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Contenu rédigé par L. Yann
Classement des meilleurs critiques: 3.882
Votes utiles : 567

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Commentaires écrits par
L. Yann "Garamante" (Paris, France)
(VRAI NOM)   

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Ecrire un roman et se faire publier
Ecrire un roman et se faire publier
par Bob Mayer
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

2.0 étoiles sur 5 Théorique, très peu pratique, 21 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ecrire un roman et se faire publier (Broché)
L'auteur aborde de multiples points de l'élaboration d'une intrique, de l'écriture du roman, la correction etc., mais n'aborde jamais le côté pratique de la chose. Un exemple parmi d'autres à trait à la phrase définissant votre roman, ce que les anglo-saxon appellent la « Story Line ». Il ne détaille pas les éléments essentiels de cette phrase -en apparence anodine, mais si importante. Cela aurait été si simple. Un paragraphe aurait suffi. Quelle est la structure d’une scène ? Nada. Les différents types de scènes ? Rien. La structure en trois actes ? Rien. C’est la structure narrative la plus ancienne (dramaturgie de la Grèce ancienne) et la plus répandue de nos jours: cinéma, livres, théâtre. Tellement omniprésente que son rythme si caractéristique est ancré en chacun de nous… Mais rien dans le livre. Un manque impardonnable.


Seul sur Mars
Seul sur Mars
par Andy Weir
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

7 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Critique partielle, 29 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seul sur Mars (Broché)
Je ne critiquerai que la partie de l'ouvrage que j'ai lu, à savoir les soixante premières pages. J'ai fait mienne la philosophie de Stephen King: si un livre ne vous emballe pas sur les 50 premières pages, laissez tomber. Je sais, ça m'a sûrement fait passer à côté de bons bouquins mais d'un autre côté ça m'a sûrement permit d'éviter des heures d'ennui.

Bon, je dois dire que le premier truc qui m'a rebuté c'est le style d'écriture que l'on retrouve dans la section journal de bord du personnage principal. Le style « j'écris comme je parle » que l'on retrouve dans beaucoup de blogs ou de livres anglo-saxons. J'avoue mon penchant pour une prose un peu plus riche. Rien de condescendant dans mes propos, c'est juste une habitude.

L'autre truc qui frappe d'entrée de jeu c'est la pauvreté psychologique du personnage : il est complètement creux (en tout cas sur les 60 premières pages). Il est tout le temps enthousiaste, même lorsqu'il indique dans son journal qu'il est foutu. Je suis foutu, je vais crever ! Mais c'est cool. Y'a pas de lézards' Il ne perd jamais courage, semble complètement imperméable au moindre coup de blues. Il ne faut tout de même pas charrier : il est tout seul sur une planète inhabitée, abandonné par ses compagnons et avec des chances de survie proche du zéro absolu. Un petit coup de déprime de temps en temps aurait été un peu plus cohérent'

Je suis technophile, je lis régulièrement des revues scientifiques. Bref j'adore la science et la science-fiction, mais pour le coup, j'avoue ne pas avoir accroché à ce déballage de termes techniques ultra-réalistes. On sent les recherches de l'auteur en amont mais ' à mon sens ' il n'est pas parvenu ' ou n'a pas eu le désir ' de simplifier son texte en vue de le rendre plus accessible au lecteur. Ok c'est génial, le personnage est parvenu à tromper le régulateur d'oxygène en bouchant les orifices de l'appareil mais l'explosion de l'hydrogène ' dû à l'oxygène provenant de son inhalation' ça va sur 4 ou 5 pages mais tout un ouvrage écrit de cette façon, c'est un tue l'amour (enfin pour moi).

Et puis dernier truc : c'est très, très américain. C'est un hymne à la NASA et aux américains. La mission est entièrement américaine (ce qui, vu le coût ' et le peu d'intérêt, comme la démontré le robot Curiosity ' d'une telle expédition, est tout de même assez peu crédible : une coopération internationale serait plus que probable). Lorsque la NASA annonce aux médias internationaux qu'ils ont laissé un homme derrière eux (oups), c'est la planète entière qui se propose de les aider mais l'auteur semble finalement résumer cette aide à la seule main secourable américaine (le SETI, pour l'occasion). Bref, je ne sais pas, un voyage sur Mars semblait ouvrir vers plus d'universalité : des européens, des chinois, sud-américains, africain etc. Mais non. C'est le péché mignon de la culture américaine, cet « anthropocentrisme culturel ». Personnellement, je trouve que ça réduit cette belle aventure spatiale en une expédition scientifique au Texas. Bon, le coté main sur la cœur et les yeux plantés dans le drapeau ont du porter leurs fruits car le livre va être adapté au cinéma par Ridley Scott.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 30, 2015 4:10 PM MEST


