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Contenu rédigé par (N°6)
Classement des meilleurs critiques: 4.619
Votes utiles : 119
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Commentaires écrits par (N°6)
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9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Mezzanine, 20 janvier 2010
Massive Attack, à l'aube de la décennie, avait donné naissance à un nouveau genre, nommé (mal) par la suite trip-hop, qui au fil des années et après sa grande popularisation, va devenir une musique inoffensive, une confiture pour fond sonore de bar à cocktail chicos, un truc dans l'air du temps, bref, une musique sans avenir. A la fin de la même décennie, Massive Attack en signe l'arrêt de mort, et du même coup, son chef-d'oeuvre, sa pierre tombale superbe. Abandonné le dub, le hip-hop et la sensualité noire, les bristolien se tournent vers d'autres influences, le rock froid des années 80, la cold-wave, et une électronique sinistre. Tout est dit dès le premier titre, terrifiant, avec des basses inquiétantes, la voix implorante et sublime d'Horace Andy puis les vagues de guitares agressives qui recouvrent la rythmique sèche et métronomique. "Risingson" n'est pas en reste dans le foutage de pétoche avec ce refrain bizarre, comme une interruption dans la musique, ces voix éthérées, flottantes. Et "Teardrop" en rajoute en couche, avec la voix de la vague froide si il ne devait en rester qu'une, la magnifique Liz Fraser, sortie de sa retraite pour le morceau le plus emblématique du groupe sur lequel il est difficile d'écrire quoi que se soit qui n'ait pas déjà été dit. La machine continue de tracer sa route, "Inertia Creeps" où une electronica un peu méchante à l'arrière goût moyen oriental porte le flow maladif de Del Naja. Horace Andy apporte le seul moment de réconfort de ce bloc de noirceur, "Exchange", repris en fin de course, comme un peu abîmé par le parcours, mais toujours aussi caressant. On croirait presque retrouver des saveurs anciennes quand Sara Jay apporte un peu de sensualité dans la voix, sur une ligne de basse profonde mais inquiète, "Dissolved Girl", qui finira par se perdre, attaquée de toute part par des guitares malveillantes et un beat trop lourd pour être honnête. "Man Next Door", peut-être, sans doute, la plus belle addition d'Horace Andy au canon de Massive Attack, une reprise de John Holt croisée à un sample des Cure, quand le reggae devient glacial. Fraser tente une anesthésie vicieuse sans douleur, "Black Milk" avec le très flippant titre éponyme et son refrain glauque, ses voix pas claires... "Group Four" achève le mauvais rêve avec grâce, toujours Fraser, avec une coda sublime et ses guitares lancinantes qui n'en finissent pas de revenir à la charge. Enterrement de première classe. N'y revenez plus.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Protection, 13 décembre 2009
Moins dub, moins hip-hop, moins soul. Moins noir en somme. Et moins sombre. Un deuxième opus plus travaillé dans le son, plus riche, plus varié, mais aussi moins salement sexuel. L'électronique froide fait des apparitions discrètes mais insidieuses, contrepoint aux basses toujours profondes et aux beats pour la plupart entêtants, petite touche d'inquiétude dans un univers plus tranquille, plus cool que par le passé. Un peu trop parfois, "Better Things", frisant même l'insipide papier peint sonore, "Weather Storm". Et la tentative live en reprise des Doors est un massacre, preuve que le collectif de Bristol reste une machine de studio plus que de scène. Le savoir faire est toujours là, surtout quand le torturé Tricky s'en mêle, "Eurochild", ou quand Craig Armstrong prête ses arrangements de cordes dramatiques et cinématographique sur "Sly", où Nicolette survole les rythmes un peu tribaux de sa voix tendrement acidulée. Horace Andy brille une nouvelle fois dans un numéro dub déconstruit impressionant, le seul de l'album, "Spying Glass". "Heat Miser", instrumental électro-hypnotique sur respiration inquiétante, aurait clôt l'album de façon excellente, mais rien ne dépasse les deux morceaux d'ouverture, monuments du trip-hop : "Protection", morceau éponyme où la voix de Thracey Thorn se pose avec langueur et tristesse sur ces beats répétitifs traversés de boucle électro et ponctués par un riff de guitare revenant comme un leitmotiv. Et "Karmacoma", chef-d'oeuvre avec Tricky, tribal et lancinant à souhait, lugubre et sensuel. Rien que pour eux, un album inégal devient indispensable.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Blue Lines, 7 décembre 2009
