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Contenu rédigé par GERARD Dominique
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Commentaires écrits par
GERARD Dominique "KANTATEN" (Alpha du Centaure)
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Bach-Pinnock-Ctos Pour Violon
Bach-Pinnock-Ctos Pour Violon
Prix : EUR 16,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Finalement...., 22 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach-Pinnock-Ctos Pour Violon (CD)
A sa sortie (en CD, LP et K7 (!)...nous étions au début du CD), je n'avait pas prêté plus attention que ça à cette captation des 3 Concerti pour violon du Cantor. Pour tout vous dire, la pochette ne m'inspirait pas plus confiance que la pingrerie d'Archiv: un peu plus de 45 minutes de musique!!!
Trente ans ont passé, et cette version de ces 3 concerti reste "in fine" pour moi, une des meilleures, sinon la meilleure...alors que la guerre entre commentateurs de tous horizons fait actuellement rage pour désigner "la" version.
Pourquoi?
Il est incontestable que JS BACH qui composa ces oeuvres de commande ( Du fameux Prince de Köthen pour ses musiciens préférés) avant de s'employer à l'élaboration des "Brandbourgeois", le fit sous influence transalpine.
Beaucoup trop d'interprétations de ces 3 concerti se laissent aller, pour ces motifs sans doute, à des colorations trop Italienne en oubliant un peu trop vite que "si la lettre tue, l'esprit vivifie". Voir l'interprétation de R.Podger J.-S. Bach : Double et triple Concertos pour violon. C'est oublier un peu vite que Jean Sebastien est Allemand...et que ces oeuvres furent d'abord jouées en terre germanique.
C'est en cela que cette captation reste une pleine réussite: elle lie harmonieusement cette sensibilité Italienne et l'Esprit de la musique du Cantor : référence indicible à la danse, architecture en contrepoint et métronome aux battements de coeur.
Simon Standage est subtil, volubile et baroque à souhait et Trévor Pinnock au mieux en Maître investi. Bon enregistrement, instruments bien dicernables.
Une pure merveille
A ne pas "louper"
Superbe.

Weckmann / Conjuratio
Weckmann / Conjuratio
Prix : EUR 16,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du champs des morts aux chants de la vie, 19 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Weckmann / Conjuratio (CD)
Matthias Weckmann (1616-1674) dont une grande partie de ses oeuvres reste perdue, fut fils de Pasteur Luthérien.
A son admission comme choriste à la chapelle de la cour de Saxe ou il étudia entre autres disciplines le chant et l'orgue. Il eut comme professeur Heinrich Schütz qui à sa mue réussit à le faire étudier avec Jacob Praetorius le Jeune. C'est dire que les bases musicales du jeune Matthias furent à la fois diversifiées,solides et ancrées dans l'univers d'un baroque sacré alors en pleine expansion et mutations.
Après un court passage à la cour du Danemark, il se retrouve à Dresde en 1647. En 1655, il devient organiste à l'église St Jacques et Ste Gertrude d'Hambourg. Son ami Johan Mattheson, fort bon musicien, a, du reste, largement commenté cet évènement...en faisant cependant un peu de "mousse" !
Matthias fonde une école de musique célèbre et couru: le "Collegium Musicum. Il déploie alors tous ses talents de compositeur et d'organiste.
1663 est pour lui, comme pour des milliers d'autres, une année terrible: la peste s'abat comme une hyène létale affamée sur Hambourg et ses environs. Les rues sont jonchées de cadavres. Matthias Weckmann y perdra pratiquement tous ses amis et surtout sa femme tellement chère à son coeur.
Au motif légitime de posséder des outils de traitement, la psychologie explique les différentes phases du deuil. En réalité ce processus reste intimement lié à la complexe personnalité de chacun.
Pour Matthias, l'amoindrissement de la douleur et du chagrin passera par la composition musicale et son activité d'organiste. Il retrouvera ainsi un gout à la vie et un nouveau sens à la condition humaine. Des écrits nous sont parvenus sur ce sujet.

