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Contenu rédigé par Beaume Eric
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Commentaires écrits par
Beaume Eric (Paris France)
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Polaroid Optics Ensemble de 4 filtres gros plan 52 mm (+1, +2, +4, +10)
Polaroid Optics Ensemble de 4 filtres gros plan 52 mm (+1, +2, +4, +10)
Proposé par ECON
Prix : EUR 24,99

3.0 étoiles sur 5 Très sympa, mais limité, 13 janvier 2014
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
L'achat d'une optique dédiée macro étant somme toute assez conséquente (au minimum 4 ou 500 € pour avoir de bon matos) les photographes amateurs (dont je fais partie) pourront s'essayer à ces bonnettes grossissantes pour se rapprocher du monde de la macro.
Elles ont pour effet de réduire la mise au point minimum de votre objectif. Par exemple, grosso modo...sur mon obj. 18-105 dont la MAP minimum est de 45 cm entre l'objectif et le sujet photographié, avec une bonnette close-up +4, j'ai pu m'approcher jusqu'à environ 12 cm
Premier point positif, ces bonnettes sont comme des filtres, vous gardez donc l'auto-focus, bien qu'il soit plus aisé de faire sa MAP soi-même en désactivant l'AF de l'objectif.
Deuxième point...vous pouvez cumuler les bonnettes pour obtenir un très gros rapprochement...mais vous arriverez vite à une bouillie visuelle si vous cumulez les quatre par exemple.
La +10 est donc à utiliser seule, ainsi que la +4 pour ma part (ma préférée).
La +1 et +2 peuvent être cumulées ensemble pour un résultat déjà très probant, pour peu que vous ayez beaucoup de lumière et surtout un trépied, mais ce cumul peut apporter des déformations importantes sur les bords de l'image (flou important et une profondeur de champ quasi nulle...en même temps c'est tout à fait normal en macro, puisque ce n'est pas ce qu'on recherche).
Pour ma part, je n'utilise ces bonnettes qu'une à la fois, selon ce que je veux photographier.
Pour résumer, ces bonnettes sont très efficaces pour celui qui veut faire de la macro sur trépied et sur des objets (ou aliments) fixes. Il faut donc avoir du temps, un trépied, de la lumière...En extérieur, et en mobile, je n'ai pas essayé, mais j'ai de sérieux doutes :-)
En attendant de mettre des sous de côté pour un bon objectif dédié "macro", c'est un bon investissement qui pourra permettre quelques clichés déjà très sympathiques, mais qui laissera inévitablement un sentiment de frustration, car très limité dans les possibilités...mais pour se faire la main c'est franchement très sympa :-)


Fotodiox 04RB52 Pare-soleil à l'ombre en caoutchouc 52 mm
Fotodiox 04RB52 Pare-soleil à l'ombre en caoutchouc 52 mm

5.0 étoiles sur 5 Prend moins de place, 13 janvier 2014
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Si le pare-soleil est devenu un indispensable pour le photographe, il en existe des modèles plus ou moins pratiques...certes, beaucoup sont grands et du coup efficaces, mais du coup pas faciles à ranger, et qui génère du vignettage en grand angle (il apparaît tout simplement sur la photo).
Celui-ci fait pratiquement la même taille que les rigides, il est d'une taille raisonnable pour être efficace sans être visible en grand-angle (à 25 mm...un peu plus en 18 mm) mais il a la particularité d'être souple, ce qui fait qu'une fois replié, il tient beaucoup moins de place dans la besace. Un bon compromis donc, et sans se ruiner.


