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Contenu rédigé par Dale Cooper
Classement des meilleurs critiques: 95
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Commentaires écrits par
Dale Cooper (The one-eyed Jack)
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Strophes
Strophes

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Voiture-folle, 21 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strophes (CD)
Quatre ans après Quixote, Strophes enfonçait le clou esthétique du Sylvain Kassap Quartet qui, même avec un changement complet de ses membres (à l'exception du leader !), poursuivait l'aventure des chants d'outre-monde et des furies compulsives.
Les deux premiers morceaux sont plus qu'éloquents : les brumes de « Palindome(s) » (sous lesquelles percent la violence en attente), dissipées brutalement par le déferlement de « Palimpseste », une fiesta aussi brutale que réjouissante !

Autour de Kassap, donc, on ne trouve rien de moins que Christophe Marguet (batterie), Hélène Labarrière (contrebasse) et Jean-François Canapé (trompette, bugle) pour assurer la bonne marche de cette voiture folle.
Folie qui sait se relâcher (les rêveries de « Vers ») ou se transformer (le fantomatique « Molly Bloom »), pour mieux exploser à nouveau (voir l'incroyable « Portegne », ou le très ludique « Bancal »). Le seul standard de l'album (et ce n'est pas n'importe lequel - « Strange fruit ») est porté comme un étendard passionné et tortueux, condensé dramatique et point culminant du disque...
Difficile en tout cas de ne pas s'extasier devant une telle énergie créative ! La finesse de l'écriture et l'authentique lâcher-prise dans les parties improvisées, n'y sont sûrement pas pour rien.


Quixote
Quixote

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tableau-express, 21 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quixote (CD)
Quixote a été mis en boite en 1993 pour le label Evidence, hôte de choix des musiciens atypiques et généreux. Donc, rien d'étonnant au fait qu'on y retrouve les disques du clarinettiste Sylvain Kassap, très bien entouré ici par le trop rare Marc Buronfosse (contrebasse), Philippe Deschepper (guitare) et David Pouradier Duteil (batterie).

La cérémonie d'ouverture, magnifique « Hellene », resurgira un peu plus tard (sans pour autant apaiser les esprits) après une sérieuse dérive : le post-bop sauvage de « Chroma », le Messiaenesque « Dense fureur », et les éclats enflammés de « 12 Décembre ».
Un standard faussement égaré (« Send in the clowns », plein de tendresse), et une autre poignée de compositions originales achèvent de tisser un album d'une impeccable cohérence, plein de reliefs, qui continue de diffuser là une quiétude en faux-semblant, ici une rage affectueuse...

En somme, c'est un tableau-express qui jaillit en à peine quarante minutes, sans ménagement. Belle expérience, à laquelle on retourne sans tarder !
Avis aux amateurs, Quixote trouvera presque une forme de frère jumeau quatre ans plus tard avec Strophes, disque diabolique d'un autre quartet à forte parenté avec celui-ci.


The Fabulous Little Richard + It'S Real
The Fabulous Little Richard + It'S Real
Prix : EUR 12,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pile et face, 9 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Fabulous Little Richard + It'S Real (CD)
Little Richard est joliment célébré avec cette galette qui rassemble deux albums complets remontant à 1959 et 1961, et quelques bonus-tracks bienvenus : d'abord un premier florilège autour d'un groupe plutôt resserré (saxophone, guitare, piano, basse, batterie - sans oublier les choristes, ''The Stewart Sisters''), dont le titre sans ambiguïté et sans modestie -The Fabulous Little Richard- donne son nom à cette ré-édition du label Hoo-Doo.
Un label précieux qui met un soin tout particulier à remettre dans les bacs des disques de l'âge d'or du rock'n roll naissant ; avec un éventail qui brasse avec le même amour des stars (Chuck Berry, Fats Domino, Bo Diddley...), et d'illustres méconnus (Ray Sharpe, Thurston Harris, Esquerita, Professor Longhair). Et toujours des pochettes richement illustrées et documentées !

Après The Fabulous... et son répertoire axé en grande partie sur les compositions de Little Richard (notamment le déchirant « Lonesome and blue », et le blues vitaminé de « Early one morning »), le second opus offre un autre contexte de jeu, Richard étant accompagné du Quincy Jones Orchestra, à un stade de sa carrière qu'on peut qualifier de ''bis'', dans la mesure où il avait mis de côté sa précédente carrière pour se consacrer à sa foi.
It's Real déballe néanmoins onze perles de gospel (plus ou moins) mutant !
On frôle vite le délire sur « Joy, joy, joy », le second morceau qui, après le recueillement inaugural de « It's real », propulse l'album tantôt sur des accès de ferveur palpable (« Do you care », « In times like these », « He's my star »), tantôt vers une énergie vitale certaine (« Do Lord, remember me », ou le décapant « Ride on King Jesus »).

