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Contenu rédigé par papi-Mormès
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papi-Mormès (gers)

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Back To Black
Back To Black
Prix : EUR 19,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Une pas assez constante pensée de la mort n'a donné assez de prix à chaque instant de la vie...", 24 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Back To Black (CD)
Amy WINEHOUSE.

Encore une superbe voix qui s'évapore dans les brumes des Artificiels Paradis illuminées de pastilles de couleur et de gobelets de picrate en scène...

Amy Winehouse cela fut un beau réveil de la soul-jazzy-blues, ce qui est arrivé de mieux (depuis Janis Joplin) ces temps ci pour un style que d'aucuns voudraient "retro". Vivifiante résurgence.

Inévitable... La malédiction des génies morts à 27 ans !
Janis Joplin, Jimmy Hendrix, Jim Morrison, Otis Redding, Kurt Cobain, Fats Navarro... Etc...
... Bla Bla Bla... Idée saugrenue concoctée que les médias érigent en réflexion "métaphysique" mais ne savent maitriser. Peu importe...
Mais oh joie ! Cela fait vendre du papier et crétinise un peu plus les lecteurs, pêcheurs d'émotions, distillat de la pensée raisonnable, surtout celle rentable ! Les coeurs ne savent plus parler par eux même.
Conditionnement cela s'appelle. Influence sur les faibles également.

Au fait quel âge peut bien avoir Lady Gaga ?

Amy Winehouse, le talent ne doit pas se complaire dans l'extravagance, l'outrance, la morbide déchéance.
Mais il y a le poison, l'éternelle recherche de reconnaissance, reconnaissance des siens flatteuse d'égo... sans laquelle la vie n'a plus sens, croyait-elle.

Amy Winehouse était surtout une voix, brûlante, envoutante, quelquefois voyoute, entachée parfois,
Revitalisant nos émotions secrètes.

... Mais rien qu'une voix. Pour le reste... un zest de vulgarité en trop... Apparence trompeuse ? dommage.

"Back to Black" restera le meilleur de ce que vous pouviez apporter à vos congénères. Une couleur renouvelée dans notre monde musical devenu incompréhensible. Retranchés que nous sommes au fond de la tanière des souvenirs. Un come back des émotions.

Merci pour eux, et pour les autres à venir,
merci pour nous tous...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 19, 2012 4:39 PM MEST


Baron rouge et cigogne blanche
Baron rouge et cigogne blanche
par Patrick de Gmeline
Edition : Broché
Prix : EUR 24,30

6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Quel chemin pour entrer dans la légende ?, 7 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Baron rouge et cigogne blanche (Broché)
"Baron rouge et cigogne blanche".

L'historien militaire Patrick de Gmeline a eu la généreuse idée de nous retracer (en parallèle) la vie de deux guerriers de la grande guerre, deux grands pilotes de chasse : Manfred von RICHTHOFEN et René FONK.
Deux hommes d'exception qui ont marqué cette période de l'Histoire.
Deux passions abouties.
Deux destins contraires.

De leurs origines tout les sépare.
Et pourtant...
La même passion les réunira dans le ciel des grands seigneurs.

L'un, aristocrate prussien jusqu'à la pointe des ongles, paré dans une flamboyance wagnérienne, s'inscrira dans la légende.
Très jeune (11 ans) Manfred von Richthofen entre à l'école militaire. A 20 ans il est officier de cavalerie (Uhlans) mais se passionne pour cette aviation militaire encore balbutiante, devient vite pilote confirmé. Il développera la tactique du combat aérien. Sera craint et reconnu pour ses valeurs, "le petit rouge" puis "le baron rouge" au sein de son "cirque", sa meute rouge de chasseurs : la "Jagdgeswader". Trouvera la mort aux commandes de son foker au nez rouge le 20 avril 1918, il avait 26 ans et 80 victoires.
Des délégations d'aviateurs de tous les pays participeront à ses funérailles. Bel hommage de ceux qu'il a combattu. Il rentrera dès ce jour dans la légende : livres, films, musique, jeux vidéo... jusqu'à Michael Schumacher !

