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Contenu rédigé par papi-mormès
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papi-mormès (gers)

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Chapelle Sixties
Chapelle Sixties
par Guy Carlier
Edition : Broché
Prix : EUR 16,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un bon moment... sans plus, 16 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chapelle Sixties (Broché)
Chapelle Sixties

On sent que Mr. Carlier a envie de se faire plaisir. La réminiscence de sa jeunesse à Argenteuil. Limitée à Argenteuil.
Quelques bémols cependant (sans faire de l'Aymeric C. c'est à dire donner du plaisir aux mouches).
là où monsieur pousse c'est quand il assène plusieurs fois qu'en ce temps là les français.... mais Argenteuil n'était toute la France, pas encore. Quelques décalages des années 50 à 70, la marge est tangible. Pas bien grave, cf : il cite page 132 «... en 1967 la Halle aux Chaussures... » bon, la Halle n'a ouvert son premier magasin qu'en 1981. Le discobole de la gare St Lazare, des réserves à faire. Des chapitres qui n'apportent pas grand chose tel le 26. Un peu l'impression de remplissage vite fait. Et pour finir dans le négatif, ce dérangeant poncif : « une politique vichyste... , travail famille patrie ». De nos jours l'argumentaire est trop facile. Le travail y en a plus (comment va t-on faire pour subvenir à nos loisirs?). Famille, qu'en reste-t-il ?. Patrie que peut bien cacher ce barbarismus devenu néosémie que l'on n'ose prononcer sans se faire taxer de franchouillard ou même pire. Les mémoires ça fait plaisir aux politiques mais tout le monde s'en fiche.
Guy Carlier ne se veut pas méchant mais il ne peut s’empêcher par moment d'avoir une dent dure, une gâterie en somme, de lancer une pique, un compte à régler, un revanchard qui se veut faux-tendre et tout ça gratuitement. C'est pas bien ça Mr Carlier.

Le livre se présente en 35 courts chapitres, à la manière de ses chroniques. C'est très plaisant , agréable à lire. Ce que l'on aime chez Carlier, sa verve, ses piques, son humour (cf la naissance du blues contre une porte d'étable), ses formules lapidaires. Ce qui est passionnant, c'est dans les yeux de l'enfant qu'il était, la révolution musicale qui marqua cette décennie (Beatles entre autres). Ses souvenirs en la matière sont d'une précision qui semble indélébile. Ces précisions vont réveiller bien des émotions chez les « soixantenaires ». Peut-être pas les mêmes que les siennes qui sont très obsessionnelles éveil sexuel. C'est gentil son truc mais très cru.

Surtout, surtout ne grognez pas : « à vous lire c'était mieux avant vieux réac» cela n'est pas le propos du livre. Mais à ce sujet je voudrais dire oui c'était mieux avant, non pour ce que l'époque proposait mais parce que nous étions des enfants en éveil, parce que les fruits mûrissaient sur les arbres et que personne ne nous interdisait de les cueillir. Chacun dira un jour, quelque soit l'époque, se remémorant ses tendres années oui c'était bien. Il faut être de mauvaise foi pour renier ses premiers émois.

Une étoile en moins et c'est dommage pour avoir relevé une dizaine de fois le mot qu'il voudrait dans l'affirmation jouissive en début de phrase : « put... ».
Et puis on aurait aimé qu'il nous parle des « révolutions » : Mary Quant, la Fine Fleur de la Chanson Française, la Beat Generation (Ginsberg, Burroughs, Kerouac), les Hippies (influences musicales et sociétales.Dylan...etc...).

On éprouve beaucoup de plaisir à la lecture de la Chapelle des Années Soixante .
L'écriture de Guy Carlier est de même nature que ses propos oraux, agréable, humoristique, impertinente, incisive.
Lu en une soirée on regrette de quitter le livre et reste en nous l'illusion d'un merveilleux voyage.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 18, 2015 5:04 PM MEST


Black & Decker KA89EK Ponceuse a bande action cyclonique 75 x 533 mm 750 W
Black & Decker KA89EK Ponceuse a bande action cyclonique 75 x 533 mm 750 W
Prix : EUR 134,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les jours glorieux du bricoleur., 13 avril 2015
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Ponceuse à bande Black & Decker KA 89 EK.

Facilité, ergonomie, efficacité.

Ponceuse bien conçu.
Les plus : facile à mettre en œuvre. Très maniable. Puissante. Très bonne conception pour un travail ponceuse retournée pour petites pièces. Système de récupération des poussières innovant et bien étudié, filtre et turbine. Capot avant qui se relève pour ponçage en sous face.

Les moins : légère, demande un peu de pratique pour l'avoir bien en main. Moteur assez bruyant. Electricité statique au niveau de la poignée et du récupérateur de poussière. Mettez des gants si vous êtes sensible aux décharges d'électricité statique, ça picote sec et ça énerve.

