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Contenu rédigé par Robert Redford
Classement des meilleurs critiques: 30.976
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Commentaires écrits par
Robert Redford (Québec)

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Ennemi d'Etat [Édition Spéciale]
Ennemi d'Etat [Édition Spéciale]
DVD ~ Will Smith
Proposé par KAPPA MEDIA
Prix : EUR 11,95

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 J'aime bien Tony Scott, mais pas là, 13 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ennemi d'Etat [Édition Spéciale] (DVD)
Will Smith a de gros ennuis. D'abord, pour défendre un client (c'est un avocat courageux), il va jusqu'à faire des menaces au parrain de la mafia italienne de Baltimore (rien que ça !), grâce à une vidéo où on voit ledit parrain avec quelqu'un qu'il n'a pas le droit de fréquenter sous peine d'aller en prison. Le parrain veut donc tuer Will Smith en retour, mais lui laisse une semaine pour récupérer l'original de la vidéo compromettante.

Et ce n'est pas fini ! Un ancien pote de Will Smith a lui aussi une vidéo compromettante (incroyable !) où l'on voit un méchant patron de la NSA tuer un sénateur, et comme cet ancien copain croise Will Smith dans une magasin de lingerie alors qu'il est poursuivi par des méchants (une chance sur... un milliard que ça arrive ?), il fourre la vidéo dans un sac à Willy.

C'est alors que le drame se noue. Willy devient sans le savoir la cible d'un patron corrompu de la NSA, alors il se retrouve truffé de micros, de caméras et autres bidules du futur qui permettent aux méchants de le suivre à la trace, au millimètre près, sans pour autant parvenir à l'attraper... et Willy, si doué pour passer inaperçu, trouve même le moyen de passer chez lui pour admirer sa femme qui entre-temps a enfilé la lingerie fine qu'il lui avait acheté, et de faire deux ou trois blagues pour détendre l'atmosphère...

Suspense. Angoisse. Willy est à la fois la cible de la mafia italienne et celle d'un puissant organe de l'État. Comment va-t-il se sortir de ce guêpier ?... Je n'ose même pas le dévoiler.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 14, 2009 3:15 PM MEST


La Divine Comédie - L'Enfer : Edition bilingue français-italien
La Divine Comédie - L'Enfer : Edition bilingue français-italien
par Dante
Edition : Poche
Prix : EUR 10,00

18 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Ardu, 12 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Divine Comédie - L'Enfer : Edition bilingue français-italien (Poche)
J'ai trouvé le livre très difficile d'accès.

J'ai d'abord eu un problème avec la traduction. Ce qui va suivre n'est en aucun cas un reproche fait au travail de traduction de Jacqueline Risset, il s'agit plutôt de faire part des inévitables dommages collatéraux d'une telle entreprise. En italien, l'Enfer de Dante rime, ce qui n'est plus le cas ici. Nous perdons la musicalité des vers, leur rythme, nous perdons en somme toute la beauté formelle, ce qui rend la lecture, du moins pour ma part, peu agréable.

L'autre problème de l'Enfer est qu'il est bourré de références. Il y a les références aux mythes antiques, que j'arrive à saisir la plupart du temps sauf lorsqu'elles sont imagées. Mais il y a aussi beaucoup de références (imagées ou non) à des contemporains de Dante que je ne connais absolument pas, et qui, il me semble, ne sont connus que par des experts en histoire italienne ou des experts de la Divine Comédie.
Ainsi j'ai passé mon temps à aller cueillir des informations dans les notes de fin d'ouvrage.

L'Enfer, de Dante, est probablement fascinant lorsqu'il s'agit d'en faire une étude, un travail de recherche, d'ailleurs j'aurais aimé que la préface soit beaucoup plus consistante. Mais à lire, j'avoue ne pas y avoir pris beaucoup de plaisir.

