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Contenu rédigé par PHIL007
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Commentaires écrits par
PHIL007 "ANACHRONIC JAZZ FAN" (france)
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Boogie Folies /Vol.1
Boogie Folies /Vol.1

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 NAVRANT, 8 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boogie Folies /Vol.1 (CD)
Navrant sur un plan musical.

L'ensemble est constitué de 16 boogie-woogies qui durent de2 à 3 minutes.

Cela pourrait donner un excellent disque, il suffit pour cela de se rappeler ce que jouaient Albert Ammons, Pete Johnson, Meade Lux Lewis ou Sammy Price.

Il y a dans ce CD un titre qui résume bien l'ensemble : "Boogie Bancal".
Il faut dire que le choix des titres est "gratiné" : "Pour un Flirt", "My Way", "Le temps du Muguet" et j'arrête ma liste sur l'insurpassable "Danse des Canards".

Navrant sur un plan humain car il est dommage qu'un excellent musicien comme Fabrice Eulry soit obligé de tomber si bas pour gagner sa vie.

A fuir et el mas rapido possible.

Boogie Woogie Orchestral
Boogie Woogie Orchestral

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 ATTACHEZ VOS CEINTURES, 8 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boogie Woogie Orchestral (CD)
Fabrice Eulry est un pianiste capable du meilleur comme du pire.

Ses "spécialités" sont principalement le blues et le boogie-woogie. C'est aussi un show man et pour vraiment apprécier tout ses talents, il faut le voir en concert.

C'est un musicien paradoxal : on a l'impression qu'il est capable de tout jouer et pourtant on attend toujours un grand disque de lui.

C'est aussi un compositeur capable là encore... du meilleur (son boogie-woogie expiatoire, disponible sur DVD) comme du pire (le troisième mouvement de son premier concerto).

Il s'en faut de très peu que ce soit celui-ci ou En Concert.

Dans ce CD, accompagné de musiciens d'excellents dont certains sont semi-professionnels (ce qui en dit long sur l'état du Jazz en France et la possibilité pour les musiciens de vivre de leur art), c'est blues et boogie à tous les étages.

Ceux qui aiment ces styles seront ravis par ce CD, enregistré en live) qui commence par un boogie sur un thème russe ("Petiarka Boogie"), se poursuit avec un Eulry plein d'humour ("Chicken Boogie") avant un lent blues "putassier" ("Blues des Lisses") suivi d'un boogie orchestral qui déménage ("Boogie Roussette").

J'ai moins aimé un "Careless Love" très banal.

"Swanee River", prétexte à Eulry pour, sur une main gauche obsédante, enchaîner pendant presque 11 minutes les citations de thèmes classiques, est typiquement l'exemple de ce qui passe très bien en concert ou en vidéo mais pas en CD. Il est dommage qu'Eulry ne veuille pas comprendre que celui qui écoute un CD n'est pas dans les mêmes conditions que celui qui assiste à ses spectacles. Pourtant c'est flagrant à partir de 5'10" où il n'y a plus de citations (enfin !!!) mais un rythme entêtant qui passe très bien en concert (le public applaudit en rythme) mais qui ennuie pendant 3' en CD. Dommage car sans ce morceau, on le tenait peut-être le super disque d'Eulry.

Par contre, le CD se termine en apothéose avec un "Red River Valley" près de 13 minutes assez exceptionnelles avec une fin pleine d'humour. Ce morceau justifierait à lui seul l'achat du CD.

En résumé, un excellent CD, tant sur le plan musical que technique, bourré de swing, que ceux qui aiment le blues et le boogie ne devraient pas laisser passer, car actuellement il n'en sort plus beaucoup de ce calibre dans ces styles.

