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Contenu rédigé par Robert Redford
Classement des meilleurs critiques: 12.283
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Commentaires écrits par
Robert Redford (Québec)

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Uncharted 2 : among thieves
Uncharted 2 : among thieves
Proposé par Centrale Free Agent
Prix : EUR 29,00

24 internautes sur 43 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Mieux et moins bien que le premier, 27 octobre 2009
Amusant:4.0 étoiles sur 5 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Uncharted 2 : among thieves (Jeu vidéo)
Comme le jeu m'a plu, je vais commencer par les défauts pour finir par les qualités, qui l'emportent dans mon appréciation globale du jeu.

Les défauts du 2 sont innombrables, et d'autant plus agaçants qu'ils étaient pour la plupart absents du premier. Toute la partie scénario est nulle. Dans le premier, le jeu racontait une histoire de chasse aux trésors pépère et sympathique, sans prétention ni conséquence. Le studio Naughty Dog n'avait rien à prouver, et c'était tant mieux.

Ici la donne est différente. Sony sortant sa console slim avec une baisse de prix, il fallait un produit supplémentaire pour pousser à l'achat, un jeu phare. Alors Naughty Dog a mis le paquet dans la surenchère d'action inutile, dans les explosions gigantesques, les moments de bravoure ridicules. Ça ne colle pas vraiment à l'univers du 1, ce n'est là que pour la frime. Le pire étant les moments jouables où tout explose ou tout s'écroule autour de nous alors qu'on sait très bien qu'on n'a rien à craindre.

Scénario nul aussi dans la manière dont il accumule les clichés, absents du 1, avec un méchant aux ambitions insondables de banalité, des personnages qui ne servent à rien, des triangles amoureux juste là pour dire de compliquer la situation, des incohérences énormes, et une fin d'une médiocrité malheureusement assez courante dans le jeu vidéo.
De même, il y a tant de cinématiques que le rythme de jeu est haché, d'autant plus lorsqu'il s'agit de cinématiques qu'on ne peut pas passer. Pour tout et pour rien, le jeu s'arrête. Une alarme à désactiver = cinématique, des gardes au loin = cinématiques, au lieu de tout simplement nous prévenir durant le jeu. C'est gavant.

Heureusement, dans une seconde partie, on peut passer la plupart des cinématiques, et se concentrer sur la partie jeu.

C'est, absolument, superbe d'un point de vue visuel. C'était déjà le cas du premier, mais là c'est un bon cran au-dessus. Non seulement le jeu possède un moteur graphique performant, peut-être le plus performant de cette génération, mais en plus il y a eu un véritable soin apporter aux décors, avec un sens du détail hallucinant, un système d'éclairage qui sublime le tout. C'est fluide, les problèmes de frame-rate du premier sont oubliés.

Niveau gameplay, on retrouve les passages de plateforme inutiles et assistés au possible, des temples à énigmes faciles à résoudre, mais sympathiques, et les arènes de combats avec armes à feu, le coeur du gameplay, grandement améliorées par rapport au 1. Elles sont plus variées, plus ouvertes, offrent à la fois plus de possibilités et de difficultés (même si on trouve trop de munitions). Les sensations, grâce à de meilleurs bruitages et de légers artifices visuels, sont meilleures.

De même l'action est plus soutenue et plus fluide. On n'a plus l'impression de vider une salle avant de passer à une autre comme dans le 1, de ressentir la mécanique du jeu. Tout s'enchaîne mieux (si ce n'est les satanées cinématiques qui gâchent parfois cette fluidité). Sans jamais rien réinventer, en reprenant les passages obligés du jeu d'action (passage dans un train, combat contre un hélicoptère, etc.), Uncharted 2 parvient à leur donner un goût de nouveauté, là où un Killzone 2 est absolument sans surprise.

