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Contenu rédigé par papi-Mormès
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Commentaires écrits par
papi-Mormès (gers)

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Bleu Pétrole
Bleu Pétrole
Prix : EUR 12,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le temps de la reflexion, 2 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bleu Pétrole (CD)
Comme un bon repas trop rapidement avalé il faut un temps, indispensable, d'incubation, pour en redécouvrir les saveurs, les apprécier.
Il y eu "Fantaisie Militaire", sombre et somptueux, puis l'attente, longue, trop longue. "Je n'étais qu'une ébauche au pied de la falaise".

Pèlerin de tous les Saint-Jacques à l'oubli factice, baladin de l'humeur, A. BASHUNG nous revient. Costard bleu, voix pétrole.
L'articulaton est là, bien reposée, bien repensée.
La voix, les mélodies, l'orchestration, sublimés.
Les textes nous troublent, insidieux parfum, amer. Evidemment il y a G. ROUSSEL, A. MELIES et G. MANSET, puis un crochet, comment ne pas le faire, (L. COHEN) "Suzanne", nostalgie des reprises, (G. MANSET) "Il voyage en solitaire" revisité, guitares slide, glissando à l'extrême. Reprises bien dans la tonalité.
L'attelage a porté ses fruits, a bien fonctionné, cohérence.
Ces chansons là étaient pourtant dans nos rêves et nous les avions oubliés.
Il est des rivages que l'on approche avec appréhension, nostalgie ou parfois douleur.
Bref, fi de discours, d'un ciel qui s'étoile nuit d'élégance, substance inconnue brûlot des sens, on ne peut que subir, mais "bon sang" que cela est bon, que cela est bien fait.

"Nombreux sont les artistes qui ne cherchent plus les solutions dans l'objet et dans ses relations avec l'exterieur; il sont cosmiques ou primaires, décidés, simples, sages, sérieux."
-Tristan TZARA- (note sur l'art Zurich 1917).
De cela Bleu Pétrole nous convainc avec pertinence.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 20, 2009 8:50 PM CET


The Quintessence 1923-1933
The Quintessence 1923-1933
Prix : EUR 20,79

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La voix d'une poignante négritude, 17 septembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Quintessence 1923-1933 (CD)
"Vois cette longue route solitaire, Seigneur, il faut bien qu'elle ait une fin"...
(Young Woman Blues) Bessie SMITH.

C'est dans le respect des originaux que les éditions Frémeaux et Associés nous présentent une remarquable transcription sur deux CD (et 36 titres comme à son habitude dans cette collection "The Quintessence") et dans un premier coffret les enregistrements importants qui ont marqué la carrière de Bessie SMITH l'"Impératrice du Blues".
Vous y retrouverez avec plaisir les célèbres "Down Hearted Blues" (de Lovie AUSTIN), "The Yellow Dog Blues" et "Careless Love" (de W.C. HANDY), "Back Watter Blues" (de Bessie SMITH), "Alexander's Ragtime Band", le "Saint Louis Blues" qui gratouille encore à souhait, on ne peut tout citer tant il y a de plages généreuses et de facture immortelle... Un petit (gros) penchant quand même pour "Muddy Water" et "Empty Bed Blues". Que d'émotions, on ne s'en lasse, on ne peut s'en lasser...
Il y a dans le livret un très beau texte de Daniel NEVERS, qu'il en soit remercié.
Encore un très bon travail (n'en soyons pas étonné) de Fremeaux et Associés dans cette collection dirigé par le maître Alain GERBER.

"Et je suis une vraie femme et je veux avoir des tas d'hommes."
"Young Woman Blues"