BestOfferBuy - Télécommande Sans Fil ML-L3 Pour Obturateur IR Nikon D5000 D3000 D90 D80
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Proposé par Augustus_Caesar
Prix : EUR 2,40

5.0 étoiles sur 5 Pourquoi payer plus cher ?, 13 janvier 2014
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Possesseur d'un Nikon D5100, cette télécommande fonctionne parfaitement pour peu que l'on choisisse au moment de la prise de vue, le mode télécommande (tempérée 2sec. ou instantanée) dans le menu <i>, ou sur le bouton dédié du retardateur que l'on peu reprogrammer.
Très pratique donc pour faire de la macro, ou tout simplement se tirer le portrait soi-même, ou être aux côtés des siens.
Pour une somme modique...pourquoi dépenser 15 € pour le modèle officiel Nikon alors que celle-ci fonctionne très bien ?


Bague de conversion (d'adaptation) 67-52mm
Bague de conversion (d'adaptation) 67-52mm
Proposé par rvbphoto
Prix : EUR 11,90

5.0 étoiles sur 5 Remplit son office, 1 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bague de conversion (d'adaptation) 67-52mm (Appareils électroniques)
J'avais acheté plusieurs filtres de diamètre 52 mm pour un premier objectif à focale fixe 50 mm. Avec un second objectif de 18-105 mm, le diamètre est passé à 67 mm...pour ne pas racheté les même filtres, cette bague s'adapte parfaitement au filetage de mon optique, ce qui me permet d'utiliser mes anciens filtres (polarisant et warm, ou bonnettes close-up +2, +4 notamment) sur mon nouvel objectif.
Cependant, un vignettage très visible apparaîtra sur les focales grand angle (de 18 à 25 mm env.) vu que la bague occupe 1,2 mm sur le pourtour de l'objectif. Cette bague s'utilisera donc qu'occasionnellement selon des besoins bien spécifiques, ce qui est mon cas.


Polaroid Optics Ensemble de 4 filtres 52 mm (UV, CPL, FLD, WARMING)
Polaroid Optics Ensemble de 4 filtres 52 mm (UV, CPL, FLD, WARMING)
Proposé par ECON
Prix : EUR 28,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bon produit., 28 novembre 2013
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Polaroïd, depuis des décennies, s'est taillé une réputation, se faisant un nom connu de par le monde. En proposant ce genre de produit pour les photographes amateurs (dont je fais partie), ils continuent en s'adaptant à la photographie traditionnelle et numérique, eux qui avaient révolutionné l'instantané ludique.
Certes, ces filtres ne sont pas de qualité professionnelle (certains se tourneront vers Hama ou Cokin, ce dernier que j'utilisais déjà avec mon père il y a 25 ans en reflex argentique), mais pour autant, ils sont de très bonne facture...chaque filtre possède un filetage intérieur (pour l'optique) et extérieur, pour accoupler un deuxième filtre. Bien qu'il soit déconseillé de cumuler les filtres (perte de luminosité importante selon les filtres utilisés, forçant à changer l'ouverture ou la vitesse), le couple UV/Warm fonctionne très bien sur des optiques lumineux (pour ma part, montés sur un Nikon en focale fixe 50 mm qui ouvre à f/1.8) pour des paysages, ou même du portrait en extérieur (j'en ai fait des très beaux de ma fille), donnant aux clichés une teinte plus chaleureuse (d'où son nom "Warm").
Les filtres sont rangés dans une pochette matelassée à compartiments, ce qui fait que chaque filtre à son emplacement. Il sera étonnant de voir en pochette de rangement un simple film plastique entourer les filtres, mais en réfléchissant, le choix s'avère judicieux, bien que simpliste, car une pochette en tissu laissera échapper avec le temps des microfibres que le filtre récupèrera alors (jusque dans le filetage du filtre), ce qui ne sera pas le cas ici avec une pochette plastique.
Pour le polarisant (CPL), le filtre possède deux bagues, l'une de fixation à l'optique, et l'autre qui permet de faire tourner le filtre pour accentuer plus ou moins l'effet polarisant, que vous voyez en direct dans votre viseur. Le filtre polarisant sera très efficace par temps ensoleillé, rendant le bleu du ciel plus présent, et le vert de l'herbe plus contrasté, facilitant également l'exposition terre/ciel. Pas autant qu'un filtre dégradé gris, mais déjà plus que sans filtre du tout.
Tous se vissent avec facilité sur les optiques, il suffit juste de ne pas trop forcer en fin de course, et de vérifier de temps que ceux-ci ne se dévissent pas trop.
Pour ma part je laisse en permanence le filtre UV, d'une part pour protéger l'objectif(il vaut mieux changer un filtre que son optique, non ?), et pour éviter bien sûr les UV qui peuvent changer les couleurs d'une photos selon le temps qu'il fait. Les UV étant présent même par temps nuageux.
Le seul que je n'ai pas testé étant le fluorescent (FLD), mais il semble corriger le spectre lumineux des néons, qui donnent aux photos une teinte verdâtre.
En somme un bon produit pour les amateurs qui ne souhaitent pas investir dans du matériel de pro pour des photos occasionnelles.


