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Contenu rédigé par PHIL007
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PHIL007 "ANACHRONIC JAZZ FAN" (france)
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Les Tragiques de Aubigné. Agrippa d' (1995) Poche
Les Tragiques de Aubigné. Agrippa d' (1995) Poche
par Aubigné. Agrippa d'
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 PRÉFÉREZ UNE AUTRE RÉFÉRENCE DU MÊME ARTICLE, 15 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Tragiques de Aubigné. Agrippa d' (1995) Poche (Poche)
Les Tragiques de Théodore Agrippa d’Aubigné peuvent être une révélation poétique, ce que j'ai tenté d'expliquer dans mon commentaire sur l'article Les Tragiques.

J'ai noté l'oeuvre à 5*. S'il n'y a que 3* ici, c'est pour attirer l'attention sur l'article distribué par Amazon bien moins onéreux que ce que le Marketplace propose ici à l'heure où j'écris mon commentaire.

Dommage qu'un même livre (même format, même édition) fasse l'objet d'un double référencement.


Carte mémoire micro SD 128 Gb neuve Class 10
Carte mémoire micro SD 128 Gb neuve Class 10
Proposé par focusled
Prix : EUR 155,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 FOCUSLED, UN VENDEUR A SUIVRE, 12 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Carte mémoire micro SD 128 Gb neuve Class 10 (Fournitures de bureau)
Ceux qui n'ont pas lu mon commentaire sur Samsung 32GB Micro SD SDHC UHS-1 Carte Mémoire 48MB/S Extreme Ultra Rapide ne connaissent pas encore ce vendeur.

Pourtant il mérite qu'on attire l'attention sur lui.

On passera sur l'erreur de description habituelle ("Product Description: Transcend - TS8GSDHC10E Product Type: SDHC Memory Card Capacity 8GB Class: 10 Product Description: Samsung - MB-MSBGBEU Product Type: Memory Card Card Type: Micro SDHC Capacity: 32GB Speed: 24 MB / s Manufacturer Warranty: 1 year > View more details")
pour se focaliser sur la photo qui le mérite.

Déjà, c'est joliment présenté non ?

A tel point que j'ai téléchargé la photo : je voulais l'imprimer, ça aurait fait une belle carte pour la fête des mères.

Donc comme c'est indiqué, il s'agit d'une "Memory Card" de 128 GB, ce qui ma fois est plus que respectable.

Mais qu'est-ce qui m'a pris de zoomer. Je sais pas, zoomer doit être un de mes nombreux vices. Et qu'ai-je lu au niveau des petites inscriptions sur la carte mémoire ? Il s'agirait d'un carte SD HC (le HC est nettement visible pour les voyeurs qui comme moi zooment).

Donc un carte SDHC.

Oui mais, problème, la capacité maximale d'une carte SDHC est de... 32 Go, soit 1/4 de ce qui est annoncé.

C'est pas de chance non ? C'est même plus de la contrefaçon, c'est une escroquerie même pas bien fichue.

Allez, je retiens le nom du vendeur et je vais visionner L'Arnaque surtout qu'avec ce que je viens d'économiser, je peux même m'offrir L'édition de luxe (un peu cher quand même le livret de 40 pages mais bon, on nous avait prévenu avec le titre).


Samsung 32GB Micro SD SDHC UHS-1 Carte Mémoire 48MB/S Extreme Ultra Rapide
Samsung 32GB Micro SD SDHC UHS-1 Carte Mémoire 48MB/S Extreme Ultra Rapide
Proposé par focusled
Prix : EUR 263,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 DE QUI SE MOQUE-T-ON ?, 12 avril 2014
Proposée aujourd'hui pour la modique somme de 263,99 euros (moins que 264 quand même).

Sait-on ce qu'on va recevoir ? Sur les deux photos en ligne aujourd'hui, il y a une carte de classe 6 et une sous blister de classe... 4

Enfin ce sera une Samsung, comme sur les photos et dans le titre.

Euh, finalement je sais pas car dans la description il est indiqué :
Product Description: Transcend - TS8GSDHC10E Product Type: SDHC Memory Card Capacity 8GB Class: 10 Product Description: Samsung - MB-MSBGBEU Product Type: Memory Card Card Type: Micro SDHC Capacity: 32GB Speed: 24 MB / s Manufacturer Warranty: 1 year > View more details

Comme l'indique Amazon : "Il ne reste plus que 5 exemplaire(s) en stock." On sait pas de quoi mais on sait qu'il n'en reste que 5.

