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Contenu rédigé par Robert Redford
Classement des meilleurs critiques: 7.887
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Commentaires écrits par
Robert Redford (Québec)

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Mosquito coast
Mosquito coast
DVD ~ Harrison Ford
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 6,94

10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'homme qui voulut être roi, 14 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mosquito coast (DVD)
Un inventeur mégalo, en colère contre la société américaine, décide d'embarquer sa famille dans la jungle pour vivre une sorte de retour aux sources. Il rencontre durant son voyage des missionnaires, qu'il déteste tout autant que son pays natal. Si son invincible entrain lui permet dans un premier temps de façonner un village à partir de rien, il l'emmènera également vers sa chute.

Mosquito Coast est un des meilleurs films d'Harrison Ford, et probablement son meilleur rôle. Personnage plein de contradictions, Allie (Harrison Ford) se débrouille pour retrouver le confort des maisons américaines... , certes de manière rudimentaire, mais cela reste un drôle de retour à la nature. En réalité, sous le manteau d'intégrité féroce de ce personnage se cache un formidable ego, un tyran redoutable.
Son ennemi, un prêtre tout aussi modeste que lui, est en même temps son revers. Homme d'Église corrompu par l'attrait du pouvoir, rien n'est assez mesquin pour agrandir le cercle de ses fidèles (dont une Bible avec une couverture en blue-jeans !).

Qui aura le plus grand et le plus beau royaume au coeur de la jungle ?
Qui va le plus épater la galerie ?
Sur de nombreux aspects, Mosquito Coast me rappelle Aguirre, la colère de Dieu ; l'envie de régner sur de vastes territoires vides, l'obstination aveugle jusqu'à la folie, la mort plutôt que le renoncement.

Le réalisateur, Peter Weir, dégomme à tout-va ; religion détournée, défiguration du paysage, pollution, pouvoir de la violence, danger mortel qui sommeillent dans les machines assurant notre confort. Tout a un prix, et il sera lourd à payer.
La réalisation est solide, effacée et discrète ; elle montre.

Il est juste dommage que le rôle d'Helen Mirren, épouse de l'inventeur, soit aussi passif et presque sans intérêt.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 25, 2013 8:16 PM MEST


Les Insurgés [Édition Prestige]
Les Insurgés [Édition Prestige]
DVD ~ Daniel Craig
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 9,99

18 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Surpris, 12 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Insurgés [Édition Prestige] (DVD)
En Europe de l'Est, durant la Seconde Guerre Mondiale, trois frères Juifs se réfugient dans la forêt pour échapper aux Allemands. Bientôt ils sont rejoints par d'autres. Entre les deux grands frères, l'un veut les acceuillir, l'autre les abandonner à leur sort et s'attaquer à l'ennemi. La tension monte.

Edward Zwick est connu pour faire des films regardables et sympathiques (Légendes d'automne), et parfois pénibles (le Dernier Samouraï). Je ne m'attendais donc pas à grand-chose, juste un film pour combler une fin de soirée.

J'ai été surpris. On ne trouve pas le souffle romanesque habituel à Edward Zwick qui transforme n'importe quelle histoire, même horrible, en un sympathique divertissement grand public sans conséquence (Blood Diamond, par exemple).
Les Insurgés est un film âpre et brutal, direct. Pas d'enjolivement, si ce n'est quelques coïncidences scénaristiques pour résumer les faits rééls, j'imagine.

Mais là où je dois avouer une certaine admiration, c'est pour son absence totale de manichéisme, sur une époque pourtant encore sensible aujourd'hui. Les hommes pourchassant les Juifs pour le compte de l'Allemagne ne sont pas montrés comme des monstres, juste des hommes qui agissent contre leur gré, pour protéger leurs familles (marche ou crève, en gros). De même les Juifs ne sont pas tendres envers leurs bourreaux.

