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Contenu rédigé par papi Mormès
Classement des meilleurs critiques: 2.578
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Commentaires écrits par
papi Mormès (gers)

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Milt Jackson Ballades, Vinyl LP
Milt Jackson Ballades, Vinyl LP

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Jazz tendresse..., 23 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Milt Jackson Ballades, Vinyl LP (Album vinyle)
Milt Jackson Ballades

Milton JACKSON "Bags" - Detroit 1923 - N.Y. 1999 -

Vibraphoniste, pianiste et surtout compositeur.
Est plus connu avec le Modern Jazz Quartet dont il est le cofondateur avec John Lewis en 1952. (Ray Brown et Kenny Clarke puis Percy Heath et Al Jones). Django 1953.

Découvert par Gillespie et séduit par le Bebop il a joué avec bon nombre de grands musiciens. J. Coltrane, M. Davis, O. Peterson, C. Hawkins, I. Jacquet, T. Monk, H. Silver, R. Carter, J. Heath....la place manque pour tous les citer et cela serait fastidieux.
Tout l'art de Jackson est condensé en une apparente décontraction accompagnant une réelle maitrise des (pires) difficultés harmoniques.
A son écoute tout parait facile et semble couler de source. C'est cela le talent. Cette faculté ne s'exprime jamais mieux que dans les ballades dont il en révèle tout le charme, ici "Flamingo" et "Azure" entre autres.

Dans ce "Milt Jackson Ballades" enregistré à New York en 1956 Milt fait la part belle à Lucky Thompson sax tenor, Hank Jones piano, (Wade Legge en place de H. Jones au piano dans "Come Rain or Come Shine" et "Flamingo"), Wendel Marshall contrebasse et Kenny Clarke batterie. Une solide formation.

Si l'on devait qualifier cet enregistrement, tendresse, swing et élégance dirions nous.
Parfait pour l'ambiance d'un début de soirée.... intime.
Un tête à tête en promesses.
On n'est pas des sauvages quand même !

PS : celui-la il faut se remuer pour le trouver !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 6, 2011 6:33 PM CET


Le Calendrier Officiel 2012 des All Blacks
Le Calendrier Officiel 2012 des All Blacks
par Collectif
Edition : Broché

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Cela vaut bien un calendrier !, 23 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Calendrier Officiel 2012 des All Blacks (Broché)
AUCKLAND ce jour, 23 octobre 2011,

Final France/All Blacks.

Vu la prestation en poule face au Tonga et l'avoinée prise face aux seigneurs Blacks (une belle correction) et l'incroyable hold-up condamnant la jeune équipe des Red Gallois, j'ai osé l'insensé pari, ("Un certain Blaise Pascal etc....") Pari stupide. Mais pas si insensé dans le fond, d'une bonne cuite-consolation si on prend une br..lée, ce qui sur le papier semble inévitable et par contre une super cuite-victorieuse si le bras d'un Dieu de l'olympe fait pencher le fléau* du sort en l'avantage du Coq...

Résultat, j'ai tout faux ! Mais dieu que le match fut héroïque et beau. Les gladiateurs des jeux modernes refirent surface. L'eternelle bienséance des fondamentaux réapparut comme au bon vieux temps, celui des partages sans limites, des corps à corps épanouissants.
L'affrontement fut splendide et le profil de la victoire fut incertain pour l'un et l'autre camp. Pour cela je ne puis que me résigner à l'arroser abondamment !
De toute façon on ne peut impunément jouer avec un imprévisible ballon sans que cela ne se termine par des fonds de verre et des chansons gauloises...Ou une cérémonieuse Hakka !
A la votre.
PS : la nuit sera longue... alea jacta est...

Et cela vaut bien un calendrier !

* Roberval, pas Attila.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 6, 2012 2:50 PM CET


Back To Black
Back To Black
Proposé par Hot Cakes
Prix : EUR 11,01

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Une pas assez constante pensée de la mort n'a donné assez de prix à chaque instant de la vie...", 24 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Back To Black (CD)
Amy WINEHOUSE.

Encore une superbe voix qui s'évapore dans les brumes des Artificiels Paradis illuminées de pastilles de couleur et de gobelets de picrate en scène...

Amy Winehouse cela fut un beau réveil de la soul-jazzy-blues, ce qui est arrivé de mieux (depuis Janis Joplin) ces temps ci pour un style que d'aucuns voudraient "retro". Vivifiante résurgence.

