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Contenu rédigé par Cyril Gentil
Classement des meilleurs critiques: 55.041
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Commentaires écrits par
Cyril Gentil (France)

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l'appel du sang - la seconde vie de Bree Tanner
l'appel du sang - la seconde vie de Bree Tanner
par Stephenie Meyer
Edition : Broché
Prix : EUR 16,99

22 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pas un des mieux. Trop court. Mais un bon moment à passer., 4 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : l'appel du sang - la seconde vie de Bree Tanner (Broché)
Attention, lecteur, cette critique s'adresse plutôt à ceux qui sont des familiers de la série « Twilight »...

L'aspect le plus séduisant de « Twilight », ce sont les personnages qui en portent réellement les récits. Ceux-ci parviennent à être si fascinants qu'ils laissent le lecteur avec une envie d'en savoir plus sur eux. Ce court récit, du point de vue de la contribution du personnage Bree, constitue un complément au troisième roman de la série, titré « Hésitation », et également une tragique histoire en elle-même. Si la relation entre Edward et Bella est ce que vous avez le plus apprécié, alors vous aimerez probablement moins « L'Appel du Sang ». Mais si, vous vous intéressez plutôt à l'évolution de l'univers des vampires de Twilight en général, alors c'est un incontournable - que dis-je ; indispensable...

J'ai particulièrement apprécié les détails de la conversion de Bree à la vie de vampire, et la façon dont l'auteur a usé pour nous les faire connaître, par étapes si je puis dire, durant la première moitié de ce récit. Il y a une tragique ironie dans le fait que Breed finit finalement par troquer l'humanité qui le caractérisait, pour si peu de chose... Mais les références et échelles de valeurs de notre société contemporaine, très présentes dans « Twilight », offrent ce contraste original, et bienvenu, par rapport au thème fantastique supportant les récits de la série.

Riley, une autre attristante victime de la diabolique Victoria, nous était arrivé sous la forme d'un personnage sympathique, dans « Hésitation ». Mais du point de vue de Bree, il n'y a pas de quoi s'en émouvoir, toutes choses considérées, puisque Riley est autant un apôtre du mal et de la manipulation que peut l'être Victoria. Le fait que ce dernier perçoive ceux commençant leur nouvelle vie de vampire comme ses enfants, me fait songer à une vision dans un miroir déformant de l'attention pleine d'amour quasi maternel qu'éprouvent Carlisle et Esme pour leur propre « progéniture ».

Le nouveau personnage de Fred est réellement fascinant. Tous les pouvoirs spéciaux des vampires que nous avions pu voir jusqu'à présent, pouvaient être perçus autant comme des fatalités que comme des dons particuliers, mais la capacité de Fred à faire s'éloigner les gens de lui n'a même pas d'équivalent dans les rêves d'ermites les plus fous - je me demande d'ailleurs s'il n'était pas victime de phobie sociale lorsqu'il était encore un humain ? Quoiqu'il en soit, la progression de sa relation avec Bree est un petit chef d'aeuvre de l'auteur ; toute en subtilité. J'ai particulièrement apprécié le coup des parties de cartes : depuis le solitaire au solitaire avec assistance, puis enfin le jeu à deux.

Les meilleures scènes arrivent vers la fin, lorsque l'histoire forme véritablement un tout avec ce que nous savons « d'Hésitation ». Celle qui est particulièrement réussie implique Carlisme, Esme et Jasper discutant de la destinée de Bree. A moins d'un oubli, il ne me semble pas avoir vu ces derniers personnages interagir ensemble dans toute la saga « Twilight », et la dynamique naissant des personnalités assez différentes de la famille Cullen apporte beaucoup à ce dernier opus.
Je pense que ces derniers développements de « L'Appel du sang » constituent une bonne base sur laquelle pourra se développer l'univers de « Twilight ». Ça ne me déplairais pas de lire une suite offrant la vedette à Maria, Peter ou Charlotte, ou peut-être - pourquoi pas - le reste de la famille Cullen ; sans oublier Fred, bien entendu. J'espère que ce dernier rencontrera les Cullen, un de ces jours.

Bien... Alors, qu'est ce que vaut, « L'Appel du sang », dans l'ensemble ?

Ce n'est peut être pas le meilleur de Stephenie Meyer, certes. Cependant, on y trouve d'intéressants développements et de nouveaux personnages. Ce n'est donc pas brillant, ni même nécessaire à la bonne compréhension d'« Hésitation », mais c'est indiscutablement intéressant (lire à ce propos ce que je dis au début de ma critique). Et donc, je le recommande tout de même, ne serait-ce que pour le - trop court - bon moment qu'il vous fera passer. Je lui donnerai bien 4 étoiles et demi, mais comme cela n'est pas possible, et que la série « Twilight » est tout de même géniale, alors ce sera un cinq, allez...