L'autre, René Fonk "l'as des as", d'origine paysanne vosgienne, ajusteur mécanicien sera appelé en 1914, demandera son affectation dans l'aviation, pilotera rapidement. Il est de la race des chasseurs, méticuleux, généreux dans l'engagement, un regard perçant, excellent tacticien sera féroce dans le combat et cependant soucieux et économe de ses munitions... "Un génie de la chasse" qui lui vaudra plus de 120 appareils ennemis abattus dont 75 homologués.
1919 le rendra à la vie civile, il sera pris du démon de la politique (député des Vosges) et de la mécanique automobile (Autos Fonk à diffusion plus que confidentielle). Rédigera ses mémoires : "Mes combats". Un bref passage au gouvernement Laval en 41 le marquera, il se rachètera par sa participation dans la résistance.
Il n'aura pas dans la mémoire des Français la même Aura que Richthofen... les valeurs (vertu guerrière reconnue) ne sont pas les mêmes...
Ce que tout homme a vécu d'exceptionnel dans sa jeunesse, réalisation d'un idéal, vérité en soi, nul ne pourra jamais le lui reprendre.

"Baron rouge et Cigogne blanche", un livre de passion pour passionnés.

En ces temps là... "Pour voler il fallait savoir pactiser avec le diable !..."

Également,
- À lire : "Biographe de René Fonk" de Corinne Micelli et Bernard Palmieri.
- A voir : "Der Rote Baron" film de Nikolaï Müllerschün, 2007.
- A écouter : "Red Baron" de Billy Cobham.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 19, 2014 2:21 PM MEST


Mompou: intégrale de la musique pour piano, Vol.2
Mompou: intégrale de la musique pour piano, Vol.2
Prix : EUR 6,95

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "... seul successeur de Cl. Debussy..." (E. Vuillermoz), 22 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mompou: intégrale de la musique pour piano, Vol.2 (CD)
Federico Mompou.

La ville se déserte. Vibration plombée de chaleur.
Les cours Catalanes s'enorgueillissent de lumière solaire.
Seules les ruelles s'assombrissent de fraicheur, se maquillent de jeux d'enfants. Cris assourdis.

Un piano s'éveille. Cascade de notes diluée en intimité feutrée, rebondissant d'un blanc mur en etincelles d'eau.
C'est le sourire juvénile retrouvé, un non-venin dilué. Reflet étouffé sous la charmille.
Les rondes enfantines convenues, vives et gaies.
Mompou: intégrale de la musique pour piano, Vol. 1.
Ruissellement impressionniste.
Romantisme exacerbé des préludes.
Quoi de plus triste que des lendemains de fêtes lointaines ?
Débauche puis sobriété, élégance.
Clavier purifié du catalan Jordi Masò.
Mompou: intégrale de la musique pour piano, Vol. 3.

Federico Mompou, compositeur trop méconnu, excelle en cet art de tout révéler sans jamais emphaser sur l'impossible.
Délicatesse et pudeur. Ne pas chercher à comprendre, se laisser convaincre...

* Federico Mompou, (Barcelone), 1893-1987.
Mère française, frère : Pepito, peintre reconnu.
Pianiste, compositeur, ami de Francis Poulenc.
Les influences mélangées (suposées), Chopin, Debussy, Satie...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 8, 2011 2:30 AM MEST


Piron'S New Orleans Orchestra
Piron'S New Orleans Orchestra
Prix : EUR 13,90

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 le secret des origines..., 18 mai 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Piron'S New Orleans Orchestra (CD)
Armand John PIRON - 1888-1943.
Violoniste - compositeur - chef d'orchestre.

