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Commentaires écrits par
Abi

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James Bond contre Dr No [Blu-ray]
James Bond contre Dr No [Blu-ray]
DVD ~ Sean Connery
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 11,80

Aucun internaute (sur 4) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Je n'aime pas les James Bond !, 4 septembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : James Bond contre Dr No [Blu-ray] (Blu-ray)
Quand j'étais petit, j'avais vu au cinéma des James Bond avec Roger Moore et d'autres avec Sean Connery... Voir ce type avec tous ses gadgets m'amusait beaucoup, je trouvais cela surprenant, inattendu... mais je n'avais aucune cassette vidéo de James Bond... Il y a quelques semaines, suite à la sortie Blu-ray des James Bond, je me suis dit "Tiens, c'est peut-être l'occasion de revoir les James Bond". Je ne me souvenais plus de grand chose, je me souvenais seulement de quelques très rares images, mais surtout de ce qui m'avait plu enfant. A 40 ans, après avoir revu James Bond, je peux aujourd'hui dire que je n'aime pas, mais pas du tout, les James Bond.

Le côté dragueur, frimeur, macho, "vieux beau" crooner m'irrite au plus haut point. Tous ses gadgets mettent en avant que sans eux, James Bond n'est rien, et qu'il serait bien en peine de de sortir de situations inextricables comme il le fait toujours grâce à ses gadgets.

Alors je sais on va certainement me dire "Tu devrais voir Skyfall, c'est bouleversant ! Ca n'a rien à voir avec les autres James Bond !"... Oui, seulement je ne supporte pas Daniel Craig !

Certes, le machisme était plus présent encore avec Sean Connery qu'avec Roger Moore, mais il reste quelque chose de latent niveau machisme chez les James Bond Moore... Le fait que cet aspect soit moins ostensible rend les film un tout petit peu moins insupportables qu'avec Sean Connery, mais c'est loin de les rendre même mollement bons.

James Bond, l'agent secret pour lequel 75% de chaque mission consiste à se retrouver au lit avec une nouvelle femme, celui qui a un tel "charme" que personne ne lui résiste (et si c'est le cas, on force un peu la femme et elle finit forcément par céder et tomber raide dingue de l'agent 007), ...

Les James Bond Timothy Dalton et Pierce Brosnan me font encore plus horreur que les précédents (qui, dans le genre, battaient déjà pourtant tous les records !) avec leurs gueules de mannequins de magazines !

Non, je ne suis décidément pas fait pour les James Bond ou ils ne sont décidément pas faits pour moi.

Les films de James Bond manquent cruellement de plusieurs éléments pour en faire des films vraiment intéressants (émotion, fragilité, sensibilité, réflexion, suspens, surprises, profondeur, personnages travaillés).

Les James Bond ont une sorte de linéarité qui ne les rend pas du tout surprenants (et ce, à quelque moment que ce soit du film et dans quelque film que ce soit).

James Bond, en l'état, c'est l'action, point.

Aucune profondeur au personnage (qu'on ne voit d'ailleurs que sous son aspect professionnel -à l'exception de Skyfall, je sais, où l'on découvre son enfance-, mais il a tout de même fallu 50 ans pour commencer à se dire "Tiens, c'est marrant : il serait pas un peu creux ce personnage ?"), aucune vulnérabilité, aucun risque il a toute une panoplie de gadgets et est physiquement extrêmement résistant (on peut le mettre dans une centrifugeuse et lui faire faire des tours à la vitesse maximale dont la moitié tue en principe même les plus endurants, lui s'en sortira un peu décoiffé et essoufflé mais.... VIVANT ! (cf. Moonraker)), aucune erreur de parcours, aucune surprise, aucun coup de théâtre dans le scénario, James Bond devient bien vite une carricature de lui-même (et ce, dès les tout premiers films !), aucune tension psychologique (tout reste platement physique).

D'ailleurs, pour en revenir aux gadgets, j'ai bien rit (avant de m'endormir) avec "Bons Baisers de Russie"... Tous ses gadgets étaient dans sa mallette... Je me suis dit "Bon sang ! Il n'a pas intérêt à l'oublier quelque part ou à se la faire voler par ses adversaires !"... Mais bien sûr, cela n'arrive hélas jamais dans un James Bond !

Dans les James Bond, tout est un peu trop fait pour en mettre plein la vue (et ça se voit). Ce qui participe au manque de crédibilité des films. Jamais rien de subtile, tout est dans le démonstratif. D'ailleurs, j'avais lu un post sur le forum Planet Emulation qui illustre assez bien ce que je dis "tu déconnes nicolas, dans le dernier je m'attendais pas à ce qu'il fasse du surf avec le capot de son engin et d'un parachute en tombant d'une banquise qui s'effondre sur les vague énormes de l'antarctique tout en étant poursuivi par un laser géant faisant tout fondre -_- toute la salle était morte de rire quand on a vu à quel point c'était abusé :D"

James Bond aurait gagné à avoir des scenarii et des personnages (à commencer par lui) "un peu moins" en surface, quelque chose d' "un peu plus" travaillé, d' "un peu plus" complet, au niveau du vécu, du caractère, quitte à ce qu'on en découvre plus sur lui à chacun de ses films, mais ce n'est pas le cas.

Tout ça fait que les James Bond m'ennuient passablement et que je me demande ce qui a bien pu faire que cette saga ait autant cartonné (au point qu'il y ait des films de James Bond qui sortent encore aujourd'hui, dans les années 2010... Déjà que je me demandais comment, avec une telle recette, il a pu y avoir même un second film James Bond après Dr No, le 1er film de James Bond en 1962 !)... Il serait intéressant que des psychologues se penchent sur cet étrange phénomène...


La couleur des sentiments [Blu-ray]
La couleur des sentiments [Blu-ray]
DVD ~ Jessica Chastain
Proposé par CVRD-Médias
Prix : EUR 8,49

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un film bouleverant, 1 septembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La couleur des sentiments [Blu-ray] (Blu-ray)
Mon amie a fait un essai, se méfiant de la qualité des productions de ces dernières années : elle a acheté la version DVD de ce film. De mon côté, j'en connaissais la jaquette car j'avais acheté sur Amazon le film "Les Couleurs du Destin" (avec un titre original bien plus intéressant et bien plus parlant que ce titre complètement niais français. Le titre original était "For Colored Girls"). Amazon m'avait suggéré "La Couleur des Sentiments" (encore un titre français minable quand le titre original est "The Help").

