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Contenu rédigé par Beaume Eric
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Commentaires écrits par
Beaume Eric (Paris France)
(VRAI NOM)   

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Paris, la ville à remonter le temps [Combo Blu-ray + DVD]
Paris, la ville à remonter le temps [Combo Blu-ray + DVD]
DVD ~ Renaud Danner
Proposé par DVDCINEART
Prix : EUR 15,99

4.0 étoiles sur 5 Passionnant, 22 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paris, la ville à remonter le temps [Combo Blu-ray + DVD] (Blu-ray)
Didactique et passionnant, le documentaire remonte aux origines de notre capitale, de la préhistoire jusqu'au 19 et 20ème siècle avec la construction des derniers monument connus que sont la tour Eiffel et le Sacré-Coeur de Montmartre.
On replonge dans le contexte historique via des scènettes jouées par des acteurs, certes pas top niveau (une étoile en moins pour le niveau de jeu des acteurs, parfois ridicules), mais le principal étant de connaître l'histoire dans l'histoire...de l'influence gréco-romaine, aux constructions gothiques, en passant par la révolution de 1789 et sa Bastille, jusqu'à Napoléon et la période Haussman, et le soulèvement des communards face aux prussiens en 1870. Tantôt reconstitution jouée par des acteurs, tantôt vues 3D de ce qu'étaient les monuments disparus...on en redemande devant tant d'informations souvent inédites qui recoupent avec nos souvenirs d'école.
Un doc qui donne envie de revisiter Paris, la ville éternelle, avec un regard différent, à la fois empli de respect et d'émerveillement face à tant de bouleversements historiques.
Par ailleurs, vous aurez le choix entre l'intégrale des docs (4x52 mn), ou un résumé de l'ensemble, condensé en un un film d'1h30. A noter, une séquence visible en 3D relief, pour ceux qui sont équipés bien sûr.
Comme on a coutume de le dire...Paris sera toujours Paris...plus encore après avoir vu ce passionnant documentaire.


Générique Etui en PU pour Samsung Galaxy Tab 3 Lite 7" Rose
Générique Etui en PU pour Samsung Galaxy Tab 3 Lite 7" Rose
Proposé par Access Story
Prix : EUR 12,90

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Article parfait et très bien pensé....MAIS..., 3 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Générique Etui en PU pour Samsung Galaxy Tab 3 Lite 7" Rose (Accessoire)
Acheté pour une tablette Samsung Galaxy Tab3 Lite 7" modèle T110, l'article correspond parfaitement à mes attentes (article très bien pensé avec son système rotatif et ses fentes de positionnement horizontal/vertical et le stylet caoutchouc très pratique)... cependant malgré un retard de livraison (indépendant du vendeur, en cause La Poste) j'ai reçu cet article avec circonspection...en effet, malgré l'excellent état de l'article, j'ai pu noter des traces d'utilisation (le collant du blister ne collait presque plus, et des traces noires sur la coque de protection), ce qui me laisse à penser que cet article a dû déjà être retourné (peut-être une mauvaise référence de tablette?) avant de m'être envoyé. Pas très grave en soi, puisqu' avec une gomme ces traces ont disparu, mais la mention "article neuf" devient contractuelle.
Ma fille est très satisfaite de voir sa tablette très bien protégée, mais ma femme et moi sommes passablement déçus.


Polaroid Optics Ensemble de 4 filtres gros plan 52 mm (+1, +2, +4, +10)
Polaroid Optics Ensemble de 4 filtres gros plan 52 mm (+1, +2, +4, +10)
Proposé par ECON
Prix : EUR 24,99

