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Contenu rédigé par Robert Redford
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Commentaires écrits par
Robert Redford (Québec)

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Le Crime était presque parfait [Édition Collector]
Le Crime était presque parfait [Édition Collector]
DVD ~ Ray Milland
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Très sympa, 31 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Crime était presque parfait [Édition Collector] (DVD)
Un homme veut faire tuer sa femme pour hériter de sa fortune. Il échafaude un plan parfait... Mais il y a toujours des imprévus.

Le début est assez long et très bavard, mais une fois que la machine est lancée, on se retrouve plongé dans des sommets de suspense, l'intérêt étant sans cesse relancé par ce que le mari n'avait pas prévu, par la manière dont il retourne la situation à son avantage.
L'intrigue est millimétrée.

Le film se déroule en très grande partie dans la même pièce. À noter tout de même la scène du tribunal, seulement suggérée, qui est plutôt bien vue.

Le remake, avec Michael Douglas, Gwyneth Paltrow et Viggo Mortensen, est lui aussi réjouissant, jusque dans les variations de l'intrigue.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 1, 2009 5:24 PM MEST


Citizen Kane
Citizen Kane
DVD ~ Orson Welles
Proposé par cinebootik
Prix : EUR 9,90

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Orson Welles en fait trop, 31 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Citizen Kane (DVD)
Charles Foster Kane meurt doucement dans son improbable château. Ancien magnat de la presse, milliardaire à la vie riche et remplie, il chuchote avant de rendre l'âme ce dernier mot :"Rosebud". Pourquoi ?

Le film commence sur un plan de Xanadu, l'immense demeure de Charles Foster Kane, sorte de fusion improbable entre le château de Dracula, envahi par la brume, et un temple maya. Il y a une touche fantastique ici, qu'on retrouvera à la fin du film, lorsque l'on visitera un peu ce drôle de château.

L'une des grandes réussites de Citizen Kane est qu'aujourd'hui encore, après 70 ans, il ne se regarde pas comme un classique, mais tout simplement comme un film. Montage, placement de la caméra, c'est aussi dans le jeu naturel des acteurs qu'on se retrouve en tant que spectateur. On est assez loin du "théâtre de cinéma" (expression de mon invention) où les acteurs prennent la pose, déclament, où les gestes significatifs sont accentués comme pour marquer le spectateur.
De même il ne demande pas de culture cinématographique pour s'apprécier. Pas besoin de savoir que tel type d'éclairage est génial car inspiré directement de... Il s'apprécie directement, sans détours.

Le film se déroule comme une enquête. Un reporter, cherchant à faire la lumière sur ce dernier mot émigmatique, va interroger ses anciens collègues et collaborateurs, sa deuxième femme. Ainsi par flash-back, on nous raconte l'histoire de Charles Foster Kane, un homme qui aime le contrôle. Ce qui favorise sa spectaculaire réussite du temps de sa jeunesse l'aliénera progressivement par la suite.
Orson Welles s'est inspiré d'un magnat de la presse écrite, William Randolph Hearst, mais on peut y voir aussi le destin de Howard Hugues, lui aussi fana du contrôle, qui possédait une CIA personnelle qui avait entre autres la charge de surveiller ses petites-amies.
En version cinématographique, le destin du magnat du pétrole de There Will Be Blood, jusqu'à l'explosion de violence finale, a de nombreuses ressemblances avec Charles Foster Kane.

Si le film est passionnant par l'histoire qu'il raconte, il l'est également par les procédés cinématographiques. Je ne suis pas assez calé dans les termes techniques (à base de champ, contre-champ et autres) pour m'y aventurer, par contre on remarque beaucoup de trucs visuels. La façon dont Orson Welles se vieillit par exemple, très astucieuse, en changeant sa voix et sa démarche, en se grossissant, en rentrant sa mâchoire inférieure pour se faire un double menton. Il y a peut-être un plan, sur la fin, où son visage fait trop jeune, mais le reste du temps c'est très bien fait. Quand on compare aux innombrables films, jusqu'à aujourd'hui, et le vieillissement est souvent une affaire délicate et ratée, on ne peut qu'être admiratif.

Pour le reste, à base de décors en trompe-l'oeil et de maquettes, Orson Welles nous livre des décors à la hauteur de son personnage, jusqu'à ce Xanadu, aux intérieurs immenses et terrifiants où s'entassent des statues grecques.

