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Contenu rédigé par Bruce Tringale
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Commentaires écrits par
Bruce Tringale (France)
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Thor vikings
Thor vikings
par Glenn Fabry
Edition : Cartonné
Prix : EUR 14,95

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 A Thor et à travers...., 15 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Thor vikings (Cartonné)
L'aversion de Garth Ennis pour les super héros est aussi irritante pour les fans sans humour que salutaire en terme d’anticonformisme. A l'heure,où sous l'égide d'un Bendis mégalomane nos héros sont retournés dans le bac à sable,Vikings rappelle qu'il fut un temps où Marvel,fort de la levée du Comics Code Authority, publiait des histoires adultes pour les adultes.

Si Vikings ne met pas Thor à l'honneur, il reste paradoxalement un récit de Super Héros.On y retrouve beaucoup de thématiques qu'Ennis a développé dans son impressionnante bibliographie:

1/Le pouvoir se mérite!

Jesse Custer dans Preacher est doté d'un pouvoir divin qu'il n'utilise jamais, préférant régler ses problèmes comme un homme à qui la vie n'a pas fait de cadeau. C'est finalement ici la même chose pour Thor. L'immense étendue du pouvoir du Dieu du tonnerre ne lui sert à rien. Celui-ci reçoit finalement une leçon d'humilité qui n'est pas si éloignée que ça d'un récit de Super Héros classique où le type se prend une trempe d'entrée de jeu avant d'élaborer sa vengeance (tous les récits de Frank Miller sont construits ainsi!)

2/Une victoire se mérite!

Ennis est passé maître dans l'art de rendre des personnages invraisemblables crédibles : Ses vikings qui traversent le temps pour mettre la pâtée à l'univers Marvel, qui peut y croire? Pourtant, en lui laissant les coudées franches sur la représentation de la violence, Marvel permet à Ennis de rendre plausible le choc de l'arrivée de guerriers aguerris surprenant son monde. Cet éditeur qui publiera des âneries monstrueuses comme Secret Invasion met en scène des décapitations,des amputations,des crucifixions et des viols.Il s'agit ici d'une véritable guerre dans toute son horreur!

Dans ce contexte, et face à ces brutes épaisses, le Super Héros doit faire preuve de ressources et de stratégies pour surmonter un danger réel.
A ce titre, Ennis met en scène un Dr Strange sarcastique,détaché de toutes les souffrances dont il est témoin de par son rang de sorcier suprême.Il est froid,caustique,prudent. L'inverse de l'espèce d'abruti incompétent et vaguement chaud lapin mis en scène par Bendis...

3/Être Super Héros,ça se mérite!
Alors que pendant longtemps les griffes de Wolverine ne servaient qu'à égratigner tous ses adversaires qui n’étaient ni des cyborgs,ni des ninjas,Thor utilise ses pouvoirs pour repousser des adversaires dangereux. Il n'a pas le temps de faire de l’humanisme de pacotille. En guerrier aguerri,il doit passer d'un adversaire à l'autre! Son marteau n’écrase plus le sol mais bien le visage de ses adversaires! Cet accessoire ridicule dans le Marvelverse classique prend ici toute sa dimension d'arme de guerre !

Tout est loin d'être parfait! La grande parenthèse consistant à aller chercher 3 alliés à travers le temps est aussi amusant qu'inutile.Il s'agit pour Ennis de se faire plaisir et de parler de ce qu'il affectionne le plus: de récits de guerre. Pour autant, il se donne la peine de donner aux trois déracinés temporels un minimum de personnalité pour passer le piège de son scénario: écrire une histoire de Thor où celui-ci apparaît le moins possible! Cet artifice est un peu gratuit et il s'empresse d'ailleurs de rendre le retour de ces personnages impossibles dans la continuité Marvel.

Glenn Fabry le légendaire illustrateur des couvertures de Preacher dessine ces 5 épisodes. C'est ultra violent,plutôt pas mal détaillé mais parfois son style évoque celui de...Steve Dillon! Il a toujours autant de mal à dessiner les mains de ses personnages !Tous semblent atteint d’arthrose avancée avec des poignets tordus, des doigts longs, cartilagineux et inesthétiques.Pour autant il donne une identité forte à ses personnages et ne lésine pas sur l’empilement des corps des victimes pour rendre toute l'horreur du conflit.

Dommage que vers la fin, Ennis se désintéresse de son récit. La route vers la victoire de Thor l’intéresse plus que la victoire tout court. Pourtant il prouve encore une fois à quel point son talent lui permet de dominer tous les tacherons de l'industrie du Comics. En écrivant une histoire irrévérencieuse, il parvient à mettre suffisamment de contenu pour rendre Thor intéressant! Quel type quand même!