Inévitable... La malédiction des génies morts à 27 ans !
Janis Joplin, Jimmy Hendrix, Jim Morrison, Otis Redding, Kurt Cobain, Fats Navarro, Jean-Michel Basquiat... Etc...
... Bla Bla Bla... Idée saugrenue concoctée que les médias érigent en réflexion métaphysique mais ne savent maitriser. Peu importe...
Cela fait vendre du papier et crétinise un peu plus les lecteurs, pêcheurs d'émotions, distillat de la pensée raisonnable, surtout celle rentable ! Les coeurs ne savent plus parler par eux même.
Conditionnement cela s'appelle. Influence sur les faibles également.

Au fait quel âge peut bien avoir Lady Gaga ?

Amy Winehouse, le talent ne doit pas se complaire dans l'extravagance, l'outrance, la morbide déchéance.
Mais il y a le poison, l'éternelle recherche de reconnaissance, reconnaissance des siens flatteuse d'égo... sans laquelle la vie n'a plus sens, croyait-elle.

Amy Winehouse était surtout une voix, brûlante, envoutante, quelquefois voyoute, entachée parfois,
Revitalisant nos émotions secrètes.

... Mais rien qu'une voix. Pour le reste... un zest de vulgarité en trop... Apparence trompeuse ? dommage.

"Back to Black" restera le meilleur de ce que vous pouviez apporter à vos congénères. Une couleur renouvelée dans notre monde musical devenu incompréhensible. Retranchés que nous sommes au fond de la tanière des souvenirs. Un come back des émotions.

Merci pour eux, et pour les autres à venir,
merci pour nous tous...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 19, 2012 4:39 PM MEST


Baron rouge et cigogne blanche
Baron rouge et cigogne blanche
par Patrick de Gmeline
Edition : Broché
Prix : EUR 24,30

7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Quel chemin pour entrer dans la légende ?, 7 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Baron rouge et cigogne blanche (Broché)
"Baron rouge et cigogne blanche".

L'historien militaire Patrick de Gmeline a eu la généreuse idée de nous retracer (en parallèle) la vie de deux guerriers de la grande guerre, deux grands pilotes de chasse : Manfred von RICHTHOFEN et René FONK.
Deux hommes d'exception qui ont marqué cette période de l'Histoire.
Deux passions abouties.
Deux destins contraires.

De leurs origines tout les sépare.
Et pourtant...
La même passion les réunira dans le ciel des grands seigneurs.

L'un, aristocrate prussien jusqu'à la pointe des ongles, paré dans une flamboyance wagnérienne, s'inscrira dans la légende.
Très jeune (11 ans) Manfred von Richthofen entre à l'école militaire. A 20 ans il est officier de cavalerie (Uhlans) mais se passionne pour cette aviation militaire encore balbutiante, devient vite pilote confirmé. Il développera la tactique du combat aérien. Sera craint et reconnu pour ses valeurs, "le petit rouge" puis "le baron rouge" au sein de son "cirque", sa meute rouge de chasseurs : la "Jagdgeswader". Trouvera la mort aux commandes de son foker au nez rouge le 20 avril 1918, il avait 26 ans et 80 victoires.
Des délégations d'aviateurs de tous les pays participeront à ses funérailles. Bel hommage de ceux qu'il a combattu. Il rentrera dès ce jour dans la légende : livres, films, musique, jeux vidéo... jusqu'à Michael Schumacher !

L'autre, René Fonk "l'as des as", d'origine paysanne vosgienne, ajusteur mécanicien sera appelé en 1914, demandera son affectation dans l'aviation, pilotera rapidement. Il est de la race des chasseurs, méticuleux, généreux dans l'engagement, un regard perçant, excellent tacticien sera féroce dans le combat et cependant soucieux et économe de ses munitions... "Un génie de la chasse" qui lui vaudra plus de 120 appareils ennemis abattus dont 75 homologués.
1919 le rendra à la vie civile, il sera pris du démon de la politique (député des Vosges) et de la mécanique automobile (Autos Fonk à diffusion plus que confidentielle). Rédigera ses mémoires : "Mes combats". Un bref passage au gouvernement Laval en 41 le marquera, il se rachètera par sa participation dans la résistance.
Il n'aura pas dans la mémoire des Français la même Aura que Richthofen... les valeurs (vertu guerrière reconnue) ne sont pas les mêmes...
Ce que tout homme a vécu d'exceptionnel dans sa jeunesse, réalisation d'un idéal, vérité en soi, nul ne pourra jamais le lui reprendre.

"Baron rouge et Cigogne blanche", un livre de passion pour passionnés.

