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papi-mormès (gers)

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Chante les poêtes
Chante les poêtes

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La bonne chanson ce n'est ni "ringard" ni "nostalgie"., 29 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chante les poêtes (CD)
Depuis ses début en 1956 Hélène MARTIN n'a cessé de sa voix chaude, superbe et inoubliable, de nous accueillir dans la cour des poètes qu'elle se plait (avec bonheur) à mettre en musique et à interpréter, c'est son partage. Cela va de Villon à Aragon, la liste est longue, longue ... Rimbaud, Fargue, Audiberti, Eluard, Queneau, Rene Char, Soupault ... Et bien d'autres. Elle interprète également Jean Ferrat et Léo Ferré....
Dans ce coffret 56 chansons pour s'imprégner de poésie et de chansons vraies.
La publication de " Hélène Martin chante les Poètes " date de 1980 et a été couronné par le prix du disque de l'académie Charles Cros.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 3, 2009 12:15 AM MEST


L'Histoire De Sidney Bechet
L'Histoire De Sidney Bechet

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une affaire rentable pour Sony/Vogue ..., 5 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Histoire De Sidney Bechet (CD)
Une bonne affaire commerciale de Sony-musique pour le cinquantenaire de la disparition de Sidney BECHET.
Réédition CD d'une parution vinyle de 1969. - Bis repetita placent -
On est bien loin des " New Orléans Feetwarmer " et de la période LADNIER, MEZZROW qui porta le jazz N. O. à sa plus haute perfection.

-1949- Sidney BECHET est au sommet de son art.
Grâce à l'insistance de Ch. Delaunay, qui venait de créer la marque de disque " Vogue ", BECHET aura son passe-droit pour revenir jouer en France. Depuis près de vingt ans il y est indésirable.
Donc le pigeon voyageur se posera au " Vieux Colombier " , refuge et port d'attache, qui vient d'ouvrir et où officie Claude LUTER et son orchestre, transfuge du " Lorientais ".

Sidney BECHET enregistrera, tantôt avec Claude LUTER, tantôt avec André REWELIOTTY dans cette ultime période, 1949/1959, de superbes plages et de grands succès populaires, (parfois limite commerciaux, mais le jazz a ce pouvoir de s'adresser à tous) qui raviront la jeunesse et la gent conquise au New-Orléans gravitant autour des caves de St Germain des Prés et dans les concerts provinciaux.
Une résurgence de ce style qu'on voulait opposer au Be-Bop intronisé par Boris VIAN. Bataille éternelle des " anciens et des modernes ".

Bonne idée cette réédition de 1969 en CD car :
I) - La plaquette est très bien conçue, très complète sur la vie de BECHET.
II) - Il y a l'adjonction de deux succès de Sidney repris par son fils " Daniel-Sidney Bechet Jazz Quintet ".
III) - Une émouvante vidéo " Dans les rues d'Antibes " avec des documents d'époque.

Le Malus qui lui fait perdre une étoile : La succession des courtes interviews qui sont intercalées entre les plages et qui n'ont aucun rapport avec elles !. Ça gâche le plaisir d'écoute. Et puis il n'y a aucune chronologie dans la diffusion des morceaux choisis. C'est une période, soit, mais un peu d'ordre logique n'aurait pas nui. Ce qui ramène le premier CD à 12 plages et le second à 12 plages originales + 2 + 1 vidéo.

Si vous avez un cadeau à faire, ce coffret est une idée originale, bien présenté, bien argumenté et BECHET fait toujours plaisir, une valeur sûre .
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 4, 2009 6:30 PM MEST