Notons que la traductrice la plus moquée du Marvel Universe, la tristement célèbre Geneviève Coulomb réussit un travail sans fautes d'orthographes et plutôt agréable. Ses expressions argotiques si souvent vilipendées restent appropriées à la grandiloquence pédante du personnage!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 15, 2014 8:20 PM CET


Judge Dredd The Complete T01
Judge Dredd The Complete T01
par John Wagner
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Jugé Coupable!, 15 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Judge Dredd The Complete T01 (Broché)
Pour qui découvre Judge Dredd aujourd'hui,mythique héros de la non moins mythique revue 2000AD,la lecture des premières aventures du héros est elle à la hauteur de sa réputation?
La réponse est assez embarrassante...Bulles de pensées omniprésentes,un type qui commente à haute voix ce qu'il fait à l'image,des intrigues ringardes,du manichéisme comme s'il en pleuvait et des fins ultra kitsch sont au menu de ce premier volume.
Honnêtement quel nouveau lecteur aujourd'hui peut se passionner pour la guerre des robots( "l'homme sera toujours plus fort que la machine"), le duel contre le Juge Gibson ou le clone de Dredd.
Tout ceci se lit avec curiosité, une certaine indulgence,l'humour noir est là mais à plusieurs moment la date de préemption sembla avoir été atteinte.Le Juge n'est pas le seul dans ce cas. Lisez n'importe quelle histoire du Silver Age de Marvel et vous verrez que les premiers chapitres des vies de Spiderman, de Daredevil ou de Iron Man étaient aussi confondantes d'enthousiasme se disputant à une certaine puérilité.

Seulement voilà là où Stan Lee est excusable,Wagner et ses copains le sont moins.Car Dredd apparaît en 1977 année du Punk.Certes le ton est politiquement incorrect,il règne une certaine cruauté, un certain cynisme et du second degré mais la tension dramatique est totalement absente. Plutôt d'aventures,il convient de parler d'avantage de mises en situation d'un héros monolithique, plutôt de scénarii il convient de parler de script au suspense inexistant sans aucune plus-value lors de la relecture.Si l'univers de Mega Cité 5 est amusant pour son côté décalé,les intrigues tombent vraiment à plat du fait du refus assumé de donner la moindre psychologie,la moindre profondeur à tout ça.

Côté dessins, la galerie des artistes est assez impressionnante de Briand Bolland à Carlos Ezquerra mais le noir et blanc et l'encrage baveux n'aident pas à apprécier un graphisme daté et au découpage pénible. Dredd n'est pas aidé par une traduction bourré de fautes d'accords.Couverture signée par Olivie Péru,auteur du sympathiqueZombies.

Dredd reste un incontournable historique pour les talents qui y ont foisonné.On peut notamment y voir l'inspirateur du personnage de RoboCop ou l'option pince sans rire indestructible que Garth Ennis choisira pour son Punisher.
Il semblerait que par la suite , Wagner et ses copains relèvent la barre.On veut bien le croire, mais on n'ira pas vérifier.On se repassera par contre volontiers le film très réussi Dredd...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 15, 2014 10:14 PM CET


Rock Around The Bunker
Rock Around The Bunker
Prix : EUR 19,30

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rock Haine Roll Suicide !, 14 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock Around The Bunker (Album vinyle)
Enregistré en moins d'une semaine en fin d'année 1975 , Bunker est un disque à part dans la discographie de Gainsbourg .
Il s'agit pour Lucien Ginzburg d'aborder le spectre du nazisme à une époque encore taboue. Gainsbourg a porté l'étoile jaune et pour échapper aux rafles avait adopté un faux nom Guimbar (précurseur de Gainsbarre?).

Gainsbourg derrière ses fausses provocations et ses vraies blessures était un pudique. Il aurait pu écrire "les Nazis m'ont tout pris" et être dans son bon droit.
Il pratique au contraire un humour juif too much et en avant la déconnade !

Nazi Rock ouvre l'album et pourrait faire figure de single, même si , nous y reviendrons , Bunker ne brille pas par sa richesse mélodique . Nazi Rock est une référence directe au film de Visconti Les damnés où Les SA étaient représentés en travelos dépravés .