Kindle Touch : liseuse sans fil, Wi-Fi, écran tactile 6 pouces (15 cm), affichage E Ink
Kindle Touch : liseuse sans fil, Wi-Fi, écran tactile 6 pouces (15 cm), affichage E Ink

27 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 ATTENDRE LE NOUVEAU KINDLE NETTEMENT SUPERIEUR DEJA DISPONIBLE AUX USA ET LES MEMES AVANTAGES, 7 septembre 2012
Surtout ne faîtes pas la même bêtise que moi. N'ACHETEZ PAS CE PRODUIT :

Un nouveau Kindle, la paperwhite, est en vente aux USA. Ce dernier présente 62% de pixels en plus et un contraste supérieur de 25% à l'actuel Kindle.

Bref, lorsque ce Kindle arrivera en Europe, on aura le choix entre ceux-ci bradés et les nouveaux de bien meilleure qualité.

Les kindles disponibles en Europes sont obsolètes et dépassés par ceux qui arriveront une fois l'effet "fire" terminé.

Je doute que la sortie du nouveau modèle paperwhite soit lointaine car l'enseigne concurrente, dans le nom commence par un F vient de sortir le sien et Amazon de doit de réagir.

Par ailleurs, aux USA, les client d'Amazon titulaires d'un abonnement "Premium" ont maintenant le droit d'"emprunter" un livre kindle tous les mois. Ils peuvent le télécharger et le lire pendant 15 jours. A quand ce privilège en France ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 19, 2012 2:29 AM MEST


Intenso Memory Station Disque dur externe 2,5" 320 Go USB 2.0 Blanc
Intenso Memory Station Disque dur externe 2,5" 320 Go USB 2.0 Blanc
Proposé par RLO France
Prix : EUR 54,50

24 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 FONCTIONNE BIEN MAIS TECHNIQUEMENT EN RETARD, 5 septembre 2012
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
/* Attention : Amazon duplique parfois un peu vite des commentaires. Aussi celui-ci, qui concerne :

"Intenso - Memory Station - Disque dur externe 2,5" - 320 Go - USB 2.0 - Blanc (Personal Computers)"

se retrouve aussi au niveau d'un produit différent :
"Intenso - Memory Station - Disque dur externe 2,5" - 750 Go - USB 2.0 - Noir"
et sans doute d'autres... */

Que ce soit sous XP, Vista ou 7, ce disque dur fonctionne parfaitement pour l'instant.

Mais je n'en conseille pas, sauf à ceux qui utilisent Linux ou de très vieilles versions de Windows, l'achat pour deux raisons :
- je ne sais rien du disque qui est à l'intérieur (constructeur)
- pour un coût équivalent, on peut acheter cet article Western Digital USB 3.0 / USB 2.0 - 320 Go, produit qui vient d'une marque réputée pour sa fiabilité (même s'il peut y avoir des accidents, cela m'est arrivé) et qui offre l'avantage d'être compatible USB 3.0 soit des performances presque 10 fois supérieures à l'USB 2.0. Même si on est un utilisateur qui n'utilise pas encore l'USB 3.0, cela viendra très vite et on ménage l'avenir.

3* non pas à cause d'un manque de qualité du produit mais parce qu'il est dépassé, que les produits qui offrent l'USB 3.0 sont au même prix et que certains qui sont uniquement en 2.0 présente un meilleur rapport qualité prix.

Pourquoi payer plus ou acheter un produit dépassé et NONAME, même s'il fonctionne bien ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 4, 2012 5:26 PM MEST


Swiffer Duster - 92154571 - Kit Plumeau: 1 Poignée + 4 Plumeaux - Parfum Febreze - Lot de 2
Swiffer Duster - 92154571 - Kit Plumeau: 1 Poignée + 4 Plumeaux - Parfum Febreze - Lot de 2
Prix : EUR 9,39

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 IL FAIT TRES BIEN CE POURQUOI IL A ETE ELABORE, 5 septembre 2012
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Entre ce swiffer et moi, cela n'a pas commencé par une histoire d'amour.

Tout d'abord, deux bouts de plastique à emmancher, pas facilement d'ailleurs. On se retrouve alors à ce qui ressemble à ces jouets en plastique qu'ont les enfants quand ils jouent sur la plage. Seulement essayez de jouer dans le sable avec une fourche à 2 dents...

