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Contenu rédigé par Robert Redford
Classement des meilleurs critiques: 30.203
Votes utiles : 3106

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Commentaires écrits par
Robert Redford (Québec)

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Le Projet Blair Witch [Édition Simple]
Le Projet Blair Witch [Édition Simple]
DVD ~ Heather Donahue
Proposé par Neobang
Prix : EUR 9,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Comment faire peur avec trois bouts de bois et un tas de cailloux ?, 28 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Projet Blair Witch [Édition Simple] (DVD)
Trois jeunes gens décident de réaliser un reportage sur une légende locale concernant la socière de Blair. À mesure qu'ils s'enfoncent dans la forêt, ils vont au-devant de leur perte.

On aime ou on déteste. Pour ma part, j'ai trouvé ce film plutôt pas mal dans l'ensemble, notamment parce qu'il y a de l'idée, mais surtout parce qu'il nous prouve qu'on peut réaliser un film d'horreur sans tomber dans la surenchère du gore et du dégueulasse.
Par contre, c'est un peu longuet, le film nous laisse sur notre faim, et il ne faut pas avoir le mal de mer, vu que c'est filmé caméra à l'épaule.

La bonne idée est que ce "reportage" fait monter la tension avec de petits riens. D'abord, on se perd dans la forêt. Mademoiselle ne veut pas admettre ses torts, tout le monde est fatigué, le ras le bol s'installe. Puis, peu à peu, des éléments étranges font monter l'angoisse. Ces bouts de bois, plus ou moins en forme de bonhommes, accrochés aux arbres. Ces tas de cailloux en forme de pyramide qu'on trouve devant la tente au réveil, et qui n'étaient pas là la veille.

On rationnalise, on se donne du courage pour sortir de la forêt, et on repasse plusieurs fois aux mêmes endroits. Les reporters tournent en rond, commencent à manquer de sommeil, à avoir faim. Il y a quelque chose qui cloche dans cette forêt. La nuit, il y a des cris, au loin. D'où viennent-ils ? Puis la première attaque. Où sont les agresseurs ?

À la manière des nouvelles de Maupassant, on n'entre jamais dans le fantastique. Le film se situe à la frontière. La peur naît d'une réalité dérangeante. Il n'y a que des indices, faibles, mais qui mettent mal à l'aise, d'une force obscure et malveillante.

Le procédé caméra à l'épaule est bien utilisé, surtout dans la scène finale (il y a deux caméras) où les héros sont séparés ; on voit par la caméra de l'un, mais on entend par la caméra de l'autre. C'est la panique totale.

Le film fait-il peur ? Si on n'entre pas dedans, il ennuie, surtout. Sinon, l'angoisse est bien présente.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 8, 2009 6:54 PM MEST


Key Largo [Import anglais]
Key Largo [Import anglais]
DVD ~ Humphrey Bogart
Proposé par That's Entertainment - CDs & DVDs
Prix : EUR 18,79

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Combattre le Mal, 27 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Key Largo [Import anglais] (DVD)
Un ancien combattant, Frank Mc Cloud, entre dans un hôtel situé sur une île de la Floride. Il n'est pas le bienvenu. Dehors, un ouragan se prépare, les rares clients vont rester enfermés dans les lieux. Bientôt les masques tombent ; des gangsters ont décidé de réaliser une transaction dans l'hôtel, et les autres clients sont pris en otages.

Key Largo est une pertinente étude du mal. Johnny Rocco, parrain de la mafia, petit homme à face de bulldog, est un homme vulgaire, cruel et dégueulasse, sans parole. Il ne sait que détruire, en témoigne sa petite-amie, alcoolique, au bout du rouleau, qu'il a essayé de lancer dans la chanson quelques années plus tôt.

