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Fiche d'identité

Contenu rédigé par PHIL007
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Commentaires écrits par
PHIL007 "ANACHRONIC JAZZ FAN" (france)
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Le passager de Jean-Christophe Grangé (2011)
Le passager de Jean-Christophe Grangé (2011)
par Jean-Christophe Grangé
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 UN EXCELLENT POLAR, UN GRAND LIVRE TOUTES CATEGORIES CONFONDUES, 10 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le passager de Jean-Christophe Grangé (2011) (Broché)
Je m'apprêtais à lire les 750 pages de ce roman quand, au début de ma lecture, j'ai vacillé.

Trouver, à la première page du texte, le rêve d'un psychiatre de garde à l'hôpital et retrouver, une quinzaine de pages plus loin, le même rêve chez un malade de ce psychiatre qui, de plus, lui a été confié par la police parce qu'amnésique et suspect, c'était beaucoup pour moi, même si l'auteur évoque la théorie de la synchronicité de Carl Jung (p.26).

Je me suis accroché, mon intérêt s'est éveillé rapidement, puis j'ai été happé et finalement captivé, totalement captivé, par l'action et les personnages.

L'art du suspense est ici étonnant, les pistes vraies et fausses en même se succèdent à un rythme haletant. L'inventivité du personnage principal, au début le psychiatre Mathias Freire, pour réagir face aux pièges qui se multiplient devant lui est exceptionnelle (parfois avec un peu d'exagération mais qu'importe, je suis scotché !).

Le lecteur vit d'autant mieux ses aventures qu'il n'en sait pas plus que ce personnage étonnant, à la fois accusé de crime et proie de gens qui le menacent sans qu'il comprenne pourquoi, consulté par la police qui lui demande conseil avant qu'il ne devienne suspect. Dans ce tourbillon interviennent des personnages divers, mais surtout la police et l'OPJ Anaïs qui, comme l'homme qu'elle va être amenée à traquer, a un passé douloureux et en garde des stigmates psychologiques.

Mathias, psychiatre, va être amené à s'interroger non seulement sur l'enquête qui commence presque au début du livre mais aussi sur son identité personnelle. On le poursuit, mais il ignore pourquoi. Il se demande alors ce qu'il a fait et, plus grave, qui il est. Cette quête de l'identité est le thème majeur de ce roman.

Au fur et à mesure que l'action avance et qu'il croit enfin tenir le fil conducteur sur sa vie, quelque chose arrive et tout est à reprendre. C'est un peu comme ces poupées russes qui s'emboîtent : il faut longtemps pour arriver à la dernière. Cette quête d'identité initiale emmène Mathias dans des lieux bien différents. Jean-Christophe Grangé n'a pas l'habitude d'atténuer les choses : il appelle un chat un chat. Les crimes qui suivent le premier ont un aspect rituel mythologique qui leur donne un caractère mystique. La sensibilité du lecteur n'est pas ménagée lors de la description des bagarres sanglantes, des mutilations et surtout de la cruauté et de la lâcheté.

L'auteur utilise une langue forte et imagée. On en a l'illustration dès la première phrase qui décrit le réveil brutal du médecin de garde : « La sonnerie pénétra sa conscience comme une aiguille brulante » ou, tout à la fin, avec cette phrase lapidaire : « Il n'était qu'un dégât parmi les autres ».

Jean-Christophe Grangé utilise avec maestria tous les ressorts dramatiques possibles dans ce thriller. La police, les zonards, les tueurs à gages, une organisation trouble (« Mêtis »), la torture (on pense au cas du père d'Anaïs). Tout est fait pour provoquer l'angoisse de Mathias et, par ricochet, celle du lecteur. Les épreuves sont incessantes et la réalité de la vie assez triste.

Les recherches de tous les pouvoirs, sous toutes les latitudes, pour arriver à plus de pouvoir encore en cherchant à agir sur la psychologie et l'esprit humains sont évoquées. Il en est de même de beaucoup de dangers que l'on pressent comme de réelles menaces pour l'humanité. « On est en guerre » affirme le père d'Anaïs pour qui la bombe atomique semble anodine désormais par rapport à ce que risquent de permettre les recherches sur de cobayes humains plus ou moins transformés.

