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Contenu rédigé par papi-mormès
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papi-mormès (gers)

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The Hot Sides 1929-1934
The Hot Sides 1929-1934
Prix : EUR 13,90

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pendant que j'écrivais ce com., Bag me piquait mon Bibi Fricotin et Jlenjo se vautrait dans mon hamac !, 5 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Hot Sides 1929-1934 (CD)
- Raymond Stanley NOBLE

Chef d'orchestre, compositeur, arrangeur, pianiste à ses heures..
Brighton 17-12-1903
Londres 03-04-1978

Ray NOBLE fait ses armes à Londres à la tête de formations Dixieland qui sont très typées pour la danse, slow-fox, fox-trot, one-step... L'époque en est complice. Nous sommes dans la période de l'après Grande Guerre. L'Europe a découvert le Jazz avec la venue des troupes Américaines en 1917.
- Passage à Londres de l'ODJB en 1919/20, le précurseur du Dixieland.
- En 1925 à Paris, "La Revue Nègre", dont Sidney Bechet fait partie, a aidé à populariser cette musique que l'on trouvait par trop élitiste.

En 1934 Ray NOBLE s'installe à New York avec de multiples activités, compositeur, arrangeur, chef d'orchestre de "big band - orchestra dance - bal room" Jazz Masters & American Dance au coté des Cab Calloway, Woody Herman, Count Basie, Lionel Hampton, Glenn Miller... également en 1938 comme acteur et animateur de show radio, interprétant je cite : "un idiot Français stéréotypé de classe supérieure" ; sacré British ! On se moquait déjà des mangeurs de grenouilles. (Le rosbif et la grenouille).

Il faut bien du courage à un éditeur pour proposer sur les étals une musique qui s'enferre dans l'oubli avec des musiciens que seul l'anonymat honore et que plus personne ne veut écouter !

Ce CD : Ray Noble the Hot Sides 1929-1934 est un échantillon de la musique que produisait NOBLE. Du pur Dixieland. Une grande formation solide, des arrangements parfaits, une bonne maitrise de l'orchestre et un swing je vous dis pas. Des musiciens à découvrir tels les trompettistes Sylvester Ahola et Max Goldberg, au jeu proche de Bix Beiderbecke. Des clarinettistes, saxophonistes Laurie Payne, Harry Hine, Danny Polo (tiens le revoilà !). Eric Siday, violoniste que l'on rapproche de Joe Venuti. Et Ray Noble qui ne dédaigne pas de temps à autre s'asseoir au piano.
Plusieurs sessions s'étalent de 1929 à 1934. La chronologie et l'homogénéité des plages choisies dans cette édition sont parfaites.

- "The New Mayfair Dance Orchestra".
Grande formation, seize musiciens, enregistrements faits à Londres
le 7 octobre 1929 - 4 plages dont "Copper Blues".
Le 20 février 1930 - 4 plages également.
Le 20 octobre 1930 - 3 plages.

- "The Night Club Kings".
Formation plus intime, sept musiciens dont Ahola et Polo. A Londres.
Le 21 janvier 1930 - "In The Moonlight" et "Simeone".
Le 03 octobre 1930 - "Allah's Holiday" et "Wispering", Vocal jack Plant, dit Laguimauve.

- "The New Mayfair Novelty Orchestra".
Petite formation également, Noble au Piano. A Londres.
Le 14 novembre 1931 - "Twentyeth century Blues". Excellent.

- "Ray Noble And His Orchestra".
On reprend la grande formation avec de nouvelles têtes. A Londres.
Le 14 décembre 1932, le 2O février 1933, le 16 mars 1933, le 04 octobre 1933 ("Tiger Rag"), le 20 décembre 1933, le 01 février 1934, ("Who walks In When I Walk Out" deux versions, deux pour le prix d'une et cela vaut le coup !) et en clôture "All I Do Is Dream Of You" le 11juillet 1934.

Sympa cette collection qui émarge une cinquantaine de CD en reprenant cette musique, New Orléans et Dixieland des années 1917 à 1942 allant de l'ODJB à Glenn Miller.
Toute une époque, toute une musique, une mémoire, des émotions. Une musique qui ne peut que plaire.
Vous me voyez sourire... ouais, mais imaginez votre grand-mère en train de danser le Jitterburg ! Et ça ça me réjouit.

Cela n'est pas du commercial mais ce n'est pas une raison pour en faire des conserves !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 19, 2014 7:28 PM MEST


The Complete Sets
The Complete Sets
Prix : EUR 14,96

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pendant que Bag écrivait son com. je lisais Bibi Fricotin dans mon hamac., 2 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Complete Sets (CD)
Danny POLO

Clarinettiste, saxophoniste, chef d'orchestre, compositeur.
Toluca (Illinois) 22/12/1901
Chicago (Illinois) 11/07/1949

Danny POLO sera un des purs produits du creuset Chicagoan.

En ce début de siècle grand nombre de musiciens noirs et créoles, originaires de la Nouvelle Orléans, après la fermeture de Storyville, émigrent et évoluent à Chicago. Louis Armstrong, King Oliver, Jelly Roll Morton, Johnny Dodds, Jimmy Noone, Omer Simeon, Freddy Keppard... Ils exploitent à merveille leur style d'improvisation collective : le New Orléans. Les musiciens blancs adhèrent à ce style en lui apportant une touche un peu différente, plus "blanche", ajout du saxophone et harmonies de sensibilités européennes. Ce sera le Dixieland. Mais l'inspiration sera la même.
La mixité blancs/noirs dans les grands orchestres ne devrait pas poser trop de problème entre musiciens mais la ségrégation existe toujours. Il faudra l'audace d'un Benny Goodman ou d'un Mezz Mezzrow.
Il y a ce diable de Goldkette qui donne une grande impulsion aux orchestres blancs et surtout les contrats d'enregistrement chez Victor.
Tel l'orchestre de 1926/27 qui comprend Bix Beiderbecke, Frankie Trumbauer, Joe Venuti, Tommy et Jimmy Dorsey, Danny POLO ....
L'année suivante (1928) POLO (chon) part en tournée en Europe et naviguera pendant plus de dix années entre l'Allemagne, la France et l'Angleterre. Il ne rentrera aux Etats-Unis qu'en 1940. Il fera partie de l'orchestre de son pote Claude Thornhill et dirigera plusieurs formations. Et ce jusqu'en 49, année de sa disparition.