The Quintessence 1923-1928
The Quintessence 1923-1928
Prix : EUR 30,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A la source du jazz Nouvelle-Orléans. "The King", 17 septembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Quintessence 1923-1928 (CD)
Succinctement : Arrivé à la Nouvelle-Orléans en 1918, Joseph OLIVER se produit dans plusieurs orchestres puis après la fermeture de Storyville rejoindra Chicago 1918. Un tour sur la côte ouest 1921-1922. Retourne à Chicago, création du "King Oliver's Créole Jazz Band", engage comme deuxième cornet le tout jeune Louis ARMSTRONG, 1922. En 1923 le "King Oliver Jazz Band" puis à New-York, 1926, le "King Oliver and his Dixie Syncopators".
Les premiers enregistrements "historiques" d'un orchestre noir de jazz le "King Oliver's Créole Jazz Band" datent du 5 et 6 avril 1923 à Richmond. "Canal Street Blues", "Mandy Lee Blues", "Weather Bird Rag", "Dipper Mouth Blues", "Snake Rag"..
Du monolithisme orchestale à l'improvisation collective, déjà s'échappe le jeune cornettiste Louis ARMSTRONG par la liberté donnée à de courts soli incisifs. Le cornet feutré, parfois en sourdine d' OLIVER, les reprises trombonistiques H. DUTREY, K. ORY, le contre-chant de la clarinette O. SIMEON, J. NOONE, B. BIGARD, A. NICHOLAS ... C'est la mise en forme du jazz N.O. qui se structure et s'épanouit hors la polyphonie collective propre à l'origine de ce style. Puis OLIVER adaptera à New-York un style orchestral plus consensuel.
Dans ce coffret Alain GERBER a soigneusement sélectionné (et on peut lui faire confiance) le plus représentatif et marquant de la carrière de Joe "king" OLIVER, les enregistrements historiques de 1923, le "K.O.C.J.B.", un duo avec Jelly "Roll" MORTON, deux plages avec la chanteuse Lizzie MILES, le "Dixie Syncopators" 1926/28, et quatre plages en petites formations avec Cl. WILLIAMS et Ed. LANG, quatre superbes Blues.

Les éditions FREMEAUX et Associés nous proposent là encore un coffret d'une qualité exceptionnelle (c'est leur raison d'être), évidemment il y a les meilleurs musiciens N.O. mais le travail de restitution sonore réalisé est tout bonnement splendide. Diable, comment font-ils pour nous présenter une telle profondeur et réalité musicale ?.


The Essential Bessie Smith
The Essential Bessie Smith
Prix : EUR 21,49

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Du meilleur au pire, 15 septembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Essential Bessie Smith (CD)
Dans les compilations, les best-of, les essentiels, etc. .. Tout n'est pas du meilleur, cela est bien dommage. Tous les majors ou petits labels ont mis à leur catalogue l'incontournable Bessie SMITH avec plus ou moins de réussite et l'on s'y perd un peu. A trop vouloir en faire cela nui. Heureusement certains ont fait du sérieux. On peut trouver son bonheur dans :
-. Les coffrets "THE QUINTESSENCE" Editeur Frémeaux et associés. Alain GERBER y sélectionne (soigneusement) 36 plages et les accompagne d'un livret de passionné.
-. Les coffrets "HARMONIA MUNDI" Le Chant Du Monde, collection "Jazz Characters" dirigée par l'excellent André FRANCIS.
-. Ou la série "CHRONOGICAL CLASSICS", j'ai un petit faible pour, très ciblée et sélective, seul hic, le livret, léger, est en Anglais.
Dans la jungle de l'édition musicale il n'est pas facile de ne pas se tromper . La qualité, quelqu'en soit le prix est incontournable.

PS. Je suppose que quand on cite Ma Ramey (cf. Mannish Boy), il s'agit de Gertrude Melissa NIX BRIDJETT dite "MA" (madame) RAINEY, "The Mother of the Blues", de 9 ans l'ainée de Bessie. ?.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 26, 2009 2:44 PM MEST


Mr. Jelly Roll
Mr. Jelly Roll
Prix : EUR 11,00

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jelly "Roll" Morton, précurseur du N.O.., 26 août 2008
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mr. Jelly Roll (CD)
Voila un double CD qui séduira bien des amateurs de Nouvelle-Orléans.
Edité par Harmonia Mundi, "Le Chant Du Monde" et présenté par André Francis et Jean Schwarz font de cette parution un gage de qualité.
Pour se plonger dans le contexte musical de l'époque (à la Nouvelle- Orléans), deux dates importantes :
1917 - Décés de Scott JOPLIN.
---- - Premiers enregistrements de jazz par "l'ODJB" de Nik La ROCA (dixieland, orchestre blanc).
---- - Fermeture de Storyville, quartier chaud de la Nouvelle-Orléans où murit le jazz.(A pour conséquence le déplacement des musiciens néo-Orlanais vers New-York ou Chicago).
1923 - Premiers enregistrements des néo- Orléanais noirs, (King OLIVER, Jelly Roll MORTON).
---- - Apparition des Race Records ( enregistrements de musiciens noirs pour les noirs). Surtout pour le Blues rural.
---- - Premiers enregistrements de Bessie SMITH, G. "Ma" RAINEY, Clara SMITH...

