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L'attachement, un instinct oublié
L'attachement, un instinct oublié
par Yvane Wiart
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un aperçu trés riche de la théorie de l'attachement, 17 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'attachement, un instinct oublié (Broché)
Dans ce livre, Yvane Wiart nous offre un aperçu détaillé de la théorie de l’attachement initiée par John Bowlby.Elle nous permet de saisir toutes les subtilités de cette approche originale du développement de l’enfant.
Le débat avec la psychanalyse
Dans l’immédiat après guerre, John Bowlby dirige le service pédiatrique de la « Tavistock Clinic de Londres ». De par son histoire et sa formation il se montre très attentif aux liens entre les symptômes des enfants et les relations familiales perturbées qu’ils vivent. Dès ses débuts de psychanalyste, il se propose de traiter conjointement l’enfant et la mère afin de modifier la base de leur relation.
S’appuyant sur l’éthologie, il soutient auprès de ses collègues psychanalystes, qu’une des fonctions de l’attachement est de permettre au jeune enfant de se sentir en sécurité pour partir à la découverte de ce qui l’entoure. Les comportements d’agrippements et de suite (visuel, puis moteur), ainsi que les pleurs, le sourire, le babil sont des réactions innées du bébé pour assurer la proximité de la figure principale d’attachement et non pas le résultat d’un apprentissage. Cette vision sera rejetée car elle mettait en cause le principe freudien d’un enfant attaché à sa mère parce qu’elle l’alimente.
Mary Ainsworth et « la situation étrange »
Cette psychologue canadienne rencontre Bowlby en 1950 à Londres et s’intéresse aux effets, sur la personnalité de l’enfant, des séparations précoces. Elle va mener ses recherches sur les réactions à la séparation des bébés au moment du sevrage. Elle met en place son dispositif expérimental de « la situation étrange » pour essayer de mesurer les réactions du bébé au stress.
Après l’entrée du bébé et de sa mère, en compagnie d’une assistante de recherche, mère et bébé sont laissés seuls dans un environnement comportant de nombreux jouets. Cet environnement non familier reproduit un contexte alarmant, mais la présence de la mère doit rassurer l’enfant et lui permettre d’explorer et de jouer. Un élément insécurisant est apporté par l’entrée dans la pièce d’une personne inconnue, à la suite de quoi la mère quitte la pièce .Le plus souvent l’enfant s’alarme, commence à pleurer et à chercher sa mère. La mère revient, et l’étrangère s’en va et à ce moment là, la plupart des bébés se rapprochent de leur mère, mais rassurés par sa proximité se remettent à jouer.
Ce qui surprend Mary Ainsworth est ce qui se passe au retour de la mère. Certains bébés se montrent très en colère, ils pleurent et recherchent le contact avec leur mère mais ne se laissent pas câliner, ils s’agitent et parfois frappent leur mère. Un autre groupe d’enfants au contraire semble indifférent à son retour, même lorsqu’ils l’ont activement cherchée après son départ.
Ces deux groupes d’enfants avaient les mères les moins sensibles à leurs signaux, contrairement à ceux qui recherchent sans difficulté, la proximité, l’interaction et le réconfort après la séparation. A partir de ses observations, Mary Ainsworth distingue les bébés à l’attachement sécure qui pleurent peu et explorent volontiers leur environnement en présence de leur mère, les bébés à l’attachement « insécure anxieux », qui pleurent beaucoup, même dans les bras de leur mère et qui explorent peu et les bébés « insécures évitants » qui ne manifestent pas de comportements différenciés envers leur mère. Elle met alors en évidence les répercussions sur le développement de l’enfant, des modes de réponse de la mère à ses signaux.
L’attachement et les découvertes en neurobiologie
Yvane Wiart nous apporte l’éclairage des neurosciences pour valider les travaux de Bowlby. En insistant sur le rôle des émotions, elle indique combien la structure même du cerveau est modelée par les interactions avec autrui. Elle propose l’exemple du bébé qui a faim, pour qui une première association de neurones va se mobiliser et transmettre l’information en provenance du corps que l’homéostasie est rompue et qu’il faut la rééquilibrer par l’alimentation. Une deuxième association de neurones à l’origine du déclenchement des pleurs va être mobilisée pour attirer l’attention de quelqu’un susceptible de résoudre le problème.
Si la figure d’attachement arrive dans un temps raisonnable et nourrit l’enfant avec tendresse en prenant du plaisir dans la relation à son bébé, cette séquence sera codée par la dopamine. (neurotransmetteur qui entre en jeu lorsque la personne éprouve du plaisir).
Mais si la figure d’attachement remplit sa mission mécaniquement, avec irritation, le codage émotionnel sera marqué par la noradrénaline. (neurotransmetteur qui crée l’état d’alerte, augmente l’attention et la vigilance.)
Au stress de la faim et des pleurs, s’ajoute un autre stress, celui du contact relationnel qui lui indique un corps maternel tendu et peut-être aussi un visage et un regard irrités. Tous ces éléments vont, pour le bébé, être synonymes d’insécurité et de menace.
Si par ailleurs son cerveau enregistre que l’on vient régulièrement le nourrir même s’il ne pleure pas, son système cérébral va automatiquement privilégier la source de stress la moins grande et le bébé cessera de pleurer quand il a faim et mangera même s’il n’a pas faim pour s’adapter à la satisfaction des adultes et se préserver d’une interaction stressante.
Le cerveau enregistre deux informations très importantes, la première est que pour qu’on s’occupe de lui il vaut mieux ne pas réclamer et la seconde est que s’il réclame, ça ne va pas bien se passer pour lui. Il vaut mieux se taire et se débrouiller par ses propres moyens.
Enfin, un type d’information va disparaître en provenance du corps, celui signalant au cerveau qu’il a faim et qu’il doit être nourri car cette information ne sert plus à rien.
À partir de cette situation simple autour de l’alimentation, l’auteur montre bien comment le bébé va adapter le fonctionnement de son organisme en fonction du type de réponse qu’il va recevoir de son environnement. « Nourri » de cette expérience le bébé va s’en servir pour toute situation source potentielle de stress et va, dans certains cas être amené à contenir, voire annuler, toute information émotionnelle.