6 x Membrane Films de protection d'écran pour Nikon D5100 Digital SLR (DSLR) - Ultra clair (Invisible), Résistant aux éraflures, Emballage d'origine et accessoires
6 x Membrane Films de protection d'écran pour Nikon D5100 Digital SLR (DSLR) - Ultra clair (Invisible), Résistant aux éraflures, Emballage d'origine et accessoires
Proposé par Membrane Store
Prix : EUR 2,99

5.0 étoiles sur 5 très bon rapport qualité/prix, 8 novembre 2013
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Spécifiquement adapté pour l'écran du Nikon D5100, la pochette, pour un prix très raisonnable contient ce qu'il faut pour le protéger...
Chaque film est enveloppé individuellement et possède une bande dépassante pour ne pas le manipuler avec les doigts. On y trouve également des stickers servant à retirer le film de protection (en cas de mal positionnement, ou parce qu'usé)ce qui évite de se servir d'une quelconque lame, ou de ses ongles ce qui cornerait le film. Il y a aussi un petit chiffon microfibre afin de nettoyer l'écran avant d'y poser les films, ainsi qu'une mini carte plastique rigide afin de chasser d'éventuelles bulle d'air durant l'installation.
Véritablement transparent, le film protecteur n'occulte en rien la luminosité ou la netteté de l'écran... En bref, pour ce prix-là, c'est vraiment un très bon achat à faire, au contenu bien pensé afin de protéger l'écran de son appareil.
Le pack ne contient que des films protecteurs pour l'écran du Nikon D5100, rien d'autre comme on peut voir sur l'emballage...le reste étant des films d'autres tailles pour tablettes ou Smartphones, non présents dans la pochette.


La cité de la violence [Blu-ray]
La cité de la violence [Blu-ray]
DVD ~ Riz Ahmed
Prix : EUR 15,97

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Oubliez Ken Loach..., 20 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La cité de la violence [Blu-ray] (Blu-ray)
Film choc
Vu en location DVD, avec déjà une image superbe, très nette, y compris dans les scènes sombres (en lumière, pas dans le contexte du film) qui restent toujours très lisibles, qui restitue une belle photographie sur certaines séquences. Malheureusement sans aucun bonus si ce n'est une bande-annonce, le film aurait mérité au moins un commentaire audio du réal...Quoiqu'il en soit, j'ai la ferme intention de racheter ce film en Blu-ray. 17/20

Ben Drew, à propos du titre original du film...ill manors
« C'est de l'argot, qui signifie : d'où tu viens, le bled quoi. On a une autre expression « Ends » « Which ends are you ? » Manors est plus connoté « ghetto ». C'est aussi une façon de jouer avec l'expression « ill manners », mauvaises manières. Ça évoque les cités dortoirs, où les jeunes n'ont de respect pour personne. Ces mauvaises manières deviennent ton environnement. Les gens qu'on y croise ont ces mauvaises manières. Voilà pourquoi j'ai utilisé ce titre. »