De plus, il s'inscrit dans une tradition chrétienne qui me dérange, celle qui a inventé l'enfer, absent de la Bible, à partir de la mythologie grecque et romaine. Il flotte ici un parfum de revanche et de rancune, de ressentiment. Pas de "Aime ton ennemi", mais plutôt "Prends plaisir à sa souffrance".
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 12, 2009 4:38 PM MEST


Histoire de la laideur
Histoire de la laideur
par Umberto Eco
Edition : Relié
Prix : EUR 40,00

14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ce qui est laid aujourd'hui sera beau demain, 12 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire de la laideur (Relié)
L'histoire de la Laideur se propose de relater dans l'histoire de l'art occidental les différentes formes de laideur, et les théorisations, les concepts qui les ont accompagnées.

Richement illustré, et nous offrant de nombreux extraits de texte en parallèle de l'étude dirigée par Umberto Eco, ce livre a la grande vertu d'être accessible tout en restant pointu.

Q'est-ce qui était laid pour les artistes de l'Antiquité, pour ceux du Moyen-Âge, et pour les gens d'aujourd'hui ? Comment se le représentaient-ils ?
Quel attrait a-t-il eu sur sur les artistes fascinés par l'enfer, ou la maladie ? Le kitsch est-il laid ?

Bien entendu, il n'y a pas de réponse définitive, la laideur, comme on le découvre dès l'introduction, est avant tout affaire de subjectivité.


Le Parfum : histoire d'un meurtrier - Edition Collector 2 DVD [Édition Collector]
Le Parfum : histoire d'un meurtrier - Edition Collector 2 DVD [Édition Collector]
DVD ~ Ben Whishaw
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 29,00

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Un parfum sans odeur, 10 août 2009
Le Parfum raconte l'histoire de Grenouille, un jeune homme qui a du flair. Souhaitant créer le plus irrésistible parfum au monde, il tue de belles femmes pour récupérer leur odeur.

J'ai réussi à voir le film en entier (le livre, j'ai arrêté au bout d'une cinquantaine de pages). Ça se laisse regarder, c'est divertissant, mais sans conséquence et facilement oubliable.

On a un assez drôle de mélange ; le film traite du sujet du parfum (c'est même parfois intéressant), c'est aussi un film d'époque, et en fin de compte un film de tueur en série, le tout enrobé d'une quête identitaire et d'une sorte de questionnement sur l'origine de l'amour qui, si on en croit la scène improbable de l'orgie et la dernière scène tout aussi improbable, serait le parfum, l'odeur des femmes (et les hommes, ils puent ?).
Demain on pourrait nous faire le même film (ou roman), titré "Le Mascara" avec pour thème le maquillage, et aboutir à peu près aux mêmes conclusions sympathiques et peu convaincantes.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 12, 2009 9:28 PM MEST


24 Heures avant la nuit (La 25e Heure)
24 Heures avant la nuit (La 25e Heure)
DVD ~ Edward Norton
Proposé par Mymediashop
Prix : EUR 4,99

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe, 5 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : 24 Heures avant la nuit (La 25e Heure) (DVD)
Monty Brogan va finir en prison pour trafic de drogues. Il lui reste 24 heures pour dire au revoir à son père, ses amis, sa fiancée, et trouver la personne qui l'a dénoncé à la police.

C'est un film qui nous aspire dans l'écran, grâce à la musique, tragique sans être lourde, à la tristesse qui émane de ce gâchis d'une vie qui aurait pu être tout autre, qui aurait du être tout autre, et par la finesse avec laquelle ont été écrits les personnages.

Le drame est partout. Il y a celui, central, du personnage d'Edward Norton, garçon charismatique à qui tout a toujours réussi, et qui fait face à l'échec de sa vie, au cauchemar qui l'attend dès le lendemain en prison. Celui de son ami trader, qui fantasme sur la copine d'Edward Norton (sublime Rosario Dawson) et a peur de trahir son ami. Celui de Philip Seymour Hoffman, universitaire coincé et bourré de complexes, bêtement amoureux d'une étudiante sans cervelle.
Il y a le drame de New York également, post-11 septembre, qui hante le film comme un fantome.