La trilogie berlinoise (cc)
La trilogie berlinoise (cc)
par Philip Kerr
Edition : Poche
Prix : EUR 9,60

26 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du thriller de haute qualité sur fond d'Allemagne Nazi d'avant guerre., 30 juin 2010
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Ca fait un petit bout de temps que je n'ai pas lu une suite de mystères aussi prenante et aussi intense que cette « Trilogie Berlinoise » de Philip Kerr. Son style rappelle celui de Raymond Chandler dès les premières pages, peu être en un peu plus vivant et riche en détail, ce qui est plutôt un compliment. Mais le héros de Raymond Chandler, Philip Marlowe, n'avait pas à craindre d'aller finir ses jours dans un camp de concentration, ce qui dans « La Trilogie Berlinoise » ajoute pas mal de piment au suspense. Philipp Kerr crée des morts sur un fond authentique de ce qu'était la vie quotidienne en Allemagne Nazi juste avant le début de la Seconde Guerre Mondiale.

Comme il se doit dans toutes les bonnes fictions historiques, les noms connus y apparaissent comme des personnages de second plan ou de fond venant donner du réalisme au décor, et cela concerne ici Hermann Goering et Reynhard heydrich. L'apparition de ces deux derniers donne du poids au récit, sans que l'auteur n'en abuse. J'augure que Les fans du superbe « L'Aliéniste », par Caleb Carr, en particulier, adoreront « La Trilogie berlinoise », de même que tous ceux qui s'intéressent au sujet de l'Allemagne Nazi.
Avec le très sophistiqué « Grandoria », par Dominique Raymond Poirier, présentant un climat presque similaire dans un pays d'Europe de l'ouest « fictif » de nos jours, et « Danse Macabre », par Kate Sedley (que j'ai lu en Anglais, celui-ci), « La Trilogie Berlinoise » amène le thriller sur fond historique et/ou politique a un haut niveau de qualité. A titre d'exemple, si comme moi vous tentez de consulter une carte des rues de Berlin avant la seconde Guerre Mondiale, vous remarquerez alors que les noms de rues et les descriptions de celles-ci dans « La Trilogie Berlinoise » sont... exactes !

Je lui donne donc 5 étoiles sans aucune hésitation, à défaut de pouvoir en ajouter une de plus pour le travail de recherche historique qu'a accompli l'auteur pour planter son décor.


Skin
Skin
par Mo HAYDER
Edition : Poche
Prix : EUR 7,70

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Plus Macabre... tu meurs., 30 juin 2010
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Mo Hayder nous épate une nouvelle fois avec ce dernier thriller, usant de protagonistes familiers, l'enquêteur Jack Caffrey de l'unité criminelle de Bristol, et la plongeuse de l'unité sous marine, le sergent Flea Marley. Les deux s'étaient déjà rencontrés pour faire équipe durant une précédente enquête qui nous a familiarisés avec le Tokoloshe et d'anciens rituels africains connu sous le nom de « muti ».

Tandis que Caffrey demeure sceptique à propos de l'idée de meurtres rituels dans la dernière affaire et soupçonne quelque chose à propos d'une succession de disparitions de femmes dans la région, Flea explore les fonds d'Elf Grotto, un réseau de carrières souterraines inondées située à l'extérieur de la ville, à la recherche du corps de l'épouse disparue d'une célébrité qui s'était échappée d'un centre de désintoxication. Celle-ci découvre un animal domestique mutilé à la place.

La complicité entre Caffrey et Marley est plus forte dans ce dernier roman, ce bien que chacun mène son enquête à sa manière et en fonction de sa spécialité. Le tout démarre sur quelques fausses pistes faites de suicides apparents et quelques problèmes de famille qui font tourner Marley en rond.
Pour corser un peu à l'intrigue, l'auteur y ajoute un personnage particulièrement inquiétant, un chirurgien obsédé par une collection d'échantillons de peau ayant appartenues à quelques unes de ses patientes (le titre de ce livre est « Skin », et skin veut dire peau, notez...). Quoique les connexions entre ce dernier personnage semblent plutôt minces, l'évolution de l'enquête amène vers une maison isolée appartenant justement à ce chirurgien. Cela posera à Caffrey un difficile problème d'éthique. Et parlant d'éthique, justement, Marley en rencontre d'autres, aux prises avec une situation plutôt compliquée, ainsi qu'un désagréable contretemps concernant son frère qui l'avait déjà placée dans l'embarras lors une histoire précédente.