Certes, Orson Welles en fait trop, trop de modernité, d'effets visuels, trop de tout. Normal. C'est le premier film d'un esprit bouillonnant, il fallait que ça sorte. Pourtant, ce trop ne dessert jamais le film, il participe pleinement à l'édification du portrait d'un personnage qui, lui aussi, en fait trop.


L'étranger
L'étranger
par Albert Camus
Edition : Poche
Prix : EUR 5,60

8 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Chose horrible, c'est mou, 29 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
L'Étranger... Avec Antigone d'Anouilh, voilà les deux livres préférés des lycéens, avant tout parce qu'ils sont faciles à lire (on ne me fera pas croire qu'on comprend quelque chose à L'Étranger quand on a 15 ans).

L'Étranger, c'est l'histoire de Meursault, être apathique à la sensibilité endormie qui traverse la vie avec indifférence, vivant dans sa bulle, jusqu'au jour où, accablé par un soleil aveuglant, il va commettre un crime affreux.

Il y a chez le personnage comme une fainéantise profonde qui le rend insensible aux autres, au point où "rien n'est important", ou "tout l'ennuie". Meursault ne joue pas le jeu, il est trop mou pour ça.
De l'autre côté, nous avons des personnages qui accordent trop d'importance aux choses, comme ce procureur qui s'acharne sur Meursault, Raymond qui veut punir sa maîtresse, le juge qui veut trouver du bon dans le héros, le vieux qui déteste son chien.

Meursault ne ressentant rien (ou presque) on ressent à sa place. Le problème est que le style est monotone, monocorde, et que s'il s'accorde bien avec le narrateur, il n'est pas très agréable à lire.

Le point central du roman, le meurtre, malgré les détails concernant la chaleur et le soleil aveuglant, est difficilement compréhensible, voire pas très crédible. Pourquoi tire-t-il autant ? À cause du soleil ? Il y a un gouffre ici, que rien ne vient remplir. D'où peut provenir, chez cet être si mou, la volonté, l'intention de tirer quatre ou cinq fois de plus alors que l'autre est déjà mort ?

Quand rien n'est important, la vie d'autrui n'a aucune valeur. Meursault, à sa manière, est un monstre.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 5, 2009 4:13 PM MEST


L'Ultime Razzia
L'Ultime Razzia
DVD ~ Sterling Hayden
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 6,65

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 FAÇON LUC B., 28 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ultime Razzia (DVD)
THE KILLING, à ne pas confondre avec THE KILLER de John Woo, est le troisième opus de Stanley Kubrick, sorti en 1956. Il est tiré d'un roman de Lionel White, CLEAN BREAK, et fut la première grosse production hollywoodienne pour Stanley Kubrick.

Le film fit aussi connaitre Stanley Kubrick dans les milieux du cinéma et Kirk Douglas, vedette de son film suivant, LES SENTIERS DE LA GLOIRE, ou Marlon Brando remarquèrent son potentiel à cette occasion. D'ailleurs, il s'affirme déjà sur le plateau. La première scène du film est un long travelling pour lequel Kubrick choisit un objectif de 25mm et une position très précise. Ballard décide de faire autrement, positionnant la caméra plus loin avec un objectif de 50mm et expliquant au jeune réalisateur que c'est comme cela qu'il faut faire. Kubrick dit posément à Ballard : « vous faites comme je l'ai décidé ou vous quittez mon plateau sur le champ ». Les deux hommes collaborent ensuite sur ce film sans la moindre contradiction.

Stanley Kubrick est né à New York, dans le quartier du Bronx. Esthète, très exigeant sur la qualité d'une aeuvre cinématographique, Stanley Kubrick a légué au cinéma une aeuvre variée et d'une grande intensité, avec des films comme LOLITA, 2OO1 : L'ODYSSÉE DE L'ESPACE, BARRY LINDON ou ORANGE MÉCANIQUE. Avec seulement treize longs métrages en 46 ans de carrière, il s'est imposé comme l'un des cinéastes marquants du XXe siècle.

Johnny Clay, fraîchement sorti de prison, organise un casse pour s'emparer de la caisse d'un champ de course. On sent rapidement que le casse va mal tourner. L'un des complices, dès le début, en dévoile trop à son épouse, qui à son tour dévoile l'affaire à son amant.
Même si Kubrick s'intéresse à la mécanique du vol qui se prépare, en utilisant une voix off et des points de vue multiples, il prend soin de ses personnages, terriblement humains. Pas beaucoup de gangsters ici, plutôt des employés du champ de course, des hommes ordinaires ; un mari qui veut pouvoir payer les soins de sa femme malade, un autre qui veut la rendre heureuse avec de l'argent. Il y a donc à la fois une mécanique "professionnelle", sans faille, et la mécanique humaine en parallèle, qui elle regorge de gouffres.