Pleyel Jazz Concert 1948/Quintet 1949
Pleyel Jazz Concert 1948/Quintet 1949

1 internaute sur 5 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le déménageur ne me l'a pas piqué !., 3 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pleyel Jazz Concert 1948/Quintet 1949 (CD)
le mouvement que l'on devait appeler BOP .
Il s'est trouvé, depuis 1945, quelques musiciens noirs pour sacrifier la musique de leurs ainés sur l'autel d'une "illusoire nouveauté" (dixit les partisans de Bechet/Armstrong).
-- A l'origine du mouvement se trouvent des musiciens fort doués tels C. PARKER, K. CLARKE, M. ROACH, Tel. MONK, K. DORHAM, D. GILLESPIE.....
Dizzy, passe pour être le principal créateur de cette musique. Un personnage : son béret, ses énormes lunettes, sa barbichette, sa trompette , pavillon coudé vers le ciel. Musicien doué d'une grande virtuosité et surtout d'une étonnante vélocité, il se laisse prendre à ses démons : une musique qu'il veut révolutionnaire, évolutive. "Mais s'il y eu évolution il n'y eu pas révolution. Elle finit par lasser les vrais jazzmen". (lu dans un jazzhot du H.C.F.)
Cette musique est basée sur l'éclatement de la section rythmique. Dizzy introduisit même un joueur de bongo, (C. P. GONZALES) pour tenter une synthèse , musique Africaine , Cubaine, Nord Américaine. Synthèse peu convaincante au demeurant.
Cet enregistrement peut passer pour une pièce maîtresse sur le vieux continent, c'est le premier concert en Europe (Salle Pleyel, 2 fevr. 1948) de cette musique dite "bibope"

GILLESPIE débarque avec son grand orchestre, (16 musiciens, mais tous ne joueront pas ce jour là).
Stupeur pour les amateurs, c'est la première apparition de la musique « BOP ». Et seuls les initiés ... mais y en avait-il beaucoup ? connaissaient cette musique..
- Mais est-ce un effet de mode ou de snobisme ?, eh bien ce concert eut un énorme succès et « emballa les foules ».!. Un peu moins la critique : "Le style Be-Bop fait penser à l'audition d'un disque qui tournerait à l'envers". S.Pécheral, certains critiques avaient la dent dure et la vue courte !.

Il faut dire qu'à l'écoute de cette session on ne peut pas nier que cela laisse indifférent.
A glisser dans sa jazzothèque entre orchestres « swing » et jazz « Cool ».

PS : Il est à noter que Max ROACH sera le batteur des quatres plages rajoutées en fin de disque (1949) qui ne sont pas du premier concert à Pleyel. (Le batteur étant Kenny KLARKE).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (15) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 18, 2009 12:58 PM MEST


Poètes & Chansons : Les amours jaunes
Poètes & Chansons : Les amours jaunes
Prix : EUR 17,53

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Poésie des "Gens de Mer"., 25 juin 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Poètes & Chansons : Les amours jaunes (CD)
Quand je lis ce jour que la meilleure vente en musique variété Française : Grégoire, je me demande bien pourquoi vous parlerai-je de Monique MORELLI ?. Après tout pourquoi pas ?.
Encore un beau trio CORBIERE - LEONARDI - MORELLI.
L'auteur : Breton tourmenté, Edouard-Joachim CORBIERE dit l' « ANKOU », Morlaix 1845 - 1875. Études sommaires. Marginal par contre-destin. Marin contrarié. Transforme son prénom en Tristan, « triste en corps bière » . Follement amoureux de la mer, son oeuvre unique est déposé à la bibliothèque ancienne de Morlaix « Les Amours Jaunes » . La majorité de ses poèmes est dédiée aux gens de mer.
Le Compositeur : Lino LEONARDI en a extrait 24 poèmes qu'il met en musique pour Morelli.
L'interprète : Monique MORELLI, voix puissante et volontaire, chanteuse réaliste, idéale interprète, ici accompagnée de Pascal HENI.
L'album se termine par une deuxième version de l` « Épitaphe » et je ne peux m'empêcher un extrait :
TRISTAN
JOACHIM
EDOUARD
CORBIERE
Épave Mort-Né
La paresse et pas le repos,
Vertus chez lui furent défauts,
Ame blasée inassouvie,
Mort, mais pas guéri de la vie,
Gâcheur de vie hors de propos,
Le corps à sec et la tête ivre,
Espérant, niant l'avenir,
Il mourut en s'attendant vivre
Et vécut s'attendant mourir.