L'auteur utilise très habilement le symbolisme et les mythes. Des questions sous-jacentes sont précisément posées et atteignent une profondeur que je qualifierais de métaphysique.

Jean-Christophe Grangé ne se complait pas pour autant dans des considérations vagues et obscures. Il a un sens évident de la psychologie et de l'Humanité. Sa lucidité apparaît quand il donne cette définition :
« Le psychiatre, c'était ça. Ecoper une barque qui coule avec un dé à coudre » (p. 15)
Ou lorsqu'il évoque les mystères des réactions humaines :
« Il y a des enfants battus qui deviennent fous. Et d'autres qui ne le deviennent jamais. Personne ne peut expliquer cette différence. La nature plus ou moins poreuse de l'âme qui laisse entrer l'angoisse, la souffrance, le mal être » (p. 164).

La quête déjà essentielles d'identité se double d'une réflexion sur la gémellité et va même plus loin en abordant la problématique de la dualité. Il suffit de lire les noms : Freire (frère), Janusz (Janus, dieux romain, était gardien des portes dont il surveillait les entrées et les sorties. Il présidait aux commencements et aux passages. Il était représenté avec deux visages, l'un tourné vers le passé et l'autre tourné vers le futur), Narcisse (le mythe de Narcisse qui voit son double en image en se regardant dans l'eau), Nono (il faut retenir le doublement de la syllabe).

Rien ne simplifie cette quête de la vraie identité et Mathias veut trouver l'initiale, ne plus être, selon le leitmotiv du livre, ce «passager sans bagage».

Cette recherche angoissante et angoissée, menée sans interruption et à vive allure avec des péripéties très diverses, entraîne le lecteur dans la quête du héros. Avec lui, nous cherchons. Avec lui nous souffrons. Avec lui, nous essayons d'échapper à cet étouffement.
« Il était seul, perdu, mais libre » (p.182).
Nous comprenons qu'il veuille SAVOIR, quitte à ce qu'il découvre qu'il est un criminel et soit arrêté. Il veut une confirmation quelle qu'elle soit. Il lui arrive d'éclater en sanglots, cherchant « une confirmation, une seule, même du pire » (p. 176) pour ne plus être « un passager des brumes ».

Car ce n'est pas la certitude qui tue, c'est le doute.

Le lecteur est lui aussi déchiré, déboussolé, en symbiose avec le personnage et son malheur. Tous ces éléments, tous ces bouleversement, le lecteur espère qu'ils vont trouver une résolution, se regrouper même s'il se demande bien comment.

Et c'est le final, splendide et étonnant, dans une atmosphère de délire où se mêlent la folie des hommes et la démesure de la nature.

La tempête fait rage au dehors. On découvre le démiurge fou qui a tout manigancé, tout se regroupe : les thèmes mythologiques sont éclairés, on comprend ce qui a pu se passer et les deux personnages principaux comprennent eux aussi. Mais que va-t-il advenir de ceux que l'on appelle maintenant Orphée et Eurydice ? L'angoisse est à son apogée. Le sentiment du destin antique (le « factum », cette loi supérieure qui mène les êtres et les évènements vers une certaine fin fatale) nous bouleverse.

Après avoir appris qui il est et ce qui lui est arrivé par une volonté extérieure qui pesait sur lui, Mathias va-t-il vivre, mourir ?

Les derniers mots du livre sont une réponse prodigieuse. Le mot de Sisyphe, employé une seule fois dans le roman (p. 349), presque comme par hasard, résonne à nos oreilles.

Longtemps...

Lettres à sa femme : Voyage de Paris en Limousin
Lettres à sa femme : Voyage de Paris en Limousin
par Jean de La Fontaine
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 UNE HEURE D'ENCHANTEMENT, 10 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lettres à sa femme : Voyage de Paris en Limousin (Broché)
Au XVIIème siècle, aller de Paris jusqu'au Massif Central - très exactement au Nord-Ouest du Massif - c'est déjà une aventure que Jean de La Fontaine a vécue et délicieusement contée.

Ce voyage en limousin, le plus long et le plus périlleux de sa vie, il en fait, en six lettres, une relation pleine de vie et de sensibilité. Il adresse ces lettres à sa femme et lui confie ses peurs, ses découvertes, ses rencontres, aventures heureuses ou non.

