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Contenu rédigé par P-henri Thoreux
Classement des meilleurs critiques: 1.625
Votes utiles : 4467

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Commentaires écrits par
P-henri Thoreux "p-henri.thoreux" (France)
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Harlem Blues
Harlem Blues
Prix : EUR 21,26

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Troublantes réminiscences, 23 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Harlem Blues (CD)
Cette session compte à mon sens parmi les meilleures du pianiste Phineas Newborn. Doté d'une vélocité rappelant Tatum, il ajoutait à cette dernière une sensibilité à fleur de peau, presque écorchée parfois. Ça donne dans les meilleurs moments un blues splendide, débordant d'expressivité, riche d'une inspiration originale ni vraiment bop, ni cool, ni swing, mais un peu tout ça, avec des intonations d'une richesse époustouflante, dignes des plus grands. Malheureusement une carrière un peu trop en dents de scie ne permit pas à l'artiste d'affirmer la position qu'il méritait.
Raison de plus pour savourer ces moments extatiques, enregistrés pour Contemporary Records en 1969, par l'immense Lester Koenig. En trio, soutenu par les charismatiques Ray Brown et Elvin Jones, le pianiste donne ici le meilleur de lui-même. C'est aérien, magique et chargé d'émotion. Ça commence par une composition personnelle assez étonnante mais pleine de verve, qui donne le titre à l'album, puis c'est un superbe melting pot, faisant alterner rythme et tendresse, notamment de très suaves interprétations de Sweet And Lovely, Little Girl Blue, Stella By Starlight, sans oublier une magnifique version de Tenderly, débutée par un ébouriffant solo de contrebasse, prolongé par de très libres digressions au clavier.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 20, 2012 6:44 PM MEST


All Night Session Vol.2
All Night Session Vol.2
Prix : EUR 21,94

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La classe !, 23 avril 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : All Night Session Vol.2 (CD)
Cette fois c'est avec le très fin guitariste Jim Hall que M. Hampton Hawes a décidé de bopper ! Pour le compte des productions Contemporary Records et sous la houlette du génial Lester Koenig (un son clair, chaud et cristallin à se damner...). Avec une solide section rythmique (Red Mitchell, Bruz Freeman). Ça donne une musique à la fraîcheur printanière, pleine d'élégance et de tonus (I'll Remember April qui ouvre la session, Will You Still Be Mine, Blue 'N Boogie...) ou bien tendre et un brin nostalgique, propice à de délicieuses romances (I Should Care, April In Paris). On se sent d'humeur légère tout au long de ces enregistrements impérissables. Quelle classe décidément !


100 Ans De Jazz : Fats Waller
100 Ans De Jazz : Fats Waller
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 29,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 So Jazzy !, 18 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : 100 Ans De Jazz : Fats Waller (CD)
A découvrir de toute urgence pour ceux qui ne connaîtraient pas, ce jazz absolument épatant, à tous les sens du terme. A la fois par le rythme, par la grâce des mélodies, et par l'humour décapant dont ce génial pianiste et facétieux chanteur, nourri aux rags dévastateurs de Scott joplin, ou de Jelly Roll Morton, savait faire de la musique. Ça swingue, ça vibrionne, c'est gai, lumineux et délicieusement détaché.
Fats Waller est une des figures les plus attachantes, les plus sympathiques de toutes celles qui firent les plus belles heures cette fabuleuse épopée musicale.
Fats Waller à qui les rondeurs conféraient une jovialité trompeuse, mourut hélas avant d'avoir atteint 40 ans. Dans son legs il y a des palanquées d'enregistrements inspirés, mais aussi quelques unes des compositions les plus pénétrantes du jazz, écrites avec son compère Andy Razaf : What did I do to be so Black and Blue, honeysuckle rose, Ain't misbehavin'...
Ce double album très « cheap », rassemble des enregistrements réalisés durant les dernières années de sa vie (1940-43). Même si l'artiste était fatigué, la spontanéité, la fraîcheur étaient toujours là. La pochette ne dit pas qui sont les accompagnants mais on remarque la guitare du fidèle Al Casey, la trompette probablement de Herman Autrey ou de Bill Coleman, et à la clarinette, peut-être Mezz Mezzrow, ou bien Gene Sedric, ou encore Rudy Powell...
Indiscutable et si bon !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 17, 2012 8:28 PM MEST


Hoodoo Man Blues
Hoodoo Man Blues
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 10,71