Uncharted 2 n'est pas un chef d'oeuvre, loin de là. C'est un blockbuster, comme au cinéma, c'est-à-dire un jeu qui repose sur un scénario minable et en fout plein les yeux avec des artifices qui personnellement me laissent complètement indifférent.
Heureusement, il repose sur un gameplay très solide.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 25, 2011 5:23 AM MEST


Pierre et Jean
Pierre et Jean
par Guy de Maupassant
Edition : Poche
Prix : EUR 2,80

14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'homme du ressentiment, 27 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pierre et Jean (Poche)
Pierre et Jean sont frères. Jean est doux, un peu candide, il aime la vie. Pierre est sombre et sinistre. Lorsqu'un vieil ami de la famille s'éteint en léguant tout son héritage à Jean, Pierre devient envieux jusqu'à la haine, déterrant au passage des secrets de famille qui menacent de tout détruire.

À travers Pierre et Jean, Maupassant dessine le portrait d'une famille bourgeoise prospère et médiocre plutôt harmonieuse, au moins en apparences. Mais il y a Pierre, sorte d'être incapable de se réjouir du bonheur des autres. Facilement rancunier, et souffrant probablement d'un complexe d'infériorité, rien ne vaut rien à ses yeux, si ce n'est sa mère (ou l'image qu'il s'en fait). Il s'enferme dans des visions idéales d'intégrité pour y dégoter une noblesse de pacotille, il rabaisse tout et tout le monde pour s'élever.

Précise, cruelle, redoutable, la plume de Maupassant saisit avec une concision parfaite l'allure des personnages, leus états-d'âme, les situations. Lorsqu'il souligne avec une empathie apparente leurs souffrances intérieures, c'est pour mieux exposer par la suite leurs faiblesses, leurs petits arrangements avec eux-mêmes.
Il s'en régale.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 13, 2009 6:42 PM CET


Nola
Nola
Prix : EUR 11,00

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le sud, 26 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nola (CD)
Down est un groupe de Metal du Texas (et ça s'entend !). Parmi les musiciens, on trouve entre autres le chanteur enragé Phil Anselmo qui nous vient de feu Pantera, et le guitariste Pepper Keenan (qui a parfois la voix de James Hetfield) de Corrosion of Conformity.

J'aime moins le Metal qu'avant, que je trouve trop rigide, trop démonstratif sur le plan technique au détriment de la mélodie (ou trop démonstratif sur le plan mélodique), trop "adolescent" aussi, car le charme de la plupart des groupes de Metal est de s'amuser à faire peur sans se prendre au sérieux, mais c'est parfois lassant.

Down ne se prend pas "au sérieux", mais c'est une forme de Metal plus abouti, et en même temps qui n'a plus rien à prouver. On va puiser dans les racines. Plus dans Black Sabbath, Deep Purple, Pink Floyd (mais sans trahir cet héritage), mais dans les racines territoriales. On retourne au Blues et au Folk du Texas, façon Metal.

L'intro de Eyes of the South par exemple me fait terriblement penser à Blue Jeans Blues de ZZ Top. On prend son temps pour installer une atmosphère ; une ligne de basse qui fait toujours les mêmes notes, une guitare grasse qu'on égratigne un peu, de temps à autre, et la montée en puissance avant le démarrage. De même Stone the Crow a des accents de Sweet Home Alabama.

C'est un Metal moins violent, moins agressif, plus lourd et parfois un peu mou, qui conserve l'essentiel du genre, et qui en impose. C'est un Metal des tavernes, plus proche et immédiat, plus authentique.

De même les ballades (que ce soit dans cet album ou dans Down II - A Bustle In Your Hedgerow..., plus abouti encore) n'ont plus rien à voir avec la tristesse grand public façon Still Loving You (que j'aime beaucoup au passage), et dont le Metal raffole depuis longtemps. Ici elles sont rugueuses et amères.