Le Limousin avait connu un épanouissement culturel brillant au Moyen Age et lorsqu'il fut fief anglo-normand. La Fontaine semble ici plus attiré par la nature ou les êtres que par les faits de civilisation. On connait son art de fabuliste et de conteur. On le retrouve dans ces pages, un moment de bonheur quand on les lit.

Ce poète disait :
"Si Peau d'Ane m'était conté
J'y prendrais un plaisir extrême"

C'est notre cas avec ce voyage en Limousin.

P.-S. A noter qu'il ne faut surtout pas négliger la préface de Michel Mourlet, très personnelle, sans lourdeur ni excès d'érudition.

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Proposé par Achatpc
Prix : EUR 186,02

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 EFFICACE SUR TOUTES SURFACES, 10 juin 2013
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Livré avec un kit complet d'accessoires, cet appareil s'est montré très efficace sur les divers matériaux de mon logement : aucun problème sur le carrelage, le lino, la moquette ou les tapis.

Son poids relativement léger (5 kg) ainsi que les deux poignées (une sur le côté et une sur le haut) permettent de le déplacer sans difficulté.

Les divers éléments amovibles (notamment les filtres) sont faciles à démonter et à remettre en place grâce au mode d'emploi et à ses dessins clairs et pédagogiques.

Son rayon d'action de 11m ainsi que le fait que le tuyau pivote sur 360° le rendent particulièrement maniable.

Je regrette la forme triangulaire (voir les photos) de la brosse principale : elle n'est pas pratique au niveau des plinthes et ne permet pas de les atteindre sous un meuble.

Enfin, je l'ai trouvé assez bruyant, même si cela reste très supportable, ce qui est la contrepartie de sa puissance et ce qui m'a amené à diminuer cette dernière dès que je le pouvais.

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Prix : EUR 80,15

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 UNE EXCELLENTE MACHINE AVEC UN BEAU DESIGN, 5 juin 2013
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Pour l'avoir déjà beaucoup utilisée, je peux sans hésitation recommander l'achat de ce produit.

Esthétiquement, je la trouve plus réussie que les précédents modèles et plus facile d'entretien (mais attention, le porte-dosettes chocolat de certains anciens modèles n'est pas compatible).
La manipulation est beaucoup plus simple et pratique grâce aux commandes tactiles.

Le grand plaisir : choisir soi-même, selon l'inspiration du moment, tout type de dosage entre un café allongé style américain et un café très serré. Mieux, si l'on reçoit un ami, il est possible de faire deux dosages différents.

Un petit défaut, puisqu'il faut en trouver 1 : le cordon secteur est trop court, du moins pour ma cuisine.

Cependant, si vous vivez dans un zone où l'eau est « dure » ou a un goût chloré, je vous conseille d'envisager l'achat d'un modèle avec filtre : Philips HD7873/51 Senseo Twist Quartz Vermillon Cartouche Filtrante Brita Cap 8 Tasses.

J'oubliais : si Philips avait la générosité de joindre à ses cafetières un petit assortiment de dosettes, ce ne serait pas un luxe ;-)

Orchidées : Mode d'emploi
Orchidées : Mode d'emploi
par Isabelle Bert
Edition : Broché
Prix : EUR 28,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ETRANGE ET SPLENDIDE, 22 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Orchidées : Mode d'emploi (Broché)
Le lecteur qui ouvrira ce livre y rencontrera sans doute du bonheur.

S'il est déjà amateur, voire collectionneur, il y trouvera mille renseignements pour commencer ou continuer la culture de ces fleurs. Avec pédagogie, l'auteur donne ses conseils pour choisir une orchidée, pour la rempoter ou la cultiver sur plaque, lui donner la lumière, l'eau et la température nécessaires. De plus, dans une longue partie intitulée "Les orchidées de A à Z", chaque espèce est nommée, analysée.

Que les profanes ne se soucient pas : je suis l'un d'eux et pourtant j'ai été passionné. "Comment ne pas être fasciné, dit l'auteur, par une plante qui, à l'origine était terrestre et qui, pour survivre dans un environnement qui ne lui convenait plus, s'est transformée pour quitter son état de terrestre et atteindre celui d'épiphyte ?"

