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Contenu rédigé par Sébastien Vibert
Classement des meilleurs critiques: 362.222
Votes utiles : 89
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Commentaires écrits par Sébastien Vibert (Paris)
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un très grand disque !, 20 octobre 2009
Soyons clair : cet album est une merveille ! L'un des meilleurs albums rock de ces dernières années, aussi important pour son époque qu'un "No comprendo" des Rita Mitsuko, par exemple. Il y a tout : l'énergie ("100 bêtes de foire"), les mélodies (le tube "Entre ciel et terre"), la poésie (la reprise rock halluciné du "Merde à Vauban" de Férré ou "La comptine" et "Spleen"). Et puis deux claques qui s'enchaînent : "Avec moi", bien au-dessus des tubes radiodiffusés ces cinq dernières années, et le duo survolté avec Kémar, le chanteur de No One is innocent, sur "Os contre béton". Ecouter ce disque, c'est comme faire l'ascension du K2 : on a les poumons qui brûlent, la splendeur des chansons nous empêche de nous arrêter. Et ce rythme d'enfer nous tient jusdqu'à la fin. Quand on arrive au bout, épuisé par tant d'émotions (les guitares, les mots, la voix parfaitement audible qui se détache impeccablement), on se dit qu'on a gravi un sommet du rock et qu'on recommencera avec le même plaisir.
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17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Son meilleur album ?, 16 mai 2006
L'artiste libre, au sommet de son art : voici Springsteen aujourd'hui. Ceux qui viennent de le voir à Bercy ne me contrediront pas. Pourquoi son meilleur ? Parce que Springsteen a toujours chanté l'arrière-cour peu reluisante de son pays, il s'est inscrit dans la lignée des Woody Guthrie, Pete Seeger, Dylan (la dernière tournée de Springsteen ressemble d'ailleurs au Rolling Thunder Revue '75 de Dylan, entre autres analogies). Cette fois, il ressort avec pureté des siècles de chansons populaires et protestataires, comme s'il se fondait enfin dans ce grand courant qui l'a nourrit. Il passe définitivement dans l'histoire de la musique populaire, mais tout en restant vivant, enjoué comme pour son premier album, tout en privilégiant le plaisir de jouer ensemble et de ravir son public à qui il dédie son art. Il y a dans "We shall overcome" tous les albums précédents, mais il les surpasse par sa sincérité, son mélange unique de gravité (le propos, les thèmes, les paroles, l'origine des chansons)et de légèreté (live dans son salon, à la campagne avec des potes, la vrai musique, l'anti-showbiz commercial). Son disque est l'opposé de la musique en boite, markétée et aseptisée. Springsteen est la musique comme Leonard de Vinci a incarné la peinture (bon, j'exagère peut-être un peu, mais je ne sais plus quoi dire pour vous convaincre...). Pour les fans, ce disque est un miracle; pour ceux qui ne connaissent pas bien Springsteen, c'est la chance de leur vie.