C'est aussi un questionnement sur le courage. Face à Rocco, des personnes morales. James Temple, le vieil infirme bouillonnant, mais complètement impuissant. Sa fille Nora, indignée, est finalement repoussée elle aussi, dans une scène affreuse où Rocco lui chuchote quelque chose d'inaudible à l'oreille. Un policier, téméraire et idiot.
Reste Frank, qui ne croit plus en rien depuis son retour de la guerre. Pourtant, malgré lui, un peu comme dans Gran Torino, il finit peu à peu par ne plus supporter la situation, peut-être parce qu'il est le seul à pouvoir y remédier.

Superbe casting. Edward G. Robinson, qui joue le parrain, a la gueule de l'emploi. Il faut voir comme il pavane devant les autres en peignoir, tel le maître des lieux. Lauren Bacall aussi, très belle, bien entendu, mais elle a aussi du caractère, on croit en son personnage, en ses indignations. Humphrey Bogart, désabusé, amer.
Et les seconds rôles, tous excellents, particulièrement les gangsters de la bande à Rocco.

Je ne mets pas 5 étoiles car la fin m'a un peu déçu.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 30, 2009 6:18 PM MEST


La Horde sauvage [Édition Collector]
La Horde sauvage [Édition Collector]
DVD ~ William Holden
Prix : EUR 12,36

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ... ?!, 27 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Horde sauvage [Édition Collector] (DVD)
Avec sa bande de hors-la-loi, Pike est tombé dans un piège... qui a surtout mal tourné pour les habitants de la ville. Il traverse la frontière, se rend compte que l'or volé n'est pas de l'or, et offre ses services à un général mexicain, Mapache, pour se refaire. Il doit donc voler des fusils.

L'intro du film, excellente, nous donne le ton (enfin presque...) ; tandis que des "militaires" approchent d'une ville, des enfants s'amusent à l'aide d'une branche à pousser des scorpions sur un tas de fourmis et se réjouissent du massacre. Charmant...

C'est un film d'action formidable (scène du train, et celle du pont, très tendue), un western atypique qui se trouve à la frontière du western traditionnel américain et du spaghetti.
Se permettant à quelques reprises comme un humour à froid, The Wild Bunch va au-delà de la noirceur, il plonge au coeur de la folie meurtrière. C'est un film assez déroutant. D'abord par ses premières scènes ; ça commence fort, c'est brutal, terriblement violent et... surprenant. Autant de cynisme... Un cynisme poussé si loin que le film frise parfois le surréalisme et la folie. Par certains côtés, notamment l'absence de repères moraux des personnages (ils fonctionnent par principe... quand ils en ont...), ce film me fait penser à La Cité de Dieu, ou encore le Dernier roi d'Écosse.

(Ce qui suit dévoile une scène du film)

Je pense notamment à la scène au Mexique où Angel, fou de douleur et de colère, tue son ex-fiancée. La tension est à son comble, chacun à la main sur le holster. Quelqu'un trouve le bon mot, on se met à rire. Voilà que la bande à Pike vient de faire copain-copain avec un général mexicain dont la petite-amie vient d'être tuée sur ses genoux... ?!

(Fin des révélations)

C'est la fin de l'Ouest ; automobile, semi-automatique, grenades, autant de modernités qui font étranges dans ces lieux anachroniques, au milieu de ces hommes du passé. Zéro valeur, aucun innocent, femmes et enfants aussi tirent, et dans le dos. La vie ne vaut rien.
L'Ouest, pourri jusqu'à l'os, entame sa nécrose. Les hommes le savent ou le sentent, et ce sentiment les pousse à aller au-devant de leur destruction.

"Tout est faux , tout est possible , tout est douteux" a écrit Maupassant. Lorsque c'est effectivement le cas, autant s'en réjouir. Autant s'en réjouir...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 3, 2009 5:16 PM MEST


Tarantism
Tarantism

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 J'aime l'araignée et j'aime l'ortie, 23 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tarantism (CD)
J'ai découvert Tito & Tarantula dans le film From Dusk Till Dawn (dont la B.O. contient ma version live préférée de Mary had a little lamb, de Stevie Ray Vaughan), durant la scène hypnotisante où Salma Hayek danse avec un gros serpent autour du cou. On pouvait déjà entendre le groupe dans un autre film de Robert Rodriguez, Desperado (autre excellente B.O. au passage).