Le CD qui nous intéresse, "Danny Polo And His Swing Stars", intègre quatre sessions d'enregistrements.
- Londres, octobre 37.
- Londres, janvier 38.
- Paris, janvier 39.
- et bizarrement une session de février 1935 à Londres, "The Embassy Rythm Eigth". Deux plages le 1er février et trois le 15. Ces cinq titres auraient pu être mis en début du CD.

Pour l'ensemble du CD le livret qui l'accompagne est très explicite et bien conçu. Cela est si rare qu'il est bon de le noter et puis cela évite au commentateur d'en faire détail.... Ouf !

Juste un petit mot sur la session Française : participent aux six enregistrements retenus, avec Danny Polo, clarinette, - Philippe Brun, trompette - Alix Combelle, sax ténor - Louis Vola, basse - Jerry Mengo, percussion...et G.Wilson ou U.M.Carlisle, piano - O.Aleman, guitare.
Il nous balance trois de ses compositions : "Montmartre Moan", "Montparnasse Jump" et son célèbre "Polo-Naise".

Le New Orléans, le Dixieland dont il est question ici puis plus tard le Revival procèdent de la même conception, de la même philosophie.
Une musique simple, débarrassée des contingences d'harmoniques sophistiquées. Une musique qui accompagne chaque instant de vie. Une musique pour danser, s'évader, rêver...
Et puis c'est toute une époque, celle de la jeunesse de nos grands parents, "les Années Folles".
"Les Années folles ... c'est un rêve éveillé, une nouvelle aspiration à la liberté. On n'a alors qu'une idée en tête : s'amuser pour oublier les horreurs du terrible conflit qui a si profondément marqué les esprits. Les tabous sont bousculés et l'on se grise de musique, de danse et d'un intense bouillonnement créatif."
Cette musique perdurera jusqu'en 40 puis retrouvera vitalité après une mise en sourdine due au second conflit.
Son évolution prendra divers chemins mais le "Hot" en sera toujours la base.
Le plaisir de ce plongeon musical nous est conservé et retransmis par ces enregistrements, une mémoire, une émotion.

PS : Tome 6 : Bibi Fricotin détective (1934)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 18, 2014 4:20 PM MEST


27 mois de Souvenirs en Algérie- 66e RA
27 mois de Souvenirs en Algérie- 66e RA
par André Zentz
Edition : Broché
Prix : EUR 36,12

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un document de vérité., 3 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 27 mois de Souvenirs en Algérie- 66e RA (Broché)
Pourquoi un livre si tard ?
C'est qu'après cinquante années la plaie Algérienne s'est mal cicatrisée. L'oubli voulu des heures creuses n'a pas comblé la ténacité du souvenir.
La brutalité pugnace de la mal-information d'une nouvelle génération. Les accusations sans cesse entretenues, perfidie, qui taraudent la conscience, qui mettent en doute l'honnêteté. La demande inlassablement réitérée de "repentance" .
Accusations non fondées qui pourrissent encore plus un climat délétère.
Un besoin impérieux de vérité.
Tel en serait la raison...
Mais cela n'engage que mon ressenti. Chacun ayant sa vérité.

Ce livre porte un témoignage honnête et sans concession sur une jeunesse prise au piège qui deviendra trop vite mature. Témoignage au jour le jour d'un groupe de ces troupes dites de "Réserves Générales" mais opérationnelles 24 heures sur 24 dans son secteur. Le journalier de l'appelé dans l'un de ces petits postes au confort des plus rudimentaires. (y séjournera d'ailleurs, comme sous-lieutenant, un futur président).
Perdu en pleine nature. Verrue griffée sur un piton avec pour horizon le décor somptueux d'un paysage d'une sauvage beauté. Et la découverte d'une ruralité qui s'éparpille au détour des halliers d'épineux là où la terre est moins rude, où les glèbes sont moins hostiles. Ouvriers de la terre qu'il va falloir connaitre, comprendre et avec lesquels il va falloir s'adapter et composer.
Ce quotidien ici narré le fut également pour la grande majorité du contingent envoyé en Algérie.

De l'Algérie des années 50 que savaient-ils ?
Ce que leur avait appris l'école : une province française composée de trois départements.
Bordant le sud Méditerranéen, porte d'entrée de l'Afrique.
Le Maghreb, terre de Berbères, de Kabyles, de Chaouias, de Juifs... est une terre d'invasion, romaine, musulmane, espagnol, ottomane, arabe, turque puis européenne...

Ce qu'on leur en dit en 1954 : Des exactions se font jour en cette province terre de France, violentes, basées sur des revendications d'autonomie. Les deux protectorats du Maghreb, la Tunisie et le Maroc prennent leur autonomie. L'Indochine s'avère être militairement un fiasco.
Mais à leur âge la politique, à part pour quelques uns, n'est pas la préoccupation principale, surtout en terre si lointaine et étrangère pour eux.
Bref le gouvernement demande à l'armée d'appuyer la gendarmerie pour rétablir l'ordre.
Pour faire simple : ce qu'en pense le rural sur le pas de porte de sa ferme ? Ses problèmes sont autres. Mais bon le service est obligatoire et quant à voir du pays pourquoi pas ?
La réalité sera brutale.

