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Contenu rédigé par papi-mormès
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Commentaires écrits par
papi-mormès (gers)

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1950
1950
Proposé par Disco100
Prix : EUR 24,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Artie SHAW un curieux personnage !, 18 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1950 (CD)
Artie SHAW, de son vrai nom Arthur ARSHAWSKY

Clarinettiste, arrangeur, chef d'orchestre.
Ecrivain, fermier, producteur de films et pièces de théâtre...
New York 23-05-1910
Thousand Oaks 30-12-2004

Comme on peut s'en douter il n'est pas Breton malgré son légumineux nom d'artiste.
Difficile de classer le fantasque Artie SHAW dans le monde du jazz et pourtant il fut novateur avec son "Gramercy Five" et dans ses grandes formations par la gestion des saxes.

Il étudie la musique à New Haven. De 1925 à 1930 il joue dans plusieurs petits orchestres puis en 1930 pour la radio dont l'orchestre de Whiteman. 1934-35 il se retire dans sa ferme pour écrire un livre. Il revient avec un petit orchestre à cordes sans grand succès qu'il transforme en grande formation, orchestre de danse obtient à Boston un énorme succès et fait un triomphe avec "Begin The Beguine" en 1939. En plein apogée il part s'installer au Mexique, en 40 il revient avec un nouvel orchestre comprenant une section à cordes d'où il tire une petite formation le "Gramercy Five". En 42 il s'engage dans la marine. En 44 il revient aux states forme un nouvel ensemble avec Roy ELDRIDGE puis ressuscite ses "Gramercy Five" années cinquante. Part en Australie 1955 puis séjourne en Espagne jusqu'en 59 puis se retire à Lakeville (Connecticut), producteur de films, écrit son autobiographie, des nouvelles ... il supervise quand même bien qu'il y soit hostile l' "Artie Shaw Orchestra" que dirige le clarinettiste et saxophoniste Dick JOHNSON.

Comme on s'en rend compte le personnage est fantasque et également haut en couleurs et son franc-parler faisait la joie des animateurs de shows télévisuels auxquels il participait volontiers.
Dans ce CD qui regroupe diverses formations on trouve l'étendu de ce qu'Artie SHAW recherchait et proposait entre jazz, classique, variété, danse. Il était l'eternel insatisfait.
Il y a de très bons enregistrements, cela va du "Artie Shaw And His Gramercy Five" avec la chanteuse de l'orchestre de Woody Herman, Mary Ann McCALL au "Artie Shaw/Gordon Jenkins" Gordon Jenkis faisait avec son groupe de la musique commerciale. On se demande pourquoi Artie est allé se fourvoyer avec ceux là. De même avec une grande formation enregistrant en juillet 50 à New York les "It' A LongWay To Tipperary", "Jingle Bells" on croit rêver !
En passant par de surprenants mais très bons "I love The Guy" et "Just Say I Love Her" avec au chant Don CHERRY, Gwen DAVIS et le trio Ray CHARLES, Artin MALVIN, Eugène LOWENTHAL.
Enfin 24 plages que l'on écoute avec parfois plaisir, émotion, d'autres fois appréhension et stupeur... mais cette écoute ne laisse pas indifférent.

Eplucher* Artie SHAW cela devient trop compliqué. Il nous offre du bon, de l'excellent, du moins bon mais du populaire au sens noble, du curieux, du lyrique, du clinquant, du pur jazz évolutif... mais il faut dire qu'à son époque (années 40-50) cette forme de musique avait un énorme succès aux Etats Unis.
En tout état de cause Artie SHAW est un solide musicien, une excellente technique, un très bon meneur d'orchestre et il avait une vision particulière de la musique de jazz.

Pour résumer, Alain Tercinet écrit : " Il fut en fait le seul leader d'un orchestre swing qui sut s'adapter avec intelligence et conviction à l'évolution du jazz".

*désolé, mes excuses.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 25, 2014 6:57 PM CET


1952 vol.2
1952 vol.2
Proposé par Disco100
Prix : EUR 19,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Oscar PETERSON l'homme de trio !, 17 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1952 vol.2 (CD)
Oscar PETERSON

Pianiste, chanteur, organiste, claveciniste et compositeur.
Montréal 15-08-1925
Mississaugua 23-12-2007

Étude de piano classique. Il joue régulièrement à la radio, dans le grand orchestre de Johnny HOLMES et en trio dans des clubs de Montréal. En 1949 Norman Granz l'engage pour une session du JATP c'est le début de sa carrière internationale.
En 1951 il forme un trio avec Ray BROWN et Barney KESSEL, (objet de ce CD) En 53 Herb ELLIS remplacera KESSEL. La suite de sa carrière est impressionnante. Il accompagnera les plus grands musiciens de jazz, de Charlie Parker à Freddie Hubbard en passant par Hampton, Getz, Basie, Gillespie... et sous son nom il enregistrera plus d'une centaine d'albums.

Quand dans une soirée je sors un disque d'Oscar Peterson je vois des mines qui se réjouissent et d'autres qui s'allongent avec un rictus de fatalité. Bon Peterson ne laisse pas indifférent. Et quand la discussion s'amorce avec conviction je sors la bouteille d'Arma, du hors d'âge môssieur !, tout le monde se calme et on prolonge la soirée avec pour certains un des maîtres du clavier et pour d'autres un musicien nourrit au sirop d'érable.
Quant à moi j'aime et si je le mets sur la platine c'est pour avoir l'assurance d'une agréable soirée car les plus détracteurs finissent par admettre que quand même...

Ce CD est entièrement consacré au trio que PETERSON vient de former avec Barney KESSEL et Ray BROWN et ici le batteur Alvin STOLLER.

Le CD débute par un enregistrement de deux plages de février 52. "Too Marvelous For Words" et "But Not For Me" c'est ce que j'aime le moins chez lui, le chanteur, sa voix de crooner sentimental contraste trop d'avec son énergie pianistique. Mais là c'est personnel, j'ai du mal en général avec les chanteurs de jazz masculins ! Ça se soigne parait-il. Enfin chacun ses goûts. Je préfère les nanas.