Des basses hypnotiques, entêtantes, des voix féminines souls et sensuelles, des rythmiques hip-hop au ralenti, des touches de dub et de new-wave, des flows atrophiés et languides. Massive Attack, collectif de Bristol, invente un genre, urbain, de musiques noires passée au spleen post-tatchérien de la province anglaise. Collectif de voix, de la sublime Shara Nelson au petit rappeur Tricky Kid à l'unique Horace Andy, au phrasé reggae reconnaissable entre tous, auxquels se joignent parfois les trois DJ du sound system original, noeud créatif du groupe. De la musique de club avant tout, downtempo, avec ses beat hip-hop très cool, des claviers très groove, des samples improbables cinématiques, du scratching. Une atmosphère parfois saturée de sexualité, "Lately", avec cordes dramatiques pour l'emblématique "Unfinished Sympathy". La mélancolie latente reste reléguée au second plan, le lumineux "Hymn of the Big Wheel" terminant l'album sur une note plus claire que les dérives hip-hop un peu tribales et inquiétantes de "Daydreaming" ou "Five Man Army". Un son bien old-school, finalement assez minimaliste mais chaleureux, plein de sueur et de déanchements lascifs.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Come From Heaven, 6 décembre 2009
Alpha, où le versant soft du downtempo bristolien. Dans le sillage de plus glorieux ainés, un duo de concocteurs de sons méticulleux, accompagnés de trois voix, bien dans le ton du trip-hop à la mode à l'époque. Pas d'ambiance glauque ni de fièvre paranoïaque, mais un écrin un peu cotonneux pour morceaux languides et cinématographiques. Des instrumentaux hypnotiques "My things" ou "Hazeldub", et des petite pépites douillettes chantés par Martin Barnard, à la voix doucereusement soul "Sometime Later", "Back" et "Firefly". Les voix de femmes très dans le ton de Bristol, Helen White un peu jazzy fatiguée sur le sublime "Slim", ou sur le plus inquiétant "With"; Wendy Stubbs convainc moins sur des morceaux limite engourdissants, et c'est la limite d'Alpha. Une teinte un peu trop lounge parfois, lorgnant (avec bonheur à l'occasion) vers les 60's mais sans trouver toujours l'équilibre entre création d'ambiances sonores merveilleuses et bande-son pour bar à cocktail un peu trop propre. Il aurait fallu plus de morceaux vraiment forts pour s'en échapper. En attendant la vraie mort du trip-hop, en profitant des quelques vrais moments de grâce proposés ici, un p'tit mojito ?
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Planetarium, 18 octobre 2009
Atterrissage bercé par la belle mélodie d'Ornette Coleman, et des voix en japonais, accueillante. A Narita peut-être. "Chut...", un beat somnifère et la voix quasi-sussurrée de Rodolphe Burger, qui dresse une paysage de ville et de ses habitants, la nuit, on survole lentement, à peine dérangé par des irruptions de saxo. Qui prend de l'ampleur ensuite, "Comme si", électro plus franchement jazz, avec clarinette qui s'en mèle. Puis décollage pour territoires plus lointain, poésie des coordonnées et des altitudes, bruits de cockpits, de tours de contrôle, annonces en cabine, le commandant Burger vous parle, asbract hip-hop aérien. Encore plus loin, fusée, étoiles, "Gagarine", de la terre à la lune, beat minimaliste qui crée le suspens, surgissement du saxo, halte du beat, et reprise. Un grand pas pour la musique. "Stars way", retour de la guitare, blues électronique long-courrier, puis piste ambiant dans les airs, "Preflight contact", ça fuse encore, en entendrait la carlingue filer. Retour de plus de mélodie, répétitive, "Ne change rien", avec la phrase finale de Godart qui clôt le morceau en beauté, pour que tout soit différent. Conclusion à échelle mondiale, sous un pavillon d'Aichi, l'énumération des nations pulse la ritournelle aux accents orientaux, Dormoy sort les tar et les saz, comme une hypnose. De ce vol-là, on ne se lasse pas.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Guitar Music, 28 septembre 2009
