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Commentaires écrits par
Billy Durant "magyster"

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Economie des extrêmes : Krachs, catastrophes et inégalités
Economie des extrêmes : Krachs, catastrophes et inégalités
par Daniel Zajdenweber
Edition : Poche
Prix : EUR 9,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un des meilleurs ouvrages sur le sujet en français, 10 juillet 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Economie des extrêmes : Krachs, catastrophes et inégalités (Poche)
Un livre consacré aux lois de Pareto (et donc au non-gaussien, aux hasards extrêmes, etc...). Plutôt que de sombrer dans des mathématiques complexes, l'auteur présente des champs d'application concrets, les disques d'or, les marchés financiers, les pertes opérationnelles, la climatologie ou les bouchons... - mais sans tomber non plus dans une généralisation outrancière et en donnant très clairement les clés des raisonnements. La formalisation peut surprendre ici ou là, mais un niveau de Bac scientifique suffira à comprendre l'essentiel, et c'est bien écrit (c'est plus dense que Nate Silver dans "the Signal and the Noise", ou Buchanan dans "Ubiquity"). A noter que ce n'est pas une "théorie", mais ce qui est effectivement appliqué dans le monde de l'assurance.


Krach machine: Comment les traders à haute fréquence menacent de faire sauter la bourse
Krach machine: Comment les traders à haute fréquence menacent de faire sauter la bourse
par Frédéric Lelièvre
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Sympathique et facile à lire, 9 juillet 2013
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Les plus : les auteurs ont réellement beaucoup travaillé, voyagé, discuté avec à peu près tous les intervenants qui comptent du marché (y compris les CFM, Tower Research et consorts) ; tous les événements marquants de ces dernières années sont évoqués, du vol de code à la Générale aux déboires de Citadel ou de Knight Capital, le flash crash de 2010, etc... (mais ceux qui lisent les journaux en connaissent une bonne partie déjà). Les moins : cela reste un livre de journalistes, qui aurait gagné à rentrer plus dans les détails et la technique. En final au bout du livre, ce qui est reproché au HFT n'est pas forcément si clair que ça (à part les cas avérés de pure fraude), les plans de remédiation ne le sont pas non plus. Bref, ça se lit un peu vite.


Repenser l'économie. Mandelbrot, Pareto, cygne noir, monnaies complémentaires... les nouveaux concepts pour sortir de la crise.
Repenser l'économie. Mandelbrot, Pareto, cygne noir, monnaies complémentaires... les nouveaux concepts pour sortir de la crise.
par Philippe Herlin
Edition : Broché
Prix : EUR 23,30

