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Contenu rédigé par Robert Redford
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Commentaires écrits par
Robert Redford (Québec)

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American Beauty
American Beauty
DVD ~ Kevin Spacey
Proposé par S-PION
Prix : EUR 12,88

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Notre place dans le monde, 3 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : American Beauty (DVD)
American Beauty raconte l'histoire d'une petite banlieue américaine, dont le personnage principal est Kevin Spacey. Que se passe-t-il dans cette banlieue ? Rien. Jusqu'au jour où la mâchoire de Kevin se décroche face à la sublime amie de sa fille, encore au lycée.

Il y a plusieurs façons de voir ce film, car il aborde de nombreux thèmes.

Il y a d'abord et avant tout le couple Burnham (Kevin Spacey et Annette Bening) dont, il me semble, la principale souffrance provient du travail. Dans un monde où l'on devient quelqu'un seulement en se faisant une place, en se battant continuellement pour la garder, en performant pour rester au top afin d'être irremplaçable (sur le court terme), ils ne sont rien. Le capitalisme leur rappelle sans cesse quelle place ils occupent dans la chaîne alimentaire.
Parce que son entreprise est en plein dégraissage, Lester doit pondre une lettre pour expliquer en quoi il est essentiel de le garder. Sa femme Carolyn déploie des trésors d'énergie à faire visiter des maisons qu'elle ne vend jamais, d'où crise de nerfs sur crise de nerfs.
Qu'avons-nous perdu ? se demande Lester. Peut-être que la vraie question est "De quoi nous a-t-on dépossédé ?".

Il y a le couple Thora Birch et Mena Suvari, amies au lycée. La première est mal dans sa peau, et doublement car son amie sublime se vante sans cesse de sa beauté, et des possibilités qui s'offrent à elle dans un futur proche. La seconde est complètement vide, obsédée par son image et son physique car elle tient là, peut-être, encore que... le moyen de réussir dans un monde lui-même obsédé par l'image.

Il y a d'autres couples et d'autres thèmes, difficiles à aborder dans ce commentaire sans dévoiler des pans de l'intrigue.

American Beauty n'est pas un film parfait. Il tombe, à certains moments, dans des facilités. Mais il est drôle, émouvant, très souvent pertinent. Au contraire des Noces Rebelles (que j'ai moins aimé) qui traite d'un sujet assez proche, American Beauty nous parle de gens ordinaires et montrés comme tels, en se souciant de leurs places dans le monde. La vie en banlieue a aussi son lot de pleurs, de souffrances muettes et de drames.

Le bonheur est là, pourtant, mais on le voit mal.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 4, 2009 11:35 PM MEST


Impitoyable
Impitoyable
DVD ~ Clint Eastwood
Proposé par CASHNET
Prix : EUR 6,49

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand les légendes ne sont plus, 3 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Impitoyable (DVD)
William Munny (Clint Eastwood) était un affreux hors-la-loi. Vieux, il y a longtemps que ses démons sont derrière lui grâce à sa femme, morte depuis. Mais un apprenti brigand vient requérir ses services pour un boulot bien payé.
En effet, des ranchers sont descendus en ville pour s'amuser, et l'un d'eux a tailladé une prostituée. Alors que la mère maquerelle réclame bien légitimement justice, le shérif, incarné par Gene Hackman, décide que le vilain garçon devra rembourser la fille défigurée à vie en lui donnant quelques vaches. Merveilleux.

Impitoyable, c'est l'envers du décor des westerns. Les shérifs sont aussi pourris que les hors-la-loi, et les hors-la-loi n'ont rien de charismatique. Leurs légendes, diffusées par quelques écrivains poltrons et admiratifs, se sont forgées sur des malentendus et des embellissements.
Ici, l'Ouest est plus dur et plus cruel que jamais, hanté par l'alcool, les armes et la loi du Talion.

Clint Eastwood, cowboy invincible et infatigable de Sergio Leone, peine désormais à monter à cheval, vise mal. Pourtant, sous sa vieille carcasse sommeille encore les démons du passé. Ils ont une autre forme. Hier, c'était par la haine et la soûlerie continue qu'il se montrait impitoyable. Aujourd'hui, le besoin de rendre justice et de tout nettoyer est à l'oeuvre, hélas par des moyens tout aussi peu recommandables que la veille.