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Très sympa, mais limité, 13 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
L'achat d'une optique dédiée macro étant somme toute assez conséquente (au minimum 4 ou 500 € pour avoir de bon matos) les photographes amateurs (dont je fais partie) pourront s'essayer à ces bonnettes grossissantes pour se rapprocher du monde de la macro.
Elles ont pour effet de réduire la mise au point minimum de votre objectif. Par exemple, grosso modo...sur mon obj. 18-105 dont la MAP minimum est de 45 cm entre l'objectif et le sujet photographié, avec une bonnette close-up +4, j'ai pu m'approcher jusqu'à environ 12 cm
Premier point positif, ces bonnettes sont comme des filtres, vous gardez donc l'auto-focus, bien qu'il soit plus aisé de faire sa MAP soi-même en désactivant l'AF de l'objectif.
Deuxième point...vous pouvez cumuler les bonnettes pour obtenir un très gros rapprochement...mais vous arriverez vite à une bouillie visuelle si vous cumulez les quatre par exemple.
La +10 est donc à utiliser seule, ainsi que la +4 pour ma part (ma préférée).
La +1 et +2 peuvent être cumulées ensemble pour un résultat déjà très probant, pour peu que vous ayez beaucoup de lumière et surtout un trépied, mais ce cumul peut apporter des déformations importantes sur les bords de l'image (flou important et une profondeur de champ quasi nulle...en même temps c'est tout à fait normal en macro, puisque ce n'est pas ce qu'on recherche).
Pour ma part, je n'utilise ces bonnettes qu'une à la fois, selon ce que je veux photographier.
Pour résumer, ces bonnettes sont très efficaces pour celui qui veut faire de la macro sur trépied et sur des objets (ou aliments) fixes. Il faut donc avoir du temps, un trépied, de la lumière...En extérieur, et en mobile, je n'ai pas essayé, mais j'ai de sérieux doutes :-)
En attendant de mettre des sous de côté pour un bon objectif dédié "macro", c'est un bon investissement qui pourra permettre quelques clichés déjà très sympathiques, mais qui laissera inévitablement un sentiment de frustration, car très limité dans les possibilités...mais pour se faire la main c'est franchement très sympa :-)
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 1, 2015 9:26 AM MEST


Fotodiox 04RB52 Pare-soleil à l'ombre en caoutchouc 52 mm
Fotodiox 04RB52 Pare-soleil à l'ombre en caoutchouc 52 mm

5.0 étoiles sur 5 Prend moins de place, 13 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Si le pare-soleil est devenu un indispensable pour le photographe, il en existe des modèles plus ou moins pratiques...certes, beaucoup sont grands et du coup efficaces, mais du coup pas faciles à ranger, et qui génère du vignettage en grand angle (il apparaît tout simplement sur la photo).
Celui-ci fait pratiquement la même taille que les rigides, il est d'une taille raisonnable pour être efficace sans être visible en grand-angle (à 25 mm...un peu plus en 18 mm) mais il a la particularité d'être souple, ce qui fait qu'une fois replié, il tient beaucoup moins de place dans la besace. Un bon compromis donc, et sans se ruiner.


BestOfferBuy - Télécommande Sans Fil ML-L3 Pour Obturateur IR Nikon D5000 D3000 D90 D80
BestOfferBuy - Télécommande Sans Fil ML-L3 Pour Obturateur IR Nikon D5000 D3000 D90 D80
Proposé par Augustus_Caesar
Prix : EUR 2,80

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pourquoi payer plus cher ?, 13 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Possesseur d'un Nikon D5100, cette télécommande fonctionne parfaitement pour peu que l'on choisisse au moment de la prise de vue, le mode télécommande (tempérée 2sec. ou instantanée) dans le menu <i>, ou sur le bouton dédié du retardateur que l'on peu reprogrammer.
Très pratique donc pour faire de la macro, ou tout simplement se tirer le portrait soi-même, ou être aux côtés des siens.
Pour une somme modique...pourquoi dépenser 15 € pour le modèle officiel Nikon alors que celle-ci fonctionne très bien ?


Bague de conversion (d'adaptation) 67-52mm
Bague de conversion (d'adaptation) 67-52mm
Proposé par rvbphoto
Prix : EUR 4,90

5.0 étoiles sur 5 Remplit son office, 1 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bague de conversion (d'adaptation) 67-52mm (Appareils électroniques)
J'avais acheté plusieurs filtres de diamètre 52 mm pour un premier objectif à focale fixe 50 mm. Avec un second objectif de 18-105 mm, le diamètre est passé à 67 mm...pour ne pas racheté les même filtres, cette bague s'adapte parfaitement au filetage de mon optique, ce qui me permet d'utiliser mes anciens filtres (polarisant et warm, ou bonnettes close-up +2, +4 notamment) sur mon nouvel objectif.
Cependant, un vignettage très visible apparaîtra sur les focales grand angle (de 18 à 25 mm env.) vu que la bague occupe 1,2 mm sur le pourtour de l'objectif. Cette bague s'utilisera donc qu'occasionnellement selon des besoins bien spécifiques, ce qui est mon cas.