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 De bons concepts, mais une présentation un peu facile, 26 juin 2013
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Un livre très sympathique, quoique pas très bien écrit (Herlin écrit comme quelqu'un parle) et un peu confus dans le plan (ça saute du coq à l'âne). Généralement je me méfie lorsque je vois du flocon de Koch fractal mélangé à de la réflexivité poppero-sorossienne, mais finalement ça passe. Ce livre est donc un pot pourri de tous les concepts financiers revenus à la mode, lois de puissance, gaussien, longue traine... Très bon début sur les lois de puissance, le milieu du livre est un peu plus faible - les chapitres sur l'entropie et la proportion diagonale ne sont pas inintéressants, celui sur la réflexivité n'apporte pas grand-chose. Herlin reprend beaucoup d'autres livres, de Bak sur les systèmes critiques, de Taleb, de Jorion - en résumant les concepts de façon claire. Les chapitres de fin sur la monnaie, à la Pascal Salin ou Hayek, m'ont surpris : une bonne idée, mais mineure (présenter le netting de comptes fournisseurs comme outil de sortie de crise, un peu facile), jointe à un mélange indiscriminé de concepts monétaires, étalon-or, monnaies virtuelles, bimétallisme, avec surtout un panégyrique de l'or paré de toutes les vertus (« valeur réelle », «sa capacité à garder son pouvoir d'achat en fait un excellent moyen de placement »), c'est un peu brouillon et c'est surtout dangereux (ami lecteur, l'or n'a pas de valeur intrinsèque et vient de passer de 1920 à 1240 US$ l'once).
En final, une remarque de fond : si les marchés utilisent le gaussien et la VaR, ce n'est pas seulement car ils sont juste stupides, mais parce qu'il s'agit du plus petit dénominateur commun quantitatif accepté (imposé) par le régulateur et que cela marche 99.9% du temps. Sachant que c'est précisément ce 0.1% qui nous intéresse (quand tout fiche le camp), là ils passent en mode stress tests qui sont précisément une utilisation de lois de puissance. Mais, et là Herlin exagère : tout n'est pas gentiment aligné en droite logarithmique facilement mesurable (cf son chapitre 7, « l'universalité des lois de puissance ») ; surtout, où calibrer le point extrême, par définition hors norme et jamais vu ? Comment à l'époque des pharaons les Egyptiens calibraient-ils la hauteur des digues du Nil ? En prenant la plus haute crue déjà observée, pas du hors échantillon hypothétique. A Fukushima, les 6 mètres de mur couvraient 100% de l'existant et 99.9% du probable, ami lecteur aurais-tu calibré toi-même à 9 mètres ? 10, 12 ? (la vague fût de 15 mètres). Sur le graphe de la page 121, jusqu'où mesurer vers le bas ? Imaginons que l'abscisse soit du capital bancaire mondial à mettre de côté pour faire face à des chocs, vous pouvez mesurer comme vous le souhaitez hors échantillon historique du 10 trillions de US$, l'incrément suivant est 100 trillions, le suivant est 1000 trillions (la richesse mondiale totale étant grossièrement de 60 trillions). Taleb a l'honnête intellectuelle de reconnaitre que le cygne noir a un timing non prévisible, mais aussi une amplitude non mesurable, Herlin lui surjoue un peu dans le y'a qu'à (dit différemment, sur le papier, le principe de précaution c'est toujours facile et évident).


Le théorème du lampadaire
Le théorème du lampadaire
par Jean-Paul Fitoussi
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Comme d'habitude, en un peu plus amer..., 21 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le théorème du lampadaire (Broché)
Or donc le dernier opus de l'ex-pape de la chapelle keynésienne française. Une première citation de la bible, pardon de la Théorie générale, dès la page 10 du chapitre 1, cela reste bien du Fitoussi. Le début est traditionnel : la politique monétaire qui vise à la stabilité des prix ce n'est pas bien, les politiques de concurrence ce n'est pas bien, les politiques d'austérité ce n'est pas bien et il ne faut surtout pas réduire les déficits budgétaires et les stocks de dette publique. Le lecteur lambda pourrait croire que dans un monde où les taux sont à 0%, où la dépense publique atteint 57% du PIB en France, où la BoE pèse 25% du marché des Gilts et où nous naviguons de QE Infinity en Abenomics il serait comblé, mais non. Fitoussi est « en colère ». Fichtre, mais pourquoi ? Car nous vivons dans un monde turbo-libéral inspiré par la pensée des habituels charlatans de Chicago, les Barro et Cie, cette « chimère » et ce « conte de fée » qu'est l'économie néoclassique, quand les bons économistes sont Stiglitz, Sen ou Fitoussi Jean-Paul (curieux, vu ce que l'EMH s'est, d'ailleurs justement, pris dans les dents depuis 5 ans). Les marchés sont nuls et ne savant pas compter, bon. Un moment hilarant, la défense de la politique monétaire de Greenspan mi-2003 à mi-2004 (ça, aucun économiste de renom n'avait osé). Des pages sur l'Europe assez prévisibles, avec un plaidoyer pour la mutualisation des dettes (n'arrivera pas) et la symétrie des ajustements (pourquoi demander au Sud de nettoyer leurs comptes si on peut forcer les Allemands à consommer des machins dont ils ne veulent pas - n'arrivera pas). La construction européenne made in Bruxelles s'en prend (là aussi justement) pour son grade, et Fitoussi révèle dans les dernières lignes son penchant fédéraliste, pourquoi pas mais alors le lecteur naïf comme moi ne peut que regretter qu'il n'explicite pas en amont 1/ pourquoi alors l'euro et 2/ pourquoi simplement le projet européen. La fin du livre est un passage au kärcher : la politique fiscale ne favorise que les riches (même quand les pauvres ne payent pas l'IRPP, une simple baisse des dépenses publiques équivaut pour eux à une augmentation d'impôts, CQFD) ; l'Etat est plus efficace organisationnellement que le privé pour la santé, et aussi pour les retraites, et de toute façon on ne sait pas mesurer les bonnes choses - fermez le ban. Au total, depuis ses cours dans les années 80 et les lettres de l'OFCE c'est : toujours pareil ; toujours bien écrit, c'est une bonne plume ; intéressant pour ceux qui ne connaissent pas Fitoussi, un peu lassant pour les autres ; de la macro pure, ne sont jamais mentionné les mots entreprise, rémunération du risque ou coût du travail, ou suggéré le fait que les marchés sont juste massivement distordus et courent après les banques centrales (mais bon, on n'attendait rien d'autre non plus)