Ecrire tout cela, c'est déja souligner la grande spiritualité et l'humanisme qui parcourt les différentes compositions contenues dans ce superbe CD.

Le Ricercar-Consort s'exprime ici au coeur du répertoire où il excelle: celui de cette spiritualité propre au nord de l'Allemagne conjuguant paradoxalement l'orthodoxie Luthérienne et l'ouverture Hanséatique.
Le présent album se partage harmonieusement entre des pièces vocales et des pièces pour orgue.
Le magnifique et douloureux "Wie liegtdie Stad so wûste", émanation des "lamentations de Jérémie",domine les compositions chantées et émerge comme l'ultime expression de la douleur du compositeur. Ce chant de l'indicible est admirablement servi par la soprano Suédoise Maria Keohane et soutenu par la basse Genevoise Stéphan McLeod aux juste colorations baroques.
De fait, c'est toute cette captation qui se trouve immergée dans les eaux de la contritions, du chagrin, puis de la rémission et de l'espoir revenu. Cette atmosphère particulière teinte l'ensemble d'une flagrante humanité..hors opinion religieuse.
Le "Concerto II,Zion spricht a 3 voci § 5 stromenti", fascinant exemple de madrigal spirituel et particulièrement porté par l'alto Carlos Mena et le ténor Hans-Jörg Mammel dans un style sans faille est une illustration des talents multiples déployés par le Ricecar-Consort.
Quand à Maude Gratton, organiste, sa virtuosité précise et chaleureuse nous laisse une agréable sentiment de "sans faute" et de rare réussite ("Praembulum Primi toni a 5")

Vibrations harmonieuses des vents, colorations boisées des cordes, humanité des chants, Philippe Pierlot conduit tout son monde avec une grande et fructueuse habileté et dans des tonalités et un esprit résolument baroque.
Voici une captation qui sort des sentiers battus et re-battus
Voila une excellente musique qui finalement, au delà de son sujet propre, parle avec grâce de notre condition: celle d'être humain.
Plus que chaudement recommandé. Superbe et émouvant.
Bonne écoute.

Bach : Concertos pour violon
Bach : Concertos pour violon
Prix : EUR 13,48

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Malheureusement daté..., 19 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concertos pour violon (CD)
Certaines interprétations se bonifient comme le bon vin. C'est rarement le cas pour les captations de la musique du Cantor antérieures aux annéees 60/70 depuis que les travaux des musiciens et des musicologues à partir de la fin des années 60 du siècle précédent ont ramené la part relative de légèreté, la danse et de l'humain, un cardio-rhythme propre à l'oeuvre.
Malgré tout son talent (et il est grand), PERLMAN reste dans une logique "classique" précédante à la réhabilitation des principes de base de l'interprétation de la musique baraque (Instruments, tonalité, etc).
De fait ces concerti sont joués comme des compositions "classique" par un orchestre et un soliste "classique".....Malheureusement pour eux et , surtout pour nous, ils sont joués en toute bonne foi dans des tons et a un rythme assez éloignés de ceux du Jean Sébastien BACH tel qu'il est maintenant redécouvert dans son humanité et son sens indicible de la danse.
Voici donc un commentaire qui risque bien de m'attirer quelques foudres anonymes ou étayés !