Eh, oh, plus que 5 exemplaires, dépêchez-vous sinon il n'y en aura plus mdr

Amazon, vous ne pourriez pas faire un minimum de sélection au niveau de vos vendeurs marketplace ? Juste par respect pour vos clients.


Samsung MB-MSBGA/EU Carte Mémoire Micro SD Classe 10 32 Go Série Standard
Samsung MB-MSBGA/EU Carte Mémoire Micro SD Classe 10 32 Go Série Standard
Proposé par SkyBear
Prix : EUR 17,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 CARTE OBSOLETE : SE MEFIER, 12 avril 2014
Je me méfie toujours quand on me propose des produits qui, comme celui-ci, NE SONT PLUS FABRIQUES.

En encore plus quand on me dit vitesse : "jusqu'à 25 MB/s"

Pourquoi ne pas avoir l'honnêteté d'indiquer les données fournies par le fabriquant :
Lecture : 24 MB/s
Ecriture : 13 MB/s

Voilà, maintenant, si vous achetez, ce sera en toute connaissance de cause.


Samsung MicroSDHC 32GB Class 10 Ultra carte mémoire haute vitesse 75 Mo / s Lecture 20 Mo / s en écriture avec adaptateur SD et Komputerbay Micro USB Reader
Samsung MicroSDHC 32GB Class 10 Ultra carte mémoire haute vitesse 75 Mo / s Lecture 20 Mo / s en écriture avec adaptateur SD et Komputerbay Micro USB Reader
Proposé par KOMPUTERBAY
Prix : EUR 18,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 DE GROS GROS DOUTES, 12 avril 2014
On ne connaît pas la référence de la carte. Si on se fie à la photo, il s'agirait d'une carte de la série MB-MSBGA, SERIE QUE NE FABRIQUE PLUS SAMSUNG, et dont les vitesses étaient très différentes de celles annoncées : lecture 24 MB/s, écriture 13 MB/s.

Et dans le doute... je m'abstients


Carolin - Pistolet Nettoyant - Multi-Surfaces au Savon Noir - 750 ml - Lot de 2
Carolin - Pistolet Nettoyant - Multi-Surfaces au Savon Noir - 750 ml - Lot de 2
Prix : EUR 5,78

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 TRES EFFICACE... COMME D'AUTRES., 2 avril 2014
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Comme d'autres, il n'est pas AU savon noir mais ENRICHI AU savon noir et il est impossible de connaître le pourcentage du savon dans la formule (entre 1 et 5 %). Certains aimeront l'odeur très typée, d'autres pas.

Comme d'autres, il est très efficace sur les carrelages, les robinetteries. Il est ULTRA dégraissant et excellent pour la cuisine. Côté efficacité, je lui préférerais sans doute globalement Vigor Force 5 - Pistolet mais ce dernier nécessite des précautions d'emploi contrairement au Carolin ou... au Vigor Ultra Dégraissant au Savon Noir Pistolet

Je suis moins emballé par l'autre usage recommandé sur le site carolin à savoir détacher le linge en prélavage : je le trouve un peu juste par rapport à mon K2R.

En résumé : un très bon produit mais que rien ne distingue vraiment de ceux que j'utilisais avant. C'est donc le prix au litre qui guidera mon choix.


Aqua Optima Galia Carafe Filtrante + 6 Cartouches de 60 Jours (Pack annuel)
Aqua Optima Galia Carafe Filtrante + 6 Cartouches de 60 Jours (Pack annuel)
Prix : EUR 22,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 CARAFE FILTRANTE BASIQUE MAIS AVEC UN EXCELLENT RAPPORT QUALITE/PRIX, 2 avril 2014
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
/* Attention : Amazon accorde aux testeurs 30 jours pour poster leur chronique, je n'ai donc pas pu évaluer le filtre sur sa durée de vie qui est de 2 mois */

Cette carafe semble solide, son design est quant à lui plus discutable ce qui n'est pas pour moi d'une importance capitale.

La pose du filtre est assez facile si on se reporte aux instructions. Bien entendu, il faut prendre toutes les précautions d'hygiène nécessaire et, à chaque changement de filtre, faire environ 3 filtrages "pour rien" pour limiter le goût du filtre et diminuer le relargage de charbon actif.