Entre blues et rock à la sauce mexicaine, c'est un album envoûtant, magique, magie et envoûtement que malheureusement le groupe ne parviendra jamais tout à fait à retrouver sur les disques suivants, même en conservant les ingrédients (bien que sur scène la magie soit retrouvée).

Les ingrédients : ambiances enveloppantes grâce à des effets sobres, une inspiration sans faille, des chansons où il n'y a rien de trop, où rien ne manque, un son de guitare particulier et accrocheur, un chanteur attachant à la voix éraillée.

Magnifique After Dark, magnifique Strange face of love, sublime Jupiter, Tarantism cumule les bons titres. Dans cet album, tout est singulier et, paradoxalement, familier. Curieux, mais pas destabilisant. Parfait, à sa manière.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 29, 2009 11:49 PM MEST


Le Tombeau des Lucioles [Édition Simple]
Le Tombeau des Lucioles [Édition Simple]
DVD ~ Isao Takahata
Prix : EUR 8,79

29 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Au revoir les enfants, 23 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Tombeau des Lucioles [Édition Simple] (DVD)
Le Tombeau des lucioles relate l'histoire d'un adolescent japonais qui a la charge de sa petite soeur durant la Seconde Guerre Mondiale, alors que le Japon subit des bombardements.

Le film commence ; l'adolescent, dans un état pitoyable, nous dit son nom et qu'il est mort tel jour. Pas de mystère, on sait comment se termine le film. Seulement, retour dans le passé, on découvre qu'il a une petite soeur qui environne les quatre ans, et alors toute notre attention se focalise sur elle.

Les temps sont durs, les deux orphelins viennent de perdre leur mère. Réfugiés chez leur tante, leur sort ne s'arrange pas pour autant. Alors le grand frère décide qu'ils iront vivre dans un abri anti-bombe. Tout se passe bien... jusqu'à cette nuit où une luciole clignote dans leur abri, s'éteint et tombe. La véritable descente aux enfers commence.

Dureté des moeurs en temps de guerre, poids de la responsabilité, combat pour la survie, Le Tombeau des lucioles est le film le plus dur que j'ai vu. L'expression devenu courante "on n'en ressort pas indemne" peut s'appliquer pleinement ici. Ce n'est pas triste. Le film terminé, les larmes ne coulent pas. On est écoeuré, déprimé. Écouter "Les Vieux" de Jacques Brel en boucle durant toute une journée n'aurait pas meilleur (ou pire) effet.

Je pense que la grande réussite du film réside dans le fait qu'il s'agit d'un dessin animé. Un exemple ; lorsque à cause de la malnutrition, des taches se dessinent sur la peau des héros, le spectateur n'est pas écoeuré, ce n'est pas repoussant d'un point de vue visuel. Il est donc pleinement réceptif à la détresse de la situation, et cette détresse touche des enfants...

À côté de cela, par un sens poussé du détail propre aux Japonais, tout nous rend ces personnages attachants de manière anecdotique et subtile, comme lorsque le héros, une fois la boîte à bonbons vide, la remplit d'eau, la secoue et la fait boire à sa soeur.

(Ce qui suit dévoile la fin)

Le réalisateur offre un savant mélange de poésie et de cauchemar, et vers la fin il devient virtuose, lorsque parvenu au plus haut degré de la décrépitude de son héroïne, il joint en parallèle de joyeux instants volés aux sinistres circonstances. Le spectateur est sans défense, aucun tampon ne permet d'amortir les émotions qui l'assaillent. C'est, tout simplement, certes magnifique, mais insupportable, très dur à prendre.