L'Art De La Fugue
L'Art De La Fugue

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Du grand Art., 16 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Art De La Fugue (CD)
Excellent organiste parmi les meilleurs, André Isoir prenait cependant un risque en "s'attaquant" à l'une des compositions les plus complexe et les plus emblématique de l'oeuvre de Jean Sébastien Bach. On connait la polémique qui a couru sur les modalités de son interprétation originale. Gustav Leonhard semble bien avoir convaincu la galaxie des musiciens et des musicoloques, que cette composition avait été élaboré pour le clavecin, compte tenu du fait que cet instrument aisément transportable était le seul, à l'époque, à pouvoir jouer toute l'amplitude de la partition.
Cette composition apparait donc comme un recueil déployé en fugues et en canons bâtis dans une logique d'épuisement du champs des possibles de l'art contrapuntique.
C'est au plus près de la partition, par son incroyable habileté et son sens du contre-point qu'André Isoir fait surgir d'entre les notes toute la subtilité et les beautés froides et chatoyantes de cette oeuvre unique.
On dit de "l'Art de la fugue" qu'il s'agit d'une composition mathématique et conceptuelle.
Andre Isoir nous fait découvrir tout autre chose, comme 2 ou 3 autres (Leonhardt, Goebel..)..l'humain.
Tant mieux
Plus que chaudement recommandé, à ne pas manquer.
Bonne et agréable écoute.

Bach : L'Art de la Fugue
Bach : L'Art de la Fugue

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Avec Art, 16 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : L'Art de la Fugue (CD)
Excellent organiste parmi les meilleurs, André Isoir prenait cependant un risque en "s'attaquant" à l'une des compositions les plus complexe et les plus emblématique de l'oeuvre de Jean Sébastien Bach. On connait la polémique qui a couru sur les modalités de son interprétation originale. Gustav Leonhard semble bien avoir convaincu la galaxie des musiciens et des musicoloques, que cette composition avait été élaboré pour le clavecin, compte tenu du fait que cet instrument aisément transportable était le seul, à l'époque, à pouvoir jouer toute l'amplitude de la partition.
Cette composition apparait donc comme un recueil déployé en fugues et en canons bâtis dans une logique d'épuisement du champs des possibles de l'art contrapuntique.
C'est au plus près de la partition, par son incroyable habileté et son sens du contre-point qu'André Isoir fait surgir d'entre les notes toute la subtilité et les beautés froides et chatoyantes de cette oeuvre unique.
On dit de "l'Art de la fugue" qu'il s'agit d'une composition mathématique et conceptuelle.
Andre Isoir nous fait découvrir tout autre chose, comme 2 ou 3 autres (Leonhardt, Goebel..)..l'humain.
Tant mieux
Plus que chaudement recommandé, à ne pas manquer.
Bonne et agréable écoute.

L'Art de la fugue BWV 1080
L'Art de la fugue BWV 1080

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Du grand Art., 16 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Art de la fugue BWV 1080 (CD)
Excellent organiste parmi les meilleurs, André Isoir prenait cependant un risque en "s'attaquant" à l'une des compositions les plus complexe et les plus emblématique de l'oeuvre de Jean Sébastien Bach. On connait la polémique qui a couru sur les modalités de son interprétation originale. Gustav Leonhard semble bien avoir convaincu la galaxie des musiciens et des musicoloques, que cette composition avait été élaboré pour le clavecin, compte tenu du fait que cet instrument aisément transportable était le seul, à l'époque, à pouvoir jouer toute l'amplitude de la partition.
Cette composition apparait donc comme un recueil déployé en fugues et en canons bâtis dans une logique d'épuisement du champs des possibles de l'art contrapuntique.
C'est au plus près de la partition, par son incroyable habileté et son sens du contre-point qu'André Isoir fait surgir d'entre les notes toute la subtilité et les beautés froides et chatoyantes de cette oeuvre unique.
On dit de "l'Art de la fugue" qu'il s'agit d'une composition mathématique et conceptuelle.
Andre Isoir nous fait découvrir tout autre chose, comme 2 ou 3 autres (Leonhardt, Goebel..)..l'humain.
Tant mieux
Plus que chaudement recommandé, à ne pas manquer.
Bonne et agréable écoute.

