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Contenu rédigé par Verbena
Classement des meilleurs critiques: 657
Votes utiles : 885
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Commentaires écrits par Verbena "master jedi" (Toulouse, France)
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Poetry
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| DVD ~ Yoon Jeong-hee |
| Prix : EUR 9,99 |
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18 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Entre poésie et barbarie, 4 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poetry (DVD)
Ouhla, que ce film n'est pas drôle... :( Magnifique film, un rien austère, sur le dilemme d'une grand-mère simple et un peu perchée qui souhaite apprendre à écrire un poème alors qu'elle assiste, puis prend part malgré elle, au spectacle de la barbarie banale. Ou où trouver la beauté dans une société qui apparaît parfois comme inhumaine et indigne. Dignité, humanité, voici les qualités de cette petite mémé qui n'a l'air de rien, et qui va rencontrer le pire et le meilleur chez ses pairs (le pire et le meilleur n'ayant parfois pas l'apparence que l'on attend d'eux). Son personnage est splendide, et l'actrice qui l'incarne est parfaite. Le réalisateur parvient à faire le grand écart entre mélodrame social, situations sordides, poésie contemplative, et vignettes mettant en scène la quotidienneté des gens simples. Une alchimie pourtant réussie, un vrai univers.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Grand Oeuvre oublié, 4 novembre 2010
Jay Gottlieb ressort les compositions de Nicholas Obouhow du carton à naphtaline dans lequel elles avaient été complètement oubliées. Ne restait de lui que quelques légendes (on l'a dit "Futuriste", complètement "illuminé", il aurait écrit certaines de ces partitions avec son propre sang..., bref, un personnage un peu barré digne d'une nouvelle de H.P. Lovecraft). Nous avons donc aujourd'hui l'occasion précieuse de découvrir ce compositeur de la première moitié du 20ème siècle, et peut-être de lui rendre enfin la place qu'il mérite : successeur de Scriabine, préfigurateur du dodécaphonisme de Schoenberg, il a fiévreusement participé à dégommer le système harmonique tonal, dans une recherche incessante de la vérité et de l'idéal touchant à une forme d'ésotérisme. Fascinant personnage, dont on aimerait du coup connaître la vie plus en détails. Le jeu expressif et coloré de Jay Gottlieb est à la hauteur de la dramaturgie invoquée par les différents morceaux (aux intitulés intrigants : le ton est donné d'emblée !). Il s'agit d'une musique des extrêmes (graves profonds et aigus cristallins), aux textures froides et hypnotiques, aux saveurs occultes, et aux virages dissonants provoquant régulièrement le malaise (mais pas uniquement !) et offrant le sentiment de toucher aux secrets de l'univers. Une musique bizarrement intense au fil des écoutes, exigeante et complexe, mais qui ne se contente certainement pas de une ou deux écoutes, au risque d'être rapidement rejetée (d'autant plus que le CD dure sur près d'1h20 !). Recommandé aux aux fans hystériques de Schoenberg et de Messiaen, aux amateurs de musique dodécaphonique, évidemment, et aux amateurs de piano curieux.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Dépaysant et attachant, 3 novembre 2010
Je suis plutôt fan des écrits de Mabanckou, cependant, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce roman d'apprentissage : la narration faite par un enfant m'a paru en effet au début un peu artificielle... Et puis, rapidement, le charme a pris, et j'ai retrouvé le plaisir de mon plonger dans l'univers de cet auteur. Mélange d'anecdotes de la vie quotidienne de familles du Congo (probablement en partie autobiographique) et de réflexions plus larges sur l'histoire de l'Afrique en général, "demain j'aurai vingt ans" invoque des thèmes chers à Mabanckou : le conte teinté de la mythologie congolaise, le mélange des cultures africaines et occidentales... Par contre, le thème central de la famille me semble plutôt nouveau par rapport à ce que j'ai lu précédemment de lui. Cette immersion dans une culture dépaysante (pour moi en tout cas) est agréable à lire. Néanmoins, du fait de la narration par un enfant, ce roman est moins "truculent" que ses précédents, aussi c'est peut-être celui que j'ai au final le moins apprécié. Je mets 4 étoiles mais ce serait plutôt 3 et demi... Je recommanderais davantage "Black bazar", "Verre cassé", du même auteur, ou "Mémoire d'un Porc Epic"(dans un tout autre style - Prix Renaudot 2006).
