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Contenu rédigé par Al K-henton
Classement des meilleurs critiques: 56.103
Votes utiles : 199

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Commentaires écrits par
Al K-henton

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Fast Fingers
Fast Fingers
Prix : EUR 16,51

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Premier album officiel: du talent et de la personnalité!, 31 janvier 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fast Fingers (CD)
Né en 36 dans le Mississippi, ami avec John Lee et Muddy, monte à Chicago en 55 pour travailler à l'usine. Puis il tourne et s'aguerrit pendant dix ans en jouant son West Side Blues, sans réussir à en survivre.
Influences Guitar Slim, Earl King, Jimmy Rogers puis Magic Sam, Buddy Guy, Otis Rush, principaux créateurs du West Side Sound. Il rencontre Willie Dixon en 1957, 'Je suis le blues'. Ils sont rejoints par Jimmy Dawkins, Luther Allison ou Mighty Joe Young qui officie comme second guitariste dans ce premier album solo de 1969 de 51'15. Plus tard, Jimmy Johnson et Magic Slim les rejoindront. Participent également le fabuleux pianiste Lafayette Leake et le saxophoniste Eddie Shaw, les trois jouent avec Magic Sam qui l'a présenté à Delmark. "Fast Fingers", un surnom, qu'il n'aimait pas beaucoup et le suivra longtemps et un album qui obtient le Grand Prix du Disque du Hot Club de France. ' J'ai bien quelques influences mais je n'ai jamais copié personne', se plait-il à rappeler. Il venait d'enregistrer l'album de Sleepy John Estes en 1968 "On The Chicago Blues Scene".
Les pistes 2,3,4,6,9,10, sont de fin 1968, les autres du début 1969. Dés le premier morceau, le style est nettement innovant. Tous les morceaux sont composés par Jimmy malgré quelques ressemblances: "It Serve You Right To Suffer" de John Lee Hooker "It Serves Me Right To Suffer", serves me right to be alone, cela s'arrête là, joué en laid-back, voix nonchalante quoique puissante voire intense et jeu de guitare décontracté très West Side avec le saxo dans le tempo. "I Wonder Why" you're so mean to me, plus soutenu, pourrait justifier son surnom car l'intro est rapide tout comme son jeu en notes courtes et d'une durée raccourcie (staccato style). Les paroles ne sont pas originales, Leake est remarquable, ainsi que dans "I'm Good For Nothing" nouvelle intro surprenante d'agilité, dans lequel la guitare de Mighty Joe est bien distincte le 'oh ah Mighty' le souligne.
Les instrumentaux "Triple Trebles" magistral, "Night Rock", sacrée rythmique, "Breaking Down", le plus long, trés 'fast fingers', et Mighty Joe participe à la fête, sont révélateurs de sa virtuosité guitaristique. Le slow blues "I Finally Learnt A Lesson" long time ago, avec une longue intro de guitare et le saxo qui suit les variations de rythme alors que Leake est passé à l'orgue avec bonheur, lui permet de sortir ses notes torturées. Autre longue intro pour this life is a hard road to travel but I know I "You Got To Keep On Trying" et un nouveau solo après 'bring it down with me baby'. " Little Angel Child" trés classique, "I Don't Know What Love Is" il parcourt le manche avec dextérité et les deux bonus tracks sont de la même veine.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 15, 2010 4:43 PM CET


We Can Get Together
We Can Get Together
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 25,15