Polaroid Optics Ensemble de 4 filtres 52 mm (UV, CPL, FLD, WARMING)
Polaroid Optics Ensemble de 4 filtres 52 mm (UV, CPL, FLD, WARMING)
Proposé par ECON
Prix : EUR 28,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bon produit., 28 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Polaroïd, depuis des décennies, s'est taillé une réputation, se faisant un nom connu de par le monde. En proposant ce genre de produit pour les photographes amateurs (dont je fais partie), ils continuent en s'adaptant à la photographie traditionnelle et numérique, eux qui avaient révolutionné l'instantané ludique.
Certes, ces filtres ne sont pas de qualité professionnelle (certains se tourneront vers Hama ou Cokin, ce dernier que j'utilisais déjà avec mon père il y a 25 ans en reflex argentique), mais pour autant, ils sont de très bonne facture...chaque filtre possède un filetage intérieur (pour l'optique) et extérieur, pour accoupler un deuxième filtre. Bien qu'il soit déconseillé de cumuler les filtres (perte de luminosité importante selon les filtres utilisés, forçant à changer l'ouverture ou la vitesse), le couple UV/Warm fonctionne très bien sur des optiques lumineux (pour ma part, montés sur un Nikon en focale fixe 50 mm qui ouvre à f/1.8) pour des paysages, ou même du portrait en extérieur (j'en ai fait des très beaux de ma fille), donnant aux clichés une teinte plus chaleureuse (d'où son nom "Warm").
Les filtres sont rangés dans une pochette matelassée à compartiments, ce qui fait que chaque filtre à son emplacement. Il sera étonnant de voir en pochette de rangement un simple film plastique entourer les filtres, mais en réfléchissant, le choix s'avère judicieux, bien que simpliste, car une pochette en tissu laissera échapper avec le temps des microfibres que le filtre récupèrera alors (jusque dans le filetage du filtre), ce qui ne sera pas le cas ici avec une pochette plastique.
Pour le polarisant (CPL), le filtre possède deux bagues, l'une de fixation à l'optique, et l'autre qui permet de faire tourner le filtre pour accentuer plus ou moins l'effet polarisant, que vous voyez en direct dans votre viseur. Le filtre polarisant sera très efficace par temps ensoleillé, rendant le bleu du ciel plus présent, et le vert de l'herbe plus contrasté, facilitant également l'exposition terre/ciel. Pas autant qu'un filtre dégradé gris, mais déjà plus que sans filtre du tout.
Tous se vissent avec facilité sur les optiques, il suffit juste de ne pas trop forcer en fin de course, et de vérifier de temps que ceux-ci ne se dévissent pas trop.
Pour ma part je laisse en permanence le filtre UV, d'une part pour protéger l'objectif(il vaut mieux changer un filtre que son optique, non ?), et pour éviter bien sûr les UV qui peuvent changer les couleurs d'une photos selon le temps qu'il fait. Les UV étant présent même par temps nuageux.
Le seul que je n'ai pas testé étant le fluorescent (FLD), mais il semble corriger le spectre lumineux des néons, qui donnent aux photos une teinte verdâtre.
En somme un bon produit pour les amateurs qui ne souhaitent pas investir dans du matériel de pro pour des photos occasionnelles.


6 x Membrane Films de protection d'écran pour Nikon D5100 Digital SLR (DSLR) - Ultra clair (Invisible), Résistant aux éraflures, Emballage d'origine et accessoires
6 x Membrane Films de protection d'écran pour Nikon D5100 Digital SLR (DSLR) - Ultra clair (Invisible), Résistant aux éraflures, Emballage d'origine et accessoires
Proposé par Membrane Store
Prix : EUR 2,99

5.0 étoiles sur 5 très bon rapport qualité/prix, 8 novembre 2013
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Spécifiquement adapté pour l'écran du Nikon D5100, la pochette, pour un prix très raisonnable contient ce qu'il faut pour le protéger...
Chaque film est enveloppé individuellement et possède une bande dépassante pour ne pas le manipuler avec les doigts. On y trouve également des stickers servant à retirer le film de protection (en cas de mal positionnement, ou parce qu'usé)ce qui évite de se servir d'une quelconque lame, ou de ses ongles ce qui cornerait le film. Il y a aussi un petit chiffon microfibre afin de nettoyer l'écran avant d'y poser les films, ainsi qu'une mini carte plastique rigide afin de chasser d'éventuelles bulle d'air durant l'installation.
Véritablement transparent, le film protecteur n'occulte en rien la luminosité ou la netteté de l'écran... En bref, pour ce prix-là, c'est vraiment un très bon achat à faire, au contenu bien pensé afin de protéger l'écran de son appareil.
Le pack ne contient que des films protecteurs pour l'écran du Nikon D5100, rien d'autre comme on peut voir sur l'emballage...le reste étant des films d'autres tailles pour tablettes ou Smartphones, non présents dans la pochette.
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La cité de la violence [Blu-ray]
La cité de la violence [Blu-ray]
DVD ~ Riz Ahmed
Prix : EUR 8,99

