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Fiche d'identité

Contenu rédigé par Robert Redford
Classement des meilleurs critiques: 30.850
Votes utiles : 3112

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Commentaires écrits par
Robert Redford (Québec)

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Gran Torino (César 2010 du Meilleur Film Etranger)
Gran Torino (César 2010 du Meilleur Film Etranger)
DVD ~ Clint Eastwood
Proposé par CDVDISCOUNT
Prix : EUR 7,49

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'anti-thèse d'Impitoyable, 22 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gran Torino (César 2010 du Meilleur Film Etranger) (DVD)
Gran Torino raconte l'histoire de Walt, octogénaire qui vient de perdre sa femme (ce qui n'a pas l'air de le déranger plus que ça) et qui regarde d'un mauvais oeil le monde moderne évolué autour de lui à coups de nombrils de jeunes filles à l'air et d'Asiatiques qui s'installent dans SON quartier.

Clint Eastwood renoue avec un genre de rôle qu'il adore ; le vieux bougon pas si mauvais au fond. Il appuie le trait ici, grognant comme un chien de mauvaise humeur.
Raciste et réactionnaire, il voit d'un mauvais oeil la famille Hmong envahir son quartier, pour se rendre compte peu à peu que ces gens lui ressemblent ; ils vivent dans la tradition, sont porteurs de vieilles valeurs.

Surtout, si sa haine de l'Asiatique, héritée de la guerre de Corée, semble indécrottable, un ressort plus profond sommeille en lui, la justice, et le besoin d'intervenir lorsque les faibles sont en danger, lui qui appartient au camp des bourreaux.
Ainsi, bien que le jeune Tao ait essayé de lui voler sa merveilleuse et précieuse Gran Torino, le glacial Clint ne reste pas insensible à son sort, ni à celui de sa soeur, lorsque ces derniers rencontrent des problèmes avec des gangs de rues.

Le film est amusant. Clint Eastwood s'amuse beaucoup à endosser ce rôle qu'il connaît par coeur. Pourtant, il ne s'agit pas d'une comédie, et le drame, qu'on sent doucement monter, finit par arriver.

C'est alors qu'on attend une finale à la Clint Eastwood, c'est-à-dire celle d'un homme qui finit rattrapé par les démons du passé, et par ceux de l'Amérique. On attend qu'il laisse tomber la soutane comme dans Pale Rider pour aller flinguer les méchants, on attend qu'il s'enivre comme dans Impitoyable pour venger son ami.

Mais jusqu'au bout, Clint Eastwood nous livre, au contraire, une leçon d'humanité, aboutissant à un final christique où Walt, non par sacrifice mais par amour, va affronter le mal sans se rabaisser à son niveau.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 12, 2009 3:34 PM MEST


Soulcalibur IV
Soulcalibur IV

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Décevant, 18 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Soulcalibur IV (Jeu vidéo)
Soul Calibur 4 est une sorte de add-on du 3. Moins fourni, moins intéressant, il a tout de même trois qualités que son aîné ne possédait pas ; un chara-design loin du mauvais goût du 3, un mode de création permettant de faire des personnages classes (dans le 3 les poses étaient souvent nazes), et pour finir une IA mieux équilibrée.

Qu'est-ce qui ne va pas alors ? D'abord, dans le mode création. Moins fourni en équipements, les possibilités semblent revues à la baisse. De plus, dans le 3, certains styles étaient inédits, on ne les retrouvait pas sur les persos standards, ce qui n'est plus le cas. Moins de styles de combat donc, alors que beaucoup sont déjà en doublons (genre Astaroth et Rock, et ce n'est qu'un exemple).
On est aussi déçu de ne pas pouvoir changer la taille des personnages ; on se retrouve donc avec des femmes aussi grandes que les hommes (en plus les visages de femme ont des airs de travelos). Le seul moyen reste de personnaliser un combattant standard, mais alors les possibilités sont souvent réduites.
Le dernier point fâcheux concerne les compétences. En effet, les équipements nous offrent (ou nous retirent) des points de compétence. Géniale comme idée ! On a donc le choix ; soit on fait un personnage moche mais super fort, soit on se concentre sur l'esthétique du personnage, et c'est une grosse daube en combat. Formidablement bien pensé.

