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Contenu rédigé par L. Yann
Classement des meilleurs critiques: 2.867
Votes utiles : 569

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Commentaires écrits par
L. Yann "Garamante" (Paris, France)
(VRAI NOM)   

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Megalodon
Megalodon
par Steven Alten
Edition : Broché

3.0 étoiles sur 5 ça se laisse lire, 30 mars 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Megalodon (Broché)
Ce n’est pas de la grande littérature (ouf merci, je n’en voulais d’ailleurs pas) mais ça se laisse lire sans déplaisir. Bon, d’accord, ça ne fait pas dans la finesse : les personnages sont caricaturaux et les ficelles ont quelques fois l’apparence de cordes d’amarrage. Je pense aussi que les spécialistes de la faune marine se bidonneraient. Mais bon. C’est écrit à la mitraillette avec beaucoup de dialogues et de retournements de situations très souvent absurdes, mais qui étrangement, passent comme une lettre à la poste. Je pense que c’est une espèce d’effet Star Wars : on sait que c’est ridicule et absolument pas crédible alors… hum… on switch l’interrupteur « critique objective » sur off. C’est d’autant plus facile que les scènes d’action (95% de l’ouvrage) sont courtes et nous laissent peu d’espace pour la réflexion. On se contente de dévorer l’ouvrage comme si ce dernier était un Big Mac dont on sait pertinemment qu’on en aura oublié le goût et la saveur dans l’heure suivante.


Prenez le temps d'e-penser - Tome 1
Prenez le temps d'e-penser - Tome 1
par Bruce Benamran
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

4.0 étoiles sur 5 De la bonne vulgarisation, 30 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Prenez le temps d'e-penser - Tome 1 (Broché)
Hey c'est de la bonne vulgarisation ! Je ne connais pas la chaîne Youtube de l’auteur, donc je ne ferai pas de comparaison. Livre plutôt sympa à lire avec plein de choses à apprendre. Moi-même féru de sciences (à un niveau modeste), j’ai grandement apprécié ce petit voyage dans la naissance –quelque fois douloureuse- de la science moderne. Même si, avouons-le, il y a à prendre et à laisser selon vos goûts et affinités : l’électromagnétisme et quelques autres passages m’ont semblé extrêmement laborieux, non pas du fait de l’auteur –je pense– mais de mes attirances plus ou moins prononcées sur tel ou tel sujet. J’ai apprécié la linéarité du "récit", se permettant toutefois quelques incartades éclairantes, voir amusante. C’est quelque fois ardu, c’est quelque fois aride aussi. L’auteur nous épargne mais pas toujours, certaines sciences sont pénibles comme un mal de crâne à expliquer, c’est comme ça.

Si regret il y a, c’est pour l’absence quasi-total d’illustrations. C’est pourtant un sujet parfaitement adapté aux petits schémas et dessins explicatifs. Ça c’est un gros –très gros– manque. Peut-être est-ce tout simplement une stratégie pour rediriger le lecteur vers ses vidéos en ligne. Peut-être.

Deuxième regret, mais moins prononcé, le côté un peu fourre-tout de l’ouvrage qui, j’imagine, est là aussi en lien direct avec les vidéos déjà réalisées par l’auteur: pourquoi refaire ce qui est déjà dans la boîte. On se retrouve donc avec un chapitre sur "la vie" coincé entre le système solaire et la thermodynamique (si je ne me trompe pas). Ça en gênera certains et d’autres non ; je fais personnellement parti du premier groupe. J’aurais préféré avoir plusieurs ouvrages plus petits et plus spécialisés : une série sur le système solaire, une autre sur la vie, sur la relativité etc., le tout goinfré jusqu’à la gueule d’illustrations et de schémas en couleurs. Mais bon, il y a certainement toutes sortes de raisons pour que l’ouvrage soit tel qu’il est, et ces raisons sont sûrement plus pertinentes que mes remarques vites annotées au coin d’une page… Ecrire et publier un livre est une p***** d’aventure comparer à cette critique de quelques lignes. Il faut savoir raison garder.

Troisième lacune : une bibliographie en fin d’ouvrage. Si comme moi vous aimeriez approfondir, voir éclaircir le flou de certains passages, une liste d’ouvrages de référence est un petit joyau. "Vous avez eu du mal avec la relativité restreinte/générale ? (il est vrai –à mon avis– que les démonstrations de l’auteur à ce sujet sont pénibles et laborieuses… ah des illustrations !), je vous conseille tel livre qui est particulièrement éclairant en ce domaine" etc. Je trouve qu’une bonne bibliographie en fin d’ouvrage vaut souvent le prix de l’ouvrage en lui-même.
Bref, c’est un bon livre et je lirais sûrement le deuxième opus.


