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Contenu rédigé par Robert Redford
Classement des meilleurs critiques: 12.300
Votes utiles : 2987

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Commentaires écrits par
Robert Redford (Québec)

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Batman Arkham Asylum
Batman Arkham Asylum
Proposé par Centrale Free Agent
Prix : EUR 27,00

10 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Moyen, très moyen, 9 octobre 2009
Amusant:2.0 étoiles sur 5 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Arkham Asylum (Blu-ray)
Voilà encore un bel exemple d'une supercherie. Batman AA était présenté par la presse comme un jeu formidable, et l'un des plus beaux qui soit sur console de salon.

Pour la beauté, on repassera. Le jeu tourne avec un vieux moteur graphique, déjà employé pour Stranglehold, sauf qu'ici aucun élément du décor ne bouge, ou alors de manière anecdotique. Tout est rigide, même les chaises. De même l'animation des personnages en général est correcte, mais sans être bluffante. Le pire étant que le jeu abuse des ralentis durant les combats, et on voit alors combien le tout est approximatif.

La modélisation des personnages va du plutôt réussi (le Joker, Bane, Killer Croc) au très quelconque (Batman, Commisaire Gordon), voire au complètement raté (Harley Quinn, le docteur Crane). Pour le côté artistique, c'est plutôt pas mal en général, mais rien d'extraordinaire. C'est du déjà-vu. Pas de véritable appropriation personnelle du comics, mais pas d'admirable illustration non plus, Batman AA est pris entre les deux, copiant un peu sans trop oser, proposant une vision personnelle très timide.

Manette en mains, ce n'est pas terrible non plus. Il s'agit d'un jeu répondant au concept très à la mode en ce moment : j'appuie sur les boutons et le personnage joue tout seul. Tout est automatisé, tout est montré à l'écran.

Le jeu se découpe en 3 phases ; exploration, qui se résume à trouver son chemin. Pas très difficile, dès qu'une porte est bloquée il y a à coup sûr une grille d'aération juste à côté, ou un trou en hauteur où grimper.
Combat ; là aussi, rien de génial. On appuie sans cesse sur le même bouton, et si une action nouvelle est disponible, elle sera annoncée à l'écran. On est assisté au possible.
Les arènes d'infiltration ; probablement le point fort du jeu, mais il n'y en a pas assez. On arrive dans une grande salle qu'il faudra vider de ses occupants. C'est amusant, mais il y a beaucoup trop de possibilités de mouvements, et notre personnage est beaucoup trop fort, on ne craint presque rien. Par contre, ces arènes sont faisables en Mode Défi, avec des objectifs précis à atteindre, et alors ça devient vraiment amusant.

En somme, Batman AA est un jeu plutôt sympa, mais sur lequel on ne reviendra pas. Bourré d'idées bienvenues, ce n'est jamais totalement convaincant. Il y a trop de remplissage, comme de longs couloirs à traverser où on croise deux adversaires anecdotiques pour laisser au joueur l'impression qu'il fait quelque chose. De même, le jeu est bourré d'énigmes paresseuses, dont certaines au début du jeu ne seront accessibles que vers la fin ; il nous faudra alors, si on compte les résoudre, se taper une carte complètement vidée de ses ennemis.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 23, 2009 4:58 PM MEST


Chargeur secteur international Amazon Kindle 2nd & Latest Generation / Kindle DX ( aka Wi-Fi Free 3G 6"" 9.7"" ) - Marque Gomadic avec TipExchange (échange-embout)
Chargeur secteur international Amazon Kindle 2nd & Latest Generation / Kindle DX ( aka Wi-Fi Free 3G 6"" 9.7"" ) - Marque Gomadic avec TipExchange (échange-embout)
Proposé par Gomadic FR
Prix : EUR 22,53

4 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Avertissement aux hommes mariés !, 8 octobre 2009
"Avec le kindle, pensez à un livre et, 60 secondes plus tard, commencez à le lire".

Voilà ce que je trouve depuis quelques jours sur la page d'entrée d'Amazon. Vendeur, n'est-ce pas ? Pourtant, vous n'imaginez pas l'enfer que peut vous faire connaître un objet censé vous faciliter l'existence.

