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papi-mormès (gers)

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Aline
Aline

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand passent les Colombes ?, 28 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aline (Téléchargement MP3)
À Kim Jong-Un,

"Je n'ai gardé que ce doux visage,
Comme une épave sur le sable mouillé.
Et j'ai crié, crié, Kim Jong-Il, pour qu'il revienne,
Et j'ai pleuré, pleuré, oh ! J'avais trop de peine..."

Le "grand hommage" Nord-Coréen.
Les cris. Les pleurs. Des centaines de milliers.
Puissent-ils être pour un iota de paix. Une once d'ouverture au monde....

Utopie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (13) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 11, 2012 3:40 PM MEST


Block Chords Parade
Block Chords Parade
Prix : EUR 11,03

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Précurseur du R.&B. sur orgue Hammond., 21 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Block Chords Parade (CD)
.

Milton, "Milt", BUCKNER,
St Louis 1915 - Chicago 1977.
Musicien complet : piano, orgue, vibraphone, arrangeur.

Au début des années 30 il est pianiste et arrangeur des "Mc Kinney's Cotton Pickers" (où évoluent Joe SMITH, Rex STEWART, Benny CARTER...).
Il fait partie du grand orchestre de Lionel HAMPTON de 1941 à 1952. Il s'y distingue par l'élégance dans son interprétation du blues et un swing ravageur sur les tempos du boogie-woogie. Il y atteindra la plénitude de son style.
Après 1952, devenu spécialiste de l'orgue Hammond il se produira (nombreuses tournées en Europe), en trio avec Jimmy WOOD jr. à la basse et Kenny KLARE à la batterie. En 1969 en duo avec Joe JONES puis terminera sa carrière en trio avec Illinois JACQUET.
Une longue vie musicale bien remplie.

Il est à l'origine d'un style nouveau : doté d'une infériorité physique (Milton a les doigts très courts, un comble pour un pianiste), il invente le jeu dit "Block-chords", (accords "en paquets"), blocage des progressions d'accords, les deux mains se déplaçant en même temps.

- Le CD ci-présent ne reflète pas toute la personnalité musicale de Milton. Par contre cet enregistrement est honnête et de bonne facture.
Ici Milt BUCKNER est au piano, l'accompagnent Major HOLLEY "Mule" dont le style s'apparente à celui de Slam STEWART (archet doublé vocalement) bassiste estimé d'Oscar Peterson à Duke Ellington en passant par Al Kohn - Zoot Sims, et à la batterie Jo JONES toujours en forme.
Il y a, dans cet enregistrement de 1974, du swing avec "All of Me", et un intéressant dialogue entre ces trois diables dans les deux dernières minutes. Du "block cords" avec "Time After Time" et "It' Asin To Tell a Lie", une très belle interprétation de "Johnny May" la meilleure plage, et une merveille de délicatesse, la légèreté de la main avec la persuasion des accords plaqués, "Blues For Dyane", un bijou.

Pour faire la pleine connaissance de Buckner deux autres enregistrements sont à préconiser ou prescrire (merci docteur). Pour l'originalité de son style.

- 1) "Milt Buckner Play Chords", pour lequel il obtient le Grand Prix du Disque de Jazz 1967.
- 2) "Milt Buckner Loocked-Hands" en 1968, disque plus léger, plus intime avec de superbes Blues, "Gladys' Dance" ou "Blues for Anita" et encore ce petit chef-d'oeuvre qu'est "Lil' Darlin'".

C'est bien dommage que ceux-ci ne soient pas au catalogue ici (Amazon) car Milton BUCKNER est un musicien qui vaut le détour et qui plus est, très important dans les soirées intimes ... (avec une bonne bière !).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 7, 2012 6:33 PM CET


The Original Tuxedo 'Jass' Band
The Original Tuxedo 'Jass' Band

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une institution : le "Original Tuxedo Jass Band", 15 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Original Tuxedo 'Jass' Band (Album vinyle)
The Original Tuxedo Jass Band.

