Profil de Priscilla > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Priscilla
Classement des meilleurs critiques: 1.505
Votes utiles : 726

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Priscilla (France)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-13
pixel
Industriels et banquiers français sous l'Occupation: Préface d'Alexandre Jardin
Industriels et banquiers français sous l'Occupation: Préface d'Alexandre Jardin
par Lacroix
Edition : Broché
Prix : EUR 35,00

19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Attention, c'est du lourd !, 9 septembre 2013
Et de la dynamite ! Mais on le savait déjà un peu, sinon le Grand Charles n'aurait pas publiquement " chambré " nos grands patrons en 45. Putsch programmé de Lyautey contre la République (qui, bonne fille, a laissé son nom à des rues et des hôpitaux), haro sur les " salopards à casquette " en 36 plus le fameux " plutôt Hitler que le Front populaire ", volonté d'un certain André François-Poncet de faire trimer les ouvriers 16 heures par jour avec salaires écrasés ... Les Maîtres des Forges, bref, les fameuses 200 familles, ont (presque) tous accueilli le IIIe Reich avec bonheur. Leurs petites et grandes affaires se traitaient souvent le plus discrètement du monde en ... Suisse (pas possible!)
Ce n'est pas une théorie que développe l'auteur, ce n'est pas une interprétation tendancieuse même si l'ouvrage est à charge, ce sont des faits !
PS qui n'a rien à voir (quoique...) : les héritiers d'une fameuse marque automobile française n'y trouveront rien pour leur défense.


Symphonie N°5 - Symphonie N°7 - Symphonie N°8 - Symphonie N°9
Symphonie N°5 - Symphonie N°7 - Symphonie N°8 - Symphonie N°9
Prix : EUR 17,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Morne Bohême, 28 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie N°5 - Symphonie N°7 - Symphonie N°8 - Symphonie N°9 (CD)
Ouille, je m'attendais à mille fois mieux ! A la même époque, le jeune Mariss avait percé avec une superbe intégrale Tchaïkovsky, franche de collier et habitée par l'envie d'en découdre.Il n'était pas le protégé de Mravinsky pour rien ! Alors, dans Dvorak ? A part une sympathique 5e, tonique et radieuse, les 3 dernières transpirent la routine et l'ennui. Pire, les timbres de l'orchestre d'Oslo, idoines dans Tchaïkovsky, pèchent par leur côté "rapeux" et sans charme, peu aidés il est vrai par une prise de son sans finesse. Dvorak est un compositeur qui luit, qui reluit, qui chante et qui danse, un maître de la couleur, du rythme et de la lumière. Ici, c'est la grisaille générale qui impresionne, si, si ! Terne 7e, terne 8e, terne 9e. Un jour sans, ça peut arriver à tout le monde, même aux meilleurs.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 21, 2014 4:35 PM MEST


Strauss : Eine Alpensinfonie
Strauss : Eine Alpensinfonie
Prix : EUR 7,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ashkenazy (presque) au sommet !, 20 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strauss : Eine Alpensinfonie (CD)
Je n'ai jamais compris pourquoi la Alpensinfonie de Strauss faisait partie des compositions que beaucoup regardent de haut, avec un certain dédain, un soupçon de mépris, une once de ricanement. Moi, j'aime sa grandeur, ses variétés de couleurs, sa riche orchestration, son sens de l'évocation (qui fait penser à la Pastorale de Beethoven, forcément portée aux nues, elle, alors qu'on est dans le même registre). En concert, l'effet est saisissant, la " machinerie " tourne à plein régime, mais la partition, 50 minutes d'affilée, ne laisse aucun répit au chef ni à ses instrumentistes. Vladimir Ashkenazy bénéficie des beaux timbres du Cleveland Orchestra, d'une belle prise de son, d'un prix incitatif. Il a le geste unificateur, le sens des phrasés idoine. Un vrai beau disque avec de judicieux compléments. Un brin en dessous toutefois des grandes fresques peintes avec exaltation par Kempe ou Mravinsky. Ashkenazy a remis son Alpestre sur le métier avec la Philharmonie Tchèque : on verra le jour où le CD sera plus abordable !