Puis par deux titres. Style affirmé du bop avec "Thou Swell" ou très "bluesie" avec "Willow Weep For Me" enregistrement de mai et juin 52.

Suit une session de dix sept enregistrements retenus en novembre/décembre 52. Musique intimiste presqu'essentiellement dédié à la musique de Gershwin, et trois grands classiques de Porter "Let's Do It", "Night And Day" et "What Is This Thing Called Love" et deux de Berlin "I've Got My Love To Keep Me Warm" et "Isn't This Lovely Day".
Un superbe "The Man I Love" très rythmé contrairement au tempo habituel. "Night And Day" de Porter, explosif, on admire la virtuosité de Peterson et le swing de Kessel ainsi que dans "What Is This Thing Called Love".
Par contre on termine avec un "Oh Lady Be Good !" qui n'est pas très convaincant suivi heureusement par "S Wonderful" à la hauteur de leur complicité pour notre plaisir.

Le style d'Oscar PETERSON, on le dit inspiré par Art TATUM (lui aussi) mais d'aucun dise que très tôt il a subit l'influence de Nat King COLE par son jeu du piano et son style vocal charmeur. C'est bizarre qu'il faille toujours se demander chez qui chaque musicien va chercher son style et son inspiration ?
Chacun a bien le droit d'avoir sa propre personnalité musicale tudieu !
Ce qui est marquant chez Oscar PETERSON c'est la grande technicité, la fluidité du jeu, l'aisance et la facilité de s'emparer du swing, mais son style de jazz reste quand même marqué d'un certain classicisme.
Et ce qui est déterminant également c'est le très bon choix de ses accompagnateurs guitare, contrebasse, (batterie). Les fameux trios. Avec Kessel, Ellis, Joe Pass, Brown, S.Jones, Pedersen, Stoller, Gammage, Ed Thigpen, L.Hayes, Bobby Durham....

Ce CD, et c'est-ce qui en fait tout l'intérêt, est à la base de la confirmation d'un grand pianiste de jazz.

Nota : Dans cette collection, où pour l'année 1952 chronological nous présente deux CDs, le volume 1 Oscar Peterson : 1952 semble beaucoup plus intéressant (mais il est hors de prix !) avec B. KESSEL, I. ASHBY (guitare), R.BROWN (basse) et A.STOLLER (batterie). Des grands standards "Oh Lady Be Good", "Blue Moon", "Tea For Two", "Body And Soul", un super "Stomping At The Savoy" et "Juste One Of Those Thing". Dont cinq plages de plus de dix minutes.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 18, 2014 1:09 PM CET


Billy Taylor (1950-1952)
Billy Taylor (1950-1952)
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 21,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 My TAYLOR est... ailleurs !, 15 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Billy Taylor (1950-1952) (CD)
Billy TAYLOR

Pianiste, compositeur, arrangeur.
Greenville 24-07-1921
New York 28-10 2010

Billy TAYLOR est un musicien très sûr et sérieux. Docteur en musique de l'université de Virginie il sera directeur de production et auteur de nombreuses publications musicales, collaborera à des revues (Down Beat) et présente des émissions de radio. Il est très apprécié dans le monde musical.

Il débute à New York avec Ben WEBSTER. Il jouera ensuite avec D.GILLESPIE, E.SOUTH, S.SMITH, C.COLE, MACHITO, S.STEWART...
Il fait une tournée Européenne dans l'orchestre de Don REDMAN et enregistre à Paris avec Don BYAS. De retour au États-Unis en 1948 il forme un curieux duo avec l'organiste Bob WYATT. En 1951 il accompagne au Birdland Howard McGHEE, D. GILLESPIE, Roy ELRIDGE, Slim GAILLARD, Lee KONITZ, Kai WINDING. Et à partir de 1952 il se produira en trio avec Charlie MINGUS et Henry GRIMES.
Pendant les années cinquante il enregistrera également en studio avec de petites formations pour Brunswick, Atlantic, Royal Roost.
Ces enregistrements sont repris dans quatre CDs de cette collection.
Celui qui nous concerne couvre la période de janvier 50 à Juillet 52 à New York.

- Le 18 janvier 1950 - "Billy Taylor And His Quatuor".
Quatre plages pour Brunswick, avec Aaron BELL (basse), Kelly MARTIN (batterie) et ?!? (guitare) un mystère à éclaircir !
Il est à noter que BELL à joué avec Teddy Wilson, Lester Young, Duke Ellington ... quant à MARTIN il a tapé la baguette avec Billy May, Count Basie, Duke Ellington, Quincy Jones, Donald Byrd, Kai Winding, Freddie Hubbard, Ornette Coleman, Herbie Hancock....
Dans ces quatre morceaux "All Ears" - "My Heart Stood Still" - Dam That Dream" - "Double Duty", on peut apprécier la plénitude du jeu de Taylor. Son swing dans le premier morceau ensuite sa tendresse et la justesse du phrasé. Un excellent "Double Duty", une de ses compositions.

- le 20 février 1951 - en quatuor.
Une bonne session de 8 enregistrements pour Atlantic avec John COLLINS (guitare), Al HALL (basse) (ne faites pas allusion à une nourriture à la mode) et Schadow WILSON (batterie).
Le "Good Groove" encore une de ses compositions semble un peu fade, ce n'est qu'un ressenti. Peut-être parce qu'il est encadré par les très enlevés "Thou Swell" et "Somebody Loves Me". Suit un blues, très marqué, "Willow Weep For Me". Et quelle aisance dans "If I had You".
Maitrise et douceur dans "The Very Thought Of You" et "What Is There To Say". Bref cette session est très intimiste.