La théorie de l’attachement met bien en évidence les compétences d’empathie et de socialisation innées du très jeune enfant. Elle montre combien l’environnement de l’enfant est déterminant pour son développement.. Elle insiste sur l’impossibilité de choix de l’enfant face aux réponses apportées par sa figure principale d’attachement. Sa seule possibilité est de s’adapter à ce que lui apporte l’adulte qui est censé prendre soin de lui.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 25, 2015 12:45 PM MEST


Enquête aux archives Freud, des abus réels aux pseudo-fantasmes
Enquête aux archives Freud, des abus réels aux pseudo-fantasmes
par Jeffrey Masson
Edition : Broché

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UN OUVRAGE ESSENTIEL, 13 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enquête aux archives Freud, des abus réels aux pseudo-fantasmes (Broché)
En 1984, paraissait « Le réel escamoté » un livre de Jeffrey Masson, disponible en France à moins de 400 exemplaires, il est resté un ouvrage confidentiel et peu connu. Les éditions « L’instant présent » ont pris l’initiative de le rééditer dans une version actualisée, qui est enrichie de nombreux textes et annexes.

Le livre de Jeffrey Masson nous plonge dans la préhistoire de la psychanalyse et nous donne un aperçu des débats qui agitaient une communauté psychiatrique et psychanalytique balbutiante à cette fin du XIXème siècle.
Les questionnements, les difficultés rencontrées par Freud sont abordées au travers de la correspondance avec Wilhem Fliess. Dans ses premières découvertes, Freud s’est en effet trouvé très isolé et à l’écart d’une pensée médicale traditionnelle qui considérait les pathologies mentales comme exclusivement héréditaires.