Le Metal du sud. Insurpassable.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 20, 2011 9:27 PM MEST


American Gangster [Édition Collector - Version Longue]
American Gangster [Édition Collector - Version Longue]
DVD ~ Russell Crowe
Proposé par Mogador95
Prix : EUR 16,89

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un film écolo, 17 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : American Gangster [Édition Collector - Version Longue] (DVD)
Regarder American Gangster, c'est comme lire Victor Hugo sur du papier recyclé. Quelque part, c'est un peu décevant, mais en même temps, quelle immense bien pour la planète. Oh, on préfèrerait que ce soit Beigbedder sur du papier recyclé, et en rouleau rose double épaisseur de préférence, mais on ne peut pas tout avoir.

Tout est bien dans ce film. Acteurs solides, B.O. très bonne, reconstitution d'époque pertinente, réalisation dans le haut du panier. Sans cette texture grossière de papier recyclé, cette couleur un peu terne, ce toucher décevant, cette odeur sans parfum, ça pourrait même être un grand film.

La force d'American Gangster est dans son virtuose copier/coller. Il ressemble à la fois à tous les films de gangsters, et en même temps il est difficile voire impossible de pointer du doigt une référence directe (si ce n'est la musique de Jackie Brown, mais peut-on pointer du doigt une musique ? Vaste question scientifique que nous ne traiterons malheureusement pas ici).

Ridley Scott n'est pas le premier à avoir fait dans l'écologie cinématographique. Il y avait eu Taxi, qui reprenait sans honte aucune la musique la plus marquante de Pulp Fiction. Plus classe, L'Anglais de Soderbergh qui avait piqué des rushs à Ken Loach (je crois). Scorsese également, qui utilisa deux fois la même chanson des Stones dans Casino et dans J'ai Oublié Quel Film.
Mais le génie de Ridley Scott, c'est d'avoir systématisé cette technique (comme Orson Welles en son temps avait systématisé toutes sortes de nouvelles techniques cinématographiques, ... y'aurait-il aussi recyclage de la systématisation ?).

Autre point fort du film. Alors qu'on le regarde, on a l'impression de l'avoir déjà vu cent fois, donc on se trouve en terrain familier, pourtant on l'oublie aussitôt après le générique de fin. Si on en croit la science, la mémoire est dépendante de nos émotions. American Gangster n'en procurant aucune d'originale, chaque revisionnage est en même temps une première fois et une millième fois. Curieux, mais c'est donc un film qu'on peut regarder régulièrement.

- Ah tiens, ça me dit quelque chose. C'est Serpico ?
- Non, les Affranchis, je crois.
- T'es sûr ? Mais non, c'est le Parrain !
- N'importe quoi ! On dirait plutôt l'Impasse, d'ailleurs. Ou Scarface.
- Scarface c'est en Noir et Blanc, débile !
- Fais pas ton cinéphile, tu sais bien que je fais référence à De Palma. D'ailleurs, en passant, un peu naze, le cinéphile. Tu sais même pas ce qu'on regarde.
- Mais si, je sais. C'est le dernier Tarantino.
- Ah... peut-être... Au fait, il est où De Niro ?
- Je sais pas. On le voit peut-être après... Ah ben, le voilà. Il joue une sorte de Lord italien. Bizarre comme mélange...
- C'est pas De Niro... C'est... Ben merde, c'est qui ce type ? On dirait un croisement entre Stallone et De Niro... C'est écologique, deux acteurs en un, et pour moins cher.
- Finalement c'était bien comme film, mais c'est quoi ?

5 étoiles donc pour ce film sponsorisé par Nicolas Hulot.
Afin d'ailleurs d'honorer ce film, j'ai moi-même fait un commentaire recyclé, volant le goût du dialogue à l'Amazonien Ouhman, et les blagues à Crew.koos et Rockin-jl.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 18, 2012 8:59 PM CET


Le Grand chantage
Le Grand chantage
DVD ~ Burt Lancaster
Proposé par Base Commerce
Prix : EUR 17,25

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 J'adore cette ville dégueulasse, 16 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Grand chantage (DVD)
J.J. Hunsecker est chroniqueur à New York, et il a beaucoup d'influence. Possessif, il voit d'un mauvais oeil le rapprochement entre sa soeur et un musicien de jazz très propre sur lui. Il fait donc appel à Sidney Falco, un agent de presse, pour salir la réputation du musicien dans les journaux.