(Fin des révélations)

J'ai vu ce film 1,5 fois, il y a plus de cinq ans. Au cours du second visionnage, lorsque la luciole clignote (indice des désastres à venir), je n'ai pas souhaité aller plus loin. J'écris ce commentaire d'après mes souvenirs, et la plupart sont intacts.


Un crime dans la tête
Un crime dans la tête
DVD ~ Denzel Washington
Proposé par DVDMUST
Prix : EUR 7,99

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Dans le brouillard, 21 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un crime dans la tête (DVD)
Plusieurs années après la guerre en Irak (celle de Bush père), Ben Marco souffre de gros problèmes psychologiques. Syndrome de la guerre du Golfe ? Choc post-traumatique ? Un autre mal semble être à l'oeuvre. Il fait toujours le même rêve qui, chose troublante, lui raconte le contraire de ses souvenirs concernant une bataille où le sergent Shaw lui a sauvé la vie.
Le sergent Raymond Shaw, candidat à la vice-présidence, a sauvé à lui tout seul sa patrouille durant cette même guerre... Pourtant, comme Ben Marco, quelque chose cloche dans sa mémoire.
Et il y a ces souvenirs de choses affreuses qu'ils n'ont pas pu commettre... ?

Un Crime dans la tête est un remake, mais ne connaissant presque rien de l'original, je ne peux en faire la comparaison avec le film de John Frankenheimer. Le but du film n'est pas d'être crédible ou réaliste sur le plan politique, ni même sur celui de l'intrigue. C'est clairement une fiction qui prend pour sujet le lavage de cerveaux, et la quête du pouvoir, en s'offrant beaucoup de liberté.

Johnathan Demme a soigné sa réalisation pour exprimer le malaise de ses personnages. Arrière-plans flous, gros plans presque globuleux sur des visages usés, mélangés, anéantis, le film se promène aussi entre illusion et réalité. On ne sait pas toujours si ce que l'on voit à l'écran fait partie du délire du personnage, ce qui donne parfois des scènes très déroutantes. Comment faire confiance à ces héros aux perceptions brouillées ? Pour accentuer ce brouillard, le film est peuplé de personnages dont on ne saisit pas toujours les objectifs.

Et partout, des mouchards, des micros, des caméras, des traîtres, des hasards troublants... Où est-ce, encore une fois, dans la tête de Ben Marco ?

Le réalisateur prend ses ingrédients dans le film à suspense, l'anticipation, parfois le film d'horreur (au niveau de certains effets), et on se laisse prendre au jeu, notamment grâce à Denzel Washington, absolument impeccable dans ce rôle de vétéran dépressif en quête de vérité, et Liev Shrieber, conscient de son impuissance, jouet politique de sa sénatrice de mère.

L'inéluctable se met peu à peu en place, l'étau se resserre.

Et dans le camp des méchants, avec en tête une tyrannique sénatrice jouée par une Meryl Streep très en forme, tout est brouillé aussi, mais alors il s'agit des valeurs, et de l'amour.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 25, 2009 9:57 AM MEST


Les Infiltrés [Édition Collector]
Les Infiltrés [Édition Collector]
DVD ~ Leonardo DiCaprio
Prix : EUR 12,00

3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Quand Scorsese a entre les mains un scénario de série B, 17 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Infiltrés [Édition Collector] (DVD)
Deux flics. L'un infiltré dans la police, taupe de la mafia. L'autre infiltré dans la mafia, taupe de la police. Le genre de résumé qui promet des surprises !... qui ne seront pas tenues ici.

Bon, commençons d'abord par dire que, Scorsese ou pas, ça devient lourdingue ces remakes de films asiatiques (et européens) qui n'ont même pas dix ans d'âge. Même pas cinq ans, en fait. Surtout quand c'est pour les mettre à la sauce américaine sans parvenir à conserver ce qui avait fait le succès des originaux (originaux sur lesquels les Américains ne se fatiguent même pas à faire un doublage).

Pourquoi Scorcese s'est embarqué dans ce remake ?