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dernière oeuvre d'un artiste très prometteur, 11 janvier 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : We Can Get Together (CD)
trouvé mort dans sa chambre d'hôtel d'Atlanta la veille de ses 29 ans!
Né en 1979 à Philadelphie, il déménage à neuf ans avec ses parents vers Atlanta, âge auquel il reçoit sa première guitare et il apprend à jouer. A 14 ans son premier ' Beales Street Blues Society's new talent award, en 96 son premier album "Call The Cop". Puis une WC Handy Award nomination à 18. Guitariste autodidacte pour le moins précoce, même s'il ne fut pas le seul, Jonny Lang 14 ans pour ce qui est de la jeunesse et parfois de la voix, surtout "Lie To Me". Il joue du hard rock avant de découvrir SRV, et de choisir le blues, il mène son apprentissage avec un surdoué de la six cordes, Ronnie Earl. Son dernier guitariste préféré: Lurrie Bell, sacré destin et guitariste en même temps! S'il a su se forger un style entièrement personnel, créatif, fondé sur des bases enracinées dans le blues, influencé par Otis Rush, et un intérêt pour les années 60-70, Creedence entre autres, et beaucoup de chanteurs de Rock & Roll. Il a pu jammer avec certaines de ses idoles, Luther Allison!!, BB King, Buddy Guy, Pinetop Perkins, James Cotton, ou plus récemment Tinsley Ellis, première reconnaissance concrète de ses illustres aînés.
Entre 2000 et 2005 il enchaîne les tournées pendant lesquelles il travaille énormément sa voix et la guitare et affine son style. Il jouait sur une Les Paul dorée, la Gibson Les Paul Goldtop fabriquée par Gibson et le musicien Les Paul, appréciée par les musiciens de blues rock. La première de 1952 utilisée par Zappa comportait une table dorée à caisse pleine (solid body) d'où son surnom.
Un riff net et agressif blues-rock et sa voix rocailleuse et quelques ajouts d'orgue dans une approche joyeuse, 'we can't get together baby' "Anytime You Want" entame ce cinquième album de 43', probablement sa meilleure oeuvre. Les deux autres intenses upbeat tempos "Same Old Game", Swamp Blues dans lequel il suggère sa vision personnelle des jeux de l'amour, et "Hard Luck Woman" alternent avec les ballades jazzy "Can't Let Go" et ses effets de vibrato et ses phrasés qui répondent à ses riffs, bref les différentes facettes de son talent guitaristique. "Told Me A Lie" la voix devient soul et teintée de Gospel, 'I believed you but you told me a lie' la guitare aussi mélodieuse que dans le précédent. 'How In The Devil,' ... 'way you treat just ain't right, give you all my money just to buy you shoes and clothes, every time I talk to you girl you turn up your nose.... the way you treat me so unkind!' est d'inspiration Texas Roadhouse Blues shuffle d'Austin, conclu par un solo rageur. Dans "Have You No Shame" le tempo ralentit 'you can see my teardrops for the rain' les extraits des paroles n'ont pour but que de ressortir le talent poetique de l'interprète qui renouvelle des vieux thèmes du blues, 'my heart hurts'. Le solo qui conclut est de toute beauté!
Les paroles de "Goin' Home" deviennent poignantes vu le contexte: 'Soon I will be done with the troubles of this world, ' la musique reprend une coloration Gospel avec les choeurs: 'I'm going home to live with God, I am gonna meet my mother over there!!! Ecoutez le deuxième mother plus aigu. Prémonitoire? Troublant! Pourtant dans "Feel Like I Ain't Got A Home" 'One of these days my travels will be over, I'll put my suitcase down...till the lord says It's my time'!!!!! Il a décidé (the lord) plus tôt que prévu!
Rien de vraiment nouveau dans ce qu'il joue ou chante, les chansons d'amour, (bad luck with women) un thème classique récurrent du Blues des origines (my baby was gone). Mais une voix pleine d'accents de sincérité, parolier original, un son de guitare particulier, des soli courts et inspirés, l'utilisation judicieuse de différents tempos rendent cette oeuvre attachante!. Quels sommets aurait-il pu atteindre, question si souvent posée avec Donny, Jim, Jimi, Janis, Otis, SRV et tant d'autres? Rest In Peace Sean!
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The Charlie Daniels Band : Volunteer Jam
The Charlie Daniels Band : Volunteer Jam
DVD ~ The Charlie Daniels Band
Prix : EUR 18,82

