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Contenu rédigé par P-henri Thoreux
Classement des meilleurs critiques: 1.307
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Commentaires écrits par
P-henri Thoreux "p-henri.thoreux" (France)
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Blue's moods
Blue's moods
Prix : EUR 13,57

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Soulagement immédiat, 14 janvier 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue's moods (CD)
A l'ombre des géants, Blue Mitchell a tracé sa voie très personnelle dans l'histoire du Jazz. Dans un style au demeurant plutôt cool et bluesy, il inscrivit des lignes mélodiques superbement dessinées, à la fois gracieuses et toniques. Cette petite session décapante enregistrée en 1960, permet de trouver le meilleur de cette musique jubilatoire. I'll Close My Eyes ouvre le programme avec des intonations assez proches de celles de Chet Baker. Avars ensuite, est plus pointu, avec une touche d'acidité rappelant Miles. Scrapple From The Apple est franchement bop, très aérien, du genre qu'on respire à pleins poumons.
Le reste du tonneau est à la mesure, si je puis dire. Il y a évidemment de belles inflexions soul dans When I Fall In Love. Wynton Kelly au piano, en profite pour instiller ses propres pulpeuses digressions. Puis on retrouve le swing avec Sweet Pumpkin et I Wish I Knew, où la section rythmique s'en donne à cœur joie : à la basse Sam Jones, excellent et Roy Brooks à la batterie, itou. Au total : un pur enchantement à savourer au coin du feu. Si éprouviez quelque peine, ce disque vous procurera un soulagement immédiat...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 14, 2012 10:19 AM CET


L'arbre
L'arbre
DVD ~ Charlotte Gainsbourg
Prix : EUR 12,89

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un conte sans beaucoup de sève, 14 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'arbre (DVD)
Ce conte oscillant entre poésie et fantasmagorie a des côtés attachants sans nul doute. On ne peut rester sans s'émouvoir de la petite Simone qui fait le transfert de son papa mort vers un figuier majestueux mais un brin dévastateur. La réalisation est toutefois entachée de clichés un peu énervants, ruisselant de bons sentiments écologiques, qui confinent parfois à la niaiserie. Dans le genre, Charlotte Gainsbourg met la dose et n'y contribue pas peu. Le message n'est en définitive pas très clair et la fin apocalyptique, peu crédible, clôt de manière navrante ce film trop déroutant pour emporter vraiment l'adhésion.


BOSTON streets
BOSTON streets
DVD ~ Mark Ruffalo
Proposé par valounoa
Prix : EUR 4,85

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Cru mais sain, 14 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : BOSTON streets (DVD)
Un thriller made in US, pas comme les autres. Qui raconte la destinée a priori perdue de jeunes hommes plongés depuis l'enfance dans un monde de violence, d'addiction, et de destruction. Cette histoire édifiante, tournée dans un style très brut, est remarquablement interprétée, avec dans les rôles de petits truands primaires, Ethan Hawke et Mark Ruffalo. Elle est dirigée de manière très efficace par Brian Goodman qui raconte ici un peu sa propre vie. La prise de vue est haletante mais colle bien à la réalité sans lendemain de ces malfrats déjantés. Les bas quartiers de Boston sont montrés sans complaisance, mais sans misérabilisme excessif et avec même une bonne dose d'empathie. Le film est noir, mais il y a des lueurs d'espoir et c'est sur un fil fragile tendu entre la fascination du pire et la force de la morale, que chemine avec talent cette production somme toute attachante.
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Voir la mer [Blu-ray]
Voir la mer [Blu-ray]
DVD ~ Nicolas Giraud
Proposé par Neobang
Prix : EUR 11,99