Chacun a vécu cette période de façon différente. Question d'éducation, d'instruction, de connaissance, de tempérament. La grande majorité d'entre eux n'a pas à en rougir.
A leur retour la parole a été confisquée. La métropole est divisée sur la conduite à tenir (les attaques les plus virulentes viennent principalement de ceux qui n'ont pas vécu le conflit sur place). Le chaos qui découla d'une solution trop tardive et mal ficelée les désorienta. L'incompréhension fit place.
Huit années de souffrances et de sacrifices de part et d'autre, pourquoi ?
Plus de neuf de nos jeunes soldats y ont perdu la vie chaque jour. Triste bilan ! Que de foyers en deuil ! Sans réponse le vécu se renferme en eux. Silence d'une vérité qu'ils se refusent à expliquer.
Ils se sont tus finalement parce qu'ils n'avaient rien à raconter et surtout cela n'intéressait personne (hormis la famille, et encore...). Et l'on était bien content de s'en être tiré sans trop de bobos. La raison d'état les avait réquisitionnés le temps d'un service prolongé, prolongé par de graves événements. Mais bon, ils avaient obéi et ils n'avaient rien à se reprocher. La vie reprenait le dessus sur ce qui pour certain fut une "aventure" belle ou mauvaise c'est selon.

Pendant le conflit et jusqu'au terme de celui-ci et ce malgré une très vigilante censure, les rares parutions individuelles ne seront écrites, en grande partie, qu'à partir de la vision de radicalistes intransigeants et tourmentés et quelques mégalos politiquement imbibés. Cela est le lot de chaque conflit. On croit pouvoir régler ses propres comptes !
- " L'homme qui raisonne en historien n'est qu'un petit bourgeois déguisé. "
(Le Communisme comme réalité).
Alexandre Zinoviev

Ici n'est pas le cas.
Ce livre c'est l'histoire sans tromperie d'un de ces conscrits jetés dans la tourmente d'un conflit, dit de maintien d'ordre, mais qui n'avouera que bien plus tard la violence de sa réalité.

La lecture est plaisante et l'écriture s'orne parfois d'une pointe d'humour. L'auteur situe dans un préambule ce qu'était sa vie en France dans les années d'après-guerre. Ce qui ne fut en réalité qu'une pose entre deux conflits. Puis tout s'enchaine dans ce qui fut le lot des appelés du contingent. L'auteur nous décrit, avec une parfaite neutralité du ressenti vécu sur place, la période déterminante de 1958 à 62.
Les analyses sont saines et non conflictuelles. Le livre et agrémenté d'une suite iconographique.
Il faudrait beaucoup de livres, témoignant de cette sorte, pour rétablir ne serait-ce qu'une parcelle de vérité.
Merci Mr Zentz.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 7, 2015 7:17 AM CET


La France Orange Mécanique
La France Orange Mécanique
par Laurent Obertone
Edition : Broché

9 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le boulet rouge de notre société., 4 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La France Orange Mécanique (Broché)
Ce livre pose plusieurs questions.
Nous n'en avons peut-être plus les réponses de nos jours.

1) La liberté d'expression.
Liberté de penser, de dire, d'écriture...
Mais liberté qu'est-ce maintenant ? Un mot mal exprimé et les foudres bien-pensantes pleuvent. Même la presse d'opinion, la seule que l'on se doit de respecter, n'est pas à l'abri.

2) l'information.
Dans une société déclinante, ouverte à tous vents, l'info se décline vitesse "grand V". Faite par n'importe qui. Elle vous tombe dessus sans différenciation. A valeur non relative. Crime de sang, escroquerie, faits divers bénins, inconvenance, révolte incendiaire on-ne-sait-plus-pourquoi, hold-up de haut-vol, drame conjugal, violeur de grand chemin et de petites filles, récidiviste attardé, bâtard abandonné, train en mal de rectitude, noyé de la grande bleue (faute aux congés payés), escroc de la sécurité sociale, service d'ordre épuisé, hôpital qui s'essouffle... tout cela en bouillie informe. Il "nous faut" de l'info. Prenez en pleine poire et dites merci.
Question : les journalistes de l'info donnent-ils une information ou font-ils passer par ce biais une opinion ?

3) Les médias
Ou la raison du plus sophistiqué, du plus enjôleur, du plus gueulard...
L'art du débraillé, l'injure du visuel, la perfidie de l'écrit, la vulgarité de la parole. Distributeur de propofol gratos. Concocté en infusion littéraire. En intrusion perfide visuelle.
Comment recevoir pour vérité de la part de ceux qui semblent croire ce qu'ils nous assènent ? N'y a-t'il pas manipulation à leur insu ? Belles têtes qui se glorifient de leur éphémère notoriété.
L'équilibre précaire, cependant devrait se faire de part ces mondains par la presse d'opinion.

4) l'égalité.
Un mot dont se gorgent tous les théoriciens d'une idéologie profane.
L'égalité c'est la forme de justice sans partage.

Du boulot sur la planche pour nos socios, psychos, etholos, ethnolos, Gemeinschaft et Gesellschaft et même des philosophes.
Pas de soucis, ils adorent ! Quant aux résultats ...

Il a même été invoqué dans un commentaire le concept de Darwin.
La tâche est rude...