On déguste surtout dans le premier album, outre la cartouche de dynamite vocale de Little Richard, une exubérance et un soupçon d'ambiguïté sexuelle qui en inspirèrent plus d'un, à commencer par Prince - qui a largement revendiqué son influence fondatrice (et a également marché dans ses traces, d'une certaine manière, pour la conversion mystique abrupte !)


I Oughtta Give You A Shot In The Head For Making Me Live In This Dump
I Oughtta Give You A Shot In The Head For Making Me Live In This Dump
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Joli démarrage, 8 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Oughtta Give You A Shot In The Head For Making Me Live In This Dump (CD)
Avec Joe Henry aux manettes de production, on ne peut guère s'attendre à un massacre. Le prolifique insaisissable a encadré la majeure partie des chansons présentes sur ce premier album de Shivaree, et cela s'entend !
Un disque qui fit sensation au travers de l'année 2000, avec son single « Goodnight moon », précurseur des penchants ''vintage'' de la décennie à venir et qui, rétrospectivement, aurait été parfait dans The Big Lebowski des frères Coen...

Le trio créatif de Shivaree, est à vrai dire sur-incarné par Ambrosia Parsley - voix de braise qui vous colle à la peau comme un velours tiède. Duke McVinnie et Danny McGough sont les deux autres éléments déterminants de l'ensemble, qui s'augmente de quelques invités (notamment l'incontournable de la pedal-steel guitar, greg Leisz).
Le groupe a ensuite sorti deux autres disques qui valent largement la peine, avant de se fondre dans des productions récentes sous le seul nom de la chanteuse.

Certains mélanges novateurs à l'époque paraissent gentiment familiers aujourd'hui (voir l'assemblage de « Daring lousy guy », qui navigue entre pop-rock et bruitages intrus pour donner du relief à la chose ; ou « Arlington girl » -qui cela dit fait son petit effet- et son habillage en forme de parasites sonores multiples).
En tout cas, il y a de jolies choses à écouter : les canailleries indéchiffrables de « Oh, no », avec en toile de fond des guitares atmosphériques (une reprise de Tracy Thielen) ; la fausse ballade « I don't care » ; ou les derniers fragments qui s'étiolent joliment (« Idiot waltz », « Ash wednesday » et « Arrivederci »).


Subject To Live
Subject To Live
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Réjouissant !, 4 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Subject To Live (CD)
En complément d'une intense activité en trio pendant de nombreuses années, on a pu (re)découvrir le clarinettiste Denis Colin dans des collectifs plus copieux, d'abord avec Étude de Terrain (2000), puis Subject to change (album studio sorti en 2009), dont Subject to live est le prolongement tout naturel !
Captées sur différentes scènes lors de la tournée 2011, dix tranches de musique vivante sont finement agencées et dévoilent un bel aperçu de ce groupe à géométrie variable -du duo au nonet- dans lequel on retrouve Philippe Sellam (saxophone alto), Benjamin Moussay (claviers), Stéphane Kerecki (contrebasse), Thomas Grimmonprez ou Éric Echampard (batterie), Sylvaine Hélary (flute), Julien Omé (guitare), Antoine Berjeaut (trompette et bugle), Fabrice Theuillon (saxophones baryton et soprano).

Sonny Rollins (« Jungoso ») et Pete LaRoca (« Turkish women at the bath ») sont joyeusement réinventés et célébrés, en marge des compositions originales de Denis Colin.
Des pièces chaleureuses et bigarrées qui doivent autant au jazz qu'aux musiques traditionnelles (« Danse de chevet », ou « Par cheminement » - qui emporte tout sur son passage !), mais aussi des concassages diaboliques où règne une solide pincée de rock (« Hommes sans titres ») ou une science efficace du zapping (« Sonné, complètement sonné »)...
Après de tels éclats de liberté compulsive (« Waiting for the flight to Venus ») et d'effervescence en bande organisée (« Ouverture définitive »), on ne peut guère s'étonner de l'hommage à Malachi Favors, contrebassiste de l'Art Ensemble of Chicago, disparu en 2004 (« Chicago blues for Malachi », un adieu superbe et déchirant...)