L'auteur n'hésite pas à s'attarder sur des détails de ce que sont les individus bien dépravés et la méthodologie des tueurs en série. On peut d'ailleurs dire qu'il a du génie pour narrer d'aussi macabres matières.
Skin est thriller typique des genre et savoir-faire de Mo Hayder, une astucieuse juxtaposition d'investigations policières ordinaires, des réalités de salles d'autopsie, et de l'infinie variété des mobiles des tueurs en série : c'est macabre, macabre et encore macabre... et tout à l'opposée des incroyablement subtiles, propres et invisibles méthodes d'assassinat du tueur pervers narcissique de « Grandoria », un autre magistral thriller, monumental et plus intello celui-ci, de cet été (que l'on ne peut bizarrement acheter que sur Amazon.com, bien qu'écrit en français). Sur la base d'égales proportions de mystère et de gore, le banal prend une dimension toute particulière lorsque qu'un esprit tordu en est une partie - et il y a toujours un esprit tordu qui rode quelque part dans les romans de Mo Hayder. Tel un chasseur de vampires, Hayder est un familier des aspects les plus sombres et les plus pervers chez l'être humain, un spécialiste du macabre, et c'est probablement ce qui lui vaut d'avoir autant de fans.

Si la thématique que j'ai décrite dans ce commentaire vous attire, vous ne courrez aucun risque d'être déçu en achetant ce thriller.


L'ombre de ton sourire
L'ombre de ton sourire
par Mary Higgins Clark
Edition : Broché
Prix : EUR 22,80

3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mary Higgins Clark ne nous déçoit décidément jamais., 29 juin 2010
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« L'Ombre de ton Sourire », dernier thriller de Mary Higgins Clark est vraiment très proche du précédent, à presque tous les égards. Mais autant vous le dire tout de suite, j'ai adoré ; bien plus que le précédent, justement. Dans ce dernier roman, Mary Higgins Clark aborde sous un angle intéressant le sujet du conflit naturel qui existe entre la foi et la science.

Le Docteur Monica Farrell, un pédiatre réputé de New York, ignore que celle qui donna vie à son père fut une femme qui fit plus tard vaeux de chasteté, et qu'elle est aujourd'hui considéré pour une canonisation. En effet, des guérisons miracles ont été attribuées à Saeur Catherine, sa grand-mère, dont une concernant un cas de cancer du cerveau en phase terminale. Le Docteur Monica Farrell n'est plus une catholique pratiquante, et se considère elle-même avant tout comme une scientifique. Pour elle, les miracles ne sont rien d'autre que des faits troublants auxquels la science apportera des réponses un jour.

L'homme qui fut à l'origine de l'enfant de Saeur Catherine était un inventeur dont les brevets rapportèrent des sommes astronomiques qu'il avait légué au gré de sa fantaisie, puisqu'il ignorait ce qu'était devenu l'enfant que Saeur Catherine avait porté en secret. Les héritiers de cette fortune par défaut son deux frères dont l'avidité et les pratiques mercantiles franchement malhonnêtes ont mené ceux-ci vers la nécessité de multiple assassinats pour ne pas que le petit château branlant de leurs entreprise s'effondre. Après la mort dans des circonstances suspectes d'un proche ami du Docteur Monica Farrell, lequel tentait justement de l'aider à retrouver ses ancêtres paternels, cette dernière doit être la prochaine victime.

Comme dans tous les autres romans de Mary Higgins Clark, on ne trouve dans « L'Ombre de ton Sourire » aucun juron, aucune description explicite de scène de sexe ni de violence sanguinaire et barbare, tout cela alors qu'il y a tout de même quelques cadavres. C'est là la preuve qu'il est possible d'écrire de bon thriller sans être absolument obligé de heurter tous les sens. Les personnages féminins, de 18 à 88 ans, sont tous bon chic bon genre, s'habille sans ne jamais céder à la provocation, ne boivent d'impressionnantes quantité de thé (bon, il parait que le thé devient branché, en France), et sont issues de familles catholiques conservatrices très unies et sans aucun problème. A vrai dire, les protagonistes masculins sont un peu comme ça, eux aussi. Seulement on dirait que Mary Higgins Clark cesse d'être bon chic bon genre, dés qu'il y a du complot tordu dans l'air. Dans « L'Ombre de ton Sourire », le complot prend des formes aussi ingénieuses qu'elles sont vicieuses, et le style alerte dépourvu de fioritures inutiles m'a aidé à le lire jusque bien après une heure décente. Avec d'autres nouvelles pièces de maître du genre thriller qu'il m'a été donné de lire de cet été, telles que « Piège de Neige », par Lisa Jackson, « L'Enfant Perdu », par John Hart, et le très dense et intellectuel « Grandoria », par Dominique Raymond Poirier, « L'Ombre de ton Sourire » est l'un des meilleurs romans que j'ai lu cet année.

Ça vaut bien 5 étoiles.


