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opus79
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Dingo - Selections From The Motion Picture Soundtrack
Dingo - Selections From The Motion Picture Soundtrack
Prix : EUR 11,99

4.0 étoiles sur 5 "Le Grand Miles", 21 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dingo - Selections From The Motion Picture Soundtrack (Téléchargement MP3)
Dans Dingo, film réalisé par Rolf De Heer, Miles Davis joue le rôle de Billy Cross, un célèbre trompettiste de jazz qui débarque dans le bush australien...
La BO a été arrangée, orchestrée et dirigée par Michel Legrand qui raconte en ces termes sa collaboration musicale avec Miles : « Un an avant sa mort, Miles m’a appelé à Paris et m’a dit : « La grenouille — il m’appelait toujours “la grenouille” — amène-toi à Los Angeles ! Nous allons réaliser une bande originale de film ensemble ! » Il faisait la bande originale d’un film australien intitulé Dingo, dans lequel il jouait également. Quand Miles a téléphoné, j’ai pris le premier avion pour Los Angeles ! Nous y avons passé une journée, deux journées, trois journées, lui avec sa trompette, moi au piano. Mais plutôt que de travailler, nous avons beaucoup bu, mangé, parlé et écouté de la musique […]. À un certain moment, je lui ai dit : « Miles, nous sommes censés entrer en studio dans quatre jours, un gros orchestre va nous y attendre, et nous n’avons rien ! » Il m’a répondu : « Laisse tomber. Contentons-nous d’avoir du plaisir ». Finalement, je lui ai dit : « J’ai une idée. Reste ici. Je vais tout écrire seul, préenregistrer avec l’orchestre, et le jour suivant tu t’occuperas de tes parties de trompette ». « Michel, tu es un génie ». Il était si paresseux : c’est ce qu’il voulait entendre depuis le début. J’ai travaillé pendant trois jours et trois nuits, puis il est venu et a joué comme un ange. Il n’a jamais joué ce à quoi je m’attendais, pas même une fois. Il lui arrivait de débuter avec une note à laquelle je n’avais pas même rêvé. C’était là son génie. Dieu que j’aimais cet homme ! Chose étrange, mon premier disque de jazz fut avec lui (Legrand Jazz 1958), et son dernier disque de jazz fut avec moi. »
Malgré un film inabouti (comment intégrer au cinéma le mythe Davis?), cet enregistrement est l'avant dernière contribution musicale et le dernier disque de jazz «traditionnel» d'un interprète de génie; après un dernier album «electro» posthume (Doo-Bop), Miles David nous quitte le 28 septembre 1991 en Californie.
Si ce disque n'occupe pas la première place dans l'impressionnante discographie du trompettiste, il demeure un ultime témoignage et le travail de Michel Legrand, un des meilleurs arrangeurs de la planète accompagné ici de quelques pointures, est irréprochable. Pour les fans surtout...


Dingo by Miles Davis & Michel Legrand (2005) Audio CD
Dingo by Miles Davis & Michel Legrand (2005) Audio CD

4.0 étoiles sur 5 "Le Grand Miles", 21 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dingo by Miles Davis & Michel Legrand (2005) Audio CD (CD)
Dans Dingo, film réalisé par Rolf De Heer, Miles Davis joue le rôle de Billy Cross, un célèbre trompettiste de jazz qui débarque dans le bush australien...
La BO a été arrangée, orchestrée et dirigée par Michel Legrand qui raconte en ces termes sa collaboration musicale avec Miles : « Un an avant sa mort, Miles m’a appelé à Paris et m’a dit : « La grenouille — il m’appelait toujours “la grenouille” — amène-toi à Los Angeles ! Nous allons réaliser une bande originale de film ensemble ! » Il faisait la bande originale d’un film australien intitulé Dingo, dans lequel il jouait également. Quand Miles a téléphoné, j’ai pris le premier avion pour Los Angeles ! Nous y avons passé une journée, deux journées, trois journées, lui avec sa trompette, moi au piano. Mais plutôt que de travailler, nous avons beaucoup bu, mangé, parlé et écouté de la musique […]. À un certain moment, je lui ai dit : « Miles, nous sommes censés entrer en studio dans quatre jours, un gros orchestre va nous y attendre, et nous n’avons rien ! » Il m’a répondu : « Laisse tomber. Contentons-nous d’avoir du plaisir ». Finalement, je lui ai dit : « J’ai une idée. Reste ici. Je vais tout écrire seul, préenregistrer avec l’orchestre, et le jour suivant tu t’occuperas de tes parties de trompette ». « Michel, tu es un génie ». Il était si paresseux : c’est ce qu’il voulait entendre depuis le début. J’ai travaillé pendant trois jours et trois nuits, puis il est venu et a joué comme un ange. Il n’a jamais joué ce à quoi je m’attendais, pas même une fois. Il lui arrivait de débuter avec une note à laquelle je n’avais pas même rêvé. C’était là son génie. Dieu que j’aimais cet homme ! Chose étrange, mon premier disque de jazz fut avec lui (Legrand Jazz 1958), et son dernier disque de jazz fut avec moi. »
Malgré un film inabouti (comment intégrer au cinéma le mythe Davis?), cet enregistrement est l'avant dernière contribution musicale et le dernier disque de jazz «traditionnel» d'un interprète de génie; après un dernier album «electro» posthume (Doo-Bop), Miles David nous quitte le 28 septembre 1991 en Californie.
Si ce disque n'occupe pas la première place dans l'impressionnante discographie du trompettiste, il demeure un ultime témoignage et le travail de Michel Legrand, un des meilleurs arrangeurs de la planète accompagné ici de quelques pointures, est irréprochable. Pour les fans surtout...