Antifragile: Things That Gain from Disorder
Antifragile: Things That Gain from Disorder
par Nassim Nicholas Taleb
Edition : Relié
Prix : EUR 16,30

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 A superego of the mind, 6 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Antifragile: Things That Gain from Disorder (Relié)
Grand fan de Fooled by Randomness, déçu du Black Swan, je me précipite sur ce qui est censé être la somme philosophique de Taleb, son opus magnus... et circulez, il n'y a rien de nouveau. L'ensemble est une collection de chapitres désorganisée, Taleb cite à tour de bras (et comme il a tout lu, ça en fait des références) et fait dans le péremptoire, le jus d'orange c'est mal, le jeûne c'est bien, comme d'habitude désormais les journalistes sont vendus, les économistes des carriéristes incompétents, les banquiers des gens stupides, courir avec des chaussures bare-feet c'est top, il faut souffrir chez le docteur, et Fat Tony l'ami inventé de Taleb met une pile en joute oratoire à Socrate... J'arrête là, mais cela m'a épuisé de reprendre ce livre tant il me tombait des mains. Sur le fond, il demeure des remarques très profondes et très justes, sur ce qui dure et demeure, les apparences sociales, l'impératif du risque... mais tout cela est trop étiré sur la tartine, ça en a perdu le goût.


Une brève histoire de l'extinction en masse des espèces
Une brève histoire de l'extinction en masse des espèces
par Franz-J Broswimmer
Edition : Broché
Prix : EUR 12,20

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un pamphlet 1000% politique, 6 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Une brève histoire de l'extinction en masse des espèces (Broché)
Je cherchais un livre relatif à, soyons fou, une chronologie descriptive de "l'extinction en masse des espèces", et en final je récolte un pamphlet de l'ultra-gauche qui nous ressort tous les thèmes habituels critiques de l'affreuse société capitalisto-néolibérale qui tue la planète, et, ce qui est beaucoup plus original, des sociétés pré-capitalistes. Les poncifs habituels y passent : l'homme tueur de la mégafaune est néfaste et faisait dans le gâchis dès la préhistoire, les civilisations de Sumer, grecque, romaine, maya, autres... sont toutes tombées pile-poil pour les mêmes raisons, au hasard guerres, inégalités sociales et aveuglements des élites, manque de respect pour la nature... Beaucoup d'affirmations, hélas moins de démonstrations ou d'arguments, quelques moments cocasses. La préface de Berlan est tellement excessive qu'elle en devient drôle, ou risible - allez, je ne résiste pas : "dans tous les cas, la même cause socio-politique est à l'origine de l'écocide : la cupidité, la goinfrerie et la gabegie ostentatoire des classes dominantes, leur penchant compulsif pour la guerre, leur désir de s'approprier une part croissante du surplus et leur aveuglement aggravent terriblement les problèmes que pose l'expansion démographique [...]". Ça balance du lourd ! Une étoile pour quelques dates, une autre car c'en est drôle, mais je ne suis pas plus avancé sur l'extinction des espèces (ah si, ce sont les libéraux-capitalistes, ou vice-versa)
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 22, 2013 1:42 AM MEST