Liev Schreiber, acteur assez peu connu et qui est pourtant bon, trouvera peut-être ici l'occasion de se démarquer avec son rôle de brute amère.
J'ai moins été convaincu par Daniel Craig. Il y a une sorte de relation Abel et Caïn entre les deux grands frères, et si Liev Schreiber est parfait en Caïn, Daniel Craig n'a pas trop la gentille gueule du bon berger, limite aurait-il été plus crédible dans l'autre rôle.

Au niveau de la réalisation, c'est du travail solide et impersonnel. Rien d'inoubliable de ce côté-là, mais rien à reprocher non plus.


The yards
The yards
DVD ~ Mark Wahlberg
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 9,99

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tragédie moderne, 10 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : The yards (DVD)
Leo sort de prison et veut mener une vie honnête, notamment pour ménager sa mère, fragile du coeur. Mais l'ami Willy, qui travaille pour l'oncle de Leo, le ramène doucement vers l'illégalité. En effet, l'oncle de Leo, qui travaille dans les métros, baigne dans les pots-de-vin et les affaires louches avec la mairie.

The Yards ressemble à un film de facture classique, presque conventionnelle. Pourtant, en y regardant bien, la mise en scène, subtile, est trop souple, trop élégante, la caméra souligne trop bien les personnages pour que le film soit l'oeuvre d'un quelconque réalisateur. De même les éclairages, qui jouent beaucoup avec les ombres (un peu comme chez Clint Eastwood) témoignent d'un travail soigné, comme cette scène de crime où Joaquin Phoenix a deux triangles noirs à la place des yeux.
Rien d'extraordinaire, rien de tape-à-l'oeil, tout est en retenue.

La première scène du film (après le métro) est sublime. Leo retourne chez sa mère, la fête bat son plein pour son retour. La mère est heureuse, Willy jubile. Pourtant, quelque chose ne fonctionne pas. La musique, dans ses airs graves, nous annonce que le bonheur sera de courte durée.

James Gray est très porté sur la famille, les problèmes qu'on y rencontre, mais aussi les valeurs qui s'y trouvent. Dans The Yards, La Nuit nous appartient, Two Lovers, toujours il s'agit de se rapprocher des siens, et de la difficulté pour y parvenir (Little Odessa, je ne m'en souviens pas assez bien pour y faire référence).

James Gray est aussi intrigué par le monde des boîtes de nuit, et j'ai l'impression qu'il ne les porte pas beaucoup dans son coeur, qu'il les voit comme un lieu de perdition (dans La Nuit nous appartient, c'est même un thème central).

Sans avoir l'air d'y toucher, James Gray tisse sa tragédie, et c'est ainsi que des gestes ordinaires deviennent évocateurs, se passent de paroles, notamment cette scène où Faye Dunaway tend la main à Mark Walhberg. C'est ainsi également que le noeud se resserre, que la situation devient étouffante pour les personnages pris dans l'engrenage du crime.

Corruption, trahison, rédemption pour et par la famille. Des thèmes ordinaires. Des thèmes universels.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 28, 2011 8:48 AM MEST


temps d'un week-end (le)
temps d'un week-end (le)
DVD ~ Al Pacino
Proposé par valounoa
Prix : EUR 15,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 À la croisée des chemins, 10 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : temps d'un week-end (le) (DVD)
Charlie est un étudiant gentil et niais qui, dans l'université prestigieuse de Berd, doit travailler pour payer ses études. C'est ainsi qu'il accepte de garder, pour un week-end, un ancien militaire aveugle et irascible.
Mais Charlie en a gros sur la conscience ; il a surpris des étudiants (bien friqués) en train de monter une farce au proviseur. Résultat : la superbe voiture neuve du proviseur est éclaboussée de peinture, et le proviseur sait que Charlie peut identifier les coupables. Ainsi, il a le choix entre la fermer et subir les conséquences, ou vider son sac et assurer son avenir.