A partir de "Tata Teutonne", Gainsbourg entame un jeu tout en assonances qu'il poursuit sur "Zig Zig avec toi" pour conclure sur "Est ce est ce si bon" ? Le Tatata des mitraillettes, le zig des couteaux, le s des nazis qui poursuivent les juifs et cette phrase magnifique de pudeur ironique sur les camps de la mort : "encore eut-il fallu que ces processus se sussent "!

Sur "J'entends des voix Off" , l'humour de Serge fait des merveilles en imaginant Hitler en plein délire paranoïaque : " J'entends des voix off / qui me disent Adolf! / Tu cours à la catastrophe" ; puis sur "Eva" où il est fait état des problèmes érectiles du dictateur !

Comme toujours la lecture du poète doit se faire à double, voire à triple sens : Smoke = fumée = guerre=fours crématoires. Le Petit Juif fumeur de gitane la reprend à son compte cette fumée là en interpretant façon Crooner " Smoke Gets in Your Eyes" .

Sur "Yellow Star" , Gaisnbourg en 1 minute 30 livre un texte très autobiographique sur l'étoile jaune : " J'ai gagné la Yellow Star / y'a un curieux Hiéroglyphe / y'a peut être écrit Sherif ou Big Chief " ! Encore une fois, plutôt que de jouer le pathos façon Brel , Gainsbourg se rappelle de ses émotions d'enfants sans parler de ses colères adultes . La classe !

La guerre se termine sur Rock Around The Bunker où "tout flambe, les tombes, les temples s’abîment" , puis sur un rock décalé "SS In Uruguay" où un ex Nazi finit sa carrière sous un chapeau de paille "je n'étais qu'un homme de paille / mais pour moi pas question de payer l'addition" .

Et voilà ! À peine 26 minutes et c'est tout ! J'aime beaucoup cet album mais ce qui m'empêche de rajouter une cinquième étoile (jaune !) à Bunker c'est le manque de variétés des compositions.Si les textes font sûrement partie des plus acérés de Gainsbourg, les mélodies sont, à de rares exceptions, identiques, construites sur des rythmes Rock'n'roll identiques et surtout, fait rarissime chez Gainsbourg sans aucun arrangeur !
D'Alain Goraguer à Jean Claude Vannier ,le Serge a toujours su faire appel à des arrangeurs de talent qui, moyennant finances confortables ,se retiraient des crédits pour laisser à Serge le mérite des morceaux .

Notons enfin la présence dans les choeurs de Claire Torry , qui deux ans auparavant chantait sur "The Great Gig in The Sky " du Floyd .
Naturellement en pleine France Giscardienne, ce disque est un véritable suicide commercial et Serge n'en assurera la promotion que deux ou trois fois à la TV avant de sombrer dans l'amertume qui engendrera Gainsbarre . Aujourd'hui encore, lorsque les beaufs veulent se rappeler de Gainsbourg le poil à gratter, c'est toujours à Whitney Houston que l'on pense et jamais à ce disque.

A cette époque , Gainsbourg avait encore des ambitions artistiques ,sa diction est impeccable. Il enchaînera avec un autre bide avec le cultissime L'Homme à tête de chou avant de pondre des conneries monumentales ( Sea, Sex and Sun, l'ami cahouette ) histoire de renflouer les caisses .
C'est en tout cas grâce à ce disque que la génération Punk de 77 se reconnaîtra en Gainsbourg !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 15, 2014 8:21 PM CET


Le Baron Rouge ; Par-delà les lignes
Le Baron Rouge ; Par-delà les lignes
par George Pratt
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Walkyrie bien qui rira le dernier!, 12 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Baron Rouge ; Par-delà les lignes (Broché)
Si l'on fait abstraction de la légende du Baron Rouge,cette Graphic Novel reste totalement lisible pour qui débarqueraient en route.
2 vétérans de Guerre comparent leurs souvenirs et confrontent à leurs rage de vivre,leur culpabilité d'avoir survécu.George Pratt n'est ni un imbécile,ni le dernier venu.Ses peintures sont fouillées même si,comme les autres graphic novel de cette époque,la physionomie des visages n'est pas des plus évidentes et qu'à certains moments tout cela est si (volontairement) sombre que l'action devient un peu confuse(la scène du masque à gaz par exemple).

Le Baron Rouge,aviateur allemand qui eut les honneurs de l'armée britannique, est un aigle qui a la chance de voir la guerre à distance.Il livre une guerre "propre" basée sur des réflexes et l'adéquation entre l'homme et sa machine.La bataille terminée,il ne tire ni gloire,ni joie aux nombre d'hommes abattus ou perdus.
Lorsque son avion est abattu,il se retrouve en pleine bataille de la Somme appelée la Grande Saignée.Au sol, dans la boue,le gaz la guerre est sale et les dégâts psychologiques du guerrier sont forcément autres!

