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Contenu rédigé par Roro
Classement des meilleurs critiques: 208
Votes utiles : 745
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Commentaires écrits par Roro "Ro" (France)
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le pacte de Fantômette, 15 avril 2013
Attention , Fantômette se pacse n'est pas une énième aventure de la gentille et sympathique héroïne en collants. Voici un " roman " à la fois onirique , ludique , critique. Une savoureuse bouchée de littérature , où l'auteure- écrivaine et scénariste pour la télévision , se retrouve plongée dans une intrigue policière , mélant vécu et fantasmes. C'est brillamment intelligent , rondement mené. L'auteure dresse un constat mordant du monde moderne , de la difficulté à vivre pour les artistes , résistants rêveurs , dont la présence est mortellement indésirable ( c'est le noeud de l'histoire ). fantômette est une sorte de fantôme joyeux , fantasque, invitant à la découverte de l'amour. La véritable héroïne est la narratrice, double de l'écrivaine. Livre dans le livre , personnage de fiction , ou réel , ce roman touche au plus près de l'acte créatif, dans ce qu'il a de plus complexe. Un livre au féminin , où les femmes sont : inspectrice , pâtissière , trompettiste, tueuse, justicière... Captivant et dérangeant , épatant , déconcertant, sensuel. Fantômette en colerette ! Bravo Cécile !.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Infiniment beau , infiniment triste, 4 avril 2013
Deux chiens échappés d'un laboratoire , tentent de survivre dans la Nature. Ils se lient d'amitié avec un renard. Mais , les hommes sont impitoyablement à leurs trousses. Adaptation d'une nouvelle de l'écrivain Richard Adams , farouche défenseur de la cause animale , dont le superbe roman Les garennes de Watership Down avait déjà eu sa réussie version animée, ce plague dogs est une histoire empreinte de mélancolie ,de langueur , d'angoisse . Elle ne conviendra nullement aux enfants , même si les animaux parlent . C'est une fable adulte , désenchantée sur la cruauté humaine ( et de la Vie en général ), dépeinte avec plus d'intensité encore que dans Watership Down [Import anglais]. Les humains traquent les animaux fugitifs sans répit . Aucune compassion , aucune tendresse ne leur sont accordées. Pas plus que pour les animaux incarcérés , terribles scènes de vivisection. A nouveau , comme dans watership down , l'animation est de toute beauté ( même équipe à la réalisation ) , nous rappelant l'artisanat des dessins animés d'antan , où l'on sentait le temps, l'attention , l'amour offerts à chaque dessin. Un magnifique dessin animé , d'une intense réflexion métaphysique , qui ne manquera pas de vous charger d'une infinie tristesse , voir de désespoir, pour peu que vous soyez sensible à l'âme des animaux. Ici , version anglaise uniquement , sans aucun sous-titres. Il existe une version plus récente avec sous-titres en français.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Crétin , crado , comique, 24 mars 2013
Un livreur de pizzas casse cou se retrouve aux prises d'un duo grotesque : un fils à papa et son acolyte masqués en primates . En quête d'un pigeon pour braquer une banque ,afin de financer un tueur à gages et une maison de massage très spéciale, ceux -ci ont pris pizza boy en otage , en lui fixant une bombe à retardement pour l'obliger à accomplir le méfait. S'ensuit une histoire déjantée , avec une action qui ne faiblit pas. Attention , les acteurs ne sont pas terribles , en rajoutent dans la caricature , c'est franchement grossier , pour ne pas dire cochon ( déconseillé aux enfants, les termes sexuels abondent !) , ça ne vole pas haut , mais , on passe un bon moment avec cette comédie trépidante , où les quiproquos , les gags s'enchainent . Amateurs d'humour raffiné , passez votre chemin ! . Pour les autres , une bonne soirée à la sauce ketchup en perspective !. Il en faut peu pour être heureux comme dirait Baloo.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Zoologique galerie, 7 mars 2013
Du bouledogue attifé d'un bavoir , à la mémère qui étend ses poissons rouges , en passant par le chat qui s'accapare le fauteuil du patron , au canari en cage croulant sous le poids de son boulet , le fêtard qui rentre en douce avec son éléphant rose , le facteur molletonné avant de franchir le porte du chien imprévisible, Claude Serre , muni de sa plume réaliste et mordante , nous offre un festival de méchanceté , d'absurde ,d'humour plutôt noir , à travers nos animaux de compagnie : chiens , chats , piafs et poissons rouges ( un homard , une tortue , des escargots...les amateurs de hamsters resteront sur leur faim , désolée ).La tête des chats , chiens valent la chandelle , et tout maître trouvera un moment où il se reconnaîtra...On se demande parfois qui tient vraiment la laisse. Serre , qui fit un tabac dans les années 80, un peu passé de mode à notre ère , fait mouche avec son humour souvent crado ( voir scato ) , nous sommes loin du raffinement d'un Sempé et pourtant on rit de bon coeur . Cet auteur se révèle en plus un excellent dessinateur , le simple dessin d'un chat sur une chaise ( du très beau dessin ) suffit à nous en convaincre ...Ce livre a l'avantage d'être du format d'une bande dessinée (alors que la série est souvent proposée en version rectangulaire et de petites dimensions ), et , en guise de préface , un clin d'oeil de Raymond Devos .