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Triolisme au jus de navet, 18 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voir la mer [Blu-ray] (Blu-ray)
Ce piteux road movie sentimental "à trois" est une nouvelle étape dans la descente aux abîmes d'un cinéaste somme toute très surfait. Sans doute est-il difficile de se remettre de chefs-d'oeuvres tels que Les Bronzés...
Même ses réalisations les plus ambitieuses furent bien plates : Ridicule, La fille sur le Pont, Monsieur Hire, La Veuve de Saint-Pierre... Tout ça se situe entre vulgarité et insipidité, alliant souvent les deux, et enfonçant les portes grandes ouvertes du tiède conformisme contemporain.
Cette nouvelle "échappée belle" que n'aurait pas renié Anna Gavalda ne fait pas exception. Elle n'a pour tout intérêt que la plastique avantageuse de l'ex-miss météo de Canal+ sur laquelle le cinéaste promène complaisamment sa caméra. Les comparaisons de ce trio vaguement amoureux avec Les Valseuses qu'on lit ici ou là n'apportent pas grand chose. Certes Lecomte arrive sans peine à être largement moins trivial et gras, voire ordurier que Blier, mais les clichés que trimbale ce genre de cinéma post-moderne, sous couvert d'originalité artistique, sont tout aussi éculés, quelque soit le metteur en scène. Dans le genre, les deux font la paire...
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The Tree of Life [Blu-ray]
The Tree of Life [Blu-ray]
DVD ~ Brad Pitt
Prix : EUR 12,59

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Entre Grâce et Nature, un grand vertige..., 17 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of Life [Blu-ray] (Blu-ray)
Il est bien difficile d'aborder d'un œil critique un tel film. Le cinéma de Malick ouvre parfois des portes magnifiques, mais pour les ouvrir, il faut être initié et si patient, si attentif, qu'on craint toujours de manquer ce qui se cache derrière...
Ses trois premiers longs métrages s'inscrivent dans une superbe ascension. La Ballade Sauvage affirmait d'emblée mais dans un style assez brut, le conflit farouche dans lequel devait s'inscrire toute la carrière du cinéaste : à savoir, l'affrontement terrible entre la cruauté, parfois la violence de la destinée humaine, et la beauté sublime et mystérieuse de la nature. Les Moissons du ciel donnait à ce questionnement un lyrisme et une ampleur époustouflants, qui devait culminer avec le chef d'œuvre de La Ligne rouge. Sur la toile de fond infernale de la guerre, vibraient avec une prégnance lumineuse, aérienne, ces interrogations existentielles, voire métaphysiques.
Malheureusement après ce coup de maître, la suite devenait problématique. Le Nouveau monde fut une sorte de douche froide. La grâce subtile du propos devenait tout à coup artificieuse. Le discours lumineux s'abîmait dans la niaiserie et les somptueuses images n'étaient plus que l'illustration fade et maniérée d'un récit dégoulinant de mièvrerie.
C'est dire l'appréhension qui pouvait étreindre le spectateur avant de voir le dernier opus de cet artiste si singulier.
Autant le dire tout de suite : en dépit de beaucoup d'efforts, Malick ne parvient pas à renouer avec la magie de la Ligne Rouge. On retrouve bien sa patte si particulière : prises de vues très travaillées, angles inhabituels, plans statiques ou d'une lenteur extatique, nature omniprésente, scènes aquatiques, voix off interrogeant l'indicible, personnages un peu étrangers à leur propre destinée, ou porteurs d'une symbolique envahissante...
Ici s'intercalent en plus, et de manière un peu incongrue, des séquences censées sublimer le spectacle sauvage et inouï de la nature. Elles sont certes magnifiques, mais la résonance de ces visions lyriques avec le destin simple d'une famille "sans histoire", perdue au fin fond du Texas, paraît quelque peu décalée. C'est peu dire qu'on passe du coq à l'âne. On se croirait soudain plongé dans un documentaire à prétention écologique et les scènes de début du monde, notamment celles intégrant des dinosaures, semblent franchement hors sujet, et diluent singulièrement la force du récit.
D'autant que les personnages auxquels le scénario nous ramène par épisodes, errent dans un continuum spatio-temporel plus que fluctuant. Le présent, le futur, le passé s'entremêlent, parfois dans la même scène, et l'attention se disperse à force de chercher à recoller les morceaux de ce puzzle éthéré, ou d'essayer de comprendre la symbolique des rôles, supposés incarner tantôt "la voie de la grâce", tantôt celle "de la nature..."
Jessica Chastain, qui personnifie délicieusement la première, déploie un charme indéniable mais un peu lointain. Ses robes très fifties sont toutefois d'une grande élégance (on songe parfois à Maggie Cheung dans In the Mood for Love + 2046). Le jeu des enfants manque un peu de mordant et de naturel. Brad Pitt quant à lui se cantonne à un registre très conventionnel, voire parfois caricatural, et Sean Penn, est parfaitement absent. C'est le problème majeur de ce film : les êtres humains semblent n'être que des mirages. Ils n'ont pas de substance. On dirait même qu'il n'ont pas de chair...
Au total, ce film reste à côté de ses gigantesques ambitions. Certaines scènes familiales ne manquent pas de poésie, les images sont toujours splendides, mais l'ensemble est trop décousu, trop hermétique, trop boursouflé pour que l'objectif soit atteint. Gardons toutefois espoir : Terrence Malick n'a peut-être pas dit son dernier mot...
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Le Bûcher des vanités
Le Bûcher des vanités
DVD ~ Tom Hanks
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 10,76