Pratt,par les souvenirs de deux vétérans, s’intéresse à la culpabilité de ceux qui restent,ceux qui ont eu de la chance de passer entre les balles et d'en revenir vivants.Il montre la réelle souffrance de ces soldats qui cherchent un sens à des événements qui en sont dépourvus.L'épisode de la Trêve de noêl est désormais connu,a fait l'objet d'un film à succès:Joyeux Noël et touche au coeur lorsque les soldats des deux camps fraternisent le temps d'un soir.

Pourtant,et c'est le cas de pas mal de Comics de cette époque,le propos est un peu "léger".Entendons par là que Pratt enfonce des portes ouvertes,que tout ceci manque de nuances et de développement.L'histoire est très courte,les dialogues minimaux et si la forme est brillante,le fond n'est pas ce qu'il y a de plus travaillé à l'inverse du travail de Patt Mills pour Charley's War.On a l'impression de lire d'avantage un sommaire d'un livre alléchant plutôt qu'une réelle démonstration de l'absurdité de la guerre.

On ne peut que saluer ce volet respectable et adulte du Comic Book.Mais se rappeler aussi que beaucoup de copains de Mills à Ennis en passant par Spiegelmann et Tezuka au rayon Manga ont fait mieux..
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 13, 2014 8:16 AM CET


Mise en bouche
Mise en bouche
par Philippe Djian
Edition : Poche
Prix : EUR 5,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Syndrome de Carole!, 12 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mise en bouche (Poche)
Un quarantenaire divorcé (appelons le Philippe comme le prénom de son auteur) est paumé après le départ de sa femme.Il élève seul leur fille et n'hésite pas à donner de sa personne avec ses baby sitters...Il s'éprend de sa voisine,Carole,elle aussi divorcée,deux gamins,une hypothèque sur le dos.Pour espérer gagner ses faveurs,Philippe l'accompagne à l'école des enfants.

Oups!En entrant dans la classe,ils tombent sur un individu cagoulé qui vient de prendre en otage les enfants et tous les adultes présents.Commencent alors 24 heures de négociations,de stress intense où chacun est confronté à ses angoisses et à l'espoir de s'en sortir vivant. Philippe,lui,profite de ces instants d'intimité forcés pour faire la cour à Carole qui l'éconduit!

Ce Monsieur Djian est un grand malade! Non content d'écrire des romans passionnants, des chansons, des films, des séries Tv,voici qu'il décide d'adapter une nouvelle librement inspiré de l'affaire Human Bomb.Il y a 20 ans ,Eric Schmidt, un chômeur désoeuvré prenait en otage une maternelle de Neuilly.Le symbole d'un type qui a tout perdu et qui vient chercher la mort dans une banlieue riche, d'un homme sans futur,sans espoir face au symbole de l'innocence n'avait échappé à personne.
Pour qui s'en rappelle HB avait plus besoin d'écoute que de plombs de la cervelle alors qu'il était neutralisé...L'occasion pour Sarkozy,Pasqua et Balladur de parader à l'époque pour avoir neutralisé un pauvre mec traité comme un criminel cotre l'humanité.

Djian ne reprend de cette affaire que les grandes lignes; il n'est pas dupe et le terroriste est décrit plutôt sommairement.Plutôt que de mettre en scène le syndrome de Stockholm, il décide de décrire une cour galante dans un moment pas banal.Il décrit deux individus amers qui jouent à cache-cache avec leurs émotions et qui ont tout le temps du monde pour s'engueuler,se réconcilier,espérer et douter.Plus largement, ce couple plus les enfants présents vont constituer une famille de substitution pour échapper à l'angoisse de mort.

Djian est un grand écrivain qui sait trouver la voix de ses personnages. Il équilibre les rôles sans sombrer dans la caricature de l'homme prédateur sexuel et de la femme au foyer désespérée. Carole et Philippe ont leurs raisons d'avoir tort et d'envoyer l'autre bouler jusqu'au coup de théâtre final que personne ne pouvait voir venir.

Drôle,sarcastique,tendre , Djian profite de la nature humaine qui a toujours besoin de s’accrocher à des émotions pour exacerber des sentiments qui,en temps normal, auraient relevé d'un simple flirt.

Les dessins de Peyraud très épurés, un peu cartoon, les couleurs délavées sont extrêmement agréables et ne sont pas sans rappeler le travail récent de Darwin Cooke pour la série Parker.