Pour les Amoureux de la Mer, des Gens de mer, de la sauvage (et poétique) Bretagne, une bonne entrée pour découvrir les poèmes de CORBIERE.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 30, 2009 6:21 PM MEST


Live! From The Royal Roost (1948)
Live! From The Royal Roost (1948)
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 23,33

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Lester Young : Turbulent Innovateur., 17 juin 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live! From The Royal Roost (1948) (CD)
Alors que Coleman HAWKINS s'imposait comme le meilleur saxophoniste ténor de l'époque, Lester YOUNG va bouleverser l'ordre établi. Coleman est en Europe. Lester a le champ libre, et avec un jeu totalement différent, sonorité sèche sans vibrato, va déranger « l'esthétique » existante et ouvrir une royale porte au Jazz Moderne.

En 1934 il remplace C. HAWKINS pendant six mois dans l'orchestre de F. HENDERSON (ex Bennie MOTEN). Puis de 1936 à 1940 intègre l'orchestre de Count BASIE à Kansas City il y acquiert le surnom de « Prez », (le Président), mais surtout rencontrera l'émouvante Billie HOLIDAY, lors de son passage dans l'orchestre en 1937. Rencontre fastueuse.

Les enregistrements faits à New York au « Royal Roots » 1948 à 1951, sont le témoin de cette ouverture vers un nouveau Jazz. Ce n'est peut-être pas d'une exceptionnelle qualité de prise de son, mais l'intérêt de ces sessions c'est le marquage de la frontière entre le Jazz traditionnel et le Jazz moderne.
Ambiance orchestrale phénoménale qui permet à Lester d'improviser en toute décontraction. Et ne serait-ce que pour cela ces sessions sont de grandes valeurs.

Son orchestre régulier pour ces enregistrements : Jess DRAKES- trompette ; Ted KELLY-trombone ; la section rythmique sera plus varié : piano, F. JEFFERSON, J. MANCE, J. LEWISS, E. KNIGHT ou W. KELLY ; à la basse : T. BRISCOE ou G. RANEY; à la batterie : Roy HAYNES, Jo JONES ou Bill Klarke.
Pour vraiment connaître Lester, les enregistrements les plus intéressant hormis ceux faits avec le Count, sont ceux gravés en petites formations de 1943 à 1946 .


Monique Morelli chante Aragon
Monique Morelli chante Aragon

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 MORELLI - LEONARDI - ARAGON - Chansons inédites., 13 juin 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monique Morelli chante Aragon (CD)
- L'auteur : ARAGON, Qu'en dire qui ne fut dit ...
- Le musicien : Lino LEONARDI (époux de M. MORELLI), a fait le choix d'une douzaine de poèmes d'ARAGON que l'on a peu l'habitude de lire ou d'entendre (sauf « Les Mains d'Elsa » et autres mis en musique par Léo FERE). Poèmes méconnus qui révèlent, de la part du musicien, un profond sentiment de compréhension à l'univers caché du poète, comme deux êtres qui se rencontrent et se comprennent à demi-mot. Ce qu'en dit ARAGON : « J'aime les chansons de Lino LEONARDI réunies dans ce disque de Monique MORELLI, je les aime pour la musique et le chant, pour le double apport du musicien et de l'interprète à ce qu'il y a peut-être dans mes vers de plus secret ... ».
- L'interprète : Monique MORELLI, fille du Nord à la voix « gouailleusse » de Montmartre, voix lumineuse et autoritaire qui impose le respect. Elle interprète à ses débuts le répertoire des chanteuses réalistes : DAMIA, FREHEL, SYLVA ... Elle en a la puissance. Puis s'oriente rapidement vers une chanson plus intellectuelle : Villon, Ronsard, Carco, Mac Orlan, Aragon, Prévert, Corbière ...

C'est un disque passion, que l'on nous propose, pour la beauté bienvenue qui se dépose et se révèle à son écoute, par ce choix disconvenue des poèmes qui auraient tendance à s'endormir dans l'oubli.

Merveilleuse rencontre : ARAGON - LEONARDI - MORELLI .