INTIME RESSEMBLANCE
INTIME RESSEMBLANCE
par Lisa Scottoline
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cauchemar de mère., 29 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : INTIME RESSEMBLANCE (Broché)
Ce seizième roman de Lisa Scottoline est vraiment très différent des précédents. Premièrement, « Intime Ressemblance » marque le changement d'éditeur de cet auteur, version féminine de John Grisham, si je puis dire. Ensuite, il ne s'agit pas d'un thriller ordinaire relevant exclusivement du domaine de l'homicide, mais plutôt de matières légales plus complexes. Enfin, il n'y a ni juge ni avocat parmi les protagonistes « d'Intime Ressemblance ».
Ayant déjà lu quelques romans de Lisa Scottoline, avant celui-ci, je m'était attendu aux frissons, angoisses et suspense auxquels celle-ci m'avait habitué. Je n'aurais jamais pu m'imaginer que cette écrivaine fut capable d'écrire une chose aussi chargée émotionnellement. Je dirai donc que Lisa Scottoline tente avec ce roman une invasion du genre de la fiction populaire s'articulant autour d'une unique question de loi et de morale à propos desquelles on ne peut jamais vraiment trouver de réponse à la fois tranchée et satisfaisante pour tous.

Ellen Gleeson est une journaliste reporter travaillant pour un quotidien qui semble bien être sur le point de la mettre à la porte. Elle est également la mère adoptive et attentionnée de Will, un jeune garçon. Le monde se dérobe sous ses pieds lorsqu'en rentrant chez elle, elle trouve un avis de recherche dans sa boite aux lettres : le petit garçon disparu dont la photo figure sur cet avis ressemble furieusement à Will... La journaliste d'investigation qui est en Ellen Gleeson se réveille alors. D'un autre côté, la mère attentionnée qui est en elle lui dicte de ne pas tenter d'ouvrir la boîte de Pandore.
Le journaliste reporter gagne cette bataille, et Ellen entre en relation avec Carol Braverman, mère du petit Thimothy Braverman pour lequel un avis de recherche a été lancé. Ce qui suit alors est une histoire émotionnellement très dense, et tout à la fois le récit prenant et plein de suspense de deux femmes et de leurs droits sur un enfant.

"Intime ressemblance" est selon moi un grand roman dont je ne connais pas d'équivalent. C'est provocateur, dérangeant, et, encore, plein de suspense. Avec « L'Enfant Perdu », par John Hart, et dans des genres de thriller différents, « Piège de Neige », par Lisa Jackson, et « Grandoria », par Dominique Raymond Poirier, « Intime Ressemblance » est l'un des meilleurs thriller de cet été qu'il me fut donné de lire, à mon avis.


La maison du mystère
La maison du mystère
par Nora Roberts
Edition : Poche

16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Meurtre, mystère, intrigue et romance., 29 juin 2010
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"La Maison du Mystère" est l'un des premiers essais de Nora Roberts vers le thème du mystère, et c'est une réussite ! Le récit m'a tenu en haleine dès la première page, ce qui est une performance rare, jusqu'à la dernière page. Enfin, il faut tout de même dire que l'on se sent un peu déprimé lorsqu'on arrive à la dernière, car dans mon cas j'aurais bien voulu que l'histoire ne s'arrête pas là. Comme beaucoup, j'ai dû m'habituer aux pavés de 500 pages et plus.

La célèbre compositeur de chansons Maggie Fitzgerald achète une maison inoccupée dans une minuscule ville de l'Etat du Maryland, afin de prendre autant de distance que possible avec les journalistes et les enquiquineurs. L'époux de Maggie est décédé dans de mystérieuses circonstances juste avant qu'elle n'achète cette maison, et elle ne supporte plus d'être un centre d'attention pour les media. Elle était simplement fatiguée.
La maison que Maggie vient d'acheter est restée inoccupée des années durant, et la remettre en état s'avère être une entreprise plus importante qu'elle ne se l'était initialement figurée. Elle fait appel à une petite entreprise locale de paysagisme, et fait connaissance avec le patron de celle-ci, Cliff Delaney, un homme dont il apparait très vite qu'il a plus de secrets que la maison qu'elle vient d'acheter.

C'est à peu près à ce moment là que le mystère commence.

Tandis que la petite entreprise de paysagisme travaille dans le jardin de la maison, un employé de celle-ci tombe sur un cadavre enterré à même la terre. On identifie très vite les restes de ce cadavre : il s'agit du précédent propriétaire de la maison que tout le monde croyait disparu, et non pas assassiné et enterré dans le jardin de sa propre demeure.

