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Contenu rédigé par Bruce Tringale
Classement des meilleurs critiques: 82
Votes utiles : 2340
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Commentaires écrits par Bruce Tringale (France)
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Parker ou Joli Coeur ?, 23 mai 2013
Ce commentaire traitera du film et non du produit DVD. Depuis la mort de Richard Stark , il semblerait que son héros Parker ait de nouveau le vent en poupe ; Pour le meilleur ( les formidables adaptations en BD par Darwyn Cooke ) ou pour le pire , ici une nouvelle adaptation cinéma 20 ans après Payback . S'agirait il d'un Reboot Hollywoodien ? Inspiré par le roman Flashfire: A Parker Novel, le pitch y ressemble diablement : Parker est un criminel de génie , méthodique avec une déontologie professionnelle ultra rigide . Après un casse qui manque de mal tourner , il débarque en Floride pour se venger des types qui ont voulu le tuer . L'amateur de la série Parker s'aperçoit très vite qu'on nage en plein contresens . Passe encore que l'action soit située de nos jours au lieu des années 60 comme dans les bouquins . Mais rien n'est conforme à l'esprit du personnage ! Le charismatique Jason Statham , et ça me fait mal de le dire parce que je l'apprécie , n' a pas la carrure pour le rôle . Trop jeune , trop sympa , trop sensible ! Parker est un être froid , violent et totalement immoral , dénué d'humour , de compassion ou d'empathie . Lorsque il s'adresse à ses victimes sur un casse , c'est d'avantage pour éviter la bavure que pour les rassurer . Un type capable de tuer tout ce qui peut entraver ses plans . Or dans ce film , Parker est amoureux ( ! ) , joue au joli coeur auprès d'une nymphe sans personnalité , se soucie d'autrui ( !!) , et fait preuve de gentillesse envers une Jennifer Lopez hystérique , cupide et complètement suicidaire . Statham ne retient du personnage que le cliché du mâle alpha couvert de cicatrices capable de porter secours aux faibles et jouant au Robin des Bois . On peut retrouver certaines caractéristiques du personnages par moment : Lorsque Parker se demande s'il faut abattre ou non J-Lo ( on le comprend ....) , lorsque il flingue de sang froid d'autres criminels ou son souci obsessionnel du partage équitable après un casse . Mais tout cela représente 10 % du personnage initial . Alors qui est responsable de ce carnage: Les acteurs ? les producteurs ? Le réalisateur ? Ce qui est certain , c'est que le film propose un anti héros sympathique et un peu rustre comme Hollywood en produit au kilomètre. Mais même en trahissant le personnage des romans , Parker est un mauvais polar , dénué d'originalité et de profondeur . Tout est prévisible du début à la fin , le public peut décortiquer le synopsis du film sans se tromper . La voix française de Lopez est insupportable , et la musique ringarde n'est pas sans rappeler les nanars des années 80's . Statham qui a fait ses preuves d'acteurs ailleurs ne fait aucun effort d'interprétation ici ; il se contente de serrer les mâchoires entre deux coups de boule et de grimacer après s'être fait tirer dessus / poignardé / tabassé / défenestré... Il a été souvent prouvé lors de la dernière décennie que des acteurs ratés du cinéma pouvaient triompher dans les séries TV . C'est malheureusement le cas pour Michael Chiklis , inoubliable Vick Mackey dans The Shield - L'intégrale, qui n'a rien à jouer ici que le truand lambda , brutal envers ses coéquipiers , amateur de pizzas et de bières entre deux casses . On prie pour que d'autres adaptations ne voient pas le jour mais rien n'est moins sûr tant le film abdique devant toute audace pour racoler sur les trottoirs du box office . Les curieux ne connaissant pas Parker ,à défaut des bouquins , peuvent se jeter sur les Comics de Cooke traduits en français ( Parker, tome 1 : Le Chasseur Parker, tome 2 : L'Organisation, Parker, tome 3 : Le casse) pour comprendre les raisons de ma bile . Ils y trouveront un personnage unique , fascinant de méchanceté , échappant à tous les canons littéraires . Message à Jason Statham : Jason arrête de tourner dans ces clowneries . Tu nous dois encore le troisième épisode de Hypertension , vrai film d'action dérangeant et dérangé !