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Oubliez Ken Loach..., 20 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La cité de la violence [Blu-ray] (Blu-ray)
Film choc
Vu en location DVD, avec déjà une image superbe, très nette, y compris dans les scènes sombres (en lumière, pas dans le contexte du film) qui restent toujours très lisibles, qui restitue une belle photographie sur certaines séquences. Malheureusement sans aucun bonus si ce n'est une bande-annonce, le film aurait mérité au moins un commentaire audio du réal...Quoiqu'il en soit, j'ai la ferme intention de racheter ce film en Blu-ray. 17/20

Ben Drew, à propos du titre original du film...ill manors
« C'est de l'argot, qui signifie : d'où tu viens, le bled quoi. On a une autre expression « Ends » « Which ends are you ? » Manors est plus connoté « ghetto ». C'est aussi une façon de jouer avec l'expression « ill manners », mauvaises manières. Ça évoque les cités dortoirs, où les jeunes n'ont de respect pour personne. Ces mauvaises manières deviennent ton environnement. Les gens qu'on y croise ont ces mauvaises manières. Voilà pourquoi j'ai utilisé ce titre. »

Avis perso :
S'il a toujours été reconnu qu'une aeuvre, quelle qu'elle soit, parle de différentes manières à ceux où celles qui la regardent où l'écoutent (voire ici les deux), il en sera de même pour ce premier film du rappeur Plan B, de son vrai nom Ben Drew.
Ce dernier, animé de la volonté de dénoncer la focalisation du monde sur le parc olympique londonien au détriment des habitants d'un sinistre quartier de la capitale britannique, livre ici un premier long métrage (il a réalisé des courts et des docs) qui est plutôt passé inaperçu chez nous. Cuisant échec en salle, probablement précédé d'une réputation quant à sa dureté, si ce n'est son ancrage actuel, il se pourrait bien cependant qu'il prenne avec le temps, le chemin d'aeuvres telles que Moi Christiane F. (aussi répugnant sur le fond) que La haine (pour la forme).
Grandiloquent, vulgaire, presque totalement déshumanisé, peuplé de zombies lobotomisés au crack ou à la poudre, ne s'exprimant qu'avec leurs poings, ou leurs armes, le début du film laisse de prime abord complètement froid et hermétique le pauvre spectateur non préparé qui aura eu finalement la bonne idée de se risquer à ce film.
Ce n'est qu'après une bonne vingtaine de minute que la structure si spéciale et particulière du film choral pointe le bout de son nez cocaïné...Si d'autres réalisateurs s'y sont frottés avec plus (Soderbergh avec Traffic) ou moins (Paul Haggis avec Collision) de bonheur, le rappeur choisit de parler de ce qu'il connaît (les rappeurs étant réputés pour dénoncer les injustices de leur propre vie, Ben Drew parle de ce qu'il a vu lui-même ou qu'on lui a raconté), et force est de constater qu'il réussit là une aeuvre qui véhiculera autant de points positifs que négatifs.
Selon le ressenti de chacun, que ce soit de son propre vécu, ou de son simple bagage cinématographique (on sent que le rappeur en a quelques uns), la force du film sera alors plus ou moins puissante.
Le réalisateur démontre autant de qualité que de défauts dans sa première réalisation, mais à bien y regarder, ces défauts sont-ils peut-être voulus et calculés...Car si les critiques qui reviennent le plus souvent sont le fait qu'aucun personnage ne se démarque plus qu'un autre, et que l'on ressent aucune sympathie pour aucun d'entre eux, c'est pour mieux les amener tous au bord de l'abysse, et voir lesquels auront la force (ou la volonté) de réellement faire quelque chose pour s'en sortir, que ce soit pour lui-même ou pour les autres.
En cela, le film n'est pas moralisateur...il présente juste des scènes de la vie quotidienne, une vie sombre et quasi sans espoir si on a le malheur de naître dans ce genre de quartier. La scène avec le bébé en filigrane de l'enfance de deux des personnages ayant grandi en foyers sociaux, résume alors à elle seule tout le sens de l'aeuvre.
Car absolument tous les personnages vont flirter avec l'enfer de la violence...Si le film nous présente des drames d'une cruauté et d'une crudité absolues, où la violence y est tant physique, que verbale et surtout (a)morale, il n'est cependant pas exempt d'une certaine justice, où pointera un infime espoir de rédemption pour certains de ces tristes personnages.
Si les mines patibulaires se croisent à tous les coins de rues, victimes ou responsables du monde dans le quels elles évoluent, c'est dans la finalité de conséquences prévisibles et extrêmes que certains se découvriront un semblant d'âme, sans pour autant être des héros...tout au plus de simples repentis qui n'attireront pas plus la sympathie du spectateur.