Voilà que je me procure l'objet en question, magnifique pièce de haute technologie dotée de la capacité de "téléchargement télépathique", comme expliqué dans le manuel. Vous pensez à un livre, le kindle le télécharge. Super pratique !... en théorie.

Malheureusement, les hommes étant des hommes, et moi-même étant un noble représentant de cette formidable race, je n'ai pas toujours le contrôle de mes pensées, du moins pas de toutes. Et c'est ainsi que toute une littérature à laquelle je ne m'intéresse pas habituellement (je regarde juste les couvertures) a littéralement (notez le jeu de mots) envahi mon kindle. Et ma femme, bien entendu, veut que je lui explique comment ça marche... Pour l'instant, j'arrive à gagner du temps, mais ce ne sera pas toujours le cas.

J'ai beau supprimer et encore supprimer, cette machine du diable ne cesse de télécharger. Et en plus il n'y a pas d'images !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 19, 2009 3:56 PM MEST


The Wire - The Complete Series 1-5  [Import anglais]
The Wire - The Complete Series 1-5 [Import anglais]
DVD ~ Wendell Pierce
Prix : EUR 66,55

132 internautes sur 139 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le déclin de l'empire américain, 7 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Wire - The Complete Series 1-5 [Import anglais] (DVD)
The Wire n'est pas vraiment une série. C'est plutôt une longue histoire d'une soixantaine d'heures qui forme un tout cohérent et réfléchi, comme un gros roman racontant la vie de ses personnages sur plusieurs années. Tout a été écrit à l'avance, il ne s'agit donc pas, comme d'innombrables séries, d'une licence qu'on étire jusqu'à l'épuisement des spectateurs (l'épuisement de l'inspiration ayant lieu vers la 3ème saison en général).

L'histoire de la première saison nous montre le travail, difficile, des policiers face aux gangs de rue. Travail difficile de base, et rendu plus difficile encore par des patrons qui veulent gonfler des statistiques afin d'afficher de bons résultats. Cette course aux statistiques est d'ailleurs présente dans toutes les saisons, dans tous les domaines. C'est la même qui sévit dans les entreprises (les comptables jouent avec les chiffres pour que le patron montre de "bons" résultats aux actionnaires, on joue également avec les chiffres du chômage en créant des emplois qui n'en sont pas vraiment, etc.). Tout est conditionné par le profit.

Au bout de cinq saisons, en étant passé par les syndicats, la politique, l'école et le journalisme, c'est un état des lieux alarmant auquel nous venons d'assister. Pourtant, les solutions, quoique imparfaites, sont là. On les ignore, à cause du politiquement correct, par aveuglement ou fainéantise, à cause de gé-guerre entre services, parce qu'on s'en fiche, ou tout simplement parce qu'il faudrait pactiser avec le (les ?) diable. Ou peut-être est-il déjà trop tard, que ce système touche à sa fin, comme à chaque fois que les pauvres sont devenus encore plus pauvres, et que les riches sont devenus plus gourmands. Pourtant, quelques rebelles, ici et là, ne se découragent pas et s'opposent au système, qui cherche à les broyer.

C'est avec un véritable souci de réalisme et d'authenticité que cette série a été écrite par un journaliste et un ex-policier. Ils savent de quoi ils parlent, et n'en rajoutent jamais, jugent encore moins. Parfois, au scénario, on retrouve Dennis Lehane, ou encore Pelecanos. Les amateurs de romans policiers apprécieront. C'est une série qui sonne vraie, jusqu'à ce canapé orange, dans la première saison, que les réalisateurs devaient rendre en fin de journée à de véritables dealers. Des centaines d'anecdotes jalonnent les 5 saisons. Il faut louer aussi la formidable direction d'acteurs. Pas un ne sonne faux, et pourtant il n'y a que des inconnus.

Certes, il faut un peu s'accrocher au début. C'est lent, très lent. Mais bientôt on souhaite que ce soit encore plus lent. L'enquête n'avance pas vite, mais la description de ce monde, notre monde, est captivante. L'intrigue devient rapidement secondaire. Il y a énormément de personnages, et des nouveaux apparaissent à chaque saison. Si on s'y perd un peu au début, rapidement on trouve ses marques, d'autant que les réalisateurs savent les souligner rapidement.

