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Contenu rédigé par GERARD Dominique
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Commentaires écrits par
GERARD Dominique "KANTATEN" (Alpha du Centaure)
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Les passions, ode a la musique
Les passions, ode a la musique
Prix : EUR 19,39

5.0 étoiles sur 5 Pépite d'Oxford, 14 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les passions, ode a la musique (CD)
William Hayes naquit en 1708 dans la bonne ville de Gloucester (GB) et quitta cette vallée de larmes et de joies en 1777.
On peut affirmer qu'il fait partie de la cohorte variée et nombreuse des Compositeurs et des Oeuvres inconnus ou peu connus de la période Baroque dont on ne soulignera jamais assez la vivacité et la richesse.
Le voici donc réapparaissant en pleine lumière, lui qui fut, loin de Londres la Babylonienne,un musicien provincial particulièrement expérimenté: organiste, chanteur,compositeur, directeur musical et même enseignant universitaire. Il exerça l'essentiel de son métier à Oxford...ce qui n'est pas la pire des situations!
Admirateur de Handel, il dirigea plusieurs des oeuvres de ce dernier en dehors de Londres...ce qui n'était pas une sinécure, car à l'époque , il n'était pas rare que les équipes de solistes, musiciens et choeurs dépassent 200 à 300 personnes. On a connu de telles "monstruositées" au 19em siècle , en Europe, pour interpréter (c'est le mot) des oeuvres religieuses de Jean Sébastien Bach.
Mais revenons à notre ami William.
Plus qu'une influence, c'est une fervente admiration pour Handel que l'on perçoit dans sa subtile et originale musique qui appartient plus à la galaxie du Baroque tardif qu'au Classique tel qu'on l'entend d'une manière générale.
Le grand historien de la Musique Charles Burney admirait particulièrement William Hayes qui allait cependant doucement mais inéxorablement tomber dans un injuste oubli.
Donc: "The passion: an ode for music" du célèbre "écrivain" oxfordien William Collin, dont Dickens parlait encore 100 ans après,allait devenir en 1750 une des compositions majeures de William Hayes qui la mit, après quelques modifications, en musique. Il le fit à l'occasion d'une cérémonie de commémoration en l'honneur des fondateurs et bienfaiteurs d'Oxford.
L'oeuvre nous apparaît superbement nuancée, gorgée d'un lyrisme mordorée et de réjouissantes trouvailles musicales qui ne peuvent laisser l'auditeur indifférent. On comprend alors que cet homme était aimé: parcequ'il aimait.
L'originalité de ses tonalités, sans être révolutionnaire, en fait une composition à part particulièrement agréable à écouter qui ne déparera pas votre"cédéthèque".
On ne peut pas écrire que les "servants" de cette captation soient mondialement connus..mais cela ne constitue pas un frein à une réussite née de la complémentarité et de l'ajouts des talent..et c'est ici le cas..tant mieux.
Les solistes (très bonnes "sopranos", excellents "ténors" et "contre-tenor", "basse" idoine et mâle), le "Chor der Schola Cantorum Basiliensis", la "Cetra Barockorchester Basel" sous la direction d'Anthony Rooley s'unissent et s'emparent avec fraîcheur et vigueur de cet oeuvre méconnue.
Ils en donnent une version pleine de grâces et d'indicibles subtilités....il suffit d'écouter mais aussi d'entendre.
Surprenez vous !
Bon enregistrement, bien spatialisé, avec beaucoup de piqué, belle présence, image sonore détaillée et précise.
Très belle pochette avec un livret digne de ce nom.
Bonne et joyeuse écoute.