L'orchestre de A. Piron fait partie de tous ces orchestres qui furent à l'origine de la grande histoire du jazz et que l'on serait tenté de passer sous silence ou tout simplement ignorer de nos jours.
Les enregistrements sélectionnés pour l'élaboration de ce CD sont retravaillés avec soin ce qui en fait une écoute efficace dans les moindre détails. D'aucuns, les puristes, regretterons peut-être les gratouillis des disques originaux (78 tours) qui s'échinaient sous la griffe de nos antiques gramophones, preuve d'authenticité, mais à l'écoute de ce CD le charme ambiant et la présence des musiciens sont remarquablement restitués. Cependant nul n'est parfait dans l'exigence...

Armand Piron est né à la Nouvelle Orléans dans une famille de musiciens, père chef d'orchestre et ses deux frères instrumentistes, violon et cornet. Reçoit une solide éducation musicale. Il passe professionnel à 16 ans dans le "J. Bloom Philamornic Orchestra" comme violoniste. À 20 ans il dirige son premier orchestre, puis il joue avec Clarence Williams (avec lequel il fonde une maison d'édition) et W.C. Handy.
En 1918 avec Papa Célestin, il forme son orchestre le "Piron's New-Orléans orchestra" dans lequel se produiront entre autres King Oliver, Johnny Dodds, Sidney Bechet... cet excellent orchestre est la représentation typique du style créole-néo-orléanais. A la nouvelle Orléans les créoles représentaient l'élite dans le chaudron musical louisianais. L'orchestre se produira plus de dix années en cette ville puis sur les riverboats du Mississipi. Ne pas oublier que ces formations étaient à l'origine des orchestres de danse.

Entre novembre 1923 et février 1924 lors d'un bref séjour au Cotton Club de New York la formation composée de Peter Bocage à la trompette, John Lindsay au trombone, Lorenzo Tio à la clarinette et sax ténor, Louis Warmecke au sax alto, Steve Lewis au piano, Charles Bocage au banjo, Jose Isaguirres à la contrebasse et Louis Cottrell à la batterie enregistre pour Okey (Williams) une série de disques dont 15 titres font l'objet de ce CD.
Pour compléter deux titres de la chanteuse Lela Bolden interprétés par son auteur qu'accompagnent Piron au violon et Lewis au piano, mars 1924. Cela s'écoute, deux blues dans la pure tradition, émouvant, la voix est vibrante, le violon apporte sa note mélancolique, le blues délivre son drame.
Et autre facette de cet orchestre trois plages "Red Man Blues" (deux versions) avec un très bon solo de Tio et "Do Just As I Say". Ces trois morceaux montrent la cohésion, l'équilibre, la rigueur que cette formation révèle sous la tutelle de A. Piron.

Un remarquable travail effectué sur ces "reliques", le choix : un des meilleurs orchestres qui se produisaient à cette époque là à la Nouvelle Orléans. Une musique qui prenait ses marques, chargée des vicissitudes mais aussi des espoirs de tout un peuple issu de la négritude. Un saisissant témoignage.


Dizzy Gillespie : 1952
Dizzy Gillespie : 1952
Prix : EUR 8,92

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Plaisir des retrouvailles..., 17 mai 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dizzy Gillespie : 1952 (CD)
Paris -1952 -

Dizzy Gillespie est en Europe de 1952 à 1953. Il Cofonde une compagnie de disques : Dee-Gee qui ne sera qu'éphémère.
De passage à Paris il enregistre le 25 mars 1952 pour Blue Star (Vogue). Sept titres sont ici retenus. La section se compose de Don Byas au sax, Art Simmons au piano, Joe Benjamin à la basse, Bill Clark à la batterie et la présence de Morales au conga, (apport de la musique Afro-Cubaine que Dizzy affectionne).
Cette session est toute en douceur. Don Byas est au mieux dans ses phrasés interminables, la particularité de son style. Dizzy, lui, fait preuve d'une grande maitrise dans la tempérance, ce qui d'habitude n'est pas son fort. Don Byas est ici le tempérant.