Anneau Du Niebelung (Pieces Orchestrales) [Blu-ray]
Anneau Du Niebelung (Pieces Orchestrales) [Blu-ray]
DVD ~ Richard Wagner
Prix : EUR 12,28

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Et pourquoi pas ?, 30 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anneau Du Niebelung (Pieces Orchestrales) [Blu-ray] (Blu-ray)
"Synthèse symphonique" commandée par Telarc (R.I.P) en 87 à Lorin Maazel, le "Ring sans paroles" devait attirer le néophyte et rendre la somme abordable. Oui, mais pour cela, il y avait déjà les suites, les extraits, les anthologies. Maazel a largement réorchestré, certains passages sont méconnaissables - je ne suis ni néophyte ni wagnérienne confirmée - mais j'avoue que cet objet musical est plutôt bien identifié et a de l'allure, voire un soupçon de grandeur. A comparer d'ailleurs avec les versions hollandaises (Ring, Tristan, Parsifal ...) enregistrées par Neeme Järvi chez Chandos, comparaison qui ne tourne à l'avantage de personne en particulier. Un soir de l'an 2000, voici le chef à la tête du Berliner, époque Abbado, dans une salle curieusement clairsemée, ça frappe d'emblée. Mais la qualité est là : orchestre massif, en rangs serrés mais fluide, tutti radieux, baguette légère et sans excès. Le blu-ray frise la perfection : éclairages, cadrages, son, excellent livret. Du travail soigné.


Tchaikovsky : Concerto pour piano n° 1 - Symphonie n° 6 "Pathétique"
Tchaikovsky : Concerto pour piano n° 1 - Symphonie n° 6 "Pathétique"
Prix : EUR 12,95

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Empoignade et exaltation, 13 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tchaikovsky : Concerto pour piano n° 1 - Symphonie n° 6 "Pathétique" (CD)
L'empoignade, c'est le concerto avec Mravinsky, bien connu car déjà paru chez Melodiya. Le SACD de Praga sonne comme une résurrection de ce brutal face-à-face, de ce combat hors-norme entre des titans de la musique qui ne font pas dans la demi-mesure. Mes mots sont un brin exagérés, bien entendu, car ils s'entendaient et cela s'entend comme larrons en foire. Plus rare, la Pathétique. Rare ? Oui, je ne connaissais pas du toute cette version de 1956 captée à Vienne, quelques années avant la phénoménale trilogie londonienne pour DG. Mravinsky est LE garant d'une Pathétique exaltée, féroce, volcanique, hantée par l'autodestruction de son auteur, non pas d'un Requiem in pace mais d'un Dies irae d'enfer redoutable, qui ne laisse aucun répit. La machine infernale se lance dès les premières mesures et ne se grippe ou ne s'enraye jamais, ni dans la valse à cinq temps, ni dans le finale où les cordes de Léningrad nous rappellent qu'elles étaient peut-être les plus effusives du monde. Une Pathétique complémentaire à celle de DG et au live extrême (extrêmiste ?) d'Erato mais nullement superfétatoire.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 30, 2013 12:12 AM MEST