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Parker
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| DVD ~ Jason Statham |
| Prix : EUR 19,99 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Parker ou Joli Coeur ?, 23 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Parker (DVD)
Ce commentaire traitera du film et non du produit DVD. Depuis la mort de Richard Stark , il semblerait que son héros Parker ait de nouveau le vent en poupe ; Pour le meilleur ( les formidables adaptations en BD par Darwyn Cooke ) ou pour le pire , ici une nouvelle adaptation cinéma 20 ans après Payback . S'agirait il d'un Reboot Hollywoodien ? Inspiré par le roman Flashfire: A Parker Novel , le pitch y ressemble diablement : Parker est un criminel de génie , méthodique avec une déontologie professionnelle ultra rigide . Après un casse qui manque de mal tourner , il débarque en Floride pour se venger des types qui ont voulu le tuer . L'amateur de la série Parker s'aperçoit très vite qu'on nage en plein contresens . Passe encore que l'action soit située de nos jours au lieu des années 60 comme dans les bouquins . Mais rien n'est conforme à l'esprit du personnage ! Le charismatique Jason Statham , et ça me fait mal de le dire parce que je l'apprécie , n' a pas la carrure pour le rôle . Trop jeune , trop sympa , trop sensible ! Parker est un être froid , violent et totalement immoral , dénué d'humour , de compassion ou d'empathie . Lorsque il s'adresse à ses victimes sur un casse , c'est d'avantage pour éviter la bavure que pour les rassurer . Un type capable de tuer tout ce qui peut entraver ses plans . Or dans ce film , Parker est amoureux ( ! ) , joue au joli coeur auprès d'une nymphe sans personnalité , se soucie d'autrui ( !!) , et fait preuve de gentillesse envers une Jennifer Lopez hystérique , cupide et complètement suicidaire . Statham ne retient du personnage que le cliché du mâle alpha couvert de cicatrices capable de porter secours aux faibles et jouant au Robin des Bois . On peut retrouver certaines caractéristiques du personnages par moment : Lorsque Parker se demande s'il faut abattre ou non J-Lo ( on le comprend ....) , lorsque il flingue de sang froid d'autres criminels ou son souci obsessionnel du partage équitable après un casse . Mais tout cela représente 10 % du personnage initial . Alors qui est responsable de ce carnage: Les acteurs ? les producteurs ? Le réalisateur ? Ce qui est certain , c'est que le film propose un anti héros sympathique et un peu rustre comme Hollywood en produit au kilomètre. Mais même en trahissant le personnage des romans , Parker est un mauvais polar , dénué d'originalité et de profondeur . Tout est prévisible du début à la fin , le public peut décortiquer le synopsis du film sans se tromper . La voix française de Lopez est insupportable , et la musique ringarde n'est pas sans rappeler les nanars des années 80's . Statham qui a fait ses preuves d'acteurs ailleurs ne fait aucun effort d'interprétation ici ; il se contente de serrer les mâchoires entre deux coups de boule et de grimacer après s'être fait tirer dessus / poignardé / tabassé / défenestré... Il a été souvent prouvé lors de la dernière décennie que des acteurs ratés du cinéma pouvaient triompher dans les séries TV . C'est malheureusement le cas pour Michael Chiklis , inoubliable Vick Mackey dans The Shield - L'intégrale , qui n'a rien à jouer ici que le truand lambda , brutal envers ses coéquipiers , amateur de pizzas et de bières entre deux casses . On prie pour que d'autres adaptations ne voient pas le jour mais rien n'est moins sûr tant le film abdique devant toute audace pour racoler sur les trottoirs du box office . Les curieux ne connaissant pas Parker ,à défaut des bouquins , peuvent se jeter sur les Comics de Cooke traduits en français ( Parker, tome 1 : Le Chasseur, Parker, tome 2 : L'Organisation, Parker, tome 3 : Le casse) pour comprendre les raisons de ma bile . Ils y trouveront un personnage unique , fascinant de méchanceté , échappant à tous les canons littéraires . Message à Jason Statham : Jason arrête de tourner dans ces clowneries . Tu nous dois encore le troisième épisode de Hypertension , vrai film d'action dérangeant et dérangé !