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une réunion d'amis, heureux d'être ensemble, mais aussi d'excellents musiciens!, 6 décembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Charlie Daniels Band : Volunteer Jam (DVD)
Charlie Daniels est à l'origine un musicien de country né à Wilmington, Caroline du Nord en octobre 1936. Il a commencé en écrivant des chansons pour Elvis, joué avec Bob Dylan, et surtout chanté du country. Il a formé le Charlie Daniel's Band, dont la formation n'a cessé d'évoluer . Le début des années 70, l'a vu s'orienter vers le Southern Rock, même s'il réfute cette appellation dans ce film-concert, car il n'a jamais compris que des groupes ne jouant pas la même musique soient réunis sous cette étiquette. Au contact de groupes tels que les Allman Brothers, Blackfoot, Lynyrd Skynyrd, Marshall Tucker, Molly Hatchet, Outlaws, Sea Level, 38 Special, Wet Willie, ZZ Top, il cultive l'identité culturelle du Sud des USA: "The South's Gonna Do It". Le rock sudiste puise ses racines dans le blues, rhythm & blues, la soul, le rock & roll, country-rock, country-western, le southern boogie, le bluegrass, dixie, le rock, jazz, avec prédominance des guitares, si chaque groupe puise un peu partout, le CDB installé à Memphis, peut par contre se targuer de réunir toutes ces racines de la musique américaine.
"Few individuals have symbolized the South in popular culture directly and indelibly as Charlie Daniels" Encyclopedia of Southern culture.
Il a toujours clamé que ces jams avaient été créées pour distraire le public. Pour ce qui concerne cette deuxième Volunteer Jam de 1975 dans le Tennessee 'The Volunteer State', d'un peu plus de 2h, ( elles tenaient parfois la nuit). Charlie Daniels apparaît au violon country (fiddle) interprétant avec son groupe qui sort de l'ombre "The South's Gonna Do It" pendant quelques secondes, I'm CD..from Tennessee, .... Play concert: le même personnage à cheval en jean avec chemise à carreaux et Stetson (Bull Rider) précède son groupe, toujours sur le même air: Tom Crain guitariste pendant 15 ans avec le CDB, Joel "Taz" Di Gregorio orgue et piano, Charlie Haydwards impressionnant à la basse, s'adapte à tous les genres, et le duo de batteurs Don Murray et Fred Edwards, les seuls à ne pas porter de chapeaux. En ouverture "Whiskey" façon ABB, orgue et joute de guitares, le public nombreux est gâté d'entrée! "Birmingham Blues" sur un tempo plus rapide, tous les musiciens tour à tour mis en valeur. Pas de doute c'est bien du Southern Rock, avec des guitares en face à face et un orgue endiablés et section rythmique à l'unisson.
Les invités sont Toy Caldwell guitariste chanteur fondateur du MTB avec son frère Tommy, dans la ballade "Long Haired Country Boy", sur une steel pedal guitar, qu'il caresse du pouce, (il joue sans médiator), splendide! Au ralenti des images de Charlie qui chevauche par moments sa monture pendant le morceau. Il est clair qu'ils paraissent pour le moins heureux d'être ensemble!
Jimmie Hall (WW saxo), Jerry Eubanks (MTB flûte, saxo) qui précèdent le duo de guitaristes, chacun son solo de basse, d'orgue, piano pour "No Place To Go", les deux batteurs tiennent une sacrée cadence, quel rythme, presque 20', trop bon! "Funky Junky", bon exemple de southern boogie. Charlie passe au fiddle, pour deux de ses succès, "Texas et "The South's Gonna Do It" mentionné plus haut, ainsi que "Orange Blossom Special" dans lesquels il joue avec rapidité, virtuosité et le reste du groupe au diapason, dialogues entre le violon, l'orgue, le piano, Tom, le deuxième guitariste est mis en valeur.
Une pause puis un retour en annonçant le MTB au complet (formation originale) pour interpréter l'une de leur grande composition: "Twenty Four Hours", 10 minutes intenses, avec Doug au chant. Voir les frères Caldwell est un plaisir rare. Chuck Leavel, claviers à l'époque à l'ABB, Jimmie Hall à l'harmonica les rejoignent pour un étonnant "Thrill Is Gone" 11', l'occasion d'une jam époustouflante entre piano, saxo, harmonica et les trois guitares, soutenus efficacement par Chuck et Tommy Caldwell à la basse, faut voir Toy et Charlie face à face, quand surgit Dickey Betts et un échange épique entre Charlie qui a récupéré sa Gibson, Dickey et Toy. Beaucoup de monde sur scène dans une totale osmose avec le public! Exit Dickey et Toy, J. Hall s'essaie au chant entre les notes d'harmonica, pour "Jelly, Jelly Blues" 11', ce qui permet à George McCorkle (MTB, g,) d'exécuter un bon solo, Charlie le sien à la slide, enfin Dru Lombar (GS, g) idem, toujours sous l'oeil de Chuck. Dickey revient brièvement pour "Sweet Mama" avant que la session ne se termine par un "Mountain Dew" dans une ambiance très festive.
Enfin c'est bien filmé et le son et l'image sont bons, pour une prestation qui date, n'oublions pas, de 1975! Nostalgie d'une époque.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 8, 2009 9:24 AM CET