En bref Mr Obertone est dans son plein droit sinon son devoir de mettre noir sur blanc les résultats de son étude et sa vision en l'état.
Mais il ne faut surtout pas s'interdire d'autres lectures (contradictoires) concernant ce problème. C'est même recommandé.
Ne jetons pas tout aux orties sous prétexte que la "formulation politique" est contraire à nos idéaux.
Un peu d'ouverture élargit le champ de notre compréhension.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 28, 2013 5:58 PM CET


Tonnerre sur le Pacifique - De Pearl Harbor à Hiroshima - 1941-1945
Tonnerre sur le Pacifique - De Pearl Harbor à Hiroshima - 1941-1945

3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 De Pearl Harbor à Hiroshima, 9 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tonnerre sur le Pacifique - De Pearl Harbor à Hiroshima - 1941-1945
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De Pearl Harbor à Hiroshima

- 1939, 72 millions d'habitants sur une surface équivalente au quart de la France. Le Japon étouffe.
- Dépourvu de matières premières essentielles à son industrie, pétrole, charbon, minerai, le japon a cependant acquis une imposante flotte navale et aérienne.
- Apres les échecs de son implantation en Mandchourie, Mongolie, Corée (1931-39) ses velléités d'occupation se reportent sur la Malaisie, la Thaïlande, l'Indochine comme bases de départ en vue de l'invasion des iles du sud-est asiatique (contrôlées par les puissances occidentales) riches en matières premières, Bornéo, Java, Sumatra, Nlle Guinée...
- Ce que le Japon nomme "Le périmètre de la Grande Asie", vitale à sa survie, fait dans le pacifique une boucle passant depuis le nord du Japon par Midway, les iles Marshall, Gilbert, Salomon puis dévie sur la Nlle Guinée, l'Indonésie, remonte en Birmanie, et ferme la boucle par la Chine, englobant les Iles Mariannes, Carolines, les Philippines, Formose...
- En 1941 l'occasion semble propice à ses ambitions. L'Europe est en plein désarroi et subit le joug du nazisme. L'Amérique est restée neutre. Aux appels de Churchill Roosevelt a répondu : "All but war". Seul hic la force navale américaine depuis Hawaï surveille le pacifique. Le pacifique couvre près des deux tiers du globe. Le champ des opérations va être à cette mesure.
- Le Japon va simultanément porter ses coups sur le gros des forces navales américaines : Pearl Harbor décembre 41, et sur l'Indonésie, décembre 41 à février 42, repoussant les quelques résistances jusqu'en Australie.

- A partir de là l'auteur va nous faire revivre cette guerre du Pacifique avec une minutie chirurgicale des opérations, cartes à l'appui, les effectifs, les horaires, les moindres détails sans aucune concession dans l'horreur de ce qu'une guerre peut engendrer. On peut lui concéder une certaine froideur à cet égard mais le récit est passionnant, vivant et nous tient en haleine jusqu'à l'épilogue.
Un chapitre traite du fameux projet Manhattan, tenu longtemps secret, pour mettre fin à cette guerre.

- L'empereur Hirohito, considéré au Japon comme un Dieu, avait renoncé à sa divinité en se prononçant comme monarque constitutionnel. En conséquence de quoi le Bushido a été élevé à son paroxysme.
Le Bushido aurait fait plus d'horreurs et de victimes que le régime nazi.
- "Le massacre de Nankin", 1937/38 : de 200 à 300.000 morts.
- "La voie ferrée de la mort", 1942 : de Bangkok à Rangoon, 415 km. sur les 180.000 civils et 60.000 prisonniers de guerre, 90.000 civils et 18.000 P.G. y laisseront leur vie.
- "La marche de la mort de Bataan", 1942 : sur ~ 80.000 prisonniers de guerre, 20.000 succomberont dans d'atroces conditions.
- Et cetera desunt...
- Contrairement à l'Allemagne avec la Shoah le Japon s'exonère de cette reconnaissance de crime contre l'humanité par un renversement de victimisation, Hiroshima et Nagasaki.

La guerre du Pacifique va cependant changer le cours de l'histoire.
Le choix des alliances. La guerre froide. Le début de la décolonisation.

Une suite iconographique complète le livre.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 30, 2013 4:58 PM CET


Nuages
Nuages
Proposé par cdhomme
Prix : EUR 28,81

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ciel dégagé... mais où sont "les yeux noirs" ?, 25 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nuages (CD)
Parler de ce CD en simplement deux phrases ne rime à rien. Django Reinhardt procède d'une telle importance dans l'histoire du jazz que l'on se doit de n'en pas négliger quelques explications, du moins sur les enregistrements ci présentés.
Le choix de cette compilation est intéressant, mais... Car il y a un gros mais, c'est un produit Sony Music, un boitier, une galette, un "bout de papier" avec une photo du quintette des plus convenues et une liste de quinze titres avec l'année supposée de l'enregistrement mais aucune chronologie, aucune liaison musicale ! Un point c'est tout ! En un mot, écoutez et ne soyez pas pinailleur.
Donc essayons de remettre un peu d'ordre, de logique, mais j'ai bien peur d'être un peu long.
Alors la suite s'adresse au curieux, aux passionnés de cette musique enthousiasmante qui confine à la fascination, le "jazz manouche" où se confondent le blues et la sensibilité tsigane, période importante du jazz en France.

- 1) SAINT-LOUIS BLUES, Paris le 09/09/1937.

Un classique de WC Handy. Enregistré pour les disques Swing (de Ch. Delaunay).
Django Reinhardt (g), Louis Gasté* (g) et Eugène d'Helemmes (bas).
En première place, ces 2'40, que tous les critiques considèrent comme l'un des enregistrements le plus abouti, le plus équilibré dans l'oeuvre de Django. Que certains ont qualifié de "chef-d'oeuvre". Mais sans aller jusqu'à cet enthousiasme ce St Louis-Blues est remarquable dans son interprétation. Un petit miracle comme il s'en produit parfois quand les musiciens entrent en osmose....
*Louis Gasté, (Loulou Gasté) compositeur de grands succès populaires et musiques de films, mari de Line Renaud.