- le 01 novembre 1951 - en sextette.
Série de quatre plages pour Royal Roots. Avec Mundell LOWE (guitare), Earl MAY (basse), Jo JONES (batterie), Zoot SIMS (maracas) et Frank CONLON (conga).
Le plus swinguant des saxes, Zoot SIMS fait ici une apparition au maracas. On le disait prêt à toutes les expériences musicales. Il répond présent !
On retrouve dans ces enregistrements toute l'influence qu'a pu avoir MACHIDO sur TAYLOR en particulier et sur le jazz en général.
- Un mot sur Machido : de son vrai nom Frank Raul GRILLO est un joueur de maracas, chanteur et surtout chef d'une grande formation. Il fut l'un de ceux qui surent le mieux faire la fusion du jazz et de la musique afro-cubaine. Né à Tampa en 1912 il passe son enfance et sa jeunesse à Cuba. En 1937 il revient aux Etats-Unis et joue d'abord dans la formation typée de Xavier CUGAT puis à partir de 1943 il se tourne vers le jazz chez Stan KENTON puis au Savoy Ballroom avec les grands noms du jazz influençant des Charlie PARKER, Dizzy GILLESPIE ....

- le 02 mai 1952 - en sextette là aussi.
Quatre plages également. Avec Chuck WAYNE (guitare), Earl MAY (basse), Charlie SMITH (batterie), Frank CONLON (conga) et Manny OQUENDO ( bongo).
Cette session est de même nature que celle du premier novembre avec son influence afro-cubaine.

- le 11 juillet 1952 - "Billy Taylor Quartet" (en réalité ils sont cinq sur "Oscar Rides Again").
Deux enregistrements publics pour Brunswick avec Chuck WAYNE (guitare), George DUVIVIER (basse), Sid BULKIN (batterie) et Oscar PETTIFORD (violoncelle).
"Three Little Words" et "Oscar Rides Again" deux morceaux très swinguant on regrette qu'ils soient si courts. Oscar, qui a joué avec les plus grands, est le premier contrebassiste du jazz moderne par la subtilité de son jeu et aussi d'avoir apprêté de façon pertinente les cordes du violoncelle au jazz.

Le jeu de Billy TAYLOR, on le dit inventif et raffiné on sent l'imprégnation et l'influence d'un Art Tatum. Élégant et équilibré, un des très bons pianistes. Encore un CD à l'écoute agréable.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 17, 2014 9:24 PM CET


1945-1947
1945-1947

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Red NORVO à l'aise dans son époque., 7 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : 1945-1947 (CD)
Red NORVO - (de son vrai nom Kenneth NORVILLE)

Vibraphoniste, xylophoniste, marimbaniste*, pianiste.
Beardstown 1908
Santa Monica 1999

Norvo débute sa carrière à Chicago avec un petit ensemble de marimbas (1925) puis il jouera du xylophone dans l'orchestre de Paul WHITEMAN. En 43 il abandonne le xylo pour le vibraphone et entre en 45 dans l'orchestre de Benny GOODMAN puis dans celui de Woody HERMAN. Après des tournées en Europe et Australie il continue sa carrière chez GOODMAN puis à la tête de divers petits ensembles.
Le jeu de NORVO est resté marqué par son expérience du xylophone, musicalité délicate et feutrée, d'une grande finesse harmonique.

Ce CD reprend dans la discographie de Red NORVO (la collection The Chronological Classics en comporte une dizaine) la période du 2 février 1945 au 18 décembre 1947 et un enregistrement "Am I Blues" (qui à mon avis n'apporte pas grand-chose) du 10 novembre 1944 à New York avec le grand orchestre de Paul Baron.
NORVO réitérera le 2 février 45 avec cette fois le "Paul Baron's Sextet" avec Charlie SHAVERS (trompette), Teddy WILSON (piano), Tommy KAY (guitare), Al HALL (basse), Specs POWELL (batterie) et Red NORVO au vib. Cet enregistrement là est excellent.

Il serait fastidieux de citer toutes les plages retenues pour ce CD.
Signalons quand même les enregistrements faits à Los Angeles les 13-14 octobre, 28 novembre et les 12 et 18 décembre 1947. Formations où apparaissent les noms de Billy MAY, Bobby SHERWOOD, Benny CARTER, Eddie MILLER, Jimmy GIUFFRE, Dexter GORDON, Dodo MARMOROSA, Barney KESSEL, Red CALLENDER et bien d'autres, (après tout vous n'avez qu'a acquérir ce disque... cela m'évitera d'en faire le détail). Cependant je vous proposerai "Hollyridge Drive", "Twelfth Street Rag", "El Rojo" pour l'accompagnement semi-symphonique, curieux !, et le dynamique "Bop !".

Mais surtout, ne serait-ce que pour les deux premiers titres cela justifierai la possession de ce CD.
L'explosif "Seven Come Eleven" (10' 32'') et le célèbre "In a Mellotone" (16' 10''). Ces deux enregistrements sont extraits du concert donné au Town Hall de New York le 9 juin 1945. Un superbe orchestre "Red Norvo And His Orchestra" (on ne peut faire plus simple comme appellation) avec Shorty ROGERS (trompette), Eddie BERT (trombone), Aaron SACHS (clarinette), Flip PHILLIPS (sax ténor), Teddy WILSON (piano), Remo PALMIERI (guitare), Slam STEWART (contrebasse), Red NORVO (vib et xylophone) et Specs POWELL (batterie). Là vous aurez tout compris.
Il ya du rythme, du swing, du tonus, du feu dans ces enregistrements.

Red NORVO ce n'est pourtant pas le swing ravageur d'un HAMPTON, mais quand même... il ne laisse rien à la traine.
C'est différent on ne peut comparer le style d'un sage à celui d'un diable. Mais quand ils jouent, ils ont raison tous les deux.

Finalement un disque très agréable à l'écoute.

