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G. Vachaudez "marcheur tranquille" (Bruxelles)
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Afterlife: L'intégrale de la saison 2 - Coffret 3 DVD
Afterlife: L'intégrale de la saison 2 - Coffret 3 DVD
DVD ~ Andrew Lincoln

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La porte de l'Oubli., 20 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Afterlife: L'intégrale de la saison 2 - Coffret 3 DVD (DVD)
! Ce commentaire concerne les deux coffrets (saisons 1 et 2). Saison 1 Afterlife, saison 1 - Coffret 2 DVD

Cette série qui semble relativement peu connue plaira à celles et ceux qui aiment marcher sur la ligne qui sépare le visible de l'invisible. Le titre « Afterlife » (que l'on pourrait traduire par « après-vie ») est sans équivoque.

Pour franchir la porte qui sépare le monde des vivants de celui des morts, nous allons suivre Alison Mundy (Leslie Sharp) une médium. Mais nous allons devoir composer avec Robert Bridge (Andrew Lincoln) docteur en psychologie qui tentera sans cesse de refermer cette porte ou plus exactement d'en contester l'existence.
Une série passionnante découpée avec intelligence et qui, d'épisode en épisode, nous dévoilera des aspects personnels des deux personnages principaux, des événements qui les ont marqués. Ce sont précisément toutes ces péripéties de leur vie respective qui les rendent aussi dépendants l'un de l'autre.
En effet, les aspérités de l'un trouvent chez l'autre un endroit où s'émousser. Mais, dans le même temps, c'est ce qui les oppose viscéralement. Une véritable lutte s'engagera d'ailleurs rapidement entre eux...
Alison est sollicitée « de force » par des personnes décédées qui ne parviennent pas à avancer. Et comme elle le dit, ce sont ces esprits qui la choisissent.
De son côté, Robert qui la suit de près, combat avec toute sa science ces dérives de l'imaginaire, stigmatisant ces comportements fantaisistes et leur refusant tout crédit.

Chaque épisode raconte une histoire dans laquelle le surnaturel apparaît, un surnaturel toujours lié à la mort et ce qui la suit. Quant à la série complète, elle nous permet de suivre l'évolution de la relation entre les deux personnages principaux au travers d'événements très pénibles qu'ils vont rencontrer chacun de leur côté...
Mais qu'est-ce qui les lie donc au départ, ces deux personnages que tout oppose ? Notre professeur a rencontré Alison à une séance où il se trouvait avec ses étudiants. Cela faisait partie du cours sur la psychologie et les comportements. Il l'a trouvée différente des autres charlatans du genre... De fil en aiguille, il va décider à lui consacrer un livre, ce qui implique qu'il va la suivre et la rencontrer régulièrement.
Et petit à petit, chacun va chercher chez l'autre la clef qui lui manque. Pour Alison, être débarrassée de ce pouvoir terrible et parvenir dès lors à enfin mener une vie normale. Et pour Robert, inconsciemment sans doute, parvenir à surmonter un événement qui rend sa vie insupportable... tout en refusant d'envisager qu'Alison puisse l'y aider !

Deux saisons, 6 et 8 épisodes de 52 minutes, pour raconter une série d'histoires sans lien commun, mais qui nous mènent vers un dénouement bouleversant et inattendu.
Leslie Sharp et Andrew Lincoln ont une présence extraordinaire. Ils se complètent avec un réel bonheur et, investis de toutes les émotions possibles, ils nous entraînent jusqu'au bout des larmes sur un chemin parfois tortueux, souvent torturé à la poursuite d'une improbable rédemption.
Une flopée d'autres acteurs les accompagnent avec talent pour donner vie aux 14 histoires de la série.

La bande musicale est d'excellente facture. Bien dosée, judicieuse et très variée, elle mêle à la perfection les thèmes et les ambiances.
De nombreuses scènes impressionnantes et même parfois à la limite du film d'horreur, de la tension, la mort à tous les étages, des rires et des pleurs, de la souffrance, de l'amour et de la bienveillance orchestrés de main de maître !
Une grande série sur le seuil de ce monde et de l'autre.

La splendide musique du générique qui vous ouvrira la porte, vous tiendra la main avant de vous lâcher vers l'inconnaissable.
Un inconnaissable où l'humain se perd dans l'oubli.
Un inconnaissable où des yeux bienveillants le retrouvent et tentent de le rendre à la tendresse et à l'humanité.