- 2) GEORGIA ON MY MIND, Paris le 15/10/1936.

Enregistrement Gramophone.
Django et Joseph Reinhardt, Baro Ferret (g), Stéphane Grappelli (vln), Louis Vola (b) et Freddy Taylor (voc).
Cette complainte que Carmichael composa pour ses copains Chicagoans : Beiderbecke, Trumbauer...et que Ray Charles remettra en lumière trente ans plus tard, est ici reprise par le chanteur Freddy Taylor, l'invité du quintette qui assumait la présence américaine. On retrouve l'esprit plus affirmé du jazz américain. En ces années là il fallait se comparer aux musiciens d'outre-Atlantique. La guitare de Django exprime sa sobriété mais aussi sa puissance comme rampe de lancement pour Teddy puis Stéphane.

- 3) STARDUST, Paris 02/03/1935.

Encore un grand succès de Carmichael.
Enregistrement Gramophone.
L'orchestre de Michel Warlop...avec Coleman Hawkins.
Le Quintette du Hot Club de France reçoit sa dénomination le 23/02/1935 à l'occasion d'un concert que donnait Hawkins salle Pleyel. Les jazzmen Français avaient besoin de se frotter aux représentants du jazz Américain en tournée européenne.
Deux semaines plus tard Gramophone décide de faire un enregistrement du grand orchestre de Michel Warlop, dans lequel on retrouvait Django et Grappelli (ici au piano), avec Coleman Hawkins.
Dans "Stardust" les cuivres ne jouent pas. Le but de la séance était de mettre en valeur Hawkins; pourtant il se crée une sorte d'intimité avec une intro de Grappelli au piano puis le lyrisme de Coleman que poursuit sans complexe Django qui redonne après un bref solo la main à Hawkins. "Stardust" se passe finalement entre ces trois compères.
PS : Django enregistrera, toujours pour Gramophone, un brillant "Stardust" avec Bill Coleman, G. Johnson, G. Clark et J. Cole le 25/11/35. Il aurait pu avoir sa place ici.

- 4) NUAGES, Paris le 13/12/1940*

Hubert Rostaing, Alix Combelle (cl), Django et Joseph Reinhardt (g), Tony Rovira (b), Pierre Fouad (bat).
Enfin une compo de Django.
En 1939 le quintette enregistre en Angleterre. Le premier septembre, à Londres, entendant les sirènes annonçant une alerte aérienne. "Django en conçut une telle frayeur qu'il décida de retourner sur le champ à Paris, abandonnant guitare et bagages, tandis que Grappelli, souffrant, restait bloqué à Londres".
Ils ne se revirent plus pendant sept années. C'est la fin du Quintette dans sa version originelle.
Django ne vit que pour sa musique. Une nouvelle mouture du Quintette s'impose. Remplacer Grappelli ? Le violoniste Warlop est trop fantaisiste, trop instable. Pierre Fouad suggère un pianiste. Réponse de Django :"Cela ne sert à rien et ça alourdit le rythme". Dans la nouvelle conception tonale la clarinette d'Hubert Rostaing fut choisie.
*Un premier enregistrement de "Nuages" fut fait le 01/10/40, que Django estima raté. Voulant plus de volume un deuxième enregistrement eut lieu le 13/12/40 en adjoignant la clarinette d'Alix Combelle à celle d'Hubert Rostaing.
Bien sûr "Nuages" est un grand classique de Django. Un brin nostalgique mais quelle vigueur.

- 5) SWING GUITARS, Paris le 06/11/1945.

Apparemment il s'agirait d'un enregistrement, faisant suite à un concert salle Pleyel, avec un orchestre américain l'A.T.C. (Air Transport Command Band). L'orchestre (de feu Glenn Miller), 19 musiciens, dirigé par le sergent Jack Platt. Là je ne peux que citer Antonietto : " les arrangements sont conçus pour servir d'écrin à la guitare et, politesse oblige, Django américanise quelque peu sa manière, tout en conservant cette attaque autoritaire qui lui permettait de tenir tête sans amplification, sacrée performance !, face à un big band déchaîné."
Cela swing en diable, un Django en pleine forme bien repris par Jim Hayes (cl, as), un régal.

- 6) MONTMARTRE, Paris le 05/04/1939.

Rex Steward et ses Feetwarmers.
Rex Steward (cnt), Barney Bigard (cl), Django Reinhardt (g), Billy Taylor (b).
Cette compo de Steward peut paraitre moderne par moment dans son phrasé, (nous sommes en 1939). Cela convient parfaitement à Django qui suit allègrement Steward et même en rajoute puis Bigard revient à des fondamentaux plus logiques.
Une belle confrontation, très vigoureuse.

- 7) BLUE DRAG 5, Paris le ../04/1936

Très belle compo de Django pour Ultraphone.
C'est la formation classique du Quintette.
Django et Joseph Reinhardt, Roger Chaput (g), Stéphane Grappelli (vln), Louis Vola (b).
Après s'être frotté aux jazzmans américains le quintette semble prendre un nouveau visage puisant à la source du jazz. "Blue Drag" en est le témoignage. Une étape marquante tant dans l'équilibre que dans la composition. Sobriété.

- 8) SWING 39, Paris le 29/08/47.