Aux côtés du héros déchu d'Impitoyable, et celui, christique, de Gran Torino se trouve L'Homme des hautes plaines, western pour lequel Clint Eastwood fut taxé de fascisme tant le film est dur et cynique.
Clint Eastwood savait-il qu'il vivrait assez longtemps pour dessiner ce perpétuel portrait cinématographique de lui-même ? Toujours à remettre en cause ses anciens rôles par des références directes, loin de les renier mais nous les montrant sous d'autres perspectives, Impitoyable se trouve à mi-chemin de cet incroyable parcours. La rédemption est là, mais encore inaccessible.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 4, 2009 6:24 PM MEST


Les Monades urbaines
Les Monades urbaines
par Robert Silverberg
Edition : Poche
Prix : EUR 5,10

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Comme une ébauche de roman, 30 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Monades urbaines (Poche)
Les monades urbaines, sortes de buildings interminables, sont des immenses piliers (3 km de haut je crois) où vivent les êtres humains. Plus de problème de place depuis qu'on évolue à la verticale. Le mot d'ordre est : procréer. Afin d'éviter toute frustration, il existe une grande liberté sexuelle entre les habitants.

On suit le destin de quelques protagonistes vivants dans ces monades, et l'on découvre peu à peu leurs tourments dans cet endroit qui leur paraît pourtant à tous utopique. L'un rêve de visiter l'ancien monde, l'autre sent naître en lui la jalousie, et tous craignent "la chute", c'est-à-dire la condamnation suprême réservée aux antisociaux.

Le roman se lit tout seul, agréablement, et les portraits des différents personnages sont intéressants. Seulement, leurs tourments sont assez ordinaires (quoique bien décrits), et pas forcéments en phase avec le postulat de départ. N'importe quel autre cadre, à peu de choses près, pourrait servir à décrire les mêmes personnages.
Ainsi les monades, dont on apprend le fonctionnement en profondeur, semble assez mal exploitées dès qu'il s'agit de parler des hommes.

En effet, il y a au moins deux questions essentielles surquelles Silverberg fait l'impasse ; celle de l'oppression, et celle de l'amour.

Pour l'oppression d'abord ; il semble en effet assez facile d'être condamné pour comportement antisocial, et la condamnation est radicale. Pourtant, personne ne remet en question ce système, pas même en pensées (ou alors si peu que je n'en ai pas le souvenir). C'est pourtant au coeur du sujet. À la place, les personnages devenant antisociaux ne le sont jamais par rébellion contre le système, mais pour des problèmes existentiels.
Puis l'amour ; lorsque votre voisin ou un illustre inconnu peuvent venir chez vous pour coucher avec votre épouse (ou avec vous !) avec votre consentement, lorsque l'intimité n'existe plus, sur quoi se forge l'amour ? Et quelle valeur a-t-il quand tout le monde peut posséder tout le monde ? Là encore, pas de vue d'ensemble, mais des problèmes personnels, comme cet historien timide qui couche avec des femmes de conditions sociales inférieures, mais qui craint la femme qu'il désire le plus.

Ainsi, si Les Monades Urbaines offrent d'intéressants portraits de personnages, singulièrement il manque à ce roman l'essentiel. Toujours les sujets principaux sont frôlés, mais jamais vraiment abordés. Étrange...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 27, 2014 3:30 AM CET


THX 1138 [Édition Collector]
THX 1138 [Édition Collector]
DVD ~ Robert Duvall
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 9,89

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Du blanc obscur, 30 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : THX 1138 [Édition Collector] (DVD)
Dans une société futuriste et dictatoriale où l'amour est interdit, un homme souffrant de dépression cherche à s'évader.

J'ai trouvé le film, du point de vue visuel, très réussi et en avance sur son époque (1970). Maintenant, cette affirmation est à nuancer. Je ne connais pas la version d'origine, et cette refonte est bourrée d'effets spéciaux numériques ainsi que de mouvements de caméra impossibles à réaliser à l'époque, comme lorsque la caméra traverse plusieurs étages.