Avis perso :
S'il a toujours été reconnu qu'une aeuvre, quelle qu'elle soit, parle de différentes manières à ceux où celles qui la regardent où l'écoutent (voire ici les deux), il en sera de même pour ce premier film du rappeur Plan B, de son vrai nom Ben Drew.
Ce dernier, animé de la volonté de dénoncer la focalisation du monde sur le parc olympique londonien au détriment des habitants d'un sinistre quartier de la capitale britannique, livre ici un premier long métrage (il a réalisé des courts et des docs) qui est plutôt passé inaperçu chez nous. Cuisant échec en salle, probablement précédé d'une réputation quant à sa dureté, si ce n'est son ancrage actuel, il se pourrait bien cependant qu'il prenne avec le temps, le chemin d'aeuvres telles que Moi Christiane F. (aussi répugnant sur le fond) que La haine (pour la forme).
Grandiloquent, vulgaire, presque totalement déshumanisé, peuplé de zombies lobotomisés au crack ou à la poudre, ne s'exprimant qu'avec leurs poings, ou leurs armes, le début du film laisse de prime abord complètement froid et hermétique le pauvre spectateur non préparé qui aura eu finalement la bonne idée de se risquer à ce film.
Ce n'est qu'après une bonne vingtaine de minute que la structure si spéciale et particulière du film choral pointe le bout de son nez cocaïné...Si d'autres réalisateurs s'y sont frottés avec plus (Soderbergh avec Traffic) ou moins (Paul Haggis avec Collision) de bonheur, le rappeur choisit de parler de ce qu'il connaît (les rappeurs étant réputés pour dénoncer les injustices de leur propre vie, Ben Drew parle de ce qu'il a vu lui-même ou qu'on lui a raconté), et force est de constater qu'il réussit là une aeuvre qui véhiculera autant de points positifs que négatifs.
Selon le ressenti de chacun, que ce soit de son propre vécu, ou de son simple bagage cinématographique (on sent que le rappeur en a quelques uns), la force du film sera alors plus ou moins puissante.
Le réalisateur démontre autant de qualité que de défauts dans sa première réalisation, mais à bien y regarder, ces défauts sont-ils peut-être voulus et calculés...Car si les critiques qui reviennent le plus souvent sont le fait qu'aucun personnage ne se démarque plus qu'un autre, et que l'on ressent aucune sympathie pour aucun d'entre eux, c'est pour mieux les amener tous au bord de l'abysse, et voir lesquels auront la force (ou la volonté) de réellement faire quelque chose pour s'en sortir, que ce soit pour lui-même ou pour les autres.
En cela, le film n'est pas moralisateur...il présente juste des scènes de la vie quotidienne, une vie sombre et quasi sans espoir si on a le malheur de naître dans ce genre de quartier. La scène avec le bébé en filigrane de l'enfance de deux des personnages ayant grandi en foyers sociaux, résume alors à elle seule tout le sens de l'aeuvre.
Car absolument tous les personnages vont flirter avec l'enfer de la violence...Si le film nous présente des drames d'une cruauté et d'une crudité absolues, où la violence y est tant physique, que verbale et surtout (a)morale, il n'est cependant pas exempt d'une certaine justice, où pointera un infime espoir de rédemption pour certains de ces tristes personnages.
Si les mines patibulaires se croisent à tous les coins de rues, victimes ou responsables du monde dans le quels elles évoluent, c'est dans la finalité de conséquences prévisibles et extrêmes que certains se découvriront un semblant d'âme, sans pour autant être des héros...tout au plus de simples repentis qui n'attireront pas plus la sympathie du spectateur.
Mais que l'on ne s'y trompe pas, ce film est à l'image de notre société moderne...âpre, dur, cru, violent, révoltant, répugnant et immonde par moments (les superlatifs ne manquent pas), il fait partie de ce cinéma « coup de poing » britannique, cependant bien loin de celui de Ken Loach ou plus récemment de Paddy Considine (Tyrannosaur).
Ben Drew ne cherche pas à excuser ses personnages, même si ces derniers ont eu une vie de m**** dans leur petite enfance...Brut de décoffrage comme on dit, d'une violence visuelle rare et percutante (qui ferait passer les problèmes existentiels d'Eminem dans 8 Mile pour des gamineries sans intérêt), le film pourrait se rapprocher de La cité de Dieu du brésilien Fernando Meirelles, transposé ici dans la capitale britannique, et ne sera par conséquent, pas du goût de tout le monde.