Protection pour le travail, l'idéal, gants paume caoutchouc dos en mailles souples. Le problème, vous chaussez du 8.1/4 et vous et ne trouvez que du 10, ça flotte un peu. Les doigts de main, pas de pied, normalement, (ça s'appelle des gants !).
Un peu cher mais ce que l'on évite avec un engin reconnu :
Les petits inconvénients avec une machine NON CONFORME. Mon ancienne ponceuse. Un gros bousin sans marque, originaire de l'empire du milieu ou du pays du matin calme. Puissant mais lourd. Beaucoup de plastique. Trop. Des pièces qui lâchent. Comme je n'ai pas envie de veiller jusqu'à deux heures du matin pour appeler le SAV aux antipodes et comme je maitrise mal le mandarin et le cingalais médiéval je refabrique les pièces défectueuses et bien sûr c'est de l'à peu près. Des petits tasseaux à poncer. Machine posée à l'envers bande ponceuse dessus. J'attaque le taf. La main trop près de la bande, entrainée par la maille prise dans les grains de la bande, un doigt du gant disparait par la fente et fait trois tours avec le doigt qui n'a pas voulu quitter sa gaine protectrice avant de bloquer la machine. Le doigt, y a plus rien à récupérer.
Mon copain qui bricolait à mes cotés cherche à dégager le gant et le reste de la main avec un tournevis. Celui-ci ripe et suivant une loi de la cinétique, masse par vitesse au carré, continue sa trajectoire et vient se ficher dans la paume de la main stoppé par un os carpien qui trainait judicieusement dans le coin.
Mon copain a un sourire désarmant comme pour s'excuser :
-"C'est pas grave le doigt y t'en reste encore sept ou huit ! Pis un tournevis ça va ça vient, un quart de tour et hop ça sort tout seul".
-" Ben voyons !"
Regardant sa montre,
-"ça va être l'heure du casse-dalle, ma bergère m'a préparé des paupiettes" fit-il en lorgnant les restes de mon doigt ça semblerait développer chez lui des envies de sandwich tartare.
C'est bientôt l'anniversaire du dit copain et je me demande si je vais peut-être penser à lui offrir la participation à une réservation de voyage intersidéral en aller simple bien sûr.

Avec la Black&Decker KA89EK vous n'aurez pas cet inconvénient. Elle est conçue pour travailler bande en bas et bande au-dessus pour de petits travaux avec, qui mieux est, une platine guide avec réglage de la profondeur de ponçage. Bien vu cette fonction.
Un bel outil pour bricoleur averti.

J'aurais bien fait un commentaire sur mes déboires avec la scie à ruban, mais réflexion faite il y a peut-être des enfants qui lisent les commentaires ... et je ne voudrais pas contrarier des vocations.

PS : Excusez les fautes de frappes, le clavier supporte mal les pansements aux tactiles extrémités.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : May 8, 2015 2:30 PM MEST


Sidewalk Blues
Sidewalk Blues
Proposé par Music-Shop
Prix : EUR 22,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Jelly roll MORTON, "Originator 0f Jazz-Stomp-Swing", 18 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sidewalk Blues (CD)
Jelly roll MORTON, "Sidewalk Blues"

Le jazz n'est pas né comme ça brusquement d'un claquement de doigt. S'il a éclos à  la Nouvelle-Orléans il a mûri de sources multiples. Rencontre de musiques populaires, folkloriques, religieuses, profanes, symphoniques. Convergence du blues rural, du chant de travail, du ragtime et du gospel. Traitement de la mélodie par le rythme.
Jelly Roll Morton s'octroyait le titre de créateur du jazz, rien n'est moins sûr, ce monsieur était un grand mégalo mais avec lui rien n'est simple !
Cependant à  y regarder de plus près il en a été, comme bien d'autres : Papa Celestin, les frères Tio, Sissle, Keppard, Moten, Europe, Oliver ... un de ceux qui ont su faire évoluer cette musique en maitrisant et imposant ce que dictait leur vision musicale.

La nouvelle-Oréans de par sa position géographique, Porte du sous-continent nord-américain ouverte sur l'Amérique latine, les Antilles, l'Europe et l'Afrique fait de ce bouillonnant port louisianais le creuset d'un formidable cocktail culturel. La musique est là, présente partout et en toutes occasions.
Dans les accés de ce que l'on va appeler jazz, la trace se perd dans un incroyable mélange. Des premiers orchestres militaires, (vers 1800), des orchestres symphoniques va naitre une musique populaire accompagnant chaque instant de la vie des Orléanais, matérialisée par l'orphéon, l'harmonie, la fanfare. Et dans les lieux de plaisir et de débauche, les honky tonk et barrelhouse, une musique plus adaptée au lieu, le ragtime et les brass band.
Jelly Roll MORTON est issu de ces derniers.
Etre créole c'est être considéré comme appartenir à  une classe bourgeoise dans la hiérarchie Néo-Orléanaise. Mais ce diable de Jelly, après de solides études musicales, ira se fourvoyer tout jeune dans un luxueux lupanar du quartier réservé s'incrustant au piano. A l'époque les maitres du ragtime étaient Scott Joplin, Eubie Blake, Tony Jackson, Tom Turpin'
De 1912 à 1922 il va parcourir l'Amérique du nord tantôt au clavier, mais le plus souvent à une table de jeu.
En 1926 à Chicago il va réunir de grands musiciens louisianais tels Omer SIMEON, Red ALLEN, Johnny DODDS, George MITCHELL, Kid ORY, Johnny SAINT-CYR, Albert NICHOLAS, Babby DODDS, Stump EVANS, Bud SCOTT. Sous le nom des "Red Hot Peppers" ils vont faire sous sa direction une série d'enregistrements poursuivant la plus pure tradition de la Nouvelle-Orléans. En introduisant les arrangements en place de l'improvisation collective. Une innovation importante.