Les amateurs de polars auront reconnu JACKIE BROWN de Tarantino, dans la manière dont Kubrick joue avec son montage, pour montrer sous différentes points de vue l'action qui s'est déroulée.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 6, 2009 11:41 PM MEST


Stanley Kubrick Collection : Shining
Stanley Kubrick Collection : Shining
DVD ~ Jack Nicholson
Prix : EUR 8,77

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Redrum, 28 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stanley Kubrick Collection : Shining (DVD)
Une petite famille s'occupe de l'entretien d'un grand hôtel perdu dans la montagne, durant la saison morte. Coincés par l'hiver, le seul ennemi devait être l'ennui. Mais l'enfant du couple possède un don qui va réveiller les plus sinistres souvenirs des lieux.

Lorsque Kubrick s'attaque au film d'horreur, il ne fait pas comme tout le monde. Ainsi, trois grands classiques disparaissent. Les films d'horreur se passent toujours de nuit ? dans des couloirs minuscules ? où les effets de surprise nous font (idéalement) sursauter ?
Pas de ça ici. Tout se déroule dans des salles immenses, de larges couloirs pleinement éclairés, et le malaise viendra poindre à travers le bizarre, l'incongru.

Est-ce que Shining fait peur ? Moi il me fait rire, Jack Nicholson prenant trop de plaisir (et un plaisir communicatif) à jouer la démence. D'ailleurs Spielberg dira à Kubrick (la formulation n'est pas exacte mais basée sur mes souvenirs) :"Tu ne trouves pas qu'il en fait trop ?", et Kubrick lui répondra :"Si. C'est pour ça qu'il est génial".

Pourtant, même si Jack Nicholson abuse de son fameux jeu de sourcils, le malaise est là, étrange, au fond d'un couloir où, par la porte entrebâillée d'une chambre, on aperçoit un homme déguisé en lapin (?), lors d'un dialogue au bar où l'on discute le plus naturellement du monde avec des morts-vivants...

Kubrick ne s'embarasse pas trop du roman de Stephen King. Il adapte, au meilleur sens du terme, il ne garde que l'essentiel, se débarrasse des passages inutiles, change la fin et l'issue de certains personnages.

Il transforme un film de genre, ou un sous-genre, en oeuvre cinématographique, et son choix d'acteur est terrifiant, comme l'actrice jouant Jenny, véritable tête à claques, que Kubrick va harceler moralement durant le tournage pour qu'elle nous tape encore plus sur les nerfs.
Et là il crée un lien entre le spectateur et les victimes ; le fameux "Mais ne va pas dans cette pièce !" prend tout son sens ici, avec cette Jenny aux bras débiles, sans précision ni force, qui fait gigoter un couteau ou une batte de base-ball sans aucune efficacité défensive.
Son fils sera bien plus doué !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 1, 2009 1:12 PM MEST


L'oreille interne
L'oreille interne
par Robert Silverberg
Edition : Broché
Prix : EUR 7,90

3 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Oubliable, 28 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'oreille interne (Broché)
L'Oreille Interne est l'histoire, racontée par lui-même (ou presque) de David Selig, un télépathe.

J'ai laissé tomber à la moitié. Pas désagréable à lire, mais sans intérêt non plus. J'ai passé de nombreux paragraphes inutiles, et je trouve le roman bancal ; le narrateur parle de sa vie à la première personne, puis parfois, durant certains chapitres, on passe sans explication ni cohérence à la troisième personne.
Pas terrible tout ça.


Two Lovers
Two Lovers
DVD ~ Joaquin Phoenix
Proposé par Bobby-Destock
Prix : EUR 6,18

7 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Teen-movie de quarantenaires..., 28 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Two Lovers (DVD)
Léonard, trentenaire avancé, voire quarantenaire, vit chez ses parents qui veillent sur son fragile équilibre, le garçon ayant beaucoup de problèmes personnels. Ses parents cherchent à le caser avec une brune avec qui il se met en couple sans vraiment l'aimer. Elle pourrait en quelque sorte assurer son avenir car le futur beau-père possède plusieurs pressings. Mais Léonard tombe amoureux d'une blonde elle-même amoureuse d'un homme marié.

James Gray, encore une fois, fait tourner son film autour de la famille, avec cette fois-ci un triangle amoureux (encore que... ) au centre de l'intrigue. Je pourrais détailler les questions que soulèvent le film, mais je préfère expliquer pourquoi, à mon avis, tout tombe à l'eau.