Le film d'origine n'avait pour lui qu'un scénario faussement original où les acteurs pouvaient à peine évoluer. Scorcese a fait un copier/coller, rajouté par-ci par-là des choses inutiles, et allongé la sauce pour obtenir un film looooonnng de 2h45.

Pour ce qui est de l'authenticité, pas de souci. Les flics de Boston sont grossiers et lourds à souhait, les mafieux bostoniens sont pires encore, on a droit à de la musique irlandaise ; on n'a pas à se plaindre de ce côté-là, Scorsese a fait son boulot.

Là où ça ne fonctionne pas du tout, c'est qu'avec un scénario aussi astucieux que creux et stérile, Scorcese n'a jamais le temps de décrire ses personnages, de faire sa fresque de Boston comme il a fait celle de New York dans les Affranchis et Gangs of New York, ou de Las Vegas dans Casino.
En somme, il n'a jamais le temps de faire ce qu'il sait faire, un bon film qui raconte (pourtant il essaye, d'où la lourdeur du film). À la place il développe maladroitement un scénario qui ne tient que sur des rebondissements, chose pour laquelle il n'est pas très doué car, contrairement à Tony Scott, il ne maîtrise pas la technique de la succession de plans qui durent chacun une demi-seconde.

Finalement, le "C'est quand que les deux infiltrés vont se croiser" promet un duel qui n'arrive jamais vraiment, qui tombe à plat. Malheureusement, c'est aussi là-dessus qui tient tout le film... et sur des astuces de scénario, pas toujours crédibles.
De plus, la surenchère de meurtres et de violence passent mal. Dans les autres films cités plus haut, pourquoi pas ? C'est tiré de faits rééls, Scorsese raconte une histoire vraie. Mais ici, on sait que l'histoire est fabriquée de toutes pièces, et la succession de coup de théâtre (qui se traduisent par les meurtres de personnages importants) devient grotesque.

Le film est aussi plombé par un casting tellement riche qu'on ne sait plus qui font les seconds rôles. Entre Martin Sheen, Mark Walhberg, Alec Baldwin... tous sont trop présents à l'écran, prennent trop de place dans l'intrigue.
Jack Nicholson est super, mais Scorsese a gardé certains passages où il en fait trop, et ça sent le cabotinage. Matt Damon fait du Matt Damon (faut avouer qu'il n'y peut rien). Di Caprio est sous-exploité. Et au milieu, on nous rajoute un psychologue blonde qui sert de raccourci scénaristique...

Pourquoi Scorcese s'est embarqué dans ce remake ? Peut-être parce qu'on l'a étiqueté "Monsieur Mafia", que Gangs of New York et Aviator n'ont pas été appréciés à leur juste valeur...

Vivement Shutter Island.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 4, 2009 3:28 PM MEST


Batman - The Dark Knight, le Chevalier Noir [Édition Collector]
Batman - The Dark Knight, le Chevalier Noir [Édition Collector]
DVD ~ Christian Bale
Proposé par dadadvd2006
Prix : EUR 6,15

5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Superbe vernis, 17 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman - The Dark Knight, le Chevalier Noir [Édition Collector] (DVD)
Le procureur Harvey Dent semble être le fer-de-lance d'un renouveau à Gotham City. Bruce Wayne croit en lui et pense à ranger le costume au placard. Mais l'arrivée d'un nouveau criminel, le Joker, va tout changer.

Les deux premières fois, j'ai adoré ce film (en tant que divertissement de luxe, j'entends). On est loin des habituels blockbusters de super-héros où le scénario n'est qu'un prétexte à voir un ou plusieurs méchants combattre le gentil aux capacités surhumaines.
Les méchants ont de véritables objectifs et une raison d'être, le scénario se tient, et le casting est quand même plutôt alléchant (Christian Bale, Aaron Eckhart, Heath Ledger, Michael Caine, Morgan Freeman, Maggie Gyllenhaal).