Connaissant le travail de George Lucas sur les anciens Star Wars, il est fort probable que cette refonte ne soit que cosmétique, mais pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas vu la première version, c'est plutôt harmonieux, bien que cela lui confère une identité étrange ; le film semble avoir été réalisé récemment, mais avec une esthétique années 70.

Il y a des scènes très réussies, comme celle, étouffante, où Donald Pleasance est emporté par la foule.

Maintenant, sur le fond, je suis beaucoup moins convaincu. Le film est assez obscur, on a du mal à s'identifier aux personnages, à comprendre comment fonctionne cette société, et pourquoi elle fonctionne ainsi car rien n'est vraiment explicite, ni logique. Et le fait d'être constamment envahi par des nombres (tout fonctionne par nombre, les noms des personnages, les directives, les lois, etc.) en plus de subir certaines scènes dont on ne saisit ni le sens ni la pertinence donnent l'impression d'évoluer dans le brouillard.

Il y a aussi de nombreuses énormités. Les policiers robotisés, par exemple, n'ont pas l'air bien effrayants ni vraiments efficaces, on se demande donc comment cette société fait pour tenir en place vu qu'il semble facile de venir à bout de ses gardiens.
De même, la salle immense où sont enfermés les "déviants" est assez curieuse car on peut s'en échapper facilement.
Les réactions des personnages sont elles aussi assez étranges. Lorsque Robert Duvall décide de quitter la grande salle blanche, il s'en va mollement, sans aucun sentiment d'urgence.

Dans l'ensemble, cette vision d'un futur qui semble fortement inspiré de 1984 de George Orwell est avant tout esthétique. Le propos, lui, est assez superficiel et obscur, jusqu'à cette fin dont le dernier plan fait un peu penser à La Planète des Singes (lorsque Charlton Heston découvre la statue de la Liberté), mais en contenant une charge symbolique diablement banale confinant au cliché.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 9, 2011 10:08 PM CET


Seraphim Falls
Seraphim Falls
DVD ~ Liam Neeson
Proposé par expédition sous 24h dans tout le monde (FRANCE, ETRANGER, DOM TOM)
Prix : EUR 8,70

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Western atypique, 29 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seraphim Falls (DVD)
Seraphim Falls raconte la traque de Pierce Brosnan orchestrée par un Liam Neeson impitoyable, dont on ne connaîtra les motifs de vengeance qu'à la fin (et quels motifs !).

Ce western se démarque de tous les autres westerns que j'ai vu par de nombreux points. On est d'abord constamment étonné et fasciné par les incroyables capacités de survie de Pierce Brosnan, véritable bête sauvage qui ne cesse de faire preuve d'endurance et d'inventivité (la scène du cheval mort !) pour échapper à ses poursuivants. Tour à tour, la proie devient parfois, lorsque les occasions s'y prêtent, le prédateur.
Liam Neeson n'est pas en reste en traqueur impitoyable et dur, sans coeur, l'une des vertus du film étant de laisser planer très longtemps le mystère sur les ressorts qui le poussent à vouloir mettre la main sur cet homme.

Si ce n'est une fin mystique (avec l'apparition de l'Indien, puis d'Angelica Huston) assez déroutante la première fois, notamment parce qu'elle engage le film dans une voie imprévue et pas forcément en adéquation avec ce qu'on vient de suivre (en ce qui concerne le ton), Seraphim Falls semble raconter la fin de l'Ouest d'une manière métaphorique, jusqu'à la confrontation finale dont je vous laisse découvrir la résolution.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 4, 2009 6:04 PM MEST


The Gift [Import allemand]
The Gift [Import allemand]
DVD ~ Cate Blanchett
Proposé par DVD Overstocks UK
Prix : EUR 9,03

2.0 étoiles sur 5 Loin d'être inoubliable, 29 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Gift [Import allemand] (DVD)
Dans une petite ville, la police, avec l'aide d'une voyante, retrouve dans un étang une jeune femme qui avait disparue.