En rendant publiques un certain nombre de lettres inédites de Freud, Jeffrey Masson s’intéresse tout particulièrement aux raisons qui ont conduit Freud à abandonner la « théorie du traumatisme » renommée « théorie de la séduction » pour lui substituer la théorie des pulsions et du complexe d’Œdipe. C’est le point capital de l’ouvrage sans doute le plus passionnant.

Jeffrey Masson nous fait aussi découvrir deux personnages incontournables de l'avènement de la psychanalyse, Emma Eckstein, une des premières patientes de Freud, « oubliée par l’histoire officielle de la psychanalyse » et Sandor Ferenczi psychanalyste très proche de Freud qui, à la fin de sa vie, va s’orienter dans « une direction bien alarmante aux yeux de Freud » nous dit l’auteur.
Ce livre s’appuie sur de nombreuses références précises et nous propose un point de vue très accessible. Conduit comme une véritable enquête il nous apporte un éclairage précieux sur l’histoire de la psychanalyse et nous permet de considérer certains de ses concepts clés avec un regard bien plus averti.

Jean Pierre Thielland
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 25, 2015 12:42 PM MEST


En cas d'amour : Psychopathologie de la vie amoureuse
En cas d'amour : Psychopathologie de la vie amoureuse
par Anne Dufourmantelle
Edition : Broché

13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Explorer la relation amoureuse, 28 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : En cas d'amour : Psychopathologie de la vie amoureuse (Broché)
Que faire? en cas d?amour ?
Au travers de huit récits de patients venus consulter une psychanalyste, Anne Dufourmantelle nous invite à explorer diverses figures de la rencontre amoureuse. Invariablement, chaque histoire tire un fil qui relie ces hommes et ces femmes à leur enfance. La psychanalyste leur propose de s?y arrêter et d?aller y voir de plus près.
Anne Dufourmantelle nous dépeint une analyste souvent surprise ou déconcertée et parfois même plongée dans le désarroi par ses patients(tes).
Il y a cette femme, qui lui demande « de la débarrasser de l?amour » et qui reste murée dans le silence. Emportée par l?émotion, la psychanalyste oublie le cadre et se jette dans la parole, comme un cri qu?elle adresse à sa patiente :
« ?Vous ne pourrez jamais vous débarrasser de l?amour?nous venons de là, du lien, nous naissons encordés comme des alpinistes attachés à un ventre, une âme,des tripes, une voix, nous venons du deux, nous mourrons seuls?c?est une certitude et pour naître il a fallu passer par un arrachement dont nous n?avons même pas idée. Si c?est de cet amour là dont vous parlez, il n?y a rien à faire, il est dans vos poumons, votre cerveau, dans le moindre de vos gestes? »
Il y a Elise qui ne peut donner la vie, qui ne peut, en confiance, la garder en elle neuf mois, comme engluée dans une inéluctable répétition.
A l?écoute de cette patiente, La psychanalyste entend sa propre voix d?enfant et va « parler autrement » à cette jeune femme. Elle lui raconte des histoires, des contes de l?enfance. Et Elise sort de sa torpeur, elle donne la parole à une petite fille autrefois terrorisée par les mots blessants, les coups, les déchirements de la maison d?enfance. En toute sécurité, elle peut« aller au devant du loup, devenir enfin un peu triste? et déposer là toute cette horreur et sa panique que l?enfant tant espéré soit soumis à la même violence... » Elise s?est libérée de cette « loyauté d?enfance qui fait jouer la comédie de l?amour et des sentiments et fait taire celui qui pleure au-dedans. » écrit Anne Dufourmantelle.