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3.0 étoiles sur 5
Doomage !, 19 mai 2013
Les lecteurs de Strange 152 s'en rappellent de cette histoire : Tony Stark et Dr Doom ( "Fatalis" en français ) se retrouvent téléportés en plein combat au pays des chevaliers de la table ronde . Tony Stark tombe les soubrettes et prête allégeance au roi Arthur. Doom , bien sûr , s'allie à la fée Morgane . Marvel réédite (sans auncun bonus ) les deux épisodes fondateurs de cette histoire et sa suite écrite 9 ans plus tard par David Michelinie . C'était une autre époque . Celle où les aventures d'Iron Man et bon nombre de héros étaient pensées de manière mensuelle et non pas en terme d'arche narrative . Les trades paperbacks apparus au début des années 2000 ont obligé les scénaristes a d'avantage étoffer les intrigues en rebondissements et intrigues secondaires . Rien de tout cela ici .Les deux premiers épisodes illustrés par John Romita Jr ont gardé une certaine fraicheur . On reconnait le style plein d’énergie du jeune premier .Tout cela est très exotique et trépidant . Tellement que le lecteur d'aujourd'hui doit s'incliner devant le savoir faire du scénariste : L'arrivée à Camelot , les allégeances des personnages , leurs motivations , le combat et le retour à la continuité , tout cela se passe en épisode . Un art de la concision certain qui aujourd'hui souffrirait du naturalisme des histoires des super héros : Les deux chevaliers en armure traversent cinq siècles sans signes de traumatismes temporels , frais et dispos . Ils s'expriment en Américain avec des Britanniques moyen-âgeux qui les comprennent parfaitement .Et Tony Stark est prêt à mourir pour une cause qui lui échappe . Pis ! Il arnaque un peu Fatalis en lui vendant du matériel militaire pour se rétracter une fois l'identité de l'acheteur connue ! Mais sans être trop regardant , la magie fonctionne encore du fait du charisme écrasant de son vilain bourré de majesté maléfique et aux intentions bien plus délimitée que son héros : sauver l'âme de sa mère . Dommage que la dimension tragique du personnage au visage brûlé ne soit pas d'avantage exploré . Après tout , il ne serait pas illogique que Doom , inspiré de l'homme au masque de fer , trouve toute sa place dans ces sagas chevaleresques . Après avoir coulé Tony Stark dans l'alcool , Michelinie revient 8 ans après pour signer la suite de cette saga avec Bob Layton au crayon . Je fais partie de ceux qui trouvent que les années 80 furent néfastes aux dessinateurs Marvel . Les couleurs soint criardes , les personnages sont affublés de costumes et de coupes de cheveux ridicules , la moindre des scènes d'action ponctuée de mitraillettes et d'explosion en tout genre . Michelinie joue ici la carte du second degré . Le trade permet d'en apprécier l'humour . Dans les premières pages Doom et Iron Man se retrouvent dans la même position corporelle et disent les mêmes répliques que dans la première aventure . Cette fois ci , la table ronde les téléporte dans un futur lointain : 2030 . L'histoire est moins bonne avec pourtant plus d'enjeux pour les personnages qui affrontent leur descendance future . Tout cela aurait pu être formidable sans un Merlin et un roi Arthur parlant en Verlan , un Tony Stark transparent et les dessins disgracieux de Layton . Reste le charisme de Doom et son côté pète sec irrésistible . C'est aussi l'occasion de se rappeler que Iron Man a eu à une époque une identité secrète : garde du corps de son alter ego . Au final ce trade est suffisamment distrayant pour lire la centaine de pages en une 1/2 heure sans mettre votre cerveau en surchauffe . Cela reste du Comics Old School avec des gars en armure qui se bastonnent à travers les siècles sans conclure et surtout sans aucun méta commentaire . On comprend dans ce contexte que le Daredevil de Frank Miller et les Xmen de Claremont surent parler à des lecteurs aux exigences plus matures . Bon ! Et cette fameuse descente aux enfers de Tony Stark face à Obadiah Stane , il faut attendre Iron Man 6 pour le voir réedité ?
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Doomage !, 19 mai 2013
Les lecteurs de Strange 152 s'en rappellent de cette histoire : Tony Stark et Dr Doom ( "Fatalis" en français ) se retrouvent téléportés en plein combat au pays des chevaliers de la table ronde . Tony Stark tombe les soubrettes et prête allégeance au roi Arthur. Doom , bien sûr , s'allie à la fée Morgane . Panini réédite les deux épisodes fondateurs de cette histoire et sa suite écrite 9 ans plus tard par David Michelinie . C'était une autre époque . Celle où les aventures d'Iron Man et bon nombre de héros étaient pensées de manière mensuelle et non pas en terme d'arche narrative . Les trades paperbacks apparus au début des années 2000 ont obligé les scénaristes a d'avantage étoffer les intrigues en rebondissements et intrigues secondaires . Rien de tout cela ici .Les deux premiers épisodes illustrés par John Romita Jr ont gardé une certaine fraicheur . On reconnait le style plein d’énergie du jeune premier .Tout cela est très exotique et trépidant . Tellement que le lecteur d'aujourd'hui doit s'incliner devant le savoir faire du scénariste : L'arrivée à Camelot , les allégeances des personnages , leurs motivations , le combat et le retour à la continuité , tout cela se passe en épisode . Un art de la concision certain qui aujourd'hui souffrirait du naturalisme des histoires des super héros : Les deux chevaliers en armure traversent cinq siècles