Afterlife, saison 1 - Coffret 2 DVD
Afterlife, saison 1 - Coffret 2 DVD
DVD ~ Lesley Sharp

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La Porte de l'Oubli., 20 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Afterlife, saison 1 - Coffret 2 DVD (DVD)
! Ce commentaire concerne les deux coffrets (saisons 1 et 2). Saison 2 Afterlife: L'intégrale de la saison 2 - Coffret 3 DVD

Cette série qui semble relativement peu connue plaira à celles et ceux qui aiment marcher sur la ligne qui sépare le visible de l'invisible. Le titre « Afterlife » (que l'on pourrait traduire par « après-vie ») est sans équivoque.

Pour franchir la porte qui sépare le monde des vivants de celui des morts, nous allons suivre Alison Mundy (Leslie Sharp) une médium. Mais nous allons devoir composer avec Robert Bridge (Andrew Lincoln) docteur en psychologie qui tentera sans cesse de refermer cette porte ou plus exactement d'en contester l'existence.
Une série passionnante découpée avec intelligence et qui, d'épisode en épisode, nous dévoilera des aspects personnels des deux personnages principaux, des événements qui les ont marqués. Ce sont précisément toutes ces péripéties de leur vie respective qui les rendent aussi dépendants l'un de l'autre.
En effet, les aspérités de l'un trouvent chez l'autre un endroit où s'émousser. Mais, dans le même temps, c'est ce qui les oppose viscéralement. Une véritable lutte s'engagera d'ailleurs très rapidement entre eux...
Alison est sollicitée « de force » par des personnes décédées qui ne parviennent pas à avancer. Et comme elle le dit, ce sont ces esprits qui la choisissent.
De son côté, Robert qui la suit de près, combat avec toute sa science ces dérives de l'imaginaire, stigmatisant ces comportements fantaisistes et leur refusant tout crédit.

Chaque épisode raconte une histoire dans laquelle le surnaturel apparaît, un surnaturel toujours lié à la mort et ce qui la suit. Quant à la série complète, elle nous permet de suivre l'évolution de la relation entre les deux personnages principaux au travers d'événements très pénibles qu'ils vont rencontrer chacun de leur côté...
Mais qu'est-ce qui les lie donc au départ, ces deux personnages que tout oppose ? Notre professeur a rencontré Alison à une séance où il se trouvait avec ses étudiants. Cela faisait partie du cours sur la psychologie et les comportements. Il l'a trouvée différente des autres charlatans du genre... De fil en aiguille, il va décider à lui consacrer un livre, ce qui implique qu'il va la suivre et la rencontrer régulièrement.
Et petit à petit, chacun va chercher chez l'autre la clef qui lui manque. Pour Alison, être débarrassée de ce pouvoir terrible et parvenir dès lors à enfin mener une vie normale. Et pour Robert, inconsciemment sans doute, parvenir à surmonter un événement qui rend sa vie insupportable... tout en refusant d'envisager qu'Alison puisse l'y aider !

Deux saisons, 6 et 8 épisodes de 52 minutes, pour raconter une série d'histoires sans lien commun, mais qui nous mènent vers un dénouement bouleversant et inattendu.
Leslie Sharp et Andrew Lincoln ont une présence extraordinaire. Ils se complètent avec un réel bonheur et, investis de toutes les émotions possibles, ils nous entraînent jusqu'au bout des larmes sur un chemin parfois tortueux, souvent torturé à la poursuite d'une improbable rédemption.
Une flopée d'autres acteurs les accompagnent avec talent pour donner vie aux 14 histoires de la série.

La bande musicale est d'excellente facture. Bien dosée, judicieuse et très variée, elle mêle à la perfection les thèmes et les ambiances.
De nombreuses scènes impressionnantes et même parfois à la limite du film d'horreur, de la tension, la mort à tous les étages, des rires et des pleurs, de la souffrance, de l'amour et de la bienveillance orchestrés de main de maître !
Une grande série sur le seuil de ce monde et de l'autre.

La splendide musique du générique qui vous ouvrira la porte, vous tiendra la main avant de vous lâcher vers l'inconnaissable.
Un inconnaissable où l'humain se perd dans l'oubli.
Un inconnaissable où des yeux bienveillants le retrouvent et tentent de le rendre à la tendresse et à l'humanité.


Retour mortel
Retour mortel
DVD ~ Cuba Gooding Jr.
Prix : EUR 9,83

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un dénouement qui lasse sur sa fin..., 10 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Retour mortel (DVD)
Sorti en 2011, voilà un film qui n'a pas suscité de réel enthousiasme.
Peut-être est-ce le genre qui explique la chose. Le registre oscille entre l'enquête policière et le fantastique. L'idée de départ est excellente et on se prend au jeu durant une bonne partie du film. Mais le dénouement ainsi que quelques maladresses le plombent quelque peu. On pourrait parler de fantastique dans le fantastique...