The Lost Session
The Lost Session
Prix : EUR 13,44

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Albert King et John Mayall, une collaboration fructueuse!, 7 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lost Session (CD)
Des bandes heureusement pas perdues pour tout le monde.
Enregistrée le 28 août 1971 à Los Angeles, après la faillite de Stax en 1977 et son rachat par Fantasy, bien décidé à relancer la Soul, société rachetée par le label Concord en 2004. Lors de la faillite de Stax, les bandes originales de cette session d'environ 48' n'ont pas été immédiatement publiées car le son était un peu différent des albums publiés à l'époque par Albert King et Stax. Effectivement le producteur John Mayall le "Father Of The British Blues" qui a plus que contribué au renouveau du blues au R.U. et apporte une touche jazzy qui correspondait à sa sensibilité de l'époque. C'est Bill Belmont, qui a également participé à des compils d'Albert King, de Booker T and The MG'S, et des Stapples Singers, des albums d'Isaac Hayes tiens, Stax était décidément une grande famille, qui est tombé dessus en 1986 en fouillant ces archives et été séduit par cette fusion entre le Mississippi Delta Blues, le British Blues et le jazz de L.A. .
L'excellent premier morceau "She Won't Gimme No Lovin'" peut être considéré comme une jam session, (un bœuf). Sur un départ 'upbeat', quelques notes du piano de Mayall et de guitare (Lucy), qui amène le temps fort, une voix juste et très soul, comme pour les autres morceaux, John crée son ambiance en intercalant son accompagnement au piano entre les soli d'Albert. Ce dernier semble prendre plaisir à cette séance, cela s'entend dans sa voix et ses encouragements adressés à Mayall lors d'un solo de piano 'Yeah take your time and give it, that's great.... do it again, now one more time, I say one more time..... d'où l'impression de jam! Sa façon typique d'aligner les notes ne change pas lorsqu'il dit 'Get out a here' 'that what you're supposed to do' pour annoncer un long solo, ponctué de fréquents 'woo' comme dans ses concerts. Pareil pour "Cold In Hand" ou la section rythmique Larry Taylor à la basse, Ron Selico batterie et Lee King guitare rythmique est valorisée. Et les cuivres présents dans "Stop Lying" apportent leur contribution dans le même esprit. C'est l'harmonica dans une main et l'orgue dans l'autre, comme je l'ai vu oeuvrer récemment en concert à 75 ans, avec une fougue surprenante, certains le décrivaient fatigué, qu'il entame "All The Way Down", un tempo lent. Il a par ailleurs souvent mentionné Albert et a joué un de ses morceaux "Born Under A Bad Sign".
Je ne saurais sortir un morceau plutôt qu'un autre, l'album dégage une impression de cohésion que rien ne vient ternir. Dans tous les titres, Lucy sort triomphante comme dans "Sun Gone Down" (take 1 ou 2) qui pourraient être joués dans n'importe lequel de ses albums.


Jammed Together
Jammed Together
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 13,29