Mon amie a donc commandé le DVD. Nous n'avions pas parlé de ce film, nous l'avons donc directement vu.

Houuu, que j'ai ri, et que j'ai pleuré !

Le film traite du racisme, mais sous un angle différent de tout ce qu'il s'est fait jusqu'à maintenant. Nous savions tous que le racisme existait aux États-Unis dans les années 60 et jusque tardivement encore, certains restaurants avaient sur leur porte un écriteau "No Blacks, no Jews, No dogs"... Nous savions tous que dans les années 60 (et même aujourd'hui dans certaines familles -même si heureusement, elles sont de plus en plus rares !), des Blancs avaient des domestiques noirs. Nous trouvons tous cela choquant en soi et révoltant... Encore heureux !

Mais les films sur le racisme que subissaient (et subissent) les Noirs au Etats-Unis n'allaient en général pas plus loin que la dénonciation de ce type de ségrégation héritée du sinistre temps de l'esclavage...

Ce dont parle ce film, et ce que nous ignorions, c'est ce que vivaient ces domestiques. C'est précisément ce que développe le film "La Couleur des Sentiments" ("The Help").

Le film est à la fois un rire et un cri. Il mêle habilement la dimension comique lié au ridicule des familles blanches racistes et la souffrance, la tristesse et la solitude de ces femmes noires dont personne ne parle.

Le moins que l'on puisse dire est que ce film m'a profondément ému. Il a même fait bien plus que cela : il m'a bouleversé. Je n'ai jamais autant ri et pleuré en regardant un film, et même après l'avoir vu, j'en pleurais encore !

Immédiatement après le visionnage de ce film, je me suis rué vers Amazon pour l'acheter en DVD et en Blu-ray et j'ai remercié de tout mon coeur mon amie pour me l'avoir fait découvrir !

Ce film est exceptionnel ! Les perles sont rares de nos jours, c'en est une.

La VF est aussi excellente que la VO.

A voir absolument et sans modération !

Je profite de mon commentaire pour alerter sur le fait que le racisme aux Etats-Unis fait souvent l'objet de critiques dans les films états-uniens et que beaucoup de Français apprécient ces films dénonçant celui-ci, mais en France le racisme est encore très présent et parfaitement intégré à la culture générale !

J'habite un appartement sur rue, et à 4h du matin des ouvriers ont changé le sens des passages zébrés. Tous étaient Noirs. Vous ne verrez jamais un Blanc faire ce type de boulot aux heures indues en France ! Le présentateurs du JT en France en 2013 sont toujours Blancs, ou alors Arabes (Rashid Arab), mais jamais... Jamais jamais JAMAIS Noirs ! Idem pour les Présidents de la République, jamais de Noirs ! Les personnes de peau brune ou noire, on a beaucoup plus de chance de les trouver en cherchant du côté des personnels de ménage, des videurs des grands magasins, des éboueurs, etc. que dans des postes comme responsable/présentateur d'émission tv, Président de la République, Premier Ministre, présentateur du journal télévisé, patron de banques, etc... Alors si la critique du racisme états-unien est parfaitement justifié, cela ne doit pas nous empêcher d'observer et de critiquer celui qui est récurrent en France et contre lequel aucun film à ma connaissance n'est jamais sorti ! Ah, si quelques uns, mais ils sont extrêmement rares (tellement que l'on pourrait s'imaginer que la France est un pays qui n'est que peu concerné par le racisme) : Romuald et Julliette (sorti il y a 24 ans !) peut-être aussi Intouchables (2011), et, dans le registre comédie, Rabbi Jacob (il y a 40 ans !) mais à ma connaissance, le racisme n'est pas vraiment ni tellement dénoncé en France dans les films cinématographiques. Et ce simple fait est tout à fait scandaleux. Il révèle que le racisme est complètement intégré à la société française.


The we and the I [Blu-ray]
The we and the I [Blu-ray]
DVD ~ Michael Brodie
Prix : EUR 14,11

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellent film ! Et je ne dis pas ça souvent d'un film français !, 1 septembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The we and the I [Blu-ray] (Blu-ray)
Ce film est une heureuse surprise ! C'est un film sociologique captivant et émouvant, il propose de suivre des étudiant du bronx, de pointer l'image fausse donnée en groupe et la véritable personnalité de ces étudiants se dévoile à mesure que le groupe se disloque tout au long du parcours du bus.

ATTENTION : La VF est exécrable ! Ce film doit ABSOLUMENT être vu en VOSTF !

EXCELLENT film de Michaël Brodie qui dépeint une réalité sans tricher, sans exagéré, une réalité qui sonne étonnamment juste !

L'édition Blu-ray est excellente !


Les Couleurs du destin
Les Couleurs du destin
DVD ~ Janet Jackson
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 8,42

2.0 étoiles sur 5 Un film décevant !, 1 septembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Couleurs du destin (DVD)
Les seuls points positifs de ce film sont le titre original "For Colored Girls" (titre fort, revendicatif, mettant l'accent sur le sujet traité la double discrimination subie par les femmes afro-américaines -discrimination en tant que femmes et en tant que Noires-. Le titre français "Les Couleurs du Destin" est lui, comme d'habitude, minable tant il est insignifiant et niais !), le casting (Janet Jackson, Whoopi Goldbgerg et Angela Bassett) et la jaquette. Sensible à la cause des femmes et à la cause noire aux Etats-Unis et dans le monde, aimant les chansons de Michael Jackson (Janet est sa soeur), Adorant Whoopi Goldberg et Angela Bassett, appréciant la jaquette du DVD, je pensais que ce film aurait toutes les raisons de me plaire...

Et bien... non !

Le reste est vraiment trop décevant : des longueurs à ne plus savoir qu'en faire et la réalisation est plate.

Sur le sujet des discriminations subies par les femmes et par les Noirs et par les femmes noires, il existe des films bien plus intéressants, comme par exemple le film "La Couleur des Sentiments ("The Help").