sans signes de traumatismes temporels , frais et dispos . Ils s'expriment en Américain avec des Britanniques moyen-âgeux qui les comprennent parfaitement .Et Tony Stark est prêt à mourir pour une cause qui lui échappe . Pis ! Il arnaque un peu Fatalis en lui vendant du matériel militaire pour se rétracter une fois l'identité de l'acheteur connue ! Mais sans être trop regardant , la magie fonctionne encore du fait du charisme écrasant de son vilain bourré de majesté maléfique et aux intentions bien plus délimitée que son héros : sauver l'âme de sa mère . Dommage que la dimension tragique du personnage au visage brûlé ne soit pas d'avantage exploré . Après tout , il ne serait pas illogique que Doom , inspiré de l'homme au masque de fer , trouve toute sa place dans ces sagas chevaleresques . Après avoir coulé Tony Stark dans l'alcool , Michelinie revient 8 ans après pour signer la suite de cette saga avec Bob Layton au crayon . Je fais partie de ceux qui trouvent que les années 80 furent néfastes aux dessinateurs Marvel . Les couleurs soint criardes , les personnages sont affublés de costumes et de coupes de cheveux ridicules , la moindre des scènes d'action ponctuée de mitraillettes et d'explosion en tout genre . Michelinie joue ici la carte du second degré . Le trade permet d'en apprécier l'humour . Dans les premières pages Doom et Iron Man se retrouvent dans la même position corporelle et disent les mêmes répliques que dans la première aventure . Cette fois ci , la table ronde les téléporte dans un futur lointain : 2030 . L'histoire est moins bonne avec pourtant plus d'enjeux pour les personnages qui affrontent leur descendance future . Tout cela aurait pu être formidable sans un Merlin et un roi Arthur parlant en Verlan , un Tony Stark transparent et les dessins disgracieux de Layton . Reste le charisme de Doom et son côté pète sec irrésistible . C'est aussi l'occasion de se rappeler que Iron Man a eu à une époque une identité secrète : garde du corps de son alter ego . Au final ce trade est suffisamment distrayant pour lire la centaine de pages en une 1/2 heure sans mettre votre cerveau en surchauffe . Cela reste du Comics Old School avec des gars en armure qui se bastonnent à travers les siècles sans conclure et surtout sans aucun méta commentaire . On comprend dans ce contexte que le Daredevil de Frank Miller et les Xmen de Claremont surent parler à des lecteurs aux exigences plus matures . Bon ! Et cette fameuse descente aux enfers de Tony Stark face à Obadiah Stane , il faut attendre Iron Man 6 pour le voir réedité ?
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2.0 étoiles sur 5
Vengez moi !, 19 mai 2013
Dans Vengeurs contre Xmen , on atteint l'eldorado du nanar . Silvestri a des problèmes d’échelle entre les jambes et le torse et toutes les superhéroïnes sont affublés de choucroutes ignobles et de regards identiques . Force est cependant de constater que Silvestri était le dessinateur X le moins pire puisqu'en face Walter Simonson accouchait d'horreurs mémorables chez Facteur X . Côté scénario , Roger Stern en bon tâcheron laborieux pas foutu de transformer une obligation éditoriale mercantile en histoire intéressante ( la marque des grands auteurs !) , nous pond une histoire tiré par les cheveux de la calvitie de Charles Xavier . Immédiatement après son procès , Magneto est en cavale avec les Xmen . Enfin , le mot est grand puisque c'est surtout L’occasion pour la puante Dazzler de lui faire écouter le tube de l'époque : Lionel Ritchie .... Lorsque l’astéroïde M s'écrase sur terre , voici que Magneto a l'idée d'aller chercher un paquet d'explosif resté dans son ancienne base sans s'en expliquer à ses nouveaux amis . L'Union Sovietique flippe à mort et lui envoie ses super héros . L"Amérique veut arrêter les russes et envoie les vengeurs . Les Xmen ,eux , s'envoient tous seuls défendre leur ancien ennemi sans se demander s'ils ne poussent pas le bouchon ... Wolverine en est réduit à sa caricature du griffu qui terrorise son monde sans réfléchir . Havok a le charisme d'une huitre , Dazzler le QI d'une moule sur un rocher et Rogue passe sont temps à tirer des patins . Magneto quant à lui témoigne d'un masochisme acharné puisqu'il veut laver le cerveau de l'humanité avec un équipement perfectionné caché dans son casque ... Les combats sont sans éclats , le prologue fastidieux et le final pathétique . En fin d'épisode , Roger Stern ramène Magnus devant une cour de justice . A aucun moment il n'arrive à égaler le procès que Chris Claremont lui intentait ... C'est même à se demander si le, hum, scénariste, avait quelque notion de droit . De toute façon , ce n'est pas si grave puisque Magneto truque son procès et bye bye... Ah ! et les vengeurs ? disons que si Garth Ennis a lu une histoire pour s'en moquer , où des crétins costumés se mêlent d'une situation géopolitique à laquelle ils ne comprennent rien , en sortant des maximes d'une naïveté affligeante , c'est bien celle là....L'équipe de l'époque avait également son lot de personnages médiocres dont le pompon revient au Doctor Druid... Un lecteur d'Amazon Américain fait remarquer que la couverture du trade américain pourrait laisser penser qu'entre les visages médusés des héros et la position du casque de Magneto , celui_ci cherche à cacher une... érection... c'est bien là le seul intérêt de cette histoire... Panini n'est pas en reste avec comme d'habitude une maquette hideuse , des couleurs inadaptées et un papier trop épais .