Ever After
Ever After
Prix : EUR 15,51

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la beauté d'évoluer, 10 avril 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ever After (CD)
Cantonner ce dernier enregistrement de Stéphane Belmondo à une espèce d'hommage à Donny Hathaway apparait pour le moins réducteur.
Certes, il n'y cache pas son goût pour ce dernier, Chet Baker et Freddie Hubbard. A quarante cinq ans passé et après de nombreux concerts et enregistrements, l'homme a intégré expériences et influences. Son langage reste fondamentalement celui du jazz, même s'il de convient pas aux auto-proclamés spécialistes du genre.
Le Varois ne cache pas, du reste, et celà ne peut échapper qu'à l'oreille d'un sourd aux autres formes de musique,son admiration pour Claude Debussy (sacrilège pour certains) et Stevie Wonder. Contrairement à "Wonderland", son premier disque solo officiel enregistré en 2004, il laisse ici une part belle aux voix.
L'humilité active et réfléchie de l'approche de Stéphane Belmondo est celle avant tout d'un grand musicien qui sait que rien n'est figé. Il ne cherche pas a jouer comme les géants qu'il admire ou a leur ressembler. Il a élaborer son propre idiome ou il affirme sa différence et son existence sans plagiat.
Il est Stéphane Belmondo. Il fait de la musique et pas du crypto-marketing.
Par cet enregistrement, il donne à sa musique de jazz son originalité stylistique et harmonique et non pas un salmigondis mal couturés d'influences volées et incomprises....quitte à passez pour incompris.
Dans un duo à couper le souffle, les voix d'or de Sandra Nkaké et Grégory Porter ne tirent pas la couverture. Dès les premiers instant Jacky Terrason apporte son lot de watts...et Stéphane Belmondo joue avec la fée électricité par de subtils "wha wha". Le reste de l'équipe brûle de la même incandescence et à l'unisson.
Ici pas de "come back" à la sauce "vintage" mais de la novation, de l'élégance, un goût sur,assumé et affirmé.
Que demandez de plus dans un monde du Jazz souvent consanguin et répétitif.
Ca ne fera pas plaisir à tout le monde! Mais où est le problème ?
Un des meilleurs CD depuis au moins 6 mois...
Un pur bonheur aux tonalités cuivrées, boisées et lyriques.
Ce n'est sans dote pas déterminant, mais ce CD bénéficie d'une excellente critique dans Jazz-Magasine, entre autres, et est estampillé "CHOC Jazz Jazzman" Avril 2013.
YES !
"Hey man, you say to me that you do not understand my music. Please stop to listen to him with your brain, but listen to with your heart and your spirit there" Louis Armstrong/Radio PTR 1938

Le ciel se trouve sur terre
Le ciel se trouve sur terre
par Ake Edwardson
Edition : Poche
Prix : EUR 8,64

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Décevant, 8 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le ciel se trouve sur terre (Poche)
Hélas ce n'est pas le meilleurs de la série mettant en scène le Commissaire Erik WINTER, qui parait absent entre 2 séries de faits portant à enquête et ses "angoisses" familiales.
Ce n'est pas que cette double enquête qui n'en fait plus qu'une à la fin par une espèce de "rafistolage" ne soit pas interessante. Mais, ici, tout est un peu confus, le nombre des personnages, trop important, n'aide pas à l'affaire. On a l'impression de passer très rapidement du coq à l'âne.
Plus de cohérence et de maitrise d'un style parfois trop laché aurait fait de ce roman une réussite.
La fin est baclée
On a connu mieux..heureusement.