Mais venons-en à l'objet de ce coffret de quatre CDs.
- CD 1 : sur les 19 plages quatorze sont des enregistrements piano solo de Jelly Roll MORTON, ragtime et blues de 1923 à 1926 à Richemond et à Chicago. La retranscription est bonne et traduit bien ce que pouvait-être l'ambiance de cette époque.
Puis les cinq morceaux suivants avec la première formation des "Red Hot Peppers" avec des petites touches drolatiques. Il est à  noter que sur les 76 morceaux des quatre CDs, 68 sont des compositions de Morton.

- CD 2 : là  aussi 19 plages presque toutes interprétées par différentes moutures des "Red Hot Peppers". De 1927 à 1930 à Chicago et New York.
Trois formidables plages sont enregistrées en trio à New York en décembre 29 avec Barney BIGARD (clarinette) - Jelly Roll MORTON (piano) - Zutty SINGLETON (batterie).

- CD 3 : 18 plages enregistrées à New York de 1930 à 1939. Les trois premières plages ainsi que les cinq dernières du CD 2 font l'objet d'une formation exceptionnelle Ward PINKETT et Buber MILEY (trompette) - Wilburg De PARIS (trombone et clarinette) - Jelly Roll MORTON (piano) - Bernard ADDISON (guitare) - Bill BENFORD (tuba) et Tommy BENFORD (batterie).
Sur d'autres plages nous trouverons des musiciens qu'il est allé pêcher dans l'excellence du moment : H. Red ALLEN (tp) - Geechie FIELD (tp-cl-as) - Walter THOMAS (cl-as) - Albert NICHOLAS (cl) - Sidney De PARIS (tp) - Sidney BECHET (ss) - Happy CALDWELL (ts) - Zutty SINGLETON (bat.)
A noter deux enregistrements remarquables avec la chanteuse Billie YOUNG le 03 avril 1930. "When They Get Lovin' They's Gone" et "You Done Played Out Blues" superbe, superbe.

- CD 4 : vingt plages datant de décembre 39 à  janvier 40. Les huit premières sont au piano solo. Je relève avec cinq étoiles "The Crave" - "Mamie Blues" et "Michigan Water Blues".
Les douze plages suivantes sont dans l'excellence de ce que les "Red Hot Peppers" pouvaient produire.

En complément il n'est pas interdit, et pour plus de détails, d'écouter ces deux propositions : [["Mr Jelly Roll 2005"]] en double CD et "[[1924-1926 (chronological classics) Jelly Roll Morton]]

Pour les amateurs de jazz il semblerait que ce quadromania soit de grande importance car il concentre avec de très bons musiciens la première construction du jazz à venir. Et quoiqu'on en dise Jelly Roll Morton Quel bonhomme !


Brouette roue PU 4.80/4.00-8 4PR essieu rigide roue caoutchouc roue de secours
Brouette roue PU 4.80/4.00-8 4PR essieu rigide roue caoutchouc roue de secours
Proposé par DEUBA GmbH & Co. KG
Prix : EUR 29,99

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.", 11 mars 2015
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Roue de brouette, conte campagnard.

Super cette roue de buriette*. Une jante en acier d'un rouge clinquant. Un pneu 400x8 increvable en jaune fluorescent. Un axe monté sur roulement à billes. Du bling bling et ça en jette ! le tout sur un montage maison. Les bovins se retournent sur son passage. (on a les trains qu'on peut).
Bon il a fallu un peu bricoler. Un châssis de brouette récupéré sur le bord de la route un jour de départ en vacances (on n'abandonne pas que les chiens) . Quelques bouts de cornières de 30x30, du plat de 30x15, une poignée de boulons bois de 6x50, quelques longueurs de volige de 200x15, de l'huile de coude, un pack de Guinness et le tour et joué.
Je t'ai engendré une super brouette, deux plateaux bois et fixation du siège conducteur de mon ancienne Austin Mini. Une bombe de peinture fauchée à un tagueur à qui j'ai montré une carte rayée bleu blanc rouge que j'avais dessinée la veille, il a décampé vite fait laissant sur place son outil de travail.
Je peux maintenant descendre avec fierté au village. 2 Km quand même à tenir les brancards.
A l'aller pas de problème ça descend. Après une soirée passée en ce lieu dit débit de boissons, d'une incertaine époque, peut-être de l'entre deux guerre. Pour rentrer, comme l'a si bien dit Raffarin : "la route est droite mais la pente est raide''. Je n'aime pas conduire la nuit sans lumière surtout quand l'éthylotest n'a pas supporté l'essai en soufflerie que je lui ai imposé. Vacherie de soirée !
Mais la serveuse est serviable et généreuse, naïveté de la jeunesse, elle me chargera et me ramènera à ma chaumière. Je crois qu'elle a succombé au charme et à l'esthétique de ma brouette. Un vrai plaisir de s'en servir grace à cette roue. Confortable. Bercé par le roulement de l'attelage s'enfonçant dans le tunnel de la nuit, je m'assoupis béatement.