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une bien belle équipe pour une oeuvre mémorable!, 9 août 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jammed Together (CD)
Un intérêt partagé pour un même style de musique et le plaisir de se retrouver peut amener des musiciens à réaliser de très bons albums. La même année avait vu la parution d'un fantastique 'Blues Summit', réunissant Joe Turner, T. Bone Walker, Otis Spann, George "Harmonica Smith", rien que cela. Au dos de la pochette figurait la mention "The three principals in this unusual session are major figures in the history of Blues". Un "Paris Blues" de 14' et une "Blues Jam' " de 11' pour quatre titres montraient ce que pouvaient jouer des "major figures" quand elles se lâchaient.
Ces trois musiciens n'ont pas, semble-t-il, grand chose en commun si ce n'est d'enregistrer pour Stax, en apparence seulement. Un indice qui contribue largement à expliquer la raison de cette rencontre réside dans la liste d'une partie des nombreux producteurs tous célébrités de Stax et de leurs intérêts musicaux: Albert King R&B, Blues, Isaac Hayes, Soul, Roebuck Pop Stapples, Soul-Gospel-Blues, David Porter, Soul; Booker T. Jones, Steve Cropper (Otis Redding, Sam and Dave), Al Jackson Jr fondateurs avec Donald "Duck" Dunn ami d'enfance de Steve, des célèbres groupes Soul: Les Mar-Keys, Booker T and the MG's i.e. Memphis Group ("Green Onions", "Soul Limbo", "Melting Pot"), avec lesquels Albert a joué au début de sa carrière (Born Under A Bad Sign).
Cette réunion de guitaristes légendaires de 41' n'a pour but que de jouer un instant ensemble pour le plaisir. Malgré l'accent qui est mis sur les guitares, pas de désir de démonstration, mais si la virtuosité des acteurs peut être mise en exergue, ce n'est que pour afficher une extraordinaire complémentarité.
"What'd I Say" de Ray Charles premier défi de taille!: pas de piano, l'intro du "Genius"est difficilement égalable. La voix d'Albert pendant 2'50, la basse de D.D.Dunn qui marque le tempo et accompagne les trois guitares, représentent un agréable amalgame des trois genres de musicalité, avec une touche funky. Au plus pourrait-on regretter que la Stratocaster à effet trémolo de Pops soit un peu trop en retrait par moments. Le chef d'oeuvre de Ray n'est pas dénaturé, juste revu version blues-soul. Suit "Tupelo" de John Lee, la voix très soul de Pops, l'incroyable agilité et la fluidité de sa guitare. "Opus de Soul" premier instrumental génial avec la Telecaster de Cropper qui outre l'intro donne la réplique parfois hargneuse à la fabuleuse Flying V d'Albert avec toujours celle de Pops en retrait. L'amateur aimerait que cette conversation, comme dirait Albert Collins ne s'arrête jamais. Et le plaisir va durer jusqu'au bout et la guitare d'Albert est une merveille qui trouve du répondant chez les autres, quelques soient les rythmes variés de R&B ou de soul. Et ce jusqu'à deux versions originales revisitées de "Don't Turn Your Heater Down" et du surprenant "Knock On Wood" d'un Cropper seul et déchaîné qui parachève l'album de Stax.


Live '69
Live '69
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 12,89

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une nouvelle perle de la période Stax., 10 mai 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live '69 (CD)
Enregistré en mai à Madison, Wisconsin par un Albert au sommet de sa forme, cet album de 44'17 a été produit par Kevin Eggers futur producteur d' 'Albert Live' chez Tomato en 1977 et Charly en 1988. Les productions ou ici rééditions parues après son décès, le 21 décembre 1992 à Memphis ne sont pas toutes une garantie de qualité, particulièrement ces deux labels.
C'est une de ses intros coutumières de cette période dotée d'un son un peu étouffé qui ouvre le concert. Quelques effets Larsen, peut-être dus aux essais de micros hauts parleurs, sauf qu'ils persistent par la suite et qu'il les ignore parfaitement. La magie du gaucher fidèle à Lucy, la Gibson Flying V de 1958 de droitier, avec sa voix rauque et chaude commence à opérer dés la fin du court "Why Are You So Mean To Me" survolant les cuivres présents sur la majorité des disques de Tomato. Pareil pour "As The Years Go Passing By" 8'47, l'une des meilleures que je connaisse. Chuchotée dans un silence total dans un premier temps, chaque note n'est jamais choisie au hasard. Il maîtrisait un moyen de presser les cordes en les remontant qui lui permettait d'obtenir un bend unique beaucoup imité, jamais égalé. Dans ce morceau admirable ou la batterie et l'orgue sont à peine audibles lorsqu'il joue doucement en alternance avec des soudaines (blasts) explosions, pour aboutir à un final de toute beauté.
Que dire de Baby "Please Come Back To Me", une jam dans laquelle il réitère la même performance pendant 17' sans la moindre impression de longueur ou de redite dans des soli d'anthologie. La rythmique est impeccable et s'adapte à tous ses changements de cadence ou d'intensité. Il apostrophe le public de la petite salle dont la proximité se perçoit, comme il en a l'habitude, 'guess what?' pour renforcer sa connivence, d'ailleurs ce dernier répond 'yeah' avant de connaître la réponse. S'ensuit une excellente version de "Crosscut Saw" et un super solo comme chaque fois qu'il nous envoûte avec ce morceau. Un collector représentatif d'une époque en dépit des petites imperfections sonores. Quelle inspiration, quelle force, et c'est le dernier "Personal Manager" autre classique de 'Born Under A Bad Sign' qui conclut ce superbe Live 69.