S'il ne s'agissait que de ça, l'histoire serait un peu simple et assez facile à anticiper, et on ne tarderait pas à se douter de qui est l'assassin. Mais c'est Nora Roberts qui en est l'auteur, et non Stephen King : "La Maison du Mystère" est donc également un récit d'intrigue et de romance, sachez-le. C'est bel et bien agréable à lire, mais si vous êtes à la recherche d'action et de mystère autour de la recherche d'un terrible tueur exclusivement, alors ce livre n'est pas pour vous. Si, au contraire, vous étiez en train de chercher un récit fait d'un petit peu de tout sur la base de ce que je viens d'évoquer, alors commandez celui-ci, car il a été écrit par une des meilleures spécialistes du genre. Avec, dans des genres légèrement différent et parfois franchement éloignés, des nouveautés de cet été telles que « L'Enfant Perdu », « Danse Macabre », et « Grandoria », La Maison du Mystère est l'un des meilleurs que j'ai lu. Un bon moment de détente en perspective.


Le Meilleur des mondes
Le Meilleur des mondes
par Aldous Huxley
Edition : Poche
Prix : EUR 4,70

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Terrifiante prédiction satirique de ce que nous sommes en train de devenir., 29 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Meilleur des mondes (Poche)
Avons-nous réellement dépassé le stade de la menace du cauchemar totalitaire tel que George Orwell nous en avait avertis en en nous montrant les effets dans « 1984 » ? Peut-être, mais ce monde totalitaire pourrait prendre une autre forme, laquelle serait, selon Aldous Huxley cette fois, une évolution de ce que, collectivement, nous recherchons tant : un état de bien être social et psychologique. Aldous Huxley avait écrit « Le Meilleur des Mondes » environ une quinzaine d'années avant que « 1984 » ne paraisse, et pourtant il est peut être plus effrayant encore que ce dernier. Quoiqu'il en soit, il nous faut tout de même bien admettre, que notre société moderne ressemble de plus en plus à ces effrayantes visions.

Représentez-vous cette description ironique d'une populace dopée aux antidépresseurs, isolée et divertie par de futiles préoccupations ne réclamant jamais aucune intelligence, que dans "Le Meilleur des Mondes" nous ne pouvons que comparer aux loisirs choisis pour nous et à la consultation d'Internet à la recherche de sites pornographiques et de rencontres sans lendemains. Dans ce monde d'Aldous Huxley, ce monde meilleur que tous les autres, nous oublierions totalement tout ce qui ne nous concerne pas personnellement, et serions tout à fait inconscients du degré auquel nous somme socialement, économiquement, et politiquement influencés. Ça a un air de déjà vu, n'est-ce pas ?

Gardez à l'esprit, nous dit Aldous Huxley, que la force brute n'est pas la seule méthode dont l'oligarchie fait usage pour influencer, organiser, et finalement contrôler nos libertés de pensée et d'action si durement gagnées ; cela peut tout aussi bien être obtenu par trop d'indulgence et par les promulgation et fertilisation délibérées de l'apathie engendrée par la focalisation de nos esprits sur des sujets futiles et créés de toutes pièces pour la circonstance.
Aldous Huxley dit lui-même, en 1960, presque trente années après la publication du « Meilleur des Mondes » et dans sa préface de sa version revue de ce livre, combien il est alarmé de voir la rapidité avec laquelle ce genre d'évolutions qu'il avait imaginé pourrait se matérialiser en seulement une centaine d'année, avec l'apparition de l'internationalisme et des grandes entreprises multinationales non-officiellement contrôlées par des Etats aux visées collectivistes oligarchiques, déjà en train d'apparaître et de contrôler de plus en plus de nos existences sociales, économiques et politiques. Par exemple, que savons-nous de notre monde, au-delà de ce que nous en entendons et en voyons à la télévision ? Les media électroniques ne sont-ils pas déjà dirigés et contrôlés par de tels Etats agissant sous couvert de société privées multinationales ?

Voila déjà de quoi nous sentir un peu mal à l'aise, non ?

Pourtant, tout le monde vous dira avec toute l'insistance requise que des livres tels que « Le Meilleur des Mondes », « 1984 », « Fahrenheit 451 », et tout dernièrement « Grandoria », ne sont rien d'autre que fantaisies relevant exclusivement du domaine de la littérature fantastique, qu'il ne s'agit que de satyres ou de fables, que l'auteur ne parlait pas vraiment sérieusement. Ne s'agit-il pas que romans, en effet.