PS : je veux bien communiquer les plans de ma brouette contre quelques packs de bière.
PS 2 : si vous ne me croyez pas vérifiez l'achat confirmé. (Pas la bière mais la roue !)

*Buriette, c'est ainsi que l'on appelle une brouette dans le Morvan (au "petit village" d'Elodie Frégé).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 20, 2015 6:59 PM CET


Django Reinhardt, swing de Paris
Django Reinhardt, swing de Paris
par Vincent Bessières
Edition : Relié
Prix : EUR 39,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Exeptionnel. Documents rares et inédits.", 6 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Django Reinhardt, swing de Paris (Relié)
Django REINHARDT Swing de Paris.

Il existe un grand nombre de publications sur le génial musicien et déroutant personnage que fut Django REINHARDT.
Celle-ci occupe une place bien à part.
Quand on m'a offert ce livre, au premier abord j'ai pensé à la plaquette concernant l'exposition Reinhardt au musée de la musique d'octobre 2012 à février 2013 (oui je sais, j'ai un peu trainé pour en parler, je le gardais sous le coude mais chacun doit savoir que pour écrire il faut au coude un solide appui), il y a évidemment corrélation, l'ouvrage étant publié en participation du fond d'action SACEM associé à l'expo du 60 ème anniversaire de la disparition de Django (1953), donc une pièce particulière.
Le livre s'articule en sept chapitres déterminant d'une manière chronologique l'histoire de Django de 1910 à 1953.

- 1910-1924 : l'enfance Tzigane de la route à la zone.
- 1924-1928 : Paris musette.
- 1928-1933 : de la java au jazz.
- 1934-1939 : Jazz Hot.
- 1940-1944 : Nuages, swing sous l'occupation.
- 1944-1947 : Rêves d'Amérique.
- 1947-1953 : Nuits de St Germain-des-Prés.

Livre de grand format 270X190 ; couverture souple façon toile ; présentation originale, soignée, élégante. Iconographie abondante. L'exceptionnel c'est la présence de photos, affiches, documents jusque là ignorés des inconditionnels de Django et des biographies courantes, provenant de collections privées. Un sacré exploit.
Livre d'une importance capitale pour les amateurs de jazz. Le texte de Michael Dregni est concis et va à l'essentiel, les référents en étant Alain Antonietto et Anne Legrand. L'important est surtout cette fabuleuse iconographie et le soin apporté à sa présentation et à sa mise en page.
Un livre document magnifique.
D'habitude radin d'étoiles, là j'en mets cinq sans sourciller. Et je ne parle pas de celles que j'ai eu dans le yeux en lisant ce livre.


Hi De Ho Man
Hi De Ho Man
Proposé par lise et ses cd
Prix : EUR 19,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Cab Calloway, L'Homme qui a fait éclater les conventions faisant naître les prémices du be-bop., 28 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hi De Ho Man (CD)
Cab CALLOWAY, Cabell.

Chanteur, chef d'orchestre et pas mal comédien.
Rochester 25-12-1907
Hosckessin 18-11-1994

Il fallait bien que quelqu'un parle de Cab Calloway. Je me dévoue parce que c'est celui qui m'a amené au jazz (bien avant Bechet et Armstrong) avec ses délirants "Minnie The Moocher" et "Hi De Ho Man" il y avait aussi le "Hey, Ba-Ba-Re-Bop de Lionel Hampton.

Cab CALLOWAY développe ses dons de chanteur et d'animateur à Chicago puis à New York. En 1928 il fait partie des "Missourians" et des "Alabamians".
En 1931 son Big-Band remplace l'orchestre de Duke Ellington au Cotton Club de Harlem. En 1934 il parcourt l'Europe.
Jusqu'à la fin des années 40 son grand orchestre verra défiler ce que le Middle-Jazz possède de musiciens en devenir, D.Gillespie, J.Jones, S.Collins, B.Webster, C.Berry, K.Johnson, B.Payne, M.Hilton, C.Cole, J.C.Heard...en 50 il jouera en sextet puis versera dans la comédie musicale, les show avec les Harlem Globe Trotters et de nombreuses participations cinématographiques.

Sur ce modeste CD on trouve quelques uns de ses grands succès depuis 1935 avec "Nagasaki" jusqu'en 1947 avec "The Calloway Boogie" en passant par "Jumpin Jive" (1939). "My Gal" et un superbe "St James Infirmary Blues" (1941). Le sirupeux "I'll Be Around", l'explosif "Minnie The Moocher" (1942). Le célèbre "Honey Dripper" (1945) une parade au style Glenn Miller. "Hi De Ho Man" (1947) grand succès chez les GI en Europe.. "San Francisco Fan" s'inspirant de ce que faisait Billy May avec les cuivres et le dansant "The Calloway Boogie".

De part son exubérance, sa non-conformité il a contribué à faire exploser ce qui était conventionnel dans le jazz des années 30/40.
Cab CALLOWAY c'est un chanteur solide, voix puissante mais veloutée, un sens inné du rythme et du swing mais allant parfois dans des audaces verbales, maniant avec brio des onomatopées qui le rendront célèbre telles hi-da-hi-de-ho, zah-zuh-zah qui sera à l'origine du terme zazou en France. Ses tenues vestimentaires n'étaient pas tristes également.
C'est paradoxalement un chef d'orchestre rigoureux s'appuyant sur une solide section rythmique pour faire tonitruer les cuivres et anches dans des riffs époustouflants. Il fallait rivaliser (saine émulation) avec les grandes formations de pointe, Basie, Ellington, Goodman...