En ces temps là... "Pour voler il fallait savoir pactiser avec le diable !..."

Également,
- À lire : "Biographe de René Fonk" de Corinne Micelli et Bernard Palmieri.
- A voir : "Der Rote Baron" film de Nikolaï Müllerschün, 2007.
- A écouter : "Red Baron" de Billy Cobham.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (13) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 26, 2016 12:23 PM MEST


Mompou: intégrale de la musique pour piano, Vol.2
Mompou: intégrale de la musique pour piano, Vol.2
Prix : EUR 7,05

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "... seul successeur de Cl. Debussy..." (E. Vuillermoz), 22 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mompou: intégrale de la musique pour piano, Vol.2 (CD)
Federico Mompou.

La ville se déserte. Vibration plombée de chaleur.
Les cours Catalanes s'enorgueillissent de lumière solaire.
Seules les ruelles s'assombrissent de fraicheur, se maquillent de jeux d'enfants. Cris assourdis.

Un piano s'éveille. Cascade de notes diluée en intimité feutrée, rebondissant d'un blanc mur en etincelles d'eau.
C'est le sourire juvénile retrouvé, un non-venin dilué. Reflet étouffé sous la charmille.
Les rondes enfantines convenues, vives et gaies.
Mompou: intégrale de la musique pour piano, Vol. 1.
Ruissellement impressionniste.
Romantisme exacerbé des préludes.
Quoi de plus triste que des lendemains de fêtes lointaines ?
Débauche puis sobriété, élégance.
Clavier purifié du catalan Jordi Masò.
Mompou: intégrale de la musique pour piano, Vol. 3.

Federico Mompou, compositeur trop méconnu, excelle en cet art de tout révéler sans jamais emphaser sur l'impossible.
Délicatesse et pudeur. Ne pas chercher à comprendre, se laisser convaincre...

* Federico Mompou, (Barcelone), 1893-1987.
Mère française, frère : Pepito, peintre reconnu.
Pianiste, compositeur, ami de Francis Poulenc.
Les influences mélangées (suposées), Chopin, Debussy, Satie...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 8, 2011 2:30 AM MEST


Piron'S New Orleans Orchestra
Piron'S New Orleans Orchestra
Prix : EUR 13,89

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 le secret des origines..., 18 mai 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Piron'S New Orleans Orchestra (CD)
Armand John PIRON - 1888-1943.
Violoniste - compositeur - chef d'orchestre.

L'orchestre de A. Piron fait partie de tous ces orchestres qui furent à l'origine de la grande histoire du jazz et que l'on serait tenté de passer sous silence ou tout simplement ignorer de nos jours.
Les enregistrements sélectionnés pour l'élaboration de ce CD sont retravaillés avec soin ce qui en fait une écoute efficace dans les moindre détails. D'aucuns, les puristes, regretterons peut-être les gratouillis des disques originaux (78 tours) qui s'échinaient sous la griffe de nos antiques gramophones, preuve d'authenticité, mais à l'écoute de ce CD le charme ambiant et la présence des musiciens sont remarquablement restitués. Cependant nul n'est parfait dans l'exigence...

Armand Piron est né à la Nouvelle Orléans dans une famille de musiciens, père chef d'orchestre et ses deux frères instrumentistes, violon et cornet. Reçoit une solide éducation musicale. Il passe professionnel à 16 ans dans le "J. Bloom Philamornic Orchestra" comme violoniste. À 20 ans il dirige son premier orchestre, puis il joue avec Clarence Williams (avec lequel il fonde une maison d'édition) et W.C. Handy.
En 1918 avec Papa Célestin, il forme son orchestre le "Piron's New-Orléans orchestra" dans lequel se produiront entre autres King Oliver, Johnny Dodds, Sidney Bechet... cet excellent orchestre est la représentation typique du style créole-néo-orléanais. A la nouvelle Orléans les créoles représentaient l'élite dans le chaudron musical louisianais. L'orchestre se produira plus de dix années en cette ville puis sur les riverboats du Mississipi. Ne pas oublier que ces formations étaient à l'origine des orchestres de danse.

