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Contenu rédigé par Bruce Tringale
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Commentaires écrits par
Bruce Tringale (France)
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Walking Dead T19 - Ézéchiel
Walking Dead T19 - Ézéchiel
par Robert Kirkman
Edition : Broché
Prix : EUR 13,95

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Guerre Secrète, 30 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Walking Dead T19 - Ézéchiel (Broché)
Au bout de 19 volumes , Robert Kirkman nous rend la tâche difficile ! Lorsque l'on a loyalement chroniqué (presque) tous les épisodes depuis sa sortie , que dire de plus ?Tout simplement que Kirkman maîtrise son univers sur le bout des doigts ! A chaque fois qu'un volume est moins bon , on aimerait pouvoir jouer les Cassandre et annoncer aux fans éplorés la fin de leur série vouée à la tyrannie d'une ignoble industrie capitaliste !

Mais cette marche vers la guerre restera sans doute parmi les grands moments de la saga!
Très bavard , il rappelle à quel point la psychologie des personnages est travaillée , dans un premier temps au détriment de l'action . Maggie a enfin droit à une séquence sur la tombe de Glenn , qui aborde de manière originale le travail de deuil dans un monde où les morts reviennent à la vie !

Et puis Kirkman prend trois épisodes pour installer pour chaque personnages les enjeux du conflit à venir : Rick recrute ses soldats pour une expédition punitive contre Neggan . Sa communauté lui répond au cas par cas et chacun a une réaction rationnelle : les va t'en guerre , les lâches , les indécis et les guerriers usés . C'est très cohérent et il faut avoir lu la série dans son intégralité pour en apprécier la saveur.

Kirkman se permet même l'élégance de l'auto parodie via le personnage d' Ezekiel qu'il avait présenté de manière grandiloquente dans le précédent volume et dont il brosse le portrait avec beaucoup d'humour .

Enfin après beaucoup de dialogues vient l'action inattendue et insoutenable ; on était un peu peinards avec nos amis qui ronronnaient et voici venir Neggan de manière imprévisible .Comme toujours , ce psychopathe est d’excellente humeur et semble devenu indispensable à la série : malin comme un singe , vicieux et brutal , il semble mettre un point d'honneur à déjouer les plans les plus subtils . Pourtant Neggan n'est pas un psychopathe post apocalyptique ordinaire : Kirkman met en scène un individu qui accueille l'apocalypse avec un détachement chaleureux mais aux remarques pleines de bon sens et doté d'un sens de l'observation hors du commun.Ceci lui confère une autorité et un charisme indéniable et change du cinglé assoiffé de sang pour calmer son ego.

Face à lui , les événements vont se déchaîner et la vie de nos héros va encore être mise sur la sellette . Et Kirkman de conclure avec un cliffhanger réussi et drôle. Pour l'édition française , on se demande bien pourquoi Delcourt nage en plein contresens : Le titre original "Préliminaires de Guerre" étant traduit par..."Ezechiel"...avec un le portrait de ...Neggan !

Avec une tension à couper au couteau , une violence inattendue alternant avec des intrigues secondaires pleines de finesses et de psychologie , cette guerre secrète est un véritable cadeau de noël avant l'heure . Décidément les fans de cette série n'ont aucune raison de décrocher et de ne pas continuer à se multiplier comme des zombies affamés...d'une suite ! Encore et encore
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 20, 2014 9:10 PM CET


Aya de Yopougon
Aya de Yopougon
DVD ~ Aissa Maiga
Prix : EUR 9,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 C'est pas mal mais c'est pas terrible Dê !, 28 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aya de Yopougon (DVD)
Adapté de la première moitié de la saga d'Aya et ses copines , le film , en chantier depuis de nombreuses années , charme autant qu'il déçoit .
On y retrouve l'ambiance chaleureuse et loufoque de la bande Ivoirienne et la finesse de l'écriture d'Abouet s'en ressent.

Voici une saga africaine pleine d'humour , de quiproquos , qui aborde des sujets graves- mariages arrangés, désinvolture et hypocrisie masculine , naïveté voire cupidité féminine- sans sombrer dans le jugement ni les clichés tiers mondistes . C'est avec un vrai plaisir que le lecteur retrouve Aya, Bintou , Ignace et les autres à l'écran.