Un disque à l'écoute agréable, toute une époque (38-47), la guerre est venue, la guerre est passée, elle a marqué la vie, le temps de la musique lui ne s'est pas arrêté, époque qui va accélérer l'évolution du jazz vers le bop.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 8, 2015 1:27 PM CET


Down Home
Down Home
Prix : EUR 10,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Horace SILVER et la naissance des Jazz Messengers., 27 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Down Home (CD)
Horace SILVER, Martin, Tavares.

Pianiste, compositeur, chef d'orchestre.
Norwalk 02-09-1928
La Nouvelle-Rochelle 18-06 2014

Études de musique, de saxophone et de piano. Stan GETZ le découvre en 1950 et l'engage dans un quartette puis quintette à New York. Il va jouer ensuite avec C.Hawkins, O.Pettiford, J.J.Johnson, L.Young, S. Stitt, L.Donaldson, H.McGhee, A. Cohn, A.Farmer, M.Davis, S.Rollins, B.Brookmeyer ...

Ce Quadruple Cds "Down Home" nous offre les "débuts" de la brillante carrière d'Horace SILVER avec les grands du métier. Horace était sous contrat avec Blue Note lors de ces enregistrements New Yorkais.

- CD 1.
- En 1952 le 20 juin il enregistre avec Lou DONALDSON (sax alto), Gene RAMEY (basse) et Arthur TAYLOR (batterie).
Dans les quatre morceaux présentés Lou Donaldson prend la part du lion. Si dans "Roccus" et "The Things We Did Last Summer" il fait preuve de douceur et de lyrisme dans "Lou's Blues" il semble jouer en absence. Son alto sonne froid, une texture métallique. Le célèbre "Cheek to cheek" lui est mené tambour battant.

- Puis le 09 octobre 1952 en trio ave Gene RAMEY (basse) et Art BLAKEY (batterie).
Là on sent Horace à son aise. C'est un exercice où il excelle. Et l'on peut apprécier tout son talent. "Horoscope" l'une de ses compos très classique. Dans "Thou Swell" et "Safari" il nous fait montre de sa virtuosité.

- Le 20 octobre 1952 toujours en trio mais avec Curly RUSSELL (basse) et Art BLAKEY qui, lui, ne le quittera plus jusqu'en 56.
Cinq morceaux sont retenus. On comprend mieux tout l'intérêt que porte Silver à ce genre de prestation, surtout avec un tel soutien. À noter une superbe interprétation de "Prelude To A Kiss".

- Le 19 novembre 1952 en quintette avec Blue MITCHELL (trompette), Lou DONALDSON (sax alto), Gene RAMEY (basse) et Arthur TAYLOR (batterie).
"Sweet Juice" donne le ton avec un Donaldson plus concerné et attentif mais Mitchell un peu trop en filigrane, il se rattrapera dans les airs suivants.

- CD 2.
- Le 23 novembre 1952 il revient en trio avec Percy HEATH (basse) et Art BLAKE (batterie).
Il y a là ce que l'on espère de mieux avec un tel trio. Et c'est pleinement réussi. Une entente parfaite. Cinq plages de perfection. "Buhaina" une petite merveille de style. Par moment on retrouve chez lui le phrasé des pianistes de boogie-woogie.

- Le 21 février 1954 en quintette avec Clifford BROWN (trompette), Lou DONALDSON (sax alto), Horace SILVER (piano), Curly RUSSELL (basse) et Art BLAKEY (batterie).
On aborde ici avec une formation plus traditionnelle un blues qui l'est par essence de même, "Blues" suivit en contradiction de "Split Kick" absolument bop.

- Le 06 mars 1954 un super quatuor avec Miles DAVIS (trompette), Horace SILVER (piano), Percy HEATH (basse) et toujours Art BLAKEY.
On est là dans la pleine mesure du bop. Bien sûr il y a le fabuleux Miles Davis même s'il ne fait pas toujours preuve de constance dans ses interprétations. En improvisation il est plus convainquant. Le "Weirdo" de Davis est un peu laborieux, il devait être en recherche d'innovation ? Ou attendait-il un verre de whisky (en place de Weirdo) ? Par contre toute la sensibilité de Miles se retrouve dans un émouvant "It Never Entered My Mind". Il est des partitions comme celle-ci qui marque et laisse une trace indélébile.

- CD 3.
- 13 novembre 1954 le "Horace Silver Quintet". C'est la première formation des "Jazz Messengers" : Horace SILVER (piano), Kenny DORHAM (trompette), Hank MOBLEY (sax ténor), Dough WATKINS (basse) et Art BLAKEY (batterie).
Le troisième CD est principalement consacré à la formation concoctée par Silver et Blakey, les "Jazz Messengers" qu'Horace silver quittera en 56 et que Art Blakey fera perdurer jusqu'au bout de sa vie en 90. Pour ceux qui admire les jazz messengers avec l'empreinte de Blakey, pas de problème.