Deux jours plus tard la même formation (sauf A. Ross qui remplace A. Simmons au piano) enregistre pour Vogue. Quatre titres sont présents sur ce CD. A noter "Afro Paris" qui démarre avec des cris de sapajou et "Say Eh !", tous deux compos de Dizzy, où il nous rappelle son passage chez Cab Calloway, le scat dont il est friand, de même dans la session précédente avec "Sabla Y Blu". Question goût ce n'est pas ce que l'on préfère chez lui !

En avril 52, le 5, toujours à Paris, il enregistre pour Blue Star six plages avec une formation impressionnante, pas moins de 26 musiciens dont 9 violons et une harpe. Musiciens en majorité Français. Les arrangements sont de Joe Boyer et Daniel White. A formation classique morceaux classiques, tels "The Man I Love" de Gershwin ou "Night And Day" de Cole Porter... enregistrement de "Jazz symphonique", style qui fut abondamment pratiqué en Europe pendant les heures sombres en opposition bien souvent au "Jazz hot" (une histoire d'autorisation teutonique !).
Dizzy Gillespie n'échappe à aucune de ses excentricités. Il explore sans jamais se départir de sa vélocité. Il est impressionnant dans cet exercice. Une belle expérience. Le be-bop est bien loin ce jour là.
Puis ne conservant que la section rythmique (A. Ross au piano, J. Benjamin à la basse et B. Clark à la batterie) il enregistre deux plages soft (à la trompette bouchée) "They Can't Take That Away From Me" et "Break At The Beginning", l'un en slow d'une grande tendresse, l'autre plus enlevée, un bop avec un superbe solo de A. Ross.
Don Byas vient les rejoindre, on est le 6 avril, la session se prolonge avec quatre titres dont "Lullaby In Rythm" de B. Goodman, la chaleur, le rythme, le sincère plaisir de jouer s'exprime avec pertinence, excellent moment.

On est loin des concerts de 1948/49 donnés à Paris salle Pleyel.
Don Byas et Dizzy Gillespie sont de vieilles connaissances, même si leurs trajectoires ont divergé ils ont plaisir à se retrouver et jouer ensemble. L'un dans la douceur, la tendresse, les circonvolutions infinies, lyriques, on dit de lui qu'il a une "sonorité voluptueuse". L'autre fantasque, exubérant, dans des renversements d'accords, des harmonies insolites, en recherche d'expériences sonores extrêmes.
Un mot sur Don Byas. Fils de musiciens, mère Cherokee, père d'origine espagnole il débute par le violon puis le sax alto mais c'est par le ténor qu'il marquera son style.
En 1944, à l'Onyx Club de la 52 ème rue il avait fait partie du premier groupe qui puisse se revendiquer d'avoir crée le style Be-bop avec D. Gillespie, G. Wallington, Trummy Young, Oscar Petiford et Max Roach... mais Byas a une formation et un passé musical formés par Benny Carter et Coleman Hawkins... il lui sera difficile d'évoluer avec les Bebopers. En 1946 il s'installe à Paris et ne quittera plus l'Europe. Il s'éteindra en 1972, à 59 ans, à Amsterdam.

C'est lors d'une tournée en Europe que Dizzy Gillespie enregistrera ces plages avec Don Byas à la demande de Vogue. On sent nettement l'influence de Byas et la facilité avec laquelle Gillespie sait s'en accommoder. Deux compères pour une musique pleine de vigueur mais aussi de tendresse.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 21, 2011 2:42 PM MEST


Danze Strumentali Mediavali Italiane
Danze Strumentali Mediavali Italiane
Prix : EUR 19,68

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Volons du temps au temps., 12 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Danze Strumentali Mediavali Italiane (CD)
ANIMA MUNDI CONSORT.

Anima Mundi Consort est un groupe formé de musiciens expérimentés dans la musique ancienne. Des gens passionnés dans la recherche, l'exploration, l'expression et l'interprétation de la résurgence d'un style dont finalement nous ne savons que peu de chose, sinon la partie écrite ou transcrite et la partie physique des procédés d'application, c'est-à-dire la constitution et la restauration (ou la re-fabrication) des instruments anciens. Certains de ceux-ci marqués d'une influence orientale.