Emission Surprise party. Compo de Reinhardt.
Maurice Meunier (cl), Django Reinhardt, Eugène Vées (g), Emmanuel Soudieux (b), André Jourdan (bat).
Django était attiré par de rapides explorations sonores, que certains ont cataloguées de "pré-bop". Une transition du swing vers le bop. La série des "Swing" en ferait office de "passeurs".
Dans ce thème Django maitrise parfaitement la guitare amplifiée poussant au plus loin le champ des improvisations.
Du rythme, de la vigueur, de l'imagination...

- 9) MANOIR DE MES RÊVES, Paris le 21/11/1947 à la R.T.F.

Stéphane Grappelli (vln), Django, Joseph Reinhardt, Matelo Ferret (g), Emmanuel Soudieux (b).
Ce manoir est aussi une de ses superbes compositions.
Ce thème a été si souvent joué qu'il en parait difficile d'en faire un choix. Mais en cette année 47 où Django cherche des voies plus modernes cet enregistrement que reprend la formation du quintette à cordes est une excellence.
L'art de Grappelli atteint là une inestimable poésie, la ligne mélodique pousse au recueillement sous l'âme de son archet.

- 10) AFTER YOU'ARE GONE, Paris le 04/04/1936

Enregistrement Gramophone.
Django Reinhardt, Baro Ferret (g) Stéphane Grappelli (vln), Lucien Simoens (b) et Freddy Taylor (voc).
Cette cession est à rapprocher de celle du "Georgia On My Mind". Mais ici tempo rapide. Brève intervention de Taylor, swing dans la pure tradition américaine.

- 11) TAJ MAHAL, Paris le 21/12/1937.

Voilà une plage qui demanderait de longues explications tant sa nature est différente de la tradition du quintette.
Michel Warlop (vln), André Lamaury (cl,as), Charles Shaaf, Jean Magnien (cl,ts), pierre Zepilli (p), Django Reinhardt (g), Louis Vola (b), Georges Paquay (bat).
Présence évidente de M. Warlop, l'un des plus brillants violonistes de l'époque. Etude classique, formé au conservatoire, il partira malheureusement en 1947 à 36 ans, miné par l'alcool. Instable il cherchera éperdument dans le jazz un exutoire à sa fièvre musicale.
"Taj Mahal" est une de ses compositions qui appartient à la fraction "orientale" du jazz et l'on comprend mieux en l'écoutant la souffrance qu'il impose à son instrument. " La beauté convulsive qu'il traque lui paraît toujours trop pure sous son archet et lui fait peur..." Django est là, bien présent pour le soutenir dans sa démarche "hallucinée".

- 12) SOLITUDE, Paris le 21/04/1937.

Fameux thème de Duke Ellington
Django Reinhardt, Baro Ferret, Marcel Bianchi (g), Grappelli (vln), Louis Vola (b).
A mon avis la meilleure plage de ce CD, un équilibre parfait. Grapelli glisse de façon éthérée son archet développant une doucereuse mélancolie hors de ses cordes. Django reprend le thème avec sobriété mais donne plus de vigueur à ce thème.

- 13) MINOR SWING, Paris le 25/11/1937.

Django et Joseph Reinhardt, Eugène Vées (g), Grappelli (vln),Louis Vola (b).
Un autre grand classique du quintette.
Dans la pure expression Manouche; ce jour là sur cinq morceaux gravés deux seulement furent retenus, ce qui montre l'exigence de Django. "Minor Swing" est sans doute le morceau le plus célèbre du quintette avant guerre. Une ponctuation insistante et puissante de la rythmique "la pompe" favorise la succession des riffs de Stéphane et Django.

- 14) DAPHNE, Paris le 29/09/1937.

Composition de Django Reinhardt.
Eddie South, Michel Warlop*, Stéphane Grappelli (vln), Django Reinhardt, Roger Chaput (g), Wilson Myers (b).
Charles Delaunay profite de présence d'Eddie South à l'Expo Universelle pour provoquer une confrontation entre violonistes. La chose ne fut parait-il pas aisée. Les caractères se heurtaient. Eddie est noir et a reçu une formation des plus classiques. Il aime jouer avec Django, Stéphane en prend souvent ombrage et met les voiles au bistrot du coin .... jusqu'au petit matin, embrumé.
Quant à Warlop il a souvent "l'angoisse au coeur" devant l'Américain.
*Dans "Daphné" Michel Warlop ne joue pas. La confrontation se fait entre Grappelli et South et ils sont très complémentaires. Stéphane est plus acide, plus sobre, Eddie plus sophistiqué.
Le premier chorus appartient à Grappelli. Repris par Django égal à lui-même puis Eddie South très lyrique. À noter la solidité de Wilson Myers à la contrebasse.

- 15) DJANGOLOGIE, ???? 1937 ???

"Djangology", est une composition de Django qui fut sans doute la pièce principale des premiers enregistrements du quintette.
Ce thème fut l'objet de sept versions sur disque. De 1933 à 1953 moult enregistrements furent programmés. Je n'ai pu en recenser que cinq avec une grande formation telle que sur ce CD. Deux semblent improbables (Bruxelles mai 42 avec l'orchestre de Stan Brenders). L'année 1937 mentionnée semble erronée. Cet enregistrement daterait plutôt de 1945 avec le grand orchestre de "Air Transport Command Band" (celui de Glenn Miller voir " Swing Guitars").
Les trois sessions de cette grande formation : 26 octobre, 6 novembre et 16 décembre 45 avaient à leur programme "Djangology".
Un grand doute subsiste... si l'éditeur avait bien fait son boulot..., pas de questions à se poser et surtout pas de fastidieuses recherches et écoutes à faire... cela aurait été un minimum et l'étoile enlevée n'est pas pour la qualité musicale mais pour la négligence apportée à cette publication. Et puis ce Djangologie là n'a pas grand-chose à faire dans cette compilation !