Bach/Transcriptions
Bach/Transcriptions
Prix : EUR 17,03

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ne le laissez pas passer..., 31 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach/Transcriptions (CD)
Le risque, c'est que ce CD passe inaperçu dans le fatras de la production discographique..et ce serait dommage.
La découverte de la richesse et l'originalité de la musique de Jean Sébastien Bach a largement ouvert les vannes, dès le milieu du 19em siècle, à de nombreuse transcriptions plus ou moins légitimes et/ou réussies.
Mais, les temps changent un peu avec ceux que certains nomment avec un "chouîa" de condescendance: les "baroqueux". Ces derniers auront, non seulement remis au goût du jour une approche musicologique plus rigoureuse de l'oeuvre du Cantor, mais aussi rendu à celle-ci deux caractéristiques subtilisées: le sens de la danse et son rythme quasi-cardiaque....des valeurs du corps.
Malheureusement, une bonne partie du "grand public" pense encore encore que Jean Sébastien Bach a composé, par exemple, des oeuvres pour piano !!!
Transcrire, vient du latin "transcribere",réécrire en copiant. Il suffit, un peu sardoniquement je l'avoue, de comparer le résultat de certaines transcriptions de moines copistes avec les originaux pour parfois, en revenant sur la musique, douter des tonalités, rythmes obtenus dans certaines transcriptions !!! Hors sujet ? Pas sur!!!
Mais, bref. Revenons à ce CD.
Le travail de l'Ensemble Contraste reflète véritablement la recherche d'un bel équilibre entre fidélité et incontournables adaptations.
Cette tache fut effectuée en grande partie par Johan Farjot. Ces transcriptions sont servies autour d'un trio ou d'un quatuor à cordes chambriste avec piano.
Bien que ce ne soit pas évident à obtenir, les colorations originales des oeuvres choisies sont préservées, et on se surprend à "entendre" parfois la présence d'un clavecin ou d'un orgue.
La maîtrise, par ces musiciens, des modes de jeux surprend et apparaît remarquable; contrepoints, sons vibrés ou non,utilisation ordonnée du légato...La "pâte" sonore se distingue ici par une grande transparence polyphonique.
Résultat: cette musique pétille par son intelligence, sa clarté tout en sachant revêtir les habits du tragique lors des séquences "ad-hoc": donc une réussite.
L'objectivité me conduit cependant à trouver l'aria "Erbame dich" (Passion selon Matthieu)au piano un peu en retrait à cause d'un enregistrement moins précis et un jeu de pédale légèrement moins subtil..une broutille comparé au tout.
Mais, incontestablement, au total, grâce à un travail réussi sur le fond(respect des partitions) comme sur la forme( tonalités et couleurs), l'Ensemble Contraste nous livre avec humilité et un grand savoir faire, une belle et intelligente captation uniquement au service de la musique du Cantor. Une vision réellement travaillé et originale qui devrait ravir les "Bachophiles"..et conduire peut-être les autres vers les oeuvres du Maître..on a bien le droit parfois d'avoir des illusions ou des rêves..c'est selon!!!.
De surcroît, ce qui ne gâte rien, la pochette et le livret sont magnifiques.
Ah, pour votre information, "Classica" porte au nues ce CD et "Diapason" le voue aux gémonies...avec, à mon avis, des arguments spécieux...mais bon c'est la loi du genre. Non dénué d'intérets qui nous échappent !!
Chaudement recommandé.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 2, 2013 9:02 PM MEST