Un thème musical fort, urbain, nous met dans l'ambiance. J'insiste d'ailleurs, car comme l'écrit quelques fois l'Amazonien Ouhman, les musiques des vieux films vieillissent en général assez mal.

Deux couples s'opposent ; on a d'un côté le puissant, froid et cruel Burt Lancaster avec à sa botte un sous-fifre sans morale ni scrupule (ça va souvent ensemble) en la personne de Tony Curtis, et de l'autre le musicien intègre et combattif amoureux d'une jeune femme aux airs de biche innocente (y'en a-t-il de coupable d'ailleurs ?). Et, d'abord en passant par le mensonge, l'hypocrisie et la manipulation, on finit peu à peu par aboutir aux confrontations finales d'où personne ne ressort indemne.

Le film est surtout centré sur Sidney Falco au départ. Rêvant d'être un jour un J.J. Hunsecker, il est prêt à toutes les bassesses pour entrer dans les bonnes grâces de son patron, ce qui rend très triste sa secrétaire. Il se démène comme un diable, joue les indignés, élabore des plans machiavéliques. Sur certains aspects de sa personnalité, Colin Farrell dans Phone Game lui ressemble beaucoup.

Peu à peu, on découvre J.J. Hunsecker, pas vraiment plus recommandable, sorte de Gordon Gecko du monde de la presse. Il règne sur la ville car il en connaît les secrets inavouables. Il "adore cette ville dégueulasse". Seulement, le musicien n'ayant rien à cacher, il va falloir lui inventer une histoire pour le salir.

En bref ; j'ai adoré.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 25, 2013 8:13 PM MEST


Jésus
Jésus
par Jacques Duquesne
Edition : Broché

16 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Dieu décevant, 14 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jésus (Broché)
Aujourd'hui, croire en Dieu est difficile.

D'une part, parce que nous avons perdu foi en l'Église, ce qui est une bonne chose. Mais par amalgame et fainéantise intellectuelle, nous reprochons à Dieu les travers de l'Église (reprochons-nous à la Nature les travers des écolos ?). Richesse, avidité du sang et du pouvoir, la liste de ses méfaits est longue. Pire a été son enseignement. L'Église a inventé l'Enfer, les tourments éternels, les tabous sexuels ("Le christianisme a donné du poison à boire à Éros : - il n'est pas mort, mais il est devenu vicieux." Nietzsche dans Par-delà le bien et le mal), le sacrifice, la colère divine. Ses interprétations des textes sont parfaitement douteuses.

D'autre part, il est difficile de croire à ce qu'on lit dans la Bible, à sa véracité historique. "À cette époque, écrit Jacques Duquesne, il est vrai, tout juif imprégné des Écritures attribuait plus d'importance et de vérité à la signification d'un fait qu'à sa réalité".
La Bible est donc peuplée de symboles, de mythes, de déformations et d'amplifications, elle a été trahie, c'est-à-dire traduite, maintes fois. Jésus, sa figure centrale, l'homme des miracles, est une sorte de superman. Il marche sur l'eau, multiplie les pains. On veut bien faire un effort, mais croire à ça...

Le véritable problème est que l'essentiel n'est pas là. C'est ainsi que j'en viens au Jésus de Jacques Duquesne. "... déceler les déformations éventuelles des faits dues au style de chaque évangéliste, aux objectifs qu'il visait en écrivant, aux influences qu'il subissait du fait de son entourage culturel, aux sources qu'il avait utilisées et qui pouvaient être, comme le disent les mêmes spécialistes, des "productions de la communauté" chrétienne, laquelle, dans sa ferveur toute neuve, se serait raconté à elle-même des histoires sur Jésus assez éloignées de l'histoire de Jésus".
C'est un peu ça, le programme du livre. Nous débarrasser, en quelque sorte, de tout ce qui peut nous empêcher de croire en Jésus, du moins en son personnage historique, et le ressituer dans son époque. Homme de la campagne plutôt que de la ville, ses paraboles sont pleines de champs, de grains de moutarde. Jésus a douté, a eu peur. Homme parmi les hommes, c'était un glouton. Il n'avait pas des yeux couleur or fluo comme dans le navrant "La Passion du Christ" de Mel Gibson. Ce qui importe est d'ailleurs autre part. Car au fond, croire en Dieu ou en Jésus, ce n'est pas croire aux merveilles, à un vieux barbu sympathique ou à des légendes tirées par les cheveux. C'est croire à un message, le plus simple et le plus essentiel qui soit ; aimer.