Juge à Nuremberg. Souvenirs inédits du procès des criminels nazis
Juge à Nuremberg. Souvenirs inédits du procès des criminels nazis
par Robert Falco
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Témoin français, 6 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Juge à Nuremberg. Souvenirs inédits du procès des criminels nazis (Broché)
Ce n'est certes ni le premier ni le plus complet des ouvrages sur le procès des procès. Mais c'est un témoignage "sur le vif" d'un des juges français, Robert Falco, agrémenté des portraits crayonnés (très ressemblants) des principaux intéressés par sa femme présente à Nuremberg.
Il n'est pas question pour moi ici d'entrer dans les détails, mais la lecture des souvenirs de Falco permet plusieurs remarques :
1) l'étonnante indifférence des autorités françaises et le manque de moyens alloués;
2) l'étonnante description des "facilités" mises à la disposition des magistrats, surtout par les anglais et les américains : luxueuses soirées dansantes et bien arrosées, belles villas, excellents repas dans les restaurants les plus chics ... dans une Allemagne complètement dévastée;
3) la question "morale" que Robert Falco se pose et qu'il pose pour l'avenir : justice des vainqueurs, oui, mais avait-on le choix ?
Et puis, les considérations diverses sur ses collègues, jamais mesquines mais toujours assez franches et bien tournées, les avocats de la défense, tous "anciens" nazis, les témoins (ah, ce regard de Marie-Claude Vaillant-Couturier, rescapée de Ravensbrück, qui a fait baisser bien des yeux dans le box des accusés, il faut d'ailleurs le voir en vrai, avec ses mots, sa dignité, c'est sans doute le témoignage le plus fort, hélas, ici, il tient en 5 lignes) sans oublier, bien sûr, celles sur les accusés justement : ceux qui portent beau, ceux qui sont visiblement dérangés (Hess) et bien entendu ceux qui très haut placés ne savaient pas, n'ont jamais voulu savoir ou qui rejettent toute faute et tout crime sur les absents (et pour cause), Hitler et Himmler. Le secret des délibérations est éventé avec une surprise de taille concernant le plus célèbre d'entre eux : on sent que Falco et ses collègues (en tout cas c'est presque dit tel quel, Falco avoue avoir eu la gorge nouée en prononçant son verdict) ont condamné Göring à la pendaison quasi ... à regret. Son "extraordinaire personnalité" (sic), au final, n'a quand-même pas fait le "poids" face à l'accumulation des charges pesant sur l'ex numéro 2.
Un livre à connaître car de première main, soigneusement édité en collaboration avec le Mémorial de Caen.


Poèmes de la révolution (Vols victorieux)
Poèmes de la révolution (Vols victorieux)
par Ernesto Cardenal
Edition : Broché
Prix : EUR 14,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le trappiste et Monsieur Tout Blanc, 4 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poèmes de la révolution (Vols victorieux) (Broché)
Sur le tarmac de l'aéroport de Managua, Jean-Paul II à peine descendu de l'avion se mit à enguirlander un petit moine trappiste à genoux devant lui. Ces images ont fait le tour du monde. Qui était-il, ce petit homme à la barbe bien fournie et aux petites lunettes ? Un poète combattant, au nom du Christ et de la ... révolution ! Inacceptable pour le Vatican, qui était tout miel avec les Somoza comme avec Franco, Pinochet et tutti quanti. Somoza ? "C'est un fils de pute mais c'est notre fils de pute", dixit Roosevelt, qu'on a connu plus inspiré. Le clan Somoza règna sans partage sur le Nicaragua pendant 50 ans, avec la bénédiction de qui vous savez. Les sandinistes l'ont renversé, et parmi eux, ce moine-poète régulier et séculier, une spécialité sud-américaine, sans doute. Alors merci au "Temps des cerises" de nous offrir ces petits joyaux dans un petit livre bien fait, format pratique, beau papier, petit marque-page personnalisé inclus, avec abondance de notes très utiles car ces poèmes sont parfois un peu trop personnels avec surabondance de noms propres, de lieux, d'allusions. Et des éclairs, des fulgurances : "aie foi en moi / homme de peu de foi / espèce de couillon" (c'est Dieu qui parle par la bouche de Cardenal, page 99) ou "et moi je t'enviais d'avoir ce nouveau fils / parce que tu pouvais faire ce qui m'est refusé, parce que je me le suis refusé à moi-même" (page 156). Cardenal ne sera jamais Cardinal, forcément : trop proche des pauvres gens. Un deuxième m'attends, son "Oraison pour Marilyn Monroe"... ça promet !


