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Contenu rédigé par sylvain
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Commentaires écrits par
sylvain (paris)

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Real Life
Real Life
Prix : EUR 14,03

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un premier album magnifique, 6 avril 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Real Life (CD)
Après avoir quitté les Buzzcocks, Howard devoto decide de créer avec le guitariste John Mc Geoch : Magazine. Leur premier opus, "real Life' sorti en 1978, peut passer pour l'un des premiers albums post-punk. A l'écoute de "Definitive Gaze", on est séduit dès le début par le jeu du bassiste Adamson qui est très efficace. Alors que ce premier morceau s'achève sur des échos joués de moins en moins forts, le superbe "My Tulpa" commence. La basse et la batterie proposent à nouveau une rythmique impeccable mais c'est John Mc Geoch qui tient la vedette à la guitare avec sa première grande contribution. Il offre ici un avant goût de toutes les bonnes choses qu'il achèvera plus tard avec Siouxsie & the Banshees (sur les albums "kaleidoscope", "juju" et "A kiss in the dreamhouse"). Après "Recoil" et "Bust" viennent trois autres morceaux fantastiques dont le très réussi "The light pours out of me". "Real Life" est pour moi indéniablement l'album le plus inspiré du groupe car il est truffé de belles trouvailles sonores


Siouxsie & The Banshees : Nocturne
Siouxsie & The Banshees : Nocturne
DVD ~ Siouxsie And The Banshees
Prix : EUR 13,00

21 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un grand moment scénique, 6 avril 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Siouxsie & The Banshees : Nocturne (DVD)
Ce dvd live de siouxsie and the banshees a été enregistré en 1983 à Londres avec un guitariste de luxe, le célèbre Robert Smith de The Cure. Dès le début du concert, le milieu de la salle se meut comme une énorme étendue d'eau formant des vagues. Le bassiste Steve Severin hoche la tête pour marquer chaque note alors que Robert Smith reste imperturbable. Les cheveux blonds du batteur bougent frénétiquement sous les projecteurs pendant que Siouxsie entame une danse reptilienne en parfaite symbiose avec la musique. Les morceaux sont parfaitement délivrés : du lot se dégagent les versions de 'Melt!' et de 'Nightshift'. Pendant le final théâtral des 9 minutes de V.Dolly, le déchaînement de Siouxsie et les crissements de cordes de Robert Smith bouillonnent sur une rythmique indienne dont eux seuls semblent avoir le secret, puis tout s'emballe inextricablement... La scène est soudainement traversée par des feux de toutes les couleurs, la tension arrive à son paroxysme avant que tout ne se calme à nouveau par une ultime explication de la meneuse. Sortie de scène. En rappel, le classique Spellbound. Des rayons verts, bleus et rouges quadrillent alors la scène pendant que les fans dansent littéralement en transe aux balcons des loggias. Le concert se termine par une version titanesque de 'Helter Skelter'.

Dans les bonus, on trouve plusieurs autres prestations TV avec Robert smith à la guitare, une émission avec live et interview de 50 minutes tournée pour la chaîne Channel 4, deux autres titres filmés pour l'émission Whistle Test, et le clip-vidéo du single Dear prudence.


Metal Box
Metal Box

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre glacial, 1 mars 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Metal Box (CD)
Ce disque atypique agit toujours comme un electro-choc. Une claque sonore qui marche sur les pas du groupe culte Can, partageant avec eux cette volonté commune d'utiliser la guitare comme un instrument qui ne sonne pas tout à fait comme une guitare. Cela donne des nappes sonores pouvant se rapprocher de certains arrangements de cordes de compositeurs classiques. D'ailleurs, le morceau "Swan lake" rend hommage directement à l'un des maîtres russes du début du XXème siècle : Tchaikovski. Le résultat laisse bouche bée.

Dans les groupes post-punk de l'époque 1978-1981, Public Image Limited sort du lot aux côtés de Siouxsie & the banshees et de Joy Division et Metal box comme "The Scream" et "Unknown pleasures", fait partie de ces albums incontournables : chercheurs de nouveaux sons.


The Scream (Deluxe Edition)
The Scream (Deluxe Edition)
Prix : EUR 21,66

18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un album influent que morrissey et massive attack ont adoré, 23 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Scream (Deluxe Edition) (CD)
cet album vient d'être récemment cité dans le livre de référence "les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie", ouvrage qui reprend les classements des journalistes internationaux les plus influents de la critique musicale.

comme pour le "low" de bowie (et ce n'est pas qu'une coincidence), cet album s'ouvre par un instrumental : voilà qui n'est déja pas commun pour un premier disque. le bien nommé "pure" est spacieux, avec ses guitares éthérées soutenues par des timbales cotonneuses, le tout étant relié par des cascades de vocals du plus bel effet. avec cette mise en bouche pleine de promesses, on a l'impression de se réveiller doucement mais ceci ne dure qu'un temps.

place ensuite à "jigsaw feeling" avec ses vagues de guitares extatiques terriblement enivrantes. on est comme happé, pris au beau milieu d'un tourbillon comme dans certains morceaux de CAN, sans que l'on ait envie d'en sortir tant le plaisir est grand. c'est un titre d'une incroyable efficacité, joué à cent à l'heure et l'on se demande bien ce qui va se passer après... suit "overground" avec son motif hypnotique, soutenu par un rythme de batterie qui martèle la cadence. "carcass", morceau plus nerveux que le précédent, repousse à nouveau les limites. il contient un refrain avec une phrase énigmatique : "be limblessly in love" chante-t-elle. on ignore ce qu'elle sous-entend mais on veut bien la croire.

après cet interlude, "mirage" remet le pied à l'étrier. ce titre qui a tout d'un single accrocheur, est assurément le morceau le plus pop du disque, avec sa guitare acoustique terriblement séduisante qui insuffle une belle énergie à l'ensemble.