Vous voulez en savoir plus ? Alors lisez « Le Meilleur des Mondes » ; mais lisez-le lentement et attentivement, prenez des notes, même, identifiez et comptez toutes les similarités que vous trouverez entre les fantaisies de l'auteur et notre monde actuel. Après quoi, tentez de déterminer à quelle distance notre monde se trouve du « Meilleur des Mondes », et quel chemin il nous reste encore à parcourir pour y être totalement. Les plus jeunes d'entre nous apprécient et en arrivent même à sincèrement aimer, eux, comment sont conditionnés et connectés les infortunés héros de « Matrix », et pourtant combien d'entre eux, parmi les moins chanceux, réalisent combien le monde dans lequel ils vivent y ressemble. Oui, on leur apprend bien, même si c'est évidemment de la faute à personne, à occuper une place précise dans notre société contemporaine, sans grand espoir de changement pour un mieux, et à répéter ce que les media leur enseignent, et à devenir des clones dépourvus d'individualité et d'amour propre, répétant tous la même chose, ayant tous les mêmes goût, les mêmes opinions, les mêmes envies, les mêmes vêtements de la même couleur, le même refus d'eux-mêmes pour adhérer le mieux possible au même modèle de pensée unique et collectiviste au sein de laquelle le bonheur est tenu pour suspect.

Bienvenue dans notre cauchemar, donc. Mais prenez garde... Ça ressemble à ce que d'aucuns nomment "le Nirvana", et c'est bien "Le Meilleur des Mondes".


Piège de neige
Piège de neige
par Lisa Jackson
Edition : Poche

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un excellent thriller monté dans un cadre angoissant à souhait., 28 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Piège de neige (Poche)
Durant le pire des hiver qui ait jamais frappé le petit village de Pinewood, dans l'Etat du Montana, les enquêteurs Regan Pescoli et Selena Alvarez sont à la recherche d'un tueurs en série. Voici le thème de Piège de Neige, second thriller de cette série de Lisa Jackson.

Le tueur en série a savamment tissé sa toile dans les anciennes mines d'argent de Grizzly Falls. Celui-ci choisit une femme pour proie sur la base des initiales du nom de cette dernière, et elle doit voyager seule en voiture. La plupart du temps, le tueur s'embusque non loin de la route pour tirer un coup de carabine de chasse dans l'un des pneus du véhicule, causant ainsi une sortie de route de celui-ci. Puis il monte à bord de son propre véhicule, prend la route, stop à la hauteur du lieu de l'accident, et là, offre son assistance à la victime de l'accident.

Mieux vaut éviter les accidents dans cet endroit désolé où les antennes relais de téléphones portables sont trop éloignées pour autoriser un coup de fil. C'est pourquoi le tueur en série prend la femme en charge et l'emmène jusque chez lui, « le temps que quelqu'un puisse venir réparer la voiture ou la prendre en remorque ». La maison du tueur n'est pas très loin du lieu de l'accident, justement.

Lorsque le tueur décide que sa victime est suffisamment remise sur pied pour mourir, il l'emmène dans la forêt des Montagnes de Bitterrot, la met entièrement nue, et la ligote contre un arbre, place une note au dessus de sa tête sur laquelle figure ses initiales (celles du nom de la vctime), et la laisse simplement ainsi pour qu'elle y meure de froid.
Pour les enquêteurs Regan et Selena une telle affaire apporte plus de questions que de réponses. Pourquoi le tueur semble-t-il choisir ses victimes en fonction de ses initiales, manifestement ? Pourquoi ces dernières se rendent-elles seules en voiture jusqu'ici, sur une petite route d'un endroit aussi perdu ? Ces initiales ont-elles un sens particulier pour le tueur, et doit on sérieusement les considérer comme un indice intéressant susceptible de permettre de savoir qui il est ?
Lorsque Regan disparait elle-même soudainement, Selena craint qu'elle soit devenue l'une des victimes du tueur, elle aussi. Car on a bien retrouvé sa voiture légèrement accidentée, dans un fossé bordant la petite route désolée, et avec un trou causé par une balle de fusil dans le pneu...
Mais l'affaire se complique à ce moment là, justement. Un homme riche arrive dans la région en milieu de ce terrible hiver, pour se rendre à une résidence secondaire qu'il y possède, et là le tueur l'assassine d'un unique coup de fusil de chasse en pleine poitrine.
Comment le Bureau du Sheriff peut-il lier les meurtres de toutes ces femmes, abandonnées nues à la mort par le froid, attachées nues à des arbres de la forêt, à cet autre genre d'homicide plus « commun » ? Car il est évident que le tueur en série ne se sert justement pas d'un fusil de chasse, pour faire éclater les pneus des voitures de ses victimes, mais d'une carabine de chasse tirant des balles.
« Piège de Neige » est le récit d'un effrayant mystère. La désolation du décor, et un hiver particulièrement rigoureux, ajoutent d`autant plus, vous l'imaginez bien, à l'atmosphère angoissante et au suspense. Les motifs du tueur entretiennent l'énigme, à souhait il faut bien le dire. Et puis les raison pour lesquelles il s'en est pris à Regan, en la faisant disparaître, elles aussi, ajoutent encore un peu à la perplexité de Selena : il n'avait l'habitude de choisir que des victimes plutôt désarmées, jusque là. Pourquoi s'en prendre à Regan, une enquêtrice expérimentée qui ne se serait sans aucun doute pas laissé prendre facilement ; et qui est armée de surcroit ?