La forme même de la fleur est singulière nous explique-t-on : Toujours trois pétales et trois sépales, avec une architecture géométrique unique dans le monde végétal : "Si l'on relie chacune des extrémités des sépales d'une part et des pétales d'autre part, on obtient deux triangles, inversés et superposés.

Je m'en suis tenu à ces deux exemples, mais chacun pourra glaner, chemin faisant, tel ou tel détail sur ces fleurs vraiment étonnantes.

Et surtout, il y a de magnifiques illustrations sur fond noir en général. Elles sont nombreuses et splendides. La formes, les couleurs sont illustrées par des dizaines de reproduction qui surprennent et enchantent l'œil.

Un très beau livre.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 24, 2013 5:34 PM MEST


Une aventure de Carol Evans : La Chute de la maison Spencer
Une aventure de Carol Evans : La Chute de la maison Spencer
par Jacques Sadoul
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 SUSPENSE EN CRECENDO, 22 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une aventure de Carol Evans : La Chute de la maison Spencer (Poche)
Je connaissais de Jacques Sadoul son Anthologie de la littérature policière de Conan Doyle à Jérôme Charyn et son Anthologie de la littérature de science-fiction. Je n'ai pas été étonné par les qualités de ce roman où l'on trouve contées d'étranges aventures sur un rythme haletant.

Il s'agit d'une suite de L'héritage Greenwood qui présentait déjà l'originale figure d'une enquêtrice, Carol Evans. On la retrouve avec plaisir, toujours emportée et singulière : détective certes, mais avec ses manières (pas toujours orthodoxes), ses valeurs (parfois discutables), ses refus (catégoriques). Dominée par son besoin d'action elle peut juger, meurtrir farouchement ou tuer sans scrupule.

L'intrigue se situe dans le décor grandiose d'un ranch californien. Elle vit dans la famille Spencer. Le patriarche, Matt, lui a confié une enquête concernant des menaces qui pèsent sur son petit-fils Billy. C'est un insupportable gamin mais c'est le dernier espoir de Matt qui tient plus que tout à cet ultime héritier.

Carol Evans se lance dans l'aventure, les énigmes s'accumulent, les pièges aussi, dans une atmosphère lourde et troublante. Le suspense va crescendo jusqu'à la fin.

Avant un très court épilogue concernant Carol, le roman se termine par une belle citation d'Edgar Allan Poe et un clin d'œil à ce dernier avec cette phrase :
"C'était la chute de la maison Spencer"

Un très bon polar qui en surprendra plus d'un notamment par... sa chute.

Tributo a Monk (UK Import)
Tributo a Monk (UK Import)
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 45,12

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UN PIANISTE ETONNANT 6*, 15 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tributo a Monk (UK Import) (CD)
/* Le jazz est actuellement sinistré économiquement. Beaucoup de « petits » labels disparaissent (dernièrement encore « Black and Blue » et « Sackville »). Je vais essayer de focaliser une partie de mes commentaire sur des disques encore trouvables avant qu'il ne soit trop tard */

J'avais déjà beaucoup aimé un autre CD d'Enrique "Momo" Villegas : Complete New York Sessions (1955-1957) mais là, je suis sur mon postérieur.

Ce CD commende par un "Tributo A Monk" de près de 20 minutes qui est en fait un medley de trois thèmes : Bemsha Swing, Round Midnight et Blue Monk. Et bien Momo, dans son style si particulier, prend presque à son piège des dissonances ce diable de Monk.

Momo rend ensuite hommage à un autre maître es dissonances, Erroll Garner, en reprenant 3 morceaux du répertoire de ce dernier. "It's Only a Paper Moon", Charmaine et It Might As Well Be Spring. Là encore, dans son propre style, Enrique Villegas donne des versions dans lesquelles il marie, comme le faisait si bien Garner, dissonances et humour.

Le CD se termine par un Saint Thomas dynamique à souhait.

Enrique Villegas avait la possibilité d'intégrer à son propre style, tout en restant lui-même, l'esprit des musiciens à qui il rendait hommage tout en restant constamment étonnant. Cette capacité n'a été donnée qu'à peu de musiciens.