Let's Talk About Love
Let's Talk About Love
Prix : EUR 33,12

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le pouvoir curatif du blues, peut-être l'album le plus abouti., 14 avril 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Let's Talk About Love (CD)
Mieux dans sa tête, la preuve d'une grande maîtrise personnelle et musicale. Lurrie Bell est de toute évidence un artiste qui a connu de nombreuses épreuves dans sa vie. Plusieurs personnes l'ont aidé à les traverser, mais celles qui ont compté le plus ont disparu l'année de la parution de ce CD. Carey son père en mai et auparavant Susan sa compagne photographe et mère de sa fille Aria qui l'avait aidé à lutter contre ses démons, en janvier. Il a préféré célébrer l'amour qu'il a partagé avec ces deux personnes en jouant ces 12 classiques sur ce thème. Le chagrin est cependant bien présent dans chacune de ses notes.
Matthew Skoller compagnon de longue date (28 ans) et harmoniciste compositeur a produit avec Larry Skoller ce disque de 46' pour leur label Aria B.G. records dont les photos qui figurent sur la pochette ont été prises par Susan. Des invités de marque tels que Anthony Palmer qui ici tient la guitare rythmique. Pour situer le niveau de cet excellent guitariste, il a participé à la fabuleuse session d'Otis Rush And Friends 86 à Montreux avec Clapton et Luther Allison. Il officie en ce moment comme second guitariste sous le patronyme de Tony Palmer dans le groupe de Jimmy Burns avec lequel il partage les soli. Le batteur est Kenny Smith de '700 Blues' et 'Blues Had A Baby', associé au bassiste Felton Crews pour la rythmique.
"Let's Talk About Love" premier court shuffle uptempo dynamique de l'album éponyme donne le ton 'I wanna talk about love' 'It's a wonderful feeling', 'you know it makes you want to shout, I don't have no doubt, because I got to tell the world what's it's all about': c'est un choix affirmé pour le moins! Le thème est annoncé, la voix assurée, le son de guitare clair. Le piano de Sydney J. Wingfield, est discret mais efficace. L'harmoniciste Billy Branch avec lequel il avait formé les Sons Of Blues intervient sur "Earthquake And Hurricane" de Willie Dixon, ils jouent tour à tour en solo pour terminer en joignant leur énergie dans un final éblouissant. "Why Am I Treated So Bad" de Pop Staples pourrait être un des seuls morceaux qui évoquerait son trajet douloureux: il est suivi de "Feeling Good"! de J.B. Lenoir qui lui permet d'assouvir sa passion pour la guitare acoustique avec Jimmy Johnson qui apporte sa contribution vocale en totale harmonie. Pourtant superbe "Missing You" l'auditeur sait à qui il songe, 'I love you baby', mais le rythme reste enjoué, ou le blues lent "Directly From My Heart To You", même si les titres ne sont pas de lui, ils sont interprétés avec talent et émotion. "J'ai mis toute mon âme dans ce CD, quelque chose me permet de penser à Susan et à mon père, I think of them on this particular CD, every note, every lyrics means something to me" un sentiment facile à partager! "Cold Chills" encore un tempo rapide, transforme sa douleur en plaisir, pour l'artiste autant que pour l'auditeur. Les soli sont courts mais tous inspirés et inventifs. New York is loaded with people, L.A. with movie stars, Vegas with gamblers...but "Chicago Is Loaded With The Blues" avec M. Skoller subtil à l'harmonica.
Le précédent album de ce guitariste de génie fut déjà très bien accueilli, ce dernier a été encensé par la critique, autant de ce côté de l'Atlantique que de l'autre à juste titre. Bravo!