Bonporti Edition, Vol. 3 - Concertos A 4, Nos. 1-10
Bonporti Edition, Vol. 3 - Concertos A 4, Nos. 1-10
Prix : EUR 17,98

5.0 étoiles sur 5 "Entre tradition et modernité", 21 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bonporti Edition, Vol. 3 - Concertos A 4, Nos. 1-10 (Téléchargement MP3)
Célèbre pour ses inventions qui, en leur temps, influencèrent le grand Bach, le prêtre-violoniste Francesco Antonio Bonporti (1672-1749) laisse une œuvre restreinte, essentiellement consacrée à son instrument.
Son 11ème opus paru en 1727 -un manuscrit conservé à Naples est daté de 1714(?)- dévoile un surprenant travail d'écriture entre tradition et modernité. Référence à Arcangelo Corelli dont il fut peut-être l'élève, clins d'oeil à l'avant-gardisme vivaldien, les compositions de Bonporti révèlent quelques splendeurs : la fin du vivace, ma larghetto du 4ème concerto; le récitatif du 5ème concerto; le 6ème concerto qui fait dialoguer le violon et le violoncelle et se termine par un thème et variations; l'étonnant largo du 8ème concerto...
Bien exécutés par Alberto Martini et l'Accademia I Filarmonici, ces Concerti a Quattro de forme tripartite -à l'exception du 6ème- font honneur à la richesse et à la diversité du baroque italien.
Se reporter à Bonporti Edition sur ce site pour découvrir les autres opus de ce créateur méconnu.


Harp Music by G.F. Haendel
Harp Music by G.F. Haendel
Prix : EUR 8,99

5.0 étoiles sur 5 «Haendel et la harpe», 10 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Harp Music by G.F. Haendel (Téléchargement MP3)
«Harp music by Haendel» évoque immédiatement le concerto op4 n°6 exécuté pour la première fois le 19 février 1736 par William Powell durant la représentation d'Alexander's Feast à Covent Garden.
Haendel appréciait-il particulièrement la harpe ou faisait-il valoir son talent d'orchestrateur quand il intégrait, tel un pionnier, cet instrument dans ses compositions ? Dans Giulio Cesare, Esther ou encore Saül, la harpe apparaît comme instrument obligato amenant aussi à penser que le compositeur disposait de brillants solistes.
Aux commandes d'une harpe galloise et d'une harpe à pédales, Mara Galassi exécute la suite en ré mineur HWV448 -à l'origine pour clavecin-, le fameux concerto op4 et un arrangement du célèbre Lascia ch'io pianga par William Babell, virtuose du clavecin qui connut fort bien Haendel.
Le mérite de cette soliste d'exception est d'avoir également déniché des adaptations tardives surprenantes; une recherche musicologique qui permet de découvrir notamment Edward Jones (1752-1824) et Nicolas Charles Bochsa (1789-1856), deux harpistes compositeurs méconnus qui, de manière originale, rendent hommage à leur illustre aîné.
Enfin, n'oublions pas «l'accompagnateur» Giovanni Togni (orgue, clavecin et piano forte) et le précieux commentaire de Chiara Granata dans le livret traduit en français.
Quand musique et musicologie font très bon ménage...