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5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Déception !, 14 octobre 2010
Les chemises en carton, c'est bien pratique, mais ça fait toujours un peu trop "scolaire" à mon goût lorsque je vais présenter des projets dans le cadre de l'exercice de ma profession. Je suis plutôt cliente des carnets Moleskine, aussi avais-je hâte d'étrenner leur "chemise" au format A4. Eh bien, quelle désillusion ! J'ai d'abord été surprise de l'aspect pratique complètement défaillant de l'objet : pas de soufflet, la chemise se présente sous la forme d'une simple enveloppe, bêtement étroite. Dans ces conditions, difficile d'y glisser plus d'une demie-douzaine de feuillets A4 (autant pour la présentation : me voilà avec mes jolis documents froissés ! >_<). Pour fermer le rabat de la chemise, pas de bouton pressoir, de cordelette, rien, nada, quedalle ! Si je veux fermer la chemise, il me faut glisser le rabat à l'intérieur de la pochette (et comme le rabat cartonné est assez rigide, c'est une opération qui n'est pas des plus évidentes, et devient délicate si vous avez bourré votre chemise) Niveau esthétique, contrairement aux célèbres carnets de la marque, c'est raté aussi : le revêtement fait cheap, les finitions ne sont guère glorieuses... Plus grave, de vilains plis viennent rapidement nuire à l'esthétique de l'ensemble après quelques jours d'utilisation seulement. :( Pour positiver, je dirais bien que l'objet est parfait si vous avez - par exemple - une "plaquette" à faire passer à un collaborateur lors d'un séminaire... Hélas, le prix de revient de l'objet est complètement décourageant. Moralité : offrez-vous plutôt un joli conférencier, le rapport qualité-prix de ce dossier Moleskine n'est absolument pas à la hauteur de la marque.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
un joli moment de lecture, 23 septembre 2010
Belle biographie d'un personnage imaginaire d'une ville inexistante d'Amérique du Sud, joliment romancée. On s'y croirait, et la fable tient la route, même si les péripéties sont hélas assez convenues. L'émotion est cependant au RDV, et le style est fluide, incisif, captivant, et cristallise parfaitement l'ambiance de ce conte intemporel... Pas un chef d'œuvre, mais un beau moment de lecture, un chouette divertissement.
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Cashback
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| DVD ~ Sean Biggerstaff |
| Prix : EUR 5,23 |
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3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
soporifique, 23 septembre 2010
Si le court-métrage du même nom était fort réussi et vraiment fun, le long-métrage de Sean Ellis n'est qu'un ennuyeux étirement de son concept de départ. Sa narration emprunte des détours incongrus et inutiles pour permettre au film d'atteindre l'heure et demie, noyant son propos (déjà un poil léger) dans des scènes encombrantes et incongrues. Alors certes, le concept est rigolo (se glisser dans l'interstice temporel entre 1 seconde et sa suivante, afin de pouvoir dévêtir les jolies jeunes filles et en faire de jolis dessins), et les images qui en sont tirées sont superbes (dans un registre érotico-chic de papier glacé). Mais voilà, les personnages inconsistants, la voix-off verbeuse, et les circonvolutions scénaristiques (entre pitreries burlesques et réflexions ras-la-moquette sur l'art et la beauté), finissent par être soporifiques. Conclusion: tenez-vous en au très bon court-métrage de Sean Ellis pour vous rincer délicieusement l'œil, et puis basta. ;)
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Burlesque, poétique... et un peu long !, 21 septembre 2010
Sympathique, décalé, et coloré, ... mais m'a laissée un peu perplexe ; la structure narrative joue parfois trop avec l'esquisse, même si c'est ce qui fait paradoxalement le charme de ce film poétique et burlesque. Je pense en fait que le problème vient des personnages, trop peu approfondis et donc parfois un peu ennuyeux... Du coup, la narration tourne un peu en rond. :| Mention spéciale cependant aux trouvailles de mise en scène, ainsi qu'à l'univers visuel du film et aux décors, avec ce train magnifique...
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Bifteck
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par Martin Provost Edition : Broché |
| Prix : EUR 10,59 |
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un conte moderne sans prétention, 15 septembre 2010
De prime abord je ne serais pas allée naturellement vers ce roman, car je ne trouve vraiment accrocheurs ni son titre, ni sa couverture ! C'est d'avoir lu "léger, humain, pardonnable" du même auteur, que j'avais bien apprécié, qui m'a attiré. Et c'est son film "Séraphine" qui m'a amené vers cet auteur. C'est écrit sous la forme d'un conte que l'on pourrait classer dans le "réalisme merveilleux". Il est court, agréable à lire, très poétique. Les multiples références "bouchères" que je craignais dérangeantes ne m'ont pas choquées outre-mesure. Il faut dire que le roman a quelque chose de très sensuel et de primaire (dans le sens non négatif du terme). On a l'impression que ce roman se crée de toutes pièces au fur et à mesure que l'on le lit, comme si l'auteur avait joué au jeu de société "Il était une fois"... La fin est surprenante mais drôle. Ce roman est un peu comme une pochette surprise. Et fort justement il semble nous intimer de profiter des petits plaisirs de la vie, et de prendre les choses comme elles arrivent : une forme de zen, en quelque sorte ! Si comme moi vous avez envie de sortir de la grisaille et de lire des choses un peu positives (pour changer), je vous le conseille. Le seul bémol de ce roman est son prix. Essayez de le trouver en bibliothèque... ou en poche, plus tard ! ;) J'insiste aussi sur le fait qu'il s'agit d'un conte : personnes terre-à-terre, allez chercher votre bonheur ailleurs ! ^^