* je ne sais si un joueur de Marimba s'appelle Marimbaniste ?
Faut savoir improviser parfois !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 9, 2014 12:56 AM CET


Ellington, 1927-1928
Ellington, 1927-1928
Proposé par roundMediaUK
Prix : EUR 21,88

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand Maitre du Jazz au Cotton Club de Harlem., 5 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ellington, 1927-1928 (CD)
"Duke" ELLINGTON Edward, Kennedy.
1927-1928

Pianiste, compositeur, arrangeur, chef d'orchestre.
Washington 1899
New York 1974

Difficile de choisir. Ce n'est pas sa musique qui est en cause, il n'y a pas de mauvais enregistrements de l'orchestre de Duke ELLINGTON. Mais c'est ce que les majors en font.
Les disques Classics The Chronological proposent en pas moins de 48 CDs (presque toute) l'intégrale du Duke.
Les premiers enregistrements datent de 1924.
On peut considérer quatre grandes périodes dans l'oeuvre de Duke ELLINGTON

- De 1924 à 1939. Première période. Le style jungle. C'est sa rencontre avec Bubber MILEY qui va déterminer ce choix. La jungle c'est Harlem mais aussi les origines Africaines.
Les morceaux marquants de cette période : "The Mooche", "Mood Indigo", "Echo of Harlem", "Black And Tan Fantasy" le superbe "Solitude", "Sophisticated Lady", "Reminiscing in Tempo"... et bien sûr "Caravan" (1938).

Jusqu'en 1927 "The Washingtonians" joueront dans différents clubs et cabarets.
La période que nous propose ce CD couvre 1927-1928.
En 1927, l'orchestre d'Ellington est engagé au Cotton Club de Harlem. Il y jouera jusqu'en 1931 et sera remplacé par le Big Band de Cab Calloway.
Harry Carney (saxo baryton) entre dans l'orchestre, Barney Bigard (clarinette) arrivera fin 27. (suivra Le saxophoniste alto Johnny Hodges en 1928 mais qui ne figure pas sur ces enregistrements).

J'ai choisi ce CD parce que c'est à partir du "Cotton Club" que l'orchestre d'Ellington va vraiment prendre forme.

Pour des raisons de contrats Ellington enregistrera sous différents vocables : "Duke Ellington And His Orchestra", "Duke Ellington And His Cotton Club Orchestra", "The Washingtonians"... pour Victor, Okey, Vocalion, Harmony, Brunswick...
Les musiciens resteront fidèles à ces formations. Bubber MILEY et Louis METCALL (trompette), Joe NANTON (trombone), Otto HARDWICK (sax alto, soprano, baryton), Harry CARNEY (clarinette, sax alto, baryton), Rudy JACKSON (clarinette, sax tenor), Fred GUY (banjo), Wellman BRAUD (contrebasse), Sonny GREER (batterie), et la chanteuse Adélaïde HALL.
Pour ce CD 24 titres ont été retenu pour une période qui va du 6 octobre 1927 au 21 mars 1928. Principalement des compositions du Duke souvent associé à Bubber Miley tel "Black And Tan Fantasie".
Il n'y a peu de modifications dans la formation citée sauf que Jabbo SMITH remplace Bubber MILEY sur trois titres le 3 novembre 27. Barney BIGARD prend la place de Rudy JACKSON à partir de décembre 27, soit 11 titres et Arthur WHETSEL remplace Bubber MILEY le 21 mars 28, sur deux enregistrements.
CBS - ERA avait sorti sur cette période deux coffrets de 3 vinyles chacun, introuvable de nos jours.

L'écriture du Duke,...on pourrait en disserter sur des pages et des pages. Ou des journées entières.
En deux mots, chaque musicien avait sa personnalité sa manière d'interpréter et de jouer une partition, Duke l'avait compris et écrivait en fonction de chacun d'eux. L'individualité de leurs styles activait son imagination et en contrepartie la personnalité des grands solistes se développait par ses orchestrations devenues de plus en plus riches et complexes. Et en sorte il les fidélisait.

Il a su s'entourer au long de sa carrière de musiciens de grands talents : Johnny Hodges - Harry Carney - Barney Bigard - Tricki Sam Nanton - Laurence Brown - Bubber Miley - Cootie Williams - Rex Steeward...
"Il en a tiré la quintessence pour l'incorporer à sa musique".

Dans la même collection six autres CDs complètent la période du Cotton Club.
Ce CD est un bon début pour suivre la passionnante histoire du Duke.


1936
1936
Proposé par Disco100
Prix : EUR 23,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Benny CARTER secoue l'Europe, 9 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1936 (CD)
Benny CARTER

Saxophoniste, clarinettiste, trompettiste, arrangeur, chef d'orchestre.
New York 08-08-1907
Los Angeles 12-07-2003

Benny CARTER est un incontournable acteur parmi ceux qui ont façonné le jazz. Son nom est indissociable de cette aventure.
Sa carrière s'étale sur sept décennies, de 1924 date de sa première prestation dans l'orchestre de June Clark, à 1992 quand il prendra la tête d'un big band et enregistrera avec Hank Jones un superbe "The Legend" en duo. Une fantastique épopée.
Vous n'êtes pas obligé de lire la suite. Ce CD est très bon.
Pour les amateurs de Nouvelle Orléans c'est une phase particulière dans l'évolution musicale de CARTER. Il vient diffuser ses idées avec des musiciens qui sont demandeurs et qui cherchent à évoluer. Dans peu de temps le style Bop va pointer son nez. A classer chez vous à la suite de King OLIVER, Louis ARMSTRONG et à côté des grandes formations swing.

Le choix de ce CD. Le troisième produit par Classics, les deux premiers couvrant les années 1919 à 1936. La raison en est que de 1936 à 1938 Benny Carter s'installe en Europe. Il sera très actif au Royaume Uni, en France, en Hollande et en Scandinavie. Ce CD reprend les enregistrements de 1936 en Grande Bretagne, au Danemark et en Suède. En 37 et 38 il a bien enregistré en Hollande et en France, cela fera l'objet d'un quatrième volet.