- Le 20 mai 1955 quartette original avec Milt JACKSON (vibraphone), Horace SILVER (piano), Percy HEATH (basse) et Connie KAY (batterie).
Intercalé il y a ces trois enregistrements de douceur, Silver en était capable. Milt Jackson-Horace Silver une cuisine de rois. Milt bien qu'habitué à jouer avec John Lewis au MJQ trouve ici le partenaire idéal. Pendant une période de latence du MJQ il aura l'occasion d'enregistrer également avec Hawkins, Coltrane, Davis, Peterson, Ray Charles.

- 11 et 23 novembre 1955 au café Bohemia de New York on réenregistre avec le "Horace Silver quintet" du 13 novembre cad les jazz messengers
"Prince Albert " et "Yesterday".

- CD 4.
Tout le CD est consacré à la formation des "Jazz Messengers",
La suite des enregistrements du 11 novembre 1955 au Café Bohemia. Il semblerait que cela soit des enregistrements publics, ce qui expliquerait quelques failles (vraiment mineures) dans l'écoute.
Kenny DORHAM, Hank MOBLEY, Horace SILVER, Dough WATKINS, Art BLAKEY. Six titres pour 49 minutes de musique et quelle musique !
Dans "Hank's Symphony" un imposant solo de Blakey, perfection.
Par contre il y a deux titres "Deciphering The Message" et "Gone With The Wind" où l'on peine à suivre, (enfin quand je dis on c'est de ma pomme dont je parle) c'est le l'ultra Hard-Bop.

Horace (ô désespoir) est sans doute le pianiste le plus représentatif du mouvement Hard-Bop. C'est également un compositeur fécond et généreux. "The Preacher", "Roccus", "Quicksilver", "Opus de Funk"...il a un jeu très vif et percutant sachant exploiter à merveille sa main gauche. Sur le plan harmonique on dit de lui que son phrasé s'approche de celui de Thelonious Monk. Il a toujours affectionné jouer en trios ou en petites formations bien que dans les années 90 on le verra à la tête d'une grosse formation le "Silver Brass Ensemble".

Une tranche de la carrière du pianiste Horace SILVER bien retranscrite et surtout un fait marquant du jazz, l'apparition des Jazz Messengers.


Dizzy Gillespie 1953-1954
Dizzy Gillespie 1953-1954
Prix : EUR 14,08

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Dizzy GILLESPIE, expansif, joyeux, innovant., 21 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dizzy Gillespie 1953-1954 (CD)
Dizzy GILLESPIE, John, Birks.

Trompettiste, arrangeur, compositeur, chef d'orchestre et farfelu parfois.
Cheraw 21-10-1917
Englewood 06-01-1993

Trop compliqué de vous décrire ce que ce boulimique a commis de 1933 à 1945 date à laquelle il enregistre les premières plages historiques du Bebop, mais il a navigué avec les meilleurs et les plus grands.
En 1946 il crée son grand orchestre où vont défiler T.MONK, K.CLARKE, R.BROWN, M.JACKSON, J.COLTRANE, P.GONSALVES ... il y en a une page de célébrités comme ceux là. Et faut pas que je fasse trop long.
En 1948 grande tournée en Europe où il fait découvrir au vieux continent le bebop et le jazz afro-cubain.
En 1950 pour raison économique il ne peut maintenir son orchestre en la forme. On le retrouve alors avec Stan Kenton, John Coltrane, Milt Jackson, Bill Graham, Percy Heath, Stuff Smith....une nouvelle tournée Européenne en 52-53, en mémoire Dizzy Gillespie : 1952 puis on le retrouve au JATP.
En 1956 il reconstitue une grande formation ave Quincy JONES. Il se produit avec ...là encore cela va déborder du commentaire, trop long à relater ses activités musicales. Il annoncera même sa candidature à la présidence des Etats Unis en 63 et 72 !
Revenons à notre CD...

1) - Los Angeles décembre 53 - "Dizzy Gillespie Stan Getz Sextet".
Dizzy GILLESPIE (trompette), Stan GETZ saxe ténor), Oscar PETERSON (piano), Erb ELLIS (guitare), Ray Brown (basse) et Max ROACH (batterie).
"Impromptu" 7'44'' - PETERSON démarre à 100 à l'heure bien soutenu par ses deux compères Ray BROWN et Herb ELLIS et Max ROACH. Longs solos de PETERSON puis de Stan GETZ et enfin GILLESPIE. Si cela avait été un vinyle j'avoue que j'aurais de suite vérifié la vitesse de défilement. Cet Impromptu est démoniaque. Le vol du bourdon c'est rien à coté de ça !

2) - New York 24 mai 54 - "Dizzy Gillespie et son orchestre".
Grosse formation. Quatre trompettes, avec GILLESPIE, Quincy JONES, Ernie ROYAL et Jimmy NOTTINGHAM. Deux trombones. Deux saxos alto. Deux saxos ténor. Un saxo baryton. Deux contrebasses. Piano, batterie, bongo, conga.
Nous avons là sa proposition du style afro-cubain avec "Manteca Thème" compo de Chano Pozo et Gillespie qu'il avait déjà commis en 47 sous l'influence de Mario Bauza et du flûtiste Alberto Socarras. Ce morceau de 16 minutes se décompose en cinq parties et c'est toute l'intégration de la musique cubaine au jazz. "Contraste", "Jungla", "Rumba Finale" et "6/8" qui structurent "Manteca" sont des compos de GILLESPIE et du cubain Chico O'FARRILL (trompettiste, compositeur et arrangeur). Et si vous appréciez les congas et bongos, là vous êtes gâtés.