Mais que l'on ne s'y trompe pas, ce film est à l'image de notre société moderne...âpre, dur, cru, violent, révoltant, répugnant et immonde par moments (les superlatifs ne manquent pas), il fait partie de ce cinéma « coup de poing » britannique, cependant bien loin de celui de Ken Loach ou plus récemment de Paddy Considine (Tyrannosaur).
Ben Drew ne cherche pas à excuser ses personnages, même si ces derniers ont eu une vie de m**** dans leur petite enfance...Brut de décoffrage comme on dit, d'une violence visuelle rare et percutante (qui ferait passer les problèmes existentiels d'Eminem dans 8 Mile pour des gamineries sans intérêt), le film pourrait se rapprocher de La cité de Dieu du brésilien Fernando Meirelles, transposé ici dans la capitale britannique, et ne sera par conséquent, pas du goût de tout le monde.
Par ailleurs, Ben Drew, fait un court parallèle avec la culture cinématographique (Taxi Driver, ou La haine, avec un des personnages s'entraînant au dur devant son miroir) et celle du jeu vidéo (avec les First Person Shooting) sous entendant la banalité de la violence jusque dans ce septième art, en posant la question insidieusement au spectateur...Le cinéma est-il le reflet de notre monde, où la cause de sa violence actuelle ? Est-ce réellement cool d'être un caïd de quartier, où juste nécessaire pour s'en sortir ?
En posant ses caméras dans les rues sinistres des quartiers de Manor Park et Ackney, où les plus sombres histoires de sexe, de prostitutions, de drogue, de passages à tabac, règlements de comptes et de meurtres s'y déroulent en toute impunité, le spectateur ressortira de ce film comme asphyxié, la tête à l'envers, et les idées aussi noires qu'indélébiles...Ca ne se passe pas sur autre continent, mais aussi chez nous. Ici en Angleterre, mais chez nous également avec le récent La cité rose qui reprend à peu de chose près le même principe.
Tous ces personnages pour le moins antipathiques s'entrecroisent alors dans un film choral au montage très abouti (façon Jackie Brown), rythmé par des textes et musiques rap, reprenant en flashbacks les scènes clés de leurs vies misérables. La photographie et les effets visuels donnant un cachet certain aux images, sont par ailleurs très bien intégrés sur ces séquences musicales.
Si l'interprétation (véritable point faible du film, mais avec un budget de 100 000 £ on ne peut guère faire de miracle) sent plutôt l'amateurisme (tant en VO que sur le doublage français plutôt médiocre), la réalisation quant à elle est souvent percutante, avec des plans parfois très recherchés. Trop pour certains, qui estiment que le jeune réalisateur semble parfois utiliser alors toutes les techniques du cinéma actuel en un minimum de temps. Mais c'est, pour ma part, totalement efficace sur un sujet tel que celui-ci, avec la multitude de personnages.
En utilisant des séquences vidéo de téléphones portables (pour des humiliations physiques ou des règlements de compte), le rappeur-réalisateur s'adresse également aux jeunes d'aujourd'hui en ancrant son film dans une réalité que ces derniers connaissent alors plutôt bien.
Mais bien que très violent par moments, le film devrait être considéré comme une sorte de vaccin préventif auprès des pré-ados, afin qu'ils ne commettent pas l'irréparable, en passant du côté obscur de leur propre destin...
Autre critique récurrente de ce film...Si le film dénonce, il ne propose en retour aucune solution... Mais il faut bien comprendre que ce n'est ici pas le but, car il n'y a aucune solution immédiate, et le film se transforme alors en un simple message appuyé aux prochaines générations...
« Nous sommes tous le produit de notre environnement. »
Loin d'une quelconque manipulation sectaire, le rappeur, que l'on devine sincère dans son propos, rappelle jusque dans le slogan de son film que les personnages de son film ne sont pas que des coupables, mais aussi des victimes...celles d'une éducation quasi inexistante pour certains, défaillante pour d'autre.
En glissant sur le terrain du social familial, il accuse, au-delà de la société qui ne laisse parfois aucune chance aux marginaux, des parents immatures qui évoluent dans un environnement aujourd'hui totalement réfractaire à quelque notion de respect ou d'humanisme que ce soit, sous peine d'être considéré, et pire encore, avoué comme un faible qui ne mérite pas de vivre.
Tout comme le Scarface de Brian De Palma, ce film démontre alors qu'il n'y rien de cool à vouloir être le roi du monde, ou ici du quartier car alors on ne fera pas de vieux os.
Le film n'entend donc pas résoudre les problèmes en proposant quoi que ce soit...il les expose juste dans un métrage impliqué et intelligent, qui n'a rien de subversif ou de dangereux pour la jeunesse...bien au contraire.
Une sacrée gifle qui laisse des marques...à vous de voir (ou pas) si vous pourrez l'encaisser. 17/20