Puis le doute lorsque je me suis retrouvé avec une poignée dans une main, un plumeau dans l'autre et pas d'explication claire sur la boîte. Comme il n'est nécessaire de réussir pour essayer, j'ai tenté ma chance. Les premiers résultats furent assez drôles, crise de rire de mes filles, mais une fois qu'on a trouvé comment faire, c'est finalement assez facile.

Ce swiffer est très léger ce qui présente un double avantage :
- on peut le tenir à bout de bras sans se faire une tendinite
- si on est, comme moi, maladroit et qu'on heurte un objet, pratiquement aucun risque de le casser ou de le faire tomber.

Mais là où ce produit m'a bluffé, c'est sur son efficacité pour ramasser la poussière. Il attrape tout, comme à une époque les enzymes gloutons.

De par sa taille, ce plumeau est plus destiné aux finitions ou aux bords. Bref, à de petites surfaces.

4* seulement car la fixation des plumeaux à la poignée est à améliorer, mais autrement je l'utilise presque tous les jours.

P.-S. Pour ce qui est de l'odeur, certains aimeront, d'autres pas, donc je n'en parle pas.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 8, 2012 7:41 PM MEST


Staedtler Etui rigide composé stylo-bille, feutre, porte-mine, surligneur
Staedtler Etui rigide composé stylo-bille, feutre, porte-mine, surligneur
Prix : EUR 9,55

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 INEGAUX MAIS GLOBALEMENT UN BON RAPPORT QUALITE / PRIX, 5 septembre 2012
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Inégaux, pour quoi :

- Celui qui a été le moins apprécié est le stylo bille. Il glisse mal sur le papier et n'est pas meilleur qu'un de ces bons vieux Bic Orange. Celui livré est de taille M mais le trait est très fin.
2,5*

- Le porte mine (0,5 mm) : comme sur les dizaines de critériums que j'ai pu utiliser à ce jour, la gomme n'efface rien. Pourtant, Staedler sait faire d'excellente gomme (mes préférées) comme celle-ci. Là où on est un peu déçu, c'est qu'il n'y a qu'UNE seule mine dans le critérium. En mettre une dizaine n'aurait pas coûté plus cher et aurait permis d'attendre le temps d'acheter une ce que je vous conseille.
3*

- Avec le feutre, on arrive aux excellents produits. Tout d'abord la couleur de l'encre : un noir de jais très classe. Contrairement à d'autres feutres, il ne traverse pas le papier. Son tracé est très fin ce qui, avec sa couleur, donne une écriture très belle.
5*

- Le surligneur : il réussirait presque à surpasser le feutre. Je craignais, car il est très fin, de ne pouvoir l'utiliser que pour les clauses en petits caractères sur certains contrats. Pas du tout. Selon l'inclinaison qu'on lui donne, le surlignage peut être très fin ou suffisant pour des caractères normaux. Sa couleur a un je ne sais quoi de plus par rapport à d'autre surligneurs, elle est presque phosphorescente. Vraiment un très bon produit.
5*

L'étui est très ingénieux.

Par contre, attention pour ceux qui ont des mains de pianiste comme moi, ils risquent d'avoir du mal à prendre les stylos en main. Cela a été mon cas, je ne cache pas que c'est quelqu'un d'autre qui utilise ce très bon produit.

J'ai mis 5* en dépit de mes réserves sur le stylo billes car celui-ci peut être avantageusement et facilement remplacé et l'étui rigide est un plus réel.

Jazz Designs 2013
Jazz Designs 2013
Prix : EUR 12,25

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UN BEAU CADEAU, 3 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jazz Designs 2013 (Calendrier)
J'ai indiqué, sur certains des précédentes années, combien ces calendriers étaient beaux pour un amateur de Jazz et susceptibles de devenir des pièces de collection.

