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Contenu rédigé par Diogène
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Commentaires écrits par
Diogène

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Le tsunami numérique
Le tsunami numérique
par Emmanuel Davidenkoff
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

4 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Une destruction de l'enseignement!, 10 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tsunami numérique (Broché)
Emmanuel Davidenkoff a décidé d'apporter sa pierre au discours libéral et technophile ambiant sur l'Ecole. Le numérique est vu comme le moyen qui va permettre de sauver l'Education nationale de son nauffrage. En réalité, cela ressemble plus à l'ultime tentative pour les tenants des pédagogies constructivistes de justifier ce qui détruit l'Ecole depuis 25 ans : pédagogie horizontale, rejet de la transmission, confusion des rôles entre les professeurs et les élèves, justification de l'utilisation des écrans et des smartphones en classe. A regarder les délires du dispositif D'Col, mis en place l'année dernière, ce personnage qui n'a jamais enseigné de sa vie à l'oreille des ministres. Voilà qu'il nous ressort donc la soupe bienpensante sur l'Ecole élitiste qui creuserait les inégalités parce qu'elle refuse de s'adapter aux joyeusetés des écrans qui stérilisent la pensée ou ces professeurs obsédés par la transmission des savoirs. Curieux que cette propagande en faveur de l'Ecole numérique emprunte à la figure du tsunami, qui donne plutôt envie de l'éviter que de s'y adapter. Bref, cette vision des choses s'inscrit parfaitement dans la logique de l'Ecole des compétences qui creuse les inégalités et détourne de plus en plus de jeunes de l'enseignement. Les géants du Web, qui font gagner beaucoup d'argent sur le dos des élèves, grâce à ces discours peuvent dire merci à M. Davidenkoff.


Ce pays qu'on abat
Ce pays qu'on abat
par Natacha Polony
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

39 internautes sur 43 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Raffraichissant!, 8 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ce pays qu'on abat (Broché)
La mort des idéologies a laissé la place à un vide idéologique qu'est venu occuper l'air du temps appelé "politiquement correct". Natacha Polony a le mérite de réhabiliter l'idée qu'une pensée structurée repose sur une vision du monde cohérente. Elle dénonce autant ceux qui veulent moins d'immigrés, tout en défendant l'euro,le libre-échange et la liberté des mouvements de capitaux, que ceux qui dénoncent l'impuissance des Etats tout en vouant au gémonie l'idée de nation. Les principaux débats de société - mondialisation, islam, Europe, République, immigration, individualisme des sociétés occidentales, réensauvagement - sont réinscrits dans la longue durée de notre civilisation. Le ton est pessimiste et conservateur au bon sens du terme. Natacha ne part seulement en guerre contre une certaine gauche, mais contre le culte de la modernité pour la modernité. Bien sûr, elle semble nostalgique de la France des années 1960, d'une Ecole de la République fondée sur la transmission des savoirs, d'un modèle économique conciliant initiative privée et intervention publique, d'une Europe fondée sur la coopérations entre des nations souveraines qui n'avaient pas renoncé à leur identité, d'un modèle d'intégration reposant sur l'assimilation culturelle des étrangers. Mais elle ne cède pas à la tentation réactionnaire puisqu'elle est aussi capable de voir les avancées concernant le féminisme ou la prise de conscience écologique, ce qui la distingue d'un Eric Zemmour. Son discours reste toujours équilibré. Bref, un livre qui fait réfléchir, qu'on partage ou non toutes ses idées.