Bach / l'Orgue Concertant
Bach / l'Orgue Concertant
Prix : EUR 21,05

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Ces grands tuyaux de métal luisant dans l'ombre...", 15 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach / l'Orgue Concertant (CD)
Andre Isoir apparaît comme l'un des plus grands organistes, mais dans le sens que donnait notre Gustav Leonhardt: "La musique on ne l'interprête pas, on la sert". André Isoir est de cet eau, musicien hors pair, il a acquit au fil du temps une large et profonde connaissance de la facture instrumentale.
Discret, il est aussi un homme fidèle comme en témoigne, par exemple, sont attachement de 36 ans à son cher orgue de Saint Cyprien en Périgord.
Titulaire de plusieurs récompenses internationales et nationales, il reste un artisan investi par ses valeurs et son métier.

Ne soyez pas impatient, car ces considérations ont un lien direct avec le présent coffret !

Il dit: "quand vous rentrez dans une église et que vous voyez ces grands tuyaux de métal luisant dans l'ombre et que vous imaginez un homme seul faisant marcher tout cela, vous avez vraiment envie d'être cet homme là". Voici une profession de foi qu'aurait vraisemblablement approuvé le jeune Jean Sébastien Bach lors de son passage à Lüneburg !
Même si André Isoir n'a pas joué que des compositions du Cantor, ses liens avec lui sont ténus. En témoigne la part importante des oeuvres de celui-ci dans sa production discographique.
A titre d'exemple, on ne peut qu'être subjugué par son enregistrement mémorable de L'Art de la fugue BWV 1080, où André Isoir avec grace et subtilité et par le recours d'un art consommé du contre-point, magnifie ce chef d'oeuvre intemporel de la Musique.

Dans le cas présent, "La Dolce Vita" nous "gâte", pour un prix modique, par un rutilant coffret accompagné d'un magnifique livret de 80 pages en 4 langues. Le dît coffret renferme 3 CD enregistrés à l'origine par Calliope et fort bien "remasterisés" en Février 2013. On retrouve ici Andre Isoir et le "Parlement de la Musique" de Martin Gester.
Ces captations originales datent de 1979, 1988 et 1993.C'est donc 15 oeuvres différentes alternés du Maître de Leipzig qui nous sont proposés mêlant Sinfonia de Cantate avec orgue obligé, Concerti transcrits d'après Vivaldi et Sonates en trio. Ces pièces ont en commun une double affinité: la forme du concerto et celle de la transcription réussie. Les orgues utilisés sont de facture exceptionnelles, on retrouve , bien sur celui de Saint Cyprien en Périgord.

"Le Parlement de la Musique", ensemble européen s'il en est , atteint ici des sommets sous la houlette parfaitement maîtrisée de Martin Gester avec un sens incroyable de cohérence avec le jeu et les différents tons de l'orgue.
On reste stupéfait à l'écoute de la beauté et de la force, comme de la sophistication,de cette musique.
Car il y avait cependant au moins 2 écueil à éviter:
- celui d'une forme de "fusion" un peu insipide entre l'orgue et l'orchestre...plusieurs autres captations du même genre sont tombées dans ce panneau.
- celui d'un "assemblage" plus ou moins bien maîtrisé, avec le risque de se marcher un peu sur les pieds.
Tout autre chose, comme par magie, mais surtout par talents et complicités conjugués, se produit fort heureusement ici: un jeu de contrastes subtils et d'apports complémentaires permet le déroulée d'une musique joyeuse, boulversante, boisée et d'une extrême finesse et qui respecte l'esprit du Cantor: la référence indicible à la danse, un rythme quasi-cardiaque et la plénitude du contre-point.

André Isoir, avec une délicatesse et une puissance de soie,déploie toute une palette de couleurs sonores au plus près des partitions. Il ne se laisse aller à aucun facile "effet" mais sait révéler la vérité et tous le et les sens de cette admirable Musique. Il nous atteint au plus profond de notre sensibilité par un lyrisme maîtrisé exempt de clinquant.
Vous en écrire plus deviendrait superfétatoire !
Ce coffret est recommandé par France-Musique, il a son "Diapason d'or" et son "Choc" de Classica.