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Inusable comédie humaine, 16 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bûcher des vanités (DVD)
Brian de Palma est capable du pire (l'abominable pont-aux-ânes Redacted mal écrit, et vite torché), mais également du meilleur. Dans cette interprétation du roman de Tom Wolfe il donne la mesure de son talent lorsqu'il est mis au service de bons scénarios.
Cette comédie dépeint de manière grinçante, cynique, mais également hilarante, et non sans une certaine tendresse, les travers de la société américaine. Mais la satire, très caustique, est dénuée d'arrières pensées foireuses gauchisantes comme on en est abreuvé ad nauseam. Pas de manichéisme dans ce tableau acide. Le propos n'est pas exempt de morale, mais le bien et le mal ne sont pas forcément là où on les attend.
Pour tout dire on est bien plus proche ici de Molière que de Mailer, et la critique vise avant tout l'être humain dans ses faiblesses, ses mesquineries, ses lâchetés. Ce thème est intemporel, mais il s'avère toujours sacrément rafraîchissant lorsqu'il est traité avec humour et brio. La réalisation est soignée et le rythme soutenu. Les rôles sont magnifiquement distribués. Deux dominent à mon sens et donnent tout le piment à cette comédie : Mélanie Griffith, en adorable diablesse, délicieusement perverse, et Morgan Freeman en juge à qui on ne la fait pas. Tom Hanks en dadais de Wall-Street entraîné à son corps défendant dans une spirale infernale, et Bruce Willis journaleux dépravé à l'affût du scoop ne déméritent pas, et les seconds rôles sont également très bien vus. Réjouissant.
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Together Through Life
Together Through Life
Prix : EUR 10,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Plénitude, 16 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Together Through Life (CD)
Plus j'écoute cet album, plus je l'aime. Plus je trouve ses mélodies envoûtantes.
Aussi je me permets de rééditer une critique faite à sa sortie, à propos d'une édition aujourd'hui épuisée :
C'est un vrai bonheur de constater qu'avec l'âge, Bob Dylan ne perd manifestement pas sa verve créatrice. Elle prend au contraire une saveur de plus en plus troublante et attachante. Comme celle d'alcools délicatement imprégnés des parfums du chêne dans lequel ils vieillissent, et qui grâce à une mystérieuse alchimie révèlent une infinité d'arômes subtils. Ce nouvel album est assurément de la même veine que ceux qui le précèdent, et leur est sans doute même supérieur.
Comme le magnifique Modern Times il cache ses trésors derrière une modeste pochette illustrée d'une très suggestive photo noir et blanc. Cette fois-ci un bref moment de tendresse au fond d'une auto filant sur le bitume, capturé par Bruce Davidson, donne l'atmosphère.
La musique quant à elle, s'inscrit dans cet univers fugace du temps qui passe, avec une indicible prégnance. Comme souvent avec Dylan, elle n'a l'air de rien au premier abord, mais elle imprime profondément son sillon. Sur des rythmiques tendues ou chaloupées, admirablement servies par des musiciens épatants, le chanteur pose tranquillement sa poésie si particulière, en jouant à merveille de sa voix enjôleuse, à la fois nasale et pointue, écorchée mais un peu grasseyante, traînante, lointaine et si proche...
Les chansons sont toutes simples. Elles tiennent souvent du blues (le superbe et mordant Beyond here lies nothin qui ouvre la session, my wife's home town , forgetful heart, the dream of you) mais aussi de la ballade (life is hard, If you ever go to Houston, Jolene...). On y trouve aussi des réminiscences de rêves passés déployant une inusable séduction : I feel a change comin' on... L'ambiance est un rien feutrée, avec ce qu'il faut d'acidité. Quelques beaux riffs de guitare électrique, une pincée de douceur apportée par la pedal steel, les volutes ensorcelantes du banjo, de la mandoline et surtout d'un accordéon qui rappelle parfois les bonnes vieilles sonorités du Band...