Côté réalisation, rien d'exceptionnel, le film se contente de raconter correctement une histoire. Il s'agit d'un de ces films qui, sans Al Pacino, aurait fini dans l'oubli. Et Al Pacino en fait des tonnes. C'est l'aveugle ultime ; Stevie Wonder et Ray Charles sont moins convaincants que lui !

Si le film me plaît, c'est parce qu'il prend pour thème le courage. Pas le courage des habituels héros de cinéma, mais celui de tous les jours, le courage des petites choses, quand les petits arrangements mesquins sont pour la plupart des gens sans conséquence, quand être honnête est une des meilleures façons de gâcher son avenir.

Charlie est un parfait représentant d'une bonne âme. On sent combien il est gentil, on a presque envie de lui mettre des claques. Il est insignifiant, inoffensif. Et pourtant, au moment où tout le monde fuit, il est incapable de reculer, quelque chose l'en empêche, et ça l'agace profondément. Ce n'est pas un héros, juste un jeune homme avec une conscience.
Ainsi, alors qu'il ne devait passer qu'un week-end en compagnie d'un aveugle fort pénible, il se retrouve embarqué dans une véritable aventure. L'ancien militaire a décidé de partir en voyage à New York pour se payer du bon temps, une dernière fois avant d'en finir avec la vie, et cet idiot de Charlie, qui s'est engagé auprès de sa famille, se sent obligé de l'accompagner.

(Ce qui suit dévoile des passages du film)

Le film me resterait passablement sympathique s'il n'y avait pas ce véritable morceau de bravoure, à la fin, où Al Pacino défend Charlie devant le comité universitaire. Il s'en donne à coeur joie, il en fait des tonnes, à nouveau, et pourtant ses mots, si justes, me touchent. Le guerrier se réveille et affronte l'université entière.
- Oh... je suis trop vieux, trop fatigué... et aveugle bien sûr, mais il y a cinq ans, c'est au lance-flamme que j'aurais attaquer Berd !
Le vieux lion rugit, et on jubile.

(Fin des révélations)

Sans atteindre le niveau d'un Gran Torino ou d'un Mémoires de nos pères (on en est loin), le film défend des valeurs semblables, essentielles. Pas de violence, ni d'hypocrisie. Juste des hommes qui se tiennent debout, et qui ont peur.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 17, 2009 7:38 AM MEST


Il faut sauver le soldat Ryan [Édition Simple]
Il faut sauver le soldat Ryan [Édition Simple]
DVD ~ Tom Hanks
Prix : EUR 9,25

16 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 La guerre sentimentale, 9 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Il faut sauver le soldat Ryan [Édition Simple] (DVD)
Seconde guerre mondiale. Maman Ryan a quatre fils. Trois viennent de mourir, alors le haut commandement décide d'envoyer quelques hommes à travers la France pour sauver le dernier soldat Ryan.

À ce qu'il paraît, c'est tiré d'une histoire vraie... (inspirée par l'histoire vraie des frères Niland, nous dit Wikipédia).
Il y a donc là un sujet fort sur la guerre et le monde militaire, son absurdité totale. Pourquoi envoyer des hommes aguerris sauver un homme sans importance (militairement parlant, j'entends) quand on en sacrifie tant d'autres au combat ? Pourquoi se soucie-t-on de la mère Ryan plus que des autres mères ?

On pouvait répondre à cette question de plusieurs façons ; avec un cynisme dévastateur (mais Spielberg n'est pas Kubrick), avec un désespoir métaphorique (Spielberg n'est pas Coppola), avec colère (Spielberg n'est pas Stone), ou encore avec un réél humanisme (Spielberg n'est pas Eastwood).
Spielberg étant Spielberg, il a répondu par les effets spéciaux. Alors là, il est convaincant ! On est loin du Jour le plus long qui, avec tout le respect qu'on lui doit, ne possédait pas les moyens actuels pour nous immerger dans la guerre. Ici, ça explose ! Ça pétarade ! On est plongé au coeur de l'action, Spielberg menant la bataille avec son savoir-faire habituel. C'est spectaculaire, brutal, déstabilisant. On est secoué, bousculé.