Les personnages, particulièrement ceux de Joaquin Phoenix et Gwyneth Paltrow, sont d'une banalité terrifiante. Insignifiants, sans rien dans le ventre, ils ressemblent à des ados paumés sans personnalité marquée. Ils ont même des comportements d'ados, comme Joaquin qui sort discrètement pour aller faire la fête, à pas de loup pour ne pas être vu de ses parents, ou lorsqu'il prépare sa fugue...
De même leurs opinions sont toujours empruntées. Les dialogues, très réalistes, sont d'ailleurs assez pénibles, et l'un d'eux résume assez bien le niveau d'intérêt qu'on peut porter aux personnages :
"Gwyneth : Donne-moi ton portable, je vais inscrire mon numéro comme ça on pourra s'envoyer des textos !
Joaquin : Cool, et moi je vais te mettre une super sonnerie."

Et tout le film est comme ça. Léonard fait de la photo noir et blanc en amateur (et sans talent particulier), et autour de lui on trouve que ça fait "artiste". Au secours ! Je rencontre assez de gens du même genre tous les jours pour ne pas avoir envie de les retrouver sur mon écran de télévision.

Et il est là, le drame du film ; les personnages n'ont aucune envergure. Ils ne cessent de faire des choix faciles. Ici l'amour n'est qu'un mot derrière lequel se cachent des faiblesses de caractère, des petites lâchetés quotidiennes, les mensonges qui les arrangent envers les autres et eux-mêmes.
Le film ne parle pas d'un vrai triangle amoureux. Léonard sait qu'il veut la blonde et attend l'occasion propice pour se lancer, la brune n'est qu'une roue de secours. Quelle noblesse... quelle grandeur d'âme...
Léonard ressemble un peu au chanteur Cali ; on le dit à fleur de peau, sensible et rêveur, alors qu'on peut tout aussi bien le voir comme un ado quarantenaire, immature et capricieux qui fait peine à voir. De même pour le personnage de Gwyneth qui a passé l'âge des adolescenteries.

On est loin, très loin des amants superbes du film Sur la route de Madison, où les choix sont déchirants et plein de sens. Ici, on a l'impression que le scénariste a pioché son inspiration sur des blogs d'Internet d'ados, les deux personnages principaux (Joaquin Phoenix et Gwyneth Paltrow, Vinessa Shaw étant très en retrait) ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, ils sont grognons et ombrageux.

Et le film se termine de la même façon. Rien d'universel, de transcendant. Tout est réaliste, mais d'un réalisme qui n'est pas du cinéma, et encore moins la vie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (13) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 14, 2010 12:41 PM MEST


Chaos
Chaos
DVD ~ Catherine Frot
Prix : EUR 11,70

7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Deux poids, deux mesures, 27 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chaos (DVD)
Imaginez un film avec :
Une grand-mère envahissante qui ne sait parler que de ses bobos et qui préfère les animaux aux enfants.
Une épouse carriériste, impatiente, frigide et castratrice.
Sa fille étudiante, pro-hippie-baba-cool, qui soutire le plus possible d'argent à ses parents tout en critiquant le capitalisme.
Une mère macquerelle qui exploite des filles de l'Est.
Et en face, des hommes, leurs maris ou amants, patients et doux, qui ne parviennent pas à combler leurs éternels caprices et insatisfactions.

Vous auriez un film considéré (et à raison) comme profondément mysogyne.

Dans Chaos, vous inversez les rôles, vous faites de chaque homme présent à l'écran au mieux un salaud au pire une ordure, de chaque femme une victime, et vous obtenez un film qui plait au public. Après la femme-objet, nous entrons dans de l'ère l'homme-abject.

Sur de nombreux points, je trouve Chaos pertinent. Cette légère caricature de la société permet de mieux souligner les problèmes.
Ce qui me dérange, par contre, c'est que le film ne tire que dans une seule direction. C'est un réglement de compte, jusqu'à la scène finale, où le message se résume à "Vivons entre femmes, loin des hommes".

J'ai une grande aversion envers les théories fumeuses d'Alain Soral et d'Éric Zemmour concernant les femmes. J'en ai tout autant pour le camp adverse.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 13, 2011 5:41 PM MEST


Walkyrie
Walkyrie
DVD ~ Tom Cruise
Prix : EUR 8,24

14 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le dernier samouraï (allemand !), 26 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Walkyrie (DVD)
Valkyrie relate le dernier attentat (raté) contre Hitler.