- 1) "Benny Carter And His Orchestra". Londres mi-juin 1936.
Pas moins de 14 musiciens dont certains viennent de chez Hylton tel le tromboniste Lew DAVIS et apparition de la chanteuse Elisabeth WELCH et d'un excellent trompettiste Tommy Mc QUATER.
Six plages, et cela débute par un "Scandal In A Flat" très lyrique dans son entame. Puis dans la tradition des grandes formations "Accent On Swing" et là c'est la patte de Carter qui s'impose. "You Understand" traditionnel mais un peu sirupeux. "Gin And Jive" tiré au cordeau, rien ne dépasse bon swing…

- 2) "Benny Carter And His Swing Quartet". Londres 20 juin 1936.
Une petite formation cela devient sérieux. Un quartet à six en réalité. Benny CARTER (Trompette, Clarinette, sax alto et ténor) - Gene RODGERS (piano) - Bernard ADDISON (guitare) - Wallis MORIS (sax baryton) - George ELRICH (batterie) et Elisabeth WELCH (vocal).
A vrai dire Rodgers et Addison sont des musiciens américains. Rodgers a joué avec Chick Webb, Clarence William, King Oliver, Coleman Hawkins, c'est un pianiste mélodique et raffiné. Addison quant à lui a accompagné Armstrong, Fats Waller, Fletcher Henderson, Mezzrow, Bechet…
Trois morceaux sont retenus : "When Ligths Are Low" vocal d'E.Welch. Ce morceau sera repris deux mois plus tard à Copenhague en grande formation, il est aisé d'en faire la différence.
- "Waltzing The Blues", Carter est impressionnant à la trompette. Et un "Tiger Rag", une version originale qui contraste fortement d'avec les interprétations des petites formations NO que l'on a l'habitude d'entendre.

- 3) "Benny Carter With Kai Evans' Orchestra" Copenhague 26-08-36.
Une importante formation. Des musiciens avec des noms impossibles. C'est Kai EWANS (sax alto) qui dirige. Treize musiciens suivent.
-"Blue Interlude" et "Bugle Call Rag". On sent de suite que l'arrangeur Carter n'est pas loin. Un vrai Bugle call Rag comme on les aimait à Storyville dans Perdido street.

- 4) "Même Orchestre que le 26-08". Copenhague le 29-08-1936
Un sax tenor du nom de SKJOLDBORG est remplacé par Henry HAGEMANN-LARSEN. Et je ne vous dis pas le nom des autres !
Par contre deux très belles interprétations : "Memphis Blues" et "When Ligth Are Low".

- 5) "Benny Carter Med Sonora Swing Band" (first side)
- -"Benny Carter Med All Star Orchestra". Stockholm 12-09-36.
On revient au grand orchestre, aux pupitres bien rangés, les cuivres, les anches… et le swing prend essor.
-"Some Of These Day" et "Gloaming". Dans l'excellence c'est parfait. Rigueur, équilibre, swing.

- 6) "Elisabeth WELCH" vocal. Londres 13 oct. 1936.
Benny CARTER (trompette et sax alto) - Gene RODGERS (piano) - Lvor MALRANTS (guitare) et Wally MORRIS (sax baryton).
Quatre plages, quatre petits bijoux. Particulièrement "The Man I Love".

- 7) "Benny Carter And His Swing Quintet" Londres 19 oct. 1936.
De retour à Londres Benny retrouve superbe quintet.
Tommy McQUATER (trompette) - Benny CARTER (clarinette et sax alto) - Gerry MOORE (piano) - Albert HARRIS (guitare) et Al CRAIG (batterie).
Quatre belles séquences et étonnement un "Jingle Bells" que l'on verrait bien en fanfare dans St Louis street à la Nouvelle Orléans.
-"Royal garden Blues" une superbe prestation de tous les cinq.
Et on ferme le studio avec "Carry Me Back To Old Virginny". Quatre grands classiques, on ne pouvait mieux terminer.

Une belle expérience de Benny CARTER qui est au mieux c'est une platitude que de dire qu'il est au mieux car ce qui le qualifie c'est sa constance et la rigueur de sa conception de la musique et son intransigeance dans son exécution.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 3, 2014 6:22 PM CET


The Complete Set 1923-1926
The Complete Set 1923-1926
Prix : EUR 15,24

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un grand cornettiste à l'affiche., 8 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Complete Set 1923-1926 (CD)
Freddie KEPPARD

Cornettiste, chef d'orchestre.
Nouvelle Orléans 1890
Chicago 15-07-1933

Freddie Keppard issu de la communauté Créole apprendra le violon, la mandoline et l'accordéon et à 16 ans le cornet. Il va se positionner, temporellement, entre Buddy Bolden et Louis Armstrong. En 1906 il forme son premier orchestre avec Alphonse Picou (clarinette), le "Olympia Orchestra". En 1912 il part pour Los Angeles, crée avec Bill Johnson* le "Original Creole Orchestra" il va tourner sous l'égide (obligée) de l'Orpheum Circuit jusqu'en 1920. Puis se stabilise à Chicago parallèlement à King Oliver et Jimmie Noone. Et de 1922 à 1928 il va naviguer entre les orchestres de "Doc" Charles COOKE, Erskine TATE et sa propre formation.
Les enregistrements de ce CD font la part belle à cette période.