Musique pour harpe concerto hwv 294 & suite hwv 448
Musique pour harpe concerto hwv 294 & suite hwv 448
Prix : EUR 23,00

5.0 étoiles sur 5 «Haendel et la harpe», 10 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Musique pour harpe concerto hwv 294 & suite hwv 448 (CD)
«Harp music by Haendel» évoque immédiatement le concerto op4 n°6 exécuté pour la première fois le 19 février 1736 par William Powell durant la représentation d'Alexander's Feast à Covent Garden.
Haendel appréciait-il particulièrement la harpe ou faisait-il valoir son talent d'orchestrateur quand il intégrait, tel un pionnier, cet instrument dans ses compositions ? Dans Giulio Cesare, Esther ou encore Saül, la harpe apparaît comme instrument obligato amenant aussi à penser que le compositeur disposait de brillants solistes.
Aux commandes d'une harpe galloise et d'une harpe à pédales, Mara Galassi exécute la suite en ré mineur HWV448 -à l'origine pour clavecin-, le fameux concerto op4 et un arrangement du célèbre Lascia ch'io pianga par William Babell, virtuose du clavecin qui connut fort bien Haendel.
Le mérite de cette soliste d'exception est d'avoir également déniché des adaptations tardives surprenantes; une recherche musicologique qui permet de découvrir notamment Edward Jones (1752-1824) et Nicolas Charles Bochsa (1789-1856), deux harpistes compositeurs méconnus qui, de manière originale, rendent hommage à leur illustre aîné.
Enfin, n'oublions pas «l'accompagnateur» Giovanni Togni (orgue, clavecin et piano forte) et le précieux commentaire de Chiara Granata dans le livret traduit en français.
Quand musique et musicologie font très bon ménage...


Gillespie & the Double Six of Paris Import edition by Gillespie, Dizzy (2006) Audio CD
Gillespie & the Double Six of Paris Import edition by Gillespie, Dizzy (2006) Audio CD

5.0 étoiles sur 5 "Les Double Six, un big band vocal", 7 juillet 2014
Dizzy Gillespie -un des créateurs du bop, trompette au pavillon incliné vers le haut, joues gonglées à bloc-, est accompagné par les Double Six, un big band vocal.
Créé en 1959 par Mimi Perrin, cet ensemble formé de six choristes reproduit grâce au re-cording les douze voix du big band traditionnel. Les notes sont remplacées par les mots, les textes souvent humoristiques étant signés Mimi Perrin. Le groupe est dissout en 1966, ne laissant malheureusement que quatre disques.
Dans cet enregistrement de 1963, c'est le grand Lalo Schifrin qui est l'arrangeur de cette prouesse vocale absolument inégalée. A noter que Dizzy Gillespie dont l'art ne cessera jamais de nous impressionner chante dans «Oo-shoo-be-doo-be». Enfin, n'oublions pas la participation de Bud Powell dans cette gravure géniale et unique dans l'histoire du jazz.


The Enforcer by Jerry Fielding Soundtrack edition (2007) Audio CD
The Enforcer by Jerry Fielding Soundtrack edition (2007) Audio CD

5.0 étoiles sur 5 "Jerry Fielding remplace Lalo Schifrin", 7 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Enforcer by Jerry Fielding Soundtrack edition (2007) Audio CD (CD)
Indisponible, Lalo Schifrin, le compositeur attitré des Inspecteurs Harry cède la place à Jerry Fielding pour la sonorisation du troisième volet de la série. Réalisé en 1976 par James Fargo -assistant de Clint Eastwood-, The Enforcer (L'inspecteur ne reconce jamais) est l'occasion de découvrir la palette sonore exceptionnelle -entre musique contemporaine et jazz sophistiqué- d'un compositeur typiquement américain.
Quelques années plus tard, ce musicien de haut vol signera la partition de L'épreuve de force (toujours Clint Eastwood), une bande-son qui met en valeur des pointures du jazz comme le trompettiste John Faddis.
On note dans la réalisation de The Enforcer aux côtés de Jerry Fielding la présence de Lennie Niehaus qui deviendra «Le» compositeur du grand Clint !
Remasterisation impeccable et sensations garanties.


Twenty Songs of the Century
Twenty Songs of the Century
Prix : EUR 48,54

5.0 étoiles sur 5 «Le défi», 6 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Twenty Songs of the Century (CD)
Sur la pochette du double-album sorti en 1974, on pouvait lire ces quelques lignes de Michel Legrand : «J'aimerais que ce disque soit considéré et s'écoute comme un exercice de style.(...) Prendre une chanson entendue un millier de fois et y introduire quelque chose de neuf, lui amener un son surprenant, voilà le défi.»
C'est ainsi que Saint Louis Blues, Stormy Weather, Cheek to cheek ou encore Les feuilles mortes, Laura et Yesterday sont traités de manière unique et différente, le compositeur insufflant une nouvelle jeunesse à ces standarts de la musique populaire. Et Michel Legrand de poursuivre : «Si, dans certains morceaux, vous êtes choqués d'entendre un tuba là où habituellement vous aviez des violons, un harmonica à la place d'un pupitre de cuivres, un synthé qui apparaît soudainement dans une ambiance baroque ou davantage de piano qu'il n'en paraît falloir, alors j'aurai gagné et bien fait mon travail.»
Produit par Michel Legrand et Nat Shapiro, enregistré à Paris et New-York en février/mars 1974 avec un mixage quadriphonique, ce disque permet également d'apprécier quelques pointures du jazz : Ron Carter (basse), Toots Thielemans (harmonica), Phil Woods (sax alto)...
Une réédition numérique qui honore le métier d'orchestrateur et le talent multiforme de Michel Legrand.