Cette carafe a une capacité totale de 2,25 litres pour une contenance d'eau filtrée de 1,5 litre. On se rend compte (mais c'est vrai pour toutes les carafes filtrantes) qu'à volume égal d'eau buvable, elle tient un volume beaucoup plus important que celui d'une carafe remplie d'eau du robinet ou que de bouteilles.

Le filtre est à changer tous les deux mois pas uniquement pour des raisons d'efficacités mais aussi à cause de risque sanitaires, notamment liés à du relargage. L'indicateur de cette carafe est des plus sommaires : vous indiquez par un chiffre le mois du changement du filtre (3 pour mars) et vous saurez donc qu'il faudra le rechanger dans le mois "5" soit mai. Sauf que si on oublie de regarder... Il existe une application pour smartphone Apple et Android à télécharger gratuitement et qui vous alertera le moment venu (cf. site aqua optima pour plus d'infos et le téléchargement). Compter en mois la durée de vie d'une cartouche est cependant très approximatif car cela ne tient pas compte de l'intensité de l'utilisation ni de la nature de l'eau filtrée. Il existe des carafes avec des compteurs électroniques beaucoup plus sophistiqués tenant compte de la durée mais aussi de la quantité d'eau filtrée et de la dureté de l'eau. Attention à ne pas vouloir faire des économies en gardant plus longtemps le filtre au prétexte que le goût reste bon : cela peut s'avérer très dangereux. Ne pas hésiter à se balader sur internet pour voir les nombreuses précautions à prendre au niveau du filtre (par exemple ne pas laisser sécher le filtre).

Le goût du chlore disparaît : C'est mon sentiment même si on obtient le même résultat en laissant une carafe d'eau une heure au réfrigérateur. Attention : la filtration du chlore fait que l'eau n'est plus protégée contre les bactéries. L'eau ainsi filtrée doit donc être bue dans un délai maximum de 48h (36h de préférence).

Il y a moins de calcaire : c'est ce que j'ai constaté mais cette diminution du calcaire semble commencer à être moindre après un mois d'utilisation. Cela reste à confirmer. Par contre, ce qui est filtré est du calcium (Aqua Optima indique que le magnésium n'est pas filtré, je suis un peu sceptique compte-tenu du procédé chimique utilisé). Il faut donc faire attention car notre consommation d'eau représente 20% de nos apports journaliers en calcium.

Action sur les pesticides, métaux lourds ou nitrates : je suis dans l'impossibilité totale de la quantifier.

La qualité de l'eau du robinet est très encadrée en France. Si l'eau du robinet contient des produits toxiques (comme presque toute la nourriture que nous ingérons), c'est à des doses si faibles qu'il n'y a pas de toxicité pour l'être humain (source : Ministère de la Santé). Il y a de très très rares exceptions de dépassement des limites de qualité de l'eau et, dans ce cas, des mesures sont prises immédiatement (pour ceux intéressés, et tout savoir sur la dérogation, aller sur le site france-libertes).

Je suis inquiet des polémiques que suscitent les carafes filtrantes que certains trouvent dangereuses. Les études 60 millions de consommateurs et surtout celle scientifique réalisée en 2007 par Que Choisir m'amène à mettre en aeuvre le principe de précaution pour moi et ma famille.

Personnellement, je n'utiliserai une carafe filtrante que pour corriger le mauvais goût lié à la présence de chlore (si je ne m'y suis pas pris à temps) et de calcaire. Je ne boirai de l'eau filtrée qu'en petite quantité (boissons chaudes). Celles-ci sont meilleures et j'ai moins de dépôt, par exemple, dans la bouilloire.

La note que j'attribue (4*) est donc liée à ce qui paraît être un excellent rapport qualité/prix (car comment juger de la véritable qualité des filtres mis à part sur le fluor et le calcaire ? Les études menées montrent qu'il peut y avoir de très grosses différences sur d'autres points) mais pour une carafe filtrante et donc s'adresse, avant tout, à ceux qui, contrairement à moi, sont attirés par ce type de produit.