Pour autant le film déçoit par une adaptation trop scolaire . Au bout d'une heure et demi , on s’aperçoit qu'à force de coller à l'intrigue étirée de la BD , le film n'a jamais décollé . Il se suit sympathiquement sans que l'on puisse déterminer de scène culte , forte , mémorable . Toutes se suivent et se ressemblent . Le récit est drôle , mais ne déclenche jamais plus qu'un sourire.Et le récit n' a pas de vraie fin qui viendrait contenter celui qui n' a pas envie de se coltiner le numéro 2 s'il sort un jour.

Aya est finalement très effacée et les accents africains irrésistibles sont souvent aléatoires : les personnages peuvent ainsi s'exprimer dans un français châtié en début de phrase avant de basculer en mode Ivoirien à la fin.Enfin , si les décors superbes rappellent le joli coup de crayon de Clément Oubrerie , certaines séquences d’animations , notamment celles où dansent les personnages, laissent à désirer par leurs mouvements saccadés .

Pour autant Aya est moins décevante que le Chat du Rabbin en terme d'adaptation . Le film est très plaisant mais reste d'avantage un récit témoignage de ses auteurs qu'une oeuvre ambitieuse capable d'attirer d'avantage que les lecteurs d'une BD craquante .
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 29, 2014 10:42 AM CET


Fantastic Four, Tome 2 :
Fantastic Four, Tome 2 :
par Mark Waid
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Red Richards prend le pouvoir en Latvérie !, 27 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fantastic Four, Tome 2 : (Broché)
A la fin du volume précédent un combat titanesque opposait Doom et les FF . Nos héros en ressortaient meurtris physiquement (Red est défiguré !) et moralement (le Tyran a pris leurs enfants en otage et les a torturé ! ) .
Mark Waid décide d'explorer ce que peu de scénaristes exploitent : les retombées d'une bataille traumatisante sur ....10 épisodes !

Traditionnellement au royaume des Super Héros , la vie continue paisiblement après l'arrestation ou la mort du vilain jusqu'à son obligatoire réapparition .

Sauf que Red Richards décide de faire ce qu'aucun Héros ne fait : il s’intéresse à la situation politique de la Latvérie après la défaite du Tyran . Son but est double : empêcher la main mise de Doom sur un peuple qu'il a martyrisé et le priver de tous moyens de le menacer sa famille et lui.

Pour ce faire Red vide les comptes bancaires de son ennemi , autorise le pillage du château du monstre latvériens , démystifie le culte de la personnalité du Tyran en dévoilant les salles de torture où étaient exécutés les opposants au régime.

Parallèlement , il s'autoproclame souverain de Latvérie ; notre héros de génie réorganise l'économie ,instaure la liberté d'opinion et d'élections libres . Seul hic : Richards n'a aucune légitimité politique et il est bientôt menacé par les Etats Voisins , les Etats Unis et le Shield ! Tous se liguent contre les 4 Fantastiques qui vont devoir choisir entre la mort ou la prison ! Face à cette violence , Red Richards va se radicaliser : ses amis ne le reconnaissent plus, ses agissements vont à l'encontre de la morale au détriment de résultats immédiats et ,de fil en aiguille ,sa position va indirectement causer la mort d'un être cher !

Mazette ! on est chez Marvel là ? Un méta commentaire subtil sur l'intervention Américaine en Afghanistan et en Irak , une position qui évite tout manichéisme où la position américaine légitime de Richards ( débarrasser un pays d'armes de destruction massive) le dispute au camouflet qu'il impose aux autorités internationales .

Pour le coup c'est bien vu : dans le monde des Super Héros , il est possible de sauver des vies immédiatement sans attendre des mois de débats aux Nations Unis . La saga Latvérienne se termine dans le sang , les larmes et l'amertume . Les FF perdent leur statut de VIP de l'univers Marvel et se retrouvent avec la nausée et les mains sales ! Impressionnant !

La suite est malheureusement moins glorieuse. Richards décide de ressusciter le Fantastic décédé . Il va le chercher ...au Paradis et rencontre ...Dieu !