- La Nouvelle Orléans -
Début du XX ème siècle, dans le quartier de Storyville, un lieu mal famé, (un "élégant" saloon-dancing !) fréquenté par les gens riches de la Nouvelle Orléans (douteux privilège), nommé "Tuxedo Hall" avait son propre orchestre, le "Clairborn Williams Orchestra" fondé en 1896, dans lequel se distingue un trompettiste qui deviendra une légende de la musique créole louisianaise : Oscar "Papa" Célestin. Il prendra la direction de l'orchestre jusqu'à la fermeture de ce distingué "club" (1917, moralité oblige). Une autre célébrité qui insuffla cet esprit créole néo-Orléanais (et en est certainement le père), le révéré Tio Lorenzo, 1884 - 1933, (clarinette, saxophone, hautbois), fils de et neveu de déjà des clarinettistes ! Enseignant la musique ses élèves les plus célèbres seront : Jimmie Noone, Johnny Dodds, Albert Nicholas, Barney Bigard ...

En 1925 "Papa" prendra la direction d'un nouvel orchestre le "Tuxedo Jass Orchestra" qu'il se veut une continuité de l'ancien "Clairborn Williams Orchestra".
Quelques enregistrements subsistent des années 25-26. Peu ont été faits par la suite.
Dans les années 60, fort du succès de cet orchestre, une formation rivale fera jour "The Young Tuxedo Brass Band", en renaissance du "Young Tuxedo Orchestra" du saxophoniste Paul "Polo" Barne qu'il créa en 1922. Comme on le voit la personnalité du fameux (et fumeux) "Tuxedo Hall" à commis florès orchestres se revendiquant de la même musique de style créole, le style Nouvelle-Orléans...

Le terme "Tuxedo Band" (brass ou jass) plus qu'être l'appellation d'un orchestre, devient une institution qui perdure encore de nos jours à la Nouvelle Orléans, accompagnant naissances, mariages, enterrements, congrès, réunions corporatives, parades, carnavals... il est un élément incontournable de la vie ordinaire des créoles et noirs Louisianais.

L'enregistrement qui nous intéresse date de 1964. L'orchestre se compose, sous la direction d'Albert French (banjo, guitare), de Jack Willis (trompette), Waldren Joseph (trombone), Joseph "Cornbread" Thomas (clarinette), Jeanette Kimball (piano), Frank Field (contrebasse) et Louis Barbarin (batterie). Musiciens peu connus certes (sauf L. Barbarin dont le père, Isidore, battait déjà dans une de ces formations), mais cela est dans l'esprit du jass band : d'excellents musiciens, faire vivre la tradition de cette musique en interprétant presqu'essentiellement les grands standards.

- "The World Is Wainting For The Sunrise" un des grands succès de 1919.
- "Just A Closer Walk With Thee" suivi de "Didnt He Ramble" long morceau de 9' 30", immuable, toujours en usage, les funérailles, aller et retour, triste et joyeux, "laissez les morts enterrer les morts".
- "Original Dixieland One-step", une exception, une compo de Nick La Rocca de l'O.D.J.B., beau solo pris par J. Willis.
- "Eh-La-Bas" issu du folklore français-créole, chanté par J. Thomas, (S. Bechet ne l'oubliera jamais dans son répertoire, origine oblige).
- "Tin Roof Blues", un grand classique du blues, la première partie en collectif suivi de solides soli de la part de J. Thomas puis W. Joseph au trombone et J. Willis au jeu très moderne puis J. Kimball et F. Field. Emouvante interprétation.
- "Panama", un des airs favoris de "Papa" Celestin, très bons solo à la trompette de J. Willis qui renouvelle le style.

The Original Tuxedo Brass Band" peut s'enorgueillir d'être à l'heure actuelle la plus ancienne formation de jazz.

Pour les amateurs de Nouvelle-Orléans un disque (rare) à posséder.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 18, 2012 12:31 PM CET


Muggsy Spanier
Muggsy Spanier

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mise en valeur du Dixieland Revival., 13 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Muggsy Spanier (Album vinyle)
Francis, Joseph, "Muggsy", SPANIER.
Chicago 1901 - Sansalito 1967.
Cornettiste, trompettiste, chef d'orchestre.