Plus loin, elle ajoute : ?« vous croyez réparer et là où vous mettez le plus d?énergie à ne pas répéter ce qu?ont fait vos parents, vous rentrez dans leurs traces sans vous en rendre compte, vous égalisez le sol et vous leur pardonnez en faisant comme eux? »

Au fil des pages, nous cheminons sur les terrains accidentés de la rencontre amoureuse. Il y est question de la répétition, du secret, de l?amour fusionnel, de la dispute, de la jalousie, de la rupture, de la trahison, de l?insomnie, de l?attente, de l?abandon? mais aussi des fées, des sorcières, du diable et des personnages mythiques. Anne Dufourmantelle est psychanalyste et philosophe, elle nous propose des éclairages empruntés à la pensée de Kierkegaard, Nietzsche, Deleuze ou Pascal. Son écriture a à voir avec la poésie, elle opère cette alchimie des mots qui a le pouvoir de donner corps à toutes ces fragilités déposées dans le cabinet de la psychanalyste. C?est un livre qui nous saisit au plus près de nos émotions, de nos doutes, de nos questionnements sur la vie.
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Ta vie sauvée enfin
Ta vie sauvée enfin
par Alice Miller
Edition : Broché
Prix : EUR 18,30

25 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une lecture pour sauver sa vie, 28 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ta vie sauvée enfin (Broché)
Les livres d?Alice Miller nous invitent à revisiter nos chemins d?enfance. Ils sont comme des passerelles qui nous relient à ce temps de l?enfance et nous aident à nous orienter dans nos parcours de vie qu?ils soient familiaux, professionnels ou sociaux. Alice Miller a fait ses études à Bâle où elle a obtenu son doctorat de philosophie. Elle a exercé la profession de psychanalyste à Zurich, puis l?a abandonnée pour se consacrer à ses recherches sur l?enfance. Auteur de nombreux livres , elle nous fait partager son cheminement et ses découvertes sur l'enfance, notamment les conséquences de la violence éducative. Pour Alice Miller, le recours aux châtiments corporels dans l'éducation des enfants conduit à la violence dans l'ensemble de la société.

Prendre au sérieux les blessures de l'enfance
Dans son nouveau livre, "Ta vie sauvée enfin", au travers d'interviews et de dialogues avec ses lecteurs, Alice Miller appelle à prendre au sérieux les blessures et les traumatismes de l'enfance pour comprendre la genèse de la violence.
De manière très claire, en s'appuyant sur des exemples concrets, elle démontre comment cette violence éducative ordinaire va produire des enfants malheureux et perturbés, des adolescents destructeurs et des adultes maltraitants.
Alice Miller décrit très précisément comment l?enfant totalement dépendant de ses parents ne peut remettre en cause leur comportement et se sent au contraire coupable des fessées ou des gifles qu?il reçoit. L?organisme encore inachevé du jeune enfant n'est pas en capacité de gérer le tumulte intérieur occasionné par les attaques qu'il subit. Ces émotions restent emmagasinées dans le corps et vont provoquer plus tard des troubles plus ou moins graves. Ainsi, l?enfant peut perdre toute empathie à l'égard de ses propres souffrances. Ses capacités de révolte et d'indignation sont refoulées, il n'accorde plus confiance en ses émotions ou ses ressentis.

Le témoin éclairé
Alice Miller aborde dans son livre une notion essentielle qui est celle du « témoin éclairé ». Elle désigne ainsi la personne qui va pouvoir intervenir auprès de l?enfant pour éviter la répétition de la violence. Ce peut être un frère ou une sœur, ou un enseignant. Le témoin éclairé " va faire confiance à l?enfant, ne va pas chercher à le manipuler sous prétexte de l'éduquer et va lui communiquer le sentiment qu'il n'est pas méchant" . Grâce à cette rencontre, l'enfant pourra reconnaître l'injustice subie et exprimer ses sentiments de colère, d'indignation ou de douleur à propos de ce qui lui est arrivé, il pourra enfin entendre que ses perceptions sont justes. Il ne reproduira pas la violence qu?il a subie.


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