Celui-ci, puisque l'on s'y prend à l'avance, va pouvoir accompagner son possesseur tout au long de l'année.

Si vous avez un ami qui aime les "vieilles" pochette de 33t (c'était une belle époque : Avant d'écouter de la musique sublime, on contemplait une véritable œuvre d'art), n'hésitez pas à lui offrir ce calendrier et ce d'autant plus qu'il est imprimé sur du papier respectueux de la nature.

Complete New York Sessions (1955-1957)
Complete New York Sessions (1955-1957)
Prix : EUR 13,28

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 TRES ORIGINAL, 2 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Complete New York Sessions (1955-1957) (CD)
Les notes de pochette nous apprennent qu'Enrique Villegas (1913 - 1986) était dans un premier temps un pianiste argentin classique spécialisé dans Brahms, Schumann et Bartók jusqu'à ce qu'il entende, en1933, Rude Interlude joué par Duke Ellington. Le jazz devint alors sa passion.

En 1955, il émigre aux USA où il est apprécié à la fois par le public et la critique (ce qui n'est pas si fréquent). Hélas, il n'y restera que deux ans et rentrera en Argentine sans soute à cause de problèmes avec sa compagnie de disques. Ce CD contient tout ce qu'il a enregistré aux USA, en l'occurrence seulement deux disques

Dès Ain't Misbehavin', thème pourtant rabâché puisque qu'on dénombre plus de... 1000 enregistrements, j'ai frappé par son originalité.

Le mélange de ses influences classiques et jazzistiques est à l'origine d'un style excitant, unique par ses pirouettes, par le fait qu'il n'y a pas de moment faible.

Citations, dissonances, moments plus romantiques s'enchaînent, Chopin Prélude en est un exemple parfait.

Ce qui m'a aussi frappé, c'est la richesse rythmique de sa musique. La réussite qu'est ce CD est bien entendu due pianiste mais aussi à ses accompagnateurs.

Milt Hinton : bass
Cozy Cole : drums

L'humour est aussi présent comme dans Jelly Roll Blues.

Plus on passe de morceau en morceau, plus on est surpris. Ainsi, dans Django il commence comme aurait pu le faire John Lewis pour petit à petit mieux s'en démarquer au cours des 6 minutes de son interprétation.

Un CD dont les compositeurs des morceaux vont de Chopin: Waltz à Friedrich Gulda en passant par Jelly Roll Morton, cela veut tout dire.

Une très belle découverte pour moi mais que je ne conseillerais pas aux oreilles pas encore habituées au jazz : il y a plus accessible pour débuter (je précise cela pour ceux qui me demande parfois des conseils par mail).

The Personal Touch
The Personal Touch
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 16,95

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 BIN NON, CA NE ME TOUCHE PAS, 31 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Personal Touch (CD)
Peterson aimait manifestement chanter. Ce CD est le dernier, à ma connaissance, où il se livre à cet exercice sur environ 3/4 des plages.

Ceux qui comme moi ont eu la chance de le connaître un tout petit peu puis, à chaque au revoir, de se demander dans quelle état on allait récupérer sa main une fois passée dans la broyeuse qu'était celle d'Oscar, seront surpris de l'entendre chanter avec une voix presque fluette, style Nat "King" Cole enroué.

Peterson chanteur, c'est anecdotique. Mais si on ajoute les cordes, les morceaux au piano électriques qui ne m'ont pas convaincu (de toute façon, Oscar ne m'a jamais convaincu au piano électrique), cela fait "un peu beaucoup". On frôle parfois la catastrophe (Wheels Of Life est redoutable);

Peterson a enregistré tellement de disques que celui-ci est réservé à ses inconditionnels.

J'ai hésité entre 2* et 3* et ai finalement opté pour trois car musicalement il y a quelques beaux moments, des solos où Peterson parvient à faire oublier les cordes et surtout des très belles interventions (Sweethearts On Parade), surtout celles à la trompette, de Clark Terry (Some Of These Days) et techniquement l'enregistrement est de très bonne qualité.