Ma scène préférée (et archi-connue) et celle où Monty Brogan insulte toute la ville de New York alors qu'il se regarde dans le miroir, la musique, triste, soulignant toute l'impuissance de sa haine jusqu'au moment où il se remet en question.

La fin, également, où le père se monte la tête et nous laisse croire que son fils pourrait échapper à la prison, en plus de ce dernier plan qui nous laisse sans réponse quant à l'avenir de Monty Brogan, juste avec nos espoirs, laisse en nous l'empreinte du film même lorsqu'il est terminé. Superbe.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 6, 2009 12:56 PM MEST


Motor Storm : Pacific Rift
Motor Storm : Pacific Rift
Proposé par ClicGames FR
Prix : EUR 15,19

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Presque parfait ?, 5 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Motor Storm : Pacific Rift (Jeu vidéo)
BIEN

Suite du furieux Motorstorm, Pacific Rift corrige un paquet de défauts de son aîné. D'abord, il y a enfin de nouvelles épreuves. Dans le premier, il suffisait de finir dans les trois premiers. Bon, ici aussi, seulement les objectifs diffèrent.

- Mode Standard.
- Mode contre-la-montre, où il faudra, même en terminant premier, finir la course avant le temps limite.
- Mode Éliminator, où après un certain temps le dernier est éliminé de la course, et ainsi de suite car, comme disait Christophe Lambert, "il ne doit en rester qu'un", et comme disait Victor Hugo "Je serai celui-là !" (quoique ce n'est pas toujours mon cas).
- Et le mode vitesse (que personnellement je déteste) qui se fait seul, où il faut suivre un parcours très précis avec le temps contre nous.

Pacific Rift a aussi plus de circuits que le premier, et plus de véhicules. Mais surtout, surtout, il y a un mode photo qui permet d'immortaliser ses accidents (ou les motos qu'on écrase impitoyablement !) sous tous les angles, et c'est très rigolo.

PAS BIEN

Mais Pacific Rift a aussi des défauts.

La conduite est moins technique que le premier, un poil plus arcade, ce qui, pour moi, est une petite (légère) déception. D'un autre côté, les circuits, parfois, sont plus accidentés que le premier et plus difficiles à apprendre.
En somme, la difficulté a changé de bord ; auparavant il fallait savoir parfaitement gérer son véhicule (d'où mon plaisir de jeu provenait d'ailleurs), alors qu'ici on est plus concentré à connaître les petits bouts de circuits à éviter, ce que je trouve moins fun.
De plus dans le 1, les erreurs étaient fatales, ce qui poussait le joueur à faire très attention et à appréhender les réactions de son véhicule pour éviter le hors-piste, alors qu'ici, c'est plus fouilli et plus propice aux erreurs, mais une touche nous permet de nous remettre rapidement en piste. En online, certains en profitent d'ailleurs pour tricher.

Certains circuits, par endroits, sont difficilement lisibles, soit à cause de l'abondance de la végétation (souvent à cause d'elle d'ailleurs), soit parce qu'il y a tellement de chemins possibles qu'on ne sait plus où aller, et même après avoir arpenté plusieurs fois le circuit.

Pour finir, j'aime moins l'ambiance de celui-là. La réalisation graphique est superbe, mais j'avais un faible pour le premier, son univers Mad Max plus uni. Cela dit, c'est ma remarque la plus subjective.

EN CONCLUSION

Ça reste un très bon jeu, très addictif, surtout si on a aimé le premier volet.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 2, 2012 4:42 PM CET


3H10 pour Yuma
3H10 pour Yuma
DVD ~ Russell Crowe

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Anatomie du mal, 4 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : 3H10 pour Yuma (DVD)
Le défi est de taille ; transporter le redoutable hors-la-loi Ben Wade jusqu'à Yuma, où l'attend un train qui le conduira en prison. Dan Evans, vétéran de la guerre, se porte volontaire.