Rencontre entre le guitariste free-jazz, d'Ornette Coleman entre autre, et celui de la vallée alsacienne, explorateur de sons. Echange, dialogue mais pas de démonstration. Chacun accompagne l'autre. Du blues-rock électrique entre amis, "Cheering". Reprise de classique respectifs, "Are You Glad to Be in America?" et "Long-legged Fly", où les guitares entremêlent leurs éruptions de riffs secs, angulaires, parfois bruitistes. Un soupçon d'électrnonique, de beats, viennent rythmé deci delà les errements bluesy des deux compagnons, "Blues Allnight", et des claviers plus atmosphériques sur l'"Unlimited Marriage". Une réunion singulière, une vision similaire de la musique partagée, entre eux, et avec un public. Un plaisir de jouer ensemble jamais plus évidente que sur l'énergique "Let Me Take You Home", complainte où la voix trafiquée de Blood trouve des accents inattendus, et le final instrumental "High Tech", qui comme il ouvrait jadis les portes du Météor Show, clôt en beauté la rencontre de deux bluesmen atypiques.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Hard Core, 16 septembre 2009
Intro sur le mode comique... Un pauvre type pénètre dans un cinéma, qu'on imagine un peu glauque, demande une place pour "Lil Kim Hardcore", prend des popcorn et beaucoup de serviettes, dont on imagine l'usage très vite... C'est donc un film classé X. Assumé comme tel. Vulgaire ? Oui, sans doute. Mais dès "Big Momma Thang", les choses sont claires, tous les clichés du gangsta rap sont là, mais Lil' Kim retourne l'hégémonie masculine à l'envers, c'est elle qui mène le jeu de son flow assuré et agressif. La crudité des paroles dans la bouche de la petite nana fait son effet. Ce n'est qu'un début. Oublier le truc assez naze où Puff machin se met en avant (surprise), "No time", titre à l'aune de ce qu'il faut en penser. Histoires de mauvaise fille sur sample de piano jazzy "Spend a Little Doe", au groove imparable, Kim prône le matérialisme et le plaisir féminin d'abord. "Crush On You", par un Lil Cease à peu près aussi romantique qu'on puisse l'être dans ce contexte, avec ces claviers soyeux et un refrain suave par Notorious B.I.G., maître d'oeuvre dans l'ombre de la petite Kim. Métaphore enfumée avec accords de guitares lumineuses, "Drugs" et son rythme languide pour fin de soirée. Ambiances cinématographiques, sombres, nocturnes pour des histoires de gang déjà vues mais racontées comme personne par la gangstress en chef, "M.A.F.I.A Land"; quelques frissons pour les trompettes qui se posent au détour du fantastique "Queen Bitch", autoportrait vantard et drôle de la reine autoproclamée des s......, qui fait de drôle de choses en regardant des cartoons (oh, faut bien écouter ce qu'elle nous raconte, ne pas en perdre une miette). Entre les déclarations d'amour, les règlements de compte de gangs et l'auto-affirmation d'une féminité forte et décomplexée, Lil' Kim parle de sexe, de la même façon que ces grands coqs de rappeurs le fond sur leurs albums, aussi crûment, aussi vulgairement, mais en retournant la situation. Tel le très drôle "Dreams", où la belle fantasme de se payer toute une longue liste de chanteur de R'n'B, sans complexe, le tout sur un fond minimaliste mais très soul et groovy. Quand c'est raté, c'est qu'elle délègue à des MC pas au top "We don't need it" (encore une fois, le titre veut tout dire). C'est à elle, la reine qui envoie valser ses détracteurs avec brio "**** You", qu'il revient d'imposer son flow unique et son désir, "Not Tonight", funky et putassier, renvoyant ces messieurs à leurs devoirs avec une verve incroyable. Comme manifeste de féminisme, HardCore est cynique dans la forme, obéissant en apparence à tous les clichés de la femme objet-sexuel, mais imparable sur le fond, sexy, et surtout très drôle.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Meteor Show extended, 17 août 2009
Meteor Show : Dès l'intro, ça saute au yeux, l'électro peu commune, guitare en fond. Chansons destructurées, parfois jusqu'à l'excès (Moonshiner), ou sans trouver l'équilibre juste entre mélodie et expérience, mais ce qui ce passe est souvent ahurissant. Stones et Hendrix retravaillés avec beats indiscutables, voix nonchalante à l'accent français bien pateux qui évoque Gainsbourg. Yeats, passé au crible, vague de sons sales et rapeux, industriel planant, c'est magnifique. Suivi d'un bucolique Petit Vagabond, le plus minimaliste de lot, même si des fantômes électroniques traînent par là. Longs textes drôles et surréalistes (Unlimited Marriage et sa conclusion