Quant à la question qui nous occupe, quelle réponse nous donne Spielberg ? Oh, y'a bien un moment où ses personnages disent que c'est absurde, puis un autre où en fait ils ne trouvent pas ça si absurde, en fin de compte. Puis vient la réponse qui tue.

(Ce qui suit dévoile des passages du film)

Les hommes retrouvent Ryan. Ryan ne veut pas quitter ses compagnons. Puis les Allemands arrivent, c'est le carnage, et Tom hanks lance à Ryan avant de mourir : Mérite ça !
Bravo. La responsabilité de cette mission absurde et de tout ce gâchis retombent sur les épaules du gars qui n'a rien demandé à personne, qui s'est battu courageusement, qui n'a pas abandonné ses frères d'armes. Il va devoir mériter ça !
C'est la réponse finale, la responsabilité que porte le vieux Ryan au début et à la fin du film.

(Fin des révélations)

Ainsi, comme d'habitude avec Spielberg pour ses films "sérieux", on voit le film une première fois avec un réél plaisir. Puis, après plusieurs visionnages, il y a comme quelque chose, en arrière-plan, qui nous titille, nous dérange. Les réponses sont évasives, fuyantes, presque hypocrites.
C'est quoi que tu n'oses pas dire, Steven ?

On a dit de Mémoires de nos pères qu'il ressemblait trop, en moins bien, à Il faut sauver le soldat Ryan. Au niveau des batailles, oui. Mais au niveau du propos, Papy Clint, lui, a des burnes.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 3, 2010 7:10 PM MEST


Frelons
Frelons
DVD ~ Robert Hays
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 15,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le western total, 9 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frelons (DVD)
Pour une raison floue, l'homme à l'harmonica veut rencontrer Frank. Frank le pourri travaille pour Morton, un riche handicapé qui, par le chemin de fer, veut atteindre l'océan pacifique. Jill McBain le dérange. Cheyenne est au milieu.

Personnages inoubliables ; Charles Bronson monolithique, Henry Fonda écoeurant de noirceur, Gabriele Ferzetti qui fait pitié, Jason Robards le brigand pas mauvais, Claudia Cardinale... à tomber. Et toutes ces gueules démentes que Sergio Leone prend plaisir à filmer en gros plans !

Thème musical principal inoubliable, que se partagent Frank et l'homme à l'harmonica.

Et les scènes... L'introduction lente, où le temps semble suspendu jusqu'à l'arrivée du train. Quelques notes d'harmonica, et Charles Bronson entre dans la légende.
Le carnage d'une famille, puis la marche lente des mercenaires en cache-poussière, puis ces quelques mots :
- Qu'est-ce qu'on fait avec le gosse, Frank ?
- ... Puisque tu m'as appelé par mon nom.
Henry Fonda, l'éternel juste, cette fois-ci à contre-emploi, devient l'une des pires ordures du cinéma en une seule scène.

Tragique, comique, astucieux, inventif, Il était une fois dans L'Ouest est un western total et intemporel. À quelques détails près (certains bruitages notamment), il n'est pas de son époque, il est d'hier, d'aujourd'hui, de demain, il fait partie de ces rares chefs d'oeuvre qui restent malgré les années d'une irréductible modernité. Il y a eu Open Range depuis, et mieux encore, Impitoyable, mais Leone conserve une longueur d'avance.