Même si on aurait aimé que Djian donne d'avantage de personnalité à HB,sa Mise en Bouche est une vraie réussite incroyablement divertissante,avenante et spirituelle. Une fin superbe d'un album ne l'étant pas moins.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 13, 2014 8:18 AM CET


Iron Man Epic Collection: The Enemy Within
Iron Man Epic Collection: The Enemy Within
par Dennis O'Neil
Edition : Broché
Prix : EUR 31,57

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Qui a bu,boira!, 11 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Iron Man Epic Collection: The Enemy Within (Broché)
Tous les lecteurs de Strange s'en rappellent:après avoir plongé dans l'alcool,Tony Stark est tellement bourré qu'il n'arrive plus à voler droit et se prend une raclée par un vilain de troisième zone ("Magma!).Il fuit et se démasque devant son pote,James Rhodes,qui face à la cuite de son patron, n'a pas d'autre choix que d'endosser l'armure d'Iron Man.

Malgré la vogue des Trade Paperback et le succès des films,il est quand même étonnant que Marvel ne réédite QUE maintenant la descente aux enfers de Tony Stark. Il s'agit pourtant d'une étape charnière de la vie du héros. Une série d’événements qui amène le playboy à ressentir un épuisement,combat après combat, à être victime des machinations d'Obadiah Stane et finit le coeur en lambeaux après avoir été éconduit par Indries Moomji.

Le playboy va s'autodétruire,s’humilier devant ses amis,ses employés et finir à la rue! Nous sommes en 1982 et les pauvres Editions Lug vont vite être débordés par l'entrée des Super Héros dans leur période sombre et violente. Captain Marvel meurt la même année,Jean Grey,Elektra aussi. Denny O Neil qui a lancé la carrière d'un certain Frank Miller se pose ici en précurseur de la chute d'un héros.

En un sens la dépression de Tony Stark annonce celle de Peter Parker,de Batman et surtout de Matt Murdock qui finira lui aussi à la rue.Il est d'ailleurs troublant de croiser des similitudes entre les deux séries:deux héros clochards;Heather Glenn, la fiancée de Matt qui allume Tony Stark ( et qui finira par se suicider!!), l'intervention de Captain America qui tente de sauver les meubles et un vilain chauve machiavélique qui entame une partie d'echecs psychologique avec le héros; Stane avec Stark,Fisk ,trois ans plus tard avec Murdock.

Ce volume présente ce qu'il y a de pire et de meilleur dans les Comics Books: Iron Man n'est certainement pas le héros le plus intéressant du Marvel Universe. Il est difficile pour un scénariste de mettre en scène un véritable génie n'ayant pas grand chose à craindre. Tony Stark est riche,brillant et passe son temps à déjouer des attaques terroristes contre lui. Il règle des conseils d’administration en deux minutes et passe le reste du temps à repeindre ses armures... Les combats se passent souvent contre des vilains plus idiots les uns que les autres,Iron Man évite des missiles, des rayons laser et déambule dans des châteaux où il met sa technologie à contribution pour trouver la sortie de labyrinthes truffés de pièges.

Cet Arc ne déroge pas à la règle: les vilains d'Iron Man constituent une belle brochette de losers: un geek obèse qui tente de le noyer,"le Fondeur","le Boulet"(oui...),"Magma" et "Firebrand"...
Contre de tels crétins,les combats deviennent vite ennuyeux,d'autant plus que Tony Stark commente souvent à voix haute ce qu'il accomplit à l'image et que le déploiement de technologie de l'époque est complètement has been.

Lorsque James Rhodes remplace Stark, l'excitation de la nouveauté s'étiole assez vite: non seulement tête de fer est toujours aussi ennuyeux mais son amateurisme est vite gonflant. A chaque épisode,Rhodes passe par un topo des geeks de l'époque affublés de noeuds papillons de clowns et de fringues aussi horribles que leurs noms: Morley et Clytemnestra (!) Erwin.

Pourtant,la chute d'un héros qui ne brille ni par son altruisme,ni par son intérêt pour l'homme de la rue est remarquablement contée par O'Neil. Stark devient ainsi un héros faillible qui subit un retour de bâton:le Reaganisme des années 80 flingue petits et grands de ce monde, les faibles étant immédiatement éradiqués par le Libéralisme. Pris en plein abus de faiblesse, Tony Stark est éjecté de la société qu'il a fondé.