Kaiken
Kaiken
par Jean-Christophe Grangé
Edition : Poche
Prix : EUR 7,89

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 UN BON GRANGE QUE JE RECOMMANDE, 24 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaiken (Poche)
/* Il m'arrive que je duplique certains commentaires sur les différentes éditions d'une oeuvre, en les adaptant si nécessaire. Il arrive aussi qu'Amazon regroupe les commentaires à postériori du coup il peut y avoir en ligne deux fois mon commentaire. Je n'y peux rien mais toutes mes excuses pour le dérangement */

Olivier Passan, de la Criminelle à Paris est, comme souvent chez Grangé, un policier exalté, voire « borderline ». Il traque avec acharnement, et malgré sa hiérarchie qu'il a du mal à convaincre du bien-fondé des recherches qu'il mène, l'Accoucheur, un tueur en série qui a plusieurs fois éventré, des femmes enceintes puis brûle leur faetus à coté de leur cadavre.

Le rythme est rapide. L'intrigue est conduite avec brio et rapidité, les évènements se succèdent en accéléré, avec de prodigieux rebondissements et trouvailles qui captivent et angoissent le lecteur.

Grangé sait aussi faire intervenir d'autres personnages, policiers, famille de Passan, milieu où vit l'Accoucheur, ce qui densifie ce qui pourrait apparaître comme une simple enquête.

Il me semble que par rapport à d'autres Grangé, il y a une relative économie de mots crus et de la cruauté sadique des scènes (ce que je préfère). Sans être gore, il y a parfois de la violence extrême mais uniquement lorsque c'est utile au récit. Le lecteur a parfois besoin de ces coups de poing pour se rappeler jusqu'où peut aller réellement la cruauté monstrueuse.

Grangé ne se contente pas de décrire tant il est intéressé par l'origine du mal. Il cherche à rendre compte. Comme dans un récit fantastique, il sème ici et là des pierres où est dévoilé peu à peu de l'enfance et de la vie de l'Accoucheur.

Ces « pierres » permettent au lecteur de comprendre ce qui fait qu'un être peut devenir un monstre, et comment s'élabore l'être anormal qui a besoin d'exister tel qu'il est et cherche un sens à son existence, fut-ce par ce que nous appelons l'horreur (et que lui nomme sa Vie).

Pendant cette enquête, le lecteur fait plus ample connaissance avec Passan. Pour son premier poste, il a choisi... Tokyo où il est « entré en résonnance totale avec cette culture. Il était fait pour être japonais ». Il épouse une japonaise, rentre à Paris où leur couple bat de l'aile au point d'être en instance de divorce. « Autour d'eux, écrit Grangé, on avait naïvement attribué le naufrage à leurs différences culturelles ». Grangé en donne une analyse psychologique beaucoup plus fine, et fort bien écrite, de cette arrivée au point de non-retour « Après le coup de foudre immédiat, la lumière qui les avait tant irradiés s'était éteinte et leur amour, à la manière d'un bronzage, avait progressivement disparu sans que personne ne s'en aperçoive ».

D'une manière générale, et c'est là l'une des force du livre, l'analyse psychologique des personnages est remarquable d'humanité.

Aussi, avant même que soient complètement expliquée l'enquête et montrée la destinée de l'Accoucheur, il y a emploi de l'élargissement mythique souvent utilisé par Grangé, ici avec le Phaenix et l'espoir d'une « purification » voire d'une résurrection par le feu.
Plus l'intrigue avance, plus les choses se compliquent. L'Accoucheur n'est pas le pire ennemi de Passan : une deuxième intrigue se noue à partir de faits étranges vite épouvantables qui se passent dans la maison de Passan et mettent en danger sa famille y compris ses deux fils.

Le lecteur est irrémédiablement entraîné vers une bifurcation qui va révéler l'intrigue essentielle : un ennemi « à mort » cherche à nuire aux proches de Passan et à lui-même.

On assiste alors à une prodigieuse inventivité de Grangé, qui accumule les fausses pistes, les rebondissements, les changements d'atmosphère.

J'ai rarement eu autant l'impression d'être emporté, par une intrigue où foisonnent, et avec rapidité, des éléments disparates qui pourtant forment finalement un puzzle. On va de surprise en surprise, on accepte d'être entraîné même dans les méandres les plus étranges, les plus inattendus, parfois les plus abominables.

Deux choses permettent à Grangé de garder notre adhésion. Tout d'abord, le roman ne part jamais dans un délire complet et conserve de fait la possibilité, pour le lecteur, d'utiliser un raisonnement rationnel sur les évènements aussi étonnants soient-ils. La densité psychologique l'y aide.