Cette musique portait en raison surtout la danse, certaines structures écrites, difficiles d'exécution sembleraient avoir plus appartenance à une musique à écouter. Quoiqu'il en soit la revisitation de cette musique n'a pour nous en finalité que l'agréable plaisir de l'écoute et l'éveil de notre curiosité.
Autre particularité de la musique médiévale, c'est indéniablement qu'une grande partie a des origines sacrées dans sa version compositionnelle et orale (monodies, polyphonie a capella, motet...) dans ce curieux mélange à ses débuts, de musique profane sur un texte liturgique et inversement. Avec le temps la séparation se fera de façon plus pertinente et définitive.

Ce CD, comme son titre l'indique : "Danze Strumentali Medeviali Italiane" présente une musique médiévale instrumentale profane issue du patrimoine Italien bien que la délimitation géographique soit assez floue, on y trouve des estampies d'origine française...

- L'ouverture avec "Chansoneta Tedesca 2", vivace, dansant, entame au tambourin repris par la cornemuse laisse une impression celtique.
- "Isabella" d'une grande tendresse, par ses changements de rythme ne se prête pas à la danse, son écoute fascine, le renvoi des instruments à vent en support du tambour approche l'orientalisme mélodique.
- L'Istanpitta "Ghetta", sa forme mélodique en structure modale reflète une évidente influence orientale ne serait-ce que par sa rupture rythmique, la présence de percussions omniprésentes, très vive en ouverture, s'effiloche, s'épuise dans la sourdine des vents et cordes frottées, clochettes en lointain, puis la reprise vielle-tambour donne de la vivacité au final.
- "Bel Flore Dança", la douceur, un peu de mélancolie donnée par le frappé des cordes entrainée par l'aérien des flutes. Un très agréable moment de danse en recueillement.
- Les deux "Saltarello" nous entrainent dans une sarabande très scandée, une ronde sautée par le martellement du tambour, dans la tradition des danses du sud de l'Italie. (Saltarello = saut).
- Puis "Sangilio" une merveille d'équilibre instrumentale. Laissez vous porter par ce chemin emprunt de tristesse mais combien émouvant.
- Surgit "Trotto"... inqualifiable tant sa structure est mouvementée. Les instruments utilisés reflètent l'influence arabe qui était sous-jacente.
- De même pour "Chominciamento"...
Pour abréger... je vous laisse le soin et surtout le plaisir à l'écoute des deux derniers titres.
Pour moi c'est un régal.

Un grand merci à ces musiciens d'exception, de passion qui nous illuminent dans le grand plongeon qui fait part au rêve et à l'émotion.

Ce n'est malheureusement pas à la première écoute que vous découvrirez tous les trésors que les bâtisseurs du moyen-âge nous ont laissé en héritage et dont le legs nous échappe. Malheureusement...

Prenons du temps, tenons cet ouvrage pour une âme bien née.
Écoutons le, réécoutons le patiemment, il nous réserve des monceaux de trésor, il nous enseigne la futilité des heures perdues... celles qui font part au regret et surtout il nous permet de découvrir qu'un autre personnage, insoupçonné, s'est peut-être endormi en notre plus profond.
Réveillons nous ! Musiquons nous ! une apparente simplicité.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 8, 2011 2:26 AM MEST


Collection Jazz In Paris - Rhoda Scott et Kenny Clarke - Digipack
Collection Jazz In Paris - Rhoda Scott et Kenny Clarke - Digipack

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pour le plaisir., 5 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Collection Jazz In Paris - Rhoda Scott et Kenny Clarke - Digipack (CD)
Rhoda Scott + Kenny Clarke.

Dans la discographie abondante de Rhoda Scott, cette session* en duo avec le batteur Kenny Clarke (qu'ils renouvelleront ensuite), prend une place bien à part, une place lumineuse.