On peut regretter que ce CD ne présente pas un ordre chronologique; cela permet en général de suivre l'évolution d'un style, d'un musicien... mais qu'importe il y a là des enregistrements marquants de l'univers de Django Reinhardt.
- 1937 est une année importante pour le jazz Français. L'Exposition Universelle attira de nombreux musiciens de jazz américain. Coleman Hawkins, Benny Carter, Dicky Wels, Bill Coleman, Eddie South... et les Français avaient besoin de se comparer, d'apprendre, d'assimiler la culture jazzistique du nouveau monde. C'est aussi l'année où Django adopte la guitare conçue par le luthier Maccaferri pour la marque Selmer.
Année riche en enregistrements, avec le quintette et surtout avec Warlop, Eddie South, le fameux "Trio de Violons" de septembre 37.
Personnellement j'aurais bien apprécié la présence sur ce CD de"Echos de France" ce morceau fut à l'époque jugé irrévérencieux et interdit sur les ondes. Pourtant cet enregistrement est pour certain mythique et porte en lui des valeurs morales certaines.
Explication : octobre 1945, Django, en compagnie de Naguine et Babik (son épouse et son fils), retrouve ce cher Grappelli à Londres. Citons Antonietto : "Après avoir échangé quelques mots, les vieux complices se lancèrent dans une Marseillaise de circonstance." En suite de cela, début janvier 46 fut gravé l'hymne national sous le nom de "Echos de France". Deux mois après son expression spontanée il a gardé toute sa sensibilité et son coté émotif.
Il y aurait eu également la place sur ce CD de proposer la confrontation de Django avec la musique classique ou religieuse, pour parfaire les multi-facettes de ce génial musicien qui bien qu'autodidacte avait un sens absolu de l'harmonie.

Bien sûr il y a sur le marché d'intéressantes compiles ou intégrales. Le prix est en conséquence, Django a fait plus de 400 enregistrements. Tout dépend de l'intérêt que l'on porte à ce musicien.
Pour ma part je verrais bien : Kind Of Reinhardt (Coffret 10 CD)
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Prix : EUR 99,00

5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Soyons raisonnable pour l'ouie, 6 février 2013
NOSTALGIA.

Je ne voudrai pas être trop méchant. Cet appareil étant un cadeau.

Le problème de base étant une pile de vinyles. Certains commençant à moisir. Surtout ceux de jazz (de quand j'étais célibataire). Choix non négociable. Opéra et grande musique maintenant.
La chaine est dans le salon, l'ordinateur dans le bureau suivant en cela une logique dite "normale". Antique chaine en rack dont chaque pièce fait environ un dizaine de Kg. Trop de longueur de câbles à tirer. Impensable.
La lecture de ces vinyles, chargés d'histoire et d'émotion (pour ma pomme), n'est pas très adaptée en voiture et en déplacements. A moins que quelqu'un ait la solution, je suis preneur.
Tout ça pour dire qu'une certaine génération doit avoir ce problème.
Donc devant ma désespérance (j'exagère un peu) on me fit cadeau de cet engin au look qui devait rappeler les années folles (sic). Mais le look de la dite époque était de bois noble de chrome vrai, de belle finition.

- Premier point : ici tout est plastique. Un doute quant au son.
Finalement la finition est bonne, le son lui est médiocre. Le look ...à l'appréciation de chacun.
Mais cela à peu d'importance dans le fait que le but recherché est la transcription du vinyle sur un CD.

- Deuxième point : le fonctionnement. En service depuis plus d'un an, aucuns problèmes. La partie électronique semble fiable.
Le mode d'emploi, s'il y en avait eu un, a dû partir avec l'emballage. Mais point n'est besoin d'en avoir. Un peu de réflexion et de la pratique et tout devient simple. Un bon point.
- en définitive pas mal d'avantages.
- sa mobilité 7 Kg, un encombrement réduit, il trouve facilement sa place dans toutes les pièces.
- fonctionnalité, l'ergonomie du "tableau de bord" est bien pensée. Ecran LCD retro-éclairé lisible. Deux gros boutons de part et d'autre, un pour le volume, l'autre pour la recherche des stations radio, sensibles et précis. Deux petits boutons à crans fonction off/on - tuner - cd/usb/sd pour celui de gauche et band radio fmst/fm/am pour celui de droite. Puis une ligne, sous le tiroir CD, de six boutons poussoirs regroupant les diverses fonctions inhérentes à la bonne marche des lectures autres que le phono. Pas très facile car boutons à minima. Demande réflexion à leur fonctionnalité. Là est peut-être le seul reproche que l'on peut faire. Mais avec un peu d'expérience et d'habitude ce problème devrait s'atténuer.
L'écoute radio est bonne, ne demandant pas trop de volume.
Idem pour les lecteurs CD. et cartes SD/MMC . L'écoute de phono, oui bon pas folichon mais ce n'est pas une platine HI FI, honorable sans plus. Et pour ceux qui se souviennent du Teppaz c'est quand même un grand progrès. Mais les exigences de l'époque étaient moindre.

Evidement on aurait aimé un graveur CD pour éviter l'encodage via une clé USB et une fonction Wifi mais pour le prix proposé soyons raisonnable.
Ah ! Oui il y a une télécommande mais vous pouvez la mettre au mieux au fond d'un tiroir, elle est à minima et seulement lecteur CD.