The Gift a les allures d'une histoire à la Stephen King ; une petite ville perdue et ordinaire, un brin de surnaturel, une galerie de personnages hétéroclites dont on ne saisit pas toujours la pertinence, et l'intervention du shérif du coin.
L'intrigue n'est pas très élaborée, ni l'enquête policière, le tout tournant autour du personnage de la voyante incarnée par Cate Blanchett, qu'elle interprète de manière convaincante malgré quelques facilités scénaristiques (ses "visions" intervenant de manière à entretenir le suspense jusqu'au bout).

On ne sait pas trop où le film veut en venir, ni ce qu'il cherche vraiment à raconter, mais il se laisse regarder agréablement, notamment grâce à une belle distribution (Greg Kinnear, Keanu Reeves, Hilary Swank, entres autres) où Giovanni Ribisi se démarque en incarnant un personnage torturé (c'est sa spécialité).


La Grande évasion
La Grande évasion
DVD ~ Steve McQueen
Prix : EUR 8,05

3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un classique indémodable, 28 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grande évasion (DVD)
La Grande Évasion raconte l'histoire, durant la Seconde Guerre Mondiale, d'un camp de prisonniers allemand conçu spécialement pour qu'on ne s'évade pas, en conséquence de quoi est-il prévu pour recevoir la crème des as de l'évasion. Et ces as décident d'organiser une évasion massive.

Film que j'ai vu et revu une bonne dizaine de fois depuis mon enfance, la Grande Évasion fait partie de ces films dont je ne me lasse pas. Je suis toujours fasciné par la mise en place de l'évasion, les préparatifs, et l'inventivité dont les prisonniers font preuve pour que les Allemands ne découvrent pas le grand projet. Récupérer les papiers nécessaires (passeport, etc.) pour en faire des copies, apprendre des notions de langue allemande, concevoir des vêtements à partir de couvertures et de tenues de prisonniers, creuser les tunnels et trouver du bois pour les consolider ainsi qu'un moyen de se débarrasser de la terre. Passionnant.

Au-delà de ces aspects techniques, le film prend son temps pour nous décrire quelques portraits de personnages qui craquent, celui de Charles Bronson, spécialiste du tunnel, atteint peu à peu par la claustrophobie, celui du faussaire qui à force de travail devient aveugle et craint d'être écarté de l'évasion, celui d'Yves qui ne supporte plus d'être enfermé (cette scène marquante lorsqu'il revient au frigo pour la seconde fois et qu'il s'écroule contre le mur !).

Le film s'offre le luxe d'une distribution prestigieuse où se démarque Steve McQueen, sorte d'électron libre mal élevé au moral invinsible qui joue inlassablement avec sa balle de base-ball lors de ses (fréquents) séjours au frigo.

Réalisée d'une manière efficace et solide, soutenue par une musique marquante qui colle parfaitement au film, cette longue évasion de trois heures ne souffre d'aucun temps mort et se laisse suivre avec plaisir du début à la fin.

Il y a eu d'autres films d'évasion (dont Mission Évasion qui n'est pas si mal), mais celui là reste sans doute le meilleur grâce à sa description minutieuse du projet d'évasion, mais aussi grâce à ses saisissants portraits d'hommes.


Un Pont trop loin [Édition Collector]
Un Pont trop loin [Édition Collector]
DVD ~ Dirk Bogarde
Proposé par CKDO77
Prix : EUR 19,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un pont trop long, 27 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un Pont trop loin [Édition Collector] (DVD)
Un pont trop loin relate une opération militaire, après le débarquement de Normandie, qui fut un fiasco. Il s'agissait de s'emparer de 6 ponts pour précipiter la chute de l'Allemagne.

Un Pont trop loin se distingue par un casting époustouflant (Sean Connery, James Caan, Robert Redford, et tant d'autres), mais aussi par quelques scènes d'anthologie. Il y a celles où l'on voit des centaines d'avions passés dans le ciel, et en particulier ce plan magnifique d'une petite ville où la lumière matinale déborde sur les maisons tandis que les avions tracent leur chemin. Il y a aussi cette scène où des centaines de parachutistes envahissent le paysage. Scènes extraordinaires car à cette époque, on ne pouvait pas recourir aux effets spéciaux numériques pour faire dans le spectaculaire.