Par ailleurs, Ben Drew, fait un court parallèle avec la culture cinématographique (Taxi Driver, ou La haine, avec un des personnages s'entraînant au dur devant son miroir) et celle du jeu vidéo (avec les First Person Shooting) sous entendant la banalité de la violence jusque dans ce septième art, en posant la question insidieusement au spectateur...Le cinéma est-il le reflet de notre monde, où la cause de sa violence actuelle ? Est-ce réellement cool d'être un caïd de quartier, où juste nécessaire pour s'en sortir ?
En posant ses caméras dans les rues sinistres des quartiers de Manor Park et Ackney, où les plus sombres histoires de sexe, de prostitutions, de drogue, de passages à tabac, règlements de comptes et de meurtres s'y déroulent en toute impunité, le spectateur ressortira de ce film comme asphyxié, la tête à l'envers, et les idées aussi noires qu'indélébiles...Ca ne se passe pas sur autre continent, mais aussi chez nous. Ici en Angleterre, mais chez nous également avec le récent La cité rose qui reprend à peu de chose près le même principe.
Tous ces personnages pour le moins antipathiques s'entrecroisent alors dans un film choral au montage très abouti (façon Jackie Brown), rythmé par des textes et musiques rap, reprenant en flashbacks les scènes clés de leurs vies misérables. La photographie et les effets visuels donnant un cachet certain aux images, sont par ailleurs très bien intégrés sur ces séquences musicales.
Si l'interprétation (véritable point faible du film, mais avec un budget de 100 000 £ on ne peut guère faire de miracle) sent plutôt l'amateurisme (tant en VO que sur le doublage français plutôt médiocre), la réalisation quant à elle est souvent percutante, avec des plans parfois très recherchés. Trop pour certains, qui estiment que le jeune réalisateur semble parfois utiliser alors toutes les techniques du cinéma actuel en un minimum de temps. Mais c'est, pour ma part, totalement efficace sur un sujet tel que celui-ci, avec la multitude de personnages.
En utilisant des séquences vidéo de téléphones portables (pour des humiliations physiques ou des règlements de compte), le rappeur-réalisateur s'adresse également aux jeunes d'aujourd'hui en ancrant son film dans une réalité que ces derniers connaissent alors plutôt bien.
Mais bien que très violent par moments, le film devrait être considéré comme une sorte de vaccin préventif auprès des pré-ados, afin qu'ils ne commettent pas l'irréparable, en passant du côté obscur de leur propre destin...
Autre critique récurrente de ce film...Si le film dénonce, il ne propose en retour aucune solution... Mais il faut bien comprendre que ce n'est ici pas le but, car il n'y a aucune solution immédiate, et le film se transforme alors en un simple message appuyé aux prochaines générations...
« Nous sommes tous le produit de notre environnement. »
Loin d'une quelconque manipulation sectaire, le rappeur, que l'on devine sincère dans son propos, rappelle jusque dans le slogan de son film que les personnages de son film ne sont pas que des coupables, mais aussi des victimes...celles d'une éducation quasi inexistante pour certains, défaillante pour d'autre.
En glissant sur le terrain du social familial, il accuse, au-delà de la société qui ne laisse parfois aucune chance aux marginaux, des parents immatures qui évoluent dans un environnement aujourd'hui totalement réfractaire à quelque notion de respect ou d'humanisme que ce soit, sous peine d'être considéré, et pire encore, avoué comme un faible qui ne mérite pas de vivre.
Tout comme le Scarface de Brian De Palma, ce film démontre alors qu'il n'y rien de cool à vouloir être le roi du monde, ou ici du quartier car alors on ne fera pas de vieux os.
Le film n'entend donc pas résoudre les problèmes en proposant quoi que ce soit...il les expose juste dans un métrage impliqué et intelligent, qui n'a rien de subversif ou de dangereux pour la jeunesse...bien au contraire.
Une sacrée gifle qui laisse des marques...à vous de voir (ou pas) si vous pourrez l'encaisser. 17/20