Dans cette album 52 titres dont quelques inédits. Le tour de force étant de mettre au "propre" les vieux enregistrements des années vingt sans en altérer la sensibilité. C'est ainsi que le premier CD nous offre en ouverture un ragtime "New Orléans Joy", (1923) où l'on découvre la finesse du jeu de MORTON, suivi de "London Blues" (1923) par les "New Orléans Rhythm Kings", on appréciera la clarinette de Léon RAPPOLO. Puis une suite de ragtime des années 24, tonicité et virtuosité, on sent l'influence de Scott JOPLIN bien que le jeu de MORTON soit plus rapide et plus frappé. Et un émouvant duo, il n'en fera que deux, avec King OLIVER "King Porter Stomp" (1924). Enfin 1926-27, les fameux "Red Hot Peppers" avec George MITCHELL, Kid ORY, Omer SIMEON, Johnny St CYR, John LINDSAY et Andrew HILAIRE.
De morceau en morceau nous découvrons la construction du N.O. et sa structuration orchestrale. il faut dire que contrairement à ce qui se pratiquait alors Jelly Roll MORTON écrivait ses partitions, très pointilleux sur la forme il avait un sens remarquable de l'arrangement et de l'équilibre orchestrale. cf. "Connon Ball Blues".
Le deuxième CD, période plus vaste de 1928 à 1940, c'est un jazz plus construit, plus élaboré, plus swingant. Deux titres en juillet 1929, avec une "grande" formation, (deux trompettes, apport de trois saxophones, soprano, alto et ténor) dont un curieux "New Orléans Bump" qui a dû inspirer Duke ELLINGTON pour son style jungle !.?.
En 1928-1930 huit titres enregistrés à New-York, la nouvelle version des "Red Hot Peppers" avec Albert NICHOLAS, Henry "Red" ALLEN, Pops FOSTER, Paul BARBARIN et un des TIO, (deux vétérans), Bubber MILEY, Cozy COLE ....
Puis en 1939, de nouveau à New-York, le "Jelly Roll Morton's New-Orléans Jazzmen" ouf, avec entre autre Sidney BECHET, Albert NICHOLAS, Sydney De PARIS, Happy CADWELL, Zutty SINGLETON ...
Une pièce importante dans sa jazzothèque. Je relèverai particulièrement "Turtle Twist" en trio avec Barney BIGARD et Zutty SINGLETON, Blues émotion. "Ponchatrain" (Pontchartrain ?), une perfection orchestrale. "Mamie's Blues", mais celui-la, peut-être parce que j'en ai gratté un vieux vinyle jusqu'à l'épuisement, et il m'émeut toujours !.
Album très intéressant par son suivi chronologique, la pertinence des titres et la qualité de restitution.
Quoi que l'on ait dit sur le personnage MORTON il n'en reste pas moins un brillant musicien, un pionnier qui a su développer l'importance orchestrale et donner les bases du style Nouvelle-Orléans.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 29, 2008 5:35 PM MEST


Remixed & Reimagined
Remixed & Reimagined
Prix : EUR 18,89

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Billie à la sauce intello., 1 août 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Remixed & Reimagined (CD)
Une telle gymnastique cérébralomusicale ne peut émaner que de cerveaux en manque. S'il est des personnages que l'on se doit de respecter Billie HOLIDAY en fait partie. De telles incongruités devraient être sanctionnées du moins par les vrais amateurs de jazz, ne déformons pas l'authenticité.
A bon entendeur... Je garde mon salut.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 23, 2010 6:44 PM CET