Planète dinosaures [Blu-ray]
Planète dinosaures [Blu-ray]
DVD ~ John Hurt
Prix : EUR 14,99

7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 N'est pas Tim Haynes qui veut !, 1 septembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Planète dinosaures [Blu-ray] (Blu-ray)
Mon amie a acheté le Blu-ray de "Planète Dinosaures". C'était avec grande impatience que nous attendions de découvrir ce que nous pensions être une suite, une mise à jour, des célèbres documentaires de la BBC de Tim Haynes et Nigel Paterson, ... TERRIBLE ERREUR ! Nigel Paterson, nous livre ici un documentaire grand public à la sauce 2000 : EXCLUSIVEMENT en images de synthèse. "Planète Dinosaures" plaira aux gamins de Cours Préparatoires s'intéressant à la préhistoire, mais ne parlera pas aux adultes recherchant les impressions de réalisme et le caractère immersif qui caractérisait les documentaires de Tim Haynes. Les 2 premiers Jurassic Park et les documentaires précédents de la BBC sur les dinosaures étaient hypra réalistes, on pouvait presque toucher les dinosaures, on sentait leur poids et leurs mouvements étaient très crédibles... Leurs images mêlaient habilement maquettes décors réels et images de synthèse (à dose homéopathique). Tout ceci n'existe plus dans Planète Dinosaures.

Nigel Paterson a absolument TOUT misé sur les images de synthèses : les animaux aussi bien que les décors dans lesquels ils évoluent sont exclusivement en images de synthèse.
Résultat : une image sans relief, artificielle au possible, des mouvements peu crédibles. Immersion 0.

Le problème de ces années 2000 est que lorsque l'on découvre de nouvelles technologies et de nouvelles "idéologies", on se croit OBLIGE d'en mettre à toutes les sauces : tout repose sur l'informatique, et exclusivement sur l'informatique, depuis que les ordinateurs sont dans toutes les maisons, une guerre sans merci s'est engagée entre le matériel et le virtuel dès lors (le 2nd refusant catégoriquement l'existence du 1er): mp3 contre CDs, streaming contre DVD et Blu-ray, jeux vidéo en ligne contre CD-Rom / DVD Rom, livres virtuels contre livres physiques, il en va de même pour la 3D à nous rendre malade d'indigestion, film après film, et des images de synthèse sur images de synthèse, ...

Et côté "idéologie", lutte pour la "vie saine" (contre la "malbouffe", les cigarettes, les graisses, le sucre, le sel, etc... etc... etc...)

Bref, ON NOUS POLLUE avec le tout ceci ou le tout cela ! Un monde entièrement non-fumeur, et où il n'est possible de fumer nulle part ! Un monde sans acteur, sans maquette, sans décor réel, tout en images toc de synthèse, etc... etc...

Dans "Planète Dinosaures", Nigel Paterson a cru bon de choisir des angles de vue, qui se veulent très impressionnants (méga contre-plongée, méga-zooms sur la gueule et les crocs de l'animal, ou sur les griffes), ce qui donne une impression de documentaire qui veut en mettre maladroitement plein la vue.

On suit parfois la chute d'une larve et le zoom se fait quand elle heurte le sol (plan complètement inintéressant qui n'apporte rien au propos).

Le poids du dinosaure est une donnée complètement zappée (il court sur le sol comme une plume vole dans les airs), il ne laisse aucune empreinte de pas, et au final, on a l'impression que le dinosaure ne pèse que quelques grammes, ce qui retire beaucoup du réalisme déjà bien peu présent même sans cela.

Enfin, toutes les 5 secondes, l'image s'arrête et l'on a droit à la présentation de données scientifiques sur le dinosaure, ce qui bloque radicalement et instantanément toute immersion possible si le tout-images-de-synthèse n'y était pas parvenu avant.

Bref, ce documentaire est une pure déception. Il peut être intéressant si l'on veut mettre à jour ses connaissances sur les dinosaures, mais il n'a vraiment aucune autre qualité.

Il est ahurissant de constater qu'on se débrouillait mieux dans les années 90 avec les effets spéciaux que dans les années 2000, et même dans les années 2010 ! Mais on refuse de le voir car on croit que parce que c'est tout en images de synthèse, c'est plus moderne et c'est donc mieux, mais c'est faux !


Wild Mood Swings
Wild Mood Swings
Prix : EUR 9,66

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Album encore plus plat qu'un disque !, 15 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wild Mood Swings (CD)
Il nous avait supplié mais on ne l'a pas écouté. Nous avons trouvé ses supplications touchantes mais nous n'avons pas entendu ce qu'il essayait de nous dire... Souvenez-vous, c'était la chanson qui clôturait l'album précédent, Wish. Une chanson de rupture, une chanson de mort, une chanson de fin... D'ailleurs, c'était son titre : "End".

Il disait "I think I've reached that point where giving up or going on are both the same dead end to me, are both the same old song" ("Je pense que j'ai atteint le point où continuer ou m'arrêter sont tous deux mêmes fins mortes pour moi, sont tous deux la même vieille rengaine"

"Please stop loving me, please stop loving me, I am none of these things"

"Je vous en prie, cessez de m'aimer, je vous en prie, cessez de m'aimer, je ne suis aucune de ces choses"

La chanson était intense, magnifique, sombre et très créative. Et personne ne prenait au sérieux cette mise en garde dramatique, ce message désespéré, tout le monde disait "Bravo ! Robert, on t'aime ! Une autre ! Vivement le prochain album !"

Et, avec les Cure, Robert Smith a su encore faire quelques titres excellents pour les BO ("Burn", pour la BO de The Crow, et "Dreddsong" pour la BO de Judge Dredd), il a même puisé les fonds de tiroirs pour sortir encore quelques merveilles pour les b-sides des singles de Wild Mood Swings, mais tout un album, ça, il ne pouvait plus. Et il le savait déjà en 1992, lorsqu'il a écrit "End". C'est ce qu'il essayait de nous dire.

Le 4 mai 1996, le jour de mon anniversaire, les Cure m'ont fait un très sale cadeau : leur mort.

Le 4 mai 1996, ils ont osé l'inosable : ils ont sorti Wild Mood Swings !

Ah, ça, je m'en souviendrai de mon anniversaire ! Je les retiens ceux-là !

Alors Wild Mood Swings... Déjà, en voyant la jaquette, je faisais la gueule...