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5.0 étoiles sur 5
Les tueurs aussi ont besoin de vacances ! ( Attention ! Ce commentaire révèle des moments clés de l'intrigue ), 18 mai 2013
Ce commentaire portera sur le film et non le produit DVD ! Tina est une jeune anglaise victime de sa mère acariâtre . Lorsque son boyfriend Chris lui propose de partir découvrir la campagne anglaise , Tina saute sur l'occasion et redécouvre la vie , le sexe , le grand air . Sauf que Chris est légèrement maniaque et ne supporte pas le bruit , la saleté et...les autres .Dernier petit détail, Chris est aussi un psychopathe qui tue les personnes qui l’énervent ! Comment Tina va t'elle réagir ? Va t'elle laisser les meurtres de son ami lui gâcher ses vacances ? Quelle claque ! Alors que le monde entier se prosterne devant des films identiques et sans âme, "Touristes" attrape le public par les bijoux de famille et ne les lâche plus pendant 90 minutes . LA dernière fois que c'était aussi bon , c'était quand ? Pendant les premiers Boyle, Burton ou la géniale La Disparition D'Alice Creed ? Il ne faut pas grand chose finalement : pas d'effets spéciaux , un couple d'acteurs génial également responsable du scénario , une histoire maline à la fois road movie , comédie et thriller . Le tout parsemé de commentaires doux-acide d'une campagne anglaise que l'on voit rarement au cinéma . Si Touristes était une chanson , elle serait signée à coup sûr par Ray Davis des Kinks : c'est drôle , intelligent subtil et cynique . Car la violence est là ; elle n'est ni sanglante , ni stylisée comme chez Tarrantino . Elle est brutale , inattendue et surtout irrésistible , le genre de film qui divise immédiatement par son humour noir . Si un chien empalé sur un aiguille à tricoter , un beauf écrasé par une caravane à qui il avait volé l'emplacement , et un geek lancé du haut d'une falaise sur un coup de colère vous révulsent , passez votre chemin , les fatalités sont nombreuses et plus grinçantes les unes que les autres ! La réaction de nos deux amoureux est également tordante : complétement inappropriée , détachée des crimes commis , les cadavres cumulés ayant à peu près autant d'importance que des assiettes cassées au cours d'une dispute amoureuse ... Touristes vient humilier Oliver Stone et son pensum Tueurs nés: le film est tout ce que le cinéma de Stone n'est pas : jouissif , débarrassé de toute mégalomanie et de prétention , surprenant et...pervers car finalement nos deux tueurs , on les aîme bien ... Leur violence nous parle . Elle tutoie celle enfouie chez l'homme de la rue qui rêve secrètement de jeter son voisin trop bruyant sous un train un matin de mauvaise humeur , de jeter par la fenêtre son collègue au boulot l'après midi et d'étrangler les bouffeurs de pop corn du cinéma du samedi soir ... Cette violence qui explose , c'est celle de la classe moyenne oppressée , frustrée et prête tuer pour jouir d'une réalité triste comme un camping anglais.... Du cinéma frais qui sauve le pouvoir d’achat de son spectateur ? Un film indépendant tout sauf ennuyeux , snob et démonstratif ? De l'humour anglais digne de John Cleese et ses pythons ? De la Pop Britaniques parsemant des scènes d'anthologie ? Une affiche et une fin superbe ? Oui c'est ici !! Un petit miracle , heureusement inaperçu , et , à n'en pas douter , un futur film culte ! Si ce commentaire ne suffit pas , vous pouvez regarder la bande annonce d'Amazon qui résume parfaitement l'esprit du film .