"metal postcard", rend hommage de façon poétique à john heartfield, dessinateur qui lutta contre la propagande nazie durant la seconde guerre mondiale. ce titre au riff de guitare très original, sera par ailleurs samplé par MASSIVE ATTACK pour le cd de la B.O du film 'the jackal'.

"nicotine stain" est comme "carcass", jouée sur le fil du rasoir avec un refrain qui fait mouche. "suburban relapse", après une montée en puissance contenue, s'achève dans un vacarme maitrisé sur quelques notes de xylophone jouées en pointillé, avant de laisser la place au dernier morceau : "switch". ce titre composé en trois mouvements, chacun étant relié par un refrain lumineux mis en relief par une subtile mélodie de saxophone, indique déja ce qui va suivre : le refus de se cantonner dans le schéma classique d'une chanson pop, l'envie de surprendre et d'emmener l'auditeur hors des sentiers battus, sans le dérouter pour autant... "changez", dit-elle, "ils meurent d'envie de changer" : le groupe veut lui aussi évoluer et il annonce la couleur.

ce disque d'une importance capitale, sorti en octobre 1978, sonne la fin d'une époque et d'une certaine manière le glas au punk car ses textes, déconnectés de la réalité sociale et sa musique, bien que pop et nerveuse, annoncent déja une nouvelle ère. le groupe a mis près de deux ans à façonner ses chansons et steve lillywhite a su les enregistrer avec un son racé en avance sur son temps.

cette édition deluxe propose un rendu sonore absolument parfait bien supérieur à celui de l'édition simple.

le deuxième cd offre en bonus deux singles sur-vitaminés : "the staircase (mystery)" et surtout le classique "hong kong garden", récemment sélectionné pour la B.O du film marie antoinette.

on trouve aussi un titre inédit datant de la première période du groupe : le très efficace 'make up to break up'.

mention spéciale à la version alternative de 'overground', jouée avec un arrangement différent.

à noter que boz boorer, le compositeur de morrissey, a écrit sur son site officiel que "the scream" est l'un de ses disques préférés.

MORRISSEY a par ailleurs utilisé 'mirage' en 1992 en bande-son pour faire patienter son public avant de monter sur scène, pendant la tournée 'your arsenal'.

l'ex chanteur des smiths, a aussi enregistré un duo avec siouxsie en 1994 : le single 'interlude'.


Kaleidoscope
Kaleidoscope

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un chef d'oeuvre superbement remasterisé avec des bonus intéressants, 23 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaleidoscope (CD)
qui l'eut cru ? c'est avec cette édition remasterisée que parait pour la première fois la meilleure version studio jamais enregistrée de 'happy house'.

avec un rythme de batterie différent et de nouveaux riffs de guitare magnifiques, on redécouvre ce classique sous un angle nouveau avec cette version inédite nettement plus longue ( près de 6 minutes ) dans les bonus.

happy house parait désormais plus pop et plus sensuelle comme jamais on ne l'avait entendue.

les autres bonus présentent des titres de l'album sous une autre couleur : minimaliste pour la version initiale très réussie de 'christine' et plus soft pour 'paradise place' (avec des paroles légèrement différentes en plus).

l'album est lui-même magnifique. il est eclectique et précursseur de nouveaux styles musicaux.

c'est un disque important qui s'inscrit dans la lignée de 'the idiot' d'iggy pop ou du 'broken english' de marianne faithfull : pop rock dans sa structure et audacieux dans sa forme.

un must à (re)découvrir.


Ringleader of the tormentors (inclus 1 DVD)
Ringleader of the tormentors (inclus 1 DVD)
Prix : EUR 12,14

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 6 mois après sa sortie, ce disque tient-il toujours la route ?, 23 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ringleader of the tormentors (inclus 1 DVD) (CD)
la réponse est non. j'ai eu beau l'écouter régulièrement, lui donner sa chance une bonne trentaine de fois... mais je suis au regret de vous dire que cet album est décevant.

voici tout de même un petit aperçu de ce qui vous attend si vous voulez acquérir ce 'ringleader' :

'life is pigsty', (le morceau le plus important de cet album aux dires de certains), fait penser musicalement à du massive attack (période blue lines), avec ses bruits de verres en guise de percussion et son synthé atmosphérique. voilà pour l'ambiance. la mélodie n'est malheureusement pas très inspirée.

le single 'you've killed me' est lui aussi assez bancal, avec son côté putassier rentre dedans.

'in the future where all's well' lorgne du côté de l'album your arsenal avec ses guitares basiques sauf que le titre reste très indigent du point de vue mélodique. même remarque pour 'on the streets' où on atteint un summum de vacuité.

'at last I am born' fonctionne assez bien avec son intro et son atmosphère à la ennio morricone (celui-ci a d'ailleurs participé aux arrangements d'un autre morceau de l'album 'dear god').

là où le bât blesse en fait ici, c'est du côté de la production signé visconti. le tout sonne trop pompeux et surtout, les mélodies ne sont malheureusement pas lumineuses.

on cherche à retrouver sur cet album le niveau d'une B-side de cd-single de 2004 comme l'excellente 'my life is a succession of people saying good bye'. en vain.


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