Septem verba a Christo
Septem verba a Christo
Prix : EUR 17,75

29 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un dialogue spirituel et musical d'une fascinante beauté, 26 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Septem verba a Christo (CD)
Bonjour ou bonsoir, c'est selon.
De prime abord, je ne referai pas le débat sur l'authenticité de l'attribution de cette nouvelle oeuvre, en première mondiale, à Pergolèse.
En effet, vous trouvez tous les renseignements indispensables dans la presse, sur internet et dans le très beau livret qui accompagne ce CD qui m'a été offert par un mien ami avant que je l'achète (Le cd !)...Et cet ami a eu une excellente idée!
Première mondiale, concernant l'interprétation, ce n'est pas tout à fait la vérité, puisque René Jacobs et son équipe ont donné la primeur de cet Oratorio atypique au festival de Beaune en Juillet 2012...la découverte des premières partitions manuscrites datant de 1930 (Hermann Sherchen).
Il faut reconnaître que cette "première" a soulevé beaucoup d'enthousiasme et, à ma connaissance, pas de contestations concernant l'attribution de l'oeuvre par les musicologues de tous poils et de toutes obédiences.
On trouvait encore, il y a quelques jours, une belle captation vidéo et audio de l'évènement sur You Tube...Le récitatif et l'aria de la première cantate (verbum) sont saisissants....et le reste suit.
Venons en donc à cette nouvelle oeuvre du Baroque tardif.
Elle se compose de 7 "verbum", en fait des cantates, divisées elles mêmes au total en 5 "récitatif" et 14 "aria" inégalement répartis.
A l'écoute, il apparait évident qu'existe une proximité, voire une "extimité", entre la 1er et la dernière cantate. Elles "architecturent" ainsi l'ensemble en forme d'un arc de cercle ouvert...ce qui est d'une haute valeur symbolique.
Jésus, cloué à la croix, et une entité mystérieuse nommée "Anima" dialoguent sur les affres et les espoirs de la délivrance durant cet oratorio.
En première analyse, et en se fiant à la traduction littérale, "Anima" semble bien être une âme, la sienne ?. Mais des esprits aiguisés y verront tout autre chose...mais il s'agit de théologie, donc d'une autre histoire.
La partition de Jésus est chanté par une basse (Konstantin Wolf) et un ténor (Julien Behr), celle de l'"Anima" par une soprano (Sophie Karthäuser) et le remarquable contre-ténor Christophe Dumaux.
Ce jeu de chants de tessitures différentes est à la fois subtil et pertinent: il permet de moduler au plus près les nombreuses et diverses émotions ressenties et/ou exprimées par les deux "protagonistes".
René Jacobs ne s'y est pas trompé.
Il en va de même concernant la direction et la composition de "l'Akademie für Alte Musik Berlin".
L'orchestre est majoritairement composé de "cordes" (14)dont une harpe (dimension séraphique et apaisante) auxquelles s'ajoutent un orgue ou un clavecin (tenu par le même interprète), deux cors et une rutilante trompette qui sait se faire entendre.
L'addition de ces 18 superbes musiciennes et musiciens contitue un emsemble cohérent, agile et réactif. Leur plaisir de jouer est nettement perceptible. Sous la houlette de René Jacobs, complètement investi, ils construisent la poutre maitresse colorée, boisée et moirée des nuances d'espoir, de souffrance, de foi, de gravité propres à l'oeuvre.
En seconde écoute, vous serez surpris par des fulgurances de pure grâce et d'une grande complexité subtile mais parfaitement assimilables.
Par exemple, un solo de cor va dignement représenter la royauté du Christ, la trompette bouchée symbolisera sa divinité pour l'instant voilée en contraste avec la souffrance et l'humiliation du corps nu crucifié...les violons alto, eux, soulignent les aspects mélancoliques. Une merveille.
Dés lors, autour de cette solide charpente, les solistes, rassurés et soutenus, s'en donnent à coeur joie..et expriment toutes les facettes de leurs talents respectifs
Un commentateur peut toujours louvoyer devant une telle nouveauté, mais il vaut bien mieux s'engager.
Donc, nous sommes en présence d'un pur chef d'oeuvre proche du niveau du "Stabat Mater" et avec un potentiel d'interprétation que n'épuise pas la présente version ..mais, comme moi,je l'avoue, il vous faudra peut-être deux écoutes avant d'en saisir une part de l'essence et du sens profond.
L'oeuvre est originale, surprenante mais surtout belle, sublime même et d'une grande richesse spirituelle toutes convictions religieuses ou athées éloignées.
Plus que chaudement recommandé...Mais ça, vous l'aviez deviné!
Bonne écoute.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 1, 2013 9:09 PM MEST


Charpentier : Messe pour les trépassés -  Tabart : Requiem
Charpentier : Messe pour les trépassés - Tabart : Requiem
Prix : EUR 6,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Patchwork réussi, 24 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Charpentier : Messe pour les trépassés - Tabart : Requiem (CD)
Lorsque vous regardez ce double CD, vous vous attendez à écouter uniquement du Charpentier et du Tabart: que nenni. Pour une collection qui s'intitule "Véritas", Virgin manque singulièrement de clarté. En fait, vous aurez à faire avec un véritable "patchwork" de la période Baroque Française.
Jugez en:
Sur le CD1, vous trouverez une pièce "carillonnante" de L.Couperin, la belle messe des Trépassés et l'exceptionnel motet éponyme de MC Charpentier. Suit une pièce de F.Roberday, puis le fameux Miserere des Jésuites de Charpentier.
Le CD2 commence par un Offerte d'A Raison, suivi du Te Deum, du Magnificat et du Requiem de P.Tabart. le CD s'achève par 7 pièces de N de Grigny.
Tout cela fait du monde....heureusement que du beau monde car nous sommes en bonne compagnie Le tout constituant un bel ensemble des "goûts" ainsi qu'on le disait à l'époque.
Toute cette musique originale et subtile est admirablement servie par le Choeur de chambre de Namur, l'Ensemble "La Fenice" et des solistes de talent.
Les pièces de MA Charpentier, dont l'histoire vous est brièvement conté entre autres dans le maigre livret, sont magnifiques, et emplies d'un gracieuse tristesse non dénuée d'espoir. Sans rentrer dans des détails suceptibles de vous ennuyer, le reste possède la même saveur auditive aux belles tonalités boisées et profondes.
Une véritable réussite qui jette un éclairage puissant et pertinent sur l'excellence de la musique Baroque Française et de bon nombre de ses compositeurs souvent imparfaitement perçus ou oubliés.
Chaudement recommandé.