Lewis Hicks, Cuba Gooding Jr., est un journaliste qui opère dans le secteur des enquêtes criminelles.
Un soir, il va découvrir le cadavre affreusement mutilé de sa compagne. Après quelques péripéties, le carnet du tueur va tomber entre ses mains. Un carnet où sont notés les noms des prochaines victimes et les dates où l'irréparable sera commis. Menant son enquête personnelle, il va découvrir que l'ADN du meurtrier est celui d'un enfant de dix placé en institution...
L'ADN ne peut mentir. Pas plus que certains détails qui attestent que le meurtrier ne peut être qu'un adulte...
Une authentique course contre la montre s'engage...

Un film au rythme agréable avec des emballements, une certaine dose d'action, des passages où les investigations sont bien menées, un policier un peu borné qui va bousculer notre héros devenu suspect, tout cela dans un mélange bien dosé de fantastique et de réel. Les liens qui vont se faire entre ces deux niveaux les rendent d'ailleurs indissociables dans le cadre du récit.
On découvre même que, d'une certaine manière, Lewis porte une responsabilité importante dans le parcours du tueur. Un tueur qu'il n'a jamais rencontré avant le meurtre, pas même indirectement !
Le mélange est bien dosé, mais plusieurs paradoxes gâchent tout de même un peu la crédibilité de cette histoire déjà irréelle en soi...

La musique est de très bonne facture, avec une mise en valeur impeccable des degrés de l'histoire, qu'elle se déroule ici ou ailleurs.

Les effets spéciaux sont dosés avec une grande parcimonie.

Au total, un film qui se regarde avec un certain intérêt, une fois (pas le "une fois" de Bruxelles...).
Un deuxième visionnage peut permettre d'apprécier les détails passés inaperçus lors de cette première séance.
Mais ils ne changeront pas le dénouement qui lasse sur sa fin...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 11, 2014 11:43 AM MEST


LIVE AT LINZ 1984-THE MIND OF THE UNIVERSE
LIVE AT LINZ 1984-THE MIND OF THE UNIVERSE

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Quinze milliards d'années et 70 minutes..., 9 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : LIVE AT LINZ 1984-THE MIND OF THE UNIVERSE (CD)
Dix années ont passé depuis Snowflakes Are Dancing.
Dix années, dix disques.
Un dernier rendez-vous nous attend, car le cycle se termine. Il ne manque que le dernier volet et une salve d'applaudissements.
Alors, faisons silence et laissons-nous emporter...

Ce jour-là, 80 000 personnes ont assisté à l'évocation sonore de 15 milliards d'années d'évolution...
Ce jour-là, « L'esprit de l'Univers » s'est raconté. Et il a choisi pour le faire le langage le plus équivoque qui soit, celui de la musique.
Ce jour-là, Tomita a été le conteur de l'histoire la plus longue jamais entendue...

En Grand Magicien qu'il est, il a réalisé une prestation d'un niveau phénoménal. Quinze canaux de reproduction dont un provenant d'un hélicoptère situé à quelque 500 mètres de hauteur, des effets lumineux, des chanteurs, des musiciens solistes, une centaine de choristes, et une pyramide de verre suspendue à une grue d'où il orchestrait ce spectacle gigantesque !
De cela, il ne nous reste « que » le disque...
Mais quel disque ! Un enregistrement que l'on peut, ou devrait, écouter à un volume relativement élevé. Le rendu sonore est d'une manière générale très ample, avec une perception parfaite de l'espace, forcément très grand, du site où le concert a été enregistré.

Un voyage de plus de 70 minutes qui reprend certaines de ses meilleures compositions. Une sélection qui aurait pu suffire à notre bonheur et pourtant... quelques magnifiques inédits s'y sont ajoutés.

D'abord, un extrait endiablé du « Sacre du Printemps » de Stravinsky.
Ensuite, une page très prenante de « Tristan et Isolde » de Wagner.
Et comment résister à « The Lark Ascending » de Vaughan Williams où sur une orchestration très réussie, chante un splendide (et vrai) violon ? Ce remarquable violoniste va d'ailleurs intervenir avec bonheur dans d'autres morceaux, comme dans le troisième mouvement du 1er Concerto pour violon de Prokofiev, mais pas seulement...