J'ai trouvé le film un peu trop long. La préparation de l'opération est passionnante, et déconcertante. Alors qu'on apprend du côté des Alliés que les Allemands, qu'on croit faibles, se préparent à recevoir une offensive majeure, on décide de passer outre. Malheureusement, la préparation est un peu courte, j'aurais préféré en savoir davantage.
Il y a quelques longueurs aussi, comme ce moment de bravoure de James Caan qui n'apporte rien à l'intrigue.
De plus, les scènes de bataille sont assez brouillonnes, on ne sait pas toujours qui tire sur quoi.


L'Exorciste [Version 2000]
L'Exorciste [Version 2000]
DVD ~ Ellen Burstyn
Proposé par Neobang
Prix : EUR 8,50

Aucun internaute (sur 9) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Le sommet du film d'horreur ?, 24 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Exorciste [Version 2000] (DVD)
L'histoire est archi-connue. Une jeune demoiselle charmante se met à cracher des insultes (et du vomi).

Je ne connais pas l'ancienne version, mais j'ai trouvé celle-ci assez longuette, notamment avec le début en Irak dont on ne saisit pas la pertinence.

Le film est à moitié réussi, mais aussi à moitié vide. Dès qu'on quitte la jeune fille possédée par le diable, le film est morne et sans intérêt, peuplé de personnages inutiles qui font mollement avancer cette histoire assez creuse. Le plus inutile de tous est sans aucun doute le policier qui ne sert strictement à rien.
En réalité, il n'y a pas véritablement d'histoire, le film repose entièrement sur ses scènes horrifiques, le reste n'étant que du remplissage (pour dire d'avoir une trame), jusqu'à cette fin peu inspirée et facile alors que ça commençait juste à décoller.
Un film d'horreur, quoi.

Par contre, tout ce qui concerne la métamorphose de la fillette est absolument réussi. Les effets spéciaux n'ont pas vieilli (bien qu'on sente qu'ils sont d'une autre époque), mais surtout le tout reste sobre tout en étant spectaculaire. Pas d'esbrouffe, de tape-à-l'oeil, mais du brutal. Si ce n'est les images subliminales (de cette version) trop voyantes et peu efficaces, le reste est très convaincant.

De là à dire que cela fait peur... peut-être à l'époque. Personnellement ce genre de film ne ne fait plus peur depuis longtemps. Par contre, j'y ai trouvé de l'inventivité, ce qui manque cruellement aux films d'horreur habituellement.

Dans le même genre en plus récent, j'ai trouvé L'Exorcisme d'Emily Rose plus prenant et efficace. Certes, ce dernier n'invente rien, mais au moins le film repose sur une histoire.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 7, 2010 10:55 PM CET


Commando
Commando
DVD ~ Arnold Schwarzenegger
Prix : EUR 11,70

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand la nullité touche au chef d'oeuvre, 23 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Commando (DVD)
Commando raconte l'histoire de John Matrix, un super militaire qui porte des troncs d'arbre sur son épaule et mange de la crème glacée en compagnie de sa fille. Il vit tranquillement perdu à la campagne. Mais un dictateur cubain (ou mexicain, peu importe) et son sbire (une sorte de Freddy Mercury en cotte de maille) décident de kidnapper la jeune fille pour obliger John Matrix a tué un homme politique.

Plus je regarde ce film, plus il m'amuse, et il est bien évident que ce genre de sous-produit cinématographique s'apprécie encore plus entre gens de bonne compagnie.

Mal joué, regorgeant de clichés, d'énormités, d'invraisemblances, Commando parvient à réaliser un miracle ; il est drôle, malgré lui, de bout en bout, sans aucun temps mort, alternant les scènes de bravoure les plus improbables avec des répliques hallucinantes de crétinerie. La meilleure d'entre elles est sans doute celle-ci :

- Crache ta vapeur, fumier (il faut voir la scène pour comprendre toute la portée de cette répartie).

À voir en version française, bien évidemment, pour jouir jusqu'au bout de ce film insurpassable dans son genre (bien que Judge Dredd ne soit pas mal non plus).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 25, 2013 8:50 PM CET


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