- 1) - avec le "Erskine Tate's Vendome Orchestra". Chicago juin 1923.
"Cutie Blues" et Chinaman Blues". Deux blues typiques avec cette odeur de tragédie latente. L'émotion est bien présente.
E.TATE est au banjo, F.KEPPARD et James TATE au cornet, FAYETTE (trombone), A. FERNANDEZ (clarinette), B.BAILEY (clarinette et sax alto), N.MORTON (sax ténor), A.ROBINSON (piano) et J.BERTRAND (batterie)

- 2) le "Cook's Dreamland Orchestra". Richmond janvier 1924.
Six plages sont au programme.
Plage 5, "So This Is Venice". On retrouve dans ce morceau tout le charme de l'esprit Créole.
On remarque également plage 7 "The Memphis Maybe Man" le désengagement de l'improvisation collective qui était le cœur du style NO remplacé par un dialogue, assez curieux d'ailleurs, entre les instruments.
On notera la présence de Jimmie NOONE (clarinette) et Bill NEWTON au bb (nota : j'ai enfin découvert que bb veut dire brass bass, c'est à dire. le tuba (basse à vent), saxhorn basse, hélicon, soubassophone, contrebasse (à cordes), recording bass) Ici B. Newton est au tuba et il ne se fait pas oublier, c'est le moins que l'on puisse en dire !

- 3) avec le "Cookie's Gingernaps" Chicago juin 1926.
On retrouve dans cette formation Jimmie NOONE (clarinette) et Johnny St CYR au banjo. Quatre très bonnes partitions. Plage 9 à 12.

- 4) "Cook And His Dreamland Orchestra" Chicago juillet 1926.
La formation est semblable à celle de 1924, seule la rythmique diffère avec R. SHELLY et J. St CYR au banjo et S. REYNAUD au bb.
Cinq plages, 13 à 17. Il est à noter que plage 17 "Sidewalk Blues" F. Keppard est remplacé par George MITCHELL.
Plage 16 "Spanish Mama" une résurgence de style Ibérique des fanfares que l'on retrouve de nos jours dans les bandas.

- 5) "Doc' Cook And His 14 Doctors Of Suncopation"
Chicago juin 1927. On retrouve à peu près les mêmes musiciens dans les Cook's "formations". Il semblerait là aussi que Keppard soit remplacé par Mitchell qui lui est accompagné de Elwood GRAHAM (cornet). Apparition de Clarence OWENS au sax ténor. Cet orchestre semble entrer dans une nouvelle conception qui échappe un peu au conventionnel du NO. : 2 cornets - 2 trombones - 1 clarinette - 2 sax alto - 1 sax ténor - piano, banjo, brass bass (à vent), batterie. Un bel orchestre.
Quatre très bons morceaux, 18 à 21, qui semblent d'une facture renouvelée pour cette formation.

- 6) le "Freddie Keppard's Jazz Cardinals" Chicago sept. 1926.
Là c'est du "lourd" avec un orchestre léger. Du bon, du pur NO.
Fred KEPPARD (cornet) - Eddie VINCENT (trombone - Johnny DODDS (clarinette) - Arthur CAMPBELL (piano) - Jasper TAYLOR (wood block) - un intrus, c'est Papa Charlie Jackson (dont tout le monde se fout) qui vient faire du vocal.
C'est une excellente idée pour terminer ce disque. Trois excellentes prestations, "Stock Yards Strut", et deux versions de "Salty Dog".

Un mot sur COOKE qui vient de Louisville. C'est un pianiste, arrangeur, chef d'orchestre. Né en 1891. Son surnom vient de ce qu'il est docteur en musicologie (1926) de l'université de Chicago. Chose rare à cette époque pour un noir.
1910 le trouve à Chicago comme compositeur et arrangeur il dirige plusieurs orchestres jusqu'en 1930, dont une formation de type symphonique de quinze à vingt musiciens au Dreamland. Cet ensemble d'où émergent des légendes de la NO comme Freddie Keppard, Jimmie Noone, Johnny Dodds, Johnny St Cyr… enregistrera une vingtaine de faces entre 1924 et 28, objet de ce CD dont "Moanful Man" (plage 6) considérée par la critique comme un chef d'œuvre digne des plus belles gravures de King OLIVER.
Bien sûr on a fait la comparaison avec les orchestres de la même époque, Fletcher Henderson, Duke Ellington, Sam Wooding, la différence est flagrante, s'il n'a pas la même maitrise des pupitres, Cooke vient du Ragtime, de la musique créole, il a à son avantage un rythme et un swing plus puissant.
Daniel Nevers dira, je cite : " Ses essais de grands orchestres… ils sont les très rares (sinon les seuls) exemples d'application de la polyphonie Néo-Orléanaise aux exigences de la grande formation".

On disait de Fred Keppard qu'il était doté d'une grande puissance sonore mais à l'écoute de ses enregistrements cela n'est pas probant. Peut-être que hors sessions d'enregistrement….
Il s'éteindra au Cook County Hospital de Chicago en 1933 victime de l'alcoolisme et de la tuberculose.
Il restera un cornettiste marquant du style NO avec Armstrong et King Oliver.

*Une anecdote : Nous sommes en 1911. Bill JOHNSON du "Original Creole Band" de Keppard jouait de la contrebasse et comme dans les orchestres classiques elle était jouée avec un archet. Bill en jouant casse son archet, il termine en jouant pizzicato. La contrebasse est née. Ca c'est la légende. L'archet ne sera abandonné qu'en 1930.
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Hot Hylton 1926-1930
Hot Hylton 1926-1930
Prix : EUR 13,93

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Les grandes formations swing en Europe., 7 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hot Hylton 1926-1930 (CD)
Jack HYLTON
Pianiste et chef d'orchestre est né en Angleterre à Great Lever en 1892.

Il débute en jouant de l'orgue dans un théâtre. Dés 1921 il forme un orchestre, enregistre beaucoup et fait de nombreuses tournées en Europe et aux Etats-Unis (1935) jusqu'en 1940 date à laquelle il abandonne la musique pour se consacrer au théâtre.
Des années 20 et 30 il sera considéré comme le Paul Whiteman Anglais ; mais jamais son orchestre n'aura l'envergure de ce dernier, maitre du swing et grand orchestre de danse. Cependant pour l'Europe il reste l'un des grands orchestres de variétés de tendance jazz dans un style swing très civilisé.
L'inspiration viendra des grandes formations américaines telles celles de Fletcher Henderson, Bennie Moten ou Jimmy Lunceford. Mais l'apogée des grands orchestres Swing sera entre 35 et 45, Duke Ellington, Count Basie, Cab Calloway, Chick Webb, Glenn Miller, Benny Goodman... et dans les années 40 le "Hot Hylton" a cessé d'exister.