La malfaçon, monnaie européenne et souveraineté démocratique
La malfaçon, monnaie européenne et souveraineté démocratique
par Frédéric Lordon
Edition : Broché
Prix : EUR 20,50

13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sortir de l'euro pour renouer avec la démocratie, 22 avril 2014
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Ce livre de Frédéric Lordon est salutaire, à l'heure où le Front de Gauche et la gauche critique se refuse toujours à assumer la rupture avec la monnaie unique. Les problèmes de l'euro sont moins analysés sous l'angle de l'économie que du point de vue politique. L'économiste part de l'idée que la monnaie unique a consisté dès le départ à neutraliser la souveraineté des Etats, en excluant les politiques économiques du champ démocratique. Constatant l'impasse du fédéralisme, (obstination monétaire allemande, absence d'un peuple européen, primat des sentiments nationaux), Frédéric Lordon estime que l'alternative aux politiques néolibérales ne peut passer que par une sortie de l'euro et un retour aux politiques économiques nationales. La retour à la souveraineté nationale est la condition nécessaire pour que les peuples européens restent maîtres de leur destin. Avec ce livre, Frédéric Lordon s'attaque surtout à l'internationalisme abstrait d'une partie de la gauche radicale et rejoint des auteurs comme Jacques Sapir, Emmanuel Todd, François Rufin ou Aurélien Bernier, qui s'efforcent de réconcilier la gauche avec l'idée de nation, mais dans une perspective internationaliste.


Le bel âge
Le bel âge
par Régis Debray
Edition : Broché
Prix : EUR 12,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Eloge des Anciens et d'un rapport au passé., 26 décembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le bel âge (Broché)
L’idée que les Anciens seraient dépassés, que le passé est derrière nous et qu’il faudrait enfin être de son temps sont, pour Régis Debray, des idées profondément fausses auxquelles il s’attaque dans ce livre. Il rappelle que les jacobins de 1789 et les Résistants de la Seconde Guerre mondiale étaient certes jeunes mais avaient un profond respect pour leurs ancêtres : les premiers s’inspiraient de Plutarque et Rousseau, les seconds se tournaient vers les œuvres d’André Gide ou de Paul Valéry. De manière paradoxale, ce sont les vieux vichystes qui ont conçu les chantiers de la jeunesse, en valorisant le corps contre l’esprit. Le jeunisme est le pire ennemi de la jeunesse puisque refuser d’enseigner les auteurs du passé, c’est empêcher la formation de la pensée chez les jeunes générations. Le jeunisme va de pair avec le culte de la modernité et la haine de la nostalgie. Régis Debray déconstruit l’opposition entre tradition et révolution et souligne que les jacobins de 1793, se prenaient pour les Gracques en se réclamant de la Rome républicaine ; les communards s’inscrivaient dans le prolongement de 1793, de la Révolution de 1848 et ont inspiré Lénine. Parce qu’elle aspire normalement à transformer le monde, la gauche s’est toujours tournée vers le passé et ses figures historiques pour construire son progressisme. Curieusement, le renoncement de la gauche de gouvernement à constituer une alternative à l’ordre dominant coïncide avec le resserrement de l’éventail des références historiques et le règne du temps court. La gauche est d’autant plus radicale qu’elle s’inscrit dans un rapport au passé et dans une histoire. « Un tribun qui se rend coupable d’aucun anachronisme cesse d’être un homme dangereux », relève Régis Debray. De Michelet à Mitterrand, nombreux furent les hommes politiques qui pensèrent la Révolution française, en prétendant, contre François Furet, que celle-ci n’était pas terminée. La véritable modernité est le fruit d’une réinvention de la tradition et non de sa négation. Alors que l’oubli du passé mène à la répétition, c’est le retour aux sources qui permet le renouveau. Ce livre de Régis Debray est l’occasion de comprendre qu’aucune révolution ne saurait s’accomplir sans un détour vers le passé et une réinterprétation de la tradition à la lumière des enjeux du présent.