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5.0 étoiles sur 5
Rock is not Dead ! Dead Is Not Rock !, 16 mai 2013
Encore une grosse claque aux neurasthéniques aigris prétendant que le rock est mort . Aussi absurde que de dire que le roman est mort après Balzac , la peinture après Picasso ou le cinéma après Kubrick .... Bref ! The Heavy propose un rock métissé explosif ; tout y est : la motown, Sam et Dave , choeurs Gospel sur fond de guitares garage et gros son ! Le chanteur Kelvin Swaby véritable bête de scène est capable de tutoyer S.J Hawkins ou James Brown . Que les sceptiques se jettent sur " What Makes a Good Man" : Gospel , garage et les choeurs féminins tout droits sortis de..."Gimme Shelter" ! Rien que ça ! Ce refrain ! Cette énergie ! Cette guitare ! C'est encore possible ??? C'est d'autant plus étonnant que ces morceaux sont en mi-tempos que la grandiloquence des compositions transcende à chaque fois ! Du rock généreux plein de groove et de bonnes idées où , chose rare , chaque chanson a une identité forte et ne sert pas de remplissage. On y croise des cuivres façon Amstrong , des ambiances à la Black Sabbath , des lignes de Basse à la Enwistle , des cuivres Kusturiquesques. Des morceaux où planent les fantômes d'Aerosmith , des ambiances vaudevilles à la Alice Cooper ! Tout bon je vous dis ! Pochette superbe , livret format A3 un peu agaçant à plier , mais des types qui insèrent du Jack Kirby dans leurs livrets sont définitivement pardonnés .
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5.0 étoiles sur 5
The Final Cut, 16 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ca Ira (CD)
S'il n'en reste qu'un ce sera le 'Reg' (surnom donné à Waters par l'illustrateur Gerald Scarfe) .La vie personnelle et artistique de Waters est marquée par l'absence et la mort. En plus de la mort de son père qui hante son oeuvre , Waters a enterré Syd Barrett , Rick Wright , Philippe Constantin ( plume de Rock N Folk et ami intime) , ainsi que Etienne et Nadine Roda Gill , initiateurs du projet "Ca Ira" . Je vois à travers ce disque l'évolution d'un homme, Roger Waters, génie souvent insupportable, qui conclut de manière brillante une carrière de près de 40 ans. Originellement prévue pour le bicentenaire de la révolution française, il faudra 16 ans à M. Pink Floyd pour venir au bout de cet opéra narrant les 4 premières années de la révolution. Ca Ira se présente donc sous la forme d'un double album interprétés par plusieurs ténors en version française et anglaise, décrivant le point de vue des principaux acteurs de la naissance de la République. Que les amateurs du Floyd soient avertis : cet album n'est ni un disque rock , ni une comédie musicale , mais réellement un opéra avec un orchestre avec un découpage en trois actes . On sent une grande tension de Waters d'être à la fois le créateur et l'exécuteur testamentaire du projet. Pourtant à l'écoute de ce travail monumental, on comprend que Roda Gil ait choisi l'architecte de "The Wall" pour mener ce projet à bien. La mégalomanie de Waters n'est un secret pour personne et les fans du Floyd se rappellent que dans "The Wall" de "Vera" , "Bring The Boys back Home "à "The Trial" , Waters ,avec l'aide de Bob Ezrin, avait tâté de l'orchestre symphonique . On se rappelle également de "Final Cut " où Waters réclamait le prix du sang versé pour sauver la liberté durant la seconde guerre mondiale. C'est ainsi qu'entre l'univers très ancré à gauche et contestataire de Roda Gil et celui de Waters se crée une correspondance évidente. Les morceaux sont donc composés de longs instrumentaux dramatiques, parfois grandiloquents et morceaux chantés , s'enchainant entre eux et émaillés de bruitages divers ( Guillotine , Fusils , Foule en Révolte et apparition en clin d'oeil de Waters sur deux morceaux ) , Waters s'offre également la coquetterie de reprendre au milieu du premier disque la mélodie de "Every Stranger's Eyes" . On se rappelle également que dans le "Live At Pompei" , il déclarait vouloir produire de l'émotion chez son auditeur . Et de l'émotion , "ça Ira " en rengorge : "Ouverture" est un morceau majestueux et aérien reprenant à la fois la souffrance puis les espoirs du peuple français ; "Moineau " portée par la voix de la sublime Ying Huang porte ces vers profonds " c'est ce que tu sais qui fera de toi ce que tu seras , c'est ce que tu ne sais pas qui fera de toi ce que tu subiras" , l'audacieux "Quod aliquantum" reprend sous forme de prière l'indignation d'un peuple révolté par le rejet du Pape de la Révolution Française. "La dernière Nuit " restitue avec beaucoup de sensibilité le testament de Marie Antoinette , qui toute conspiratrice qu'elle fut , tremble la veille de sa mort de laisser ses enfants seuls ; lorsque l'on connait l'histoire de Waters , ce morceau donne la chair de poule . Enfin la clôture de l'opéra me fait beaucoup penser dans sa structure au final de "Shine On" avec un feu d'artifice des moments les plus forts du disque, et toujours ces phrases pleines de force de Roda Gil " Quand on n'est pas chien , mais que l'on voudrait donner la rage , La Liberté n'est rien si on l'aime à genoux" . Personnellement, la beauté du final , l'adéquation entre le texte et la musique , la conviction des interprètes m'amène immanquablement les larmes aux yeux . Les auteurs ont concentré leurs efforts sur les espoirs fous qui ont mené notre pays à rêver que " bientôt toute la terre aura son 14 juillet" en évitant prudemment d'évoquer la Terreur qui en découla. Il s'agit ici moins de tabous, que de réveiller en nous " ceux qui grandissent vers l'infini" . Un grand disque donc d'un grand Bonhomme qui nous livre ici sous une forme inattendue un condensé de son oeuvre. Je préfère pour ma part la version française plus mélodique et dont le texte colle plus à la musique de Waters. La version Anglaise est interprétée un ton en dessous et malgré l'adaptation de Waters, reste moins agréable à l'oreille. Par contre, le disque bénéficie d'un plus beau livret, un son en SACD et un DVD passionnant du making of du disque. Vous l'aurez deviné, les deux sont complémentaires pour digérer cette oeuvre immense, bien plus dense que "The Wall». Quel dommage, qu'à ce jour, aucune adaptation scénique n'ait eu lieu en France !