Mon morceau préféré ? The Personal Touch

2,75*

Kaiken
Kaiken
par Jean-Christophe Grangé
Edition : Broché
Prix : EUR 21,76

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 UN BON GRANGE QUE JE RECOMMANDE, 27 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaiken (Broché)
/* Ce commentaire a été écrit à partir d'une épreuve, c'est-à-dire d'une version non définitive. Il est possible que les numéros de pages que j'indique soient différents dans l'édition finale, c'est pourquoi j'ai aussi indiqué le chapitre, optant pour la forme chapitre-page */

Olivier Passan, de la Criminelle à Paris est, comme souvent chez Grangé, un policier exalté, voire « borderline ». Il traque avec acharnement, et malgré sa hiérarchie qu'il a du mal à convaincre du bien-fondé des recherches qu'il mène, l'Accoucheur, un tueur en série qui a plusieurs fois éventré, des femmes enceintes puis brûle leur faetus à coté de leur cadavre.

Le rythme est rapide. L'intrigue est conduite avec brio et rapidité, les évènements se succèdent en accéléré, avec de prodigieux rebondissements et trouvailles qui captivent et angoissent le lecteur.

Grangé sait aussi faire intervenir d'autres personnages, policiers, famille de Passan, milieu où vit l'Accoucheur, ce qui densifie ce qui pourrait apparaître comme une simple enquête.

Il me semble que par rapport à d'autres Grangé, il y a une relative économie de mots crus et de la cruauté sadique des scènes (ce que je préfère). Sans être gore, il y a parfois de la violence extrême mais uniquement lorsque c'est utile au récit. Le lecteur a parfois besoin de ces coups de poing pour se rappeler jusqu'où peut aller réellement la cruauté monstrueuse.

Grangé ne se contente pas de décrire tant il est intéressé par l'origine du mal. Il cherche à rendre compte. Comme dans un récit fantastique, il sème ici et là des pierres (qui forment une seule ligne ou un court chapitre, ainsi 10-58 ou 10-147) ou tout ce qui est dévoilé peu à peu de l'enfance et de la vie de l'Accoucheur.

Ces « pierres » permettent au lecteur de comprendre ce qui fait qu'un être peut devenir un monstre, et comment s'élabore l'être anormal qui a besoin d'exister tel qu'il est et cherche un sens à son existence, fut-ce par ce que nous appelons l'horreur (et que lui nomme sa Vie).

Pendant cette enquête, le lecteur fait plus ample connaissance avec Passan. Pour son premier poste, il a choisi... Tokyo où il est « entré en résonnance totale avec cette culture. Il était fait pour être japonais » (5-33). Il épouse une japonaise, rentre à Paris où leur couple bat de l'aile au point d'être en instance de divorce. « Autour d'eux, écrit Grangé, on avait naïvement attribué le naufrage à leurs différences culturelles ». Grangé en donne une analyse psychologique beaucoup plus fine, et fort bien écrite, de cette arrivée au point de non-retour « Après le coup de foudre immédiat, la lumière qui les avait tant irradiés s'était éteinte et leur amour, à la manière d'un bronzage, avait progressivement disparu sans que personne ne s'en aperçoive » (6-35).

D'une manière générale, et c'est là l'une des force du livre, l'analyse psychologique des personnages est remarquable d'humanité.

Aussi, avant même que soient complètement expliquée l'enquête et montrée la destinée de l'Accoucheur, il y a emploi de l'élargissement mythique souvent utilisé par Grangé, ici avec le Phaenix (48-242) et l'espoir d'une « purification » voire d'une résurrection par le feu (50-257).
Plus l'intrigue avance, plus les choses se compliquent. L'Accoucheur n'est pas le pire ennemi de Passan : une deuxième intrigue se noue à partir de faits étranges vite épouvantables qui se passent dans la maison de Passan et mettent en danger sa famille y compris ses deux fils.