Freakonomics
Freakonomics
par Stephen J. Dubner
Edition : Poche
Prix : EUR 8,20

5.0 étoiles sur 5 Jouissif, 15 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freakonomics (Poche)
L'auteur -un économiste renommé- nous invite à partager sa lubie : celle d’une économie du quotidien qui explique les grandes et les petites choses de la vie. Souvent absurde en apparence, on en vient quelque fois à se demander dans quelle direction il nous pousse avec ses questions quelque peu iconoclastes. Mais c’est pour notre bien. Le livre n’est pas structuré de manière linéaire et rassurante mais comme un jeu de piste où certains indices éclairent d’un jour nouveau des faits précédemment mentionnés. A partir de ses propres travaux ou de ceux d’un tiers, Levitt analyse et conjecture, entrecoupe données statistiques et études sociologiques pour, de façon presque lumineuse, mettre à jour des vérités toutes simples. C’est très facile à lire, très agréable, c’est souvent drôle, impertinent et jubilatoire, mais toujours brillant dans ses démonstrations. Ne serait-il pas formidable que de telles études soient menées sur la société française ? Je suis preneur.


Le Puits de l'ascension (Fils des Brumes, tome 2)
Le Puits de l'ascension (Fils des Brumes, tome 2)
par Brandon Sanderson
Edition : Poche
Prix : EUR 10,60

2.0 étoiles sur 5 Terne et sans passion, 11 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Puits de l'ascension (Fils des Brumes, tome 2) (Poche)
Bon, dans les grandes fêtes dithyrambiques il faut toujours un triste sire. Le méchant dans l’ombre. Le Gloucester à la sale trogne : c’est pour ma pomme.
Pour information, j’ai lu le premier tome de cette série et je l’avais trouvé plutôt sympa et original. Plus dynamique, plus flamboyant aussi. Voilà certainement la raison de ma préférence pour ce premier opus.

Pour celui-ci par contre, c’est une autre histoire. Je l’ai trouvé… laborieux et terne.

Elend qui se débat avec son manque de confiance et rumine… et rumine… et rumine, sans que jamais cette rumination cisèle une certaine forme de profondeur, de subtilité chez ce personnage. C’est de l’introspection superficielle mais si abondante qu’elle en devient casse-******* (non ce n’est pas un mot de passe).
Vin est de la même trempe. Rumination puissance effarante. L’introspection est tout de même un outil permettant de donner au lecteur une meilleure empathie pour le personnage. Mais c’est un outil très subtil à maîtriser. L’auteur n’y arrive pas. Malgré tous ses efforts, ces introspections –et ce, quel que soit le personnage- tiennent bien plus de la rumination stérile et improductive que de la construction réfléchie.

Et tout cela est si terne.

A l’image de ce monde gris et cendreux. A l’image de cette "histoire d’amour" entre Vin et Elend. Une histoire sans passion, sans douleur qui vous déchire les tripes, sans nuits blanches à mourir de l’absence du corps aimé chevillé au votre. Terne je vous dis.

L’auteur a même tenté un triptyque amoureux avec Zane (il lui avoue son amour à la fin de l’ouvrage) mais y met tellement peu de conviction et de talent que cette curiosité (appelons-la gracieusement « acte manqué ») ne nous apparaît jamais telle qu'elle aurait dû être: une douleur qui vous fait serrer les pages de votre livre en hurlant « Non Vin ! Par pitié ! Ne tombe pas amoureux de ce sale type ! ». Enfin bref, un trio amoureux douloureux. Ils le sont toujours. Mais bon… n’est pas Stephenie Meyer qui veut.

Terne, terne aussi le goût de la vengeance. Ce Straff si facile à détester et dont on imaginait sans peine la saveur douce et cuivrée du châtiment.

Que dalle.

Ça tient en trois lignes : blam et c’est fini.

Je m’attendais à le voir ramper, le regard éperdu de terreur, prenant peu à peu conscience de l’ineffable inéluctabilité. Un long travelling sur deux ou trois pages, la caméra verrouillée sur sa fuite disgracieuse et pathétique. Et une ombre immense et sans pitié, incarnée tout entière dans une Vin modèle taille-Hobbit, implacable comme la mort elle-même. Jouissif quoi !