Nous n'avions pas besoin de Jésus pour aboutir à une telle conclusion. Encore que... Si on en croit René Girard dans Le Bouc émissaire ou dans Des choses cachées depuis la fondation du monde, il nous fallait un modèle, un exemple, un homme qui ne devait aucun compte au monde de la violence, qui a été jusqu'au bout de son amour des hommes, jusqu'à pardonner Pierre, qui l'a renié, et Judas, qui l'a trahi.

Sa conception était-elle véritablement immaculée ? Jésus est-il encore vivant ? Probablement pas. Encore qu'ici se cachent peut-être des vérités qu'on ne peut comprendre que de manière symbolique.
A-t-il accompli des miracles ? Possédait-il des super pouvoirs ? Probablement pas non plus.
Cette constatation, nous raconte Jacques Duquesne, a peu à peu découragé la communauté qui croyait en lui. On a mal compris ses mots, on s'attendait à ce que ce roi règne par la force, par ses pouvoirs divins, qu'il punisse les méchants, qu'il gratifie les justes, qu'il nous fasse gagner à la loterie.
Rien de tout cela.

Pourtant, quelque chose de révolutionnaire a eu lieu, quelque chose a changé, au point que les apôtres qui avaient abandonné Jésus ont fini par propager son message. En ces âges de ténèbres (Bas-fonds de l'antiquité, de Catherine Salles), un point de repère, un phare dans la nuit leur a permis de mieux voir la vérité, vérité qui ne se communique pas par les mots, qui ne s'explique pas par la science ou l'Histoire ou la philosophie, qui échappe aux oeillères de la raison (la sacro-sainte raison... ) et de la logique, vérité qui ne peut être que pratiquée, seule garante de la vie.


Boulevard du crépuscule [Édition Collector]
Boulevard du crépuscule [Édition Collector]
DVD ~ William Holden
Prix : EUR 10,95

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hollywood, monde des illusions et du mensonge, 13 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boulevard du crépuscule [Édition Collector] (DVD)
Un scénariste en manque d'idées se retrouve un jour, par hasard, dans une villa qui lui semble abandonnée. Elle est en fait habitée par une ancienne star du cinéma muet et son curieux majordome. Cette star rêve d'un grand retour au cinéma, après trente ans de silence. Elle a écrit un scénario, mauvais, où elle se donne le premier rôle (celui d'une jeune femme), et le scénariste saisit l'occasion de le corriger pour renflouer son compte en banque.

Sunset boulevard est un film dur et cruel, et encore, malheureusement, d'actualité. L'humain ne compte pas. Tout le monde profite de tout le monde avec cynisme. D'abord ce scénariste, qui demande une avance à son agent, et ce dernier qui lui répond :"Non non, on écrit mieux le ventre vide. Vous vous êtes habitué à un certain confort, ça détruit le talent". En somme, crève de faim si cela te permet de pondre de bons scénarii. Charmant...

Puis vient l'actrice muette, ridicule et grotesque, triste à mourir. Cette fois, c'est le scénariste qui profite d'elle... et elle, parce qu'elle est riche, qui se sert de lui. Le piège se referme. Voilà trente ans qu'elle se berce d'illusions, aidée par son majordome qui lui écrit des lettres de fans, et bientôt par Cecil B. DeMille, à qui elle propose son scénario. Sa villa est remplie de photos d'elle, elle regarde inlassablement ses vieux films.