J'avoue qu'après tant de réalisme , mon débit de déglutition à augmenté à la lecture de cet épilogue . Pourtant le scénario de Waid est plu subtil qu'il en a l'air . Il distille suffisamment de second degré pour tirer son épingle du jeu . La machine lui permettant de voyager au Paradis a une origine historique crédible dans la saga et Dieu a les traits de ... Jack Kirby qui s'affirme comme le créateur ultime qui rencontre ses créatures ! Malin et agréablement roublard.

En deux volumes Mark Waid réalise un véritable tour de force : rendre intéressante une équipe de Super Héros prévisible en écrivant une saga qui enthousiasme les fans et accessible à ceux qui débarquent .

Du Mainstream de haut niveau capable de passer du drame , de la guerre au pastiche de Super Héros avec un Marvel Team Up avec Spider Man assez désopilant !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 28, 2014 7:04 PM CET


Fantastic Four, Tome 1 : L'appel des ténèbres
Fantastic Four, Tome 1 : L'appel des ténèbres
par Mark Waid
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fourmidable !, 27 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fantastic Four, Tome 1 : L'appel des ténèbres (Album)
En voilà une série difficile à écrire ! Celle des premiers super héros de l'écurie Marvel !Pour autant , les 4 fantastiques n'ont jamais été les héros les plus vendeurs de l'univers Marvel. La Chose qui passe son temps à pleurnicher , Jane Storm en épouse soumise au caractère aussi invisible que son pouvoir, les blagues potaches de Johnny Storm et Red Richards qui résout tous les problèmes de son équipe en deux coups de cuillère à pot . Et puis avec un vilain charismatique , Doom ,qui revient tous les 10 épisodes faire la peau d'une équipe dont il n'arrive pas à se séparer, on comprendra que les 4 fantastiques, riches ,populaires , sans double identité à protéger , n'aient jamais soulevé les foules .

Vieux Routier du Comic Book , Mark Waid lors de l'âge d'or Quesada de 2002 relève le défi de reprendre une série à son numéro 500 et d'y raconter quelque chose de nouveau .
Dans son Manifeste ,Waid explique vouloir creuser la psychologie des personnages aux détriments des clichés inhérents à la série : personne ne quittera l'équipe , Galactus reste chez lui et Ben Grimm ne retrouvera pas apparence humaine .

Waid par contre , s'interroge sur la nature même de l'équipe , à la fois Super Héros , explorateurs , philanthropes et Beautiful People . Il met en scène un volet relation publique où les FF doivent gérer leur propre Marketing pour pouvoir financer les inventions de Reed ! Pour ce faire, un expert passe une semaine à leurs côtés lors du premier épisode, irrésistible méta commentaire sur le reboot de l'époque ainsi que la connivence que Waid va installer entre ses héros et ses lecteurs .

Waid trouve pourtant ses marques assez rapidement : il explore l'amitié entre Jane et Ben , définit la femme invisible comme une femme sexuée pleine d'esprit qui titille son mari . Richards n'est pas seulement un cerveau mais aussi un aventurier , un type bon sous tous rapports et doté pourtant d'un ego surdimensionné pour s'autoproclamer Mister Fantastic. Que cache cette assurance qui rassure toute son équipe ? Une immense culpabilité que Red tente d'expier en rendant ses amis populaires ! Inversement , Johnny , Ben et Jane savent qu'en vivant avec un génie , leur mission est de se sacrifier pour lui permettre d'arriver à ses fins.

Aidé par Mike Wieringo et Mark Buckingham aux dessins , Waid s'attarde sur le volet psychologique des personnages : Après un combat éprouvant contre Doom , le jeune Franklin Richards doit consulter un psychiatre pour sortir de sa catatonie , Johnny doit apprendre la maturité en gérant un contrat portant sur les molécules instables et Doom malmène comme jamais l'équipe .
Si vous voulez voir Red Richards perdre son self-control , remonter le temps pour tuer Doom et reconnaître les limites de son intelligence , c'est ici ! Si vous voulez voir Doom tuer la femme qu'il aime pour faire de sa peau sa nouvelle armure , torturer des enfants et défigurer Red , c'est là également!