Mais non. Ça doit être la vengeance de l’éjaculateur précoce : vite fait mal fait.

Y’a quoi ce soir à la télé ? Game Of Thrones ? Yeah !


Ecrire un roman et se faire publier
Ecrire un roman et se faire publier
par Bob Mayer
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Théorique, très peu pratique, 21 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecrire un roman et se faire publier (Broché)
L'auteur aborde de multiples points de l'élaboration d'une intrique, de l'écriture du roman, la correction etc., mais n'aborde jamais le côté pratique de la chose. Un exemple parmi d'autres à trait à la phrase définissant votre roman, ce que les anglo-saxon appellent la « Story Line ». Il ne détaille pas les éléments essentiels de cette phrase -en apparence anodine, mais si importante. Cela aurait été si simple. Un paragraphe aurait suffi. Quelle est la structure d’une scène ? Nada. Les différents types de scènes ? Rien. La structure en trois actes ? Rien. C’est la structure narrative la plus ancienne (dramaturgie de la Grèce ancienne) et la plus répandue de nos jours: cinéma, livres, théâtre. Tellement omniprésente que son rythme si caractéristique est ancré en chacun de nous… Mais rien dans le livre. Un manque impardonnable.


Seul sur Mars
Seul sur Mars
par Andy Weir
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

8 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Critique partielle, 29 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seul sur Mars (Broché)
Je ne critiquerai que la partie de l'ouvrage que j'ai lu, à savoir les soixante premières pages. J'ai fait mienne la philosophie de Stephen King: si un livre ne vous emballe pas sur les 50 premières pages, laissez tomber. Je sais, ça m'a sûrement fait passer à côté de bons bouquins mais d'un autre côté ça m'a sûrement permit d'éviter des heures d'ennui.

Bon, je dois dire que le premier truc qui m'a rebuté c'est le style d'écriture que l'on retrouve dans la section journal de bord du personnage principal. Le style « j'écris comme je parle » que l'on retrouve dans beaucoup de blogs ou de livres anglo-saxons. J'avoue mon penchant pour une prose un peu plus riche. Rien de condescendant dans mes propos, c'est juste une habitude.

L'autre truc qui frappe d'entrée de jeu c'est la pauvreté psychologique du personnage : il est complètement creux (en tout cas sur les 60 premières pages). Il est tout le temps enthousiaste, même lorsqu'il indique dans son journal qu'il est foutu. Je suis foutu, je vais crever ! Mais c'est cool. Y'a pas de lézards' Il ne perd jamais courage, semble complètement imperméable au moindre coup de blues. Il ne faut tout de même pas charrier : il est tout seul sur une planète inhabitée, abandonné par ses compagnons et avec des chances de survie proche du zéro absolu. Un petit coup de déprime de temps en temps aurait été un peu plus cohérent'

Je suis technophile, je lis régulièrement des revues scientifiques. Bref j'adore la science et la science-fiction, mais pour le coup, j'avoue ne pas avoir accroché à ce déballage de termes techniques ultra-réalistes. On sent les recherches de l'auteur en amont mais ' à mon sens ' il n'est pas parvenu ' ou n'a pas eu le désir ' de simplifier son texte en vue de le rendre plus accessible au lecteur. Ok c'est génial, le personnage est parvenu à tromper le régulateur d'oxygène en bouchant les orifices de l'appareil mais l'explosion de l'hydrogène ' dû à l'oxygène provenant de son inhalation' ça va sur 4 ou 5 pages mais tout un ouvrage écrit de cette façon, c'est un tue l'amour (enfin pour moi).

Et puis dernier truc : c'est très, très américain. C'est un hymne à la NASA et aux américains. La mission est entièrement américaine (ce qui, vu le coût ' et le peu d'intérêt, comme la démontré le robot Curiosity ' d'une telle expédition, est tout de même assez peu crédible : une coopération internationale serait plus que probable). Lorsque la NASA annonce aux médias internationaux qu'ils ont laissé un homme derrière eux (oups), c'est la planète entière qui se propose de les aider mais l'auteur semble finalement résumer cette aide à la seule main secourable américaine (le SETI, pour l'occasion). Bref, je ne sais pas, un voyage sur Mars semblait ouvrir vers plus d'universalité : des européens, des chinois, sud-américains, africain etc. Mais non. C'est le péché mignon de la culture américaine, cet « anthropocentrisme culturel ». Personnellement, je trouve que ça réduit cette belle aventure spatiale en une expédition scientifique au Texas. Bon, le coté main sur la cœur et les yeux plantés dans le drapeau ont du porter leurs fruits car le livre va être adapté au cinéma par Ridley Scott.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 30, 2015 4:10 PM MEST