S'il fallait rajouter quelque chose pour convaincre ; il y a les génériques, du blues rocailleux qui sent la rue et annonce la couleur. Et aussi les derniers épisodes de chaque saison où, sur une chanson, la conclusion défile en images.

S'il fallait ajouter un bémol ; on devient vite accro.

À voir impérativement en version originale. Le doublage est véritablement faiblard.


Jeux de pouvoir
Jeux de pouvoir
DVD ~ Russell Crowe
Prix : EUR 7,99

21 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ça fait froid dans le dos, 7 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jeux de pouvoir (DVD)
L'intrigue est assez difficile à suivre au départ. Une jeune femme est écrasée par un métro. Suicide ou meurtre ? Assistante d'un politicien en pleine ascension (Ben Affleck), ce dernier pleure lors d'une commission en annonçant sa mort. Ils étaient amants, et le scandale se profile à l'horizon.
Cette histoire d'adultère (le politicien est marié) tombe assez mal, car ce politicien, véritable chevalier blanc, s'attaque à une grande corporation d'armée privée à qui recourt de plus en plus la défense nationale. Cette corporation, selon lui, profite de la guerre dans le seul but de s'enrichir. C'est alors que le politicien, déprimé, va rendre visite à un ami journaliste.

L'inrigue, donc, durant une bonne partie du film, est difficile à suivre. Malgré cela, c'est très agréable ; le réalisateur, grâce à une écriture sympa et aérée, laisse juste ce qu'il faut de place pour permettre à ses personnages (et ses acteurs) d'évoluer.

Casting très alléchant, avec en tête Russell Crowe qui n'a pas encore perdu tous les kilos pris pour le dernier Ridley Scott, et qui joue une sorte d'homme des cavernes devenu journaliste. La rayonnante Rachel Mc Adams en petite journaliste débutante qui commence à travailler sur un gros coup. Helen Mirren, Robin Wright Penn, plus en retrait, mais très à l'aise.
Et Ben Affleck. Et bien, pour ce dernier, qui pour moi a autant de charisme qu'un beignet, je dois avouer qu'il s'en sort plutôt bien. Est-ce l'âge ? Le fait qu'il ait beaucoup maigri ? Le rôle peut-être ? Certes, ce n'est toujours pas l'acteur du siècle, mais comme dans Hollywoodland, les rôles d'homme brisé lui vont plutôt bien, probablement parce que cela va à l'encontre de son image de gendre parfait, donc parfaitement insignifiant.

Ainsi, la police et les journalistes enquêtent sur la victime du métro. Bientôt, le drame s'épaissit, on est sur un coup énorme, les journalistes mettent leur vie en danger (dans des scènes très tendues d'ailleurs). En filigrane se dessine le portrait d'une armée privée, corrompue par l'attrait du pouvoir et de l'argent, dont les ramifications vont jusqu'au monde politique, et qui rachète les journaux s'il le faut. Le but de ce monstre tentaculaire est de s'enrichir dans les pays en guerre contre l'Amérique sans se soucier de la vie.

Heureusement, ce n'est que de la fiction... hein ?
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 15, 2012 7:02 PM MEST


Ronin
Ronin
DVD ~ Robert De Niro
Proposé par MEDIALAND
Prix : EUR 7,50

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Collatéral, 6 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ronin (DVD)
Une bande de mercenaires, originaires d'un peu partout (KGB, CIA...), est recrutée par une jolie Irlandaise pour voler une mallette. Seulement, ils ne sont pas les seuls à avoir les yeux dessus. Les Russes aussi sont sur le coup.

Le film se passe en France. Paris, Nice, Arles, c'est toujours un plaisir de voir l'hexagone filmé par des Américains, car ils relèvent des détails que les Français, peut-être trop habitués des lieux, ne filment pas de cette manière.

Orienté vers l'action réaliste, Ronin a un scénario qui se tient, même s'il y a quelques tours de passe-passe assez gros. C'est avec une véritable économie de moyen que les personnages sont posés et complètement crédibles, comme l'embuscade tendue avec une tasse de café ! Il s'agit là d'un des derniers bon rôle de De Niro, qui parfois, si on regarde en V.O., sortira quelques répliques dans la langue de Molière.