Haydn: Sinfonien Nr. 100 & 104/Sinfonia Concertante
Haydn: Sinfonien Nr. 100 & 104/Sinfonia Concertante
Prix : EUR 9,99

5.0 étoiles sur 5 "La qualité symphonique allemande", 19 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haydn: Sinfonien Nr. 100 & 104/Sinfonia Concertante (Téléchargement MP3)
Les orchestres allemands se portent bien, comme en témoigne cet enregistrement live de 2008.
Fondé en 1949, l'Orchestre Symphonique de la Radiodiffusion Bavaroise est l'une des trois principales formations de la ville de Munich.
Dirigé depuis 2003 par Mariss Jansons, l'orchestre mondialement réputé nous régale d'un programme Haydn avec deux symphonies londoniennes (100 et 104) -composées durant le second séjour à Londres (1794-95) du compositeur-, et la symphonie concertante écrite en 1792.
Moins connue que les Londoniennes qui représentent l'apogée de la musique instrumentale classique, la concertante mérite néanmoins toute notre attention. Contemporaine de la symphonie 98 dans la même tonalité, cette œuvre unique dans la production du maître autrichien n'est pas sans rappeler l'ancien concerto grosso avec un groupe des solistes (ici violon, violoncelle, hautbois et basson) opposé à l'ensemble. Après un allegro enjoué mettant en valeur de brillants solistes et conclu par une cadence originale de la main du compositeur, vous goûterez les délices d'un andante proche de la musique de chambre, offrant de savoureuses combinaisons. Le final conclusif ne manque pas d'originalité avec un tutti d'introduction interrompu par un récitatif instrumental; cette inhabituel solo de violon qui reparaîtra avant la conclusion nous rappelle que Joseph Haydn fut tout au long de son existence un incroyable novateur.
Un magnifique enregistrement qui nous prouve, si besoin était, que l'Allemagne symphonique ne se résume pas à la Philharmonie de Berlin !


SCARLATTI: SINFONIAS, CONCERTI GROSSI(ltd.)
SCARLATTI: SINFONIAS, CONCERTI GROSSI(ltd.)
Proposé par samurai_media_JPN4FR
Prix : EUR 16,18

5.0 étoiles sur 5 "La musique instrumentale d'un génie de l'opéra seria", 17 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : SCARLATTI: SINFONIAS, CONCERTI GROSSI(ltd.) (CD)
Figure de l'opéra seria dont il est l'un des maîtres incontestés, Alessandro Scarlatti (1660-1725) laisse à côté d'une production lyrique impressionnante, quelques œuvres instrumentales et bien sûr, un fils, Domenico.
A la tête d'Europa Galante, le virtuose Fabio Biondi nous fait découvrir cette face cachée du compositeur napolitain, avec notamment ses concerti grossi publiés à Londres en 1740.
Issu de l'ancien style polychoral, le concerto grosso -opposition d'un groupe de solistes (concertino) à l'orchestre (grosso)-, se développe en Italie du Nord dans le dernier tiers du 17ème siècle; ce genre nouveau apparaît chez Stradella dans les années 1670, puis dans les années 1680 chez Corelli, dont seuls subsistent les concerto opus 6 publiés en 1714.
Si les compositeurs italiens vont rapidement se tourner vers le concerto de soliste(s), l'Angleterre du 18ème siècle manifeste beaucoup d'enthousiasme pour le concerto grosso et Corelli, le maître du genre, ce qui explique sans doute la parution à Londres des concerti de Scarlatti.
De formes et textures variées, ces œuvres tardives, probablement écrites dans les années 1710 sont dominées par les tonalités mineures (fa, do, sol et ré), ce qui confère un caractère «da chiesa» à l'ensemble du recueil. Le ton est donné avec le premier concerto, qui nous plonge dans une ambiance solennelle avec un grave d'une profonde intensité suivi d'une fugue imposante. Au contrepoint magistral (écriture à sept parties, fugues, dissonnances osées et chromatismes) s'opposent quelque peu deux concertos en fa majeur et mi majeur, lumineux et vifs, évoquant le style enjoué de Tomaso Albinoni.
Le reste de cet album produit par le célèbre ingénieur du son Nicolas Bartholomée (Musica Numeris) comprend une sinfonia et une sonata du même auteur et deux œuvres signées Domenico Scarlatti, visiblement moins à l'aise dans cet exercice qu'au clavecin.
Enregistré par I Musici à la fin des années 70, le recueil d'Alessandro Scarlatti bénéficie ici d'une excellente relecture «authentique». A découvrir ou redécouvrir...


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