La Bataille de Bassora [Blu-ray]
La Bataille de Bassora [Blu-ray]
DVD ~ Matthew McNulty
Proposé par CASHNET
Prix : EUR 10,75

4.0 étoiles sur 5 Pas un film de guerre, mais SUR la guerre, 11 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Bataille de Bassora [Blu-ray] (Blu-ray)
Si le film reste plutôt habile et fort, dans sa forme comme dans le fond, il faut bien avouer que le titre est assez trompeur et pourra donc décevoir...point de bataille ici, tout au plus une ou deux embuscades pour alimenter le sujet principal du film ; l'arrestation et les tortures de quelques hommes (après la mort de deux soldats anglais), dont on ne sait même pas au final s'ils sont les vrais coupables.
Le film démontre alors, à coup de flashbacks, les ravages psychologiques de n'importe quelle guerre. ici, c'est l'Irak, mais on pourrait très bien faire un parallèle avec le film de De Palma (Outrage), tant les similitudes sont nombreuses.
Un film sur la guerre donc, et ses nombreuses déviances...l'incompréhension, la colère, l'impression de vivre pleinement le passage à l'âge adulte, alors que beaucoup restent des gamins qui n'ont pas conscience de leurs paroles et actes. Des ordres stricts, mais passablement détournés par une volonté d'en découdre, de faire ses preuves en tant que soldats, pour plus tard regretter l'innocence de l'avant guerre. L'injustice aussi de voir certains officiers, ne pas assumer pleinement leurs actes...on n'appelle pas pour rien l'armée La grande muette.
C'est aussi une dénonciation des coutumes de l'armée qui oppose la loyauté indéfectible à son régiment, face au courage moral de renoncer à un ordre si celui-ci va à l'encontre de toute morale. A ce titre les deux jeunes acteurs qui subiront les foudres de l'accusation publique et civile, démontre un jeu formidable de comédien, malgré tout un peu terni par une postsynchro française assez médiocre sur l'ensemble des personnages (à voir en VO donc).
Le titre original...Mark of Cain, La marque de Caïn, référence biblique du premier meurtre terrien commis par Caïn sur son frère Abel, est donc beaucoup plus approprié pour ce film dur, surtout sur la fin qui révèle avec une crudité visuelle qui pourra paraître choquante, des actes qu'on ne saurait passer sous silence, malgré l'état d'esprit et les circonstances sur le terrain de ces soldats de la paix.
Niveau image, le Blu-ray délivre une image HD assez compressée (BD 25 - simple couche)qui délivrera tout le long du film du fourmillement plus ou moins présent selon que ce soit des scènes en extérieur baignées de soleil, ou en intérieur sombre où c'est parfois une vraie purée de pois. Côté son, le film ne présentant pas de grosses séquences de bataille, c'est plutôt des scènes de dialogues et d'ambiances qui nous sont offertes, mais avec une stéréo et un Dolby Digital 5.1 non compressés par une version PCM linear.