Chose qu'on voit rarement au cinéma, il y a de vrais dommages collatéraux. Lors des fusillades, des innocents se prennent des balles perdues, lors des courses-poursuite des piétons sont brutalement renversés. Dans des quartiers paisibles, sur des places de marché, dans des sites touristiques, en somme, dans des lieux de vie quotidienne et ordinaire, l'équilibre est rompu, brisé, le chaos se déchaîne. Pourquoi ? Pour une mallette dont on ne connait pas le contenu.

Le film ne s'attarde jamais, il montre, rapidement, avec des détails évocateurs. Les scènes d'action sont efficaces, vraisemblables. Ronin emprunte aussi des codes au film d'espionnage ; agents doubles, trahisons, loi du silence, contacts, les mercenaires ne connaissent pas le but ultime de l'opération, et ils n'ont pas à le connaître. Ils travaillent pour l'argent ; le reste est sans importance. Et c'est le monde autour d'eux qui trinque.


L'Anglais
L'Anglais
DVD ~ Terence Stamp
Proposé par dvdpromo
Prix : EUR 39,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Portrait d'une disparue, 1 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Anglais (DVD)
Un vieil anglais, fraîchement sorti de prison, se rend à Los Angeles. Sa fille y est morte dans des circonstances qu'il juge suspectes, et le dernier petit-ami en date, un cinquantenaire producteur de musique, a trempé dans des affaires louches.

Soderbergh utilise une technique de montage en patchwork qui me fait penser à Guet-apens ; le personnage parle, pourtant l'image le montre à un autre moment, passé ou à venir. De même on entrevoit ce qui va se passer dans la scène suivante, avant de revenir au présent. Tout est un peu décalé. Le film avance, revient sur ses pas, la narration continue sans toujours se soucier (ou plutôt sans en avoir l'air) de ce qui se passe à l'écran. Ainsi, l'histoire qu'on nous raconte, assez ordinaire (ce n'est pas un reproche), semble secondaire. Le réalisateur, en filigrane, nous raconte autre chose.

Cette étrange façon de faire dessine des portraits d'une manière singulière et prenante. Celui de Wilson d'abord, l'Anglais en question. Soderbergh utilise aussi des rushs d'un vieux film pour montrer son acteur principal, Terence Stamp, jeune. Entre faux et vrais flash-backs (façon de parler) se construit son histoire, celle d'un homme rude, avec ce qui semble être un code d'honneur, du moins des principes. Terence Stamp est excellent dans ce rôle.

Face à Wilson, il y a le producteur de musique, Valentine ; homme élégant et lâche, plein de petites manières, et sans rien dans le ventre. Il a déjà trouvé une remplaçante à la fille de Wilson, à qui il communique quelques clichés qu'il pense très spirituels. Peter Fonda est formidable dans ce rôle de faux-derche au bronzage californien.

Et pour finir, il y a le portrait de la disparue. On la voit peu, mais tout est évocateur. C'est une jeune femme profondément morale. Enfant, lorsqu'elle sentait que son papa préparait un mauvais coup, elle le menaçait d'appeler la police, et cela amusait Wilson, qui savait qu'elle n'en ferait rien. Elle est au coeur du film, petit à petit elle donne une dimension nouvelle aux premiers comme aux seconds rôles (parmi les personnages qu'ils l'ont connu).

C'est ainsi qu'au cours de sa quête de réponses et de vengeance Wilson prend conscience qu'il y a bien des façons d'être responsable de la mort de sa fille.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 8, 2009 6:42 PM MEST


Chinatown
Chinatown
DVD ~ Jack Nicholson
Proposé par valounoa
Prix : EUR 7,88

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le fond, plus que trouble, est dégueulasse, 1 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chinatown (DVD)
Un détective privé reçoit la visite de Mme Mulwray, qui lui demande de filer son mari. Celui-ci est retrouvé mort, et bientôt le détective fait la connaissance de la vraie... Mme Mulwray.