Je me contenterai de tenter de partager avec vous le moment de bonheur éprouvé à son écoute...et de vous le recommander plus que chaudement !
Bonne et belle écoute.

My Beloved Spake
My Beloved Spake
Prix : EUR 18,97

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 A Purcell jewel, 11 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : My Beloved Spake (CD)
Henry Purcell (1659-1695), illustre compositeur Baroque d'outre Manche, n'aura connu qu'une bien courte, mais musicalement prolifique, existence. Pire fut le sort de son quasi-contemporain Pelham Humfrey qui n'avait que 27 ans à son décès et dont vous découvrirez ici 2 magnifiques compositions quasiment inconnues.

Avec ce CD, vous allez acquérir un véritable joyau du Baroque, envoûtant et spirituel et servi avec un talent évident.

Du coté d'Henry Purcell, 7 "Anthems" qui vous apparaîtront comme étant parmi des plus rares dans leur interprétation. "Remember not,Lord, our offences", par exemple, est traversé d'une boulversante et puissante affliction, témoignage poignant de la condition humaine, toute opinion religieuse écartée. "Jehova, quam multi sunt hostes mei" met en lumière tout l'art du contre-point du compositeur et son sens dramatique. Et que dire de "Hear my prayer, O Lord" pour choeur en 8 parties, véritable quintessence du génie de notre compositeur Britannique?

Petit Maître, il est vrai, Pelham Humfrey n'est pas en reste, même s'il ne "joue" pas tout à fait dans la même "cour" que celle de Purcell. Il constituera, certainement, pour vous une heureuse découverte et une belle surprise.

Ces 9 oeuvres sont admirablement servis, en particulier par un "Choeur de Cambridge" surement mené et aussi compétent que les excellents solistes présents. Il convient de noter, que dans cette très belle captation, la différence entre les nombreuses voix est remarquablement perceptible. Bien souvent, un choeur est admiré pour sa capacité à fusionner les voix. Ici, dans un justifié respect de la première période du Baroque, les vertus des contrastes des chants "at-hominem" sont habilement utilisées pour le plus grand profit de la légitimité du jeu de ces Anthems, mais aussi pour votre plus grand bonheur.

Oeuvres magnifiques, interprétations "au cordeau" et superbes. tous s'allie dans ce CD pour un exceptionnel moment de pure grâce musicale.
Chaudement recommandé,bien sur.
Bonne écoute.

J.-S. Bach : Double et triple Concertos pour violon
J.-S. Bach : Double et triple Concertos pour violon
Prix : EUR 19,36

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Désaccord sur un accord..., 9 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : J.-S. Bach : Double et triple Concertos pour violon (CD)
Commenter c'est aussi trancher, pour peu que l'avis d'un commentateur compte!
Restons humbles cependant.

Cette fois ci tout semblait fonctionner comme sur des roulettes : "Diapason" et "Classica" étaient d'accord : cette captation par Rachel Podger et sa "bande"(dixit avec distinction "Diapason"), allait vraisemblablement devenir la référence de l'interprétation des 3 concerti pour violon de Jean Sébastien Bach.
Ne tournons pas autour du pot: c'est raté quoique je dois à la vérité que j'aurai bien mis 2,5 étoiles. C'est dommage. Mais franchement je n'aime pas..donc je ne peut pas noter que j'aime !
Mais vous verrez que ce CD se "vendra bien..il est tendance et dans l'esprit du temps: propre, d'une qualité sonore remarquable (il fera le bonheur de certains "audiophiles"..du moins de ceux qui attachent une importance démesurée à la qualité de la technique du son d'un enregistrement)..mais tellement insipide.