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Blues est une renaissance, 3 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hoodoo Man Blues (CD)
Il émane de cet album datant de 1965 une fraîcheur vivifiante. C'est bon comme le bon pain. L'âpre rusticité des mélodies et leur traitement basé sur une rythmique délicieusement répétitive agissent à la manière d'un baume térébrant. On se sent littéralement vrillé de plaisir par ces pulsations vigoureuses, et revigoré par l'énergie qu'elles distillent. Le bien regretté Junior Wells rabote avec les aspérités tonifiantes de son chant, la vieille crasse que l'ennui, la lassitude et la léthargie hivernale avaient déposée sur nos têtes fatiguées. On s'ébroue au son de l'harmonica qu'on suivrait les yeux fermés tant il est sûr qu'il ouvre une voie vers le bonheur (sublimation de ce sentiment dans le tendre blues In The Wee Hours, ou encore l'éponyme Hoodoo Man Blues, et Early In The Morning, We're ready...). Les riffs de Buddy Guy ont ce petit air joyeux, sec et aigrelet qui évoque la brise de printemps qui vient vous fouetter gaiement le visage. Dieu que tout cela sonne bien !
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Zoot Allures
Zoot Allures
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 17,06

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Au milieu du désordre, des perles..., 23 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zoot Allures (CD)
Zappa, drôle de bonhomme. Bourré de talent mais d'une prolixité décourageante, d'autant qu'à une musique par trop extravertie, il avait la fâcheuse habitude de mêler d'incongrus borborygmes, et un cortège de bruits en tous genres, souvent d'un goût douteux.
Cet album, découvert grâce au bon Ramone et à la générosité de son ami Fred, me paraît un des plus maitrisés de la carrière sinusoïdale du père des Mothers. L'extravagance est certes là, au détour de quelques vagissements féminins à la signification équivoque (The Torture Never Stops, Ms Pinky). Mais globalement c'est assez homogène et fluide. Presque reposant ! Pas trop de cuivre et une rythmique assagie qui s'écoule avec une certaine volupté. Outre les morceaux sus mentionnés plus haut, au feeling un peu sulfureux, on retient le beau blues décadent et stridulant de Black Napkins, les feulements feutrés de Find Her Finer, les trémulations jazz-rock de Friendly Little Finger, le Hard Rock lascif débité à la tonne de Wonderful Wino, la délicieuse digression guitaristique éponyme (Zoot Allures) et pour finir un pastiche baveux de disco, non dénué d'humour et de pêche (Disco Boy). Une perle dans le désordre...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 24, 2012 8:40 PM CET


Talking
Talking
Prix : EUR 20,97

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la musique avant toute chose, 13 février 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Talking (CD)
En 1989, quelques trois années avant sa mort, le contrebassiste Red Mitchell a gravé comme une sorte de testament cette somptueuse séance dont il fut la cheville ouvrière. Il a tout d'abord signé cinq des dix compositions. Et sa présence magnifie littéralement la session.
Ce n'est pas que Kenny Barron au piano ni que Ben Riley à la batterie ne soient à la hauteur, mais la puissance, l'expressivité, la tendresse immense de la ligne de basse submergent le paysage musical. Avec la même plénitude que la marée montante lorsqu'elle envahit la plage un soir d'été. La prise de son est moelleuse et bien contrastée, propice à faire vagabonder l'âme au gré de ces splendides pulsations. Les trois artistes très inspirés se renvoient avec délice leurs digressions, au sein desquelles se détache notamment une splendide version du fameux standard de Billie Holiday, Don't Explain. Ne pas trop expliquer donc. Car les mots font tort à l'extase...
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In The Right Place
In The Right Place
Prix : EUR 9,45

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un jalon sur la route du Sud, 12 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : In The Right Place (CD)
Réédition très opportune d'un album daté de 1973, véritable pierre angulaire dans la carrière de Dr John. Produit par Allen Toussaint, on y trouve tout ce qui fait la saveur du chanteur-pianiste natif de Louisiane. Une musique aux accents funky, mâtinés de boogie-woogie, bien grasse, un peu sale, mais fruitée, sur laquelle traîne et racle une voix narquoise, soutenue par une rythmique languide, pleine de la chaleur du Sud. Dr John jette généreusement de son clavier les notes bien mûres à pleines poignées, c'est facétieux et gai, c'est plein de pirouettes et de fantaisie (entre autres, les délicieux Just The Same, Traveling Mood, Such a Night... )
La remastérisation est efficace. Il persiste un peu du souffle originel des bandes mais le rendu musical très pêchu, bien défini, est des plus convaincants.
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Four!
Four!
Prix : EUR 21,03