Player one
Player one
par Ernest CLINE
Edition : Poche
Prix : EUR 10,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Complètement addictif, 27 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Player one (Poche)
J'ai adoré ce livre... non pas pour la psychologie des personnages, qui est sommaire; ni pour l'intrigue, qui n'a rien de révolutionnaire. Non, j'ai bien-sûr adoré ce livre pour l'univers qu'il décrit, enthousiasmant et angoissant à la fois... en tout cas pour le Geek que je suis. Parce que tout le problème réside là: c'est un livre pour les geeks, qui parle geek et qui utilise des références geek. Si pour vous John Hugues est un parfait inconnu et que Npj n'a pas le commencement du début d'un sens quelconque... vous allez être paumé. Après, rien ne vous empêche d'aimer l'exploration et d'avoir l'esprit ouvert à ce qui n'est pas votre culture, ça serait même plutôt sain et salutaire (comme disait Bill Gates: "If your culture doesn't like geeks, you are in big trouble"), vu que cette culture est aujourd'hui une culture dominante (de plus en plus de monde joue, de plus en plus de monde a les yeux rouges devant un écran, de plus en plus de monde regarde et lit de la fantasy ou de la SF). Ce livre est devenu culte dans la Silicone Valley car il met en scène une technologie qui est à nos portes. Nous sommes en 2015 et les premiers casques de réalité virtuels vont bientôt arriver sur le marché (fin 2015, début 2016). Nombreux sont les acteurs du marché high-tech a en avoir essayé un et avoir été "choqué", non pas surpris, non, choqué, parce que ça dépasse tout simplement tout ce à quoi ils s'attendaient. Le cortex cérébral est complètement trompé (ce qu'il voit est vrai pour lui). Cette nouvelle technologie va tout changer et drainer derrière elle le cinéma, la médecine, l'éducation, les loisirs au sens large... même le porno s'y mets. Ça sera au mieux une révolution aussi énorme qu'internet, sinon plus fondamental encore.

Ce livre montre les possibilités d'un tel outil. Il extrapole et n'hésite pas à détailler ce qu'elle pourrait faire de nous. La force ou le coté obscure ou les deux à la fois. La vision de l'auteur est si crédible et si inventive que le livre est devenu le livre de chevet de pas mal d'ingénieurs (dont Palmer Luckey le créateur du casque Oculus Rift - société racheté par Facebook pour... 2 Milliards de dollars, rien que ça...) L'auteur lui même a essayé un de ces casques et donné son opinion pour le magazine Forbes: «J’ai réalisé que tout ce que j’avais écrit dans Player One était en train d’arriver bien plus vite que prévu.» A propos du film, en préparation chez Warner, il ajoute : «Ils ont intérêt à se dépêcher, tant que c’est encore de la science-fiction.»


La Conspiration d'Umbrella: Resident Evil, T1
La Conspiration d'Umbrella: Resident Evil, T1
Prix : EUR 5,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Tous les frissons en moins, le ridicule en plus., 23 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Conspiration d'Umbrella: Resident Evil, T1 (Format Kindle)
Bon allez j'avoue, le titre est un peu méchant, mais bon, c'est tout de même bien bidon. Le but de ce genre d'ouvrage c'est tout de même d'avoir quelques frissons, mais de ce coté là c'est plutôt raté dans les grandes largeurs. Les zombies sont pauvrement rendus et les scènes d'actions envoyées à la va-comme-je-te-pousse. Le frisson, si ça vient du tréfonds, ça doit naître d'un gros travail sur l'atmosphère, sur la monté progressive de la tension. Le frisson soudain, lui, se doit d'instaurer une fausse ambiance de sécurité pour vous choper soudainement les b..... Ici, toutes les scènes sont traitées de la même façon: expéditive. De plus, reprendre bêtement le jeu n'est pas un trait de génie: trouver un artefact, pour pouvoir récupérer une clé, qui va à son tour ouvrir une porte sur une pièce dans laquelle il y a un fusil à pompe... dont la saisie va déclencher un piège... enfin bref, dans un jeu, c'est l'éclate et l'enfance de l'art, dans un livre ça devient ridicule et vite pénible. La psychologie des personnages n'est pas vraiment une priorité dans ce genre de livre (et encore...) mais j'attendais tout de même un peu de cohérence: ils se séparent pour mieux fouiller le manoir mais finissent par se perdre et tentent désespérément de se retrouver. Une fois cela fait, ils décident de se séparer à nouveau ("On fouillera plus et plus rapidement" fuiiii)... pour se perdre une nouvelle fois. Nan, mais c'est bon, quoi ! J'ai piscine moi !