À la manière du premier Matrix, The Dark Knight est un divertissement intelligemment fait, parsemé de réflexions artificielles mais très sympas pour un produit de ce genre.
Nolan soigne son film au niveau du montage (comme à son habitude, le film n'est pas linéaire), de l'ambiance, des éclairages sombres. Les scènes d'action sont spectaculaires (parfois un peu ridicule, mais c'est le genre qui veut ça), mais pas spectaculaires à la manière d'un Spiderman ou d'un Hulk où c'est la débauche d'effets spéciaux sans véritable mise en scène. Ici le budget est énorme aussi, mais dans les mains d'un réalisateur qui compte marquer les esprits.

Il y a eu beaucoup de foin autour de Heath Ledger (le Joker), acteur quasi-inconnu du grand public devenu du jour au lendemain, en partie grâce à sa mort (hélas) et de son rôle dans The Dark Knight, une sorte d'acteur de génie parti trop tôt. C'était ridicule et indécent.
Meilleur que le Joker de Jack Nicholson, a-t-on dit. Soyons honnête, ce n'était pas difficile. Dans le Batman de Burton, Nicholson est en roue libre (c'est rigolo mais pas exceptionnel), son maquillage et son costume ne sont pas très réussis, et ses dialogues non plus. Le deuxième Batman de Burton sera d'ailleurs beaucoup plus réjouissant à tous les points de vue.
Maintenant, un Jack Nicholson de 40 ans dirigé par Nolan, là je crois que ça aurait mis tout le monde d'accord. Rappelons-nous Shining. De plus il y aurait la touche d'humour qui manque terriblement à ce Dark Knight (c'est comme ça, Nicholson est incapable de jouer sérieusement un dément, il aime trop ça).

Bien entendu la composition de Heath Ledger est l'un des points forts du film, mais il ne faut pas oublier le travail autour du personnage ; son costume, son maquillage cradingue, ses dialogues, les scènes marquantes... Tout ça participe à la réussite du personnage, y'a pas juste Heath Ledger qui lui donne vie, même s'il le fait très bien.

Le problème de ce Batman (et de Begins), aussi parfait et supérieur soit-il à la plupart des films de superhéros, c'est que les personnages sont creux. Comme Matrix ou le Seigneur des anneaux, après quelques visionnages, là où d'autres films gagnent en richesse, le Chevalier Noir n'a plus rien à donner, si ce n'est une succession d'images sublimes hantées par des dialogues vides.

Et c'est là qu'on touche à la véritable force et la véritable faiblesse de ce film ; son terrible esprit de sérieux. Oh, il y a bien un peu d'humour lors des apparitions de Morgan Freeman et Michael Caine, mais c'est un humour discret, anecdotique, sans conséquence, l'humour subtil et feutré des salons de Madame la Comtesse.
Il manque le genre d'humour qui nous rappelle qu'un film avec un gars en collant noir, c'est pour rigoler, que ça n'existe pas dans la vraie vie.
Bien sûr, si on est pris dans le film, c'est parfait, on passe un très bon moment. Mais le film ne fait pas éternellement illusion, et il lui manque alors, cruellement, un second degré qui pourrait créer une complicité avec le spectateur averti, comme chez Burton, il lui manque un recul nécessaire.

Reste des scènes réjouissantes, comme cette confrontation entre Batman et le Joker au commissariat, puis le Joker et Double Face à l'hôpital, ou encore la fin, lorsque Gary Oldman parle de Batman à son fils pour finir sur ces mots "The Dark Knight".
Un frisson me parcoure alors, touchant en moi une corde qui ne vibre plus depuis longtemps ; l'émerveillement naïf de mon enfance, celui que je ressentais devant le Clash des Titans, le Septième Voyage de Sinbad.
La magie a opéré. La machine est parfaitement rodée, les derniers mots sont comme la cerise sur le gâteau, l'apothéose de ce film intelligent, brillant même (dans son genre) sur presque tous les points.