Le lecteur est irrémédiablement entraîné vers une bifurcation qui va révéler l'intrigue essentielle : un ennemi « à mort » cherche à nuire aux proches de Passan et à lui-même.

On assiste alors à une prodigieuse inventivité de Grangé, qui accumule les fausses pistes, les rebondissements, les changements d'atmosphère.

J'ai rarement eu autant l'impression d'être emporté, par une intrigue où foisonnent, et avec rapidité, des éléments disparates qui pourtant forment finalement un puzzle. On va de surprise en surprise, on accepte d'être entraîné même dans les méandres les plus étranges, les plus inattendus, parfois les plus abominables.

Deux choses permettent à Grangé de garder notre adhésion. Tout d'abord, le roman ne part jamais dans un délire complet et conserve de fait la possibilité, pour le lecteur, d'utiliser un raisonnement rationnel sur les évènements aussi étonnants soient-ils. La densité psychologique l'y aide.

D'autre part, la documentation, toujours très présente chez Grangé, est ici extrêmement poussée. Cela apporte une authenticité importante à l'intrigue et aux personnages. Lorsque Passan (c'est ainsi que son épouse l'appelle, à la japonaise) lui parle d'un Kaïken, elle rappelle que c'est avec ce poignard que les femmes des samouraïs se suicidaient : elles se tranchaient la gorge, après s'être attaché les jambes repliées, pour mourir dans une position décente. En parlant d'une inscription sur le mur, Naoko remarques que ce sont des caractères « kanji » ou « hiragana » mais pas « katakanas » (qui sont des signes liés à l'étranger). Et Grangé nous apprend que « Les Japonais avaient créé un troisième alphabet pour exprimer les soins et les noms venus de l'extérieur, ce qui en disait long sur l'état d'esprit du pays » (67-343). Il y a une multitude d'autres exemples que je vous laisse découvrir.

Pour en revenir à la deuxième intrigue, on retrouve, encore approfondis, les mêmes interrogations philosophiques de Grangé. D'où viennent le mal et le malheur? D'où viennent notre véritable identité et donc notre comportement? Ainsi il écrit « La malédiction, c'était sa propre infirmité »(77-393).

Lorsque qu'arrive la fin est évoqué le bushido la « voie du guerrier » car rien ne pourra finir sans un dernier combat, qui devra être ultime et définitif. Grangé en profite pour nous rappeler des traditions ancrées en nous même dont nous n'en avons pas conscience. « Depuis des siècles, depuis toujours, nous sommes enfantés par des corps, définis par des gênes, mais plus profondément encore, nous sommes créés par des idées ». (88-446).

Le final du roman est du pur Grangé. On va assister à un combat épique, où quelqu'un doit nécessairement mourir. La scène va durer notablement, la tension sera extrême. Celle des personnages bien sûr, mais l'univers est au diapason.

Ce combat va avoir lieu sur une île inhabitée, où n'existe qu'un sanctuaire shinto « Les sanctuaires shinto sont toujours vides, il faut les remplir avec des prières, des méditations. Celui-ci était rempli avec sa peur, une pluie incessante, un tremblement de terre (...) la mer avait des vagues lentes, lourdes qui semblaient broyer du noir ».

L'univers est au diapason, dans les teintes du cauchemar, mais d'un cauchemar épique, voulu, et le combat se déroulera selon le rituel samouraï. Ce sera là que finira « une vie de trop ».

Après cette longue montée d'angoisse, et comme à son habitude, Grangé conclut brièvement. J'avais beaucoup aimé celle du passager, où domine le mythe de Sisyphe. Celle-ci est moins grandiose, plus émouvante parce que plus humaine. J'y vois l'affirmation d'un avenir possible, mais qui reste à réaliser. Certains risquent de ne pas l'apprécier, comme ils n'ont pas apprécié celle du passager et de la trouver un peu rapide.

Mais que l'on apprécie ou pas cette fin, c'est encore une fois un très bon Grangé.

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