Rimsky-Korsakov : La Légende de la ville invisible de Kitège
Rimsky-Korsakov : La Légende de la ville invisible de Kitège
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 12,09

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rimsky-Gergiev-Kirov : trio gagnant, 24 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rimsky-Korsakov : La Légende de la ville invisible de Kitège (CD)
On peut se demander pourquoi Decca-Universal ressort ce coffret alors que le suprême boîtier avec tous les Rimsky de Gergiev est arrivé dans les bacs il y a peu. Pour qui ne souhaite que ce fleuron de l'opéra russe, peut-être. ce serait dommage de passer à côté de Sadko, de la Pskovitaine ou de la Fiancée du Tsar. Ne mégotons pas : Gergiev et sa troupe sont au sommet dans cet enregistrement public dont je regrette, qu'à l'inverse de Sadko, il ne soit pas paru en DVD (à moins que ?) J'aime Kitège, j'aime son livret, sa glorieuse démesure toute russe : imaginez-vous dans un opéra dont le metteur en scène sachant mettre en scène nous emballe "Kitège la Grande" dans le brouillard le plus dense pour la rendre invisible aux envahisseurs tatars.
Edition soignée, comme toute la collection, un peu chérotte quand-même par rapport aux réeditions de la concurrence, mais petit défaut : les micros n'ont pas réussi à percer totalement le ... brouillard ! Mais, si vous voulez tout un pan d'histoire de l'interprétation russe, allez savourer le gratin du chant soviétique des années 50 autour de Vassili Niebolsin (édition Rimsky de Brilliant). On compare souvent les deux opéras, à tort ou à raison, mais le Kitège de Niebolsin c'est l'équivalent du Parsifal de Kna, rien que ça.

PS : si quelqu'un pouvait me donner son avis, éclairé bien sûr, sur le DVD de Vedernikov chez Naxos ... Je le trouve hors de prix pour l'acheter les yeux fermés.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 17, 2014 3:36 PM MEST


Le Lac Des Cygnes
Le Lac Des Cygnes
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Lac mineur, 18 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Lac Des Cygnes (CD)
Il neige sur le lac : elle est facile, oui, c'est Montréal. Mais Charles Dutoit a un problème avec la grâce : le métronome, s'il est la base, n'est PAS l'interprétation. Et la lourdeur n'est pas le panache. Le double Decca est beau, soigné, bien capté comme toujours, il donne envie. Parce que c'est le Lac, parce que c'est Tchaïkovski. Parce que ma petite fait de la danse classique. Alors ... Alors, non, il y a la grâce et le panache chez Gergiev (Decca également), chez Svetlanov (plus de panache que de grâce, quand-même) ou chez Rozhdestvensky (un peu ancien, toutefois, mais c'est le Bolchoï). Le Lac n'est pas une carte de visite, un exercice de démonstration, de virtuosité, de clinquant, c'est un BALLET, monsieur Dutoit !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 10, 2014 8:55 PM MEST


Debussy : Nocturnes - Ravel : Daphnis & Chloé, suite n° 2...
Debussy : Nocturnes - Ravel : Daphnis & Chloé, suite n° 2...
Prix : EUR 6,95

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Extase, 11 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Debussy : Nocturnes - Ravel : Daphnis & Chloé, suite n° 2... (CD)
Antoine Martin a tout dit et bien dit, ou presque ... sinon je ne me permettrais pas d'en rajouter. Donc j'en rajoute pour Scriabine : à part Prométhée, je ne connaissais pas de lecture du Poème de l'Extase par Claudio le Magnifique. A la tête d'un des Big Five comme on dit, sa lecture cursive, dyonisiaque, juvénile (et pour cause !) d'une des pages les plus enthousiasmantes, c'est mon petit avis, du répertoire est un ravissement. N'oublions pas le mot de Rimsky à propos du génial démiurge que fut Scriabine : " il se peut qu'il soit fou ". Et aussi, les vers complètement allumés du compositeur mystique, cosmique, cosmogonique, comme vous voudrez, qui décrivent si bien son univers et sa profonde modestie : " Je ne suis rien, je suis seulement ce que je veux. Je suis Dieu. L'univers est mon jeu, le jeu des rayons de mon rêve. »
Merci DG : prix cassé, excellente prise de son, à comparer positivement avec les brumeuses prises DG de Berlin/Karajan à la même époque.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-13