Bach - de Visée : Suites pour théorbe
Bach - de Visée : Suites pour théorbe
Prix : EUR 6,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une vrai déception pour JS BACH, 23 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach - de Visée : Suites pour théorbe (CD)
Le rôle du commentateur allant à rebrousse poil de la "vox populi" est toujours un peu ingrat, mais , bon, avoir des valeurs consiste aussi à les défendre.
JS BACH est l'un des 5 compositeurs de musique dite"classique" le plus édité au monde(Source UNESCO)... mais aussi l'un des plus maltraité par le biais de transcriptions parfois hasardeuses comme d'originaux ne correspondants en rien aux conditions d'interprétation de l'époque de ses oeuvres particulièrement par le nombre et la qualité des musiciens comme des instruments utilisés.
Dans le cas présent, en voyant la pochette, un amateur non spécialiste de JS BACH lira "Suite pour théorbe" BACH. Ce n'est qu'au dos de la pochette, et en anglais, que la transcription est mentionnée....Tout cela n'est pas franchement terrible.
Malheureusement ce constat est d'un tel commun, que tout le monde l'oublie !
Les Suites pour Violoncelle furent composées par Jean Sébastien BACH à Cöthen pour un violoncelle à 4 cordes, sauf la 6 em "Suite" qui, elle, est prévue pour être joué sur un violoncelle à 5 cordes afin de faciliter le travail de l'éxécutant ou du musicien..c'est selon !!
On sait, qu'à l'époque de Jean Sébastien BACH, le violoncelle était au diapason de 392 hz soit 1/2 ton en dessous du violoncelle "baroque" utilisé de nos jours.
Cela vous donne une idée du respect de l'esprit de l'oeuvre par les interpretes "classiques" bénéficiaires de pâmoisons "bien-pensantes" et assurées de "leur bon-droit".
Venons en à Pascal Monteilhet, au demeurant excellent musicien.
Je me demande toujours quelle mouche le piqua de choisir un théorbe Italien au son trop métallique(cf plus haut) alors que c'est un théorbe Allemand, par ses tonalités rondes et chaudes, qui s'imposait.
Dans sa version récente,Hopkinson Smith Suites pour luth bwv 995 (1011), 1010 & 1012 l'a bien compris.
Bon, dans cette captation, Pascal Monteilhet ne démérite pas..mais....
Je le trouve plus cohérent, mieux inspiré et même excellent lorsqu'il joue du Robert de Visée dont il sait nous faire percevoir tout le chatoiement et les subtilités de d'une musique trop méconnue par nos contemporains.
Pas enthousiasmé pour JS BACH, oui massif pour De Visée
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 25, 2013 5:10 PM CET


Bach : Oeuvres pour orchestre (Coffret 6CD)
Bach : Oeuvres pour orchestre (Coffret 6CD)
Prix : EUR 53,99

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Passé décomposé, 23 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Oeuvres pour orchestre (Coffret 6CD) (CD)
Amateurs de JS BACH et de musique baroque, passez votre chemin. Ces interprétations de commande atrocement "classisantes à la André RIEU" et lénifiantes appartiennent heureusement au passé.
Par bonheur, existent des musiciens respectueux des partitions de JS BACH, de la qualité et du nombre des instruments qu'il utilisait à l'époque.
Peut être comme musique d'ascenseurs ou d'aéroports...Et encore.
JS BACH ne mérite pas cette maltraitance.