Seul (très) petit bémol, « L'Ode à la Joie » de la 9ème symphonie de Beethoven dont le rendu acoustique est parfois mouvant. On y entend un vrai chœur et des solistes, mais un peu comme s'ils étaient par moments portés par des vagues ou plutôt comme si des vagues masquaient leurs voix au gré de leurs oscillations. La disposition des intervenants explique la chose, mais hors concert, c'est un peu dérangeant.

Quant à la dernière minute où on entend la fin de « L'Oiseau de Feu » de Stravinsky, elle est tout simplement splendide.

Le public, sous le choc, réalise alors qu'un moment unique se termine et dans les applaudissements qui augmentent doucement, on sent monter une émotion irrésistible.

Alors, les yeux se ferment pudiquement sur cette larme qui dit la tristesse de la séparation.
Et c'est à ce moment-là que l'on réalise qu'elle dit également la gratitude pour cette heure qui vient de coiffer 15 milliards d'années d'histoire...


Dawn Chorus
Dawn Chorus
Prix : EUR 37,15

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une fenêtre qui s'ouvre sur l'infini..., 8 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dawn Chorus (CD)
Après un silence de plus de deux ans qui a brisé le rythme effréné auquel ses enregistrements se sont succédés, Tomita nous revient pour un dernier titre dans ce que l'on pourrait considérer comme sa « discographie officielle ». Une appellation qui peut sembler ambiguë, mais elle fait simplement référence aux disques les plus connus, sortis en série et avec une unité dans la thématique. Sa production au Japon comporte plus de titres...
Cet album s'ouvre sur le « Choeur de l'aurore », un phénomène bien connu des astrophysiciens. Lorsque les corpuscules, arrivant de l'espace, entrent dans le champ magnétique terrestre, ils font entendre un « chant » qui ressemble à celui des d'oiseaux.
Pour ce disque, Tomita a utilisé, sans le transformer, un authentique enregistrement de ce phénomène par l'Observatoire Radio de Ibaragi.

Voulu, selon les mots de l'artiste, comme une promenade spatiale, ce disque nous fait entendre ce fameux choeur de l'aurore en ouverture, une bonne manière d'ouvrir la fenêtre et d'attirer l'imaginaire vers l'infini. Ce chant céleste accompagnera tout le premier morceau.

Les quatre premières pièces sont des compositions de Villa-Lobos. On y entend des extraits des Bachianas Brasileiras. Cette suite en 9 parties est d'une très grande richesse thématique. Tomita a choisi le Prélude et le Choral de la 4ème, la Toccata de la 2ème et la Toccata de la 7ème. L'atmosphère est relativement paisible et les timbres sont très classiques, principalement des cordes.
Le second morceau « Whistle Train » nous emmène à bord d'un train. Serpenter entre les étoiles sur des rails est une expérience assez rare...

Les autres morceaux sont des grands classiques.
L'Adagio d'Albinoni étire ses lignes de manière très convenue. Il faut avouer que cette oeuvre célébrissime peut difficilement se réinventer.
Vient ensuite « Jésus, que ma joie demeure » de Bach. Une interprétation tout aussi attendue...
L'avant-dernier morceau est splendide. « Vocalise » de Rachmaninov est d'une beauté sobre et a des accents d'une tristesse infinie. Il aurait dû terminer le disque...
Le dernier morceau, le Canon de Pachelbel, n'est pas très emballant non plus. Une interprétation sans surprise. Elle semble même un peu poussive du fait du manque d'inventivité.

L'impression générale que laisse ce disque est celle d'une promenade assez lente, paisible dans son ensemble. On ne quitte pas vraiment un sentiment de mélancolie, une espèce de langueur teintée de lassitude.
C'est comme entendre le disque d'un musicien arrivé à son apogée et qui paraît ne plus vraiment s'amuser.

Il nous a emmenés cette fois en promenade dans cet espace qu'il a tant aimé évoquer et est parvenu à recréer dans ses disques précédents. Une mise en scène sonore de l'infini rendue possible par son gigantesque travail de mixage et de mise en place acoustique.

Il nous reste cependant une dernière surprise... Un enregistrement de sa prestation de concert à Linz en 1984. Un spectacle gigantesque avec quelques inédits de poids, des (vrais) choeurs, des chanteurs solistes, un violoniste et... un hélicoptère porteur d'un matériel de sonorisation hissé à près de 500 mètres de hauteur !
« The Mind of the Universe" (LIVE AT LINZ 1984-THE MIND OF THE UNIVERSE) sera notre ultime rendez-vous avec ce technicien/musicien d'exception.