Mission Basilic: Honor Harrington, T1
Mission Basilic: Honor Harrington, T1
Prix : EUR 9,99

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 De la science-fiction sans imagination et sans vision, 22 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mission Basilic: Honor Harrington, T1 (Format Kindle)
J’étais bien parti pour lire toute la série, mais j’ai finalement abandonné au 9e volume (et croyez-moi j’ai tiré sur la ficelle…) Il y a tellement de choses à dire que je ne sais pas trop par où commencer. Bah, autant commencer par l’héroïne. Honor n’est pas une femme. C’est une déesse, un archétype, un summum de perfection. Elle possède tous les talents et toutes les qualités. Non seulement elle est certainement l’officière le plus douée de sa génération (elle va de victoire en victoire et quand elle subit un revers et ben… ce n’est pas de sa faute. Non, mais !), mais elle est aussi experte en art-martiaux, en maniement du katana, tireuse d’élite, milliardaire, télépathe. Elle est bien entendu adulée par ses subalternes. J’en oublie certainement, mais bon. Bref, Honor n’est pas humaine. C’est typiquement une femme fantasmée par un auteur masculin, vous ne verrez jamais une femme créer ce genre de personnage. Beaucoup d’héroïnes crées par les hommes exécutent des prouesses que les hommes exécutent par ailleurs ou fantasment de faire (couper des têtes, foutre des raclés à main nue, enfin bref, des trucs de la vie de tous les jours quoi), non pas que –dans les faits- les femmes n’en soient pas capables, mais ça sous-entend que la psychologie féminine a le même moteur que le nôtre sous le capot, ce qui est évidemment absurde. Bref, Honor est un mec. Bon ça c’est fait.

Par ailleurs l’auteur à une imagination… waouh… sans vision. Son incapacité à imaginer un monde crédible et à le projeter réellement dans le futur est relativement ahurissante. Il faut tout de même savoir que l’histoire se passe quelque 2000 ans après notre ère (c’est même peut-être plus). DEUX MILLE ANS. Pas 100 ans ou 200 ans, mais… OK vous avez compris. Il y a un peu plus de 100 ans ont découvrais la radioactivité. Eh ben, pour David Weber, dans 2000 ans, on y sera toujours. Au nucléaire je veux dire. Bon certes, c’est de la fusion nucléaire, mais quand même ! Sans parler de tous ces petits détails, qui ne laisse aucun doute sur la difficulté à imaginer des choses vraiment originales et innovantes : des mémos (sorte de tablette) qui doivent être branchés pour communiquer (hé tu connais le WIFI ?), des ordinateurs qui rament à faire des calculs (allez quoi !)… De plus il ne semble pas comprendre que la vitesse des découvertes scientifiques n’est pas linéaire. Elle est exponentielle. Plus vous découvrez, plus ça va vite. Je ne sais plus quel journaliste scientifique avait imaginé combien d’années il faudrait en 2020 pour « découvrir » toutes les inventions du 20e siècle à la vitesse à laquelle la science évolue de nos jours, mais je crois que c’était dans l’ordre de 7 ans. C’était moins en 2000 et ça sera encore plus rapide en 2030.

Mais ce qui m’a le plus dérangé ce sont les préjugés de l’auteur. Des préjugés d’américain un peu plouc qui ne semble voir le monde qu’au travers de sa propre culture. Et les Français en prennent pour leur grade. Jugez un peu : l’ennemi de Manticore (l’espèce de fédération à laquelle appartient Honor) s’appelle la république du Havre. La capitale de ces grands méchants s’appelle la nouvelle Paris. La république du Havre (je n’ai pas précisé pour le terme « Havre », mais je pense que vous avez capté…) est habitée en grande partie par de grosses fainéasses socialistes –les allocataires- qui ne travaillent pas. Ils se contentent d’aller toucher leur chèque et de râler dès qu’on touche à leurs acquis (hé Pôle-emploi, donne-moi ma tune !) Pour avoir pas mal de famille aux États-Unis, je vous assure que cette façon de voir le socialisme est très largement partagée de l’autre côté de l’atlantique (ils ne sont pas tous comme ça bien entendu, mais y’en a un paquet, même chez les « cosmopolites » New-Yorkais ou Bostoniens). Lorsque je les écoute parler, j’ai très souvent l’impression d’avoir des extra-terrestres en face de moi. Dans ce livre, la république du Havre est une allégorie (même pas en fait, c’est du premier degré) du socialisme. Pour l’auteur la distinction socialisme/communisme semble difficile à saisir. La république du Havre à un relent de Stalinisme assez frappant.