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le visage de Fantômas, 3 février 2013
" Oui , le père de tous les super-héros est un super-vilain". Dans la préface de cette très belle bande dessinée ( un album d'une grande classe dans sa présentation : large format , chapitres annoncés comme des introductions de pièces de théatre , sans parler du superbe travail graphique de l'illustratrice québécoise ), le scénariste Olivier Bocquet énonce la couleur . Il a bien l'intention de replacer Fantomas dans son aspect originel , à ses yeux , dénaturé par le Fantômas cinématographique populaire ( cinéma auquel Bocquet rend pourtant hommage dans la BD , avec l'apparition furtive de Méliès ) ,incarné par Jean Marais , révêtu des couleurs de la Farce et de la Pantomine. Et cette face originelle , créeé par Pierre Souvestre et Marcel Allain , il y a de cela un siècle déjà , est tout sauf celle d'un brave gars. Dans cet album , elle s'apparenterait même à la figure du Diable , commettant des meurtres ignobles, sans état d'âme. On voit aussi son vrai visage, celui sous le masque , celui humain , humain qui sera décapité . Fantômas fricote avec le surnaturel , revenu d'entre les morts , il assouvit sa vengeance et sa soif de pouvoir , avec pour seuls obstacles, le courageux commissaire Juve et le journaliste Fandor , dont Fantömas a tué la mère ,lorsqu'il était un enfant. A côté de cela , l'auteur a l'intelligence de nuancer le personnage , en faisant de lui un séducteur plutôt courtois , et surtout , un rebelle à toutes formes de Pouvoir ( exceptée la sienne ... ) et d'asservissement . Côté graphique , la dessinatrice Julie Rocheleau a magnifiquement prêté sa plume à l'histoire , avec un dessin fluide, nerveux , un peu naïf , sans que cela perturbe la noirceur ambiante, d'un style très personnel , s'inspirant du Paris fin XIX es , des affiches , du théatre . Ses couleurs sont vraiment très belles , n'hésitant pas à jouer de contrastes violents entre couleurs vives. Au résultat , on sent que les auteurs se sont parfaitement accordés pour composer cette bande dessinée , et leur complicité est communicative. On ressent aussi la passion que le scénariste , instigateur de l'oeuvre , pour le personnage de Fantomas. Diverses citations élogieuses de grands auteurs ( Desnos , Cendrars , Appollinaire , Magritte ... ) concernant le personnage Mythique mettent la touche finale au livre. Touche finale , pas tout à fait puiqu'il y deux autres tomes de prévus . Que j'attends avec impatience !. Un bel hommage au Père des super-héros , et des personnages masqués , conçu avant Superman , Batman , et le premier héros masqué , The Phantom L'ombre qui Marche T.1. Sans parler de Le grand Diabolik, Tome 1 : , sûrement l'anti-héros qui s'est le plus inspiré de ce sinistre mais , finalement , fascinant , légendaire précurseur de la figure incontournable du Méchant sans scrupules , qui donne tant de piment aux comics actuels.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Génialissime !!, 2 février 2013
Inspiré du livre Red dog, lui même inspiré d'une histoire vécue ( transformée en légende dans l'imaginaire australien ) , ce film met en scène la vie d'un chien baroudeur en Australie , Red Dog , non seulement parce qu'il est brun roux , mais aussi parce que son pelage a la même teinte que les contrées désertiques et poussiéreuses qu'il arpente. Pour poursuive son périple , Red Dog fait du stop ! . Rusé charmeur , les voyageurs cèdent à son jeu , et l'embarquent pour une virée , destination : partout. Jusqu'à ce qu'il tombe sur le seul humain qui l'attachera à quelque part , son futur maître , le baroudeur John. Qui se ressemble ... , jusqu'à la mort. Autour de cette trame d' un indéfectible et inconditionnel amour d'un chien pour son maître , viennent graviter des personnages merveilleusement attachants , mineurs , gros biscotos plein de tendresse , qui ne cachent pas leurs sentiments . L'un , rusto aux gros bras , tricote en cachette , l' autre est un émigré italien qui soûle ses collègues avec la nostalgie de son village natal. Une jolie secrétaire , un chat mercenaire , ce qui nous vaut des scènes de combats hilarantes , qui deviendra le pote de Red... Un microcosme épatant et coloré. Entre rire ( ce film d'une gaité franchement communicative tant par l'humour des scènes, que par la sympathie que l'on ressent pour les personnages ), et larmes ( ce film n'est pas sans évoquer le très émouvant HATCHI,même triste fin , mais plus d'optimisme , Red Dog , comme Hatchi , posséde sa statue érigée dans son pays ). Prévoyez les mouchoirs. De plus , ce film évoque des sujets importants : le déracinement , l'attachement ,l'amitié, l'amour , l'intégrité , la perte d'un être cher , la mort , les conditions sociales , la révolte ... Les dialogues sont brillants , le film est vraiment très drôle , frais . Un pur bonheur ! Je suis sciée qu'il ne soit pas édité en version française ( là il est en version anglaise, sous-titré en anglais ). Je l'ai trouvé aussi bon, aussi beau qu'Hatchi !. Même plus.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Les Andes , côté faune, 31 janvier 2013