GRAND CANYON(24bit)
GRAND CANYON(24bit)
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 48,95

5.0 étoiles sur 5 Sculpté par le temps..., 5 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : GRAND CANYON(24bit) (CD)
Continuant sur sa lancée, Tomita va enregistrer en 1981 son arrangement de la Suite Grand Canyon de Grofé.

Ce disque est le plus court du musicien, mais encore faut-il faire la distinction entre le vinyle et le cd. La version vinyle se terminait par une pièce de Leroy Anderson : « Syncopated Clock ». Une composition courte (2 min 27 sec) qui est une merveille d'inventivité rythmique. Quelles que soient les raisons de l'absence de ce morceau sur le cd, le manque est évident. Voilà en tout cas un excellent motif pour conserver la version microsillon...

Sans ce morceau, le minutage total du cd est inférieur à 33 minutes ! Mais ce sont, et le mot n'est pas usurpé, des minutes de bonheur. Nous les passons donc en la seule compagnie de Grofé et de sa Suite en cinq parties.

Après son chef-d'oeuvre (DAPHNIS ET CHLOE) consacré à Maurice Ravel, Tomita a fait un excellent choix avec ce compositeur américain.
Cette suite qui évoque la beauté ressentie face à ces paysages splendides est une grande réussite.
Le petit côté science-fiction que l'on décèle déjà sur la jaquette et que l'on entend dans les premières secondes de l'introduction s'estompe rapidement. Et là, l'enchantement est garanti. Les sonorités sont toujours aussi soignées, mais le côté orchestral prend encore davantage le pas.
Les incursions « extra-terrestres » sont très réduites, les voix synthétisées qui émaillent chacun de ses autres disques sont absentes.

Outre l'atmosphère de respectueuse grandeur et de beauté qui se dégage de l'oeuvre, des passages importants évoquent la musique de western. Les images de films d'époque s'imposent avec une réalité immédiate, aidées en cela par les sonorités d'harmonica, par les bruits des chevaux qui s'ébrouent ou par ceux des sabots qui soulèvent la poussière de ces vastes contrées. Splendide retour vers le Far West et vers les grands classiques de l'écran.

Si la durée d'un disque est pour vous un critère important, vous n'envisagerez sans doute pas de vous procurer cette oeuvre.
Par contre, si vous êtes à la recherche d'une pépite dans le genre, ce disque vous séduira par sa très grande musicalité.

Le temps érode souvent la beauté immédiate, innée.
Mais il arrive que le temps, au contraire, façonne les choses.
Visiter le Grand Canyon, c'est laisser courir son regard sur la beauté adventice de notre terre sculptée durant des millions d'années par des myriades de gouttelettes et de grains de sable.
Visiter le Grand Canyon, c'est laisser ses traces dans un endroit magnifié par la poussière du temps...

Un silence de près de trois ans va maintenant tomber avant la production suivante de Tomita. Et elle débutera avec d'authentiques bruits en provenance de l'espace... Ce sera aussi la dernière oeuvre de la série, celle qui, dépassant le cadre de notre monde, nous fera entendre les Choeurs de l'Aurore (Dawn Chorus), ce chant fascinant provenant de corpuscules arrivant de l'infini dans lequel nous dérivons...


DAPHNIS ET CHLOE
DAPHNIS ET CHLOE
Proposé par samurai_media_JPN4FR
Prix : EUR 20,15

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La magie d'une impensable lumière..., 1 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : DAPHNIS ET CHLOE (CD)
Toujours en 1979, de retour du Triangle des Bermudes, Tomita revient à ses premières amours: la musique française (Snowflakes Are Dancing Snowflakes Are D.9-1-89). Et à un seul compositeur, Maurice Ravel, un musicien qui a estampillé chacune de ses compositions d'un sceau indélébile, celui du perfectionnisme. A la manière d'un orfèvre, il a ciselé chacune de ses oeuvres indépendamment de leur taille, soignant chaque détail, chaque note. Et ses compositions orchestrales ont bénéficié de son immense talent d'orchestrateur.
Tomita a extrait quelques joyaux de cet écrin, les faisant briller d'une lumière magique. Une lumière impensable à l'époque...

La « Suite N°2 de Daphnis et Chloé » nous dépose à l'entrée d'un lieu paradisiaque. Le jour se lève en habits de brume, nouvelle éternité où la lumière naissante va animer le rêve. L'enchantement est total. La section centrale, plus mobile, ne quitte cependant pas la sérénité. Les lieux se dévoilent variés et accueillants. Le final s'animera dans une danse générale très réussie avec des écarts dynamiques remarquablement agencés et une exubérance parfaitement domestiquée.