La vérité n'est nulle part. On reste dans le monde du faux, on prend un certain plaisir à se balader dans les décors en plâtre... Bientôt, l'illusion d'un véritable retour possible se fait plus forte, et la névrose n'est pas loin. Plus que jamais cette star souhaite un retour éclatant à ce qui n'est pas la vie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 23, 2009 7:56 PM MEST


Match Point
Match Point
DVD ~ Scarlett Johansson
Prix : EUR 12,00

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'homme sans amour, 13 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Match Point (DVD)
Chris Wilton est prof de tennis dans un club huppé. Devenant ami avec l'un de ses élèves, il fait bientôt son entrée dans la haute société et met la main sur l'insignifiante Chloé. Mais Nola Rice, jeune américaine qui peine à percer dans le métier d'actrice, réveille en lui de puissants désirs charnels. Comblé par une vie aristocratique à laquelle il s'habitue un peu trop vite, et par une amante débordante de passion, il va devoir faire un choix douloureux.

Woody Allen s'intéresse à la chance dans ce film, comment elle peut changer, et arranger, un destin. Mais c'est aussi un film sur l'ambition. Chris Wilton, il l'avoue lui-même, est compétitif, il aime vaincre, et fera tout pour obtenir ce qu'il désire. Et il s'agit bien de désir, car ce jeune homme ne semble pas porter en lui beaucoup d'amour.

Avec Chloé, il a une vie rêvée. Son beau-père lui trouve une place prestigieuse dans une entreprise, et le protège tellement que le jeune homme peut se permettre de perdre des marchés. Mais cette vie, aussi belle qu'elle soit, a un revers ; Chris s'ennuie avec Chloé, d'autant plus que la volcanique Nola a tout pour satisfaire ses appétits sexuels.

Notons au passage quel grand cinéaste est Woody Allen ; les scènes de "sexe" entre Chris et Nola sont torrides, voire furieuses, et pourtant on ne voit rien, pas un bout de sein ni un bout de fesse ne dépassent. C'est du sexe cinématographique, qui a du sens, donne le ton et une information, c'est puissamment suggéré par le jeu des acteurs et la mise en scène. Tout comme l'est le rapport sexuel doux et pépère entre Chris et Chloé.
Et tout le film est comme ça, disant l'essentiel sans jamais rien dévoiler.

Woody Allen dessine doucement son drame, l'air de rien, et bientôt la situation devient étouffante. Son héros s'enfonce de plus en plus dans le mensonge, retardant au maximum le moment de faire un choix. On ne peut tout avoir dans la vie ; cela, il le refuse, à moins d'être aux pieds du mur.

Mais comme il est dit dans l'introduction, la chance joue beaucoup. Parfois lors d'une partie de tennis, lorsque la balle frappe le bord du filet, elle passe et on gagne. Et cette victoire peut se révéler très douloureuse.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 8, 2009 1:58 PM CET


Pour en finir avec Dieu
Pour en finir avec Dieu
par Richard Dawkins
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

33 internautes sur 104 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Hors-sujet, 10 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour en finir avec Dieu (Broché)
Imaginez un monde sans religion, nous écrit l'auteur (scientifique) ; un monde sans 11 septembre 2001, sans croisade, etc.
Nous pourrions lui rétorquer ; imaginez un monde sans la science, donc sans poudre à canon, sans arme biologique, sans bombe nucléaire, sans avion... et donc sans 11 septembre 2001.
On va loin dans la réflexion avec des oeillères pareilles...

Richard Dawkins veut en finir avec Dieu. Mais comme de nombreuses personnes, il fait deux erreurs basiques qui aboutissent à un livre complètement hors-sujet.

La première erreur consiste dans l'éternel amalgame entre Dieu et la religion. En somme, les errements des hommes, leurs mauvaises actions au nom de Dieu ou d'Allah (peu importe) sont imputés à Dieu ou Allah. Et pourquoi pas aux hommes ? Veut-il en finir avec Dieu ? Ou avec la religion ? Ou les deux qu'il a l'air de confondre ?

