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 36,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un chef d'oeuvre mal accueilli, auquel le Blu Ray rend enfin justice, 25 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Criterion Collection: Heaven's Gate [Blu-ray] (Blu-ray)
L'image est clairement une révélation, notamment pour ceux qui sont habitués au DVD français cut de MGM (qu'il faudra visiblement conserver, car la version tronquée n'est pas incluse ici). En l'état, des défauts subsistent ci et là. On remarquera notamment une tache bleue (probablement chimique et irrécupérable) au milieu du film l'espace de quelques images, une luminosité parfois fluctuante sur certains plans, et surtout quelques plans (larges notamment) avec des hétérogénéités dans le cadre (une tache sombre en bas de l'écran, le bord gauche de l'image assombri, ce genre de défauts). Aussi, si certains plans larges (extérieurs, notamment) sont à couper le souffle, certains plans (surtout en intérieur) possèdent un piqué plus variable.

Côté son, le remixage 5.1 est plutôt efficace, avec notamment un excellent rendu enveloppant de la musique. Par contre, certains dialogues restent un peu étouffés, et leur mixage lors de scènes bruyantes est souvent tel qu'ils sont difficiles à entendre et comprendre sans sous titres. Quoiqu'il en soit, la piste reste malgré tout assez frontale, et on pourra aussi regretter que la dernière 1/2 heure et son assaut final soit assez brouillonne en terme de rendu sonore.

Image : 8.5/10
Son (VO 5.1) : 8/10
Film : 9/10


Criterion Collection: The Gold Rush [Blu-ray]
Criterion Collection: The Gold Rush [Blu-ray]
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 30,46

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un grand classique forcément limité en HD, 25 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Criterion Collection: The Gold Rush [Blu-ray] (Blu-ray)
Visionné uniquement le montage de 1925.

Parfois, aucun miracle n'est possible, et c'est visiblement le cas pour La ruée vers l'or. Cependant, il faut relativiser : le Blu Ray Criterion permet, pour la 1ere fois, de voir l'équivalent du montage original du film, en 1925, avant que Chaplin ne le remonte et le modernise en 1942 (de peur qu'après la transition vers le parlant, les spectateurs ne se défaussent de l'original, muet).
Utilisant à la fois la restauration faite pour le montage de 1942, une copie 35mm privée du montage de 1925, et 3 fragments trouvée à la National Film and Television Archive, la reconstruction a été restaurée et numérisée en 2011 pour un résultat forcément limité.
Tout d'abord, il faut faire fi des multiples poussières et rayures jonchant une copie à la définition évidemment variable (tous les éléments utilisés n'ayant pas la même qualité), mais toujours restreinte, même si certains plans, notamment des gros plans dans la cabane, convoient un joli niveau de détails. Aussi, certaines images sont manquantes, générant une image noire à la place. On peut supposer que cela est du à l'historique du film. Enfin, il est fort probable que certains des éléments inférieurs soient des copies 16mm, car le grain devient alors d'autant plus proéminent, ce qui relève de la gageure tant la copie est déjà très granuleuse.

Ceci étant dit, la copie possède une grande stabilité du cadre, ainsi qu'une bonne, voire très bonne, stabilité de la luminosité et du contraste, contraste plutôt bien géré et permettant une palette chromatique large. Enfin, malgré la présence de 2h40 de film + 1h30 de bonus vidéo (dont une excellente interview de Timothy Brock), l'encodage n'a pas de défaut visible, mais on notera des halos visibles ci et là, probablement du à un rehaussement de contours.

Succinctement : la copie de 1942 semble globalement supérieure à celle de 1925, puisque cette version était la préférée de Chaplin, qui en a donc pris un plus grand soin. De plus, comme elle ne contient pas d'éléments de qualité inférieure, l'aspect global parait meilleur. Cependant, le contraste semble plus intense, ce qui parait générer des pertes de détails dans les zones sombres. Les noirs ne sont peut être pas non plus bouchés, mais la différence est suffisamment visible pour être notable.

Le montage de 1925 est accompagné par une adaptation par Timothy Brock du score de 1942, composé par Chaplin. Présenté ici en 5.1, il faut bien avouer que la partition, outre le fait qu'elle soutient admirablement le film, est parfaitement rendue. L'orchestre respire amplement sur les 5 enceintes, avec une belle utilisation du caisson pour donner de la rondeur à l'ensemble. Si on ne pourra que regretter un léger manque de séparation des instruments, la piste est extrêmement dynamique et agréable à l'écoute, et les mélomanes en profiteront sans aucun doute.