« La Pavane pour une Infante défunte » ne rompt certes pas le charme. Il faut savoir que la pavane est traditionnellement un mouvement de danse lente. Le compositeur lui-même jugeait assez sévèrement cette pièce qu'il avait, à l'origine, composée pour le piano. Mais ici, ce sera l'occasion de dériver plus loin, plus haut, porté par des choeurs célestes et des timbres plus traditionnels. Jusqu'à l'entrée inattendue d'une pulsation puissante mais discrète qui va, durant quelques mesures, transformer cette danse un peu rêveuse en un hymne grandiose. Irrésistible et d'une réelle émotion. Puis, la musique retrouvant son calme, se perdra dans un ciel dont les couleurs mélancoliques se sont estompées...

« Le Boléro ». Une grande réussite. Lancinant, hypnotique, il vous prend et vous projette dans un lieu où les pensées se taisent enfin. Il arrive souvent que cette oeuvre géniale nous fasse perdre la notion de « nous et la musique » et que l'on devienne « musique », libres enfin de toute autre réalité. Pour peu que nos yeux se ferment, le voyage est garanti. Et comme souvent, Tomita ne nous lâche pas sur une explosion finale, il la prolonge vers un espace infini où nos pensées nous attendent, et où nous les rejoignons en douceur...

La Suite « Ma mère l'Oye » ne quitte pas les hauteurs vertigineuses atteintes par les pièces précédentes. Le terme féerique est celui qui convient le mieux pour caractériser les tableaux de ce ballet. La délicatesse est omniprésente, l'invention permanente. On peut parler ici d'une vraie explosion de l'imaginaire. Un monde peuplé de créatures sonores, de vagues irrésistibles de tourbillons qui vous emportent.
Dans un sourire, on croise Laideronnette, Impératrice des Pagodes.
On entend les entretiens de la Belle et de la Bête qui nous conduiront jusqu'au Jardin Féerique où le voyage s'achèvera.
Et là, Tomita, en véritable génie du son, parviendra à faire voler un oiseau qui, tout en chantant, va sortir du champ sonore des enceintes et se déplacer dans tous les sens. Lors d'une écoute au casque, l'illusion est plus forte encore. On a l'impression que l'oiseau, quittant les oreillettes, vole de haut en bas, passe devant et derrière nous ou nous survole !
Exceptionnel travail et pas uniquement pour le côté technique.

De la grande musique éclairée d'une lumière magique...
...une lumière impensable à l'époque, car la clef qui pouvait libérer cette lumière particulière ne serait façonnée que bien plus tard. Le génie de Ravel, c'est d'être parvenu à tracer dans ses partitions un chemin praticable à son époque et un autre, occulte, qui serait emprunté bien plus tard grâce à la magie des flux d'électrons enfin domestiqués.

Un spectacle total !


Bermuda Triangle
Bermuda Triangle
Proposé par samurai_media_JPN4FR
Prix : EUR 19,39

3.0 étoiles sur 5 Un passage mouvementé vers des dimensions supplémentaires..., 30 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bermuda Triangle (CD)
En 1979, Tomita nous emmène nous perdre dans le Triangle des Bermudes.

Ce disque, considéré par de nombreux amateurs comme son chef-d'oeuvre est, comme son sous-titre l'indique, une « Fantaisie musicale de science-fiction ».
Sur chaque face de la version vinyle, les morceaux s'enchaînaient sans interruption. A noter que la version cd respecte ce découpage, alors qu'un regroupement en un seul morceau de quelque 55 minutes était possible.

Le choix des compositeurs s'est porté principalement sur Prokofiev, avec des extraits de « Roméo et Juliette », de la « Suite Scythe », de son Concerto N°1 pour violon et de ses Symphonies 5 et 6.
Sibelius est également convié avec sa « Valse Triste » de même que John Williams et son thème de « Rencontre du Troisième Type ».

Tomita va concevoir l'introduction et d'autres moments du disque sans faire appel à une partition extérieure. Mais on devrait plutôt qualifier ces parties d'ambiances sonores, car on n'y entend pas vraiment de musique.

Détailler les différentes sections est plus vain dans le cas de ce disque, car elles s'enchaînent sans interruption, et sans vraie rupture d'atmosphère.
Le choix des timbres est sans grande surprise. Beaucoup de lignes sourdes, de sonorités spatiales, de voix et de choeurs. La profondeur est exploitée de manière optimale pour nous immerger dans un univers où on se perd à la recherche d'autres voyageurs égarés. Le mystère est présent à plusieurs endroits, de même que l'inquiétude face à l'inconnu et à l'inexplicable.
Quelques épisodes plus amusants, où des personnages communiquent d'une voix nasillarde et moqueuse, viendront alléger le propos.