- Chicago. Dès l'âge de 13 ans Muggsy apprend la batterie.
Il découvre les musiciens noirs venus du sud et à leur écoute est ébloui par leur tonicité et leur vitalité. Il se prend de passion pour cette musique transfuge de la Nouvelle Orléans. Particulièrement King Oliver, Louis Armstrong, Tommy Ladnier... il assimile très vite à leur contact le jeu du cornet. Ce sera son instrument de prédilection.
Très jeune il s'imprègne de ce style en jouant dans les orchestres qui font grands succès en cette ville : Sig Meyer, Elmer Schoebel, Charlie Pierce, Charlie Straight...

A partir de 1924 il fera preuve d'une intense activité entre cabaret, radio, enregistrements studio, films, avec les orchestres de Ray Miller et Ted Lewis. Avec ce dernier il part en grande tournée Européenne, (1930).
De 1936 à 1938 il joue Chez Ben Pollac puis fonde en 39 son propre orchestre le "Ragtime Band". Du pur Dixieland.

De 1941 jusqu' à ... jusqu'à ses derniers jours il sera un fidèle et fervent activiste du "Revival" faisant perdurer et revivre ce qui était sa raison musicale, sa vie, une grande passion.
Il dirigera des petites et des grandes formations cherchant toujours à produire, parallèlement au traditionnel, des innovations telles un quartet sans piano avec Sidney Bechet (1940) ou expérimenter des orchestres à cordes... il participe également aux grands festivals et sera fidele dans les années 50 à la petite formation de Earl Hines à San Francisco.

L'intérêt de ce musicien, technicien de haute volée, est dans l'assimilation de ce style, d'avoir un jeu du cornet plus souple ou domine parfois la sourdine et aussi devenir fougueux, violent mais conservant paradoxalement de solides solos émouvants.

Comme Mezz Mezzrow (à la clarinette) il est de ceux (des blancs) qui ont le mieux assimilés le "style noir" du sud, ce style si chargé d'émotions passionnelles.

Ce CD présente ce qu'il y a de plus traditionnel dans cette résurgence de la musique Néo-Orléanaise, le Revival. Une musique tonique, de joie comme de détresse. Mais combien revitalisante.

Les musiciens sont de bon aloi : M. Spanier (cornet), Joe Barufaldi (clarinette), Bill Johnson (trombone), Red Richards (piano), Cy Nelson (contrebasse), Billy Gaeto (batterie).
Les titres sont eux aussi de grands classiques de la Nouvelle Orléans tels "St James Infirmary Blues", "Tin Roof Blues", Muskat Ramble", "At The Jazz Band Ball"...

Un enregistrement très représentatif du style "Dixieland Revival" servi par de très bons musiciens. Un disque honnête.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 22, 2011 11:01 PM CET


Jabbo Smith 1929-1938
Jabbo Smith 1929-1938
Prix : EUR 13,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un merveilleux trompettiste trop longtemps ignoré., 13 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jabbo Smith 1929-1938 (CD)
Georgie, Gladys, "Jabbo" SMITH.
Trompettiste, tromboniste, chanteur.
24/12/1908 - Pembroke.
15/01/1991 - New York.

A la mort de son père le jeune Jabbo entre à l'orphelinat, le célèbre Jenkins Orphanage de Charleston, sa réputation vient du fait que pas mal de jazzmen y firent leurs classes. Dès l'âge de dix ans il apprend le trombone et la trompette et part en longue tournée avec l'orchestre de l'orphelinat. Elève multi-fugueur, il en profite pour jouer avec de nombreux groupes. Excellent apprentissage !

En 1925 il fait ses débuts dans l'orchestre de Charlie Johnson, Atlantic City puis New York. Il remplacera un temps Rex Stewart chez Thomas Morris puis Bubber Miley chez Duke Ellington pour un enregistrement, mais déclinera l'offre de ce dernier de faire partie de sa formation.

En 1927 il part en tournée avec James P. Johnson et en 1928 enregistre avec Fats Waller ce qui sera une de ses meilleures séances d'enregistrement.

En 1928 il s'installe à Chicago et jouera avec bon nombre d'orchestres. C'est en cette période (de janvier à août 1929) que la firme "Brunswick" le pousse à faire les fameux enregistrements "The Ace Of Rythm" (objet de ce CD) qui lui vaudront une telle réputation qu'il sera engagé, en 1930, au "Showboat" pour succéder à louis Armstrong. Le but de Brunswick était de contrecarrer la suprématie (ventes phénoménales) des disques Okeh avec les enregistrements des "Hot Five" d'Armstrong.