Jericho - Intégrale des saisons 1 & 2
Jericho - Intégrale des saisons 1 & 2
DVD ~ Skeet Ulrich
Prix : EUR 28,54

5.0 étoiles sur 5 Jericho, une si bonne série qui s'arrête..., 24 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jericho - Intégrale des saisons 1 & 2 (DVD)
Et si, du jour au lendemain, le monde que vous connaissiez devait faire inexorablement partie du passé...
Si, par un beau matin, un champignon atomique venait obscurcir votre horizon...
Si, par la suite, vous étiez dans l'ignorance la plus complète sur cette nouvelle terrifiante...
Et si votre futur n'était désormais que peur, paranoïa, affrontements fratricides, et survie sur des terres dont vous ne savez pas si la radioactivité peut ou non, vous faire consommer ses produits....

C'est un peu ce que la série vous propose de vivre, au travers de ses 29 épisodes (soit un peu moins d'une saison et demie), en compagnie des habitants de cette petite ville en plein caeur des Etats-Unis. En effet, la série, arrêtée au beau milieu de la seconde saison traite avec un rare discernement, des conséquences directes d'une explosion atomique, et de la pagaille que cela ne manque pas d'entraîner parmi une population isolée, et manquant peu à peu des ressources les plus vitales.
Absence d'informations nationales (s'agit-il d'un accident, d'une attaque terroriste...ou d'une guerre tout simplement ?), épuisement progressif des ressources principales (électricité fournie par un groupe électrogène, ce dernier fonctionnant à l'essence, nourriture, chauffage...), instauration d'un rationnement alimentaire lié aux cycles des récoltes, et d'un système de troc pour ce qui concerne la nourriture, et l'apparition des premiers signes de paranoïa...prémices d'un basculement dans une folie qui va devenir ravageuse et meurtrière, envers des villages voisins, ou des étrangers rescapés dont on ne sait plus s'ils sont amicaux ou belliqueux...sans compter un scénario qui fait planer l'ombre d'un gigantesque complot gouvernemental propre à réveiller le cauchemar des attaques terroristes du 11 septembre 2001.

Malheureusement, la série à été stoppée au bout d'à peine 30 épisodes. Alors que les téléspectateurs se mobilisent pour une seconde saison (CBS n'ayant pas rempilé à la fin de la première saison), le contrecoup de la grève des scénaristes aux USA met fin définitivement à la seconde saison, alors terminée dans la hâte...

Remettant en avant la corruption d'un état n'ayant presque plus rien d'humain, la série nous fait vivre le pire comme le meilleur, en nous faisant vivre le quotidien de personnages, pour la plupart attachants, mais pour d'autres inquiétants, voire inhumains.
Si dans les années 80 un film abordait le sujet (L'aube rouge de John Milius) il ne faisait qu'effleurer finalement la survie d'un groupe de patriotes. Ici les enjeux sont énormes, et les frictions nombreuses, intenses et prenantes. C'est un peu ici la même chose, mais à un degré supplémentaire, car il ne s'agit pas de guerre avec un autre pays mais de quelque chose de bien plus machiavélique. Une nouvelle guerre civile... américains contre américains...comme une nouvelle guerre de sécession, non plus entre le Nord & le Sud, mais entre chaque villes ou villages, les habitants ayant chacun un instinct de survie différent.
La tension est progressive, au fur et à mesure que les informations arrivent, et la série va très loin dans les conséquences d'un tel évènement. Coté réalisation, la série est orchestrée par Jon Turtletaub (Rasta rockett, Phénomène, Instinct),qui signe la production et la réalisation des deux premiers épisodes.

Côté acteurs, pas de figures emblématiques, et les plus connus d'entre eux sont Skeet Ulrich (Scream, 50° farenheit), Pamela Reed (L'étoffe des héros, L'échange) et le trop rare James Remar (Les guerriers de la nuit, Opération Shakespeare) peu présent, malgré un charisme indiscutable.
Malgré l'absence de star véritable, l'interprétation est d'un niveau tel, qu'on ne peut se rendre à l'évidence que les américains sont vraiment les maîtres dans ce domaine. Rien que dans cette série, il y a un vivier de talents incroyables. Grâce à une réalisation nerveuse et des maquillages tout à faits réussis (saleté, fatigue, blessures...), le moindre acteur de cette série nous livre une prestation des plus remarquable de justesse et de sensibilité.