Sur la jaquette du vinyle, Tomita se qualifiait d'animateur sonore, créant et mixant des traits isolés pour en faire un ensemble musical. Il faisait d'ailleurs un parallélisme entre son travail et celui des animateurs de dessins animés. Mais, ni cela ni le message codé qui se cache derrière les effets sonores (et qui peut être révélé par une interface avec le signal d'un ordinateur programmé avec le système Tarbel), pas plus que l'explication concernant le master prévu pour une écoute pyramidale, ne font, à mon sens, de cet enregistrement le testament de ce musicien.
Le livret de la présente édition est en japonais. Les textes de l'édition vinyle sont reproduits, mais des lunettes sont nécessaires... Les photos de ses principaux albums y sont également rassemblées.

Au total, ce disque est plus remuant et tonitruant que mystérieux.
L'énergie est débordante, Prokofiev y étant pour beaucoup.
Cependant, le passage vers une autre dimension aurait dû être plus déroutant. Les notes de Prokofiev pouvaient s'accommoder d'une vie moins objective...
Certaines sections et associations sonores sont pourtant d'une grande beauté.
Pour ma part, j'ai regretté l'ouverture trop sporadique vers cet ailleurs impalpable où s'étireraient les dimensions supplémentaires de notre univers.

Et qui sait, c'est peut-être là, perdu dans cet univers parallèle, que Tomita va croiser Maurice Ravel ? Une rencontre qui va d'ailleurs hisser son disque suivant à une hauteur inimaginable (DAPHNIS ET CHLOE).

Il suffira que le génie de Ravel traverse cet improbable flux d'électrons,
Pour qu'il en sorte habillé d'une myriade d'étincelles...


Kosmos
Kosmos
Prix : EUR 9,92

5.0 étoiles sur 5 Sur terre, sur mer et dans les airs..., 29 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kosmos (Téléchargement MP3)
Cet enregistrement de 1977 constitue à mon sens un jalon important dans la discographie de Tomita. Et cela pour plusieurs raisons.
D'abord, il y aborde plusieurs compositeurs. Neuf au total et qui ne sont liés ni historiquement, ni géographiquement.
Ensuite, il va au sein d'un même morceau, lier deux oeuvres « autonomes », une de Richard Strauss et une de Richard Wagner. Cette première chez lui préfigure une étape importante. Celle qui le conduira à arranger et agencer plusieurs œuvres disparates dans une musique à programme.
Et enfin, on entend dans ce disque une véritable volonté de rendre sa musique plus orchestrale en utilisant des sonorités plus classiques (toute proportion gardée...).

« Star Wars » de John Williams ouvre le bal. Et c'est vraiment l'impression que cette première interprétation laisse, celle d'un morceau léger, virevoltant, drôle et très agréable de prime abord. Une entrée en matière très accrocheuse.

« Space Fantasy », un arrangement de partitions de Richard Strauss et de Richard Wagner, vous projette dans le grandiose. Cette fantaisie débute par « Also sprach Zarathustra », interprété de manière impressionnante. La puissance se construit de façon convaincante avec des accents orchestraux réussis. Suivent sans interruption des pages « La Walkyrie » et de « Tannhaüser ». Et là, on tombe dans des moments qui allient gigantisme et émotion. Le dernier mot sera pour Strauss qui conclura de manière flamboyante ce magnifique arrangement.

Mais déjà « Pacific 231 » de Arthur Honegger est sur les rails. Et quels rails ! L'introduction est stupéfiante de réalisme, avec un train qui siffle au loin avant de se mettre en route dans des jets de vapeurs. Des cordes très réalistes, un passage à niveau dépassé à grande vitesse et qui est rendu par un remarquable effet doppler, les roulements mécaniques de toute une machinerie qui fonce à travers le paysage. Une grande partie du morceau est tonitruante, les harmonies sont audacieuses, les timbres stridents. Et soudainement le voyage s'arrête dans un calme souhaité...

« The Unanswered Question » de Charles Ives est un miracle de subtilité perdu dans un univers qui semble sans limites. Des voix très fondues et des longues lignes musicales sont lancées jusqu'aux confins d'un ailleurs d'où ne viendra en effet aucune réponse. Splendide dérive...

« Aranjuez » de Joachim Rodrigo ne se présente plus. Très musical, on y entend des timbres de guitare et de violon accompagnant un promeneur qui sifflote en apesanteur.