Les intellectuels intègres
Les intellectuels intègres
par Boniface
Edition : Broché

17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Plaidoyer pour les intellectuels, 23 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les intellectuels intègres (Broché)
Après le blâme, les éloges. Avec ce livre, Pascal Boniface qui avait beaucoup dénoncé dans son précédent essai se livre à un éloge de ceux qui ne transigent pas avec le réel pour défendre leurs idées. Sous la forme de plusieurs entretiens, Boniface aborde des thèmes comme ceux du rôle des intellectuels dans le débat public, le rôle des médias, le souci de la vérité et du réel. Qu'il s'agisse d'Emmanuel Todd, de Rony Brauman ou encore de Régis Debray, ils ont le point commun d'éclairer le public sans se considérer eux mêmes comme des intellectuels. Si les entretiens sont intéressants, on pourra être agacé de la façon dont Boniface distribue les bons ou les mauvais points, en se focalisant sur les questions du Proche-Orient, de l'atlantisme ou de l'islam. Cela donne le sentiment qu'il passe sont temps à réécrire son livre Est-il permis de critiquer Israël?


Le nouveau XXIe siècle : Du siècle « américain » au retour des nations
Le nouveau XXIe siècle : Du siècle « américain » au retour des nations
par Jacques Sapir
Edition : Broché
Prix : EUR 19,30

5.0 étoiles sur 5 Une belle réhabilitation des idées de nation et de souveraineté., 13 mai 2013
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Un livre passionnant de réflexion sur la mondialisation, dans une dimension à la fois géopolitique et économique. A l'heure où tous les eurobéats nous expliquent qu'il faut dépasser les nations et faire le grand saut fédéral européen, Jacques Sapir nous montre que les pays qui réussissent actuellement dans la mondialisation adoptent des stratégies nationales, qui reposent sur leur respect de leur souveraineté : Inde, Chine, Russie. Ce que l'on a appelé à tort mondialisation depuis les années 1990 n'était que l'illusion d'une mondialisation sous domination des Etats-Unis. Or le relatif déclin de la superpuissance américaine s'est accompagné d'un retour en force des nations, dans le cadre d'un monde multipolaire. Conséquence logique, il s'attaque à tout ce qui amène à limiter la souveraineté des Etats, à commencer par ce qu'il nomme le colonialisme humanitaire. Cela fait toujours plaisir de lire chez un homme de gauche, une réhabilitation des idées de nation et de souveraineté, conçus non pas dans une logique de repli mais dans une perspective vraiment universaliste et internationaliste.


Pour en finir avec la repentance coloniale
Pour en finir avec la repentance coloniale
par Daniel Lefeuvre
Edition : Poche
Prix : EUR 7,20

8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Salutaire!, 11 décembre 2011
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Le livre de Daniel Lefeuvre est salutaire dans la mesure où il remet un certain nombre de pendules à l'heure. Il est vrai que la colonisation ne fut pas un processus d'extermination mais une oeuvre de domination. Loin de constituer la matrice des totalitarismes, la violence coloniale renvoie davantage à des mentalités et des pratiques du XVIIIe siècle, notamment mises en oeuvre lors de la guerre de Trente Ans ou la guerre de Vendée. Quoi qu'il en soit, les tenants des études postcoloniales en prennent ici pour leur grade. Daniel Lefeuvre reprend ici la thèse de Jacques Marseille en démontrant, chiffres à l'appui, que la colonisation a coûté plus cher qu'elle n'a rapporté et que les immigrés récents n'ont rien à envier aux étrangers européens en ce qui concerne les stéréotypes. Non, l'intégration des Italiens et des Polonais ne s'est pas faite plus facilement, au motif qu'il existerait une proximité culturelle! En cela, Lefeuvre rend hommage au rôle assimilateur de la République française, sans pour autant l'idéaliser. On pourra néanmoins faire quelques critiques à ce livre. D'abord, la tentation de réduire la colonisation à la seule situation algérienne, alors qu'il s'agit d'un cas bien particulier. Daniel Lefeuvre a également une démarche assez économiste qui néglige à mon sens la dimension sociale et le vécu quotidien des populations au sein du système colonial. Enfin, on ne sait pas véritablement qui sont ces repentants auxquels il s'attaque : s'agit t'il des tenants des études postcoloniales comme Blanchard ou des communautaristes du type Indigènes de la République? Dans ce cas, faut-il s'attaquer aux historiens ou à l'instrumentalisation de leurs travaux à des fins idéologiques?
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Pourquoi nous ne sommes pas nietzschéens
Pourquoi nous ne sommes pas nietzschéens
par Alain Boyer
Edition : Poche