D'un bout à l'autre, l'ensemble réuni par Denis Colin -sorte de cousin folklorique du Megaoctet d'Andy Emler- offre une musique constamment vibrante et généreuse, qui ne demande qu'à être dégustée !


The Paul Bley Quartet
The Paul Bley Quartet
Prix : EUR 10,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Orageux, 3 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Paul Bley Quartet (Téléchargement MP3)
Les noms des compositions sont éloquents à eux seuls - « Interplay », « Heat », « Four in one »...
En novembre 1987, deux ans après un premier disque également paru chez ECM (Fragments), le quartet complice Paul Bley récidivait et mettait en boite à Oslo cinq tranches de musique impérissable, à vif.

Les entrées successives des musiciens au début du premier morceau (le plus long de l'album - 20 minutes), offrent une belle mise en bouche avant une fresque hallucinante. Croisements et douces déchirures d’aigus entre le saxophone soprano de John Surman et la guitare de Bill Frisell, pulsation hors du temps de Paul Motian... Paul Bley s'était diablement bien entouré. Les expérimentations tous azimuts sur le son collectif, sont saisissantes.
Décidément très avisé, le pianiste a laissé le soin à chacun des trois complices d'amener une composition personnelle : « Heat » de Surman, qui est un brûlot-surprise, violence voilée et dévoilée par bouffées ; « After dark » de Frisell, un thème en forme de bombe à retardement, qui ouvre la porte à des chorus sombres et glacés ; et « One in four » de Motian (clin d’œil probable à Monk) qui cède la place à une miniature en piano solo (le final « Triste »), apaisement tardif et d'autant plus nécessaire !

Car à 90%, The Paul Bley Quartet est un album au climat lourd, presque plombant ; mais qui n'a pas pris une ride, et continue de diffuser une sacrée force expressive...


Rarities
Rarities
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ces raretés qui vous brassent..., 26 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rarities (CD)
Ces deux disques assez courts (une heure dix de musique en tout, qui aurait tenu sur une seule galette) dévoilent le grand brassage qui est à l’œuvre dans le cœur de la chanteuse Ane Brun.
Et la Norvégienne -parfaitement anglophone- conjugue folk intimiste et pop créative avec un talent étourdissant.

Dans ce florilège de raretés, mises en boite entre 2008 et 2013, on trouve des compositions originales non publiées auparavant (des faces B modernes, en somme) et pas mal de reprises dont la diversité des provenances est au moins un gage de curiosité : Beyoncé Knowles, Emmylou Harris, Depeche Mode, les Beatles (« From me to you », bijou éphémère), Björk, Leonard Cohen, Gillian Welch, Bob Dylan (« She belongs to me », magnifiquement modernisée).
L'entreprise aurait pu s'avérer hautement artificielle sans ces arrangements affûtés (« Joga », avec le Philharmonique de Stockholm, ou « Fly on the windscreen » - plaisamment anachronique), ce dépouillement où la sincérité éclate (« Tragedy », « Orphan girl ») et toujours, cette voix diaphane qui captive ; constamment juste, même au bord de la brisure dans les aigus.
Autre perle : un coup de folie et une ambiance salement canaille, dans le délirant « Crawfish » !

Disséminées ici ou là, les compositions inédites d'Ane Brun réjouiront ceux qui ont aimé l'un de ses albums plus réguliers : « Daring to love » (ambiance doucement hypnotique, et surprises mélodiques quand on ne les attend plus), « The opening » (un ensorcellement sournois, concocté avec le Flesh Quartet), « Virelvind » (un pilonnage réjouissant et communicatif), « Humming one of your songs 2013 » (quatre minutes de tristes délicatesses), ou encore « Petrified forest road » (derrière la bourrasque, un texte ambigu à décrypter...).


In My Room
In My Room
Prix : EUR 20,74

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Une coquille vide ?, 26 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : In My Room (CD)
Larry Goldings ouvre son disque solo avec une simplicité déconcertante. Il y aurait de quoi faire bondir Fred Hersch qui avait jugé, au moment de sa sortie, que The melody at night with you (de Keith Jarrett), offrait une musique presque désincarnée à force de minimalisme...
Après le morceau-titre, les tendresses de « Beautiful dreamer » (une reprise de Stephen Foster) enfoncent -tout doucement- le clou. Une pièce sans violence et sans volubilité, dont on apprécie surtout l'issue énigmatique.