Le mode online : voilà aussi un hic. En plus d'être assez impersonnel, on se bat soit contre des débiles qui font sans cesse les mêmes coups ad nauseum avec des personnages puissants (Nightmare, l'overdose...), soit contre des gars niveau 150 qui ne nous offre aucune chance, réduisant à néant les deux tiers de notre barre de vie sans qu'on trouve le moyen de se relever.
En effet, difficile de jouer cool avec des inconnus à l'autre bout d'on-ne-sait-où, juste pour le fun, sans prise de tête. Aucune convivialité donc, juste du challenge pur et dur dans le meilleur des cas, ou des mauvais joueurs qui se déconnectent quand ils risquent de perdre.
Il reste qu'on peut jouer avec des amis, chez soi, et tant mieux pour ceux qui peuvent en profiter.

Finalement, étant un joueur solitaire, ce qui m'a le plus dérangé (avec le mode de création), c'est la nullité totale des modes solos. Dans le 3, Les Chroniques de l'Épée était un bon moyen de jouer seul sur une longue durée, en plus d'offrir une utilité à nos créations et un petit côté RPG Tactique suffisant pour nous motiver.
Là, le mode histoire est composé de 5 malheureux combats, la Tour des Âmes ne sert à rien car on peut débloquer l'équipement d'une manière beaucoup plus simple et beaucoup moins pénible, et il y a le mode arcade dont je n'ai pas encore saisi l'utilité (si ce n'est débloquer le copain de Dark Vador).
Même pas les modes habituels de remplissage : Time Attack, Team Battle, etc. Plus besoin, y'a le online !

Je tiens à ajouter que ma déception tient à peu de choses (mais ô combien importantes pour moi). Un mode de création où l'on peut modifier la taille des personnages, et un véritable mode solo m'auraient encouragés à mettre une bien meilleure note.
Pour ceux qui comptent y jouer à plusieurs (à la maison, pas sur Internet), et qui sont peu intéressés par la création, ils y trouveront sûrement leur bonheur.


Daylight
Daylight
DVD ~ Sylvester Stallone
Prix : EUR 13,81

1 internaute sur 9 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 La lumière n'est pas au bout du tunnel, 13 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daylight (DVD)
Alors qu'un méchant camion de produits toxiques a fait exploser une sorte de tunnel sous la Manche, bloquant une dizaine de survivants, Stallone décide de passer entre les pales mortelles de trois ventilateurs géants pour aller les sauver.

C'est assez nul et peu inspiré, malgré un casting pas loin d'être sympathique.

Nous retrouvons aussi, comme dans de nombreux films américains, cette curieuse équation cinématographique ; le Noir meurt, mais le chien est sauvé. Je ne sais pour vous, mais moi, ça me turlupine.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 22, 2015 5:08 PM CET


Les Noces rebelles [Revolutionary Road]
Les Noces rebelles [Revolutionary Road]
DVD ~ Leonardo DiCaprio
Prix : EUR 13,32

12 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Et si le conformisme, ça convenait à certains ?, 12 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Noces rebelles [Revolutionary Road] (DVD)
Le film raconte l'histoire d'un couple qui a peur de s'engluer dans une vie monotone. Lui ne sait pas trop ce qu'il veut faire de sa vie, mais surtout il ne veut pas suivre les pas de son père, un insignifiant bureaucrate. Elle est une actrice ratée, et décide sur un coup de tête de partir pour Paris.
Merveilleux ! Comme ils se sentent exceptionnels, mieux que tous les autres. Voilà la chance de leur vie. Jusqu'au jour où ce grand projet est remis en cause, lorsque le personnage de Di Caprio reçoit une promotion très alléchante.

Le thème est, d'après moi, trop proche d'American Beauty (version années 50), mais sans la légèreté et l'humour. Y'a beaucoup de redites d'une scène à l'autre qui rend le tout un peu longuet, et on sent arriver la fin vers la moitié du film, même si ça se présente sous une forme à laquelle je n'avais pas pensé.