Face à cette jungle qui va précipiter les Etats Unis dans les années Fric,les amis de notre héros défendent des valeurs de"Gauche":solidarité,empathie,fraternité. A bien des égards la chute de Stark est pathétique: notre ami caché dans son armure est protégé de tout et de tout le monde sauf de lui-même.Il sera l'acteur de sa chute et réussira à se détruire, là où une kyrielle d'abrutis auront échoué.

Les dessins de Luke Mc Donnell immortalise cette saga.Son style est un bon compromis entre JrJr,David Mazuchelli et les cadrages à la Frank Miller donnant un dynamisme formidable aux combats soporifiques du vengeur.Paul Smith et Ditko font aussi une apparition pas au meilleur de leur forme tandis que Carmine Infantino fournit des planches parfois inspirées notamment celle où Tony se déshabille sous l'eau pour échapper à la noyade; il survit en s'échappant d'une grotte qui a la forme d'un magnifique vagin...Une belle métaphore de la renaissance !

Cette Edition epic Collection regroupe 500 pages en couleur d'une saga essentielle de l'univers Marvel ainsi que dans la compréhension des histoires de Super Héros. Pour peu que le lecteur fasse l'impasse sur de nombreux artifices de narration,le plaisir de lecture des malheurs de Tony est resté intact.Quelques crayonnés servent de bonus à une édition qui parait de manière anachronique et sans respecter de chronologies ( on en est au volume 10...sans que les premiers volumes ne soient parus...).

Maintenant qui pourra m'expliquer pourquoi à chaque fois que Iron Man,Daredevil ou Spider Man raccrochent les gants, ce sont des noirs qui assurent l'intérim?
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Répulsion
Répulsion
DVD ~ Catherine Deneuve
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une Catherine nommée désir!, 10 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Répulsion (DVD)
Vous en connaissez beaucoup des films encore terrifiants 50 ans après leurs sorties? Répulsion en fait partie!Et pour votre serviteur qui aura subi un dépucelage tardif en la matière,la claque est d'autant plus cinglante!

Une jeune femme fragile sombre dans la schizophrénie après le départ de sa soeur. Et ce passage de la névrose à la psychose est à la limite du supportable!Pas d’effets spéciaux grand-guignolesques ou de romantisme autour de la folie.La jeune Carole souffre de troubles majeurs de la personnalité: elle est en proie à des hallucinations épouvantables,elle se déconnecte de notre réalité,elle est en proie à des traumatismes/fantasmes de viol( le film se garde bien de proposer une explication claire) et sombre dans la paranoïa lui faisant commettre l'irréparable:le meurtre!

Polanski filme tout cela en huis clos ce qui donne au film une atmosphère irrespirable.Il choisit pour renforcer le sentiment de suffocation de filmer la décomposition d'un lapin mort que Carole laisse pourrir en symbiose avec sa chute psychologique.Les bruits de quotidien viennent à leur tour perturber le spectateur qui ressent leurs interventions comme des agressions sonores insupportables:robinets qui coulent,des cloches qui sonnent,le bruit de pas des voisins et celui des mouches symbole ultime de la décrépitude.

Polanski dose à minima les effets chocs; de ce fait la terreur peut jaillir à n'importe quel moment puis se remanifester -ou pas-.
Ce sont ici des mains qui jaillissent d'un mur pour tenter d'engloutir notre héroïne, des cloisons qui se fissurent devant elle ou des hommes qui surgissent de nulle part pour la violer.Polanski étant Polanski,il met en corrélation le sexe et la mort:les cris de jouissance sexuelle (en 1965!!) étant similaires aux cris d'horreur.

Deneuve quant à elle est impressionnante dans son rôle de beauté fragile.Petite fille piégée dans un corps de femme,suscitant malgré elle un désir sexuel qu'elle réprime et finit par tuer au sens littéral! Entièrement habitée par le rôle,une prestation digne de l'actor's studio,il est difficile d'accepter que l'actrice finira chez Astérix...

Polanski qui signait là son deuxième film fait montre d'une virtuosité technique époustouflante. De savants effets miroirs disséminés tout au long de l'histoire,un sens aigu du mouvement et une fin traumatisante:jamais le regard perdu d'une petite fille sur une photo n'aura été si inquiétante.
En tournant un thriller psychanalytique remarquablement documenté sur la maladie mentale où les tourments de l'âme humaine étaient bien plus inquiétants que les démons et autres bals de vampires....