Intouchables (César 2012 du Meilleur Acteur pour Omar Sy) [Blu-ray]
Intouchables (César 2012 du Meilleur Acteur pour Omar Sy) [Blu-ray]
DVD ~ François Cluzet
Proposé par KAPPA MEDIA
Prix : EUR 13,11

4 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ça détonne évidemment un peu..., 13 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Intouchables (César 2012 du Meilleur Acteur pour Omar Sy) [Blu-ray] (Blu-ray)
On a si peu l'habitude de voir traité de cette manière dans notre pays le genre de la comédie sociale que ça détonne évidemment un peu. Et le verdict du public est sans appel, ça plaît...
Va donc pour l'invraisemblance des situations, va pour le caractère outré et superficiel de l'histoire.
Même si le tohu bohu fait autour de ce film peut paraître excessif, il est significatif d'une aspiration populaire, qu'on se le dise. Y en a marre des résidus glauques du néo constructivisme socialeux néo-marxisant post moderne et post soixante-huitard.
Le scénario est robuste et bien construit. Aucun sous-entendu politique niaiseux. A peine une ou deux petites longueurs mais l'ensemble se tient très bien. L'opposition caricaturale des deux protagonistes principaux ouvre la voie à un humour parfois un peu facile si ce n'est prévisible, mais la salle rit de bon cœur et ne voit pas le temps passer. On en a pour son argent, c'est bien ce qu'on attend de ce type de spectacle. A côté des rôles principaux les personnages secondaires sont soignés ce qui n'est pas si fréquent. Et pour finir, les œufs de Fabergé et la superbe Maserati sortent indemnes de l'aventure, chapeau ! Et puis si les Inrocks, Telerama, Marianne, l'Humanité et les Cahiers du Cinéma réunis crient au navet, c'est donc bien la preuve que c'est plutôt bon...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (13) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 24, 2012 8:44 PM CET


Jongkind au fil de l'eau
Jongkind au fil de l'eau
par Anne-Marie Bergeret-Gourbin
Edition : Broché

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Horizons vastes et sereins, 12 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jongkind au fil de l'eau (Broché)
Johan Barthold Jongkind (1819-1891), un nom fluide, avec un rien d'âpreté septentrionale. Une destinée erratique, en dents de scie, à l'inverse du "plat pays" qui le vit naître. Et pourtant une peinture si calme, si sereine, qu'on pourrait sans peine trouver dans ses classieux paysages, plus qu'un air de famille avec ceux si lumineux, si profonds de Ruysdael (1628-1682), et d'une manière générale de l'école hollandaise...
Ces racines transposées en France portaient en germe l'efflorescence impressionniste. On peut s'en convaincre en regardant les aquarelles légères et si suggestives, traitées avec une étonnante économie de moyens. En revanche, à la vue des tableaux plus achevés, les influences de Corot ou de Constable s'imposent à l'esprit.
Jongkind est à la charnière de deux mondes. On trouve dans l'univers qu'il dépeint l'intemporalité de paysages d'eau et de campagne. De ci delà un moulin à vent ou un voilier au gréement à l'ancienne rappellent le temps passé, et parfois la technique s'impose au détour d'un steamer, d'un pont ou d'une superstructure métallique. Cet album reflète bien cette position d'équilibre où l'élégance le dispute à la sérénité.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 1, 2013 2:29 PM MEST


L'arbre et la forêt
L'arbre et la forêt
DVD ~ Guy Marchand
Prix : EUR 17,43

3.0 étoiles sur 5 Ténébreuse histoire, 28 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'arbre et la forêt (DVD)
Dans le milieu compassé de la grande bourgeoisie des environs d'Orléans, à l'occasion d'un deuil, plongée dévastatrice dans d'obscurs secrets de famille, rancis à l'ombre délétère d'une vaste mais triste demeure. L'ambiance cafardeuse qui transpire de ce drame aux relents mauriaciens, les images blafardes, la lenteur de la mise en scène pourraient engendrer un ennui rédhibitoire. Le sujet lui-même, qui se nourrit une fois encore des suppurations suintant des vieilles plaies de l'an 40 incline à la lassitude. Heureusement Guy Marchand et Françoise Fabian parviennent à instiller dans cette histoire un peu d'émotion et d'espérance. Rien que pour leur composition touchante et peut-être pour le fond musical wagnérien, ce film mérite le détour...


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