Player one
Player one
par Ernest CLINE
Edition : Poche
Prix : EUR 9,80

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Complètement addictif, 27 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Player one (Poche)
J'ai adoré ce livre... non pas pour la psychologie des personnages, qui est sommaire; ni pour l'intrigue, qui n'a rien de révolutionnaire. Non, j'ai bien-sûr adoré ce livre pour l'univers qu'il décrit, enthousiasmant et angoissant à la fois... en tout cas pour le Geek que je suis. Parce que tout le problème réside là: c'est un livre pour les geeks, qui parle geek et qui utilise des références geek. Si pour vous John Hugues est un parfait inconnu et que Npj n'a pas le commencement du début d'un sens quelconque... vous allez être paumé. Après, rien ne vous empêche d'aimer l'exploration et d'avoir l'esprit ouvert à ce qui n'est pas votre culture, ça serait même plutôt sain et salutaire (comme disait Bill Gates: "If your culture doesn't like geeks, you are in big trouble"), vu que cette culture est aujourd'hui une culture dominante (de plus en plus de monde joue, de plus en plus de monde a les yeux rouges devant un écran, de plus en plus de monde regarde et lit de la fantasy ou de la SF). Ce livre est devenu culte dans la Silicone Valley car il met en scène une technologie qui est à nos portes. Nous sommes en 2015 et les premiers casques de réalité virtuels vont bientôt arriver sur le marché (fin 2015, début 2016). Nombreux sont les acteurs du marché high-tech a en avoir essayé un et avoir été "choqué", non pas surpris, non, choqué, parce que ça dépasse tout simplement tout ce à quoi ils s'attendaient. Le cortex cérébral est complètement trompé (ce qu'il voit est vrai pour lui). Cette nouvelle technologie va tout changer et drainer derrière elle le cinéma, la médecine, l'éducation, les loisirs au sens large... même le porno s'y mets. Ça sera au mieux une révolution aussi énorme qu'internet, sinon plus fondamental encore.

Ce livre montre les possibilités d'un tel outil. Il extrapole et n'hésite pas à détailler ce qu'elle pourrait faire de nous. La force ou le coté obscure ou les deux à la fois. La vision de l'auteur est si crédible et si inventive que le livre est devenu le livre de chevet de pas mal d'ingénieurs (dont Palmer Luckey le créateur du casque Oculus Rift - société racheté par Facebook pour... 2 Milliards de dollars, rien que ça...) L'auteur lui même a essayé un de ces casques et donné son opinion pour le magazine Forbes: «J’ai réalisé que tout ce que j’avais écrit dans Player One était en train d’arriver bien plus vite que prévu.» A propos du film, en préparation chez Warner, il ajoute : «Ils ont intérêt à se dépêcher, tant que c’est encore de la science-fiction.»


La Conspiration d'Umbrella: Resident Evil, T1
La Conspiration d'Umbrella: Resident Evil, T1
Prix : EUR 5,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Tous les frissons en moins, le ridicule en plus., 23 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Conspiration d'Umbrella: Resident Evil, T1 (Format Kindle)
Bon allez j'avoue, le titre est un peu méchant, mais bon, c'est tout de même bien bidon. Le but de ce genre d'ouvrage c'est tout de même d'avoir quelques frissons, mais de ce coté là c'est plutôt raté dans les grandes largeurs. Les zombies sont pauvrement rendus et les scènes d'actions envoyées à la va-comme-je-te-pousse. Le frisson, si ça vient du tréfonds, ça doit naître d'un gros travail sur l'atmosphère, sur la monté progressive de la tension. Le frisson soudain, lui, se doit d'instaurer une fausse ambiance de sécurité pour vous choper soudainement les b..... Ici, toutes les scènes sont traitées de la même façon: expéditive. De plus, reprendre bêtement le jeu n'est pas un trait de génie: trouver un artefact, pour pouvoir récupérer une clé, qui va à son tour ouvrir une porte sur une pièce dans laquelle il y a un fusil à pompe... dont la saisie va déclencher un piège... enfin bref, dans un jeu, c'est l'éclate et l'enfance de l'art, dans un livre ça devient ridicule et vite pénible. La psychologie des personnages n'est pas vraiment une priorité dans ce genre de livre (et encore...) mais j'attendais tout de même un peu de cohérence: ils se séparent pour mieux fouiller le manoir mais finissent par se perdre et tentent désespérément de se retrouver. Une fois cela fait, ils décident de se séparer à nouveau ("On fouillera plus et plus rapidement" fuiiii)... pour se perdre une nouvelle fois. Nan, mais c'est bon, quoi ! J'ai piscine moi !