9 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Sidérant de la part de philosophe., 10 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pourquoi nous ne sommes pas nietzschéens (Poche)
Il est sidérant que des philosophes de métier comme Luc Ferry on André Compte Sponville s'attaquent à Nietzsche en s'appuyant sur la Volonté de puissance, alors que toute personne bien informée sait que ce livre est un faux réalisé par sa soeur qui, elle, était antisémite. Décidément, certains philosophes ont des problèmes avec l'histoire.
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La Tentation obscurantiste
La Tentation obscurantiste
par Caroline Fourest
Edition : Poche
Prix : EUR 5,30

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Brillant!, 15 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Tentation obscurantiste (Poche)
Comme tous les livres de Caroline Fourest, celui-ci est rafraîchissant. Il montre comment sous couvert d'un antiracisme nourri de culpabilisation coloniale, une partie de la gauche internationaliste en est venue à se montrer extrêmement complaisante vis à vis des islamistes. L'un des exemples les plus significatifs est sans doute, la rupture au Monde diplomatique entre Bernard Cassen et Alain Gresh, proche de Tariq Ramadan. J'apporterai néanmoins un bémol. En matière de relations internationales, il me semble peu pertinent de lire la géopolitique à travers le prisme de la laïcité. Si l'on peut espérer que l'ensemble des nations deviennent laïques un jour, on ne peut pas se couper de certains pays, comme l'Iran ou d'autres Etats peu recommandables sur la question des droits humains, sous prétexte qu'il s'agit de théocraties islamistes. Cette confusion fait à mon avis le jeu des néoconservateurs qui sont tout sauf des laïcs.


Je suis noir et je n'aime pas le manioc
Je suis noir et je n'aime pas le manioc
par Gaston Kelman
Edition : Poche

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Noir et Bourguignon, 9 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Je suis noir et je n'aime pas le manioc (Poche)
Ce livre est rafraîchissant. Il dénonce avec un certain humour les stéréotypes dont sont victimes les noirs en France et que véhiculent même inconsciemment tous nos antiracistes autoproclamés : sexe surdimensionné, performances physiques supérieures, rythme dans le sang, etc. Mais Gaston Kelmann est également critique vis à vis de la victimisation de certaines minorités devant les discriminations dont ils sont victimes. Il appelle racisme angélique le paternalisme qui tend à traiter le noir comme un handicapé en lui passant tous ses caprices. Mais ce livre est également un plaidoyer en faveur du modèle d'assimilation à la française. Pour lui, en ramenant systématiquement les noirs à leurs origines culturelles réelles ou supposées, même sans arrières pensées, on les empêche d'évoluer dans la culture française, celle du pays où ils vivent: "En faisant son école en région parisienne ma fille a dû entendre parler du griot davantage que moi qui ai vécu plus de vingt ans dans ma ville d'origine. Le griot personnage populaire de l'Afrique de l'Ouest n'existe pas dans la ville de mon enfance. [...] Pour moi, les griots ont le même exotisme que les porteurs de kilt écossais ou les joueurs de clochette belges ou britanniques en ont pour mon voisin de pallier d'origine savoyarde. Et ont parle à ma fille de griot, et on lui en présente ce succédané, parce que le griot ferait parti de ses racines africaines, et ce faisant on invente à ma fille, des racines qui ne sont ni les miennes, ni celles de ma mère" (p. 29-30). Un livre qui montre que le noir n'est rien de plus qu'un blanc à la peau noire.


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