3) - New York 25 mai 54 - "Dizzy Gillespie Quintet".
Dizzy GILLESPIE (trompette, voc.), Hank MOBLEY (sax ténor), Wade LEGGE (piano), Lou HACKNEY (contrebasse) et Charlie PERSIP (batterie).
Quatre heureuses plages de bop où chaque musicien prend le temps de s'exprimer.

4) - New York 3 juin 54 - "Dizzy Gillespie And His Orchestra".
Dizzy GILLESPIE (trompette), Gilbert VALDEZ (flute), Rene HERNANDEZ (piano), Robert RODRIGUEZ (basse), Jose MANGUEL (bongo), Candido CAMERO (conga), Umbaldo NIETO (cymbale) et Ralph MIRANCA (percussion).
Nous voilà reparti dans le mixte jazz-afro-cubain. Deux de ses compositions "Night In Tunisia" aux influences orientales, la nuit est torride et les voisins vont avoir du mal à trouver le sommeil et "Con ALMA" très tendance hispanique... et planté comme un clou de girofle sur un oignon le célèbre "Caravan" de Tizol. Plus rien à voir avec le style jungle d'origine. La trompette nous en approche et c'est la flute de Valdez qui nous en ouvre l'accès après on se débrouille comme on peut, cocotiers ou cactées en tout cas cela tambourine fort et la vélocité de Dizzy ne se déplace pas à dos de chameau. Il doit même y avoir un feu de brousse quelque part !

5) - New York 8 juin 54 - "Dizzy Gillespie Sextet".
On retrouve la même formation que dans le quintet du 25 mai avec en plus Jimmy CLEVELAND (trombone).
Et là on entre dans un tout autre univers, sacré Gillespie, "Blue Mood" le meilleur morceau de ce CD un blues joué très traditionnel. C'est peut-être pour cela que je le préfère. Il ne déparerait pas au Cotton Club de Harlem. Puis "Rails", quand il y a de bons musiciens pourquoi voulez vous que cela ne soit pas bon ! Bebop parfait ainsi que "Devil And The Fish" je me demande souvent où Dizzy peut bien aller pêcher ses titres ?
Le dernier air qui clôture ces sympathiques enregistrements "Rumbola" me fait penser à un mélange de Deguello et Besame Mucho sur un air de rumba .... Ce diable de Gillespie a toujours eu des symboles cachés.

Sa musique ne peut pas laisser indifférent et c'est pour cela qu'on l'aime. Et dire que Cab CALLOWAY lui reprochait ses "notes chinoises" ? Entre excentriques on aurait dû pourtant se comprendre ? Ils s'appréciaient là était l'essentiel. Nous aussi nous ne pouvons qu'apprécier sa musique.
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1947-1949
1947-1949
Proposé par oscar12490
Prix : EUR 19,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Sarah VAUGHAN, le charme instrumente le Jazz., 20 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 1947-1949 (CD)
Sarah VAUGHAN, Lois, Sassy. "The Divine".

Chanteuse et pianiste.
Newark 27-03-1924
Los Angeles 03-04-1990

De part sa famille très religieuse Sarah apprend le piano et le chant. Elle chante et joue de l'orgue en son église, la Mount Zion Baptist Church de Newark (New Jersey).
Elle est repérée lors d'un concours de chant amateur à l'Apollo par Billy Eckstine, alors chanteur dans le Big Band de Earl Hines, et est engagée dans cet orchestre en 1943 comme chanteuse et deuxième pianiste au coté de Charlie Parker et Dizzy Gillespie entre autres. Elle suivra Eckstine quand il forme l'année suivante une grande formation avec D.Gillespie, D.Gordon, G.Ammons, J.Malachi, A.Blakey... elle le quitte en 46 et enregistre pour Continental puis Columbia et continue une carrière en indépendante. Concerts, studio, tournées (en France 1951). Accédant au statut de vedette elle se permet d'alterner ses enregistrements entre un répertoire purement jazzistique d'avec un répertoire plus commercial. Cela ira de Miles Davis, Clifford Brown, Paul Quinichette, Cannonball Adderley, J.J.Johnson, Kai Winding....à de grandes formations, C.Basie, B.Carter... et à des orchestres symphoniques, Boston, Los Angeles, Cleveland, San Francisco...
Dans le CD ci présent (1947 à 1949) nous trouvons les diverses formulations de ce qui a fait sa consécration. Dès l'entame un "Blue Grass" avec l'orchestre de variétés de Ted DALE. Le ton est donné, la voix est sublime. Suivent deux titres avec le "Richard Maltby String Orchestra", malgré la forme classique elle sait y apporter cette note légèrement swinguante.
Puis, le meilleur, quatre titres avec le "Jimmy Jones Quartet" le célèbre "What A Difference A Day Made", bon sang je vais encore avoir cet air dans la tête toute la journée, "Gentleman Friend", "Once In A Wile" et "How Am I To Know". C'est jazzy, swinguant, c'est là qu'on l'aime.
Les deux morceaux suivants font partie de ce que Sarah VAUGHAN propose en diversité et elle s'en tire à merveille. "Sarah Vaughan Whith Earle Rodgers Choir", un accompagnement de choristes qui fait penser à un chant spiritual.
Va suivre ensuite une série d'enregistrements avec le grand orchestre de Joe LIPPMAN. C'est une formulation plus classique, mais tout est mis en oeuvre pour que son talent, sa voix soient mis en exergue. Cela peut paraitre un peu commercial mais faut avouer que l'on reste sous le charme, sous l'envoutement.
Et enfin le CD se termine par trois titres avec le "Sarah Vaughan Whith Hugo Winterhalter Orchestra". Là aussi tout est conditionné pour Sarah. Le jazz reprend ses droits et avec quelle aisance Sarah sublime ces chants.