Le seul défaut majeur de ce récit, c'est sa longueur. Regan et Selena ont tout pour séduire. On les imagine bien tels que l'auteur veut les décrire, et on se prend très vite de sympathie pour eux. Il y a cependant d'autres personnages, et aussi quelques anecdotes, venant inutilement se greffer sur l'histoire, sans ne rien lui apporter d'autre que du texte en plus, et dont l'auteur aurait pu se débarrasser sans que cela ne nuise aucunement à cet excellent thriller - cela lui aurait même permis de mieux maintenir le lecteur en haleine.

Avec « L'Enfant Perdu », de John Hart, « L'Epouvantail », de Michael Connelly, et « Grandoria », de Dominique Raymond Poirier, « Piège de Neige » est à mon sens l'un des meilleurs thriller de cet été qu'il ma été donné de lire (dans sa version originale en langue anglaise, dans ce cas).

Il mérite bien cinq étoiles.


La lame du boucher
La lame du boucher
par James Patterson
Edition : Broché
Prix : EUR 20,50

5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Peut mieux faire, pour un auteur poids-lourd., 28 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La lame du boucher (Broché)
James Patterson est un célèbre auteur de succès aux Etats-Unis, mais "La Lame du Boucher" n'est cependant pas le meilleur de sa production, de mon point de vue. Je n'ai pas commencé la série des Alex Cross par le premier, et je m'y suis même mis sur le tard avec cet opus, mais je jetterai tout de même un coup d'aeil aux autres. Cependant, que vous soyez un fan de la première heure ou que "La Lame du Boucher" soit votre premier roman écrit par cet auteur, celui-ci ne vous laissera pas indifférent.

"La Lame du Boucher" est écrit dans un style alerte, et dépourvu de remplissage inutile pour faire des pages en plus, et il est décemment ficelé. L'attention du lecteur est fermement maintenue jusqu'à la dernière page. Maintenant, je trouve utile de vous prévenir à propos d'une ou deux petites choses. Quoique les descriptions de scènes de violence puissent paraître un petit peu trop "graphiques" pour quelques-uns, ce soucis du détail n'est pas gratuit, puisqu'il nous renseigne tout de même sur ce qu'il y a dans la tête du tueur, et constitue donc une part importante et nécessaire au récit. Ceux qui sont déjà des familiers de cet auteur ne seront pas surpris par les détails finement ciselés, si je puis dire, des très brutales scènes de viol et de mutilations (amateur du genre gore, vous voila servis...). Bon, on dirait parfois qu'il y a une sorte de compétition entre les auteurs Patterson, Grisham et Sanford, pour nous présenter les méchants les plus sadiques qui soient, mais il est vrai que ça a l'air de bien se vendre.

Le héros, Alex Cross, a décidé de mettre un terme à sa carrière pour se consacrer à son rôle de père. Seulement voilà (ben oui, hein... sinon... ?) cette initiative est abruptement interrompue lorsque John Sampson, son ami enquêteur de la police de Washington, lui demande de lui prêter main forte pour capturer Michael Sullivan, l'un des pires violeurs récidivistes - doublé d'un tueur - que l'on n'ait jamais vu depuis longtemps.
Usant d'une stratégie de guerre des nerfs avec ses proies, Sullivan en vient cependant à un moment à suggérer à celles-ci une impression de fausse sécurité. Lorsqu'il en a fini avec elles pour ce qui concerne cette phase préliminaire, il leur montre alors des photographies de quelques unes de ses victimes ainsi qu'un scalpel : la fin n'est alors plus très loin.
Durant cette enquête, Cross établi rapidement un lien entre le meurtre de sa femme, abattue par un mystérieux tireur avant de mourir dans ses bras, il y a treize ans, et Sullivan. Bon, là, c'est vrai que c'est un peu gros comme hasard.
Tandis que l'enquête fait se rapprocher Cross de plus en plus près du tueur, il pénètre de plus en plus l'esprit dérangé de ce dernier à chacun des chapitres, et en apprend de plus en plus sur ses méthodes repoussantes. Du coup, il en vient à se demander à un moment si la capture de celui-ci lui apportera le soulagement qu'il en avait attendu durant toutes ces dernières années.

En conclusion, tout cela est un peu trop prévisible à mon goût, je dois vous le dire, et après avoir lu "L'Epouvantail", par Michael Connelly, et l'énorme thriller de Dominique Raymond Poirier, "Grandoria" (dans un genre radicalement différent, je l'admets), "La Lame du Boucher" me paraît un peu émoussée. Je donne donc trois étoiles et demie à ce roman.