Il y aurait beaucoup à dire sur ce film. Je vais m'en tenir à l'essentiel, à ce qui m'a le plus touché.

Bien sûr, il y a l'enquête, le mystère qui s'épaissit, le détective qui ne renonce jamais, l'humour à froid ("Comment tu sais qu'on t'a coupé l'eau ? T'en bois pas, tu te laves pas. La Compagnie t'a envoyé une lettre ?"), la corruption ambiante. Tous les codes sont là.
Bien sûr il y a la fragile Faye Dunaway, et cette scène étrange et malsaine, alors que Jack Nicholson la gifle, où on commence à comprendre toute l'étendue de la dégueulasserie, et il y a John Huston, affreux, pourri, le visage élastique, les bras tentaculaires.

Mais c'est surtout la fin qui est terrible. On touche au sommet de l'horreur et du désespoir. Et ce regard de Jack Nicholson, indescriptible. "Laisse tomber, lui dit-on, c'est Chinatown".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 8, 2009 6:59 PM MEST


Les Passagers de la nuit
Les Passagers de la nuit
DVD ~ Humphrey Bogart
Prix : EUR 6,99

17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'homme traqué, 29 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Passagers de la nuit (DVD)
Un homme, accusé d'avoir tué sa femme, s'évade de prison. Il est vite aidé par une jeune femme qui croit en son innocence.

Dans la première partie du film, de nombreux passages sont filmés de manière subjective. En effet, le héros va par la suite "changer" de visage. Choix du réalisateur, ou astuce de cinéma (pour cacher le visage de l'acteur) ? Je ne sais pas exactement, peut-être un peu des deux, mais cela donne une touche particulière au film, pas désagréable. Peut-être est-ce ici que De Palma a pris son gimmick.

L'intrigue, bien que sympathique, est ici secondaire. C'est d'abord l'histoire d'un homme traqué, vulnérable. Quoi qu'il fasse pour s'en sortir, toujours il y a un élément pour le faire replonger dans la clandestinité. D'abord son allure de prisonnier, puis, après l'opération plastique (le héros passe entre les mains d'un chirurgien, qui, sympa, lui fera la tête d'Humphrey Bogart !), les pansements sur son visage qui l'handicaoent durant une semaine. Une fois pourvu d'une nouvelle tête, il reste ses empreintes digitales, et des espions qui savent, et des fouineurs. Aucun repos, toujours fuir, se cacher, et trouver le vrai coupable aussi, si possible.

Lauren Bacall semble la moins impliquée dans le film, mais c'est dû au personnage je pense, assez faible. C'est "l'indispensable" blonde du film. On a du mal à croire en son dévouement, qui est justifié maladroitement par une coupure de presse.
Bogart, en homme traqué, vulnérable, affaibli, parano, est parfait. D'ailleurs pour un acteur, avoir le visage caché durant les deux tiers du film ne doit pas être facile, et pour se montrer crédible, et pour l'ego.
Parmi les seconds rôles, il y a l'ignoble Marge qui est excellente (on a envie de lui mettre des claques), et le maître-chanteur qui s'en sort très bien lui aussi, même si son sort est réglé par un raccourci scénaristique.

Pas de répliques cultes ici, pas de mots d'auteur, l'écriture est au service de l'histoire et du suspense. Reste tout de même ce grand moment lorsque le personnage de Marge crache ce qu'elle a sur le coeur, mettant au jour son âme mauvaise.

Alors, pourquoi quatre étoiles au lieu de cinq ? Et bien, toujours pour des happy end vite expédiés qui tombent comme un cheveu sur la soupe. Attention, on arrive à la fin, ils nous restent une minute pour conclure. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 5, 2009 9:20 PM MEST


Le Port de l'angoisse
Le Port de l'angoisse
DVD ~ Humphrey Bogart
Prix : EUR 7,99

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lauren au lent regard, 29 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Port de l'angoisse (DVD)
D'inconnue, Lauren Bacall, avec ce film, est devenue inoubliable. Pourquoi ? Parce qu'elle a du talent ? Non. Ce n'est pas qu'elle en soit dénuée, mais d'autres en ont autant qu'elle, si ce n'est plus parfois. Parce qu'elle est belle ? Même constat.
Non. Lauren Bacall est devenue inoubliable car elle est Lauren Bacall.