Mission Basilic: Honor Harrington, T1
Mission Basilic: Honor Harrington, T1
Prix : EUR 9,99

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 De la science-fiction sans imagination et sans vision, 22 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mission Basilic: Honor Harrington, T1 (Format Kindle)
J’étais bien parti pour lire toute la série, mais j’ai finalement abandonné au 9e volume (et croyez-moi j’ai tiré sur la ficelle…) Il y a tellement de choses à dire que je ne sais pas trop par où commencer. Bah, autant commencer par l’héroïne. Honor n’est pas une femme. C’est une déesse, un archétype, un summum de perfection. Elle possède tous les talents et toutes les qualités. Non seulement elle est certainement l’officière le plus douée de sa génération (elle va de victoire en victoire et quand elle subit un revers et ben… ce n’est pas de sa faute. Non, mais !), mais elle est aussi experte en art-martiaux, en maniement du katana, tireuse d’élite, milliardaire, télépathe. Elle est bien entendu adulée par ses subalternes. J’en oublie certainement, mais bon. Bref, Honor n’est pas humaine. C’est typiquement une femme fantasmée par un auteur masculin, vous ne verrez jamais une femme créer ce genre de personnage. Beaucoup d’héroïnes crées par les hommes exécutent des prouesses que les hommes exécutent par ailleurs ou fantasment de faire (couper des têtes, foutre des raclés à main nue, enfin bref, des trucs de la vie de tous les jours quoi), non pas que –dans les faits- les femmes n’en soient pas capables, mais ça sous-entend que la psychologie féminine a le même moteur que le nôtre sous le capot, ce qui est évidemment absurde. Bref, Honor est un mec. Bon ça c’est fait.

Par ailleurs l’auteur à une imagination… waouh… sans vision. Son incapacité à imaginer un monde crédible et à le projeter réellement dans le futur est relativement ahurissante. Il faut tout de même savoir que l’histoire se passe quelque 2000 ans après notre ère (c’est même peut-être plus). DEUX MILLE ANS. Pas 100 ans ou 200 ans, mais… OK vous avez compris. Il y a un peu plus de 100 ans ont découvrais la radioactivité. Eh ben, pour David Weber, dans 2000 ans, on y sera toujours. Au nucléaire je veux dire. Bon certes, c’est de la fusion nucléaire, mais quand même ! Sans parler de tous ces petits détails, qui ne laisse aucun doute sur la difficulté à imaginer des choses vraiment originales et innovantes : des mémos (sorte de tablette) qui doivent être branchés pour communiquer (hé tu connais le WIFI ?), des ordinateurs qui rament à faire des calculs (allez quoi !)… De plus il ne semble pas comprendre que la vitesse des découvertes scientifiques n’est pas linéaire. Elle est exponentielle. Plus vous découvrez, plus ça va vite. Je ne sais plus quel journaliste scientifique avait imaginé combien d’années il faudrait en 2020 pour « découvrir » toutes les inventions du 20e siècle à la vitesse à laquelle la science évolue de nos jours, mais je crois que c’était dans l’ordre de 7 ans. C’était moins en 2000 et ça sera encore plus rapide en 2030.