Bouncing With Bean /Vol.11
Bouncing With Bean /Vol.11
Prix : EUR 11,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 The"BEAN", maître du saxophone ténor., 10 juin 2009
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bouncing With Bean /Vol.11 (CD)
Coleman HAWKINS « The bean »
21/11/1904 St Joseph - Missouri
19/05/1969 New York

Incontestablement un des maîtres du saxophone ténor.
Il imposa dès les années 20 le saxophone en place de la clarinette dans les formations de style Nouvelle-Orléans.

- 1921 - Il joue dans l'orchestre de la chanteuse de Blues Mamie SMITH.
- 1922 - Il entre dans l'orchestre de Fletcher HENDERSON et lui sera fidèle jusqu'en 1934
- 1934 à 1939 il jouera en Europe.
- 1935 - Premier concert à Pleyel.
- 1937 - Enregistre avec REINHARDT, GRAPELLI, COMBELLE, CARTER, EKYAN, "Honeysuckle Rose".
- Juillet 1939 retourne au USA, New York.

- Son style vigoureux et rauque du début ira vers un jeu plus souple, plus riche, plus fluide sans jamais perdre sa vigueur dans le swing ni son charme dans l'exécution plus slow.
- Coleman Hawkins va couvrir, avec un bonheur égal et une aisance impressionnante, toute la période du jazz qui part du N.O. jusqu'au Be-bop de M. DAVIS, Kai WENDING, D.GILLESPIE ou C.PARKER. ...
- l'intérêt de ce coffret est de nous offrir dans un ordre chronologique toute cette évolution. (1926 à 1949).
- Si l'on veut qualifier le jeu de C. HAWKINS un seul adjectif s'impose : Élégance.
- Il jouera avec les plus grands noms du Jazz, ce coffret en fait état .
- De ces enregistrements (46 ici proposés) il est difficile d'avoir des préférences .
Dès l'entame, avec "The Stampede" on est dans le bain et tout va crescendo . Au passage notons quand même le "pancalismique" "Body and Soul" enregistré le 11 octobre 1939 à new-York, considéré par tous les musiciens et critiques comme un chef-d'oeuvre. "L'architecture accomplie de son solo a été pour d'innombrables générations une inoubliable leçon de dramaturgie de l'improvisation " écrira le célèbre musicologue de la radio culturelle Bavaroise, Woelfle. . .
- Et aussi "Lost in a Fog", "Feeden' the Bean" avec C. BASIE.
"It's the Talk of the Tawn" plein de charme.
"Sophisticated Lady" de Duke.
"I Got Rhytm" de GERSHWIN avec Ch. PARKER, Lester YOUNG, B. CLAYTON, B. RICH ... On en salive .
Et deux étonnant solos "Hank Variation Part II" et surtout "Picasso". Périlleux exercice, sans aucun accompagnement. Marcus A. WOELFLE (encore lui) en dira : "A-t-on jamais vu la structure, la discipline et la clarté enfanter à ce point une obsession passionnée, une émotion dramatique ?"

Encore très bon coffret dans l'histoire du Jazz que nous proposent André FRANCIS et Jean SCHWARZ.
Et celui-là il a toute sa place dans une bonne Jazzothèque. ...

P.S. Si par malheur il n'est plus édité vous avez l'équivalent chez FREMAUX - Coleman HAWKINS - " the quintessence ".
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Pleyel Concert Vol.1
Pleyel Concert Vol.1
Proposé par blu-dvd-game
Prix : EUR 27,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le jazz-cool en concert à Paris., 8 juin 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pleyel Concert Vol.1 (CD)
En ce mois de juin 1954 c'est avec appréhension que les amateurs de jazz attendaient la prestation d'un quartette (atypique) se produisant salle Pleyel à Paris, salle qui avait reçu de si fabuleux orchestres tels Dizzy GILLESPIE, Count BASIE ou Duke ELLINGTON. Atypique parce qu'un inconnu au trombone, Bob BROOKMEYER remplacait Chet BAKER à la trompette, Frank ISOLA à la place de "Chico" HAMILTON à la batterie et Red MITCHELL à la place de Carson SMITH à la basse. De ce fait seul Gerry MULLIGAN était du quartette originel.
Donc petite formation de musiciens blancs dans cette grande salle. Allaient-ils pouvoir remplir l'espace sonore d'un tel lieu.
L'orchestre entama avec "Bernie's Tune" et dans une salle attentive, calme, très calme ce fut un enchantement et les cinq concerts furent magnifiques et emballèrent la critique.
Charles DELAUNAY parla de "recueillement" et écrivit "L'oreille de l'auditeur qui a souvent du mal à défricher les arrangements du jazz moderne, suit sans efforts les variations et la mélodie que brodent les solistes".
Après le tourbillon du BOP provoqué par Dizzy GILLESPIE, on nous offrait en ce lieu la pertinence du jazz-cool ...