Puis à partir de 1932 il jouera en sideman ou en leader, en "Free-Lance" ou à la tête de sa propre formation dans diverses villes, en tournées en revues ou en cabarets et studio d'enregistrement.

Apres avoir dirigé son propre sextet pendant sept années à Milwaukee au "Crystal Ballroom" et au "Flame", en 1958 il se retire définitivement de la musique.
Définitivement/provisoirement car en 1961 la Milwaukee jazz Society vient le chercher pour un concert dont on lui offre la vedette. Il se produira ensuite épisodiquement (rarement), en jouant du trombone ou du piano.
En 1975 il est invité au Festival de Newport et là il signe un véritable retour à la musique.
Après 1982 il raccrochera sa trompette et se consacrera à l'écriture musicale.

La particularité de cette série d'enregistrements "The Ace Of Rythm", qui s'étale sur près de huit mois, est que la formation, ne comporte pas de batteur.
La section rythmique est composée au piano soit de Alex Hill, soit de Cassino Wendel Simpson (grand rival de Earl Hines mais qui a trop peu enregistré, dommage), Lawson Buford ou Hayes Alvis au tuba et écoutez ce que l'on peut sortir d'un tuba !, et surtout Ikey Robinson au banjo, car c'est lui qui va insuffler et assurer le rythme en place du batteur et il y réussit à la perfection. Pour compléter cette petite formation studio jabbo s'est entouré de deux musiciens perfectionnistes d'Erskine Tate, alternativement, Omer Simeon et Georges James à la clarinette et saxophone alto.

Vingt plages ont été enregistré (ce que dise les catalogues mais ici vous en avez vingt deux !) et ce à la perfection, pour l'époque un tour de force.

Jabbo Smith est un trompettiste fougueux doué d'une technique sans pareil. Le malheur pour lui c'est que sur le terrain médiatique les compagnies de disques avaient pris plusieurs longueurs d'avance en misant sur Louis Armstrong (reconnaissons lui son talent) alors exit les Teddy Buckner, Jabbo Smith et bien d'autres... de grand talent aussi.
Il n'est qu'à écouter "Jazz Battle" ou "Sau Sha Stomp" pour se rendre compte de sa maitrise, de sa virtuosité, de sa technique efficace. On pourrait également citer "Sweet And Love Blues", "Take Me To The River" et "Ace Of Rythm" dans ce même registre. Notons un superbe "Sleepy Time Blues" d'une modernité étonnante pour l'époque, on dirait classique à la notre.
Un autre Blues parfait "Michigander Blues" le meilleur peut-être de tous ces enregistrements. A mon dernier soupir que j'aimerais que celui-ci puisse résonner à mes oreilles... mais bof, j'ai encore le temps.
Dans "Decatur Street Tutti" il se laisse à imiter Louis Armtrong dans le scat, sa maison de disques y est pour quelque chose. Et puis encore "Croovin" The Blues" qui est dans l'esprit des plus purs "West End Blues" ou "Saint James Infimary Blues", bien équilibré, bien abouti. Une perfection.
On pourrait tous les citer, chacun avec sa particularité, tellement ils sont bien étudiés, bien conçus, un remarquable travail. Mais aussi quels musiciens ! Dans une formation qui dans sa construction pouvait paraitre bancale ces musiciens se sont reconnus, se sont retrouvés dans ce qu'ils avaient de plus chaud à l'âme, leur musique.
Belle réalisation.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 15, 2011 9:39 PM CET


Confessin' The Blues
Confessin' The Blues
Prix : EUR 15,09

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Voyage avec un vétéran de Kansas City., 26 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Confessin' The Blues (CD)
James Colombus "Jay" Mc SHANN -
Muskogee 1909 - Kansas-City 2006.
Pianiste et chef d'orchestre.

Mc Shann fait partie de la bouillonnante pléiade de musiciens qui créérent à Kansas City une place forte du Jazz (traditionnel et hot) dont sont issus de grands noms. Il y restera fidèle jusqu'à sa mort.