Rhoda , artiste à la technique confirmée, a exploré un monde musical qui va du classique au jazz en passant par le blues et le gospel song, le tout avec bonheur.
Précédemment elle nous avait émerveillé avec la sortie de trois disques de ballades dont "Summertime", "Stormy Weather", "Mood Indigo"...une vingtaine de grands standards. (Seul hic les Cds ne reprennent que les titres des vinyles soit 45' d'écoute, un peu court pour un CD). -Ballades N°1 - Ballades N°2 - Ballades N°3 -

L'orgue Hammond, instrument complexe, demande une dextérité non négligeable pour entrer dans le monde du jazz. Ce que surent faire évoluer des musiciens tels Jimmy Smith, Milt Buckner, Fats Waller ou Count Basie. Maintenant dépassé par la venue des synthétiseurs il n'en reste pas moins un instrument des origines du jazz par l'intermédiaire du Gospel et sa pratique dans les temples et églises.

Rhoda Scott, surnommée "The Barefoot Lady" jongle du pied gauche pour créer dans la rythmique la présence de la contrebasse. Kenny Clarke dans ce genre d'exercice se libère avec un plaisir évident. Tantôt il accompagne Rhoda qui fait montre d'un swing nerveux ("Bitter-Street, une de ses compositions), tantôt c'est lui qui va prendre les rênes et pousser Rhoda dans ce qu'elle possède de meilleur, ("Now's The Time").
- 9 plages dans cette session où l'on retrouve des compos de Rhoda, du Duke, de Parker, M.Legrand...

Ce duo a pris lors de cette rencontre un plaisir non dissimulé et pour les amateurs de l'orgue Hammond, pour le swing inné de rhoda Scott et la puissance de Kenny Clarke cet enregistrement est du bel ouvrage.
Deux musiciens qui jouent dans l'excellence pour notre plus grand plaisir.

*10 et 11 mai 1977 dans les studios Barclay.


Engagez-vous !
Engagez-vous !
par Stéphane Hessel
Edition : Broché

14 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Celà n'est qu'une impression, mais..., 26 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Engagez-vous ! (Broché)
Artisan dans la construction et les décisions du Conseil National de la Résistance, co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'homme, Stéphane Hessel est un personnage qui force l'admiration, un homme qui a souffert, qui a résisté. Une personne sage, de bons conseils.
Du moins jusqu'à présent.
Mais les temps ont changé, des élections sont en vue et "taper sur le pouvoir en place" c'est tendance, c'est mode... alors on mène le processus jusqu'à ses extrêmes.

Hessel écrit donc "Indignez-vous", un énorme succès, évidement on défonce des portes ouvertes... celà ne peut que plaire, bien sûr que nous avons chaque jour mille raisons de nous indigner...

Maintenant "Engagez-vous" ça c'est la deuxième étape, on a mordu à l'hameçon, on a fait sienne une indignation, et maintenant il faut la valoriser, donc s'engager, suivez la flèche... c'est là qu'on milite, c'est là qu'on cotise.

Et pour terminer, cela ne saurait tarder, la troisième étape "Révoltez-vous", logique non ?...
Ce ne sont plus les odeurs printanières d'un quelconque mai 68 mais l'approche d'un bulletin présidentiel qu'il faut mettre sur de "bons" rails.

La révolution est en marche.
Le troupeau a trouvé son berger ...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (17) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 5, 2011 3:55 PM CET


Supercentenaire: Liste Des Supercentenaires Vivants, Lazare Ponticelli, Jeanne Calment, Louis de Cazenave, Walter Breuning, Claude Chou
Supercentenaire: Liste Des Supercentenaires Vivants, Lazare Ponticelli, Jeanne Calment, Louis de Cazenave, Walter Breuning, Claude Chou
par Source Wikipedia
Edition : Broché
Prix : EUR 11,49

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Et ce n'est qu'un début !, 17 mars 2011
La bonne route à suivre...