Le personnage de Di Caprio est le plus intéressant du couple, ou le mieux exploité. C'est un gars qui n'aime pas son boulot où il est sous-estimé, rêvant d'une vie meilleure en conséquence, et qui change d'avis au moment de sa promotion. En gros un gars ordinaire qui s'ignore.
Par contre, Kate Winslet est, de mon avis, mal cernée par le réalisateur. Elle souffre du même problème que son mari ; le manque de reconnaissance. Elle est perdue au milieu de sa banlieue insipide où elle n'est personne. Elle traîne d'ailleurs derrière elle l'échec de sa pièce de théâtre.

Là où le film ne fonctionne pas, c'est qu'il se veut mordant et incisif au lieu d'être simplement humain, et qu'il se trompe de sujet. En effet, le couple est au fond bien ordinaire, et ce dont le film parle, beaucoup l'ont connu ; elle doit faire une croix sur ses rêves d'être actrice, et lui se cherche tout en craignant de devenir comme tout le monde. En somme, ils ont des craintes et des souffrances de jeunes adultes. Le vrai drame est assez universel et poignant ; réaliser que les rêves et la réalité sont deux choses différentes.

Malheureusement, le film lance une charge ô combien banale (et conformiste) contre le conformisme, étouffeur de rêves.
Ainsi, les gens ordinaires du film sont soit hypocrites, soit malheureux, soit résignés, et les gens extraordinaires (ou qu'on nous fait passer comme tels) deviennent fous ou se plient aux règles de la vilaine société insipide.
Le rôle du dépressif est à cet égard un cliché sur pattes, pauvre homme dont la santé mentale a été fragilisée par les mensonges ambiants, par sa mère qui se cache la vérité. Ô, il sommeille en lui un véritable rebelle. "Les mathématiques, c'est d'un ennui..." dit-il au cours d'une balade dans les bois.

En somme, le message est clair. Vous qui aimez vos petites vies tranquilles et ordinaires, vous vous mentez, vous faites semblant d'être heureux alors que vous avez renoncés à vos rêves.
Mais une chose à laquelle le réalisateur n'a pas pensé. Et si par hasard certains trouvaient ça passionnant, les mathématiques ?

J'ai mis tout de même trois étoiles, car en dehors de cette vision biaisée de la vie ordinaire, le film est servi par des acteurs très en forme, et que certaines scènes, dont les disputes, sont écrites avec beaucoup de finesse. Il est juste dommage qu'un film aussi formellement réussi serve un propos plutôt banal.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 5, 2010 11:00 AM CET


Les Nuits avec mon ennemi
Les Nuits avec mon ennemi
DVD ~ Julia Roberts
Proposé par MEDIAZONE
Prix : EUR 8,50

11 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Les nuits avec mon ennui, 10 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Nuits avec mon ennemi (DVD)
Les nuits avec mon ennemi raconte l'histoire d'une femme battue qui décide de quitter son mari.

Ce film sent l'adaptation à plein nez, provenant du genre de roman qui commence par "Le coucher du soleil embrasait l'horizon...", donc un roman profondément original.

Loin de nous décrire une situation pour le moins dramatique de manière réaliste, Les Nuits avec mon ennemi préfère prendre la voie du divertissement grand guignol. Ainsi, le mari (méchant) est une sorte de psychopathe obsessionnel à moustaches tandis que sa jeune femme est une victime innocente mais pleine de ressources.

En effet, Julia, après 3 ans de mauvais traitements, a élaboré un plan machiavélique pour échapper à son méchant mari. Ayant une phobie de l'eau, elle décide, dans le dos de son homme moustachu, de prendre des cours de natation au cas où un jour, par le plus grand des hasards, un parfait inconnu les inviterait à faire un tour sur son voilier en pleine nuit, et qu'en plus une tempête non prévue éclaterait, permettant ainsi à Julia, dans l'obscurité, et la confusion enfantée par les éléments déchaînés, de sauter à l'eau pour rejoindre la rive, laissant croire à tous qu'elle est morte noyée.
Et, parce qu'une bonne étoile veille sur elle, ce scénario incroyablement improbable arrive ! Elle avait tout prévu, cette Julia.

Mais peut-on revenir à la vie après 3 ans en enfer ? Eh bien, ma foi, sans aucun problème. Alors qu'elle n'a pas de job et aucune référence, alors qu'elle est seule, Julia se retrouve avec une immense baraque (le genre où il y a 15 chambres et 5 salles de bain) qui lui coûte pas moins de 700 dollars de loyer par mois. Elle trouve même les moyens de tout repeindre.
Comment paye-t-elle ? Voilà bien une question mesquine, j'en conviens. Vu que Julia avait tout prévu pour s'échapper, il est clair qu'en 3 ans, avec un job de bibliothécaire à mi-temps, elle a économisé 75 000 dollars.