Buddy Bolden, le premier musicien de jazz
Buddy Bolden, le premier musicien de jazz
par Donald M. Marquis
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Le premier musicien de Jazz ?... Une enquête de Donald MARQUIS..., 1 août 2008
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Buddy Bolden, le premier musicien de jazz (Broché)
Bien sûr c'est la vie de Buddy BOLDEN retracée avec minutie, dans les moindres détails, excellence de recherche et de précision, mais c'est surtout la vie à la Nouvelle-Orléans. Noirs, Créoles, Haitiens, Blancs, quartier Français, quartier réservé et ses prostitués, quartier chic et son opéra, quartier ouvrier et ses tripots, ses barrelhouses, le tout noyé dans un brouillard de musique. De la musique partout, orchestres à cordes, bands, fanfares... Chaque club, chaque association (laïque ou religieuse), chaque lieu de réunion (où l'on picole et joue) a ses musiciens, son orchestre, ses bals...
Dans ce mélange de culture Française, Africaine, et Caraïbe va naître d'une musique de tradition rythmique et vocale Africaine, instrumentale de danse et de marche Européenne, de Blues, le ragtime, le boogie-woogie, le gospel, le cake-walk, le slow-drag, empruntant quadrille, scottish... Cela bouillonne, cela fusionne et l'émergence en sera une musique d'abord faubourienne et populaire : le jazz primitif, élaboré plus tard à Chicago, un style : le New- Orléans.
Buddy BOLDEN, un musicien important dans la naissance de cette musique avec, entre autre, Papa CELESTIN, Alphonse PICOU, paul BARBARIN, Freddy KEPPARD, Bix BEIDERBEKE, George BAQUET, Manuel PEREZ, Jelly "Roll" MORTON, Kid ORY, Albert NICHOLAS, Bunk JONHSON,... La liste est longue...
Quarante ans après avoir tout dit sur lui, le supposé, le vrai, l'imaginaire, que reste-t'il des souvenirs de ceux qui l'ont connu ? qui l'ont pratiqué ?. Avec l'âge la mémoire est en confusion du souvenir, et bien il reste la légende et cette légende va s'effriter dans cette longue enquête dénouant l'écheveau de sa vie tumultueuse.
Entre autre, coïncidence d'avec le livre de M. ONDAATJE : l'accident survenu à Buddy, avec la fanfare du "henry Allen's Brass Band", au coin de Rempart Street et Julien Street, retenu par son ami (le trombonniste Willy CORNISH) et dans ce livre, le même CORNISH : "Alors qu'il participait (W. Cornish) à une parade, il eu une attaque et s'écroula au coin de South Rampart et Julia Street". Etrange coïncidence ou alors dans les mémoires, ce qui est arrivé à l'un est attribué à l'autre ?. Pourtant les dates font que cela parait improbable. Rien n'est facile, rien n'est figé, la légende a la dent dure...
IL fallait revenir à la Nouvelle-Orléans pour des raisons d'importance historique, le berceau du jazz.
Ce livre le fait et le fait bien.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 15, 2009 9:55 PM MEST


LA BATAILLE DE DONG KHE. La tragédie de la R.C.A, Indochine, mai/octobre 1950
LA BATAILLE DE DONG KHE. La tragédie de la R.C.A, Indochine, mai/octobre 1950
par Erwan Bergot
Edition : Broché

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Désastre", cela n'est pas un terme militaire....., 31 juillet 2008
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Erwan BERGOT s'est imposé depuis longtemps comme l'un des meilleurs auteurs (relatus) de l'épopée militaire contemporaine (celle qu'il a vécu) dans ses moments de gloire ou de tragédie et de tragique il y eu en Indochine le "désastre" de la RC4. Octobre 1950.
Cette RC4 "route sanglante" au nord Tonkin longe la frontière Chinoise de Cao Bang à Lang Son.
En décembre 1949 défaite des troupes de Tchang Kaï-Chek sur la frontière et arrivée des troupes communistes aux portes de l'Indochine, ce qui signifiait aide rapide et massive du bloc communiste (chinois, soviétique, Europe de l'est) au viêt-minh. Fallait-il abandonner cette route maudite ou bien fallait-il la renforcer pensant qu'elle jouerait un rôle "d'abcés de fixation". Le politique gagnant en imcompétence sur le militaire, décision fut prise d'évacuer la place forte de Cao Bang et de charger le colonel CONSTANS d'en parfaire l'exécution.
S'appuyant sur le journal de marche et opérations des troupes présentes, (1er BEP, III/3RI, 3ème et 11ème Tabor Marocain...) et du témoignage d'acteurs du drame, E. BERGOT va nous faire revivre jour après jour, heure après heure, croquis à l'appui, la lente et inhumaine agonie de la sanglante progression des colones, CHARTON depuis Cao Bang et LEPAGE (en recueil) à partir de That Khé, piégées dans les calcaires de Coc Xa et son effroyable destruction.
"Une tragédie se nourrit autant de l'héroïsme des combattants que des fautes des chefs".
Le Cl. CONSTANS, tel un polémarque antique, à l'abri de son somptueux PC de Lang Son, conduira par ses ordres, de façon anarchique et imprévisible la perte des deux colonnes.

Dong Khé - That Khé, la mort était là, en équilibre. Le ciel s'appesantit, fuligineux, et dans les calcaires de Coc Xa un silence est tombé, silence des morts car la mort était là, partout.
Silence aussi des autorités civiles et militaires, il y avait des carrières qu'il ne fallait pas contrarier !..
-. ALORS ON S'EST TU !....
Epopée sans complaisance, merci monsieur Bergot d'en rétablir les vérités.
Et Merci pour l'honneur (ainsi retrouvé) de ces six mille hommes qui subirent ce "désastre".