Si Hylton ne dispose pas de musiciens de valeur équivalente à ceux des big-bangs outre atlantique il a su cependant recruter de très bons musiciens dans le vivier Anglais et Français.

- Jack JACKSON excellent trompettiste né dans le Kent en 1906 sera dans l'orchestre de 1927 à 30 puis rejoindra Jack Payne au BBC Dance Orchestra.
- Tommy Mc QUATER, Jack RAINE, (trompette).
- Lew DAVIS, (trombone).
- E.O. POGSON (clarinette, sax alto et baryton, flute, hautbois).
Des anches, des violons, Arthur Young (piano), guitare, banjo, basse, batterie....
Parmi les français :
- Léo VAUCHANT (ARNAUD Noël, Léon) tromboniste, trompettiste, saxophoniste, percussionniste, violoncelliste, arrangeur et chef d'orchestre, sera premier trombone et arrangeur dans l'orchestre de Hylton de 1928 à 30. Léo Vauchant est né Arnaud à Couzon-au-Mont -d'Or en 1904. Études de violoncelle et trombone aux conservatoires de Lyon, Paris, Berlin. Dans le début des années 20 il s'est intégré aux orchestres américains. Il sera remplacé par Paul FENOULHET.
- André EKIAN, saxophoniste, clarinettiste, Meudon 1907. Ne rejoindra l'orchestre qu'en 1931.
- Philippe BRUN, trompettiste, Paris 1908. Fera partie de l'orchestre de 1930 à 36. Emule de Beiderbecke rongera son frein dans cette formation. Se fait remarquer dans "Limehouse Blues".

Ce grand orchestre eu un grand succès dans l'entre-deux-guerres en Europe. Très agréable à l'écoute son swing est entrainant. Même si parfois l'orchestre fait preuve dans certains morceaux d'un peu de lourdeur. La dynamique des anches et des cuivres est l'apanage des big bands américains. Et là c'est sa faiblesse. Mais tout le monde n'est pas Glenn Miller ou Paul Whiteman.
Cinquante ans plus tard un rédac chef de Jazz Hot écrira : -"... cet orchestre plus orienté vers une décoction doucereuse pour la danse que vers les accents mal embouché du Jazz." (in dictionnaire du jazz page 172). Il avait du passer un mauvaise nuit !
Beaucoup trouve cette formation très sympathique, très agréable à écouter, c'est mon cas, mais elle est surtout le reflet d'une période où les gens avaient envie de s'étourdir. Les séquelles de 14/18 étaient encore présentes et des tensions en Europe centrale ne présageaient rien de bon.
Alors il fallait danser.
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The Best Of - 1928-1929
The Best Of - 1928-1929
Prix : EUR 15,24

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le dixieland du Savoy Hôtel au studio d'enregistrement, 6 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Best Of - 1928-1929 (CD)
Fred ELIZALDE, pianiste, arrangeur, Chef d'orchestre

Federico ELIZALDE est né à Manille en 1907.
Il étudie le piano, son frère cadet le saxophone, il convertit son ainé au jazz. Ils partent faire leurs études en Angleterre (Cambridge) et forment un petit orchestre, ils font quelques enregistrements.

Fin 1927 la direction du Savoy Hotel demande à Fred ELIZALDE de former un orchestre de danse pouvant jouer du jazz. Cet orchestre y jouera pendant deux ans.
Fred embauche des musiciens locaux : Norman PAYNE (trompette), Harry HAYES (clarinette, sax alto), Len FILLIS (guitare), Dick MAXWELL (guit. Banjo), Ronnie GUBERTINI (batterie)….et bien d'autres. Puis il débauche parmi les meilleurs éléments des "California Ramblers" aux Etats-Unis, Chelsea QUEALY (trompette), Bobby DAVIS (clarinette, sax alto et soprano), Adrian ROLLINI (sax baryton, pianiste, xylophoniste, vibraphoniste, batteur, compositeur)…

De janvier 1928 à décembre 1929 "l'Anglo American Band" de Fred ELIZALDE, sous contrat au Savoy, enregistrera par ailleurs, plusieurs disques à Londres. C'est l'objet de ce CD.
Vingt deux morceaux sont ici gravés. Beaucoup de standards de jazz sont repris. Dans ces enregistrements l'orchestre a su distiller l'âme d'un jazz en gestation sur le vieux continent. L'exportation en Europe de cette musique se passait dans les meilleures conditions.
Que ce soit en petites ou grandes formations, au Savoy ou en studio, ou de l'autre coté de l'océan au Kentuky Club ou au Cotton Club, l'esprit, la ferveur, la tonalité, sont de même facture.
Ce CD nous offre de très bons enregistrements de pur Dixieland, musique tonifiante, parfois exubérante, mais quel plaisir !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 7, 2014 7:37 PM MEST


Chicago Bound Blues
Chicago Bound Blues
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 23,96

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ce qui la rattache à Chicago..., 30 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chicago Bound Blues (CD)
Bessie SMITH "l'Impératrice du Blues".
Chatanooga 1894
Clarksdale 1937

Orpheline à huit ans. Gamine elle chante et danse dans les rues afin de gagner quelques sous pour subvenir à ses besoins. A 16 (ou 18) ans la chanteuse Ma Rainey, "la Mère du Blues" la prend sous sa protection dans les tournées des "Rabbit Foot Minstrels". A partir de 1915 elle joue souvent dans les revues du circuit T.O.B.A.*. En 1923 parrainée par Frank Walker de la maison de disques Columbia elle enregistre à N.Y. "Down Hearted Blues", énorme succès, sa carrière est lancée.
1929 met à mal l'industrie du spectacle. Le Blues ne fait plus recette. A la récession Bessie y ajoute l'alcool.
En 1933 John Hammond essaie de la relancer en une séance historique avec Buck Washington, Frankie Newton, Chu Berry, Jack Teagarden et Benny Goodman. Mais cela ne sera pas suffisant. Elle fera des tournées de second ordre et c'est lors de l'une d'elle qu'elle trouvera la mort victime d'un accident de voiture. Une virulente polémique s'ensuivra.
Bessie Smith est considérée comme la plus grande chanteuse de blues. Elle sait faire la liaison du blues rural au blues plus sophistiqué celui de Billy Holliday. Chanteuse réaliste, sa voix est puissante d'une articulation parfaite elle chante des thèmes populaires, les amours malheureuses, le mal du pays, l'alcool, les catastrophes naturelles telles les inondations en Louisiane....