Dommage qu'il soit vide.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 19, 2009 4:33 PM MEST


Un pays à l'aube
Un pays à l'aube
par Dennis Lehane
Edition : Broché

7 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 L'ennui total, 16 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un pays à l'aube (Broché)
Je serai bien incapable de résumer l'histoire, car j'ai dû arrêter au bout d'une cinquantaine de pages. C'est chiant à mourir. Ça commence par la description d'une partie de base-ball (passionnant...), puis, quand on parvient douloureusement au chapitre 1, après le prologue, s'enclenche une histoire de combat de boxe entre policiers. Vaincu par K.O., j'ai abandonné.

Dennis Lehane a voulu se lancer dans le grand roman (ou plutôt l'idée qu'on se fait d'un grand roman), et ça ne lui réussit pas.
D'abord, surtout, avant tout parce qu'il a abandonné son style vivant, intimiste et improvisé, au plus près des personnages et des lieux, de leurs habitudes, de leur façon d'être. Dans Mystic River, Shutter Island, où dans ses romans de détectives (plus mineurs mais très sympathiques), il y avait toujours le détail évocateur qui dessinait le personnage au détour d'une phrase. On ne lisait pas Mystic River pour l'intrigue (pourtant solide), mais pour le plaisir de lire.

Ici il emprunte une plume de "grand" romancier américain sans saveur ; ce qui veut dire qu'il a passé beaucoup de temps à la bibliothèque pour connaître son sujet sur le bout des doigts, il a fait beaucoup de recherches, et qu'il en ressort un roman de premier de la classe d'une authenticité glaciale. C'est lisse, c'est propre, le coloriage ne dépasse pas les lignes, mais ce n'est pas du tout vivant ni inspiré.

Il nous bombarde d'informations ("En l'occurence, il commença par vomir de la plateforme à l'arrière de la voiture de queue alors que le train émergeait de la gare peu après huit heures du soir puis serpentait parmi les parcs à bestiaux"), ses phrases passent du coq à l'âne, c'est très désagréable.

Et lorsqu'il arrive aux personnages, ce ne sont que des ombres vides qui débitent des dialogues.

J'attendrai l'adaptation au cinéma.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 25, 2009 10:07 AM MEST


La Ligue des Gentlemen Extraordinaires [Édition Prestige]
La Ligue des Gentlemen Extraordinaires [Édition Prestige]
DVD ~ Sean Connery
Proposé par SORBONNE LIBRAIRIE
Prix : EUR 21,00

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le blues du business man, 16 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Ligue des Gentlemen Extraordinaires [Édition Prestige] (DVD)
Luc Bretonneau est un magnat de la presse qui, s'il a connu un véritable triomphe au début de sa carrière, s'enfonce de plus en plus dans la mégalomie et l'aliénation mentale. Alors qu'il passe quelques jours sur son yatch, affectueusement baptisé Xanadu, pour se reposer, il disparaît de la circulation, ne laissant derrière lui, sur le tableau à feutre du frigidaire, que ces quelques mots énigmatiques "Rose... Budweiser !".

L'inspecteur Latour, ancien résistant reconverti en lecteur assidu des plus grands écrivains français du moment (Beigbedder, Nothomb) est dépêché sur l'enquête. Il pense directement à enquêter sur R. Frederic. En effet, ce dernier, passionné par les films noirs, aurait bien été capable d'élaborer le crime parfait. Malheureusement, il est retrouvé mort dans son bureau, une paire de ciseaux planté dans le dos. L'enquête se trouve dans une impasse, et l'inspecteur Latour tente de noyer son désarroi en s'attaquant au dernier roman de Christine Angot.

C'est alors qu'il a l'idée de recruter quelques mercenaires, en passant par un site de vente par correspondance qui lui sert de couverture. En effet, malgré ses frasques majuscules, il restait à Luc Bretonneau un nombre appréciable d'amis sur qui il pouvait encore compter. Ainsi sont dépêchés sur l'enquête Jacques Ginepro et Ramone, alias The Snake. Cette équipe spéciale, connue pour sa courtoisie et son savoir-vivre, sera nommée : La Ligue des Gentlemen Extraordinaires.