Ce qui est remarquable chez VAUGHAN c'est la tessiture de sa voix qui lui permet des sauts de registre de grande amplitude. Elle peut passer du baryton grave au soprano lyrique. Mais c'est aussi une voix bien posée, une sonorité et un dosage du volume d'une grande maitrise..
On disait d'elle que c'était sans aucun doute la plus complète et remarquable vocaliste du jazz moderne.
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1953
1953
Prix : EUR 14,31

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Stan Getz, toujours à découvrir., 19 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1953 (CD)
Stan GETZ, Stanley, Stanislas.

Saxophoniste ténor.
Philadelphie 02-02-1927
Malibu 006-06-1991

Tout jeune à New York il apprend la contrebasse et le basson mais il se passionne pour le saxophone et à quinze ans il débute au ténor dans l'orchestre de Dick Rogers puis Jack Teagarden et ensuite fera de la godille chez Bob Chester, Stan Kenton, Jimmy Dorsey, Benny Goodman...et bien d'autres.
En 1947 il forme un bref trio à Hollywood qu'il abandonne pour rejoindre à Los Angeles Jimmy GIUFFRE, Zoot SIMS et Herbie STEWARD dans le groupe expérimental de Gene ROLAND.
Woody HERMAN récupère le quatuor de ténor, enregistre à Hollywood le 27-12-47 la composition de GIUFFRE "Four Brothers" titre qui deviendra le surnom de ces musiciens et par extension à ce genre révolutionnaire de formation qui à l'origine, voulu par ROLAND, se composait d'un alto (S.MAROWITZ, de trois ténors (GETZ, SIMS, STEWART) et d'un baryton (CHALOFF). "Brothers", l'appellation s'appliquera à tous ces ténors qui revendiquent l'héritage de Lester YOUNG.
En 1948 GETZ enregistre son historique improvisation de "Early Autumn" qui va le consacrer chef de file du style Cool.
En 1949 il quitte W.HERMAN, joue en quartet, fait une tournée en Scandinavie, enregistre, travaille pour la NBC, participe aux tournées du JATP prend des stups....

Par la suite, Stan GETZ s'est un peu fait piéger quand même en enregistrant "Focus" Puis "Jazz Samba" (1962) avec le guitariste Charlie BYRD, un énorme succès, puis sa collaboration avec Luiz BONFA et surtout avec Joäo GILBERTO (1963) qui vont l'enfermer dans ce répertoire bossa-novien. Il s'en détachera pourtant en 1972 à la tête d'un groupe avec Chik COREA, Stanley CLARKE, Tony WILLIAMS et Airto MOREIRA.

Sur ce CD figure une partie de l'année 1953 (du 30 juillet au 22 août 53 à Los Angeles) soit trois sessions d'enregistrements en quintette avec Bob BROOKMEYER (trombone), Stan GETZ (sax ténor), John WILLIAMS (piano), Teddy KOTICK (contrebasse) et Frank ISOLA (batterie). Douze titres sont retenus d'une durée de 4 à 8 minutes chaque. Ce qui pour l'époque sortait de l'ordinaire.
Dès l'entame j'ai l'impression de déjà entendu. C'est l'effet BROOKMEYER omniprésent tout au long de ces enregistrements, sur certaines plages c'est même lui qui mène la barque. Le déjà entendu fait référence à l'enregistrement de Gerry MULLIGAN en 54 à Paris ; évidement il y aura là aussi BROOKMEYER et ISOLA. Et "Love And The Weather" ressemble étrangement à "Bernie's Tune"... la comparaison parait évidente ; se sont les mêmes Bopers, le même jazz cool, la même génération sauf que le sax ténor de GETZ est plus nerveux, plus volubile que le baryton de MULLIGAN.

Surnommé "The Sound" GETZ est bien un virtuose hyperdoué, au ténor rien ne lui parait impossible ; il peut être doux, tendre, parfois nonchalant, puis lyrique sans emphase, ou alors nerveux, viril, frôlant la dureté... mais ce qui domine c'est son inspiration intuitive, sa faculté de toujours improviser avec sérénité. Vu comme ça, jouer du saxe, cela donne une impression de facilité déconcertante.

Un CD agréable à l'écoute, un belle rencontre GETZ - BROOKMEYER. On en attendait pas moins.


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