"Mais bon, me suis-je dit, le flacon est peut-être moche mais le breuvage peut être exquis ! Écoutons le disque !"

ERREUR !!!! Le breuvage était d'une puanteur digne des égouts de la ville !!! Une vraie soupe tournée, indigeste à souhait !!!

C'aurait été l'album d'un autre groupe, il aurait fini direct à la poubelle, mais c'était les Cure, alors je tentais de me raisonner et me forçait à boire cet infecte boisson !

"Ce sont les Cure, ça ne peut pas être mauvais, sûrement qu'en écoutant ce... truc 1 000 fois, je finirai par en découvrir toute la richesse, toute la créativité, je finirai par le trouver génial !"

Mais rien ne vint. L'album est toujours aussi moche et indigeste. L'expression même d'une misère créative ! Des paroles et des musiques lourdes et désespérément maladroites !

4 ans pour nous pondre un truc pareil !!! Je comprends que Robert Smith était désespéré après Wish, il sentait bien qu'il était fini, qu'il avait donné tout ce qu'il avait pu pour Wish et qu'il ne parviendrait plus à trouver l'inspiration pour de nouveaux albums. Mais les fans en redemandaient encore et encore, malgré sa chanson "End", où il disait clairement que ce n'était plus possible de continuer. A cause de cette attente, à cause de ce marché, la maison de disque a certainement dû faire pression sur les Cure pour qu'ils sortent encore un album. "Please stop loving me, I am none of these things" avait-il pourtant imploré. Il savait ce qu'une attente encore forte des fans allait générer, toutes les pressions qu'il devrait subir pour finalement risquer de céder. Et c'est ce qu'il a fait, il a cédé.

Beaucoup défendent Wild Mood Swings avec hypocrisie, juste parce qu'il y a le nom The Cure dessus, et aussi un peu par snobisme et orgueil mal placé, du style "J'ai perçu dans cet album.... mmmmmh une certaine grandeur ! un concept ! Un esprit insondable et indomptable qui ne peut être perçu que par une oreille avertie, exercée, rebelle aux avis mainstreamy forcément mauvais."
ou encore "Je n'ai pas pu me tromper à ce point en écoutant les Cure toutes ces années ! S'ils ont sorti Wild Mood Swings et que j'en reconnais la médiocrité, c'est moi qui vais passer pour un con, c'est sûr ! Alors je vais dire que cet album est génial et que ce sont ceux qui ne l'aiment pas qui n'ont rien compris aux Cure, aux méandres obscures et mystérieux de l'esprit complexe de notre grand gourou Smithy, ou à l'Art déroutant et intrinsèquement subversif qu'est La Musique !"

Pourtant, franchement, Wild Mood Swings est véritablement une horreur de lourdeurs et d'idées gauches au possible, de fautes de goût et de désert créatif.

Certains, dans la confidence, avouent "C'est vrai que "The 13th", c'était pas vraiment ça ! Pareil pour beaucoup de chansons de l'album : "Round & Round & Round", "Club America" mais "Want", "Bare", "Jupiter Crash" ou "Mint Car", c'est du pur génie ! Mais il faut quand même le dire : il fallait oser sortir "The 13th" en single ! Reconnais que c'est une belle preuve d'anticonformisme !"

...

Pourtant, à mon oreille, aucune chanson de l'album Wild Mood Swings ne trouve grâce...

"Want" ? Avec son son surproduit, sa batterie lourde, maladroite et sans nuance, sa rythmique répétitive et artificielle et ses paroles pauvres à faire pleurer

« Club America » ? Avec ses faux airs de « Harold & Joe » dans le type de registre vocal, la chanson est artificielle à souhait niveau paroles et sature de lourdeurs niveau mélodique, une soupe tournée et indigeste qui se veut « rock »… Pathétique !

« This Is a Lie » ? Tous violons sortis, cette valse se veut poétique et romantique, mais ses paroles enfantines et pseudo-désabusées, répétitives à outrance, achèvent le repoussoir de la musique qui l’accompagne. Ne cherchez pas quoi que ce soit d’esprit Cure dedans, comme dans le reste de l’album et dans les productions de ce groupe depuis 1996, il n’y en a plus aucun. Juste de la pure caricature…

« The 13th » ? Dès le début, on est prévenu : de faux cuivres latino stridents viennent lacérer nos tympans… et ce n’est que le début ! Comme à leur habitude depuis 3 titres maintenant sur cet album, les Cure se font les rois de la superficialité, de l’inconsistance, du kitch du plus mauvais goût et du manque d’inspiration. « « Tout le monde se sent-il bien dans la salle » dit-elle », et bien elle fait fort bien de poser la question car à l’écoute de cet album on n’en est plus vraiment sûr !
Le clip accompagnant ce single est du même niveau que la chanson elle-même (c’est-à-dire niveau 0), on peut au moins leur accorder ça aux Cure de Wild Mood Swings, leurs clips sont aussi mauvais que leurs chansons ! Au moins, il n’y a pas de problème de manque de cohérence sur ce point !

« Strange Attraction » ? Rythmique lourdingue qui peut, certes, amuser les enfants de maternelle mais guère plus. Au niveau des paroles et du chant, Smith surjoue et ça sonne archi-faux !

« Mint Car » ? Les Cure font décidément la preuve avec ce 6ème titre de Wild Mood Swings que le ridicule ne tue pas… mais qu’il est plutôt une preuve de mort. Enfin, si : le ridicule tue, mais pas ceux qui le font. Le ridicule des Cure a bien tué en moi l’idée que ce groupe était à tout jamais génial ainsi que toute ma fierté d’aimer ce groupe ! Ici, paroles plates, superficielles, musique insipide… J’ai peine à croire qu’elles émanent du même groupe que celui qui a su être ce qu’il a été pendant les 17 années précédentes !

« Jupiter Crash » ? La première chose que l’on remarque, c’est ce rythme on ne peut plus maladroit sur lequel on a l’impression de trébucher à chaque fois ! Vient ensuite, à nouveau, la platitude des paroles dont l’intérêt ne décolle à aucun moment, et le chant qui n’arrange rien à l’affaire.

« Round & Round & Round » ? Trois mots me viennent immédiatement en tête avec cette chanson « débile », « feint » et « creux » ! Robert Smith nous y parle d’un milieu artificiel, superficiel et hypocrite… Il semblerait qu’il y ai trop longtemps traîné tant ce milieu semble avoir déteint sur lui, cela s’en ressent depuis le début de cet album.