Le Bachfilm (D. Huillet et J.M Straub)
Le Bachfilm (D. Huillet et J.M Straub)
DVD ~ Christiane Lang-Drewanz
Prix : EUR 18,79

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un incontournable tourné, 18 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bachfilm (D. Huillet et J.M Straub) (DVD)
Ce n'est qu'un conseil, pas une "fatwa", mais tout "Bachophile" se doit de posséder ce merveilleux coffret qui va bien plus loin que son titre....ou son coté un peu suranné.
Il se compose , en fait, d'un double DVD de qualité... d'époque, et d'un livre d'un peu plus de 150 pages.
Sur le 1er DVD, vous retrouvez le célèbre film en noir et blanc de 1967 de JM.Staub et D.Huillet "Chronik der Anna Magdalena Bach" tiré du roman éponyme de l'anglaise Esther Meynell. Ce film, où l'on voit apparaître G. Leonhardt, "himself", dans le rôle de JS.Bach, est, entre autres constats, une excellente illustration de l'esprit de l'approche musicale de l'oeuvre de Cantor par son interprète dans ce film. Certains y verront quasiment un acte auto-analytique par la traversée volontaire d'un fantasme. Ne vous attendez pas à une super-production avec effets spéciaux (et c'est tant mieux) mais a une tonalité ascétique et luthérienne. Vous aurez droit à 5 versions: allemande, anglaise, italienne, néerlandaise et surtout française..une quasi première. Et le film est superbe, ainsi que la musique qu'on y ouït.
Sur le 2em DVD, vous allez regarder et entendre des séquences extrêmement intéressantes et éclairantes: je retiens en particulier les souvenirs ("webcamisés") de N.Harnoncourt sur le tournage ( ainsi que l'histoire de sa rencontre avec G.Leonhardt :"dés le départ nous nous sommes appréciés et disputés...!!)et un G.Deleuze ébouriffant dans un extrait sur la thématique "Qu'est ce que l'acte de création ?"...et une ribambelle de photos, vidéos inédites pour la majorité d'entre elles. Bref que du bonheur..et inutile d'avoir un doctorat pour apprécier! Ce qui est clairement énoncé est clairement compris..et avec beaucoup d'humanité.
Le livre, enfin, vous permet de découvrir, traduit dans la langue de Molière, le découpage du film, ses différentes versions et sa genèse.
Un coffret plaisir qui va au coeur, à l'esprit et, si vous y croyez, à l'âme.
Véritablement indispensable si vous aimez Jean Sébastien Bach.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 2, 2013 11:20 AM MEST


Alessandro
Alessandro
Prix : EUR 20,24

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 C'est mon choix !, 15 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Alessandro (CD)
Voici donc une oeuvre par trop méconnue de la prolifique production de GF HANDEL. Dans la présente oeuvre HANDEL, "l'Italien" avançant sur la voie ouverte par des compositeurs comme HASSE dont la musique était tant appréciée de JS BACH.
Cependant, ici l'opéra, si il n'est plus au berceau, est encore bien jeune et porte la marque du ton du Baroque, et c'est tant mieux.
Une nouvelle version de cette oeuvre agréable et hautement musicale est apparu en 2012. Les amateurs sont parfois un peu "oublieux". Cette dernière version a bénéficié d'un marketing qui a manqué à celle-ci. Bien sur, cette version 2012 est excellente et son succès mérité.
Je préfère la présente version que je trouve plus baroque dans sa tonalité et son esprit.
S. KUIJKEN et la Petite bande mordent dans cette musique avec un plaisir et une jeunesse assumés et clairement perceptibles. Fraicheur et joie de concourir à une oeuvre commune sont d'évidence au rendez vous: toute la fougue d'Alexandre ainsi trancrite par metaphore.
R.JACOBS, dont il est légitime que la voix fasse débat, est au mieux, ainsi que S.BOULIN et I.POULENARD en particulier.
La "Petite Bande" s'y donne à coeur joie sous la houlette d'un S.KUIJKEN toujours en mission de faire connaitre et reconnaitre.
Un intense moment de plaisir musical.
Une version à ne pas manquer.

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