D'autre part, la documentation, toujours très présente chez Grangé, est ici extrêmement poussée. Cela apporte une authenticité importante à l'intrigue et aux personnages. Lorsque Passan (c'est ainsi que son épouse l'appelle, à la japonaise) lui parle d'un Kaïken, elle rappelle que c'est avec ce poignard que les femmes des samouraïs se suicidaient : elles se tranchaient la gorge, après s'être attaché les jambes repliées, pour mourir dans une position décente. En parlant d'une inscription sur le mur, Naoko remarques que ce sont des caractères « kanji » ou « hiragana » mais pas « katakanas » (qui sont des signes liés à l'étranger). Et Grangé nous apprend que « Les Japonais avaient créé un troisième alphabet pour exprimer les soins et les noms venus de l'extérieur, ce qui en disait long sur l'état d'esprit du pays ». Il y a une multitude d'autres exemples que je vous laisse découvrir.

Pour en revenir à la deuxième intrigue, on retrouve, encore approfondis, les mêmes interrogations philosophiques de Grangé. D'où viennent le mal et le malheur? D'où viennent notre véritable identité et donc notre comportement? Ainsi il écrit « La malédiction, c'était sa propre infirmité ».

Lorsque qu'arrive la fin est évoqué le bushido la « voie du guerrier » car rien ne pourra finir sans un dernier combat, qui devra être ultime et définitif. Grangé en profite pour nous rappeler des traditions ancrées en nous-même dont nous n'en avons pas conscience. « Depuis des siècles, depuis toujours, nous sommes enfantés par des corps, définis par des gênes, mais plus profondément encore, nous sommes créés par des idées ».

Le final du roman est du pur Grangé. On va assister à un combat épique, où quelqu'un doit nécessairement mourir. La scène va durer notablement, la tension sera extrême. Celle des personnages bien sûr, mais l'univers est au diapason.

Ce combat va avoir lieu sur une île inhabitée, où n'existe qu'un sanctuaire shinto « Les sanctuaires shinto sont toujours vides, il faut les remplir avec des prières, des méditations. Celui-ci était rempli avec sa peur, une pluie incessante, un tremblement de terre (...) la mer avait des vagues lentes, lourdes qui semblaient broyer du noir ».

L'univers est au diapason, dans les teintes du cauchemar, mais d'un cauchemar épique, voulu, et le combat se déroulera selon le rituel samouraï. Ce sera là que finira « une vie de trop ».

Après cette longue montée d'angoisse, et comme à son habitude, Grangé conclut brièvement. J'avais beaucoup aimé celle du passager, où domine le mythe de Sisyphe. Celle-ci est moins grandiose, plus émouvante parce que plus humaine. J'y vois l'affirmation d'un avenir possible, mais qui reste à réaliser. Certains risquent de ne pas l'apprécier, comme ils n'ont pas apprécié celle du passager et de la trouver un peu rapide.

Mais que l'on apprécie ou pas cette fin, c'est encore une fois un très bon Grangé, qui pourra ne pas plaire à ceux moins férus de psychologie, de mythologie et de symbolisme, d'où mes "seulement" 4*.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 10, 2014 4:22 PM MEST


Gigaset QV830 Tablette Tactile 8" (20,32 cm) Cortex Core 2 Quad MTK MT8125 1,2 GHz 8 Go Android Jelly Bean 4.2.2 Wi-Fi Argent
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Proposé par Yakodo - Best-Electronics
Prix : EUR 151,57

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 UNE TABLETTE ABORDABLE MAIS AUX PERFORMANCES TOUT JUSTE CORRECTES, 24 mars 2014
J'ai eu l'occasion de l'utiliser chez un ami et j’ai globalement été déçu.

Techniquement, ce n’est pas un foudre de guerre :
Elle n'offre que 8 Go de mémoire.
Certes, la mémoire est extensible mais uniquement par carte SDHC ce qui limite la taille des fichiers à 4Go. Attention : cela peut poser des problèmes si on compte l'utiliser pour visualiser des vidéos HD. Le non support de carte SDXC est, pour moi, un gros défaut pour des tablettes puisque cela empêche purement et simplement de visualiser un film en 1080p et peut même poser problème pour certains films en 720p.

Sa définition est bonne sans plus (768 x 1024 pixels) mais suffisante compte-tenu de la taille de l’écran. Plus que sa définition, c’est son contraste médiocre qui pénalise cet écran.

Son autonomie est plutôt faible, son processeur (1.2 GHz) est moyen avec seulement 1 Go de mémoire vive, sa version d'Android pas très récente.

Je regrette l’absence, importante pour moi, de prise microHDMI.