Trépidante , drôle et imaginative , Mark Waid , aidés de dessinateurs investis livre une dizaine d'épisodes pleins d'énergie , de rebondissements et de finesse psychologique en dépoussiérant des héros fantastiques et terriblement humains ! Bourré de séquences anthologiques , le run de Waid est à la fois mainstream et mature avec un aspect Cartoon très agréable au regard .

Édition Panini , pour une fois consciencieuse avec traduction soignée , couvertures , manifeste des auteurs , détails de scripts et , cerise sur le gâteau , le synopsis original de la première histoire de Stan Lee !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 27, 2014 8:18 PM CET


Pour me comprendre
Pour me comprendre
Prix : EUR 14,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quelque Chose de Personnel..., 26 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour me comprendre (CD)
Lui , c'est le cauchemar ultime du Rocker Intégriste . Celui qui ne jure que par les Pistols , Bowie , Ac/DC ou Iggy Pop. L’idole de Nostalgie ou Chérie FM ,qui vous balancent des tubes décongelés aux sonorités vieillottes , pendant que , frigorifié sur le quai d'une gare jonchée de mollards, vous attendez le train en retard entre les hurlements d'Obispo et la mièvrerie de Zazie .

Voyou, Mademoiselle Chang , La groupie du Pianiste comme tout ça est monochrome , un peu surfait, un peu ringard. Sur 18 titres du Best Of vous bénirez votre télécommande un titre sur trois en vous entendant dire " Ça ne tient pas debout effectivement...".

Pourtant , lorsqu'il arrêtait de se prendre pour Stevie Wonder , Berger pouvait être étonnamment bon .Lui qui fut l'empereur du Triumvirat de la FM avec Balavoine qu'il propulsa et Goldman qui l’idolâtrait. Lui, L'auteur de l'épouvantable "Babacar" qui relança la montagne russe qui servait de carrière à Françoise Hardy avec "Message Personnel" . Celui qui réussit à fournir à Johnny une des dernières chansons valables avec le sublime " Quelque chose de Tenessee ". Et pouvait rendre France Gall attachante avec le touchant "Evidemment" . Dans ces moments , Berger montrait une inspiration venue d'ailleurs en chantant un mal être assez angoissant.

Car Berger en solo , c'était aussi le meilleur d'Elton John . Débarrassé de ses arrangements pompiers , il produisait des chefs d'oeuvre inégalables "Pour me Comprendre", "Seras Tu là" , splendeurs de la chanson dépressive contre lesquelles j'échange des cartons entiers de Nirvana et d'Alice in Chains . Une sensibilité à fleur de peau , des ballades à tomber , un malaise étouffant, de véritables lettres d'adieu poignantes , quand il ne se fourvoyait pas dans cette soupe Funky-Jazz protozoaire , Berger et sa voix douce faisait des miracles. Et le "Paradis Blanc" était son Requiem.

Compositeur irrégulier avec une voix plate sur la longueur , Berger était aussi génial qu’agaçant ; songwritter à l'inspiration parfois écrasante ,souvent paresseuse, il résume à lui seul la force et la faiblesse de la variété française.
Les Best Of sont faits pour ça . Très belle photo , livret généreux d'interviews d'un type attachant dans tous ses défauts...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 26, 2014 8:19 PM CET


Creepshow
Creepshow
DVD ~ Hal Holbrook

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Kitsch Show!, 23 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Creepshow (DVD)
Creepshow... Des souvenirs de môme ... On allait voir les jaquettes dans les video clubs pour se faire peur . Rien que l'affiche avait un côté malsain avec ce gosse au sourire diabolique , sa poupée vaudou et le monstre derrière lui . C'était le début de Canal + ; on choppait des redifs par ci , par là dans le dos des parents sans pouvoir voir le films en entier . Et on se racontait dans la cour de récré les séquences "Je veux mon gâteau" , celle des cafards qui dévorent vivant un sale bonhomme et l'épisode de la marée où un type se noie ensablé jusqu'à la tête sur une plage à marée basse.