Entre novembre 1923 et février 1924 lors d'un bref séjour au Cotton Club de New York la formation composée de Peter Bocage à la trompette, John Lindsay au trombone, Lorenzo Tio à la clarinette et sax ténor, Louis Warmecke au sax alto, Steve Lewis au piano, Charles Bocage au banjo, Jose Isaguirres à la contrebasse et Louis Cottrell à la batterie enregistre pour Okey (Williams) une série de disques dont 15 titres font l'objet de ce CD.
Pour compléter deux titres de la chanteuse Lela Bolden interprétés par son auteur qu'accompagnent Piron au violon et Lewis au piano, mars 1924. Cela s'écoute, deux blues dans la pure tradition, émouvant, la voix est vibrante, le violon apporte sa note mélancolique, le blues délivre son drame.
Et autre facette de cet orchestre trois plages "Red Man Blues" (deux versions) avec un très bon solo de Tio et "Do Just As I Say". Ces trois morceaux montrent la cohésion, l'équilibre, la rigueur que cette formation révèle sous la tutelle de A. Piron.

Un remarquable travail effectué sur ces "reliques", le choix : un des meilleurs orchestres qui se produisaient à cette époque là à la Nouvelle Orléans. Une musique qui prenait ses marques, chargée des vicissitudes mais aussi des espoirs de tout un peuple issu de la négritude. Un saisissant témoignage.


Dizzy Gillespie : 1952
Dizzy Gillespie : 1952
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 13,55

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Plaisir des retrouvailles..., 17 mai 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dizzy Gillespie : 1952 (CD)
Paris -1952 -

Dizzy Gillespie est en Europe de 1952 à 1953. Il Cofonde une compagnie de disques : Dee-Gee qui ne sera qu'éphémère.
De passage à Paris il enregistre le 25 mars 1952 pour Blue Star (Vogue). Sept titres sont ici retenus. La section se compose de Don BYAS au sax, Art SIMMONS au piano, Joe BENJAMIN à la basse, Bill CLARK à la batterie et la présence de MORALES au conga, (apport de la musique Afro-Cubaine que Dizzy affectionne).
Cette session est toute en douceur. Don BYAS est au mieux dans ses phrasés interminables, la particularité de son style. Dizzy, lui, fait preuve d'une grande maitrise dans la tempérance, ce qui d'habitude n'est pas son fort. Don BYAS est ici le tempérant.

Deux jours plus tard la même formation (sauf A.ROSS qui remplace A. SIMMONS au piano) enregistre pour Vogue. Quatre titres sont présents sur ce CD. A noter "Afro Paris" qui démarre avec des cris de sapajou et "Say Eh !", tous deux compos de Dizzy, où il nous rappelle son passage chez Cab Calloway, le scat dont il est friand, de même dans la session précédente avec "Sabla Y Blu". Question goût ce n'est pas ce que l'on préfère chez lui !

En avril 52, le 5, toujours à Paris, il enregistre pour Blue Star six plages avec une formation impressionnante, pas moins de 26 musiciens dont 9 violons et une harpe. Musiciens en majorité Français. Les arrangements sont de Joe BOYER et Daniel WHITE. A formation classique morceaux classiques, tels "The Man I Love" de Gershwin ou "Night And Day" de Cole Porter... enregistrement de "Jazz symphonique", style qui fut abondamment pratiqué en Europe pendant les heures sombres en opposition bien souvent au "Jazz hot" (une histoire d'autorisation teutonique !).
Dizzy GILLESPIE n'échappe à aucune de ses excentricités. Il explore sans jamais se départir de sa vélocité. Il est impressionnant dans cet exercice. Une belle expérience. Le be-bop est bien loin ce jour là.
Puis ne conservant que la section rythmique (A. ROSS au piano, J. BENJAMIN à la basse et B. CLARK à la batterie) il enregistre deux plages soft (à la trompette bouchée) "They Can't Take That Away From Me" et "Break At The Beginning", l'un en slow d'une grande tendresse, l'autre plus enlevée, un bop avec un superbe solo de A. ROSS.
Don BYAS vient les rejoindre, on est le 6 avril, la session se prolonge avec quatre titres dont "Lullaby In Rythm" de B. Goodman, la chaleur, le rythme, le sincère plaisir de jouer s'exprime avec pertinence, excellent moment.