« La Chanson de Solveig » de Edvard Grieg est une autre pièce célébrissime. Très lyrique, l'interprétation n'apporte aucune surprise. L'écoute est fluide et quitte assez vite l'oreille.

« Hora Staccato » de Grigoras Dinicu, un morceau virtuose pour violon, prend l'allure d'une irrésistible bousculade de cordes, de voix et de percussions diverses. Une belle bouffée d'énergie ! Les timbres des violons et les coups d'archets sont, pour des machines, tout à fait stupéfiants. Une plongée dans un tourbillon vraiment jubilatoire.

Johann Sebastian Bach aura le dernier mot. « La Mer appelée Solaris », un arrangement personnel de l'Invention BWV 788 et du Choral BWV 639 termine ce disque très varié. Une atmosphère assez planante pour cette pièce finale avec des timbres d'orgue, des voix et des cordes qui se perdront loin par-dessus l'immensité de la mer...
...avant que les dernières vagues ne fassent place au silence...

Un autre silence, énigmatique celui-là, sera bientôt exploré. Tomita nous invitera en effet lors de son prochain enregistrement à le suivre dans le Triangle des Bermudes (Bermuda Triangle).
Un disque à programme que beaucoup considèrent comme son chef-d'oeuvre.
Un voyage en plein mystère dont certains ne reviendront pas...


Planets
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Prix : EUR 13,47

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un goût de Guerre des Étoiles..., 29 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Planets (CD)
En 1914 peu de temps avant le début de la guerre, Gustave Holst compose « Mars », celui qui apporte la guerre ». Le côté prémonitoire de ce premier volet explique peut-être la renommée mondiale dont l'oeuvre complète, « Les Planètes », bénéficiera. A noter que cette vaste composition, qui ne sera achevée qu'en 1917, compte sept volets, chacun ayant comme nom celui d'une planète de notre système solaire.
En 1976, Tomita propose en son interprétation électronique.

L'ambiance globale de « Mars » est davantage celle d'une guerre intersidérale. Perdue dans l'immensité d'un univers sans limites, une petite boîte à musique égrène les notes du premier thème. Mais bien vite ces sons cristallins d'une naïve fragilité seront interrompus par les communications radio des belligérants et par les cuivres qui appellent à la guerre. Compte à rebours, départ de vaisseaux spatiaux, explosions,... nous sommes en pleine Guerre des Étoiles ! La partition ne perd pas ses droits, mais la musique est bousculée par le tumulte. Ce n'est pas la meilleure partie de l'oeuvre...
Cette introduction très caricaturale une fois passée, on retrouve les arrangements coutumiers du compositeur.

« Vénus, celle qui apporte la paix » est un moment d'une grande douceur avec en introduction des voix qui dérivent sur notes de harpe. L'orchestration ne quittera pas ce registre de sérénité. Le contraste avec « Mars » (voulu sans doute) est saisissant.

« Mercure, le messager ailé » est une pièce plus courte. Très fluide, ses différentes sections vont se succéder dans une bousculade assez jubilatoire.

« Jupiter, celui qui apporte la joie » est l'épisode le plus impressionnant, non pas pour la puissance ou pour la complexité, mais bien pour l'émotion qui s'en dégage. L'orchestration du thème principal est remarquable, avec un retour des voix du début qui parviennent à allier la beauté de la musique à une tristesse presque palpable, ce qui est paradoxal pour qui est censé apporter la joie ! Les dernières minutes sont par contre très stridentes, ce qui va mettre en valeur l'arrivée de...

... « Saturne, celui qui apporte la vieillesse ». On y entend la vie de tout un monde étrange découpé par le tic-tac de l'horloge universelle. La lenteur de l'âge mûr, l'insondable profondeur de l'expérience s'entendent dans cette vaste fresque d'une fatigue qui semble bienveillante.

« Uranus, le magicien », la pièce la plus brève fait alterner les volumes et les plans sonores pour habiller de fantastique la variété des timbres.

Et « Neptune, la mystique » clôture l'oeuvre de manière somptueuse et très musicale. L'atmosphère est aérienne et délicate. Un choeur de femmes va s'évanouir dans l'infini d'un espace inexploré où on entendra une dernière fois la petite boîte à musique du début.
Et perdue dans le silence, la conscience oubliera de se souvenir.
Et elle retrouvera enfin la sérénité...

Tomita est, après cette pièce d'envergure, prêt à nous séduire. Ses outils sont affûtés.
Les choix pour son disque suivant seront plus légers (Kosmos).
Un nouvel et réel enchantement nous attend...


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