30 ans plus tard , Creepshow a beaucoup vieilli. C'est le destin des séries Z d'être déjà à contre courant au moment de leurs sorties. Le film fait plus rigoler que peur et continue d'exceller dans le grand guignol. Mais les effets spéciaux à base de maquillage et de latex ont pris un sacré coup de vieux , et les monstres , zombies,loups garous font plus rigoler que frissonner . Le jeu de certains acteurs est vraiment mauvais , Stephen King en tête qui incarne un attardé se transformant en plante et qui se contente de loucher pour faire passer l'idée d'un retard mental . C'est assez idiot, auto parodique et King écrit mieux qu'il ne joue . La fameuse ouverture du "gâteau " est plutôt ennuyeuse. Les dialogues plats , le suspense nul et la peur absente.

Il faut attendre "la marée" pour que la synergie entre la réalisation de Roméro et le scénario de King fonctionne. La tension est à son maximum, Leslie Nielsen en psychopathe sadique montre ce que c'est qu'un vrai acteur et le spectateur ne peut qu'imaginer médusé les supplices que subissent les noyés.
L’histoire du monstre sous l'escalier est efficace mais sans surprise et la fermeture avec les cafards reste le grand moment du film , qui prouve qu'on peut éviter de faire des monstres en latex pour faire peur.

Pour autant , s'il ne présente aucun intérêt pour la génération Facebook, le film continue d'être attachant. Ses clins d'oeil au découpage des comics , ses passages réussis en dessin animés et le volet artisanal de l'entreprise l'emportent sur un doublage français calamiteux , des effets spéciaux qui sentent le moisi et des décors has been composés d'ordinateur version aquarium, de magnétoscope et de choucroutes sur les cheveux des acteurs.

Comme tous les films à sketch , certains surnagent sur d'autres moins intéressants , mais un geek quarantenaire ne pouvait pas faire l'impasse sur l'association de ces deux maîtres de l'horreur populaire...

Nostalgie....
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 24, 2014 5:13 PM CET


Ikigami - Préavis de mort Vol.8
Ikigami - Préavis de mort Vol.8
par Motorô Mase
Edition : Broché
Prix : EUR 7,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La beauté des laids ....., 23 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ikigami - Préavis de mort Vol.8 (Broché)
"Bonjour , l'Etat a décidé qu'il ne vous restait que 24 heures à vivre ! Je prierai sincèrement pour le repos de votre âme" . Voilà en gros le quotidien de Fujimoto , livreur de préavis de mort dans un Japon totalitaire qui souhaite enseigner à ses citoyens la valeur de la vie en assassinant arbitrairement 1 citoyen sur 1000.
L'étau se resserre autour de notre fonctionnaire : son manque d'enthousiasme à délivrer la mort a abouti à une surveillance accrue de ses activités : ses rapports sont lus à la loupe , ses paroles analysées par des experts , ses déplacements observés jour et nuit .
La menace qui pèse sur lui va redonner à Fujimoto du coeur à l'ouvrage et va le pousser à devenir de plus en plus insensible à la mort qu'il distribue .

Histoire 1 : Crime et Châtiment
Un chauffard sort de prison pour avoir accidentellement tué un jeune homme . Loin d'un psychopathe irresponsable , Masano regrette son acte et souhaite mourir pour expier son crime . Il est le premier personnage de la série à accueillir l'Ikigami avec soulagement ! Retardé mental , Masano a mené une vie misérable passée au ban de la société. Mais ces dernières heures vont être gâchées par la fiancée du défunt qui ne lui pardonne pas son crime et souhaite l'assassiner. Comme précédemment dans la série victime et bourreau dansent une dernière fois ensemble sans manichéisme . D'un côté un être qui sait qu'aucune rédemption n'est possible pour son crime , de l'autre une jeune fille désespérée qui supplie sa victime de ne pas mourir pour ne pas avoir à affronter une vie de solitude totale !

Histoire 2 : Vrai Visage
Deux jeune japonais dans une destinée parallèle : Degu né défiguré en proie aux railleries de ses camarades est profondément malheureux. Son visage lui ferme toutes relations amicales , amoureuses, sexuelles et professionnelles. Il collecte son argent de poche pour de la chirurgie esthétique . Avec un nouveau visage d'Appolon , il envisage une vie plus légère et rêve de perdre son pucelage. Alors qu'une vie nouvelle s'ouvre à lui , il reçoit l'Ikigami .
Désemparé, il part à la recherche de Rukiko , une jeune fille anorexique qu'il a toujours aimé . Complexée par son physique , elle devient hôtesse à la limite de la prostitution.
L'Ikigami réunit une dernière fois deux êtres brisés par le regard des autres et celui qu'ils portent sur eux mêmes . Ils vont hurler leur rage dans une séquence inoubliable où Masse imite Frank Miller époque Sin City.