« Gone ! » ? Un morceau pseudo jazzy qui se veut une réponse à « The Lovecats », à la différence près qu’à l’époque Smith et ses employés avaient du génie et qu’il ne leur en reste plus un nanogramme ! La preuve est une nouvelle fois faite avec ce morceau : le rythme est lourd, maladroit, la voix peine à décoller et à être enjouée, et du coup, une nouvelle fois, Smith force, et ça se sent. Pitoyable !

« Numb » ? Chanson moins superficielle que les autres, mais qui a tout de même bien peu d’intensité, peu d’originalité, la voix de Smith y est monocorde, bien plus efficace contre les insomnies que tous les tranquillisants vendus en pharmacie. On se surprend à sursauter, réveillé en sursaut à la fin de la chanson.

« Return » ? Retour au déglingué, retour au sur-jeu, retour au faussement déjanté… Paroles toujours aussi creuses et nulles, émotion 0, comme d’hab’, on est déjà au 11è titre de l’album sur lequel on ne s’arrête plus de soupirer et bâiller aux corneilles ! On se demande où les Cure vont chercher un tel degré de nullité… Smith joue le surexcité mais on n’y croit pas une seconde, Cooper nous fait un bordel à la batterie (on a l’impression de fil à coudre qui s’est emmêlé et qui fait de gros nœuds !

« Trap » ? 12ème titre du disque et il ne relève toujours pas le niveau ! Là, Smithy fait semblant d’être en colère… Mais sa colère est gentillette et de surface, elle ressemble davantage à un petit caprice de gosse qu’à un vrai gros ras-le-bol, ce qu’il tente pourtant, en vain, de nous faire croire… Ce spectacle serait risible s’il n’était pas aussi triste !

« Treasure » ? Créativité : 0, intensité : 0, émotion : 0, paroles : 0, musique : 0… Je pourrais développer, mais ce que je reproche à cette chanson, c’est exactement tout ce que je reproche aux autres… Est-il vraiment utile de me répéter ?

« Bare » ? Un mot pour définir cette chanson : « L’ENNUI » ! Voix monocorde, musique creuse se voulant sensible mais tombant complètement à côté…

« It Used to be Me » ? Aaaaah, enfin, un excellent titre, très bien joué et bien chanté, très intense émotionnellement…
mais il n’est pas sur l’album (sauf dans l’édition japonaise) car c’est en réalité une b-side du maxi single de “The 13th” !

Au final, RIEN à sauver de cet album ! Rien de rien !

Les Cure se rendaient bien compte d'au moins une chose sur cet album : son manque d'unité. Ne sachant pas trop comment le nommer et voulant faire passer cela comme une démarche volontaire, ils ont opté pour "Wild Mood Swings", "Sauvages sautes d'humeur"... quel titre pour un album qui est bien trop faible pour être "sauvage", bien trop en permanence à ras du sol pour faire un bond, et bien trop artificiel pour évoquer quelqu'humeur que ce soit !

Finalité : NAVRANT ET CONSTERNANT !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 14, 2013 1:36 PM CET


Life on Mars - Saison 1
Life on Mars - Saison 1
DVD ~ John Simm

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Veni, vidi, adori !, 15 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Life on Mars - Saison 1 (DVD)
Je ne connaissais pas cette série, je ne connaissais pas ses réalisateurs et scénaristes, je ne connaissais pas les acteurs, je ne regarde plus la télé depuis plus de 10 ans, autant dire que tout était réuni pour que je passe à côté, ... et cela aurait été bien dommage ! Je dois cette découverte à mon amie et je lui en suis très reconnaissant. Nous vivons ensemble, et elle comme moi sommes dégoûtés de la médiocrité alarmante des programmes télévisuels, et elle comme moi ne les regardons plus depuis bien longtemps !

Mais mon amie est une fouineuse géniale ! Elle voulait trouver une série télé particulière, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle y est parvenue, et brillamment !!!

Cette série est très inventive, rythmée, drôle, sensible, et... courte, hélas ! 2 saisons seulement ! Mais ce n'est pas faute d'audience, cette série cartonne en Angleterre dont elle est originelle, et en dehors au point que les États-Unis, comme pour le film d'Alejandro Amenabar "Abre Los Ojos" (film espagnol) et la série "Queer as Folk" (série britannique), et comme sans doute beaucoup d'autres, ont décidé d'en faire un remake (très moyen au passage !). Non, cette série a été conçue pour être courte dès le début par ses créateurs.

On y découvre un récent et excellent acteur encore peu connu (et j'espère vraiment que cela changera) John Simm ! Enfin... "peu connu"... il l'est sans doute beaucoup plus depuis cette série (ou ça ne saurait tarder) !

A voir en VOSTF !


Bloodflowers
Bloodflowers
Prix : EUR 9,98

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 "Ces fleurs ne mourront jamais" ... Bien sûr ! Elles sont fausses !!!, 18 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bloodflowers (CD)
Comme je l'ai précédemment déjà dit dans mon commentaire sur 4:13 Dream, le dernier album de ce que tous les faussaires continuent d'appeler "les Cure", "Les Cure sont morts (et enterrés) en 1996 avec la sortie de l'album totalement indigeste Wild Mood Swings". Plus rien de ce qui faisait jusqu'alors leur génie n'a survécu à cette sinistre année. Ni au niveau du look, ni au niveau de l'esprit, ni au niveau de l'audace, de l'humour, de la poésie, de la musique, des textes,.... RIEN vous dis-je !

Robert Smith ne sait plus écrire ni chanter ni toucher.

Depuis 1996, "rien de ce qu'il pense ou croit ou dit, rien n'est vrai (...) tout ce qu'il a, rien de ce qu'il maintient, tout ça est faux (...) tout est parti."

Depuis 1996, il "glissé dans la vie d'un autre" qui n'est plus du tout lui.

Depuis 1996, "c'est un cruel et minable jour froid et la neige tombe encore dehors. Il ne reviendra plus..."