Et pourtant, quand on sait que c'était le foutoir total sur les plateaux de Sergio Leone... Chaque acteur jouant dans sa langue... La musique du film jouant en même temps que les acteurs, pour donner le ton... On se demande comment cela a pu aboutir à un tel résultat.
Clint Eastwood, bonne poire, disait que cela avait l'avantage de faire travailler sa concentration.
Eli Wallach, moins tolérant, aurait pu mourir sur le tournage de Le Bon, la brute et le truand, s'il n'avait pas eu le bon réflexe au bon moment.
(Wikipédia : En 2005, Wallach a publié son autobiographie : The Good, Bad and Me, ouvrage dans lequel il explique que ce fut pour lui un honneur de travailler avec Clint Eastwood, mais dans lequel il reprocha à Sergio Leone sa négligence notoire à assurer la sécurité de ses acteurs pendant les scènes dangereuses).

Et ce gros plan, vers la fin, sur le regard de Charles Bronson, alors qu'on découvre enfin ce qui le motive. Inoubliable.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (33) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 22, 2009 6:09 AM MEST


Paris, Texas
Paris, Texas
DVD ~ Harry Dean Stanton
Prix : EUR 19,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Superbe et dilué, 8 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paris, Texas (DVD)
Un homme retrouve son frère, qui avait disparu depuis 4 ans. Il est muet, étrangement capricieux, et peut-être même fou. Il décide de l'accueillir chez lui, en rentrant par la route.

Paris Texas est un road-movie avec une atmosphère magique (un peu comme Bagdad Café). Les paysages désertiques sont superbes, la lumière également (les scènes de nuit sont magnifiques). Il y a aussi, et c'est ce qui soutient le film, quelque chose d'intrigant chez le personnage muet.
Que lui est-il arrivé ?

Les réponses prennent leur temps pour parvenir jusqu'au spectateur. Malheureusement, l'impact émotionnel n'est pas aussi fort que prévu (pourtant la fin est superbe) car la longueur du film, notamment lorsque l'on touche au but, est très diluée.
C'est très agréable à regarder, mais ça manque de concision, surtout dans la longue scène explicative. Il y a d'un coup trop de mots, là où le reste du film, justement, savait s'en passer.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 11, 2009 8:41 AM MEST


À l'est d'Eden [Édition Simple]
À l'est d'Eden [Édition Simple]
DVD ~ James Dean
Prix : EUR 10,00

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Abel et Caïn, 8 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : À l'est d'Eden [Édition Simple] (DVD)
À l'aube de la première guerre mondiale, Cal est un jeune homme tourmenté par ce qu'il y a de mauvais en lui. Il cherche l'amour de son père (qui lui préfère son frère), mais en empruntant de mauvaises voies.

Adaptation d'une partie du roman de John Steinbeck, À l'Est d'Eden est la majorité du temps un film absolument superbe, notamment grâce à la présence de James Dean. C'est le premier film dans lequel je le vois, et désormais je comprends tout le foin qu'on fait autour de cet acteur.
À chaque apparition, on sent les tourments qui le malmènent, jusqu'à la scène du cadeau, déchirante. À la fois vulnérable, cruel, diabolique, il fallait un sacré talent pour incarner un personnage dont les principaux ressorts sont la quête de l'amour, la rancune et la culpabilité.

La réalisation n'est pas en reste, et certains passages sont marquants. Comme la scène de la balançoire, où la caméra opte pour un balancement inverse, puis le plan suivant, lorsqu'elle est fixe, mais bancale. Après avoir commis l'irréparable, le monde de Cal s'écroule, et celui des gens qu'il aime aussi.

J'ai par contre été un peu déçu par la scène finale, plus forte dans le roman.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 11, 2009 8:44 AM MEST


The Conversation [Import USA Zone 1]
The Conversation [Import USA Zone 1]
DVD ~ Gene Hackman

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très fine peinture comportementale, 7 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Conversation [Import USA Zone 1] (DVD)
Harry Cole est une sorte d'espion à titre privé, son métier consistant à enregistrer des conversations. Expert dans son travail, il va développer des scrupules par rapport à sa dernière commande.