Cuttin' Heads
Cuttin' Heads
Prix : EUR 19,51

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Passionnant de bout en bout., 4 avril 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cuttin' Heads (CD)
Enregistré en janvier 2000 pour Vypyr, paru la même année, puis en 2002 en France, je ne l'ai trouvé qu'en 2004 en digipack dans la collection Blues Power d'Isabel records du label Night And Day. Cette séance de Chicago Blues de 58' aux arrangements superbes est servie par la présence du père, Carey à l'harmonica, aux séances duquel il a si souvent participé avant de se lancer dans sa carrière solo, et même après voir 'Gettin' Up' Live At Buddy Guy's Legends. Il est accompagné du Vampin' Blues Band. Michael Coleman guitariste de Chicago Blues Sessions, dont celle de 91 avec Pr Eddie Lusk et Kenny Neal, Willie "Vamp" Samuels bassiste et ici producteur qui en son temps accompagna Otis Rush, Bernard Allison, le Matthew Skoller Band pour en citer quelques uns, décédé entre-temps d'un cancer à 46 ans fin mars 2006.
Tout est excellent dans ce CD. Cinq compos de Lurrie, "I've Got A Watch On You" premier morceau pur Chicago Blues dans lequel la voix paraît moins heurtée que par le passé et la guitare toujours aussi agressive dès le premier solo. La version de "A Man And The Blues" 9'45! de Buddy Guy est bouleversante, même après avoir réécouté celle de 1968. La présence de Dave Rice omniprésente à l'orgue contribue magistralement à la magie ressentie avec le batteur Reggie Wright, et puis quels soli! "One Day" un bon tempo medium, une nouvelle version très funky de "I'll be Your 44" sans oublier le Saxo Alto de Jerry Winston et la section de cuivres, The Heritage Horn Section. Mais son meilleur titre perso reste sans conteste "Leaning Tree" blues lent formidable de 9'50 dans lequel s'exprime toute la maturité de son talent. Ce sont les cuivres rythmés par l'excellent batteur qui auront le privilège de suivre et conclure les multiples parties d'orgue et de guitare qui accompagnent une voix qui ne tremble jamais. Quant à la version de "I'll Play The Blues For You" rendue célèbre par Albert King mon bluesman préféré et une de ses influences principales du point de vue guitare, qui ma foi conserve mes faveurs, il s'agit d'une relecture intéressante qui ne la dénature pas, loin de là! L'alchimie orgue-cuivres fonctionne parfaitement, ses attaques tranchantes de tous les soli pour l'inconditionnel que je suis sont majestueuses! Emouvant. Suit son "I Ain't Nobody" aux cuivres très swingants.
Une réussite et un projet aboutis, dans la lignée des grands, la relève, nous le savions depuis longtemps est assurée. Ce qui m'a le plus marqué et je sais que je ne suis pas le seul reste son éclat de rire final, rafraîchissant après tant d'années de problèmes de santé.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 1, 2010 6:39 PM MEST