Western classique, préférant l'efficacité à l'originalité (et c'est plutôt une vertu), 3h10 pour Yuma dessine deux portraits d'hommes que tout oppose.
Il y a Ben Wade (Russell Crowe), chef d'une bande de redoutables pourritures qui a consciemment choisi la voie du mal, celle qui mène à la potence.
Et il y a Dan Evans (Christian Bale) que la guerre a diminué, qui est méprisé par son fils aîné. Un puissant rancher le pousse à la ruine pour s'approprier son terrain.

Entre eux, des bandits pas meilleurs que des coyotes, des riches propriétaires mesquins et corrompus, des hommes de loi lâches, ou démissionnaires, ou sans conscience comme Byron McElroy (Peter Fonda), véritable monstre qui s'ignore.
Reste cet homme, Dan Evans, qui est debout et intègre, ni par orgueil, ni pour le principe. Il devient alors pour Ben Wade une énigme.

J'aime beaucoup Christian Bale, et cela fait du bien de le retrouver dans un film où il ne fronce pas les sourcils du début à la fin. C'est probablement le personnage le plus intéressant de ce western. Il me rappelle cette phrase du film Cinderella Man :"Les hommes pensent qu'ils échouent, alors que c'est le monde qui a échoué". C'est un brave type que son époque a humilié et continue d'humilier, tout en le regardant comme un moins-que-rien, ce qu'il n'est pas.

J'apprécie également beaucoup Russell Crowe, et je trouve dommage que le film ne conserve pas jusqu'au bout l'ambiguïté de son personnage. Salaud juste assez cultivé pour offrir une image de bandit romantique dont il profite auprès des femmes, son rôle serpente entre le type charismatique en qui on aimerait avoir confiance et l'ordure totale qui attend patiemment son heure. Seulement la fin nous montre un personnage qui perd ce côté bicéphale au profit d'un revirement que je trouve, certes crédible, mais sans relief, convenu.

D'où mon trois étoiles.


Le Collectionneur
Le Collectionneur
DVD ~ Morgan Freeman

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Éros et Thanatos, 4 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Collectionneur (DVD)
Alex Cross, profiler, psychologue, expert en tueurs en série et écrivain de best-seller apprend que sa nièce, ô ironie de la vie, a été enlevée par un enleveur en série (et tueur accessoirement).

Tout d'abord, le Collectionneur est un film salvateur. Il permet à Morgan Freeman de faire un véritable travail de composition cette fois, là où dans Seven il s'était un peu trop reposé sur Columbo (jusqu'à l'imperméable beige).
Ici, il transpire de charisme avec son petit coupet sport, sa veste en cuir rock malgré ses soixante ans. Il est dans le vent, il est "in", chébran, tout en étant homme érudit.

Le tueur se fait appeler Casanova. Fusion des antiques Éros et Thanatos, et en même temps, thème du double, voire du double double (pour ne pas en dire plus), il aime les femmes d'exception et les tue parfois. Ainsi, tout concorde. Alex Cross, homme d'exception, ne pouvait avoir qu'une nièce d'exception !
Reste Ashley Judd, en victime qui parvient à échapper à ce minotaure des temps modernes (Casanova, pas Alex Cross !) à qui la forêt sert de labyrinthe. Métaphore.

On pourrait reprocher à ce film parfait de trop vite dévoiler le tueur. En effet, on sait qui il est au bout de dix minutes, à cause de sa voix facilement reconnaissable. Pourtant, c'est encore une intelligence ; en effet, même si on reconnaît la voix, le doute persiste, infuse goutte-à-goutte une angoisse angoissante tout au long du long-métrage. De plus, cette promiscuité de tous les instants nous rappellent que la mort rôde autour de nous, resserrant ainsi le tissu narratif (thème du tissage, et donc de la mort !) et la thématique thanatossienne de l'intrigue.