Mais ce qui m’a le plus dérangé ce sont les préjugés de l’auteur. Des préjugés d’américain un peu plouc qui ne semble voir le monde qu’au travers de sa propre culture. Et les Français en prennent pour leur grade. Jugez un peu : l’ennemi de Manticore (l’espèce de fédération à laquelle appartient Honor) s’appelle la république du Havre. La capitale de ces grands méchants s’appelle la nouvelle Paris. La république du Havre (je n’ai pas précisé pour le terme « Havre », mais je pense que vous avez capté…) est habitée en grande partie par de grosses fainéasses socialistes –les allocataires- qui ne travaillent pas. Ils se contentent d’aller toucher leur chèque et de râler dès qu’on touche à leurs acquis (hé Pôle-emploi, donne-moi ma tune !) Pour avoir pas mal de famille aux États-Unis, je vous assure que cette façon de voir le socialisme est très largement partagée de l’autre côté de l’atlantique (ils ne sont pas tous comme ça bien entendu, mais y’en a un paquet, même chez les « cosmopolites » New-Yorkais ou Bostoniens). Lorsque je les écoute parler, j’ai très souvent l’impression d’avoir des extra-terrestres en face de moi. Dans ce livre, la république du Havre est une allégorie (même pas en fait, c’est du premier degré) du socialisme. Pour l’auteur la distinction socialisme/communisme semble difficile à saisir. La république du Havre à un relent de Stalinisme assez frappant.

A contrario Manticore et sa fédération sont de type libéral (anglo-saxons, ils ont une reine). L’exemple même de Honor qui devient milliardaire et injecte sa fortune dans l’économie Graysonienne pour littéralement libérer le peuple de la servitude de ses préjugés est assez drôle. C’est très naïf et représentatif de la vision américaine de l’économie mondiale. L’obsession d’être riche -« Greed is good »- ne fait tout de même pas oublier que toutes les crises économiques depuis un siècle sont tout de même américaines dans leurs prémices (Plus t’es « greed » et plus t’es prêt à aller très loin pour t’enrichir, même à mettre toute une planète dans la mouise parce que tu veux faire du fric vite et beaucoup). Bref deux mille ans plus tard, rien n’a changé.

Si vous voulez vraiment lire de la science-fiction de qualité, lisez Peter Hamilton (bien plus réaliste et en phase avec les avancées scientifiques actuelles. Bien plus moderne et mieux écrit, aussi) ou du David Brin, Morgan etc. Mais ça, ce n’est même pas de la bonne science-fiction. J’aurais encore plein de choses à dire, mais bon. Ah si ! Les dialogues intérieurs des personnages dans ses livres me rendaient dingue à me taper la tête contre les murs ! Les chapitres commencent quasiment toujours de la même manière : par un long dialogue intérieur à tomber raide mort d’ennui tellement c’est convenu et inintéressant. Le personnage a beau n’avoir aucune importance (ou en avoir), l’auteur va le faire dialoguer avec lui-même pendant 4, 5, 6 pages ou plus. Quelques fois ce personnage, vous ne le verrez plus. Fuiii envolé. J’avais pris l’habitude de zapper tous ces textes profondément barbants (sans parler des détails techniques interminables et vains puisque… enfin quoi ? C’est basé sur quoi ? Du vent. Mais bon ça le passionne alors il brode), bref je zappais tout ça et ça ne m’a pas empêché de ne jamais perdre le fil. Pas un instant. Alors je suis désolé, mais quand vous enlevez une bonne centaine de pages à chaque lecture et que ça ne vous embarrasse pas pour suivre l’intrigue… ben, cela veut tout simplement dire que ces pages ne sont pas nécessaires. Elles alourdissent le récit. Dans un bon livre, tout est essentiel, tout participe à l’intrigue et la fait avancer.


Trésors de la S-F -  Intégrale Julia Verlanger, tome 1 : La Terre sauvage
Trésors de la S-F - Intégrale Julia Verlanger, tome 1 : La Terre sauvage
par Julia Verlanger
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Ecriture sommaire et personnages creux, 30 mars 2014
Bon je suis un peu désolé de réfréner tout cet enthousiasme, d’autant plus que je suis le premier à m’y abandonner lors de mes relectures occasionnelles des vieux ouvrages de la collection Fleuve-Noir. Mais là je ne pouvais décemment pas approuver ce flot de louanges !