Si on ne s'attend pas à un film passionnant sur le plan historique (de toute façon avec Bryan Singer et Tom Cruise au casting, faut pas se faire d'illusion), Valkyrie est un bon film. On est dans le divertissement bien troussé, l'accent étant plutôt mis sur l'action, ce qui reste un choix discutable pour un film de complot, mais bon.

Donc, on a devant les yeux un film qui fourmille de failles. On se demande pourquoi le réalisateur n'a pas développé tel point, ou tel autre, pour enrichir et épaissir son film. Mais en même temps, l'ensemble reste efficace si on est bon public, et plutôt bien filmé, Bryan Singer ayant eu le bon goût de s'inspirer des films des années 40 et 50 pour certaines prises de vues. De plus le casting est suffisamment alléchant pour nous amadouer.

Par contre, (moi ça va, mais ce n'est pas le cas de tout le monde) il faut posséder une certaine tolérance envers l'effet Tom Cruise, c'est-à-dire l'homme qui monopolise l'écran, le plus fougueux des héros, l'attentat à lui tout seul, le dernier samouraï !

Tom Cruise est un bon acteur, je crois même qu'il est intelligent. Entre les mains d'un Michael Mann ou d'un Kubrick, il sait qu'il participe à un grand film. Par contre, pour le reste de sa filmographie, l'ego reprend le dessus.
Ainsi, on pourrait croire naïvement que le héros du film est le colonel Claus von Stauffenberg, alors qu'en réalité, le héros est Tom Cruise incarnant ce colonel.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (11) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 5, 2009 5:29 PM MEST


The Reader [Édition Collector]
The Reader [Édition Collector]
DVD ~ Kate Winslet
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 6,50

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bouleversant et superbe, 26 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Reader [Édition Collector] (DVD)
Période d'après-guerre en Allemagne. Un adolescent de 15 ans vit une aventure torride et secrète avec une femme de trente ans. Quelques mois plus tard, elle disparaît du jour au lendemain sans lui laisser d'explication. Devenu étudiant en droit, il la retrouve durant un procès concernant d'anciens nazis. Elle est sur le banc des accusés.

Le début du film, avec l'idylle naissante, est un peu longue (mais totalement justifiée). Le détail est que Kate Winslet aime qu'on lui fasse la lecture, et si son jeune prince ne devine pas qu'elle est analphabète, le réalisateur nous laisse quelques indices.

Ce qui nous fait (du moins à moi) un drôle d'effet, c'est de découvrir que Hannah (le personnage de Kate Winslet), avec qui on a tissé des liens dans la première partie du film, était garde à Auschwitz durant la guerre. On ne la déteste pas pour autant, je dirai même qu'au contraire on se soucie de son sort.

C'est particulièrement bien vu, car le film traite d'un sujet que je n'avais jamais vu au cinéma ; l'après-guerre en Allemagne, ou comment la nouvelle génération porte le fardeau du nazisme, l'héritage du silence. Parmi les étudiants (dont le héros) qui assistent au procès, il y a une crise. Ils sont révoltés, ne comprennent pas l'utilité de ce procès dans le sens où tout le monde savait à l'époque, et qu'ici ne semblent passer en justice que des boucs émissaires.

Le héros est lui à la croisée des chemins, entre sa révolte envers le nazisme et son amour pour Hannah, l'ancienne garde de camp. Dans un sens, il représente toute une génération qui a du se poser des questions sur leurs parents, leurs oncles, leurs proches. Une génération qui a souffert de ses prises de conscience.

Kate Winslet campe formidablement son personnage, une femme un peu rude. Elle a travaillé sa gestuelle, donne corps et vie à son personnage.
Concernant le héros, incarné par un jeune acteur mais aussi par Ralph Fiennes (l'intrigue se déroule sur plus de 30 ans), on sera heureux que les deux acteurs aient une certaine ressemblance, suffisamment pour que le film soit en harmonie entre présent et passé.

Le film ne fait pas dans la psychologie. Les tourments que les personnages traversent (et ils en ont beaucoup) sont toujours suggérés, et l'empathie qu'on ressent pour eux fait le reste.
Il en résulte un film où, à partir du procès, on reste comme en suspend... Hannah et l'étudiant vont-ils se revoir ? Se parler ? Comment cela va-t-il finir ?

Quand au titre du film, Le Liseur (ça sonne bizarrement), je préfère ne pas trop en parler pour vous laisser toute l'émotion de découvrir la plus belle scène du film.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 10, 2009 2:36 PM MEST


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