Cet ouvrage , à destination des enfants, est une excellente approche pour partir à la rencontre de la faune peu connue de la plus grande chaîne de montagnes du monde, les Andes , entre les hauteurs de l'Altiplano , et les herbages des Paramos. Composé suivant les rythmes d'une journée , du lever au coucher du soleil , nous découvrons les habitudes des guanacos et des vigognes ( lamas sauvages ) , de l'imposant et majestueux condor , du puma ( félin qui ne rugit pas ) , de l'ours à lunettes , du culpeo ( magnifique renard des Andes ), . A ces personnages centraux viennent s' ajouter tatou , tapir , grenouille géante du lac Titicaca , chat sauvage , cochon d'inde , chinchilla , viscache ( rongeur ressemblant à un gros lapin ), et multitudes d'oiseaux : flamants , pic , colibri , caracaras , ibis , grand duc , urubu ( oiseau à l'odorat développé ). Ce documentaire de quelques pages est riche en anecdotes savoureuses et surprenantes, comprend un glossaire , une présentation géologique des Andes : geysers , mares de boue, désert , lacs salés ..., où vivent des espéces à la diversité qui ébouira tout amoureux de la Nature. Pour le prix et la qualité ( belles photographies pleines pages ), ce livre ravira les amateurs d'ouvrages didactiques , mais abordables pour un public non savant , et leur permettra d'apprécier l'extraordinaire richesse de la faune andine.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La bête humaine, 16 janvier 2013
Dans un petite village côtier d'Angleterre , au 19 ième siècle , l'apparition d'un singe avive un vent de folie . Les villageois ignares et rustres , décident de régler son sort à l'intrus qu'ils prennent pour un français , en pleine guerre anglo française . Cette histoire ne manque pas de rappeler un certain lynchage de Hautefaye. L'Histoire , un éternel recommencement. Cette excellente bande dessinée est , sous couvert d'une légende ( décryptée à la fin du livre ) , une pertinente et effrayante illustration des travers humains : obscurantisme , racisme, méchanceté, vulgarité , esclavagisme . Les dessins , aux couleurs pastellisées et sombres , se prêtent parfaitement à cette cruelle fable. S'ils sont un brin enfantins , ils sont vigoureux , et les personnages savoureux dans leurs caricatures. L'humour n'est pas exclu et les répliques piquantes. Les enfants , très présents , ne sont pas valorisés , et ne sont guère mieux que les adultes ( visages grossiers) , , les français que l'on voit au début sur le bateau , ne sont pas plus évolués que les villageois anglais. Mais , quelques rares personnages ( enfants et adultes ) éclairés sauvent la mise et redonnent de l'espoir dans cette mare de mélasse. Leurs visages sont doux , tendres , inspirés et constrastent avec la laideur des autres . Mais celui qui semble le plus émouvant demeure celui du pauvre singe. Nous croisons au détour le jeune Darwin . Liberté des auteurs avec la légende , et maligne interrogation : de qui descend donc l'Humain , ne serait-ce pas du singe ? Voyez ce qu'il en fait ... Une bande dessinée poétique , philosophique , magnifiquement illustrée
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
désir et chuchotements, 6 janvier 2013