L'épouvantail
L'épouvantail
par Michael Connelly
Edition : Broché

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4.0 étoiles sur 5 Début génial, mais fin un peu décevante., 28 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'épouvantail (Broché)
On peut dire sans prendre de grands risques que Michael Connelly est l'un des meilleurs auteurs de polars, et L'Epouvantail ne ternit aucunement cette réputation. Cependant, la fin de ce livre n'égale malheureusement pas son début bien enlevé et prometteur. Non pas que la fin soit baclée ou mauvaise, mais plutôt que celle-ci manque d'une originalité qui la fait percevoir comme un peu trop, disons, « ordinaire » dans ce genre.

La première moitié de « L'Epouvantail » est exceptionnellement bien faite. Connelly nous y offre une très réaliste perception de ce qui se passe en coulisse dans le milieu du journalisme des grands quotidiens, et des effets dévastateurs de l'Internet et des news télévisées en boucle 24/24 pour la presse papier. J'ai plutôt apprécié de voir que notre héro, le reporter Jack McEvoy, se lance sur une affaire pour des raisons qui ne sont pas entièrement nobles. Lorsque la grand-mère du membre d'un gang condamné pour meurtre se débat pour démontrer que son petit fils est innocent, Jack monte sur l'affaire ; pas dans l'espoir de prouver que le jeune homme est innocent, mais en fait pour parvenir à s'introduire dans l'intimité de la famille afin d'y dresser un profil psychologique d'un jeune tueur. Bien entendu, il trouve alors des indices démontrant que cette affaire va dans une toute direction que celle de la version admise.

La grande force qui caractérise les romans de Connelly, c'est la profondeur de son style, si je puis m'exprimer ainsi. Par exemple : le tueur projette d'assassiner quelqu'un (sans vouloir trop en révéler), et Connelly le fait sérieusement réfléchir aux possibles failles de son plan, comme par exemple comment il va pouvoir porter son arme sans ne prendre aucun risque. Des auteurs moins sérieux se débarrasseraient de ce genre de problèmes en disant que les lecteurs n'y attacheront aucune importance, puisqu'il s'agit d'une fiction, et passeront ainsi sur les invraisemblances (désespérément nombreuses dans l'immense majorité des séries tv du genre).
Mais Connelly, lui, se casse la tête avec le plus grand sérieux pour trouver des solutions vraies, de manière à ce que le plan du tueur soit aussi réaliste que possible (merci de ne pas prendre vos lecteurs pour de gentils imbéciles, Monsieur Connelly ! C'est tellement rare...).
J'apprécie également le fait que le partenaire de McEvoy, l'agent du FBI, Rachel Walling, ne soit pas juste là juste pour jouer le rôle de l'incontournable jolie femme flic. Le team effectue de réelles et sérieuses investigations, fait de vraisemblables découvertes, et résous des problèmes sans tirer ceux-ci par les cheveux. Les criminels ne sont pas des brutes épaisses chaussées de gros sabots non plus, et cela amène un peux d'air frais dans le genre du polar, et pousse ainsi le lecteur à réfléchir.
Malheureusement, passé cet exceptionnel début, on commence peu à peu à avoir l'impression que Connelly s'en est remis au mode « pilotage automatique », et du coup la deuxième partie se conforme à la lettre au modèle standard du tueur en série. Connelly utilise alors l'un des schémas classiques du polar : le héros réalise, par exemple, quelle est la vérité au moment où il entend, voit ou dit quelque chose apparemment sans rapport avec l'affaire, mais qui déclenche un processus de réflexion permettant d'intervenir aussi près que possible de la toute dernière et fatidique minute (Bon sang... Mais c'est bien sûr !).

L'autre désagrément que j'ai rencontré avec la fin de L'Epouvantail concerne le comportement du tueur, lorsque ce dernier réalise que Jack et Rachel sont sur ses pas. Lui qui avait pourtant été si froid et si calculateur jusque là, tout le long du récit, se met tout à coup à perdre les pédales lorsqu'il est confronté aux preuves bien minces qu'exhibe Jack devant son nez.

Bon, maintenant, est ce que ça vaut le coup de lire L'Epouvantail, allez-vous me demander ?
Et bien figurez-vous que oui, définitivement. Même si la fin déçoit un peu par rapport à un début magnifiquement ficelé, cette dernière est assez consistante, longue et plaisante pour relever l'ensemble et lui faire mériter, disons... allez, 4 étoiles.
Avec le « Grandoria », sorti à peu près à la même époque et dans un genre différent et plus intellectuel, voilà les deux meilleurs thrillers de cet été que j'ai pu trouver.
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