Ce boitier de quatre CD couvre essentiellement la période faste de Bessie Smith. Les années 23 à 25. Soixante six plages enregistrées soit près de quatre heures d'écoute. Eh oui ! j'ai bloqué un après-midi pour en faire l'écoute sans interruption... quand on aime et que le temps ne nous est pas compté on peut se le permettre. J'ai survécu ! Heureux.

- Le CD 1. Mon avis, faire l'impasse. Sauf qu'il vous faut écouter la plage 4 : "Down Hearted Blues", c'est l'enregistrement historique de Bessie, le premier, son grand succès. Les quinze autres enregistrements, année 1923, sont très bons évidemment, les accompagnateurs sont les fidèles Fletcher Henderson et Clarence Williams. Mais on a l'impression que parfois Fletcher s'assoupit sur son clavier. Mais c'est le tempo du blues qui veut ça. Moi j'avais un café bien serré à portée de main. On supporte.

- Le CD 2 est plus varié. Seize plages de 1923 à 27. On retrouve Clarence Williams avec Buddy Christian, banjo, dans "Beale Street Mam". Puis d'autres pianistes : Jimmy Jones, Porter Grainger, James P. Johnson, Fred Longshaw soutenus par de bons guitaristes.
Écoutez et mettez en replay le "St. Louis Blues" sorti des cinq plages enregistrées avec Louis Armstrong cornet et Fred Longshaw orgue et piano. Idem plage 16 "The Yellow Dog Blues", là on a sorti du lourd, le "Henderson Hot Six" avec Joe Smith cornet, Charlie Green trombone, Buster Bailey clarinette, Coleman Hawkins sax ténor, Fletcher Henderson piano, Charlie Dixon banjo et Ralph Escudero au bb ?!? (comme je n'ai pas été présenté et que j'étais absent ce jour là je ne sais pas ce que c'est que le bb ! je suppose que... et pi non je suppose rien).

- Le CD 3 est très intéressant. Seize plages également. Années 23 à 25. On retrouve Fletcher Henderson mais là le piano est accompagné par Charlie Green au trombone, Joe Smith au cornet (sur 2 plages), Louis Armstrong (sur 3 plages dont un très bon "Careless Love Blues).
On trouve indifféremment, plage 3 "Sing Sing Prison Blues" avec Buster Bailey et Don Redman à la clarinette (chacun la sienne évidemment) et Fred Longshaw au piano.
Un excellent "Cake Walkin' Baby" avec les mêmes sept musiciens du "Hot Six" de Fletcher Henderson ; (mouais y a un intrus on dirait). J'ai bien aimé la plage 10 "Nobody's Blues But Mine" avec Bob Fuller à la clarinette et au sax alto, Isadore Myers au piano et Elmer Snowden au banjo.

- le CD 4 réserve bien des surprises. Dix huit plages. Années 23-24 et 1 pl. 25, 29, 30, 31.
4 plages avril 24 avec Robert Robbins au violon et Irving Jones au piano.
Plages 1et 2, Là on sent le poids des ans pour l'enregistrement. Le piano sonne curieusement il fait un peu bastringue et on dirait que Robbins a remplacé ses cordes par des boyaux de chat. Mais c'est la noblesse des reliques. Il fallait récupérer la voix de Bessie.
Plages 4 et 5, Don Redman clarinette et Fletcher Henderson piano, dans "Haunted House Blues" Redman se laisse aller en fantaisie.
Plage 7 "Cemetery Blues", parfait un régal Bessie avec Jimmy Jones.
Plage 9 là je mettrais un ++ et un + encore tellement c'est beau. Un duo avec Clara Smith. Les deux voix s'accordent à la perfection. Plage 10 idem.
Plages 13 et 14 on retrouve le violon de Robbins il n'a pas encore changé ses cordes malgré sa promesse.
Plage 15, oct.29, "Blue Spirit Blues" avec James P. Johnson à partir de là la qualité d'enregistrement s'améliore.
Plage 16, Juillet 30, "Black Mountain Blues" avec Ed Allen au cornet et Steve Stevens au piano. Bessie émouvante.
Plage 17, juin 31, Louis Bacon cornet, Charlie Green trombone, Clarence Williams Piano et Floyd Casey batterie. Bessie en pleine forme. On termine plage 18, par "Nashville Woman's Blues" avec Armstrong, Green et Henderson on clos avec un superbe enregistrement. Celui là date de 1925.

Comme je ne voulais pas faire un commentaire trop long je ne vous dirai pas tout le plaisir chargé d'émotions que j'ai eu. Et que vous aurez.
Sur ce la bouteille de bourbon m'attend.
La vie est faite de tout petit rien comme ça, Bessie, bourbon, hamac.

*Circuit T.O.B.A. : C'est "l'Association de location des propriétaires de théâtre".
La ségrégation raciale va séparer le spectacle, (Vaudeville), des noirs de celui des blancs. Va se mettre en place un circuit de location de salle de théâtre pour les troupes de vaudeville joué par des noirs pour un public de noirs.

PS : Si vous trouvez que quatre galettes ça encombre vous avez un tres bon The Quintessence 1923-1933
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