Est-ce une coïncidence si les dernières chansons des albums des Cure depuis 1996 illustrent une impasse ou sont des chansons de rupture (sorte d'impasse auss) ("End" (Rupture. Wish, 1992), "Bare" (Tupture. Wild Mood Swings, 1996), "Bloodflowers" (Rupture. Bloodflowers, 2000), "Going Nowhere" (Impasse. The Cure, 2004), "It's Over" (Rupture. 4:13 Dream, 2008) ? Ou est-ce une volonté de dire que cette fois, c'est fini ?

The Cure n'est plus The Cure, d'ailleurs Robert Smith non plus, n'est plus Robert Smith, "je [le] regarde tomber" avec ce groupe qui, depuis 1996, n'en est plus un... Juste un assemblage d'outils disparate et rouillés, mal assemblé et mal utilisés par Robert Smith.

Il aurait dû comprendre que "si ça ne pouvait pas être comme avant, il devait arrêter. Il ne veut pas ce qu'il a été, il a changé de mentalité"

Il aurait mieux fait de réaliser que "si ça ne peut pas être comme c'était, il devait lâcher prise."

Or il s'obstine depuis 17 ans dans la médiorité la plus absolue à sortir un nouvel album, à faire de nouveaux concerts et à continuer d'appeler son groupe "The Cure"...

On se demande bien pourquoi... A entendre toutes les chansons depuis ces 17 ans, on jurerait que c'est, pour lui, "juste une façon de tuer le temps, qu'il ne le choisit pas vraiment, que c'est juste un autre jeu pour perdre... son esprit".

Il l'a pourtant si souvent dit dans ses chansons au cours de ces 17 ans, mais c'est comme s'"il pleuvait fort et vous n'avez entendu, et il a [alors] dû le dire encore" et encore et encore... Et plus il le disait, plus vous adoriez cela ou ne l'entendiez pas, vous agrippant fermement à son pantalon flasque aux multiples poches en le suppliant ""Si tu meurs, disiez-vous, je meurs aussi"... Continue !"

Alors il continue... "ça semblait si facile", "si confortable, si habituel et si rien d'autre à dire"

Lui comme vous n'avez pas compris l'évidence : le "rêve s'achève toujours, [le] sentiment s'en va toujours, le moment de s'éclipser vient toujours"

"Entre ceux qui vous parlent des Cure après 96 comme d'un excellent groupe, qui tentent de nier cette cassure, ceux qui vous chantent les louanges de Wild Mood Swings, Bloodflowers, The Cure, ou 4:13 Dream, entre [eux] et moi, il est très difficile de savoir en qui placer sa confiance, que penser, que croire". "Entre [eux] et moi, il est très difficile de savoir qui choisir, comment sentir, que faire"

C'est pourquoi j'invite toutes les personnes ne connaissant pas ce groupe à se proCUREr les albums de ce groupe exceptionnel de 1979 à 1992, puis d'écouter (et non pas acheter) ceux de 1996 à 2008 et de se faire leur propre avis. La cassure est nette, la mort est évidente, c'est assez flagrant, mais personne ne pourra mieux la constater que vous !


4:13 Dream
4:13 Dream
Prix : EUR 12,08

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 THE CURE EST MORT EN 1996 (R.I.P), 16 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 4:13 Dream (CD)
Les Cure sont mort en 1996. Ce que les gens connaissent des Cure à partir de cette date, ce n’est plus les Cure, c’est un autre groupe. (cette coupe de cheveux avachie et grasse, qu'on n'ose même plus appeler un pétard, ça fait 17 ans qu'il se la traîne, comme pour dire "C'est toujours moi Robert Smith des Cure, j'espère que vous ne m'avez pas oublié"), même si sa musique n'a plus rien d'émotionnellement fort et ses chansons n'ont plus rien à raconter depuis Wild Mood Swings (1996) et non depuis l'album The Cure (2004)... En fait; c'était encore géant jusqu'en 1995 avec la chanson Dreddsong, quelques b-sides de Wild Mood Swings (mais rien de sauvable sur l'album lui-même), puis un sursaut de créativité avec le single "Wrong Number" (1997) qui donnait beaucoup d'espoir pour la suite.... en vain. Après, les Cure (et Robert Smith) sont devenus une caricature d'eux-mêmes dans tout ce qu'ils ont fait. Les fleurs de sang, m'ont fait saigné le coeur tant la musique manquait cruellement de créativité, la jaquette est à pleurer (tout comme celle de Wild Mood Swings, d'ailleurs, et les paroles étaient vraiment pitoyables

"this dream always ends" I said
"this feeling always goes
The time always comes to slip away"
"this wave always breaks" I said
"this sun always sets again
And these flowers will always fade"
"this world always stops" I said
"this wonder always leaves
The time always comes to say goodbye"
"this tide always turns" I said
"this night always falls again
And these flowers will always die"

Always die
Always die
These flowers will always die"

J'ai rarement vu aussi nul et lourdingue au niveau des paroles d'une chanson, et c'est pareil pour tous les titres de l'album on dirait un poivrot qui essaie maladroitement d'aligner quelques mots et débitant des vers de comptoire (sans jeu de mots) (tout semble à croire que Robert Smith ne sait plus écrire, et ce, depuis Wild Mood Swings, car les vers et les compositions lourdingues de Bloodflowers n'ont rien à envier à celles tout aussi niaises de Wild Mood Swings "The sun is up
I'm so happy I could scream!
And there's nowhere else in the world I'd rather be !"

… et beaucoup d'autres horreurs de cet acabit !

Où sont passés les Cure des années 80 qui avaient tant d'intensité, de génie, de créativité, d'humour et d'audace ?? Est-ce bien le même Robert Smith qui avait écrit et composé le magnifique "Snow In Summer" et tant d'autres perles comme "The Kiss", "Disintegration", "Pictures Of You", "From The edge Of The deep Green Sea", "Cut", "End", "Wendy Time", "Fascination Street", "Plainsong", "Untitled", "Fight", "Just Like Heaven", "Hot Hot Hot !!!", "Why Can't I Be You ?", "A Thousand Hours", "Inbetween days", "Kyoto Song", "The Blood", "Sinking", "Shake Dog Shake", "The Empty world", The Top", "Piggy In The Mirror", "Birdmad Girl", "The Caterpillar", "The Upstairs Room", "La Ment", "Just One Kiss","Let's Go To Bed", "The Lovecats", "The Dream", "A Short Term effect", "One Hundred Years", "Pornography", "All Cats are Grey", "Faith", "The Figurehead", "The Holy hour", "Siamese Twins", "Cold", "Primary", "Doubt", "A Forest", "Seventeen Seconds", "Jumping Someone Else's Train", "Play For Today", "Three Imaginary Boys", et tellement d'autres ???