inattendue, Télévision bien secoué), dérives bluesy (Huit Couché), inquiétant portait d'un Homme usé déclamé sur fond drum 'n bass interrompu, repris, dérangé. Cheval-jungle, à cet égard, donne le bon mouvement au titre de l'album précédent, avec le beat qu'il convient, merci Doctor L pour celui-là et le reste. Finition sur trip-hop enfantin, avec voix de la fille Burger, et ça fonctionne, la guitare du papa carresse, c'est charmant, hypnotique. Le voyage est hardu, mais on ne se souvient pas d'avoir déjà trainé par là... Meteor Show II : Une nouvelle louchée, un peu moins mélodique, plus de textures formidables (A l'est, nappes de guitares), de dialogue entre instruments et voix au loin (Drum Contest). Reste quand même des chansons, le très bon Beauty Mask, percussif, Unlimited Marriage version longue et moins produite. Et puis l'époustouflant Velvet Underground Song I'd Like To Sing, hommage de Burger à un groupe fétiche, via Nico via Jeanne Balibar, des samples tordus et des collages dans l'esprit libre du VU, morceau le plus expérimental mais le plus beau aussi.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
...And The Circus Leaves Town, 28 août 2007
Une tornade de riffs répétés à l'infini. Voilà ce qu'assène ici Kyuss pour leur dernier, hélas, vrai album. On est loin des longues dérives tectoniques des deux précédents. Tout est plus court, plus concis dans la forme. Plus hypnotique aussi. Mais toujours aussi lourd, gras et sublimement écrasant. En témoigne l'ouverture « Hurricane », l'irrépressible « Gloria Lewis » et son martèlement rythmique, et puis l'énorme charge d'« El Rodeo ». A côtés d'instrumentaux relativement apaisés, pour du Kyuss bien sûr, tel « Phototropic » ou « Jumbo Blip Jumbo », le groupe balance des morceaux rapide, plus métal, où ça grooverait presque sous la chape grâce à la voix, toujours aussi belle, de John Garcia, qui alterne sans effort le rauque et le caressant. Sur « Tangy Sizzle », il semble s'élever, tant bien que mal, au dessus du rouleau compresseur sonore emmené par le nouveau batteur Alfredo Hernandez. Tout cela serait déjà très bien si il n'y a avait pas deux monuments de stoner rock. « One Inch Man », dont l'intensité augmente par couches successives. Et le splendide « Starship Landing », qui porte bien son nom, même si au final tout ça ressemble plus à un décollage. Une collection de riffs monstrueux, en trois parties, chacune reprenant de zéro mais tendant vers le même final, où des soli hallucinés se battent entre eux, soutenus par la fameuse rythmique tellurique, marque de fabrique du groupe et de leur producteur Chris Goss. Un morceau caché, une douce ballade mélancolique met fin au voyage. Moins chaud que ses prédécesseurs, plus sombre aussi peut-être, mais un sommet en tout cas.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Wretch, 26 août 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wretch (CD)
Comme un gros bruit de moteur dans le désert californien. Quatre gamins, même pas l'âge légal de boire de la bière, qui filent à toute bringue jusqu'aux "generator parties" ou des groupes défoncés (Yanwing Man, pour commencer) joue un gros rock répétitif, bien lourd, bien gras, sous les vapeurs d'essence et de produits illégaux. Stoner, le mot est lâché, un peu trop vite. Les fils de Kyuss balance un barrage de riffs déjà marqués de la patte de Josh Homme, malgré une production manquant sérieusement de relief. Ca déboulle à toute bringue, ça ferraille dur du côté de Brant Bjork. Un peu rugueux aux entournures encore, surtout au milieu de l'album qui s'enlise dans le sable mouvant faute de bonne composition. Mais quand ça décharge, c'est court, rapide, concis, presque punk dans l'âme, "Love has passed me by" et "Isolation", deux brûlots qui font chauffer les pneus, où l'apache John Garcia trouve sa voie/x. Déjà les traces du grand rock cramé à venir, "Son of a bitch" ou "I'm not", Sabbath avec coups de soleil. Bjork sert un peu de psychédélisme pour terminer, "Stage III" mais l'essence du Kyuss d'alors, juvénile, plus crasseux que poussiéreux, se trouve plus dans le très "classieux" "Big Bikes", où tout est à peu près dit dans le refrain scandé par Garcia de sa voie déjà puissante "I want some pussy, from a bad bitch, on a big bike yeah !". Encore une petite mousse, pour la route ?
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