JS Bach composa les Bwv 1041 à 1043 lors de son séjour à Köthen à la demande du Prince de la ville éponyme, ils étaient destinés aux virtuoses de celui-ci, les "Kammermusiker" dont les célèbres Joseph Spiess et Martin Friedich Marcus.
A la même époque Jean Sébastien commençait l'écriture des "Brandbourgeois" qui sont d'une toute autre eau.
CPE Bach rapporte qu'il a entendu son père parler de ces 3 concerti en ces termes: " Eine hervorragende koketterie" !
Il n'empêche qu'il se laisse aller ici avec talent aux influences de Vivaldi : oeuvre en 3 mouvements ( vif-lent-vif...en gros). Cependant, Bach est Allemand, la forme ne peut prévaloir sur le fond.
Et c'est bien le bémol de cette captation, Rachel Podger ne choisit pas vraiment, sauf lors de l'interprétation de la Bwv 1064 (une adaptation d'une oeuvre pour 3 clavecins !) où une dynamique de "tifosi" s'exprime pleinement. Tout cela manque de cohérence et de clarté...Forte présence de rondeurs dans le jeu sans doute, mais ces rondeurs là ne suffisent pas.
Je suis bien d'accord avec M.FIEVET: je ne suis pas convaincu. Et une brillante technique ne peut masquer des carences concernant la subtilité, "le tour d'archet", la tonalité propre et le sens de la danse inhérentes à la musique du Cantor.

C'est sans doute rude, mais qui aime bien châtie bien, Rachel Podger nous avait habitué à d'autres beautés plus convaincantes avec Bach. La déception n'en est que plus grande.
Je reste donc , en premier choix avec la mélodieuse et subtile version de l'ensemble Standage-Pinnock-Ctos Pour Violon, en second le Koopman-Huggett pour sa tonalité baroque affirmée et indémodable, mais avec de menues réserves sur la prise de son, et le remarquable Hogwood/Schröder plus Allemand que raide et qu'il commence de devenir difficile à trouver.

Je vous souhaite le bon choix...et la bonne écoute.

Bach : Concertos pour violon - Concerto pour 2 violons
Bach : Concertos pour violon - Concerto pour 2 violons
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 l'age est là....malgré tout..mais comme le bon vin..., 8 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concertos pour violon - Concerto pour 2 violons (CD)
Faisons court devant une telle pluie d'éloges sans doute méritées !
Certes ces versions des concerti ( un concerto, des concerti !) pour violon de JS BACH Bwv 1014,1042 et 1043 sont d'une excellente facture musicale et font partie des références du genre.
Malgré tout, elles ont près d'un quart de siècle et pêchent, entre autres caractéristiques, par une qualité d'enregistrement perfectible et qui ne rend pas totalement compte de l'originalité et de la subtilité de ces oeuvres majeures de l'univers de JS BACH..qui connu des influences Italiennes voire "à la manière de Vivaldi" mais qui,dont le fond, restait viscéralement Allemand.
Il a du reste écrit beaucoup mieux que ces 3 concerti sous l'angle orchestral.
Malgré une indémodable et pertinente tonalité résolument Baroque, cette captation a tendance a "massifier" l'image sonore globale. C'est regrettable pour une captation qui reste à la pointe des approches respectant l'esprit du Cantor...Du moins avons nous maintenant quelques indications mémoriels et lexicographiques pour faire, sur ce dernier point, plus que des suppositions.
Le merveilleux violon de Monica HUGGETT est trop en avant, et du coup l'orchestre est comme éloigné et orphelin de la nécéssaire cohérence de l'ensemble du jeu.
Les différent instruments, hors le violon solo, ne sont pas assez détourés et repérables. Il faut de l'oreille!
Cependant cette version fait incontestablement partie du trio de tête actuel.
Il y a aussi bien à ce jour, mais, à mon sens, ce ne sera pas le dernier Rachel Podger: J.-S. Bach : Double et triple Concertos pour violon !

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