Contrairement à ce que j'ai lu , ce volume 8 ne sombre pas dans la répétition . Il montre à quel point l'inspiration de Masse est polyvalente et qu'il va puiser ses sujets dans tous les aspects de la vie en société . Ici , il s’intéresse au mal-aimés , aux laids , aux parias qui n'arrivent pas à s'intégrer dans une société qui les rejette . Et met en parallèle leur destin avec celui de Fujimoto qui doit simuler son intégration pour rester en vie . Dans cette entreprise de déshumanisation qu'est l'Ikigami , il continue de questionner la valeur intrinsèque de l'existence humaine, en le faisant sans concessions, sans violence ni manichéisme .

Comment vivre sa vie après la prison ? Et le regard des autres ? Quelles secondes chances et à quel prix ? Quant aux fonctionnaires de l'Etat , leurs responsabilité sont si savamment dosées si bien que chacun pourrait plaider à un procès : "responsable mais pas coupable" .

Encore une merveille d'une série qui n'aura cesser de questionner la place de chacun dans une société plurielle aux normes violentes . Mais comment cette fable Kafkainenne haut de gamme va t'elle se finir ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 23, 2014 7:51 PM CET


Spider-Man, Tome 4 :
Spider-Man, Tome 4 :
par Tom DeFalco
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un héros "Normal" !, 21 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spider-Man, Tome 4 : (Broché)
Passons sur la logique éditoriale de Panini qui réédite 4 histoires de Spiderman avec 20 ans d'écarts sans aucun lien entre elles ... Comme Tornado le mentionne les histoires de Stan Lee et de Bill Mantlo sont aussi infantiles que démodées ....

Ce qui nous intéresse est la première rencontre en solo entre Wolverine et Spidey ( ils s'étaient brièvement croisés en terre sauvage contre Sauron). Parker a adopté son costume noir et Mary Jane vient de lui signifier qu'elle connaissait sa double identité . Spidey est en plein Grim and Gritty ... Bientôt il sera enterré vivant par Kraven.

Contre toute attente , cette histoire est très bonne . Voilà une rencontre qui vient piétiner les certitudes des Super Héros tant est si bien qu'on pourrait croire que Garth Ennis l' a écrite : Spider Man , héros américain est dépassé par la violence en RSA .Il ne lutte pas contre des bandits mégalomanes mais contre des espions dangereux, formés ,entraînés qui lui font peur . A plusieurs reprises , face à cette irruption du réel dans l'univers fantaisiste de l'homme araignée , Peter tremble de peur , s'enfuit ou est sidéré de la violence qui se déchaîne . Il montre qu'il est une nouvelle fois , le héros le plus proche du lecteur qui s'identifie à ce héros "normal" au sens Hollande du terme ...

Face à lui , l'apparition de Wolverine est judicieuse . Il n'est pas encore la caricature de lui-même . C'est un combattant aguerri avec un code de l'honneur particulier qui tente de préserver l’innocence de Peter en le malmenant . C'est la confrontation entre un héros idéaliste et un autre réaliste , rompu au fonctionnement du monde . L'irruption politique est glaçante . L'agent secret que nos héros tente de protéger n'a aucune échappatoire . Aucun Super Héros ne peut la sauver , le SHIELD , Wolverine et Spidey sont impuissants . Face à une situation géopolitique complexe , Spiderman avoue se sentir dépassé et plus à l'aise pour rosser des gangsters ...

En outre l'histoire comporte des séquences clés dans l'histoire du héros : Wolvie découvre son identité , Ned Leeds est violemment assassinné , Peter embrasse MJ pour la première fois et commet, médusé, son premier meurtre!
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai découvert une histoire encore violente , mure et intelligemment écrite. Les dessins sont un peu vieillots et évoquent un Buscema qui tenterait d'imiter Frank Miller .