Bon, ça n’a pas la vocation d’être un monument littéraire et, Fleuve-Noir, à sa meilleure époque ne proposait rien d’autre que du roman de gare : des ouvrages faciles à lire et très souvent rédigés en quelques semaines (bon, c’est vrai aussi que Simenon écrivait un livre en moins de deux mois et a pourtant bien faillit choper le Nobel de littérature, mais c’est une autre histoire…) ; enfin bref, l’écriture est sommaire et répétitive, le style est pauvre et sans imagination. Les dialogues, hummm comment dire... ? A la mesure des personnages : vides, creux. Les protagonistes du livre n’ont absolument aucune psychologie de base (même pas un peu) et leurs interactions se limitent à de l’action/réaction. Vous ne trouverez aucune introspection ici, pas d’attitudes, de traits de caractère ou de réflexions profondes nées d’une vie à être soit et à évoluer dans le monde. Les personnages sont des coquilles vides et sans substance. L’histoire est une série d’anecdotes qui se ressemblent toutes : rencontre-affrontement-fuite. Vous avez lu la première, vous les avez toutes lu.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 30, 2015 4:33 PM CET


Le Cycle des démons T3 La Guerre du jour
Le Cycle des démons T3 La Guerre du jour
par Peter V. Brett
Edition : Broché
Prix : EUR 30,00

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Une histoire qui n'avance pas, des personnages stéréotypés, 23 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Cycle des démons T3 La Guerre du jour (Broché)
J’avais été plutôt emballé par le premier volume, un peu déçu par le second. Le troisième ? Je viens d’en abandonner la lecture au 2/3.

Ce qu’il y a d’original tout d’abord : ce mélange de culture arabo-musulmane accolée aux arts-martiaux types Aïkido. C’est plutôt bien joué et assez enthousiasmant. Cette dualité entre des démons cauchemardesques la nuit et toute une société diurne figée par ce diktat. Cet Homme-rune sombre, revêche, autodestructeur, rongé par la haine et le dégout de soi.

Ce qui ne va pas : les personnages dans leur ensemble. Tous les personnages principaux sont construits sur le même schéma. C’est le même que Superman, Spiderman, Harry Potter et j’en passe. La très grande majorité de la littérature de Fantasy use et abuse de ce pattern. Mais la plupart des écrivains le font sur un personnage. Pas sur toutes les têtes d’affiche ! C’est le schéma de l’enfant choisi par le destin en vue d’accomplir une grande destinée.

L’enfant doit être issu d’un milieu pauvre (de préférence un orphelin) ou si ce n’est pas le cas, il doit être répudié, bâtard etc. Dans tous les cas, il doit être coupé de sa famille. Dans le cycle des démons, c’est le cas de Arlen, de Rojen, de Leesha (elle quitte sa famille humiliée), Jardir, Inevera.

L’enfant doit montrer des capacités hors-normes laissant présager de son côté « spécial », de sa destinée à part. Arlen, adolescent, révolutionne le métier de protecteur par sa maîtrise des runes ; Jardir par sa maîtrise du combat ; Leesha, c’est les plantes ; Rojen le violon ; Inevera par sa maîtrise des arcanes propres aux Dama’ting.

L’enfant sera en butte aux jalousies et à la défiance. Je ne vais pas détailler, si vous avez lu le livre vous savez par quoi ils sont tous passés.

Par la discipline, une volonté inébranlable ou une grosse raclée, ils gagnent le respect de leurs pairs, de leurs ennemis qui deviennent soit des alliés inébranlables, soit des ennemis partageant une certaine forme de respect.

Enfin, un évènement a lieu qui précipite les choses et amène notre héros à se confronter enfin à son destin.

J’ai résumé sur la fin. Il y a d’autres lieux communs, mais bon, en gros, voilà les bases sur lesquelles s’appuie l’auteur pour développer ses personnages.

Ils passent tous par ces différentes étapes. En ce qui me concerne, c’est une première : je n’ai jamais lu un auteur ayant abusé à ce point de ce schéma narratif. Il est clair que c’est un pattern qui fonctionne : on s’identifie facilement à ce type de personnage, car tout le monde voudrait-être admiré (aimé), tout le monde voudrait être différent et accomplir un destin qui laisse une empreinte. Mais a en abuser, on noie le bébé avec l’eau du bain. En quoi est-on exceptionnel, quand tout le monde l’est ? Tous les personnages sont exceptionnels dans ce livre, au point de ne plus l’être du tout. La surdose, c’est de l’overdose.

L’auteur se perd en digressions en tout genre. Il se perd dans des flashbacks longs et laborieux qui n’apportent rien à l’histoire, rien à l’action en cours. Je ne sais plus quel auteur de fantastique (je crois que c’est King dans « Ecriture ») a écrit que chaque dialogue, chaque scène doit faire avancer l’action en cours vers son dénouement. Dans ce troisième ouvrage, c’est tout l’inverse : rien ne fait avancer l’action. Tout la tire en arrière. C’est un cas d’école.