Voir ce film au casque audio décuple la peur même si le mixage est étrange. En mono,certaines voix changent de canal en plein dialogue.Version Originale à privilégier.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 11, 2014 8:23 PM CET


Repulsion
Repulsion
DVD ~ Catherine Deneuve
Proposé par MEDIA PRO
Prix : EUR 7,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une Catherine nommée désir!, 10 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Repulsion (DVD)
Vous en connaissez beaucoup des films encore terrifiant 50 ans après leurs sorties? Répulsion en fait partie!Et pour votre serviteur qui aura subi un dépucelage tardif en la matière,la claque est d'autant plus cinglante!

Une jeune femme fragile sombre dans la schizophrénie après le départ de sa soeur. Et ce passage de la névrose à la psychose est à la limite du supportable!Pas d’effets spéciaux grand-guignolesques ou de romantisme de la folie.La jeune Carole souffre de troubles majeurs de la personnalité: elle est en proie à des hallucinations épouvantables,elle se déconnecte de notre réalité,elle est en proie à des traumatismes/fantasmes de viol( le film se garde bien de proposer une explication claire) et sombre dans la paranoïa lui faisant commettre l'irréparable:le meurtre!

Polanski filme tout cela en huit clos ce qui donne au film une atmosphère irrespirable.Il choisit pour renforcer le sentiment de suffocation de filmer la décomposition d'un lapin mort que Carole laisse pourrir en symbiose avec sa chute psychologique.Les bruits de quotidien viennent à leur tour perturber le spectateur qui ressent leurs interventions comme des agressions sonores insupportables:robinets qui coulent,des cloches qui sonnent,le bruit de pas des voisins et celui des mouches symbole ultime de la décrépitude.

Polanski dose à minima les effets chocs; de ce fait la terreur peut jaillir à n'importe quel moment puis se remanifester -ou pas-.
Ce sont ici des mains qui jaillissent d'un mur pour tenter d'engloutir notre héroïne, des cloisons qui se fissurent devant elle ou des hommes qui surgissent de nulle part pour la violer.Polanski étant Polanski,il met en corrélation le sexe et la mort:les cris de jouissance sexuelle (en 1965!!) étant similaires aux cris d'horreur.

Deneuve quant à elle est impressionnante dans son rôle de beauté fragile.Petite fille piégée dans un corps de femme,suscitant malgré elle un désir sexuel qu'elle réprime et finit par tuer au sens littéral! Entièrement habitée par le rôle,une prestation digne de l'actor's studio,il est difficile d'accepter que l'actrice finira chez Astérix...

Polanski qui signait là son deuxième film fait montre d'une virtuosité technique époustouflante. De savants effets miroirs disséminés tout au long de l'histoire,un sens aigu du mouvement et une fin traumatisante:jamais le regard perdu d'une petite fille sur une photo n'aura été si inquiétante.
En tournant un thriller psychanalytique remarquablement documenté sur la maladie mentale où les tourments de l'âme humaine étaient bien plus inquiétants que les démons et autres bals de vampires....

Voir ce film au casque audio décuple la peur même si le mixage est étrange. En mono,certaines voix changent de canal en plein dialogue.Version Originale à privilégier.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 8, 2014 10:11 AM MEST


Scalped tome 10
Scalped tome 10
par Jason Aaron
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Nocturne Indien..., 9 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scalped tome 10 (Relié)
Scalped aura duré 7 ans! 7 ans de malheur dans la réserve de Prairie Rose où Jason Aaron aura torturé comme rarement des personnages de fiction dans des torrents de drogue,de sueur,de sexe et de larmes.Et la fin de Scalped est à la hauteur de sa réputation,à la fois conforme à ce que le lecteur en attendait et surprenante.

Scalped c'est d'abord une histoire de vengeance,d'agents double et de trahison.Une tragédie où les fils tuent leurs figures parentales,où les parents abandonnent leurs enfants,où les personnages pleurent leurs idéaux.Mais la série abonde également en sous texte et aborde comme personne l'exil,l’impossible retour chez soi,l’usure du rêve américain,le sort des amérindiens, ce qu'ils étaient et ne seront jamais plus.

Ce faisant Aaron aura écrit sur une communauté dont il n'est pas issu.Et pourtant,il arrive à créer une réserve imaginaire victime de sa propre déchéance aux antipodes du mythe du bon indien: les habitants de Prairie rose sont lâches,cupides,sans ambitions,détournés de leurs racines.En délaissant l'intrigue principale passionnante pour se pencher sur la sociologie d'une communauté,Aaron aura fait montre d'une maturité,d'une ouverture au monde exceptionnelle et inscrit la réussite de son histoire dans le marbre.