Il n'en reste même plus des miettes.

Qu'on se le dise : les Cure sont morts en 1996. Robert Smith a beau tenter de s'en sortir avec des pirouettes maladroite en disant "Too alternative to be old, too old to be alternative", il ne crois plus lui même en son groupe ni en lui-même. Ça se voit, et ça s'entend ! J'avais essayé de continuer avec Cure de Wild Mood Swings (1996) jusqu'à l'album The Cure (2004) en me disant "Oh, cet album était une erreur de parcours, c'est excusable... Le prochain sera certainement génial !", l'album suivant vint et c'est toujours la même chose : une catastrophe ! Tout ceci serait bel et bien si Robert Smith ne prenait pas en plus son public pour une bande d'abrutis, mais j'ai souvenir qu'il a essayé de nous refourguer l'album Blue Sunshine de The Glove en édition Deluxe en nous assurant que sa voix sur les démos était celle de l'époque alors que c'est sa voix d'aujourd'hui, que c'est incontestable, et que cette voix a tellement changé qu'elle est devenue immédiatement reconnaissable par son extrême pesanteur son manque d'intensité. Je dis aux fans des Cure comme l'Agent5364 qui trouve normal de dire que si on n'aime pas, il ne faut rien dire "Demandez-vous sincèrement ce que le Robert Smith des années 80 dirait de celui des années 2000 et de la 2ème moitié des années 90. Répondez-vous franchement... Les Cure de ces années là ne seraient-ils pas mis au pilori par Robert Smith lui-même ?"... Pour conclure, je dirais qu'en 1982, après la sortie de l'album Pornography et le split du groupe, Robert Smith se retrouvant tout seul (avec quelques participation de Lol Tolhurst de temps en temps sur un titre ou un autre) voulaient renommer son groupe en "Ex-Cure"...N'est-ce pas en 1996 qu'il aurait dû le faire, et ce, jusqu'aujourd'hui ?

Les Cure, j'ai été fan. Dans les années 80 et jusqu'en 2004. Mais pour être honnête, ce n'était plus du tout ça dès 1996. Je voulais y croire pendant 8 ans parce que j'aimais beaucoup ce que les Cure ont su être jusqu'en 1996, depuis, je me mentais à moi-même en me forçant à écouter les morceaux inaudibles de Wild Mood Swings, Bloodflowers et The Cure en me disant que si je trouvais ça mauvais, c'est que j'avais forcément dû mal écouter et qu'un jour je trouverais ça génial ou en me disant qu'il feront mieux l'album suivant. Je voulais croire que les Cure d'avant reviendraient... Mais nous sommes en 2013 et il faut bien se rendre à l'évidence, après 17 ans de médiocrité et de manque d'audace et de poésie, les Cure d'avant ne reviendront jamais. Je n'aime pas ce qu'ils sont devenus : les jaquettes de leurs albums, d'habitude si créatives et mystérieuses, si artistiques et énigmatiques sont devenues de vraies laidrons à partir de 1996 (Wild Mood Swings, Galore, Bloodflowers, Greatest Hits, The Cure, 4:13 Dream concourent toutes pour avoir leur place au musée des horreurs). Musicalement, ce n'est plus ça du tout non plus, je l'ai déjà dit.

Au niveau du look, c'est désespérant. Dans les années 80, les Cure se renouvelaient tout le temps :
La coupe de Robert Smith en 79 (Three Imaginary Boys) n'était pas la même qu'en 80
La coupe de 80 (Seventeen Seconds) n'était pas la même qu'en 81
La coupe de 81 (Faith) n'était pas la même qu'en 82
La coupe de 82 (Pornography) n'était pas la même qu'en 83
La coupe de 83 (Japanese Whispers) n'était pas la même qu'en 84
La coupe de 84 (The Top) n'était pas la même qu'en 85
La coupe de 85 (The Head On The Door) n'était pas la même qu'en 86
En 86, au concert à Orange, alors que tout le monde dans les médias et en dehors ne parlait que du pétard de Robert Smith (qu'il a porté de 81 à 85, mais un pétard différent à chaque fois), il a pris tout le monde à contre-pied en se coupant les cheveux en brosse.
La coupe de 86 (The Cure In Orange) n'était pas la même qu'en 87
La coupe de 87 (Kiss Me Kiss Me Kiss Me) n'était pas la même qu'en 89
La coupe de 89 (Disintegration) n'était pas la même qu'en 91
La coupe de 91 (Play Out) n'était pas la même qu'en 92
La coupe de 92 (Wish) n'était pas la même qu'en 93
La coupe de 93 (Great X-pectations) était le dernier changement connu de coupe de cheveux de Robert Smith. A partir de 96, elle s'est avachie (comme s'il avait pris un seau d'eau sur la tête) et est devenue sale et moche.