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2.0 étoiles sur 5
Apocalypse Now ( Spoilers !! ), 16 mai 2013
Ce commentaire portera sur la série et non le produit DVD. Cette nouvelle saison vient confirmer toutes les inquiétudes soulevées dans la précédente : l'embourbe ment d'une série autrefois passionnante . Comme pour le Dr House , Dexter ne résiste pas au Statu Quo : Un criminel apparaît à Miami , son intelligence et surtout son expérience de tueur en série lui donne 10 longueurs d'avance sur la crim' et son enquête lui permet de s'interroger sur sa nature , sa possibilité de lutter contre ses pulsions meurtrières avant de réaliser ,dans le dernier épisode où la guest star de la saison finit sur sa table , que non , il ne changera jamais . Alors que jusqu'à présent la série TV s'était judicieusement éloignée des romans de plus en plus moyens qui l'ont inspiré , cette saison 6 décroche la palme de la médiocrité . Dans Les démons de Dexter, celui_ci était plus ou moins possédé par un secte vaudou .... Ici (influence maléfique du chiffre 6 ?) , Dexter poursuit deux hurluberlus convaincus que leurs meurtres provoqueront ... l'apocalypse ...On ne rigole pas dans le fond ! Entre temps Dexter va infiltrer la vie d'un ancien criminel devenu pasteur et tenter d'appliquer certains préceptes chrétiens notamment le pardon et la rédemption . Aucun cliffhanger , des criminels avec le charisme d'une moule sur un rocher , des motivations stupides , la réapparition complètement inutile de Brian sous forme d'hallucination le temps d'un épisode , et des intrigues secondaires inachevées , voila ce qui attend le fan de la série doté d'un minimum d'esprit critique . Que quelqu'un m'explique l'importance de la traque de " la petite souris" ! Et ces dialogues imaginaires avec le frère de Dexter qui s'arrêtent 6 ans après sa mort comme ils ont commencé ! On pourrait finalement imaginer que Dexter sombrant dans la folie se mette à dérailler . Ce n'est bien entendu pas le cas . Les personnages secondaires continuent de faire de la figuration . On apprend ,comme ça , que Laguerta et Battista ont divorcé entre deux saisons , Quinn continue d'être un personnage médiocre qui ne sert à rien . Pourquoi n'enquête t il pas sur le meurtre de Lindy pour lequel il a été inculpé l'année d'avant ? Le nouvel enquêteur embauché par Deb' n'accomplit rien . Laguerta continue d'être la pisse vinaigre de la série . Quant à Harrison , le fils de Dexter son rôle se résume à être celui réservé d'habitude à la demoiselle en détresse . A noter que lorsque celui ci est enlevé au sein de son école sous les yeux paniqués de Dexter , aucune autorité hiérarchique semble s'en émouvoir ... Tiens ! Puisque Dexter n'en finit pas de s'interroger sur son devenir parental , que deviennent Astor et Cody ? Heureusement les scénaristes après deux ans de mou se ressaisissent pour la saison 7 avant le grand final .