Ce volume contient une deuxième histoire clef du tisseur : un récit sobre et poignant . Spider Man visite un petit garçon leucémique et lui dévoile tous ses secrets. A l'enfance de Tim répond la jeunesse de Peter Parker qui encore une fois fait preuve d'attention et de sensibilité face au destin d'une enfant condamné par la médecine. Loin des héros hyper-burnés , Peter Parker pleure , prend un enfant dans ses bras et encaisse l'injustice épouvantable d'un enfant mourant. Face à lui, Tim reste un enfant souriant , pudique, émerveillé de rencontrer son héros malgré sa maladie. Un récit plein de tendresse , d'émotion et d'humour triste . Le lecteur redécouvre son héros par le biais de Tim, un lecteur imaginaire . Subtil , magnifique, beau.
Deux récits ultra réalistes qui rappellent que le tisseur est un héros irremplaçable lorsqu'il n'intervient pas dans les conflits cosmiques et auprès de sorciers minables...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 23, 2014 5:31 PM CET


Sherlock Holmes attaque l'Orient Express
Sherlock Holmes attaque l'Orient Express
DVD ~ Alan Arkin
Proposé par Media59
Prix : EUR 9,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Rétrocontinuité...., 20 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sherlock Holmes attaque l'Orient Express (DVD)
De lointains souvenirs avec mes parents d'une soirée avec un film étrange vu il y a 30 ans.
Une pupille dilatée par la drogue. Un enfant montant un escalier sinistre dans le noir.Des serpents dans un lit. Bienvenue dans la thérapie de Sherlock Holmes!
Pour le guérir de son addiction à la cocaïne , Watson piège Holmes en l’entraînant tout droit sur le divan d'un jeune médecin : Sigmund Freud . Diminué et paranoïaque , le détective va devoir affronter ses démons et résoudre une affaire de trafic d'esclaves

Lorsqu'un film est encore meilleur que dans le souvenir que l'on en a , quel bonheur ! Voilà une histoire qui n'a rien perdu de son charme . Le scénario est trépidant, plein de rebondissements , d'action suivis d'introspection de Sherlock.
Les acteurs sont tous inoubliables : Watson sous les traits de Robert Duvall est l'incarnation du Gentleman britannique , Alan Arkin incarne un Freud drôle et attentionné loin de l'image glaciale que le psychanalyste véhicule , et Holmes par Nicol Williams est vulnérable. Vanessa Redgrave n'est pas en reste et une séquence amusante met en scène une autre rousse célèbre : notre Régine chantant un chanson salace dans un ,hum, établissement louche où,hum, les hommes font des bisous aux femmes... Le film récoltera d'ailleurs deux nominations aux oscars de 1976.

Des chevaux sauvages lancés dans une écurie , une poursuite haletante de deux trains , un duel à l'épée , des indices audacieux , ce Sherlock n'hésite pas à mettre littéralement la main au charbon pour ressusciter notre âme d'enfant. Le film, solidement documenté, est surtout doté de décors inouïs. La chambre d'Holmes , l'appartement de Warson et de Freud , la bibliothèque de Vienne rengorgent de détails , d'une beauté plastique évidente truffé d'effets miroirs ... L'image est légèrement floutée et les personnages évoluent de nuit, parmi la brume de Londres , puis la fumée des trains, accentuant le volet mystérieux de l'enquête voire angoissant : Peut on faire confiance à Holmes pour mener son enquête dans l'état où il est ?

Enfin le traumatisme d'Holmes , son obsession pour Moriarty et la naissance de sa vocation sont à la hauteur du personnage . Une fois les pièces du Puzzle assemblées tout paraît élémentaire , logique,cohérent même si cette histoire n'a pas été écrite par Conan Doyle.

Le film comporte pourtant quelques incohérentes agaçantes : les effets de la cocaïne évoquent plutôt l'héroïne , les séances d'hypnose en pleine écurie ,dans le feu de l'action sont absurdes et lorsque Freud ordonne à Holmes d'oublier son trauma , il va à l'encontre de la psychanalyse qui a pour principe de rendre le patient acteur et non victime de sa névrose!