A contrario Manticore et sa fédération sont de type libéral (anglo-saxons, ils ont une reine). L’exemple même de Honor qui devient milliardaire et injecte sa fortune dans l’économie Graysonienne pour littéralement libérer le peuple de la servitude de ses préjugés est assez drôle. C’est très naïf et représentatif de la vision américaine de l’économie mondiale. L’obsession d’être riche -« Greed is good »- ne fait tout de même pas oublier que toutes les crises économiques depuis un siècle sont tout de même américaines dans leurs prémices (Plus t’es « greed » et plus t’es prêt à aller très loin pour t’enrichir, même à mettre toute une planète dans la mouise parce que tu veux faire du fric vite et beaucoup). Bref deux mille ans plus tard, rien n’a changé.

Si vous voulez vraiment lire de la science-fiction de qualité, lisez Peter Hamilton (bien plus réaliste et en phase avec les avancées scientifiques actuelles. Bien plus moderne et mieux écrit, aussi) ou du David Brin, Morgan etc. Mais ça, ce n’est même pas de la bonne science-fiction. J’aurais encore plein de choses à dire, mais bon. Ah si ! Les dialogues intérieurs des personnages dans ses livres me rendaient dingue à me taper la tête contre les murs ! Les chapitres commencent quasiment toujours de la même manière : par un long dialogue intérieur à tomber raide mort d’ennui tellement c’est convenu et inintéressant. Le personnage a beau n’avoir aucune importance (ou en avoir), l’auteur va le faire dialoguer avec lui-même pendant 4, 5, 6 pages ou plus. Quelques fois ce personnage, vous ne le verrez plus. Fuiii envolé. J’avais pris l’habitude de zapper tous ces textes profondément barbants (sans parler des détails techniques interminables et vains puisque… enfin quoi ? C’est basé sur quoi ? Du vent. Mais bon ça le passionne alors il brode), bref je zappais tout ça et ça ne m’a pas empêché de ne jamais perdre le fil. Pas un instant. Alors je suis désolé, mais quand vous enlevez une bonne centaine de pages à chaque lecture et que ça ne vous embarrasse pas pour suivre l’intrigue… ben, cela veut tout simplement dire que ces pages ne sont pas nécessaires. Elles alourdissent le récit. Dans un bon livre, tout est essentiel, tout participe à l’intrigue et la fait avancer.


Trésors de la S-F -  Intégrale Julia Verlanger, tome 1 : La Terre sauvage
Trésors de la S-F - Intégrale Julia Verlanger, tome 1 : La Terre sauvage
par Julia Verlanger
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Ecriture sommaire et personnages creux, 30 mars 2014
Bon je suis un peu désolé de réfréner tout cet enthousiasme, d’autant plus que je suis le premier à m’y abandonner lors de mes relectures occasionnelles des vieux ouvrages de la collection Fleuve-Noir. Mais là je ne pouvais décemment pas approuver ce flot de louanges !

Bon, ça n’a pas la vocation d’être un monument littéraire et, Fleuve-Noir, à sa meilleure époque ne proposait rien d’autre que du roman de gare : des ouvrages faciles à lire et très souvent rédigés en quelques semaines (bon, c’est vrai aussi que Simenon écrivait un livre en moins de deux mois et a pourtant bien faillit choper le Nobel de littérature, mais c’est une autre histoire…) ; enfin bref, l’écriture est sommaire et répétitive, le style est pauvre et sans imagination. Les dialogues, hummm comment dire... ? A la mesure des personnages : vides, creux. Les protagonistes du livre n’ont absolument aucune psychologie de base (même pas un peu) et leurs interactions se limitent à de l’action/réaction. Vous ne trouverez aucune introspection ici, pas d’attitudes, de traits de caractère ou de réflexions profondes nées d’une vie à être soit et à évoluer dans le monde. Les personnages sont des coquilles vides et sans substance. L’histoire est une série d’anecdotes qui se ressemblent toutes : rencontre-affrontement-fuite. Vous avez lu la première, vous les avez toutes lu.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 30, 2015 4:33 PM CET


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