Drame fort contemporain mais plongeant ses racines jusques dans les tragédies antiques, Le Collectionneur est pourtant un film que j'ai assez peu apprécié. Étrange...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 5, 2009 2:05 PM MEST


Bel-Ami
Bel-Ami
par Guy de Maupassant
Edition : Poche
Prix : EUR 3,50

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Roman de l'ambition, 4 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bel-Ami (Poche)
Bel-Ami raconte l'ascension vertigineuse d'un arriviste qui construit sa carrière professionnelle et sa situation sociale à travers les femmes de la haute société.

Tableau des moeurs parisiennes où règnent l'ambition, l'ambiguïté sexuelle des discours et la décadence amoureuse, Maupassant nous raconte l'histoire de Duroy, pronvincial sans le sou qui a pour lui un physique qui plait aux femmes et une amoralité à toute épreuve.

Le passage qui m'a le plus marqué est celui du duel. Passage virtuose où Maupassant nous embarque dans l'angoisse grandissante de son personnage jusqu'au duel à proprement parler qui semble se dérouler dans le brouillard tant Duroy est anxieux.

Le roman est rapide, ne s'attarde jamais, et la plume de Maupassant est encore une fois d'une précision redoutable.

Lors d'un dîner de couples en ville :
"Ce fut le moment des sous-entendus adroits, des voiles levés par les mots, des audaces habiles et déguisées, de toutes les hypocrisies impudiques, de la phrase qui montre des images dévêtues avec des expressions couvertes, qui fait passer dans l'oeil et dans l'esprit la vision rapide de tout ce qu'on ne peut pas dire, et permet aux gens du monde une sorte d'amour subtil et mystérieux, une sorte de contact impur des pensées par l'évocation simultanée, troublante et sensuelle comme une étreinte, de toutes les choses secrètes, honteuses et désirées de l'enlacement."


Les Fous du roi
Les Fous du roi
DVD ~ Jude Law
Proposé par MEDIA PRO
Prix : EUR 5,90

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Déséquilibré, 4 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Fous du roi (DVD)
Willie Stark est, selon ses dires, un "cul-terreux". Honnête et idéaliste, il aimerait décrocher un poste à la mairie. Grâce à un accident survenue dans une école, dont il n'avait cessé de dénoncer les manoeuvres financières derrière la construction, la chance de devenir gouverneur se présente à lui.

Est-ce que le pouvoir finit toujours par corrompre les hommes ? C'est une des questions du film. On voit Willie Stark (Sean Penn) devenir peu à peu comme ceux qu'ils ne cessent de dénoncer, un escroc qui détourne de l'argent. D'homme simple et droit, il devient porté sur la bouteille et les femmes.
Le principal attrait du film tient à ses discours (avec un Sean Penn très inspiré) où la passion coléreuse qui lui gagne la foule (et les élections) laisse place peu à peu à un ton roublard qui sait caresser son public dans le sens du poil.

Les Fous du roi aurait pu être un grand film. Malheureusement, le portrait de Willie Stark reste de surface. Pourquoi change-t-il ? Est-ce parce qu'il faut devenir un lion pour se battre contre d'autres fauves ? Est-ce pour jouir de son pouvoir ? Est-ce un peu des deux à la fois ? On ne sait pas vraiment, bien qu'on devine un peu.
À la place, nous avons droit à un portrait en profondeur du journaliste (Jude Law) qui travaille pour lui, un portrait de ses amis, de son histoire familiale qui, si elle a de l'importance pour le film, est trop envahissante, trop détaillée, et va trop loin.

Le drame familial prend le pas sur le film politique, on ne sait plus où se trouve le sujet principal. Dommage.


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