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6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Art-naque ou Art-de-vivre ?, 8 septembre 2010
Disons-le tout de go : j'aime les jolis carnets. J'ai bien plus envie d'écrire sur de beaux objets, du coup, j'en ai une bonne petite collec' (du Quo Vadis, du Oxford, du Dazzle Cover - marque de Rhodia/Clairefontaine - etc...). Ce carnet est mon cinquième MOLESKINE ; le premier dans son format "reporter". Brisons tout de suite le mythe : les italiens de chez Moleskine font des carnets depuis une dizaine d'années. Leur recette marketing : reprendre le look vintage des vieux carnets de grand-papa (plutôt sympa, il est vrai), associer vaguement son nom à un papetier artisanal Tourangeau, et insinuer que les plus grands artistes (Hemingway, Picasso...) ont utilisé ces fameux carnets dont Moleskine est l'héritier... Ne nous leurrons pas, tout cela n'est que du bête - et redoutable ! - marketing, et ce n'est pas parce que vous prenez des notes sur un Moleskine que vous écrirez comme Hemingway. Reste le plaisir d'épancher sa plume sur un bel objet, dont voici les points forts et points faibles : Les + : * Sobre, élégant : pas de logo ni de designs ostentatoires qui défigurent la couverture * Look vintage qui évoque la qualité de vie authentique d'antan (*marketing inside*) * Objet redoutablement tendance à glisser dans votre sac à main * Couverture souple robuste qui résiste pour le moment à pas mal de contorsions avant/arrière (format reporter oblige) Les - : * hors de prix (mais à la limite, why not, je veux bien m'endetter pour un très chouette carnet) * hélas, papier très fin dont il est inutile pouvoir espérer noircir sans soucis les 2 faces (les stylos à encre et certains rollers "bavent" et traversent le papier, voire déteignent sur ce type de papier) : privilégiez la pointe BIC et les crayons sur les Moleskine, ou c'est l'accroc ou la rature assuré... * démarche marketing critiquable ("chez tout BOBO sommeille un Hemingway raté"), et faible rapport qualité prix (surtout quand on sait que, depuis 2008, les produits sont fabriqués en Chine...) * l'utilisation du DEHP (produit dangereux, présumé cancérigène) dans les couvertures souples des carnets... Bref, vous l'aurez compris, le look des Moleskine est principalement son point fort... pourvu que vous ayez les moyens, évidemment ! Le rapport qualité/prix n'est pas au rendez-vous, et seul un coup de cœur pourra vous faire entrer au club des Moleskine-addicted ! Donc, pour résumer : * Vous aimez siroter un Nespresso dans vos tasses froissées REVOL en prenant des notes durant un coup de fil sur votre IPHONE ? Le carnet Moleskine est pour vous ! ;) * Vous voulez ÉCRIRE sur du papier de qualité qui résistera à votre stylo à encre préféré ? Vous ne souhaitez pas dépenser d'argent sur un objet tendance de ce type ? Dirigez-vous plutôt vers du Oxford ou Clairefontaine ; c'est beaucoup moins joli mais vous en aurez pour votre argent. ^^
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Hallucinant, 8 septembre 2010
Fever Ray, c'est Karin Dreijer Andersson, une nénette suédoise plutôt connue comme membre du groupe électro/house The Knife, ainsi que guest récurrente chez Roysköpp ; bref, plutôt habituée des dance-floors... Oui mais voilà, elle est fan de David Lynch, Jim Jarmusch, Nick Cave & the bad seeds, Charles Burns, Björk, Peter Gabriel... Elle aime les arbres qui ont des grosses racines, les manoirs abandonnés, les bains à bulles, les trolls africains dans la neige, et la sorcellerie. Du coup, elle s'est fendue chez Pias d'un album electro-dark scotchant sous le pseudonyme de Fever Ray. Au milieu d'ambiances sonores froides, hypnotiques, souvent tribales, jaillissant de multicouches de sons électroniques d'une noirceur incomparable, parfois transformée par l'usage d'un vocoder du plus bel effet, la voix fragile de Karin nous porte au cœur d'un techno-animiste très sombre, mais aussi très touchant. L'album est une gifle, un choc, un construct mental et musical monstrueux, surgit des abysses d'un autre monde. Et le visuel a suivi : toujours masquée et maquillée lors de ses apparitions sur scène et audiovisuelles, elle a pondu un univers vibrant et captivant. Ses clips sont vraiment space, parfois flippants, et témoignent d'une direction artistique hors norme et parfaitement maîtrisée. Jugez plutôt des ambiances.... : * L'indicible a dû passer par là... : [...] * L'adolescente Shaman : [...] * La sorcière sur le retour : [...] Sinon, il paraît qu'elle va bien : elle est maman de 2 enfants qui sont - dit-on - parfaitement sains d'esprit. ^^
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