On est loin des concerts de 1948/49 donnés à Paris salle Pleyel.
Don BYAS et Dizzy GILLESPIE sont de vieilles connaissances, même si leurs trajectoires ont divergé ils ont plaisir à se retrouver et jouer ensemble. L'un dans la douceur, la tendresse, les circonvolutions infinies, lyriques, on dit de lui qu'il a une "sonorité voluptueuse". L'autre fantasque, exubérant, dans des renversements d'accords, des harmonies insolites, en recherche d'expériences sonores extrêmes.
Un mot sur Don BYAS. Fils de musiciens, mère Cherokee, père d'origine espagnole il débute par le violon puis le sax alto mais c'est par le ténor qu'il marquera son style.
En 1944, à l'Onyx Club de la 52 ème rue il avait fait partie du premier groupe qui puisse se revendiquer d'avoir crée le style Be-bop avec D. Gillespie, G. Wallington, Trummy Young, Oscar Petiford et Max Roach... mais Byas a une formation et un passé musical formés par Benny Carter et Coleman Hawkins... il lui sera difficile d'évoluer avec les Bebopers. En 1946 il s'installe à Paris et ne quittera plus l'Europe. Il s'éteindra en 1972, à 59 ans, à Amsterdam.

C'est lors d'une tournée en Europe que Dizzy GILLESPIE enregistrera ces plages avec Don BYAS à la demande de Vogue. On sent nettement l'influence de BYAS et la facilité avec laquelle GILLESPIE sait s'en accommoder. Deux compères pour une musique pleine de vigueur mais aussi de tendresse.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 21, 2011 2:42 PM MEST


Danze Strumentali Mediavali Italiane
Danze Strumentali Mediavali Italiane
Prix : EUR 16,85

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Volons du temps au temps., 12 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Danze Strumentali Mediavali Italiane (CD)
ANIMA MUNDI CONSORT.

Anima Mundi Consort est un groupe formé de musiciens expérimentés dans la musique ancienne. Des gens passionnés dans la recherche, l'exploration, l'expression et l'interprétation de la résurgence d'un style dont finalement nous ne savons que peu de chose, sinon la partie écrite ou transcrite et la partie physique des procédés d'application, c'est-à-dire la constitution et la restauration (ou la re-fabrication) des instruments anciens. Certains de ceux-ci marqués d'une influence orientale.

Cette musique portait en raison surtout la danse, certaines structures écrites, difficiles d'exécution sembleraient avoir plus appartenance à une musique à écouter. Quoiqu'il en soit la revisitation de cette musique n'a pour nous en finalité que l'agréable plaisir de l'écoute et l'éveil de notre curiosité.
Autre particularité de la musique médiévale, c'est indéniable qu'une grande partie a des origines sacrées dans sa version compositionnelle et orale (monodies, polyphonie a capella, motet...) dans ce curieux mélange à ses débuts, de musique profane sur un texte liturgique et inversement. Avec le temps la séparation se fera de façon plus pertinente et définitive.

Ce CD, comme son titre l'indique : "Danze Strumentali Medeviali Italiane" présente une musique médiévale instrumentale profane issue du patrimoine Italien bien que la délimitation géographique soit assez floue, on y trouve des estampies d'origine française...

- L'ouverture avec "Chansoneta Tedesca 2", vivace, dansant, entame au tambourin repris par la cornemuse laisse une impression celtique.
- "Isabella" d'une grande tendresse, par ses changements de rythme ne se prête pas à la danse, son écoute fascine, le renvoi des instruments à vent en support du tambour approche l'orientalisme mélodique.
- L'Istanpitta "Ghetta", sa forme mélodique en structure modale reflète une évidente influence orientale ne serait-ce que par sa rupture rythmique, la présence de percussions omniprésentes, très vive en ouverture, s'effiloche, s'épuise dans la sourdine des vents et cordes frottées, clochettes en lointain, puis la reprise vielle-tambour donne de la vivacité au final.
- "Bel Flore Dança", la douceur, un peu de mélancolie donnée par le frappé des cordes entrainée par l'aérien des flutes. Un très agréable moment de danse en recueillement.
- Les deux "Saltarello" nous entrainent dans une sarabande très scandée, une ronde sautée par le martellement du tambour, dans la tradition des danses du sud de l'Italie. (Saltarello = saut).
- Puis "Sangilio" une merveille d'équilibre instrumentale. Laissez vous porter par ce chemin emprunt de tristesse mais combien émouvant.
- Surgit "Trotto"... inqualifiable tant sa structure est mouvementée. Les instruments utilisés reflètent l'influence arabe qui était sous-jacente.
- De même pour "Chominciamento"...
Pour abréger... je vous laisse le soin et surtout le plaisir à l'écoute des deux derniers titres.
Pour moi c'est un régal.

Un grand merci à ces musiciens d'exception, de passion qui nous illuminent dans le grand plongeon qui fait part au rêve et à l'émotion.

Ce n'est malheureusement pas à la première écoute que vous découvrirez tous les trésors que les bâtisseurs du moyen-âge nous ont laissé en héritage et dont le legs nous échappe. Malheureusement...