Dès la fin du dix-neuvième siècle les Bluesmen du sud, du delta du Mississipi, avaient tendance à migrer vers les grandes métropoles industrielles, Chicago, New York, Détroit... mais l'attraction de Kansas City était très forte pour les noirs. La prohibition... bof ! on laissait courir. La vie nocturne y était intense, les cabarets poussaient comme des champignons et les jam-sessions y sont restées historiques.
Dans les années 30 Kansas City devint le haut lieu des grandes formations en particulier celles de Tommy Dorsey, Woody Herman, Lionel Hampton, Bennie Moten, Count Basie d'où s'épanouiront des musiciens comme Hershel Evans, Hot lips Page, Ben Webster, Lester Young, Paul Quinichette... et bien d'autres sans oublier Charlie Parker et Tad Dameron des précurseurs du Bebop.

Jay Mc Shann est le prototype pianistique même de ce style "Middle jazz" le "Bounce Rythm" ou "Barrelhouse Piano", cette manière d'interpréter et de jouer le blues dont les acteurs les plus célèbres seront Meade Lux Lewis, Albert Ammons, Pete Johnson, Sammy Price...
Ce jeu du piano se caractérise par l'effet de la main gauche qui emploie des figures rythmiques répétitives, (8 ou 12 croches par mesure cf. Boogie- Woogie), l'"Ostinato", (que l'on retrouve dans les mélopées Africaines), laissant la main droite totalement indépendante ce qui lui donne une grande liberté mélodique, parfois à contretemps, et libre cours à l'improvisation.

Mc Shann était l'un des derniers représentants de ce style.
Dans cet enregistrement on peut apprécier toute la sensibilité et la virtuosité de son jeu particulièrement sa manière de faire vivre le blues. Il faut dire que s'il est un modeste chanteur il s'est ici bien entouré : le grand T. Bone Walker à la guitare qui parfois se montre humble mais qui ayant le blues dans les doigts et ce jeu clair exceptionnel qui le caractérise sait montrer sa pertinence. De Roland Llobligeois à la contrebasse d'un soutien sans faille et d'un vétéran du Middle West Paul Gunther à la batterie.

L'essentiel est réuni pour faire un bon enregistrement mais ce qui est plus essentiel encore c'est la réunion de l'esprit du blues en ces musiciens. Ils en sont imprégnés et transpirent de toute leur sensibilité dans cette musique qui est le prolongement de leurs origines.

Je retiendrai particulièrement "Stomping in K.C.", une merveille de blues qui prend aux tripes (passez l'expression). - "After Hours" une interprétation toute personnelle du classique de Parrish qui montre bien la personnalité de Shann et cette capacité de transmettre le blues. - "Hootis Blues" également.
Mais quand tout est bon il est difficile de conseiller l'un ou l'autre morceau.
C'est selon son état d'esprit, sa perception, sa réceptivité...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 6, 2011 6:22 PM CET


Funhouse
Funhouse
Prix : EUR 11,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un petit bout de chemin avec le Be-bop., 24 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Funhouse (CD)
Gerry Mulligan - "Funhouse"

Gerald Joseph MULLIGAN - "Gerry" - N.Y. 1927, Darien 1996 -
Saxophoniste baryton, (a étudié également l'alto, la clarinette et le piano), compositeur, arrangeur, chef d'orchestre.

Mulligan on aime ou on exècre c'est selon. Mais force est de reconnaitre qu'il occupe une place certaine dans le monde du jazz.
D'aucuns le trouvent consensuel, timoré dans ses compos, vrai sans doute. Il y a chez Mulligan une forme de timidité, une sorte de rigidité freinant l'innovation, l'extériorisation. Mais loin de toutes violences musicales cela n'est chez lui que maitrise et sagesse.
Bien que... bien qu'à partir de 1971 il porte évolution avec "Age Of Steam" et que déjà en 1950 il avait innové avec Chet Baker un quatuor sans piano at the "The Red Dor".

Cette pochette de deux Cds ("Jazz Characters", collection concoctée par A. Francis et J. Schwarz chez Harmonia Mundi) va sur une période de dix années, 1946 à 1956, nous donner aperçu, de façon chronologique, de la diversité musicale de Mulligan. Grand voyage. Va et vient entre classicisme et be-bop, grandes formations et trios intimes, modernisme et nostalgie...
"La musique de Mulligan est un art de la confidence".