Après la coupe de 96 (Wild Mood Swings) était la même que celle de 97 (Wrong Number) qui était la même que celle de 2000 (Bloodflowers). En 2001 (Greatest Hits), les cheveux ont poussé, mais la coupe restait avachie, moche et sale. Même chose en 2004 (The Cure), en 2008 (4:13 Dream). Côté vêtements, Smith semble avoir préféré laisser place au mauvais goût... Déjà en 1996 : Horrible sweat shirt de football américain ("Mint Car") et chemise à fronces et aux larges manches ("The 13th"). En 2000, il portait un épovantable pull noir et des godasses de montagnard (des "écrase m...", comme on dit !). Depuis, il porte une chemise noire passée CE, un gros futal ample avec des poches partout et ses écrase m..., et il ne change plus jamais de look. Il a pris au moins 120 kilos (il ressemble à Frank Bell, et il y a une phoo où on les voit tous les deux de profil, la ressemblance des profils est frappante !), il se hisse pitoyablement sur son micro et ne chante plus du tout mais gémit d'une voix plaintive bien peu mélodique, sa voix patine, vasouille et elle est sans souffle (lui qui en avait tant en 1989 quand il a chanté à Rome un Faith qui glaçait le sang contre le massacre de Thien an Men, lui qui avait fait des prestations live de dingue sur "Disintegration" ou "Prayers For Rain" (qu'on peut entendre sur Entreat))... Il a désormais l'air toujours essoufflé sur scène, et sa voix ne suit plus du tout. Les autres ? Que dire de Porl Thompson (qui veut à présent qu'on l'appelle "Pearl") qui s'est rasé et tatoué le crâne pour faire plus jeune et branché ? Que dire de Simon Gallup qui se prend terriblement au sérieux ? Que dire de Jason Cooper qui a toujours été le batteur le plus mauvais que les Cure aient eu, qui n'a jamais eu rien avoir avec l'esprit des Cure d'avant 1996 et qui n'est jamais parti depuis 1996 où il est arrivé ? Le groupe ? Il n'y a plus la complicité et l'amitié qui liait ses membres jusqu'en 1995 (inclus), ce sont juste des individus distincts faisant leur boulot de musiciens, rien de plus. Remarque comment leur en vouloir ? Robert Smith leur a imposé Ross Robinson à la production de l'album "The Cure", il a viré Perry Bamonte et Roger O'Donnell sans raison (il n'a même pas daigné leur parler directement, alors que le groupe s'apprêtait à tourner, ils ont appris qu'ils ne feraient pas partie de la prochaine tournée ni de celles d'après)...

Voilà ce qu'est devenu Robert Smith, voilà ce que sont devenus les Cure, et moi, franchement, j'en veux pas ! NON MERCI !


Le pari [Blu-ray]
Le pari [Blu-ray]
DVD ~ DIDIER BOURDON

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 ATTENTION : Ca se prétend Blu-ray, mais c'est, en fait, du Pathé pour chiens, 2 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le pari [Blu-ray] (Blu-ray)
Amateurs de boîtiers Blu-ray, de bonus et de contenu Haute Définition, passez votre chemin : cette édition va vous faire connaître l'enfer !

Depuis peu arrivent sur le marché vidéo de véritables arnaques ambulantes qui se prétendent être des Blu-ray mais qui sont surtout une grosse imposture commerciale faite par Pathé !

Je ne vois plus cette société comme avant, aujourd'hui, son image restera à jamais définitivement balafrée par le souvenir très négatif qu'elle vient de graver dans ma mémoire : celui d'une société prête à arnaquer ses clients avec sa collection de faux Blu-ray "my collection". Comprenons-nous bien : les films ont été mis sur un disque Blu-ray, mais la qualité d'image est la plus épouvantable que j'ai pu voir de toute mon existence ! La version DVD est de bien meilleure qualité !

Le 26 février 2013, j'ai acheté deux films de cette collection en Blu-ray, je viens de les recevoir et je les retourne direct à Amazon contre remboursement !

Voici mon histoire : j'avais hâte de recevoir "La Cité de la Joie" (1992) et "Le Pari" (1997) en Blu-ray. Il y a quelques minutes à peine, je les ai reçu !

1ère grosse déception : ils ne sont pas dans des boîtiers Blu-ray mais dans de simples pochettes plates (5x3 mm d'épaisseur), cartonnées et repliées sur elles-mêmes du type de celles des logiciels OEM et retenant les disques par une simple gomme blanche au centre...

Mais bon, en bon acheteur, je me suis dit "Après tout, j'ai des boîtiers Blu-ray et je refais le packaging de tous mes DVDs en les mettant dans ces jolis petits boîtiers bleus, je n'aurais qu'à faire un combo avec ma version DVD de ces films. Après tout, l'important est d'avoir ces films en qualité Blu-ray, tant pis pour cet emballage décevant, je le jetterai."

J'ouvre mon lecteur Blu-ray et y dépose le disque de "La Cité de la Joie". Je m'installe sur mon lit pour le regarder à la bonne distance et apprécier la haute définition que je pensais trouver...

D'emblée, GROSSES DÉCEPTIONS :

Le disque se lance et j'ai droit à une 1ère pub Pathé, d'images et de son très haute définition (ce qui me faisait saliver pour la suite !). Cette 1ère pub Pathé et suivie d'une 2nde pub Pathé, identique à la 1ère, mais cette fois de bien piètre qualité ! Je n'y prête pas réellement attention, "L'important, c'est le film !" me disais-je. Le film se lance sans que je puisse accéder au menu pour choisir la langue !! L'image est abominable, cauchemardesque, à fuir !!! (Je vais d'ailleurs conseiller à HD Numérique de faire un test Blu-ray pour ces Blu-ray, la critique ne risqe pas d'être triste... mais il est fondamental que les gens sachent combien on les prends pour des c... dans le commerce parfois !)

L'image du film a d'énormes grains, les couleurs sont très mal rendues, le contraste et le piquet sont une catastrophe ! On dirait une mauvaise VHS enregistrée telle quelle sur disque Blu-ray, sans y améliorer quoi que ce soit !

Et qu'on ne me parle pas du fait que le film est ancien, la saison 1 de "La Quatrième Dimension" (1959) en Blu-ray est de bien meilleure facture, on voit qu'un travail a été fait sur l'image et le piquet, et ce n'est absolument pas le cas pour l'édition Blu-ray Pathé / my collection du "Pari" ni pour l'édition Blu-ray Pathé / my collection de "La Cité de la Joie" ! L'image est même pire que sur le DVD !!

La pochette prétend que le film a une piste audio française et une piste VO DTS-HD Master Audio 2.0 et des sous-titres français... En fait, il n'en est rien : le disque n'a aucun menu et la piste audio est d'emblée en français et n'a franchement rien de très DTS ou même HD... C'est un son tout ce qu'il y a de plus banal !

Pour "La Cité de la Joie", grosso modo même chose :

- 2 pubs Pathé successives, la 1ère a une image et un son très haute définition et la 2ème identique à la 1ère mais avec une qualité exécrable.
- Énormes grains et qualité médiocre des images du film
- Pas de menu

Ces pseudo Blu-ray n'ont même pas le mérite d'avoir des bonus !!!

Vraiment, A FUIR, A FUIR, A FUIR !!!! Cette collection est vraiment du Pathé pour chiens !

.... Vraiment Pathétique !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 4, 2013 11:04 AM CET


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