Arlen change complètement de personnalité (d’autodestructeur sombre et solitaire, il devient une espèce de guérisseur zen expert en relations publiques). Les dama’ting -et filles de Jardir, adeptes du secret le plus absolu sur leurs rituels et pratiques ancestrales deviennent des quasi-exbitionnistes lors d’une petite fête de mariage. Leesha, belle et coincée, sombre dans la quasi-débauche (l’auteur se laissant d’ailleurs aller au phrasé porno pour l’occasion).

Bref, des bouleversements de caractères, de personnalité si brutaux et inattendus qu’ils ne sont jamais crédibles. Même préparés de longue date ils auraient été difficiles à faire avaler alors sur quelques dizaines de pages… Tout cela est d’autant plus dommage que l’auteur a du talent –comme beaucoup d’autres et moins que de plus nombreux encore, son style fluide est agréable et facile à lire. Mais le tout manque désespérément de rigueur, de construction…
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Le Trône de fer : L'intégrale, tome 4
Le Trône de fer : L'intégrale, tome 4
par George R. R. Martin
Edition : Poche
Prix : EUR 17,50

20 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Explosion en plein vol, 25 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Trône de fer : L'intégrale, tome 4 (Poche)
On pourra prétexter qu’un auteur se doit de temps en temps à son œuvre, qu’il doit en explorer les méandres et nous donner à vivres de nouvelles sensations. Bref, comme diraient les trekkies : « découvrir de nouvelles vies, d'autres civilisations et au mépris du danger, avancer vers l'inconnu. »

Et je serais plutôt d’accord. L’œuvre étant magistrale, il serait malvenu d’en vouloir à l’auteur d’explorer de nouveaux personnages. Ben, personnellement, moi, je lui en veux. Ce qui ne m'empêche pas d'être un fan. Mais bon, un fan ça sait aussi remettre en question.

Le précédent volume finissait dans une explosion jubilatoire de coups de théâtre plus savoureux les uns que les autres. On était sur un nuage, on touchait le sublime. Puis, tout d’un coup, une petite fessée et monte-dans-ta-chambre-tu-n’auras-pas-de-désert.

J’étais comme un coureur de fond (sur plusieurs milliers de pages), j’avais trouvé mon rythme, j’avais la foulée facile, le souffle coulant, tout s’harmonisait à me faire défaillir de plaisir. Mes « shoes », parfaites, épousaient à la perfection ma foulée et les imperfections du récit. Faute de frappes, mauvaises traductions, je survolais. Un moment rare d’osmose. Et puis un type se ramène et me dit qu’il faut que je vire mes godasses, que je rende mon tee-shirt et que j’emprunte une nouvelle piste. Non, m****. Pas d’accord. Je suis bien là. Qu’est-ce que tu viens m’em...... ! Laisse-moi prendre mon pied.

Bon, il faut dire aussi que c’est exactement à ce volume que j’ai découvert qu’il y en aurait sept et que, pour l’instant, seuls les cinq premiers ouvrages de la série étaient traduits en français. Ça m’a coupé l’envie. Je vais attendre que tous les opus soient traduits avant de m’y remettre. Na.

Sinon quoi ? Bah les mêmes rengaines : l’éditeur Pygmalion prend ses lecteurs pour des vaches à lait. Sur la version US d’Amazon on peut s’acheter les cinq volumes papier de la saga pour 28$. Pour Pygmalion ça reviendrait à environ 300€ après redécoupage. On peut les haïr pour ça, c’est mérité. J’avais déjà vu ça pour Robin Hobb et Robert Jordan. Détestable, c’est sûr, mais que faire quand on est fan ? On ramasse la savonnette et on dit oui merci, j’en veux encore.

Ces salopiauds connaissent très bien la passion débordante et contagieuse des fans d’Heroic-Fantasy. C’est un réseau de bouche à oreille, de forum, de sites comme aucun autre genre littéraire ne possède. Il n’y a pas d’autres fans comme le lecteur de Fantasy. Il y a pas mal d'écrivains d'un genre plus classique qui fantasme sur un tel réseau d’aficionados. Alors certains éditeurs en profitent à mort. Il savent très bien que les fans débourseront, quoiqu’il arrive. Un vrai fan ça mettra toujours la main à la poche. Alors c’est sûr, ils se taillent une réputation détestable. Mais vous savez quoi ? Ils en ont rien à f….. Tout le monde n’est pas Bragelonne.