L'écran tactile manque quant à lui un peu de réactivité et de précision.

Bref, tout cela est très inférieur à la remarquable Google NEXUS 7 32 Go (2013).

Nous avons à faire là à un produit d'entrée de gamme, c'est à dire un modèle qui fait beaucoup de concessions sur les éléments embarqués comme la qualité des écrans, le stockage et le processeur embarqué. Et cela se ressent : on dirait que ce produit a déjà un ou deux ans.

Ainsi, j'ai été très déçu côté photo et vidéo (pour obtenir des prix bas, on rogne sur les capteurs). Mais le pire est le son que je trouve très mauvais même avec casque au point que cela pourrait-être pour moi un frein à l'achat.

Son seul véritable avantage est en fait d'avoir un écran 8". Ce n'est pas négligeable. C'est même là que Gigaset s'est montré très intelligent : en se positionnant sur l'entrée de gamme d'un marché en pleine expansion : le 8". Mais cela ne me paraît pas suffisant.

Si on est vraiment pressé d'acheter une tablette 8", on pourra envisager ce produit pour une une utilisation des plus basiques, en sachant que l'on risque finalement d'être déçu, mais pas sans avoir effectué la comparaison avec une tablette Clust CL4C07 IPS (écran de 7,9", mémoire interne : 16 Go) pour une centaine d'euros ou la LG GPad 8.3 V500 Tablette tactile 8,3" Qualcomm Snapdragon 600 1,7 GHz 16 Go que l'on peut trouver à moins de 250 euros et qui supporte les cartes SDXC ou même cette bonne vieille Acer Iconia A1-810 Tablette tactile 7,9" qui avait été très appréciée lors de sa sortie et qui existe aussi en version mémoire 16 Go.

Dans le cas contraire, il me paraît préférable d’attendre d’autres sorties à venir et ce d’autant plus que la Gigaset QV830 devrait rapidement franchir à la baisse la barre des 150 euros franco (c'est déjà le cas en Allemagne et en Autriche et d'autres baisses de prix sont à attendre) ou de se poser la question de savoir si on a vraiment besoin d'un écran 8" ce qui élimine des choix possible l'excellente Google NEXUS 7 (2013)

Je ne peux recommander l'achat de ce produit, qui ne doit ses 3* qu'à son prix doux pour une tablette 8". On s'attendait, de la part de Gigaset, à des produits autrement plus aboutis. Certes la marque est allemande, mais la conception est 100% chinoise (on apprend sur internet que cette tablette est "issue d'un panel de produits de référence d'une usine chinoise").

/* Ajout du 01/04/2014 : Depuis la rédaction de ma chronique, la barre des 150 euros a été franchie sur Amazon France, prochain objectif moins de 130 euros comme c'est déjà le cas sur Amazon Allemagne. Comme quoi attendre un peu n'est pas forcément une mauvaise idée */


Madame Solario
Madame Solario
par Anonyme
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 VERTIGES, 22 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Solario (Poche)
L'action se passe dans une région d'Italie que connaît bien Gladys Huntington, les bords du lac de Côme. Vers 1900, de riches Européens et Américains prennent là des vacances, avec des divertissements de fêtes galantes. La nature est magnifiquement évoquée, l'analyse psychologique est fine : "Bernard éprouvait une impression d'attente qu'il n'arrivait pas à définir, mais qui ressemblait au bonheur". Parmi les pensionnaires de l'hôtel, des groupe ou des idylles se forment, ou se défont, des individualités se distinguent comme Bernard, jeune étudiant anglais, ou le comte Kovanski, prototype de l'aristocrate russe de l'époque. La figure de Madame Solario, très belle et mystérieuse, domine cette vie communautaire d'apparence gaie, de légèreté, de bienséance heureuse.

Cette première partie peut paraître avoir un rythme assez lent, où rien de particulier ne se passe; mais il fallait créer une atmosphère, un mode de vie et cela ne se fait pas en deux pages. Cette vie est par ailleurs répétitive, monotone car, au fond, singulièrement vide de sens profond. Ainsi est subtilement préparé le coup de théâtre qui va donner naissance à un crescendo dramatique.