Dippermouth Blues
Dippermouth Blues
Prix : EUR 21,04

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une bonne approche de la carrière du "king", 25 juillet 2008
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dippermouth Blues (CD)
Joseph OLIVER, (Joe "king" OLIVER) 1885 - 1938.
Cornettiste, chef d'orchestre, compositeur de la Nouvelle-Orléans, a influencé tous les cornettistes de sa génération tant par son jeu que par la structuration orchestrale qui privilégie l'improvisation collective et l'apport des "breaks", ce qui est l'essence même du style Nouvelle-Orléans.
Très jeune, après avoir "tâté" du trombone, il optera pour le cornet et jouera dans diverses formations dont celle de Kid ORY, dans laquelle Louis ARMSTRONG le remplacera,(déjà) en 1918.
1921 - 1924, Il crée le "King Oliver's créole jazz band" à Chicago.
1922 - Il intègre Louis ARMSTONG comme deuxième cornet.
1923 - Premiers enregistrements du "K.O. créole jazz band".
1924 - En conflit avec ses musiciens il reforme un orchestre, les "Dixie Syncopators" puis les "Savannah syncopators" et ce jusqu'en 1928 puis il dirigera diverses formations à New-York. En 1937 il mettra un terme à son activité pour raison de santé.
Ce CD est un survol chronologique de sa carrière de 1923 à 1930, et nous retrouvons quelques unes de ses compositions réstées célèbres, "Riverside Blues", "Canal Street Blues", "Dippermouth Blues"... et le fameux "West End Blues" (repris plus tard avec bonheur par L. ARMSTRONG et surtout Teddy BUCKNER).
Ce CD regroupe ce qu'il y a de plus pertinent dans l'apport du "King" au "folklore" de la musique qui se pratiquait alors à la Nouvelle-Orléans et créera ainsi le style qui portera le même nom. (Parallèlement à Jelly Roll MORTON et ses "Red Hot Peppers").
Cd que tout amateur se doit de posséder. L'âme du Jazz.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 26, 2009 3:06 PM MEST


Sidney Bechet (1949)
Sidney Bechet (1949)
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 15,31

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les grands classiques du N.O., 5 juillet 2008
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sidney Bechet (1949) (CD)
IL est difficile de trouver un enregistrement médiocre de Sidney BECHET jusqu'en 1949. Il est un de ceux qui s'extirpant du creuset musical de Storyville ont fait une carrière reconnue mondialement tels Louis ARMSTRONG, Kid ORY, Eddy CONDON ....
Ce CD reprend avec "d'authentiques" musiciens de la Nouvelle-Orléans les grands classiques de ce style. Enregistrements à New-York et Chicago de janvier à mars 1949 (période du Revival) avec W.B. DAVISON, W. PAGE, W. DE PARIS, J.P. JOHNSON, F. MOORE, B. BAILEY, A. SNAER entre autres. Et en deuxième partie une session pour "Blue star" et "Swing" à Paris, mai 1949, dès son retour (définitif) en France, cinq titres sont présents ici, musiciens locaux, G. BAYOL, B. VASSEUR, E. BERNARD, J.P. SASSON, G. DEFATTO et A. JOURDAN. Tous excellents.
Sidney BECHET (avec Louis ARMSTRONG) a su libérer le N.O. de l'emprise de l'improvisation collective en permettant aux solistes la liberté des chorus.
Le N.O. ne s'écrivait pas, il se créait spontanément, issu de Storyville, élaboré à Chicago, ce n'est pas tant un style défini c'est un état d'esprit. Hugues PANASSIE disait :"Le jazz c'est comme les bananes, pour être bonnes il faut les consommer sur place". Mais finalement que ce soit Storyville, Chicago, New-York ou Paris ce qui compte c'est l'esprit et la personnalité des musiciens et cela est flagrant sur ce CD, un très bon esprit, un très bon travail. Les titres repris ont tous été (et resteront) de grands classiques. De grands succés.
Décidément dans cette édition "Cronological Record Classics" à l'important catalogue, on ne sera jamais déçu, le choix des artistes, les titres, la transcription, la présentation, le prix abordable, tout est O.K.. Une collection à se faire, et je crois que peu à peu mes anciens vinyles....


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