La régression intellectuelle de la France
La régression intellectuelle de la France
par Philippe Nemo
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un bon décrassage des neurones, 16 mai 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La régression intellectuelle de la France (Broché)
Je n'ai pas dû lire le même ouvrage que certains critiques, ce que j'ai lu est : un ouvrage court, très court ; essentiellement axé sur les lois françaises qui gèrent l'expression publique... et privée - notamment les lois mémorielles. C'est bien analysé, c'est un peu trop biaisé vers le thème habituel "c'est la faute à la gauche socialiste" (pas faux, mais un peu court), et c'est conclu un peu vite, nous ne sommes pas encore en dictature. Mais c'est globalement une bonne piqûre de rappel, au vu du temps passé à lire cet opuscule.


La faute du bobo Jocelyn
La faute du bobo Jocelyn
par Pierre Cassen
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

15 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Pas vraiment drôle, non... Pas du tout en fait., 16 mai 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La faute du bobo Jocelyn (Broché)
Au vu des critiques, globalement très positives, je me laisse tenter par un livre de politique-fiction à caractère humoristique. Alors oui, on rit bien au début au vu des noms et des portraits brossés de cette gauche bobo si française. Et on continue, un peu mal à l'aise au vu de la charge bien caricaturale portée sur les méchants arabes qui ne mangent pas de saucissons et obligent les gentilles blanches à porter le voile... Et quand le héros tue un arabe, c'est bien normal dans le contexte, il ne fait que se défendre et c'est somme toute naturel... Après tout c'est la guerre... Et c'est si drôle...

Alors non, je ne recommande pas cet ouvrage, ni de près, ni de loin, car tout ça ne sent pas très bon. J'oubliais que non ce livre n'est pas un livre raciste, tout au plus anti-communitariste et les auteurs s'auto-estampillent bien de gauche.


Nauru, l'île dévastée : Comment la civilisation capitaliste a détruit le pays le plus riche du monde
Nauru, l'île dévastée : Comment la civilisation capitaliste a détruit le pays le plus riche du monde
par Luc Folliet
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Un petit ouvrage brillant, 16 mai 2012
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Le titre est un peu pompeux et trompeur, mais cet opuscule est un régal. Il décrit par le menu l'ascension et la chute d'un confetti perdu en plein océan, et qui doit ses heures de gloire et son drame au fait d'être une pure pépite de phosphate. Tout dans le livre ressort assez justement : exploitation (au seul littéral du terme) de l'île, compromissions humaines, mauvaises décisions (Nauru avec sa phosphate n'est pas la Norvège avec son pétrole), déchéance (les camps d'internement des clandestins australiens, le monnayage des votes à l'ONU...). Très bien documenté, et se lit aisément.


The (Mis) Behaviour of Markets: A Fractal View of Risk, Ruin and Reward
The (Mis) Behaviour of Markets: A Fractal View of Risk, Ruin and Reward
par Benoit B. Mandelbrot
Edition : Broché
Prix : EUR 13,19

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Confus, mais le message de fond est le bon, 30 août 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The (Mis) Behaviour of Markets: A Fractal View of Risk, Ruin and Reward (Broché)
Le fractal, c'est comme la 3D au cinéma, Mandelbrot le vend à toutes les sauces. Cela donne un ouvrage un peu confus, et d'une applicabilité plus que limitée. Mais l'ouvrage n'en demeure pas moins très intéressant en piétinant les thèmes de la théorie de la finance traditionnelle : critique claire de Markowitz/Sharpe/Black-Scholes, questions de la dépendance des séries, de la non-rationalité des joueurs, de la volatilité gauchienne vs gaussienne... Cela se lit très aisément, et tout cela est si vrai...


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