À partir d'un dialogue qui semble anodin (un couple se baladant dans un parc), Coppola fait peu à peu monter le suspense, les personnages deviennent inquiétants. Quelles sont les motivations, les intentions cachées des commanditaires de cet enregistrement ? Pourquoi en veut-on à ce couple ? Harry Cole va se poser ces questions.
Une des grandes qualités du film réside dans la manière dont Coppola joue avec notre perception, qui suit celle de Harry Cole. Comment dénouer le mystère avec si peu d'informations ?

En prenant pour thème l'écoute, univers dans lequel il nous immerge rapidement et en détail, Coppola n'oublie pas de dresser un portrait ; Harry Cole est monomaniaque, très secret sur ses trucs, dont il tire toute sa fierté. C'est d'ailleurs cette fierté qui le conduira sur une bien mauvaise voie.
Le jeu de Gene Hackman est d'une très grande finesse ; on sent à chaque seconde le vide existentiel de cet homme aux petites maniaqueries, sa susceptibilité pour des affaires de rien, son terrible manque d'affection.

Le film est lent, il prend le temps de souligner en douceur, par des détails, l'homme et l'engrenage dans lequel il s'engage.


Aviator
Aviator
DVD ~ Leonardo Di Caprio
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 8,80

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Étouffant, 4 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aviator (DVD)
Aviator retrace une partie de la vie d'Howard Hughes, à travers, on le devine au titre, l'aviation.

Je ne connaissais rien d'Howard Hugues avant ce film (qui m'a donné par la suite envie de lire une biographie), et j'ai trouvé le film passionnant. On ne connaîtra pas tout du célèbre et extravagant homme d'affaires américain. Ici, le film se concentre surtout sur sa carrière de réalisateur de cinéma (c'était un précurseur), sur ses exploits dans l'aviation (là aussi il avait quelques longueurs d'avance), et sur sa folie naissante ; des troubles obsessionnels compulsifs, mais à l'époque on ne connaissait pas encore grand-chose dans ce domaine, ce qui faisait passer Howard Hugues pour un fou.

Par contre, sa CIA personnelle et ses innombrables conquêtes féminines qu'il faisait espionnées sont juste évoquées, sans réél approfondissement, et sûrement par pudeur de la part de Scorsese, car Howard Hugues voulait qu'on se souvienne de lui dans les domaines où il avait brillé. De même, le film s'arrête avant d'aborder la déchéance (mais il la laisse deviner), lorsque Howard Hugues, à cause de ses troubles, est devenu la vache à lait de sa CIA personnelle.

Scorsese fait revivre les découvertes en aviation et les nouvelles avancées en parvenant à nous communiquer l'importance qu'elles avaient à cette époque. Son talent particulier à montrer une violence difficilement soutenable à l'écran est ici au service d'un crash particulièrement bien mis en scène, brutal et éprouvant pour le spectateur. Howard Hugues n'utilisait pas de parachute, il restait dans l'avion pour découvrir l'origine de la panne !
De même, les troubles d'Howard Hugues sont palpables à l'écran, notamment dans cette scène suffocante où Di Caprio épèle sans pouvoir s'arrêter le mot "quarantaine".

Par contre il est un peu dommage que Howard hugues soit incarné par Di Caprio, quand Hugh Jackman avait le physique rêvé, avec un visage assez proche du célèbre aviateur, un même dandysme dans l'allure, une façon de se tenir assez proche, un corps tout en longueur.
Même si les critiques intellos s'attaquent parfois au mimétisme des biopics (l'art de trouver des défauts à ce qui relève du bon sens), je pense qu'il s'agit ici d'une erreur de casting. Pas bien grave, Di Caprio est loin d'être un mauvais acteur, il est même impeccable. C'est juste un peu agaçant, comme une écharde, de savoir qu'il y avait plus ressemblant à disposition.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 11, 2009 6:42 PM MEST


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