Image (1925) : 6/10
Son (5.1) : 9/10
Film (1925) : 8.5/10


Criterion Collection: Samurai Trilogy [Blu-ray]
Criterion Collection: Samurai Trilogy [Blu-ray]
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 55,69

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une révélation technique pour 3 films qui ont tout de même vieilli, 25 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Criterion Collection: Samurai Trilogy [Blu-ray] (Blu-ray)
N'ayant pas encore vu le 3e film, voici les CRs techniques des 2 1ers films :

1er film : Samurai I : Musashi Miyamoto

La révélation !
L'image est absolument splendide et enterre sans forcer n'importe quelle précédente édition, toutes plus affreuses les unes que les autres. Ce qui choque, c'est la précision de l'ensemble, jusque dans les fondus enchaînés, d'habitude moins définis par limitation technique, mais ici tout aussi splendide que le reste du film. Les couleurs sont extrêmement bien rendues (fini le rendu verdâtre foireux), le contraste est bien géré aussi (même si certaines scènes de nuit conservent une lisibilité limitée, mais cela semble être un - mauvais - choix artistique).
Il subsiste malgré tout 3-4 plans peu définis et autant non nettoyés, présentant quelques salissures ou des cheveux en bas de l'image (ce dernier point ne concerne qu'une séquence), mais les défauts s'arrêtent là. Un excellent upgrade, donc.

Le son, lui, reste plus limité. On notera un souffle parfois facilement audible, et une amplitude globalement limitée. Si les dialogues sont clairs, la musique souffre tout de même de cette limitation.

Image : 8.5/10
Son : 7/10
Film : 7.5/10

2e film : Samurai II : Duel At Ichijoji Temple

Si l'apport HD est indéniable et enterre, comme pour le 1er film, n'importe quel DVD sorti jusqu'à présent (les plans en extérieur jour sont notamment fabuleux), l'image est un cran en dessous comparé au 1er opus. De nombreux plans de nuit manquent légèrement de contraste, et certains noirs virent ostensiblement sur le bleu. Contrairement au 1er film, les génériques et les fondus enchaînés sont griffés et bien moins défini que le reste du film. On peut aussi noter une chute de détails flagrante lors des retrouvailles finales entre Musashi et Otsu, l'espace d'une minute.

Pour le son, le constat est comparable au 1er film. La piste est globalement limitée, avec un souffle parfois facilement audible, et une faible amplitude. Les dialogues sont clairs, mais la musique souffre tout de même des limitations de la piste.

Image : 7.5/10
Son : 7/10
Film : 6.5/10


Criterion Collection: Summer With Monika [Blu-ray]
Criterion Collection: Summer With Monika [Blu-ray]
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 29,18

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un très joli et triste film, très bien doté en Blu Ray, 25 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Criterion Collection: Summer With Monika [Blu-ray] (Blu-ray)
Visuellement très impressionnant : un N&B très contrasté, une image très précise, très définie (hormis le passage dans la forêt où Monika s'échappe), extrêmement peu de saletés et poussières. Du tout bon.
Côté son, c'est propre, clair, mais mixé assez bas.

Côté bonus, j'ai regardé la featurette sur l'exploitation d'une version tronquée, doublée, et avec de la musique jazzy, le tout dans un contexte de sexploitation. Après avoir vu le film, je me suis demandé comment ils avaient réussi leur coup, parce qu'on est quand même loin d'un Arnold Miller, hein.

Image : 8.5/10
Son : 7/10
Film : 8/10


Criterion Collection: Harold & Maude [Blu-ray]
Criterion Collection: Harold & Maude [Blu-ray]
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 29,18

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un excellent Blu Ray d'un film qui n'a pas vieilli d'un poil, 25 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Criterion Collection: Harold & Maude [Blu-ray] (Blu-ray)
Très beau disque, malgré des noirs tirant vers le bleu (je soupçonne un choix de la photo plus qu'un problème d'étalonnage) : pas de post processing, une image au grain bien géré, pas de problème de compression, etc etc.

Côté son, on a le choix entre du LPCM 1.0 (piste originale) ou un mixage LPCM 2.0 (que j'ai choisi).
C'est extrêmement dynamique, et probablement la meilleure piste stéréo que j'ai pu entendre chez Criterion depuis Blow Out. La musique de Cat Stevens, notamment, possède une dynamique et une clarté assez impressionnante.

Image : 8.5/10
Son (VO 2.0) : 9/10
Film : 9/10


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