A noter "My Funny Valentine" et "Five Brothers" si plein de charme. il vous faudra par contre le deuxième volume pour y apprécier un superbe "Laura" en deux reprises et un vigoureux "The Lady is a tramp".

Le quartette de Gerry MULLIGAN n'a jamais été aussi bon que dans les concerts publics. Je vous reparlerai, pour la même année, de celui qu'il a produit en Californie.
Bon disque pour l'approche du style MULLIGAN.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (13) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 3, 2009 5:30 PM MEST


Des Roses Et Des Orties
Des Roses Et Des Orties
Prix : EUR 14,00

3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 CABREL en révolte,, 26 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des Roses Et Des Orties (CD)
Équilibriste de la phrase à la rime inattendue. Jongleur de mots. Le verbe chantant, coloré, imagé, l'austère provincial soucieux de ne pas se perdre en parisianisme (il en est d'autres, Auvergne ou Ardèche) dénonce à sa manière, à son verbe. Il y a le constat du mal-penser de la société « african tour », l'outrage des indifférents et cela dit sans violence avec parfois un brin de mélancolie « que vida, que triste », puis le verbe reprend vigueur et assène les vérités, tableau sociétal, touche impressionniste .... On ne refait pas Cabrel. Cela est bien ainsi.
Album bien conçu, bien équilibré, arrangements minutieux et quand on sait le perfectionnisme qui règne à Astaffort ( qui tourne à l'obsession parfois), soyons satisfait.
Les trois reprises sont les bienvenues, « Né dans le bayou », « Madame n'aime pas », et particulièrement celle de bob Dylan « Elle m'appartient » ( Cabrel est né dans le répertoire de Dylan).

Alors soyons heureux par cet album, plaisir que Cabrel nous procure avec parcimonie trop souvent.


Ocean's Songs
Ocean's Songs
par Olivier de Kersauson
Edition : Broché

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Homme de mer nous vous jalousons., 26 mai 2009
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ocean's Songs (Broché)
« Chaque mer est une partition qu'il faut déchiffrer »
« Que reste-t'il de nos passages ? Une simple griffure sur l'eau. »

Olivier de Kersauson, breton, donc homme de mer, homme de caractère, sensibilité à fleur de houle, écorce de marin tannée d'embruns, regard étonnant, déjà, la transparence de tous les océans lointains et des mers sans rivage, se souvient, écrit, nous invite à la bordure intimiste de son monde, nous raconte les mers, les océans, espace de liberté, déambule en idéaliste humble, poète des vents fluctuants .
Trois personnages se croisent, se confondent, le marin, l'écrivain, l'homme. Et l'on rêve, Rimbaud, « l'homme aux semelles de vent » ou Baudelaire, « L'invitation au voyage ».

« Je suis un animal humain » nous dit-il. Vagabond il épouse les mers venteuses mais divorce d'avec l'océan Indien. Il nous entraîne dans un monde qui seul lui appartient, réservé aux initiés, lecteur nous n'en avons pas les clefs, nous n'y avons pas accès. C'est un peu sa revanche, la mer lieu intemporel, rien ne s'acquiert sans la peine que l'on s'impose. Il nous le distille si bien. ... Quelle écriture bénie. ... Que d'envies, que de regrets jaloux il fait naître. ... Mais quelle plaisir à cet impossible rêve !..

P.S. Page 74. Si ma mémoire est bonne la Panhard était un bicylindre à plat (au bruit si particulier) et non un quatre cylindres. Laissons aux pauvres terriens que nous sommes cette futile remarque...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 28, 2009 9:34 AM MEST


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