Mais, coup de théâtre, Luc Bretonneau revient chez lui. Seulement, le mystère demeure ; il est bien plus sympathique qu'auparavant, et se montre incapable d'expliquer ses derniers mots. Chose plus étrange encore ; lorsqu'il va chez le cordonnier, accompagné de son épouse, cette dernière remarque que ses pieds ont rétréci !

Le film a connu un développement chaotique. Le scénario, plusieurs fois remanié, n'a plus grand-chose à voir avec celui du début. D'abord entre les mains de Zack Snyder, à qui on avait demandé de réaliser un film sanglant, violent et sans aucun intérêt cinématographique afin d'obtenir de nombreuses entrées en salles, il passa ensuite entre les mains d'Ouhman et Red Dog qui retirèrent tous les passages violents. Dom ajouta une touche humaniste.

Le plus difficile fut de coordonner les désirs de chacun. Luc Bretonneau voulait absolument des plans en contre-plongée, et une référence directe à Rosebud, que Crew Koos et Rockin-jl, pliés de rire, transformèrent en Rose Budweiser, ce qui chagrina quelque peu Luc.
Jacques Ginepro insistait pour que Withney Houston fasse partie de la BO, et Fifi voulait terminer en beauté avec un morceau de Metal sur le générique de fin. Dom insista pour que le film baigne dans la musique zen de Michel Pépé (pour anecdote, un malentendu laissa croire que Dom voulait ramener de jolies pépées sur le plateau de tournage, seul point sur lequel toute l'équipe fut en accord).
Shuffle Master, devant tant d'enthousiasme, se retira du projet.
Brutor bouda car personne ne voulait l'aider à trouver un soudeur pour sa blade.

Ainsi, il faut l'avouer, le film ne ressemble pas à grand-chose. En témoigne la fin, pensée par Crew Koos et Rockin-jl :

(Ceci dévoile des passages du film)

Le Luc aux petits pied (répondant au prénom de Ripley) est en réalité le frère jumeau du magnat de la finance. Apprenant la disparition de son frère par les journeaux, il décide de tenter sa chance en s'appropriant sa vie.
Le Luc mégalomane, lui, est triste. Abandonné, détesté, oublié, il réalise qu'il n'a plus aucune influence sur personne, en témoigne ces mots "Rose... (Rose étant sa femme) Budweiser !", pour rappeller à sa femme qu'il n'y a plus de bières dans le frigo. Elle s'en fiche, il n'a qu'à aller en acheter lui-même ! C'est pour Luc le fond du trou.

C'est alors que Luc, qui aurait voulu être un artiste pour pouvoir faire son numéro, décide de tout laisser derrière lui pour refaire sa vie, jusqu'au jour où, pour revoir sa fille qui lui manque terriblement, il se grime en employé de station-service, Richard Anconina s'occupant d'amener la demoiselle sur les lieux.

(Fin des révélations)

C'est donc un film bancal, difficile à comprendre et même à regarder. Est-ce si important ?
En effet, lorsque l'on écoute des interviews d'acteurs et qu'on leur demande sur quel film ils ont préféré travailler, ils répondent rarement par leurs plus grands succès.
Le spectateur trouve tel film pas terrible, mais l'acteur, lui, l'a vécu de l'intérieur, il y a fait de belles rencontres, passé un agréable moment.
Les succès, par contre... Philippe Noiret n'avait pas aimé tant que ça le tournage du Vieux Fusil, notamment parce qu'il avait passé de nombreux jours seul avec le réalisateur pour les scènes où il flingue tout le monde, ce qui avait pour lui peu d'intérêt.

Ainsi l'aventure humaine et la vie priment et primeront toujours sur le cinéma, qui nous rassemble. Et c'est tant mieux.
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