La Bataille de Bassora [Blu-ray]
La Bataille de Bassora [Blu-ray]
DVD ~ Matthew McNulty
Proposé par VipBluray
Prix : EUR 4,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pas un film de guerre, mais SUR la guerre, 11 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Bataille de Bassora [Blu-ray] (Blu-ray)
Si le film reste plutôt habile et fort, dans sa forme comme dans le fond, il faut bien avouer que le titre est assez trompeur et pourra donc décevoir...point de bataille ici, tout au plus une ou deux embuscades pour alimenter le sujet principal du film ; l'arrestation et les tortures de quelques hommes (après la mort de deux soldats anglais), dont on ne sait même pas au final s'ils sont les vrais coupables.
Le film démontre alors, à coup de flashbacks, les ravages psychologiques de n'importe quelle guerre. ici, c'est l'Irak, mais on pourrait très bien faire un parallèle avec le film de De Palma (Outrage), tant les similitudes sont nombreuses.
Un film sur la guerre donc, et ses nombreuses déviances...l'incompréhension, la colère, l'impression de vivre pleinement le passage à l'âge adulte, alors que beaucoup restent des gamins qui n'ont pas conscience de leurs paroles et actes. Des ordres stricts, mais passablement détournés par une volonté d'en découdre, de faire ses preuves en tant que soldats, pour plus tard regretter l'innocence de l'avant guerre. L'injustice aussi de voir certains officiers, ne pas assumer pleinement leurs actes...on n'appelle pas pour rien l'armée La grande muette.
C'est aussi une dénonciation des coutumes de l'armée qui oppose la loyauté indéfectible à son régiment, face au courage moral de renoncer à un ordre si celui-ci va à l'encontre de toute morale. A ce titre les deux jeunes acteurs qui subiront les foudres de l'accusation publique et civile, démontre un jeu formidable de comédien, malgré tout un peu terni par une postsynchro française assez médiocre sur l'ensemble des personnages (à voir en VO donc).
Le titre original...Mark of Cain, La marque de Caïn, référence biblique du premier meurtre terrien commis par Caïn sur son frère Abel, est donc beaucoup plus approprié pour ce film dur, surtout sur la fin qui révèle avec une crudité visuelle qui pourra paraître choquante, des actes qu'on ne saurait passer sous silence, malgré l'état d'esprit et les circonstances sur le terrain de ces soldats de la paix.
Niveau image, le Blu-ray délivre une image HD assez compressée (BD 25 - simple couche)qui délivrera tout le long du film du fourmillement plus ou moins présent selon que ce soit des scènes en extérieur baignées de soleil, ou en intérieur sombre où c'est parfois une vraie purée de pois. Côté son, le film ne présentant pas de grosses séquences de bataille, c'est plutôt des scènes de dialogues et d'ambiances qui nous sont offertes, mais avec une stéréo et un Dolby Digital 5.1 non compressés par une version PCM linear.


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