Décidément , après le magnifique Elena , l'année 2012 nous gâte en nous offrant un autre très beau film lesbien. Kiss me est avant tout une très belle histoire d'amour , narrée avec pudeur , sans fioritures . Encore une fois , l'alchimie entre les actrices ( ce qui est loin d'être rare d'ailleurs dans ce genre de films ) fonctionne parfaitement, mettant l'accent sur l'intensité des regards ( éclatants et limpides pour Frida, sombres et facétieux pour Mia ) ,les émouvantes moues , les sourires, les larmes, des deux amantes. La musique n'interfère jamais ( ce qui , est par contre , plutôt rare ) dans les scènes d'amour . Celles-ci reposent sur l'émotion , la complicité , dans des cadres épurés. Loin des films américains avec une esthétique souvent assez Kitch , ce film suédois mise sur la vérité , sur le silence . L'amour entre Mia et Frida est avant tout silencieux , l' attraction est charnelle ( et féminine ). La scène du premier baiser est très belle , à ce titre , naturaliste. Mia craque pour une Frida en extase devant un troupeau de cerfs. Petit instant magique , dont ce film est composé. Et l'on se dit , c'est juste , c'est ainsi que ça pourrait se passer... Les personnages sont profonds , attachants , aussi bien les " seconds " rôles ( le père taciturne , le frère espiègle , la mère entière , le fiancé bafoué et sensible ) que les premiers, jamais stéréotypés. Au fil de l'histoire , on découvre une Mia , à la fois introvertie , puis très déterminée ( avec une scéne vraiment amusante à l'aéroport ) . Film suédois ( il faut un petit moment pour s'adapter à cette langue déroutante, le film est en suédois , sous-titré en français ) , dans la lignée d'un Bergman (en bien moins tourmenté ) , ce Kiss me est un huis clos où les âmes sont passées au scalpel . Les regards , les sous-entendus sont primordiaux. Drames familiaux , fragilité du couple , ce film est très riche. Mais , alors que l'on imagine l'âme suédoise sombre au possible , ce Kiss me distille un vrai optimisme aérien (avec un très beau final ) ... En prime , ce film nous offre , avec le sublimissime Desert Hearts [Import anglais] ( dont il s'est probablement inspiré ) , le plus bel orgasme du cinéma lesbien...
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Superbes oeuvres de jeunesse, 5 janvier 2013
Ce disque est un choix d'oeuvres de jeunesse ( composées entre 1891 et 1898 , du compositeur viennois Zemlinsky ( 1871-1942 ). Et quelle oeuvres , rappellant , une fois de plus , que la perfection n'est sûrement pas l'apanage de la " maturité " artistique ! . Le " mainblumen blühten uberall " , pour soprano et sextuor à cordes , est une oeuvre éblouissante, sur un poème de Richard Dehmel. Il évoque les accents déchirés ( quoique plus tempérés , mélancoliques ), de la " nuit transfigurée de Schoënberg ( dont Zemlinsky fut le beau frère , et , un temps , le professeur ). Dehmel fut aussi l'inspirateur de cette création . L'oeuvre de Zemlinsky , inachevée ( étrangement , elle ne donne nullement cette sensation ) fut pourtant composée avant celle illustre de Schoënberg . Il est probable que Schoënberg s'en inspira ... D'une limpidité aérienne ; cette " musique de chambre avec chant " est véritablement un chef d'oeuvre d'émotion , servi , très justement , par la soprano tchèque , Lucie Hajkova. Le quintette pour cordes en ré mineur ne fut jamais édité dans son intégralité . Les seuls publiés furent l'ample et lyrique allegro et le final enjoué. Choix personnel ?... Suite à la création , le compositeur fut invité par un Brahms enthousiaste , qui ne se priva pas de critiquer vivement l'oeuvre , une fois en tête à tête avec son auteur ( ah ces musiciens , quelles complexes créatures !). Zemlinsky , adorant son ainé et modèle , préfera -t-il oublier cette oeuvre , en même temps que cette mauvaise aventure ?... Les deux morceaux , ici proposés, dévoilent , pourtant , une oeuvre riche , ironiquement influencée par la musique de chambre de son inquisiteur : grandeur , intensité , lyrisme . On se prête à rêver d'entendre l'intégralité de ce quintette , tant , ces deux morceaux sont proprement des morceaux de choix. Les trois pièces pour violoncelle et piano se composent d'un triptyque à consonnance facétieuse , ou langoureuse . D'une belle unité musicale . Le lied central , particulièrement beau , a toute ma faveur. La sonate pour violoncelle se place , encore , sous l'influence Brahmsienne, et d'un esprit slave , Zemlinsky composant , en parallèle de sa sonate , son opéra " caucasien " Sarema". Exotisme , violence expressive , cette oeuvre de grande ampleur , dense , riche , complexe , n'a rien à envier à la musique de chambre de son gigantesque modèle allemand. Un très beau disque , somptueusement interprété par le Zemlinsky quartet , sans oublier les brillants solistes , qui rend pleinement hommage à un jeune compositeur en pleine possession de ses dons musicaux exceptionnels , à qui , hélas , la Vienne de l'époque , préféra la festivité un brin superficielle , la légéreté sans conséquence de l'opéra comique ou de la famille Strauss...
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