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quatuor en verve, 7 février 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Four! (CD)
Encore une délicieuse pépite Contemporary Records, produite par l'ineffable Lester Koenig, qui permet de retrouver avec plaisir ce son chaud, pulpeux, inégalable, éminemment jazzy qui caractérise tant de sessions magiques de la fin des années 50. Les ingénieurs du son savaient diablement bien poser leurs microphones, lesquels avaient une sensibilité à fleur de membrane si je puis dire... Quel relief, quelle élégance !
Grâce à ces conditions exceptionnelles, le piano de Hampton Hawes a plus que jamais ce ravissant velouté swinguant et désinvolte qui « bope » avec aisance et légèreté. Barney Kessel lui répond avec toute sa verve à la guitare, et on ne perd rien des prouesses d'une section rythmique idyllique associant le facétieux mais si sensible contrebassiste Red Mitchell au puissant et sensuel Shelly Manne à la batterie. Yardbird suite, composition du Bird, ouvre en majesté le bal et se poursuit d'un seul tenant avec There will never be another you. Ensuite une digression pleine d'humour signée Mitchell (Bow Jest) qui s'en donne à cœur joie à l'archet. Suivent deux prises très enjouées (Sweet Sue et Up Blues) puis un émouvant et languide Like Someone In Love.
Avec le titre suivant, joyeux et bondissant, Love Is Just Around The Corner, c'est une envie irrépressible de faire des sauts cabri qui vous prend...
Et pour terminer, deux charmants petits bonus (Thou Swell, The Awful Truth) et le tour est joué.
Mon Dieu quelle joie de s'abandonner à tant de suavité sentimentale. Au chapitre des regrets : que l'extase soit si vite dissipée, et plus encore, que cette époque bénie soit révolue...


Blues
Blues
Proposé par Acfun Store
Prix : EUR 15,78

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Divine surprise, 30 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blues (CD)
Oserais-je dire qu'on trouve dans ce disque la quintessence du feeling hendrixien ? Oui, si je me réfère à l'opinion de Billy Cox qui affirmait que « quoiqu'on dise ou quoiqu'on pense sur Jimi, il fut avant tout un maître du Blues... un enfer de bluesman ! »
Le fait est que ces enregistrements au parfum d'outre-tombe témoignent de l'extraordinaire maturité artistique du fameux guitariste et de son sens inné de la note bleue. Born under a bad sign qui résonne comme une sombre prémonition donne une idée de sa puissance expressive. Sur une ligne rythmique lancinante, il déploie sur plus de 7 minutes des trésors de riffs, à se damner. Mais tout est bon dans cette compilation incroyable. Red House, ou Once I had a woman, superbes compositions personnelles, plus une version inédite d'un grand classique, dénommé ici Voodoo Chile Blues : ensorcelant ! Des standards revisités avec génie : Catfish Blues, Mannish Boy, Bleeding Heart...
A côté de l'étincelante mais brève carrière que fit Hendrix au sein de la Pop Music, le côté blues de son art, magnifié ici, est la preuve qu'il était un musicien d'exception, bien au dessus des modes.
L'ensemble est très homogène, de qualité acoustique satisfaisante, et complété d'un DVD documentaire émouvant sur l'artiste.
Un petit retour exaltant vers les sixties enchantées !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 3, 2012 8:29 PM CET


À la Recherche d'un monde meilleur: Essais et conférences
À la Recherche d'un monde meilleur: Essais et conférences
par Karl Popper
Edition : Broché

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une philosophie optimiste, 26 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : À la Recherche d'un monde meilleur: Essais et conférences (Broché)
Quel plus bel objectif en ces temps troublés, que ce titre, donné à ce recueil d'essais et de conférences, qui couvrent l'univers intellectuel luxuriant de Karl Popper, ce philosophe si attachant, résolument optimiste, et l'un des plus inspirés défenseurs du modèle de la « Société Ouverte ».
Pour celles et ceux qui craignent l'avenir, qui manifestent une certaine défiance à l'encontre du libéralisme (compris comme l'extension du domaine de la liberté) et qui doutent des vertus du modèle démocratique dans lequel nous vivons, l'enseignement de Popper est vivifiant.