Blues Had A Baby
Blues Had A Baby
Prix : EUR 16,85

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un artiste toujours attachant et surdoué mais l'auteur?, 1 mars 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blues Had A Baby (CD)
Quelques soient les démons qui l'habitent (l'autre version le décrit comme victime des traitements médicaux), ce génie torturé de la guitare qui a erré de festival en festival à Chicago, ? SDF?? hébergé au grès des rencontres, (faut l'avoir lu plusieurs fois pour le croire), sort son quatrième album sur Delmark. Participe à des premières parties du groupe de son père, comme accompagnateur de luxe! L'inconditionnel de cet artiste que je demeure deviendrait-il difficile? La plupart des morceaux ont été enregistrés entre 1995 et 1997, parfois paraît-il sans qu'il le sache. C'est pourquoi si le bassiste reste le fidèle Harlan Terson, Kenny Smith, le batteur de '700 Blues' réapparaît alors que Joe Campagna et Joe Moss se succèdent à la rythmique.
Cela démarre avec des bons "Givin' Me A Hard Time" "You're The One" le tempo plus rapide "Rapid Transit" dotés de plusieurs soli incisifs. Beaucoup de standards sur ce CD de 66' parmi lesquels "I Got My Eyes On You" un 45T puis LP de Smokey Smother de 1968 repris par Buddy Guy Willie Dixon voir 'This is Buddy Guy' 1968, Muddy Waters said it "Blues Had A Baby" (and it was rock & roll) le titre de l'album et du morceau éponyme sur lequel intervient l'harmoniciste Arthur Scott, alors que Lurrie en joue lui aussi très bien. Mais aussi "Mean Old Frisco" "Five Long Years" "Who Do You Love" de Bo Diddley "Rollin' And Tumblin'", et d'autres! Malgré tout, le plaisir d'écouter le chant si particulier de Lurrie et son jeu de guitare subsiste.
Trois titres signés ou cosignés de Lurrie, le formidable instrumental de 6'26 "Lurrie's Walk", l'autobiographique "Raised On The Blues" 'Hello everybody, my name is Lurrie Bell, I'm here to play the blues for you' comme en concert, après quatre albums nous commençons à connaître le son de cet artiste exceptionnel. L'insolite "I'll Be Your 44" seul avec sa guitare, comme dans les 4 derniers morceaux, titre récurrent s'il en est, voir '700 Blues', ou 'Cuttin' Heads'. "Mary Had A Little Lamb" de Buddy Guy extrait du mythique "A Man And The Blues" et repris avec talent par SRV.
"Lurrie Bell is the premier guitarist in the Windy City" Boston Blues News


Kiss Of Sweet Blues
Kiss Of Sweet Blues
Prix : EUR 19,34

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lurrie et Dave Specter une initiative aboutie., 20 février 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kiss Of Sweet Blues (CD)
Troisième album de Lurrie Bell chez Delmark, même rythmique que le précédent. Même bassiste, Harlan Terson, Mike Schlick remplace Kenny Smith à la batterie. Ken Saydack, ancien musicien de Lonnie Brooks, Mighty Joe Young et Johnny Winter aux claviers est secondé par Rob Waters à l'orgue sur certains titres. Mais c'est son ami de longue date et producteur Dave Specter qui apporte une contribution considérable à l'ensemble du disque de 62'30. Il compose la majorité des titres et officie comme second guitariste, avec ses musiciens de l'époque. Lurrie n'est crédité que sur deux titres, comme le précédent. "Lurrie's Guitar Boogie" superbe instrumental très court mais qui lui permet de laisser éclater son talent à la guitare: son jeu claque les cordes d'un coup sec qui va impressionner dés le premier morceau "Bring Yourself Back To Me" un 'I want you' plaintif donne le ton d'une collaboration avec un Specter qui possède un son de guitare incroyable avec le premier duo. Même s'il se contente parfois de quelques notes, voir "Wicked Hearted Woman". Ce dernier a participé à des sessions avec un nombre de musiciens impressionnants du calibre de Buddy Guy, Lonnie Brooks ou Otis Rush.
"Kiss Of Sweet Blues" le titre éponyme et tous les autres recèlent une profondeur émotionnelle transcrite par les paroles qui montrent qu'il n'existe rien de particulièrement sweet dans son blues. Ecoutez "Hiding In The Spotlight" 'Just trying to say my name..., I still wake up tired of searching for the dreams I never had', suivis de superbes soli des deux compères. Lurrie parle de lui dans nombres de chansons, "I'm A Bad Dog" ou "Lonesome Guitar Man" 'I just move from town to town...to play this blues'. Outre son talent prodigieux son blues est visiblement empreint d'une forte spiritualité! Une lassitude accumulée pendant les années semble affecter sa voix.
Certains fondus laissent à penser que les soli de guitare sont parfois écourtés pour ne pas dépasser la norme studio. Donc, concert impératif, comme tant d'autres. Que ce soit le lent et sensuel "Blues And Coffee" pas un titre à écarter, un album très homogène de Chicago Blues à écouter avec beaucoup de plaisir.


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