Et qu'est-ce que Lauren Bacall ? Elle est grande, peut-être trop (par rapport aux hommes, j'entends). Cette grandeur est accentuée par sa silhouette maigre et osseuse, par ses vestes à épaulettes carrées, et parce qu'elle se tient droite comme un piquet. Sa démarche, du moins dans Le Port de l'angoisse, est un peu gauche. Chose que ne possèderont jamais les beautés standards, l'agencement particulier de ce qu'on pourrait appeler ses petites imperfections la rend irrésistible. Son charme échappe à tous les critères, il n'appartient qu'à elle.

Il y a aussi chez elle quelque chose qui agace et qui charme à la fois, ou bien est-ce le contraire ; soumise mais indocile, hautaine mais pas condescendante, ironique mais pas mauvaise, jeune de visage mais mûre de caractère, telle une équilibriste elle s'amuse à rester sur les frontières, à entretenir, si ce n'est le doute, du moins une forme de saine ambiguïté.

Et il y a ce visage, ses longs sourcils qui soulignent ses lents regards d'aristocrate. Elle a vingt ans, et tient tête à l'un des acteurs les plus charismatiques du moment, qui a le double de son âge. Chose certaine, ce n'est pas n'importe qui.
Que peut-il bien se passer dans cette tête lorsque, au pas de la porte d'une chambre d'hôtel, elle emprunte un paquet d'allumettes à Humphrey Bogart ?
Impossible à dire. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle est fascinante.


Le Grand sommeil [Édition Collector]
Le Grand sommeil [Édition Collector]
DVD ~ Humphrey Bogart
Proposé par Neobang
Prix : EUR 19,90

6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Trop de mystère tue le mystère, 28 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Grand sommeil [Édition Collector] (DVD)
Un général à la retraite fait appel à un détective privé pour régler une affaire de chantage qui concerne sa fille.

Dès le départ, une ambiance malsaine se dégage du film ; Marlowe (le détective privé) arrive dans le manoir du général, accueilli par l'une de ses filles complètement délurée qui lui saute dans les bras. Puis il rejoint le général sous une verrière et crève littéralement de chaud. Le général, pour cause de santé fragile, vit ses vices par procuration, il regarde les autres boire et fumer à sa place. Drôle d'atmosphère.

Plus tard, le film continue sur cette voie trouble. Appareil-photo caché, photographies compromettantes, chantages et meurtres. On a hâte d'en savoir plus. Lauren Bacall, dont on ne saisit pas les motivations, apparaît de prime abord vénéneuse (et superbe !).
Le problème est que l'intrigue se complique tellement qu'au bout d'un moment on n'arrive plus à suivre. Les personnages s'accumulent, on ne sait plus trop qui est qui, qui est avec qui, qui fait quoi, qui a tué qui et pourquoi.
Si au départ ce procédé épaissit agréablement le mystère et l'impression de danger constant qui rôde, bientôt le suspense fait place à l'ennui, on se désintéresse de l'enquête (c'est quand même sur elle que repose une grande partie du film) en attendant d'y comprendre quelque chose, et de noir, le film devient obscur, un peu longuet.
Encore qu'un second visionnage doit aider à y voir plus clair.

Il y a aussi quelques scènes de drague caricaturales, qui, à mon goût, desservent un peu l'ensemble du film ; celle de la librairie et celle du taxi. Encore, dans la librairie, c'est anecdotique et ça passe. Mais avec le coup du taxi en prime, ça devient un peu lourd, d'autant plus qu'il est conduit par un mannequin...

Et c'est dommage, car autant Bogart que Bacall sont parfaits dans leurs rôles respectifs, lui en blagueur blasé irrécupérable, elle en aristocrate imperturbable et hautaine, auréolée par le mystère. Dommage car le début du film est très prenant ; son atmosphère étouffante, ses filles riches et corrompues par leur statut social et l'ennui qui vient avec (ça me rapelle un peu le Dalhia Noir de ce côté-là).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (22) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 24, 2011 5:45 PM CET


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