Jeanne Calment - 122 ans, le viager, bernera son notaire.
Lazare Monticelli - 111 ans, le dernier des poilus. Une figure.
Louis de Cazenave - 110 ans, vieux poilu mais libertaire et mauvais caractère.
Josphine Rostkowska - 112 ans belle lignée d'origine polonaise.
Maurice Floquet - 112 ans, connaitra la cinquième génération de sa descendance.
Herman Smith-johannson - 111ans, "jackrabit", finira, fier, (on suppose) les skis aux pieds, lui.
Et nous et nous....

Il n'y a plus à s'étonner, avec tous les CONSERVATEURS que l'on colle dans notre nourriture, bientôt un peuple de centenaires...

Arrêtons le sport, allez hop tout le monde à table... (même Jeannie Longo).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 21, 2011 3:00 PM MEST


Intégrale Django Reinhardt Vol.10 (1940) "Nuages"
Intégrale Django Reinhardt Vol.10 (1940) "Nuages"
Prix : EUR 29,80

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 " Django... cette guitare à voix humaine..." (Jean Cocteau), 27 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Intégrale Django Reinhardt Vol.10 (1940) "Nuages" (CD)
Pour les fervents amateurs de Jazz, amoureux de Django Reinhardt, voila un coffret de deux Cds préparé et produit par Fremaux et Associés ce qui à mon (humble) avis est un gage de qualité. Ce coffret est le 10eme d'une intégrale de Django qui en comporte 20 soit 40 Cds, une oeuvre monumentale, un travail titanesque*.

En ce début des années 40, difficile et cruelle pour la France qui s'enfonçait dans la guerre, il fallait bien que les artistes continuent dans la mesure du possible leur métier, ne serait-ce que pour vaincre le pessimisme ambiant et apporter un peu de chaleur et d'espoir.