Mais, après avoir souffert de la violence d'un homme à moustaches, peut-on refaire confiance à un autre mâle ? Aucun problème encore une fois. Surtout que le nouveau, dont elle se méfie durant au moins une scène, et le genre doux et rêveur, plein d'humour et de saltimbanquerie de campagne. Il a raté une carrière artistique à New-York (il est donc ambitieux et "artiste"), au fond il est content car il se sent chez lui dans sa petite ville perdue (un homme humble donc, avec de belles valeurs). Rigolo, il chante en arrosant les arbustes, mais est surtout doté d'une profonde gentillesse. Il a en somme tout du gars que les filles fuient dans la vraie vie.

L'amour semble naître lorsqu'en pleine nuit, avec Julia, ils s'amusent dans le théâtre du lycée à se mettre différents chapeaux sur la tête. Merveilleux. Comme il est loin du méchant psycho-rigide à moustaches !

Malheureusement, fin limier, Moustachos finit par retrouver la trace de Julia.

Les nuits avec mon ennemi ? Un téléfilm du dimanche après-midi qui est passé au cinéma.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 18, 2009 6:17 PM MEST


MotorStorm
MotorStorm
Proposé par DGAME
Prix : EUR 29,49

5.0 étoiles sur 5 Furieux !, 6 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : MotorStorm (Jeu vidéo)
Mélange de Flat Out 2 et du vieux Road Rash en plus réussi, Motorstorm est un jeu de course furieux.

Dans des décors désertiques que les développeurs ont su renouveller avec brio, Motorstorm permet de faire des courses où se cotoient des véhicules de différents gabarits.

Les circuits offrant plusieurs itinéraires différents, on ne cesse de découvrir de nouveaux passages. De plus, si les décors sont renouvellés, les circuits eux-mêmes offrent des plaisirs variés et différents. Orientée arcade tout en demandant du doigté, la maniabilité est punitive, elle ne pardonne pas, et c'est un vrai bonheur. L'IA est particulièrement bonne, laissant croire que les véhicules contrôlés par l'ordinateur sont en réalité d'autres joueurs.

Le jeu est assez difficile ; il faut apprendre à connaître les circuits, et les pièges tendus un peu partout. Mais c'est une difficulté salvatrice, qui donne envie de s'investir.

On regrettera tout de même des circuits trop peu nombreux, et aucune variété dans les épreuves.


Magnum Force
Magnum Force
DVD ~ Clint Eastwood
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 8,46

2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Magnum faible, 6 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magnum Force (DVD)
Magnum force raconte l'histoire de motards de la police qui décident de nettoyer la ville en tuant les gangsters.

La série Dirty Harry a beaucoup contribué à la popularité de Clint Eastwood. Si le premier avait le mérite d'être rigolo et expéditif, Magnum Force souffre d'une surenchère parfois grotesque dans le genre super macho (rien que tout le début prête à sourire avec le discours sur le magnum).

De plus, l'intrigue est perdue au milieu des exploits les plus improbables de l'inspecteur Harry, sauveur d'une épicerie braquée ou d'un avion détourné par des terroristes (!), monsieur est partout et ne craint pas les balles.

Il nous reste un film policier assez mou où de nombreux clichés du genre sont présents ; Harry se tape toutes les nanas qui passent, Harry tire avec un énorme magnum d'une seule main et à bout de bras, Harry ne se cache pas quand il flingue.

Soyons honnête. Sans Eastwood, ce film serait tombé dans l'oubli.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 17, 2012 1:38 AM MEST


12 Hommes en colère
12 Hommes en colère
DVD ~ Henry Fonda
Proposé par Art Cub
Prix : EUR 8,50

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Indémodable, 3 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : 12 Hommes en colère (DVD)
Sur douze jurés, onze sont persuadés de la culpabilité d'un jeune homme accusé d'avoir assassiné son père. Un juré doute.