Il est avant tout chose, humble. Non sans raison.
Popper qui fut un épistémologue distingué, fut sa vie durant, hanté par la difficulté qu'il y a de prétendre à l'objectivité, en matière scientifique. Car s'il est possible de démontrer qu'une proposition est fausse, il s'avère impossible de faire de même pour affirmer la véracité d'une autre. La vérité ne peut être établie avec certitude en ce bas monde. « Même nos théories physiques les mieux vérifiées et les mieux confirmées ne sont que des conjectures, des hypothèses fécondes, et elles sont condamnées à jamais à demeurer des conjectures ou des hypothèses. »
Ce simple constat montre combien, en dépit des progrès de la connaissance humaine, reste grande notre ignorance, d'où il découle que « la recherche scientifique est de fait la meilleure méthode pour nous éclairer sur nous-mêmes et sur notre ignorance. »
Cette méthode devrait s'appliquer au domaine philosophique et plus généralement au champ des idées, surtout lorsqu'elles ont pour but de régir nos existences et l'organisation de la société. On éviterait bien des calamités, bien des errements, bien des retards...

Parmi les nombreux sujets abordés dans cet ouvrage, évoquons l'interprétation que donne Popper du darwinisme. Selon lui, deux conceptions s'opposent. L'une est pessimiste. Inspirée par Malthus, elle définit le principe de la sélection naturelle, comme l'expression « d'une Nature rouge sang, tous crocs dehors et griffes dehors (Nature, red, in tooth and claw) ». Selon cette conception déterministe et fermée, qu'on entend souvent par les temps qui courent, la croissance démographique, liée à la rareté progressive des ressources alimentaires, mène à une impitoyable sélection des plus forts. Dans ce processus, même les plus forts subissent la pression de la concurrence et sont contraints de bander toutes leurs forces, jusqu'à l'épuisement. Au terme de cette interprétation, la concurrence débouche donc sur une restriction de la liberté.

Il y a toutefois une seconde vision des choses beaucoup plus optimiste, basée sur le fait que les hommes cherchent par nature à accroître leur liberté.
Par voie de conséquence, ils utilisent la concurrence non pas exclusivement pour se détruire mutuellement, mais "pour développer des initiatives conduisant à de nouvelles possibilités vitales, de nouvelles libertés, et cette pression endogène peut s'avérer plus efficace que la pression exogène qui mène à l'élimination des individus les plus faibles et à la restriction de la liberté même des plus forts."
Cette conception, qui conduit à l'extension de la liberté, est à l'évidence préférable à la première, et constitue la pierre de touche de la philosophie popperienne. Le philosophe voit dans « le franc succès connu par la société de concurrence et l'extension considérable de la liberté à laquelle elle a mené » la vérification expérimentale de son bien fondé.
L'idée fondamentale de cette interprétation, est d'introduire dans la mécanique darwinienne, la notion d'initiative, indissociable celle de liberté. De ce point de vue, l'évolution n'est plus un phénomène passif, subi par les individus. Elle n'est que le moteur sur lequel leur volonté agit librement, en vue du progrès.
Dans cette perspective, à l'inverse de la thèse historiciste hégélienne, l'histoire des hommes devient quelque chose d'ouvert. Et c'est par des conjectures et des réfutations, des essais prudents et des erreurs acceptées et corrigées, que l'avenir s'écrit.

Il y aurait des foules de choses à dire encore à propos du message popperien, tel qu'il apparaît dans ces pages lumineuses et passionnantes, et qui montreraient qu'il se situe résolument à la convergence des grandes philosophies pragmatiques, de Socrate à William James en passant par Locke, Hume, Kant...
Pour conclure cet aperçu, je me contenterai d'évoquer la division schématique, a priori étrange, que fait Popper du monde, en distinguant trois catégories :
Le Monde 1, celui des choses, des objets, des êtres de la Nature
Le Monde 2, celui des concepts, des pensées, de l'intellect aussi bien scientifique, philosophique, artistique. Le monde de la conscience en quelque sorte.
Le Monde 3 enfin, qui définit les objets créés par le génie humain. On y trouve aussi bien les livres, que les maisons, les usines ou les bombes nucléaires, les ordinateurs...

Tout cela procède du même univers naturellement, mais il y a un lien entre le monde 1 et le monde 3. Ce lien qui se situe dans le Monde 2, est la clé de voûte de l'ensemble. Le troisième monde découle du premier par l'interaction du second. Et c'est lui qui donne tout son sens au darwinisme, sa signification au Monde, à la destinée humaine, et in fine à l'espoir...
Si l'expression n'avait pas déjà été usitée bien mal à propos dans un autre contexte, on serait tenté de faire de l'approche poppérienne, un libéralisme à visage humain. Le plus raisonnable est de la qualifier d'humanisme...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 28, 2012 1:10 PM CET


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