Une excellente série donc, qui a réussi à me tirer quelques frissons, que ce soit dans les nombreuses scènes de guerre fratricides ou dans les moments intimistes, entre amis et frères, entre amants ou parents, même si elle n'évite pas les classiques histoires d'amours qui font trois tours et se défont.
Si la série reste très américaine dans le comportement fier de ses personnages (au lendemain de la bombe, ils organisent un barbecue géant pour ne pas perdre la viande qu'ils ne peuvent plus conserver), elle n'en reste pas moins représentative de ce que sait faire ce grand pays, dans un scénario qui, s'il n'évite pas certains clichés manichéens, est toutefois très efficace et prenant. A voir.

Une troisième saison est disponible aux USA...mais sous forme de bande-dessinée. Netflix, cherche à racheter les droits, afin de mettre en chantier une troisième saison. Mais plus le temps passe...


Le Clan de la caverne des ours
Le Clan de la caverne des ours
DVD ~ Daryl Hannah
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 5,64

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Injustement boudé en salle et en vidéo, 2 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Clan de la caverne des ours (DVD)
Sorti au milieu des années 80, le film de Michaël Chapman, alors essentiellement chef-op (directeur de la photographie) sur des films comme Taxi driver, Randonnée pour un tueur, Soleil levant ou encore Evolution)s'appuie sur la série de livre (formidable lecture sur 6 volumes)de Jean M.Auel "Les enfants de la Terre", passionnante odyssée préhistorique qui voit le déclin des Néandertaliens face à l'aube des Cro-magnons.
Le film se base bien sûr sur le premier volume "Le clan de l'ours des cavernes", alors que les suites devaient être mises en images, le très peu de succès du film a stoppé net les futurs projets...bien dommage, car pour ceux qui, comme moi, l'ont vu en salles, il s'agit d'une histoire formidable et très féministe.
Il aurait très bien pu trouvé son public en vidéo si seulement TF1 vidéo avait pensé à inclure les sous-titres faisant office de dialogues, car il y en avait bel et bien sur le film vu en salles.
3 étoiles donc pour cette édition qui a quand même le mérite de proposer le film, vraiment très beau et très bien fait, avec une image assez bonne, et dans le bon format (2.35 cinémascope...il fallait bien ça pour les superbes décors et paysages) mais qui malheureusement nous prive des sous-titres qui auraient donner toute la profondeur des personnages mis en images.
Vu le peu de succès du film, j'ai bien peur qu'une édition blu-ray soit impossible, et je doute qu'une réédition du film, cette fois-ci avec les sous-titres (le film à été tourné dans ce langage inventé, à la manière de La guerre du feu d'Annaud) soit un jour proposée.
Bien dommage, car je le répète, c'est un film vraiment très beau et bouleversant par moments qui raconte déjà à l'époque, la difficile vie des femmes dans un monde d'hommes, et qui montre que les préjugés et les discriminations ne datent pas d'hier, mais de très longue date, comme inscrits dans nos gênes humains. A voir certaines réactions des mâles du groupe, il semble que pas grand chose n'ait changé en 50 000 ans finalement.

il nous reste donc les livres, vraiment captivants et très documentés, dont voici les titres pour ceux ou celles qui seraient intéressé(e)s par une lecture aussi agréable que passionnante...

LES ENFANTS DE LA TERRE
- 1. Le clan de la caverne des ours
- 2. La vallée des chevaux
- 3. Les chasseurs de mammouths
- 4. Le grand voyage
- 5. Les refuges de pierre
- 6. Le pays des grottes sacrées


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