La deuxième erreur est sa méconnaissance de la Bible. Il a une vision de Dieu aussi stéréotypée et bornée que celle de l'Église. Dieu vengeur, homophobe, qui sacrifie son fils... c'est-à-dire, vieilles rengaines.

Parce qu'il n'a pas beaucoup voire pas du tout étudié et réfléchi sur la Bible, l'auteur semble aussi ignorer, ou ne pas prendre en compte, qu'elle a été écrite par plusieurs hommes en des temps où l'on croyait aux miracles, et où la signification des événements était plus importante que leur réalité historique, ou scientifique. D'où des contradictions, des maladresses, des paraboles parfois obscures. Ce n'est pas un texte à prendre au pied de la lettre, mais un texte qui s'étudie. Comme dit Tariq Ramadan, pas de foi sans réflexion. Un croyant, un vrai, est une personne qui étudie, et non pas, comme le pensent souvent les athées, quelqu'un qui se barricade l'esprit.

Stephen Dawkins ignore sûrement aussi que dans la Bible tout n'est pas sujet à enseignement. Dans la logique de la Bible, le message du Christ fait autorité sur tout le reste, et c'est un message d'amour, autant envers les hommes que les femmes et les enfants. Que des fous viennent chercher dans les Écritures une noble justification à leur propre violence, c'est un autre problème.

Ce livre n'est pas seulement hors-sujet, il est aussi intellectuellement défectueux. Croire qu'on détient la Vérité quand notre raisonnement ne repose que sur des préjugés, c'est ce qui, paradoxalement, rapproche Richard Dawkins des bigots qu'il prétend convertir à l'athéisme.

La Bible est un livre, elle demande en conséquence une étude littéraire poussée avant de passer sous le joug de la science.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : May 22, 2015 9:04 PM MEST


Killzone 2
Killzone 2
Proposé par DGAME
Prix : EUR 16,99

5 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Intérêt zéro, 9 octobre 2009
Amusant:2.0 étoiles sur 5 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Killzone 2 (Jeu vidéo)
Killzone 2 a connu de multiples retards. Il était très attendu au tournant par les joueurs car la Playstation 3 avait du mal à convaincre ; prix élevé de la console pour des exclusivités décevantes (Lair, Heavenly Sword), ou sympathiques mais trop légères niveau contenu (Motorstorm, Uncharted).
Killzone 2 devait devenir le concurrent direct de l'étalon de la 360 ; Gears of War.

Alors... Ce fut une véritable claque... de déception. D'abord, Killzone 2 était annoncé comme une véritable tuerie graphique. C'est à moitié le cas. Oui, techniquement le jeu va très loin ; superbe animation des personnages, explosions de partout, superbe effets spéciaux, on s'y croirait... blablabla... Seulement, il n'y a aucune inventivité, aucun vrai talent. Comme les blockbusters au cinéma, ce sont les dollars qui ont parlés ; la débauche est là, mais pas la qualité. En somme, c'est le Transformers du jeu vidéo.

En y regardant de près, les visages sont assez grossiers, notamment celui de la seule femme du jeu, plutôt raté (signe qui ne trompe pas, les jeux où les visages de femme sont réussis sont rares). Du début à la fin, on a l'impression de toujours traverser les mêmes décors. C'est aussi spectaculaire que fade.

Concernant le jeu, c'est pareil. On fait la même chose du début à la fin, c'est gavant à un point inimaginable. Super original, Killzone 2 nous fait le coup du train, le coup du véhicule et de la mitrailleuse lourde. En somme, dans son genre, le FPS, Killzone 2 n'invente rien, il n'est qu'un copier/coller de centaines de FPS insipides.

Et comme pour nous gaver encore plus, la montée en puissance de Killzone 2 se fera par un nombre d'ennemis toujours grandissant (c'est plus facile que de varier les plaisirs). On arrive donc à la fin, on n'en peut plus de ces centaines d'ennemis qui déboulent.

Par contre je n'ai pas essayé le mode online.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 14, 2009 9:47 PM MEST


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