Le CD 1 débute avec de grandes formations. Notons en entame, N.Y. 1946, "How High the Moon" avec le Gene Krupa orchestra, (un batteur assez bruyant au demeurant). Puis "Jeru" et "Venus de Milo" que Mulligan composa pour la création du nonette de Miles Davis en 1949. : M. Davis, K. Winding, G. Mulligan, J. Lewis, M. Roach... dans le premier et M. Davis, J.J. Johnson, L. Konitz, G. Mulligan, J. Lewis, K. Clarke ... dans le second.
A noter également "Young Blood", une de ses compos dont il a fait l'arrangement, avec le grand orchestre de Stan Kenton, pas moins de vingt musiciens, une belle explosion à la Kenton.
Pour compléter : le G. Mulligan New Star en trio, quartet, tentette avec bien sûr Chet Baker, Chico Hamilton... notons parmi les 18 plages de ces formations "Funhouse", "Dinah", "Bernie's Tune", "Line For Lyons", "My Funny Valentine" (un Chet Baker éblouissant), "Moonlight In Vermont", "The Lady is a Tramp"...l'espace est bien occupé.

Le Cd 2 est la continuité logique de ces formations chères à Mulligan en quartet ou sextet de 1953 à 1956 soit un choix de 19 plages. Retenons parmi celles-ci "I remenber April" L. Konitz s'intercale entre C. Baker et G. Mulligan. "Motul" et "Jeru", avec C. Baker, G. Mulligan, C. Smith, L. Bunker.

"Five Brothers", "Bernie's Tune", cette dernière plage avec B. Brookmeyer, G. Mulligan, R. Mitchell, F. Isola. De grands classiques (pour ceux qui se souviennent) enregistrés salle Pleyel en juin 54, ainsi que "Love Me Or Love Me", "Laura" (superbe), "Come Out Wherewer You Are" et "Utter Chaos".
Personnellement je retiendrai "Demanton", N.Y. 1955, avec J. Eardley, B. bookmaker, Z. Sims, G. Mulligan, P. Morrison et D. Bailey. La vivacité du baryton est étonnante, D. Bailey fait preuve d'une efficace présence, quant à Eardley c'est une de ses compos alors....
Et une curiosité revisitée par les ci-devant : "La Plus Que Lente" de Cl. Debussy, pour le plaisir des seuls curieux. Plaisant, agréable à l'oreille. L'art de conditionner les harmonies.

Apres ce bref commentaire je dirai que ce genre de prospection, qu'A. Francis nous présente, n'est pas inintéressante en ce sens qu'elle permet de suivre l'évolution stylistique d'un artiste au centre des influences, des contacts, des ouvertures possibles dans ce monde jazzistique, point final.


Milt Jackson Ballades, Vinyl LP
Milt Jackson Ballades, Vinyl LP

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Jazz tendresse..., 23 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Milt Jackson Ballades, Vinyl LP (Album vinyle)
Milt Jackson Ballades

Milton JACKSON "Bags" - Detroit 1923 - N.Y. 1999 -

Vibraphoniste, pianiste et surtout compositeur.
Est plus connu avec le Modern Jazz Quartet dont il est le cofondateur avec John Lewis en 1952. (Ray Brown et Kenny Clarke puis Percy Heath et Al Jones). Django 1953.

Découvert par Gillespie et séduit par le Bebop il a joué avec bon nombre de grands musiciens. J. Coltrane, M. Davis, O. Peterson, C. Hawkins, I. Jacquet, T. Monk, H. Silver, R. Carter, J. Heath....la place manque pour tous les citer et cela serait fastidieux.
Tout l'art de Jackson est condensé en une apparente décontraction accompagnant une réelle maitrise des (pires) difficultés harmoniques.
A son écoute tout parait facile et semble couler de source. C'est cela le talent. Cette faculté ne s'exprime jamais mieux que dans les ballades dont il en révèle tout le charme, ici "Flamingo" et "Azure" entre autres.

Dans ce "Milt Jackson Ballades" enregistré à New York en 1956 Milt fait la part belle à Lucky Thompson sax tenor, Hank Jones piano, (Wade Legge en place de H. Jones au piano dans "Come Rain or Come Shine" et "Flamingo"), Wendel Marshall contrebasse et Kenny Clarke batterie. Une solide formation.