À la fois film de tribunal et film social, huis-clos et exploration du comportement humain, Douze hommes en colère dessine le portrait, à travers ses jurés, de la société américaine, de ses préjugés, de ses haines, de son racisme quotidien et de ses névroses ordinaires.

Se livre entre ces hommes une confrontation pour faire jaillir, non la vérité, mais le doute, là où certains sont d'irréductibles convaincus. Pour ma part, le beauf fan de base-ball, par son indifférence totale à l'affaire (la délibération risque de lui faire rater un match), est sans doute le plus affreux de tous.

Il y a des films qui ne vieillissent pas. Douze hommes en colère en fait partie. C'est un modèle du genre.


Autant en emporte le vent [Édition Collector]
Autant en emporte le vent [Édition Collector]
DVD ~ Clark Gable
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 7,60

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La fin du sud, 3 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Autant en emporte le vent [Édition Collector] (DVD)
Autant en emporte le vent raconte l'histoire du Sud des États-Unis, avant, pendant et après la guerre qui l'a opposé au Nord, et l'histoire d'amour impossible entre Clark Gable la fripouille et Vivien Leigh la fatigante.

Honteusement comparé à Titanic (ce tissu de clichés), Autant en emporte le vent met en avant des personnages principaux loin d'être des modèles de vertu. En tête Vivien Leigh, capricieuse, calculatrice, manipulatrice et sans morale, qui semble résumer à elle seule sur quelle absence de principe l'Amérique s'est construite ("Dussé-je mentir, voler, tricher ou tuer, je jure devant Dieu que je ne connaîtrai jamais plus la faim !"). Puis Clark Gable, homme à femmes ironique, félin, lucide et au fond, homme de coeur, toujours contre son époque, malhonnête au temps des vertus, gentleman au temps des vices.

Des héros pareils, ça ne se rencontre pas souvent au cinéma, et chaque scène où ces deux-là se retrouvent est un moment réjouissant. Ne pas oublier l'inoubliable mama, formidable.

Mais c'est aussi par sa peinture des différents milieux du Sud (bien meilleure encore dans le roman), de la hiérarchie sociale chez les esclaves, de la mentalité d'une époque qui touche à sa fin, et l'éclosion d'une nouvelle époque, certes plus acceptable sur le plan moral (les Noirs sont affranchis) mais en même temps cruelle, malhonnête, sans principes dans les faits, qu'Autant en emporte le vent est un très grand film.

Plus qu'un classique, un incontournable.


La Nuit du chasseur
La Nuit du chasseur
DVD ~ Robert Mitchum
Proposé par Base Commerce
Prix : EUR 13,94

7 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un film culte ? Pas pour moi..., 3 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Nuit du chasseur (DVD)
La Nuit du chasseur raconte l'histoire d'un prêcheur assez peu recommandable qui cherche à mettre la main sur une somme d'argent détenue par deux enfants.

Autant le dire tout de suite, je n'ai pas aimé du tout. Il est toujours difficile de critiquer un classique, surtout quand il fait l'unanimité, à chaque fois on aurait préféré aimé. Malheureusement ce n'est pas le cas.

J'ai surtout eu du mal sur les aspects que personnellement je trouve vieillots. Par exemple, lorsque les personnages parlent tout seuls dans le vide, ou lorsque Robert Mitchum en voiture tourne sans cesse le volant de droite à gauche alors qu'il va tout droit, ou la façon dont les acteurs prennent la pose pour déclamer leurs répliques. Je trouve que ça fait très artificiel.

Alors, bien entendu, le film est très réussi sur d'autres aspects. Le jeu d'ombres et lumières est magnifique, de nombreux plans sont marquants. Certains détails rendent le personnage de Robert Mitchum particulièrement inquiétant, comme son couteau qui déchire sa poche alors qu'il regarde une danseuse de cabaret (érection plutôt singulière), ses fameux tatouages sur les doigts.
De même, le film touche à de nombreux thèmes autour de la religion détournée et du fanatisme qu'elle entraîne.

Les enfants, quant à eux, sont formidables de naturel, et l'une des scènes finales, lorsqu'à bout de force le garçon craque et donne l'argent au prêcheur, est déchirante.

Le film ne manque donc pas de qualités et de vertus, mais le jeu des acteurs adultes, j'ai vraiment eu du mal à adhérer.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 12, 2013 3:53 PM MEST


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