Prenons du temps, tenons cet ouvrage pour une âme bien née.
Écoutons le, réécoutons le patiemment, il nous réserve des monceaux de trésor, il nous enseigne la futilité des heures perdues... celles qui font part au regret et surtout il nous permet de découvrir qu'un autre personnage, insoupçonné, s'est peut-être endormi en notre plus profond.
Réveillons nous ! Musiquons nous ! une apparente simplicité.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 8, 2011 2:26 AM MEST


Collection Jazz In Paris - Rhoda Scott et Kenny Clarke - Digipack
Collection Jazz In Paris - Rhoda Scott et Kenny Clarke - Digipack

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pour le plaisir., 5 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Collection Jazz In Paris - Rhoda Scott et Kenny Clarke - Digipack (CD)
Rhoda Scott + Kenny Clarke.

Dans la discographie abondante de Rhoda Scott, cette session* en duo avec le batteur Kenny Clarke (qu'ils renouvelleront ensuite), prend une place bien à part, une place lumineuse.

Rhoda , artiste à la technique confirmée, a exploré un monde musical qui va du classique au jazz en passant par le blues et le gospel song, le tout avec bonheur.
Précédemment elle nous avait émerveillé avec la sortie de trois disques de ballades dont "Summertime", "Stormy Weather", "Mood Indigo"...une vingtaine de grands standards. (Seul hic les Cds ne reprennent que les titres des vinyles soit 45' d'écoute, un peu court pour un CD). -Ballades N°1 - Ballades N°2 - Ballades N°3 -

L'orgue Hammond, instrument complexe, demande une dextérité non négligeable pour entrer dans le monde du jazz. Ce que surent faire évoluer des musiciens tels Jimmy Smith, Milt Buckner, Fats Waller ou Count Basie. Maintenant dépassé par la venue des synthétiseurs il n'en reste pas moins un instrument des origines du jazz par l'intermédiaire du Gospel et sa pratique dans les temples et églises.

Rhoda Scott, surnommée "The Barefoot Lady" jongle du pied gauche pour créer dans la rythmique la présence de la contrebasse. Kenny Clarke dans ce genre d'exercice se libère avec un plaisir évident. Tantôt il accompagne Rhoda qui fait montre d'un swing nerveux ("Bitter-Street, une de ses compositions), tantôt c'est lui qui va prendre les rênes et pousser Rhoda dans ce qu'elle possède de meilleur, ("Now's The Time").
- 9 plages dans cette session où l'on retrouve des compos de Rhoda, du Duke, de Parker, M.Legrand...

Ce duo a pris lors de cette rencontre un plaisir non dissimulé et pour les amateurs de l'orgue Hammond, pour le swing inné de rhoda Scott et la puissance de Kenny Clarke cet enregistrement est du bel ouvrage.
Deux musiciens qui jouent dans l'excellence pour notre plus grand plaisir.

*10 et 11 mai 1977 dans les studios Barclay.


Engagez-vous !
Engagez-vous !
par Stéphane Hessel
Edition : Broché

14 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Celà n'est qu'une impression, mais..., 26 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Engagez-vous ! (Broché)
Artisan dans la construction et les décisions du Conseil National de la Résistance, co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'homme, Stéphane Hessel est un personnage qui force l'admiration, un homme qui a souffert, qui a résisté. Une personne sage, de bons conseils.
Du moins jusqu'à présent.
Mais les temps ont changé, des élections sont en vue et "taper sur le pouvoir en place" c'est tendance, c'est mode... alors on mène le processus jusqu'à ses extrêmes.

Hessel écrit donc "Indignez-vous", un énorme succès, évidement on défonce des portes ouvertes... celà ne peut que plaire, bien sûr que nous avons chaque jour mille raisons de nous indigner...

Maintenant "Engagez-vous" ça c'est la deuxième étape, on a mordu à l'hameçon, on a fait sienne une indignation, et maintenant il faut la valoriser, donc s'engager, suivez la flèche... c'est là qu'on milite, c'est là qu'on cotise.

Et pour terminer, cela ne saurait tarder, la troisième étape "Révoltez-vous", logique non ?...
Ce ne sont plus les odeurs printanières d'un quelconque mai 68 mais l'approche d'un bulletin présidentiel qu'il faut mettre sur de "bons" rails.

La révolution est en marche.
Le troupeau a trouvé son berger ...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (17) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 5, 2011 3:55 PM CET


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