Si l'on devait qualifier cet enregistrement, tendresse, swing et élégance dirions nous.
Parfait pour l'ambiance d'un début de soirée.... intime.
Un tête à tête en promesses.
On n'est pas des sauvages quand même !

PS : celui-la il faut se remuer pour le trouver !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 6, 2011 6:33 PM CET


Le Calendrier Officiel 2012 des All Blacks
Le Calendrier Officiel 2012 des All Blacks
par Collectif
Edition : Broché

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Cela vaut bien un calendrier !, 23 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Calendrier Officiel 2012 des All Blacks (Broché)
AUCKLAND ce jour, 23 octobre 2011,

Final France/All Blacks.

Vu la prestation en poule face au Tonga et l'avoinée prise face aux seigneurs Blacks (une belle correction) et l'incroyable hold-up condamnant la jeune équipe des Red Gallois, j'ai osé l'insensé pari, ("Un certain Blaise Pascal etc....") Pari stupide. Mais pas si insensé dans le fond, d'une bonne cuite-consolation si on prend une br..lée, ce qui sur le papier semble inévitable et par contre une super cuite-victorieuse si le bras d'un Dieu de l'olympe fait pencher le fléau* du sort en l'avantage du Coq...

Résultat, j'ai tout faux ! Mais dieu que le match fut héroïque et beau. Les gladiateurs des jeux modernes refirent surface. L'eternelle bienséance des fondamentaux réapparut comme au bon vieux temps, celui des partages sans limites, des corps à corps épanouissants.
L'affrontement fut splendide et le profil de la victoire fut incertain pour l'un et l'autre camp. Pour cela je ne puis que me résigner à l'arroser abondamment !
De toute façon on ne peut impunément jouer avec un imprévisible ballon sans que cela ne se termine par des fonds de verre et des chansons gauloises...Ou une cérémonieuse Hakka !
A la votre.
PS : la nuit sera longue... alea jacta est...

Et cela vaut bien un calendrier !

* Roberval, pas Attila.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 6, 2012 2:50 PM CET


Back To Black
Back To Black
Proposé par MUSIC2000UK
Prix : EUR 10,77

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Une pas assez constante pensée de la mort n'a donné assez de prix à chaque instant de la vie...", 24 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Back To Black (CD)
Amy WINEHOUSE.

Encore une superbe voix qui s'évapore dans les brumes des Artificiels Paradis illuminées de pastilles de couleur et de gobelets de picrate en scène...

Amy Winehouse cela fut un beau réveil de la soul-jazzy-blues, ce qui est arrivé de mieux (depuis Janis Joplin) ces temps ci pour un style que d'aucuns voudraient "retro". Vivifiante résurgence.

Inévitable... La malédiction des génies morts à 27 ans !
Janis Joplin, Jimmy Hendrix, Jim Morrison, Otis Redding, Kurt Cobain, Fats Navarro, Jean-Michel Basquiat... Etc...
... Bla Bla Bla... Idée saugrenue concoctée que les médias érigent en réflexion métaphysique mais ne savent maitriser. Peu importe...
Cela fait vendre du papier et crétinise un peu plus les lecteurs, pêcheurs d'émotions, distillat de la pensée raisonnable, surtout celle rentable ! Les coeurs ne savent plus parler par eux même.
Conditionnement cela s'appelle. Influence sur les faibles également.

Au fait quel âge peut bien avoir Lady Gaga ?

Amy Winehouse, le talent ne doit pas se complaire dans l'extravagance, l'outrance, la morbide déchéance.
Mais il y a le poison, l'éternelle recherche de reconnaissance, reconnaissance des siens flatteuse d'égo... sans laquelle la vie n'a plus sens, croyait-elle.

Amy Winehouse était surtout une voix, brûlante, envoutante, quelquefois voyoute, entachée parfois,
Revitalisant nos émotions secrètes.

... Mais rien qu'une voix. Pour le reste... un zest de vulgarité en trop... Apparence trompeuse ? dommage.

"Back to Black" restera le meilleur de ce que vous pouviez apporter à vos congénères. Une couleur renouvelée dans notre monde musical devenu incompréhensible. Retranchés que nous sommes au fond de la tanière des souvenirs. Un come back des émotions.

Merci pour eux, et pour les autres à venir,
merci pour nous tous...
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