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un live hallucinant, 16 mai 2006
J'ose à peine imaginer la couleur des éprouvettes si on avait fait une analyse d'urine du E Street Band à la fin du concert ! Il y a dans ce double live précoce (1975) toute la maîtrise, toute l'énergie, toute la dévotion d'un groupe envers la musique : Springsteen chante comme jamais, le groupe cogne fort et même les quelques larsens réhaussent l'impression d'authenticité et de lave en fusion qui se dégage des morceaux. Si "Thunder road", "Lost in the flood" ou "Jungleland" ne vous donnent pas le frisson, c'est que vous portez toujours votre combinaison ignifugée. Peut-être l'un des meilleurs enregistrements de Springsteen.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Toujours au sommet, 21 octobre 2005
Thiéfaine a-t-il jamais commencé un album aussi bien ? Pas sûr ! Les quatre premiers titres sont parmi les meilleurs de toute sa carrière (je pèse mes mots). Pas étonnant que le niveau fléchit légèrement par la suite sur quelques bribes de morceaux. Mais l'album reste merveilleusement remarquable, touchant et parfaitement maîtrisé. Il manque peut-être la fièvre dévastatrice et hargneuse qui cimentait et harmonisait l'album précédent (Défloration 13) qui reste à mes oreilles son meilleur. Mais "Scandale mélancolique" apparaît comme une oeuvre pleine de rage et d'amour contenues, désanchantée et vénéneuse, pour reprendre ses mots à lui.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
McMurtry, fidèle au poste, 14 janvier 2005
Par miracle, Libération a consacré en 2002 un article à la sortie de cet album, article qui se plaignait de l'anonymat qui entoure en dépit du bon sens James McMurtry. Voilà pourtant un auteur qui a tout des meilleurs : guitariste extraordinnaire, mélodiste et écrivain, une voix rare et des albums d'une grande finesse rock, si vous voyez ce que je veux dire. Sinon, tant pis, achetez ce disque (où le sublime "Where'd you hide the body")et vous me direz merci.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
L'un des meilleurs songwritters en activité, 14 janvier 2005
Fan de Neil Young, Hiatt, et Springsteen, j'ai découvert McMurtry par hasard. Et ça été une telle révélation que je me demande encore pourquoi ce formidable compositeur reste totalement ignoré. Cet album, que l'on pourrait qualifier de critallin, métallique et coupant, est bouleversant (mélodies, son de guitare exceptionnel, textes). Une merveille.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
le "Harvest" de John Hiatt, 7 janvier 2005
John Hiatt est un artiste aussi sincère et authentique que Neil Young, mais moins connu, hélas. Pour découvrir Hiatt, cet album merveilleux est une formidable porte d'entrée, c'est son "Harvest", pour poursuivre la comparaison avec Neil Young. Accoustique, dépouillé, chaleureux, "Crussing muddy waters" est un album humble et profond, emprunt de la simplicité des plus grandes oeuvres rock-folk-blues de la musique contemporaine.
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le monde comme il va (mal), 8 décembre 2003
Le plus grand péril qui menace la planète n'est pas démographique (explosion), sanitaire (pandémies), écologique (pollutions) ou politique (néo-fascismes). Non, c'est la criminalité financière qui permet, encourage et alimente toutes les autres activités criminelles (drogue, armes, prostitution, clandestins, etc). Ce livre lumineux est une reflexion passionnante et surprenante sur ce phénomène largement méconnu en pleine explosion. Jean de Maillard est l'un des meilleurs connaisseurs de la criminalité financière (à lire absolument : "Un monde sans loi", chez Stock) et l'un de ses meilleurs vulgarisateurs. Voici donc un texte court qui rend intelligent mais pas optimiste !
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6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Libre et loin devant, 7 octobre 2003
Comme Neil Young avec "Trans" (synthé, boites à rytmes, voicecoder, mais aussi fantastiques mélodies et ambiance unique), McCartney rompt toutes les attaches de la musique pop. A l'image des grands artistes libres (Vinci, Picasso, Beckett, Arman, Llyod Wright, Coltrane, etc), il tente une formidable aventure musicale, audacieuse et sans compromis. Jamais Macca n'avait été aussi sensible, chaleureux et humain que dans cet album électronique qui ressemble à une vieillerie du XXVème siècle. Authentique et magique.
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35 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le chef d'oeuvre inconnu, 21 juillet 2003
Cet album est un mystere du rock : pourquoi Neil Young a-t-il attendu si longtemps pour graver sur CD ce chef d'oeuvre de 1974 introuvable en vinyl ? Sur ce disque, le Canadien n'a jamais si bien chante ni si bien joue. On y retrouve ses deux visages : electrique (Walk on, Ambulance Blues), et acoustique (Motion Pictures, On the Beach). Neil Young, servi par un son de guitare remarquable et des accompagnements tres sobres (banjo, harmonica, violon), s'y montre a la fois ironique, amer, tourmente, tendre. C'est un disque folk rock d'une grande sincerite. Parfait pour decouvrir Neil Young (bien plus riche que Harvest), indispensable pour tous les fans.
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