Une réussite indiscutable,rare,salutaire dans un monde où les auteurs de Comics peuvent souvent faire preuve d'auto-centrisme. Aidé par un dessinateur virtuose au style aride qui se sera maintenu tout au long de la série, d'une coloriste surdouée et de couvertures impressionnantes,aidé par la politique rigoureuse de Urban Comics qui aura publié en deux ans l'intégralité de la série avec une traduction parfaite,Scalped est l'enfant chéri des lecteurs de Comics.

Le clap de fin est brutal,logique,sans concession. En 60 numéros,Aaron aura dit tout ce qu'il voulait dire et bien plus encore.La relecture est riche,la boucle bouclée. La dernière couverture reprenant à quelques nuances près celle du premier numéro.

Si Breaking Bad aura marqué d'une pierre blanche l'univers de la série Tv détruisant la concurrence et rendant la tâche cauchemardesque pour celles qui suivront,Scalped sera à la série noire et aux comics le mètre étalon à surpasser. Un étalon noir bien sûr....Une leçon pour tous les auteurs qui rappelle à quel point savoir arrêter une série est une entreprise dure mais salutaire.

Amazon ne commercialise pas encore la version rigide de l'album.Le contenu est le même à la différence prêt que la couverture est signée Guerà et non pas Jock.
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Wolverine : Arme X
Wolverine : Arme X
par Barry Windsor-Smith
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La Dissection d'un Héros!, 8 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wolverine : Arme X (Broché)
A bien des égards la plus grande histoire du griffu est embarrassante pour le canadien:voici quand même une histoire où il est maltraité,où il dort nu dans la neige,dans ses excréments et les viscères de ses victimes! Lui qui fait toujours preuve de suffisance est débarrassé de ses gimmick de ses cigares,son costume jaune disco,jusqu'aux Xmen!

C'est véritablement la force du récit qui se joue à deux niveaux:il s'agit de donner au fameux anti-héros de Marvel des origines à la hauteur de sa réputation;La plupart des héros Marvel ont acquis leurs pouvoirs dans la souffrance:Hulk,bien sûr,mais aussi Daredevil,Spidey ou les Fantastiques.
Pourtant Wolverine les bat à plate couture: Weapon X décrit une expérience inhumaine à la violence incroyablement actuelle pour une histoire sortie il y a trente ans.

Qu'est ce qui différencie Wolverine des autres héros? .Il sort de cette histoire traumatisé,amnésique,brisé de corps et d'âme.La dernière image de l'album est certainement la plus bouleversante:cet homme qui a abominablement souffert errant nu sous la neige après avoir connu l'enfer.En poussant la métaphore un peu loin,le sort de Wolverine n'est pas sans rappeler la barbarie nazie:un homme déporté loin des siens,soumis à des atroces expériences médicales,réduit à un état animal,luttant pour garder sa dignité dans un univers privé de compassion,de chaleur humaine. Et bien sûr sa fuite du complexe n'est pas sans rappeler le sort épouvantable qui attendait les rares échappés des camps de la mort:faim,froid,peur,paranoïa,incrédulité.

Mais le deuxième niveau est le mode de narration de BWS: il est possible de lire cette histoire sans rien connaitre de Wolverine et de l'apprécier!Il est également possible de ne rien lire d'autre et d'ignorer doctement les autres récits consacrés au poilu réalisés par une kyrielle de tacherons!L'ambiance dessinée par Windsor-Smith est suffocante:le mutant est constamment attaché,entubé,noyé.Le langage y est désincarné, des pensées des différents personnages "flottent" dans les planches sans que leurs propriétaires n'y apparaissent. La dernière séquence transformant Logan en homme empalé par son propre squelette,le voir fuir effrayé par ce qu'il est devenu est une expérience bouleversante!

Pourtant Weapon X ne transforme pas pour autant Wolverine en victime .Même en légitime défense,il commet à son tour des meurtres atroces qui le damne à jamais. Voilà le vrai Logan:un type maudit qui sait que Charles Xavier lui offre une rédemption auquel il ne croit pas.Un tigre qui accepte d'être apprivoisé pour ne plus mettre les autres en danger.

Quasiment muet du début à la fin,Logan est littéralement mis à nu.Disséqué couche après couche de tous les aspects de son mythe,Logan n'a jamais été si grand!
Un album dont les puristes peuvent être fiers, une incursion courageuse d'un média souvent infantile dans l'âge adulte.Un point de repère indispensable pour se rappeler que Wolverine, le vrai est là et non pas dans les contrefaçons grossières des films et des histoires pléthoriques lui étant consacré.
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