Le traducteur s’emmêle aussi les pinceaux dès l'ouverture du film en expliquant que cette histoire relate les raisons de la "réapparition" d'Holmes alors que le terme anglais est "la disparition" du Détective en Suisse....

Malgré ces défauts , Sherlock Holmes attaque l'Orient Express reste un film prenant , jouissif , qui en s'éloignant du canon du personnage ne fait que le rendre plus attachant ! Edition DVD totalement dénué de Bonus . Pas grave , il nous reste les bouquins de Conan Doyle...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 21, 2014 6:32 AM CET


Spider-Man/Black Cat : L'enfer de la violence
Spider-Man/Black Cat : L'enfer de la violence
par Terry Dodson
Edition : Broché
Prix : EUR 17,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une histoire sensuelle et sans suite...., 19 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spider-Man/Black Cat : L'enfer de la violence (Broché)
Début des années 2000 : Un certain Kevin Smith ouvre le bal en relançant un Daredevil moribond avec une histoire adulte en évoquant le Sida , le travail de deuil , la relation de confiance entre une homme et une femme et la religion. Pendant quelques années , le lecteur Marvel est aux anges : La maison des idées met en danger ses personnages dans des histoires dures et matures.

Voici donc une histoire de cette époque révolue : trafic de drogue , inceste , viol sont aux programmes . Mais loin d'un point de vue démagogue et tapageur , Kevin Smith se rappelle qu'une bonne histoire de Super Héros n'est pas toujours un mégalomane qui se bat avec un justicier masqué . Une bonne histoire de Super Héros est une métaphore des problématiques sociétales qui utilise le vecteur des Comics pour sensibiliser le public à des angoisses d'une société.

Dans l'univers Macho des super Héros , on ne peut que féliciter Kevin Smith qui attire l'attention du lecteur sur les violences faîtes aux femmes via le personnage de Félicia Hardy. Autant le préciser , ceci est d'avantage une mini série sur la belle où Spider Man est invité et ne fait pas grand chose . Comme l’étymologie de son prénom l'indique ( Felix veut dire heureux en latin), Félicia est une jeune femme adorable , pleine de vie et de joie de vivre . Elle porte un double masque : un loup qui cache mal ses traits , et un autre invisible qui dissimule ses souffrances .

Le talent de Smith permet de compiler des éléments tarabiscotés pour en rendre un tout crédible : Un inceste fraternel , un viol , des enfants victimes de drogue mais aussi des machinations nazies.... Derrière cette enfilade de Clichés à base de méchant qui soliloque sur un toit en attendant que le héros arrive , Smith brosse une fable subtile très romantique sur la rédemption amoureuse. Comme Karen Page avec Matt Murdock , Felicia Hardy va sortir d'un enfer personnel grâce à la fiabilité d'un homme de Coeur : Peter Parker .

C'est dans cette psychologie que Smith excelle : la tension sexuelle entre la belle et Spidey est à son comble et le lecteur attend presque à un coït sauvage entre les deux héros en oubliant qu'on est chez Marvel et non Vertigo. De même lorsque Felicia est capturée par un vilain , celui-ci ne se contente pas d'enchaîner une belle femme pour lui exposer ses plans machiavéliques; il a une réaction "logique" en abusant de sa situation de pouvoir sur une femme à sa merci en dezippant la braguette...Smith avait également joué sur cette tension et la frustration sexuelle de Darredevil envers la Veuve Noire . Smith arrive d'ailleurs à lier les deux histoires et raccorder la fin de cette histoire avec celle de Dardevil : Sous l'aile du diable!

Une histoire incroyable qui fait mal à bien des égards : comme ses héros englués désormais dans des histoires infantiles et stupides nous manquent! Spider Man qui résiste aux avances d'une femme incroyablement séduisante a fait un pacte avec le démon pour divorcer de sa femme et tout oublier ... Et Daredevil si fort psychologiquement se laisse posséder par un démon d'operette ....

Le plus triste c'est que les artisans qui nous ont fait rêver à cette glorieuse époque ( Quesada , Bendis, Brubaker) sont les mêmes à pondre désormais des histoires ineptes qui rendent cette histoire sensuelle sans suite...

Un immense merci à Thierry pour m'avoir "délivré" cette histoire !
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