En 1939 le Quintette du Hot Club de France est à Londres enregistrant pour Decca**. L'histoire nous raconte que le 1er septembre 1939 les sirènes retentirent, annonçant une alerte, que Django en conçut une telle frayeur qu'il retourna sur le champ à Paris, laissant à Londres bagages, guitare et Stéphane Grappelli souffrant. Ils ne se revirent plus pendant sept ans, cela signifia la fin du Quintette à cordes du HCF première version.
Donc ce coffret N°10 (1940) marque un tournant, la formulation d'un orchestre de jazz à cordes n'existe plus.
Django, sa mythique Maccaferri-Selmer, est à son apothéose. Depuis 1935, il a joué et est reconnu par les plus grands, B. Carter, L. Adler, R. Steward, B. Bigard, C. Hawkins, E. South, F. Taylor, B. Coleman... étandautres...
En ce début d'occupation il va s'efforcer de reconstruire un orchestre au Jimmy's bar où il ne restait que le pianiste Charles Lewis seul musicien américain ayant fait ce choix (éthylique) : "Très porté sur la bouteille, Lewis avait préféré le danger hitlérien que de quitter son havre de bonheur..."***, avec le saxophoniste Alix Combelle, le clarinettiste H. Rostaing, les trompettistes Ph. Brun et A. Renard, Baro Ferret à la guitare, Emmanuel Soudieux à la contrebasse...
Phénomène inattendu... C. Delaunay écrivit : " Les jeunes, surtout, plus insouciants, veulent s'amuser. Il n'est pas question de fréquenter les cabarets : la Wehrmacht les a réquisitionnés... Privé de films américains interdits, le public s'engoue soudain pour la musique de Jazz. Du jour au lendemain les disques de jazz se vendent par milliers, le public réclame du swing. Ce mot magique devient le ralliement de la jeunesse..."
Tout au long de cette année là, Django et les musiciens de jazz ne chômeront guère.
Le 12/01 - Gus Viseur, Reinhardt, Brun : "Daphné et "It Had to be You". On passe, absent sur ce CD...
Le 15/02 - Enregistrement avec A. Briggs (tp), Chr. Wagner (cl), Alix. Combelle (ts-as), Ray Stokes (p), Dj. Reinhardt (g), T. Rovira (b). Quatre plages, absentes ici...
Le 20/2 - Enregistrement avec une grande formation, 11 musiciens menés par Alix Combelle, dans l'esprit de Count Basie, "Rock-a-Bye Basie". Cinq plages non retenues.
Le 22/2 - Enregistrement avec l'orchestre d'André Ekian (as), D. Reinhardt (g), B. Ferret (g), et E. Soudieux (b). Quatre plages très intéressantes.
Ce même jour, quatre titres (qui manquent dans ce coffret) avec l'orchestre de Philippe Brun, A Combelle, G Paquinet, C Lewis, D Reinhardt, M Sarbib, HP Chadel.
Encore le 22/2 - "Django's Music". Quatre titres également, avec Ph. Brun, P. Allier, Al. Renard, Al. Piguilem, G. Paquinet, G. Moat, P. Deck, Al. Combelle, Ch. Lewis, Dj. Reinhardt, B. Ferret, Em. Soudieux, A. Ekian. Un superbe "Limehouse Blues".
Le 31/03 - Avec l'orchestre d'Hubert Rostaing (cl-as), A. Barelli (tp), N. Chiboust (ts), P. Collot (p), D. Reinhardt (b,solo), E. Vees (g), E. Soudieux (b), A. Jourdan (dm).
Le 01/10 - le nouveau quintette avec H. Rostaing, Django et Joseph Reinhardt (g), Fr. Lucas (b), P. Fouad (dm).six plages, l'orchestre est en pleine forme. Dont "Nuages", "Begin the Beguine Swing"...
Le 21/10 - l'orchestre d'Alix Combelle, 12 musiciens, on y découvre un grand Barelli dans "Tiger Rag".
Le 22/10 - Noel Chiboust et son orchestre : A. Barelli (tp), Max Blanc (cl,as), A. Combelle (ts), R. Roscoff (p), Fr. Luca (b), P. Fouad (b). six bons titres pleins de swing.
Le 22/10 encore, Rostaing-Barelli et leur orchestre : A. Barelli, Chr. Bellest, H. Rostaing, Alix Combelle, R. Wrascoff, Django, Fr. Luca, P. Fouad. "Indécision" et "Oui c'est ça".
Le 13/12 et 17/12 - Django Reinhardt et le quintette du Hot Club de France. La clarinette d'Hubert Rostaing et d'Alix Combelle prend la place du violon de Stephane Grappelli. Django et Joseph Reinhardt (g), Tony Rovira (b) et Pierre Fouad (b). très belle version de "Nuages" et "Swing 41". C'est la nouvelle version du Quintette du H.C.F. Treize plages, le quintette donne la pleine mesure de son efficacité, un swing ravageur et une sensibilité à fleur d'accords.
Le 18/12 - Un trio de sax avec Chr. Wagner, Hub. Rostaing, Alix Combelle, Django et Joseph Reinhardt, T. Rovira et P. Fouad. Deux plages sur six sont retenues: "Pour terminer" et "Pour commencer".
Le 18/12 - Un bel enregistrement : Pierre Allier et son orchestre, 12 musiciens. Six plages enregistrées dont "Les Yeux Noirs" et Ninouche". Ces plages sont à chercher sur un autre CD.

Il est à noter que les plages qui n'ont pas été retenues concernent surtout les grandes formations où l'intervention de Django est surtout d'accompagnement ou de solos épisodiques.
Ce coffret nous propose 43 titres les plus représentatifs de l'année 1940 de ce qu'un diable d'homme quand il pose ses doigts mutilés sur les cordes de sa Selmer semble frôler ce que les humains désigne du vocable "génie".

*Fremaux et Associés présente une autre version de cette intégrale : "Edition du Centenaire " en trois coffrets, saisons 1 - 2 - 3.- 40 CDs.
** voir "Tea for Two".
*** Cités par A. Antonietto et Fr. Billard dans "D. Reinhardt - rythmes futurs".


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