Il faut attendre la composition old-school de Goldings (« Crawdaddy ») et la vieille cire « Take me out to the ball game », pour qu'un peu de peps' vienne donner du relief à la chose.
Au fil de ce panachage de compositions et de reprises, on trouve des réinventions de Joni Mitchell (« All I want », plutôt fidèle), d'Abdullah Ibrahim (« The wedding », plutôt sage) et des Beatles (« Here, there and everywhere », plutôt retenu).
Il y a aussi cette pièce impressionnante et presque anxiogène qui surgit sans crier gare (« Libre »), hélas légèrement gâchée par un énième « interlude » collé juste derrière !

Bref, un album qui se laisse écouter sans déplaisir, mais qui ne déclenche pas pour autant un coup de cœur, loin de là ! La faute peut-être à un effet ''catalogue'' (le disque totalise dix-huit morceaux en tout, relativement concis – le plus long atteint à peine cinq minutes), et à un excès de retenue et de modestie dans le ''jouage''...
Pour ceux qui souhaiteraient découvrir Larry Goldings dans un projet acoustique sur un répertoire mixte, mieux vaut se tourner vers l'album Awareness, bien plus ancien (1996), mais bien plus excitant !


Where Is Pannonica ?
Where Is Pannonica ?
Prix : EUR 19,14

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Faux-frères siamois, 21 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Where Is Pannonica ? (CD)
Enregistré au Canada en janvier 2008, Where is Pannonica ? est une copieuse friandise en forme de jeu de miroirs.
Qui mieux qu'un pianiste pour écrire de la musique destinée à deux pianos ?...
On ne s'attend jamais à un disque banal quand Benoit Delbecq est de la partie. Associé ici à un confrère complice -Andy Milne- il se jette dans un art du dédoublement qui produit des voisinages (sons ''académiques'' et ''neufs'' superposés dans « Portrait of Giorgio Thelos ») ou des jumelages troublants (« Task sharing », jolie communion de sons et de registres).

En tout, onze pièces relativement courtes (entre trois et six minutes grosso modo), qui laissent deviner un ludisme évident (dans « Divine comedy », ou au fil des idées obsédantes de « Chander logic »), une recherche de sonorités inédites (« Mu-turn ») ; orientant le projet tantôt vers une réinvention contemporaine et toute en connivence des conversations à deux pianos d'antan -Herbie Hancock et Chick Corea par exemple- (« Ice storm »), tantôt vers un usage créatif et malicieux du binôme (le soliloque schizophrène de « Water's edge part 1 » et sa transformation en usine à sons dans « Water's edge part 2 »).

L'ensemble peut s'avérer un peu hermétique et laisser froid par moments, mais avec une attention soutenue, on entre ici ou là dans l'étrange fluide sonore dispensé par le duo (douceur mélodique ambivalente de « Pyramides », distance fantomatique de « Trespassing »...).


Featureless Electronic Soundscape #261
Featureless Electronic Soundscape #261
Prix : EUR 17,00

4.0 étoiles sur 5 courant alternatif, 17 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Featureless Electronic Soundscape #261 (CD)
On a d'abord l'impression d'écouter un allumé qui passe quatre disques en décalé/simultané sur des systèmes-son différents. Mais il s'agit en fait de quatre allumés qui jouent ensemble !
Aux côtés du guitariste Noël Akchoté (initiateur du projet, enregistré pour Radio France en septembre 2001), on trouve sous la bannière de ?lennyk.co.uk ? trois musiciens également sous haute-tension : Andy Bolus (ordinateur, jouets sonores), Erik Minkkinen (ordinateur) et Andrew Sharpley (ordinateur, électronique).

L'ensemble se nomme « Featureless electronic soundscape #261 », et on y navigue à vue entre des micro-pièces de quelques secondes, et des compositions mouvantes beaucoup plus conséquentes (jusqu'à sept minutes) ; bref, une espèce de bombe sonore à 36 fragmentations, où le geste instantané se mêle fréquemment à l'usage avisé de l'échantillonnage.
Et un vaste dédale dans lequel on se perd avec plaisir.
Il y a le long brouillard de « +michigan » qui finit par déraper sur un patchwork halluciné.
Il y a aussi ces coquineries qu'on devine d'abord, très loin en arrière-plan (comme une image sonore subliminale), dans « nein T9 würst ballons ».
Ou ces fantômes lyriques résiduels (« underscore »), et ces fourmillements qui vous collent aux tympans (« you can't whistle it but you can mp3 it »).
Ou encore l'armistice féérique de « Cod war ».
Et mille autres ''petites'' choses saisissantes, au fil de cette promenade fantaisiste et funambulesque d'une heure bien frappée...


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