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4.0 étoiles sur 5
L'Inrockuptible Nino, 15 mai 2013
Même mort , Agostino Ferrari a la poisse ! Alors que Gainsbourg bénéficie parfois exagérément de grand génie incontournable de la chanson française , peu d'artistes se réclament de Nino , pourtant auteur de chansons majeures françaises . Cette première biographie publiée par deux Inrockuptibles remet les pendules à l'heure et force est de constater que le Nino a bien des points communs avec...Gainsbourg pardi ! Un petit émigré , homme à femme , dandy et amateur de tabac , fasciné par le Floyd et King Crimson , ça vous rappelle rien ? Comme Gainsbourg , Nino était un poil à gratter capable de passer de l'absurde Mirza à la bouleversante "Rue Madureira" . Alors que ses maisons de disques attendait de lui d'aimables pochades comme "Les Cornichons" , Nino va se mettre à chanter sur l'immigration , la mort , la peur de vieillir . Gainsbourg assassinait Melody dans un accident d'avion ? Nathalie meure broyée dans un accident de voiture ! Le poinçonneur des Lilas sombre dans la folie à cause de la monotonie ? Nino dans " Riz Complet" chante l'ennui et le désespoir du quotidien . Les deux commencèrent leur carrière comme séducteurs avant de finir leurs vies , ivres de solitude et de paranoïa , prisonniers de leurs personnages et de leur demeure-bunker . Gainsbourg commence à muter après la mort de son père . Nino planifie son suicide pendant l'agonie de sa mère . "Du Noir au Sud " est un beau témoignage de l’itinéraire de l'auteur du "Sud" des années de vaches maigres à faire du Jazz ( comme...) à la révolution yéyé où Nino s'affirme comme auteur-compositeur-interprète à l'inverse des nunuches de son époque ( comme...) à la conversion réussie au Rock avec des albums tellement en avance qu'il n'en vendra que quelques cartons ( comme...) , tout y est . LA prose des auteurs est très élégante , un peu froide et décrit avec minutie le processus de création du "Sud" , chantée dans les deux langues . On y apprend notamment que Nino avait conscience d'avoir écrit un chef d'oeuvre . Que les commerciaux de la maison de disque ne comprenaient pas qu'il la chantât en anglais et lui demanda de réviser sa copie . Lorsque sort la version française avec le succès que l'on sait , Nino la déteste instantanément et trouve qu'elle sonne trop variété alors qu'il se rêve comme le Neil Young français ! Cette autobiographie raconte l'histoire poignante d'un homme à qui la société refuse le droit de changer ; après 40 ans de carrière , le grand public et les maisons de disques lui refusent le droit d'évoluer , de chanter autre chose que des blagues sympathiques . Il lui est reproché de faire des albums trop rock , trop anglais , trop violents ; en gros , toute sa vie Nino a vu son destin censuré par des idots qui ne comprennent rien à l'art ... Ferrer était un rocker , un vrai ! Incapable de compromissions , animé de colères terrifiantes , capables de tout démolir lorsqu'un promoteur voulait l'arnaquer , Nino va être progressivement détesté et craint du milieu du Show-Biz parisien . Il s'exile comme Louis XIV à la campagne où il accueille sa famille ( qui n'a pas dû rigoler tous les jours ...) , ses copains , ses maîtresses , ses chats , ses chiens et ses chevaux . C'est un vrai bonheur de connaitre les coulisses de chansons légendaires : Pendant l'enregistrement de "La Maison près de la Fontaine" , Nino , mécontent insulte ses musiciens ! On apprend que Mirza est né d'une bourgeoise parmi les spectateurs de Nino qui avait réellement perdu son chien dans la salle de concert ! Et que Ferrer , en dictateur à la fois tendre et impitoyable était d'une générosité absolue en échange de la versatilité de ses musiciens . Le choix des photos est magnifique ; le charisme et la beauté du chanteur ( quel regard incroyable ! ) suinte à chaque page . Pourtant je suis resté sur ma faim . Il est fait finalement peu de cas de la voix exceptionnelle de Ferrer qui habitait ses chansons , de ses talents de musicien et d'arrangeur . Enfin à force de se concentrer sur sa carrière , les auteurs passent à la trappe l'homme qui demeure finalement assez mystérieux . Il faut attendre le dernier chapitre , celui de son suicide pour entrevoir les fêlures d'un écorché vif qui avait averti sa femme trente auparavant de sa mort violente ! Le récit des derniers jours de Nino , son désarroi , sa fragilité , ses adieux larvés aux siens , la mise en scène longtemps planifié de sa mort , tout cela est parfois difficile à lire du fait de l'intensité de la chose . Avec un peu moins de timidité les auteurs de la biographie de Nino aurait pu faire un ouvrage de référence . Ils se rattrapent avec une postface magnifique où ils expliquent leur amour pour ce bonhomme inclassable , insaisissable et indispensable au paysage du rock français capable de passer de la pop raffinée à la country en passant par le psychédélisme voire à la techno . Le livre renfermé , on réécoute ces petites merveilles Nino And Radiah - Le Sud ou La Carmencita-Ex Libris d'une autre oreille. Je n'oublierai pas ta voix et ton visage , Nino , je ne t'oublierai pas ! Merci d'avoir existé !
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