On a appris par des bavardages mondains que Madame Solario a connu à 16 ans un drame familial :
"Son beau-père était amoureux d'elle.
- Non, vraiment ? Que s'est-il passé ?
- Ce sont des choses qui ne se demandent pas"
Le frère de Madame Solario, Eugène Harden, avait à l'époque aggravé le scandale en tirant sur le beau-père qu'il blessa avant d'être expédié, par ses proches, à l'autre bout du monde.
Or, un soir, Eugène Harden, arrive à l'improviste à l'hôtel. Sa venue est un évènement totalement inattendu même par Madame Solario qui va le présenter laconiquement aux autres ainsi : "je 'ai pas revu mon frère depuis près de 12 ans".

Ce bouleversement inattendu va amener, dans la 2ème partie du roman, un net changement esthétique. Désormais, c'est le tête à tête, le dialogue du frère et de la sœur qui domine.
Il s'agit d'étranges retrouvailles qu'il ne nous appartient pas de trop dévoiler. On a parfois l'impression de ne pas avancer beaucoup, ni très précisément, dans la connaissance de Madame Solario est d'Eugène. Mais on est saisi par des lignes de force : Le poids écrasant d'un passé, la marque indélébile d'une cassure profonde, le poids insupportable, chez Eugène surtout, des humiliations, la nécessité pour lui de trouver des expédients lucratifs afin de survivre dans ce milieu aisé dont il ne veut plus, dont il ne peut plus se séparer. Madame Rosario pose avec acuité le problème de son identité profonde qui ne se dévoile pas vraiment. Que pense-t-elle, que veut-elle vraiment dire, et faire ? On ne le comprend pas avec netteté, l'auteur ne le dit pas avec précision.

Insuffisance de l'analyse ? Non : L'auteur a pourtant été psychologue par ailleurs. La traduction est-elle infidèle ? Non : Nous avons la chance de lire une traduction française à laquelle l'auteur a participé.
Il est vrai que Madame Solario ne s'exprime pas nettement, ne précise pas ce qu'elle ressent; ni elle ni même l'auteur ne semblent le savoir avec exactitude. L'auteur, me semble-t-il, croit en l'incommunicabilité des êtres profonds.

Il faut avoir en mémoire que les convenances de l'époque ne permettaient pas à une femme de préciser certains de la vie des "gémeaux" (c'est ainsi que les pensionnaires appelaient Madame Solario et son frère Eugène). Nous entrevoyons une fraternité incestueuse, voulue par Eugène, assumée ou consentie par Madame Solario. Nous avons des indices, non des analyses. On peut citer le bal où le frère et la sœur dansent beaucoup ensemble, et évoquer une de leurs valses :
"L'accord de ces deux êtres était si parfait qu'on avait le sentiment de commettre une indiscrétion en les regardant".
Le lecteur comprend à demi-mot, interpellé par un mystère dont l'évocation me semble plus puissante que la clarté d'une analyse réaliste.

Madame Solario va prendre tout à coup une initiative. Elle veut s'éloigner, secrètement, et demande à Bernard son aide pour voyager. Commence alors ce que je considère comme la plus belle partie du roman : leur fuite, en tout bien tout honneur, loin de l'hôtel, dans une atmosphère d'angoisse mais très romanesque. Pour Bernard, qui aime secrètement Madame Solario, c'est une étonnante "éducation sentimentale" : il lui arrive de regarder avec elle un monument rien que pour avoir cinq minutes de plus en sa présence. Pour elle, c'est une quête de ce qui est peut-être hors de sa portée : La possibilité entrevue d'une indépendance, la délivrance. Mais des évènements que je ne préciserai pas vont survenir et arrêter cette quête.
"Son calme (...) son air de ne pas écouter ce qui se disait autour d'elle révélait une absence : l'absence de cette préoccupation et de cette angoisse que [Bernard] avait si souvent devinées pendant leur voyage, l'absence de sa détermination. A un moment précis, il en acquit la certitude, elle devait avoir renoncé à poursuivre sa quête".

Il y aura un drame mais le lecteur connaîtra la même économie de moyens que l'auteur. A la fin, on sait très peu de choses sur le devenir des personnages. J'aime ces fins ouvertes : Voltaire ne disait-il pas que les meilleurs romans sont ceux dont le lecteur fait la moitié ? C'est le cas ici : il y a beaucoup de choses à imaginer.

Un lecteur même bienveillant pourrait avoir des reproches à faire à ce roman. Mais toute notation est subjective et j'ai été tellement fasciné par cette œuvre.

Je n'accorde cependant que 4* car je trouve cette édition Madame Solario, avec une excellente préface de Bernard Cohen, préférable.


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