Non je ne parlerais pas de la mauvaise qualité de la relecture de l’ouvrage. Fautes de frappe, traduction approximative. Bah, c’est Pygmalion. Vous vous attendiez a quoi ?
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La flotte perdue, Tome 1 : Indomptable
La flotte perdue, Tome 1 : Indomptable
par Jack Campbell
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

4.0 étoiles sur 5 De la bonne et classique SF, 25 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La flotte perdue, Tome 1 : Indomptable (Broché)
Ça n'a pas le coté visionnaire d'un Isamov, d'un K. Dick ou -plus récemment, d'un Peter Hamilton, mais ne boudons pas notre plaisir: c'est de la bonne S-F. C'est bien écrit, les scènes de combats spatiaux -très détaillées, sont passionnantes et si fouillées qu'elles en sont créditées d'une part de réalisme qu’on ne peut qualifier que d’imaginaire, vu le contexte très futuriste. Ce n’est ni un combat du bien contre le mal, ni une réflexion profonde sur la guerre, même si l’ouvrage est parsemé de quelques pensées philosophiques sur le sujet ; ce n’est pas non plus l’histoire d’un héros infaillible. C’est un peut tout ça à la fois. Ce n’est pas un chef d’œuvre non plus (cessons de cuisiner ce mot à toutes les sauces…) : le style est classique et sans fioritures, pas d’envolées visionnaires ou prophétiques. Rien de bien neuf sous le Soleil. Mais c’est très agréable à lire et fait avec maîtrise. Les personnages secondaires ne sont pas des « ectoplasmes », comme j’ai pu le lire, mais il est vrai qu’ils en sont trop souvent réduits à jouer les faire-valoir et frôlent quelque fois la caricature (mais n’est-ce pas volontaire ?). Tout s’articule autour du personnage principal ; tout s’articule autour d’une légende vivante, d’un trou noir narratif. D’un héros malgré lui.


Pocketbook Touch HD Lux eBook Reader avec éclairage LED 15,24 cm (6") Noir-Tablettes & eBooks
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Très bonne liseuse, 22 octobre 2013
Comparativement au commentaire précèdent, mon avis est diamétralement opposé ;o) Je pense au contraire que c’est une excellente liseuse (et non pas tablette) ! J’avais précédemment une liseuse Kindle (2e génération) et j’ai aussi eu entre les mains la Kobo. Celle-ci est la meilleure des trois. Je pense au contraire que la technologie de l’encre électronique a atteint une certaine maturité : le confort de lecture est vraiment agréable, le défilement des pages, rapide ; la netteté des caractères quasi irréprochable. Elle est légère et se tient en main pendant de longues heures sans aucune difficulté, elle accepte de très nombreux formats (un vrai changement après le Kindle !), son éclairage est agréable et réglable du bout du doigt. Les fonctions principales peuvent être définies sous forme de raccourcis à l’aide des touches, le TEXT-To-speech est bluffant (anglais). Pour le reste c’est une liseuse et donc dédiée avant toute chose à la lecture. Les fonctions d’accès au net par le biais d’un navigateur fonctionnent, mais ça reste très basique. Perso, je n’utilise jamais : ce n’est pas l’objectif d’une liseuse (pas plus que la lecture des mp3, que cette liseuse permet aussi). Des applications supplémentaires peuvent être ajoutées à la Poketbook sous forme d’extensions gratuites ou payantes.

Cette liseuse aux dernières nouvelles avait la note maximale sur le site lesnumériques.com.

Deux petits bémols : une légère dégradation de la netteté des caractères dans la partie supérieure de la liseuse lors de l’utilisation de l’éclairage (quasi anodin et aléatoire et peut-être uniquement sur ma liseuse) et la possibilité de désactiver le tactile aurait été une option sympathique !

Très bon produit ! (leurs tablettes –Surfpad2, sont-elles aussi assez bluffantes pour un rapport qualité/prix jamais vu. Non non je ne touche pas de commissions ;o).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 4, 2013 7:00 PM CET


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