En conclusion un appareil audio "domestique" assez sympathique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 6, 2013 7:15 PM CET


Aucun titre disponible

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 équité, égalité, parité, équouétéra...., 5 février 2013
Descriptions du produit :
"- Vous avez toujours eu envie de faire votre vaisselle aux côtés d'une jolie femme ? "

- Ouais ! réponds-je (à vaisselle)

Superbe look, on dirait Yvette Horner.
Ustensile d'une rare élégance.
C'est le dernier cadeau fait à l'élue de mon ego.
Ce qui m'a plu et décidé :
" Brosse à vaisselle tenue de soirée rouge de La Chaise Longue ... "
C'est la répartition des tâches ménagères : pour ma femme la brosse et pour moi la chaise longue.
Ne me jugez pas, je suis conforme à l'idéologie du dominé.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 7, 2013 2:09 PM CET


Sandrine Mazetier
Sandrine Mazetier
par Frederic P. Miller
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "L'Ecole des Jocrisses", 2 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sandrine Mazetier (Broché)
Réponse à Dame Mazetier, (à sa question écrite N° 13751)

- Un couple a conçu un enfant, dans l'amour et en pleine entente.
Cette jeune femme a porté en elle avec fierté, amour, parfois inquiétude le produit de cette union, de leur union. Elle l'a bercé, choyé avec tendresse, annihilant ses peurs, "la chair de sa chair", le guidant pas à pas pour devenir "petit d'homme". Dans son éducation bien sûr l'homme est présent, c'est la sagesse, le confort, le conseil, l'arbre où se mettre à l'abri des tempêtes juvéniles, le modèle, le tuteur auquel se cramponner. La mère c'est le refuge des peines, des soucis, la compréhension, le réconfort, le pardon, la consolation, ... la rédemption.

Une anecdote : C'était la "guerre". Une nuit qui a mal tourné pour la petite équipe, cinq hommes, retour de patrouille. L'embuscade fut brutale, brève, absurde. Perdus dans l'obscurité et les éboulis deux blessés. En contrebas la masse noire des feuillus s'engorge dans l'oued. Imposante. Oppressante
Les hélicos "evasan" ne peuvent approcher, la nuit est trop dense et le terrain trop escarpé. Il faut attendre l'aube.
Une balle dans l'aine, allongé contre un rocher, ce gamin de 20 ans a tiré contre lui son camarade plus gravement touché, la tête contre sa poitrine, le réconfortant, sa blessure est vilaine, plaie au ventre. La tenue de combat boit à plus soif son sang. Sa vie s'écoule par cette plaie béante... morphine après morphine le délire s'installe et le conduit au repos des souffrances.
Pas un instant de cette longue nuit il ne cessera de parler de sa mère, la réclamant avec insistance, implorant son pardon pour des fautes bénignes dont il s'accuse, de n'avoir pas été un enfant obéissant, il la veut près de lui, contre lui, pour lui dire combien son coeur s'ouvre à elle, combien il l'aime.
Cette nuit d'enfer son camarade, malgré la douleur de sa blessure, le serra contre lui, passant maladroitement ses mains qu'il voulait rassurantes sur son visage, essayant de mettre un substitut à cette douleur encore plus grande qu'est l'absence de l'être le plus indispensable à l'heure des grandes peurs, du grand passage.
Au petit matin l'evasan (évacuation sanitaire par hélicoptère) l'évacua vers l'hôpital du secteur. A son arrivée il avait rendu son âme à Dieu. Mais sa prière durant cette infernale nuit fut pour sa Mère, sans relâche, englobant son désespoir, sa peur, sa douleur, sa détresse, ses larmes. Mais surtout délivrant sa ferveur à la "Mère".
Il est des reflexes que l'on peut expliquer. Ils sont ce que la nature a de plus noble.
Cette raison de l'inconscient a des racines extrêmement profondes. Au seuil de la mort on ne peut qu'être sincère.

Quand vous aurez vécu cela, madame, ne parlez plus de sexisme dans l'emploi du mot MATERNELLE. La sémantique se fout des origines me direz-vous mais ne la provoquez pas au nom de je ne sais quelle avancée (terme que l'on emploie en général pour définir l'état d'un camembert) et convenez que la nature ne souffre d'approximation dans sa vérité originelle.
Et posez-vous cette question : quelle part, existe en nous, de la personne qui nous a conçu, porté en son corps et dont nous sommes en partie sa chair ?

Dans la théorie des genres et les modalités éducatives qui en découlent c'est à qui pondra la plus fumeuse idée.
Dans une basse-cour seules les pondeuses ...

- "...
La suite serait délectable,
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable,
Ca nous aurait fait rire un peu ;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : "Maman !", pleurait beaucoup,
Comme l'homme auquel, le jour même,
Il avait fait trancher le cou.
... "
Brassens - Le Gorille -

- "Faire parler un homme politique de son programme, c'est comme demander à un garçon de restaurant si le menu est bon."
Ce cher Dutourd. L'Ecole des Jocrisses (A lire absolument pour essayer d'avoir une petite idée du comment on (Mme la députée) en est arrivé à proférer de telles absurdités.)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 13, 2013 4:04 PM MEST


Dujardin - 58030 - Jeu de Lettres - TV - Des Chiffres et Des Lettres
Dujardin - 58030 - Jeu de Lettres - TV - Des Chiffres et Des Lettres

3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Parabole ... sans rhétorique., 23 octobre 2012
Solide:3.0 étoiles sur 5 Amusant:2.0 étoiles sur 5 Educatif:5.0 étoiles sur 5 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dujardin - 58030 - Jeu de Lettres - TV - Des Chiffres et Des Lettres (Jouet)
- Dites trente trois, demanda le médecin

- Les chiffres ça va : - 38, 38, 38.
- Mais les lettres ...
- je n'en peux citer que quatre ou cinq.... Cahus... Sap... Mosco... Taub... Val... le reste, un grand trou... Désolé.
- Mouais !
- Dites moi docteur est-ce grave ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 6, 2013 1:10 PM CET


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