Un pianiste à découvrir d'urgence.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : May 31, 2013 9:59 AM MEST


Jazzola
Jazzola

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 AGREABLE, 15 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jazzola (CD)
/* Le jazz est actuellement sinistré économiquement. Beaucoup de « petits » labels disparaissent (dernièrement encore « Black and Blue » et « Sackville »). Je vais essayer de focaliser une partie de mes commentaire sur des disques encore trouvables avant qu'il ne soit trop tard */

J'avoue que je n'avais acheté ce disque que parce que Georges Arvanitas y joue. Je craignais que Marcel Azzola ne sonne trop "musette" pour du Jazz.

Je me suis trompé : Georges a peu de place pour ses solos et Azzola a su adapter sa sonorité sans pour autant rivaliser, à mon avis de profane, avec Richard Galliano - Live In Marciac (disque remarquable, je vous conseille de lire la chronique à la fois pertinente et érudite de Christian Aufranc). Je peux même dire que le mariage vibraphone / accordéon est ici une réussite.

Le répertoire est constitué d'originaux, de morceaux qu'on pouvait s'attendre à trouver là, par exemple Rockin' In Rhythm d'Ellington, mais aussi de surprises telles que Walkin' Shoes de Gerry Mulligan et surtout Psychedelic Sally d'Horace Silver.

Si l'on peut légitimement être déçu que Little Willie Leaps de Miles ne soit que prétexte à un solo de batterie, ma faveur va à The Man I Love qui repend l'arrangement de 1956 d'Erroll Garner et notamment la partie rapide.

Un CD qui devrait ravir les amateurs d'accordéon.

Les enfants de Staline
Les enfants de Staline
par Owen Matthews
Edition : Poche
Prix : EUR 8,36

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UNE EPOPEE FAMILIALE, 13 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les enfants de Staline (Poche)
Je ne peux m'empêcher de penser à Henri Troyat (écrivain français né Lev Aslanovitch Tarassov à Moscou le 1 novembre 1911) aux cycles romanesques qu'il nous a donnés et même à ses biographies.

On a avec "Les enfants de Staline" une époque et une atmosphère bien différentes; mais il y a un égal savoir-faire romanesque dans le récit des péripéties rapportées de façon très réaliste et avec une grande intensité.

Le lecteur sent l'auteur très concerné. Il est vrai qu'il s'agit d'un témoignage familial de destins très mouvementés qui touchent de très près l'auteur Owen Matthews qui a eu pour grand-père russe un partisan convaincu de Staline. Membre de l'appareil du parti, directeur d'une usine, donc puissant, il va être victime d'une purge et fusillé.

Ses deux filles, dont Lumilla la mère de l'auteur, sont envoyées très jeunes dans un orphelinat et essaieront de survivre dans des conditions misérables.

La suite de l'histoire, et encore moins l'incroyable dénouement où intervient un jeune anglais idéaliste, ne peuvent être racontés pour ne pas gâcher le plaisir du lecteur.

Une saga faite d'amour, de misères et même d'horreurs, qui emporte irrésistiblement le lecteur et le laisse, à la fin, ébaubi. Avec un prime une belle écriture !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : May 15, 2013 2:56 PM MEST


Georges Simenon
Georges Simenon
par Laurence Tacou
Edition : Broché
Prix : EUR 37,05

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ENFIN !, 13 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Georges Simenon (Broché)
Les prestigieux "Cahiers de l'Herne" consacrent un numéro à Georges Simenon. Ceux qui, comme moi, sont de grands admirateurs de ce romancier seront heureux de cet hommage pluriel.

Bien sûr, la fameuse émission d'"Apostrophes", consacrée à Simenon par Bernard Pivot, y est prise en compte. On y découvre de grand romanciers ou critiques qui disent leur étonnement devant la fécondité et pourtant la constance dans la qualité du romancier.

On savait ce que pensaient de lui Gide ou Mauriac. Des plumes plus récentes apportent leur témoignage : par exemple, et entre autres, Emmanuel Carrère ou Philippe Claudel.

L'occasion ou jamais de conseiller de lire ou relire Simenon.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 20, 2013 6:12 PM MEST


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