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Contenu rédigé par P-henri Thoreux
Classement des meilleurs critiques: 1.301
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Commentaires écrits par
P-henri Thoreux "p-henri.thoreux" (France)
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Le Bûcher des vanités
Le Bûcher des vanités
DVD ~ Tom Hanks
Proposé par sam94sam
Prix : EUR 8,94

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Inusable comédie humaine, 16 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Bûcher des vanités (DVD)
Brian de Palma est capable du pire (l'abominable pont-aux-ânes Redacted mal écrit, et vite torché), mais également du meilleur. Dans cette interprétation du roman de Tom Wolfe il donne la mesure de son talent lorsqu'il est mis au service de bons scénarios.
Cette comédie dépeint de manière grinçante, cynique, mais également hilarante, et non sans une certaine tendresse, les travers de la société américaine. Mais la satire, très caustique, est dénuée d'arrières pensées foireuses gauchisantes comme on en est abreuvé ad nauseam. Pas de manichéisme dans ce tableau acide. Le propos n'est pas exempt de morale, mais le bien et le mal ne sont pas forcément là où on les attend.
Pour tout dire on est bien plus proche ici de Molière que de Mailer, et la critique vise avant tout l'être humain dans ses faiblesses, ses mesquineries, ses lâchetés. Ce thème est intemporel, mais il s'avère toujours sacrément rafraîchissant lorsqu'il est traité avec humour et brio. La réalisation est soignée et le rythme soutenu. Les rôles sont magnifiquement distribués. Deux dominent à mon sens et donnent tout le piment à cette comédie : Mélanie Griffith, en adorable diablesse, délicieusement perverse, et Morgan Freeman en juge à qui on ne la fait pas. Tom Hanks en dadais de Wall-Street entraîné à son corps défendant dans une spirale infernale, et Bruce Willis journaleux dépravé à l'affût du scoop ne déméritent pas, et les seconds rôles sont également très bien vus. Réjouissant.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 14, 2012 10:18 AM CET


Together Through Life
Together Through Life
Prix : EUR 10,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Plénitude, 16 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Together Through Life (CD)
Plus j'écoute cet album, plus je l'aime. Plus je trouve ses mélodies envoûtantes.
Aussi je me permets de rééditer une critique faite à sa sortie, à propos d'une édition aujourd'hui épuisée :
C'est un vrai bonheur de constater qu'avec l'âge, Bob Dylan ne perd manifestement pas sa verve créatrice. Elle prend au contraire une saveur de plus en plus troublante et attachante. Comme celle d'alcools délicatement imprégnés des parfums du chêne dans lequel ils vieillissent, et qui grâce à une mystérieuse alchimie révèlent une infinité d'arômes subtils. Ce nouvel album est assurément de la même veine que ceux qui le précèdent, et leur est sans doute même supérieur.
Comme le magnifique Modern Times il cache ses trésors derrière une modeste pochette illustrée d'une très suggestive photo noir et blanc. Cette fois-ci un bref moment de tendresse au fond d'une auto filant sur le bitume, capturé par Bruce Davidson, donne l'atmosphère.
La musique quant à elle, s'inscrit dans cet univers fugace du temps qui passe, avec une indicible prégnance. Comme souvent avec Dylan, elle n'a l'air de rien au premier abord, mais elle imprime profondément son sillon. Sur des rythmiques tendues ou chaloupées, admirablement servies par des musiciens épatants, le chanteur pose tranquillement sa poésie si particulière, en jouant à merveille de sa voix enjôleuse, à la fois nasale et pointue, écorchée mais un peu grasseyante, traînante, lointaine et si proche...
Les chansons sont toutes simples. Elles tiennent souvent du blues (le superbe et mordant Beyond here lies nothin qui ouvre la session, my wife's home town , forgetful heart, the dream of you) mais aussi de la ballade (life is hard, If you ever go to Houston, Jolene...). On y trouve aussi des réminiscences de rêves passés déployant une inusable séduction : I feel a change comin' on... L'ambiance est un rien feutrée, avec ce qu'il faut d'acidité. Quelques beaux riffs de guitare électrique, une pincée de douceur apportée par la pedal steel, les volutes ensorcelantes du banjo, de la mandoline et surtout d'un accordéon qui rappelle parfois les bonnes vieilles sonorités du Band...


Intouchables (César 2012 du Meilleur Acteur pour Omar Sy) [Blu-ray]
Intouchables (César 2012 du Meilleur Acteur pour Omar Sy) [Blu-ray]
DVD ~ François Cluzet
Prix : EUR 9,72

4 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ça détonne évidemment un peu..., 13 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Intouchables (César 2012 du Meilleur Acteur pour Omar Sy) [Blu-ray] (Blu-ray)
On a si peu l'habitude de voir traité de cette manière dans notre pays le genre de la comédie sociale que ça détonne évidemment un peu. Et le verdict du public est sans appel, ça plaît...
Va donc pour l'invraisemblance des situations, va pour le caractère outré et superficiel de l'histoire.
Même si le tohu bohu fait autour de ce film peut paraître excessif, il est significatif d'une aspiration populaire, qu'on se le dise. Y en a marre des résidus glauques du néo constructivisme socialeux néo-marxisant post moderne et post soixante-huitard.
Le scénario est robuste et bien construit. Aucun sous-entendu politique niaiseux. A peine une ou deux petites longueurs mais l'ensemble se tient très bien. L'opposition caricaturale des deux protagonistes principaux ouvre la voie à un humour parfois un peu facile si ce n'est prévisible, mais la salle rit de bon cœur et ne voit pas le temps passer. On en a pour son argent, c'est bien ce qu'on attend de ce type de spectacle. A côté des rôles principaux les personnages secondaires sont soignés ce qui n'est pas si fréquent. Et pour finir, les œufs de Fabergé et la superbe Maserati sortent indemnes de l'aventure, chapeau ! Et puis si les Inrocks, Telerama, Marianne, l'Humanité et les Cahiers du Cinéma réunis crient au navet, c'est donc bien la preuve que c'est plutôt bon...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (13) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 24, 2012 8:44 PM CET


Jongkind au fil de l'eau
Jongkind au fil de l'eau
par Anne-Marie Bergeret-Gourbin
Edition : Broché

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Horizons vastes et sereins, 12 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jongkind au fil de l'eau (Broché)
Johan Barthold Jongkind (1819-1891), un nom fluide, avec un rien d'âpreté septentrionale. Une destinée erratique, en dents de scie, à l'inverse du "plat pays" qui le vit naître. Et pourtant une peinture si calme, si sereine, qu'on pourrait sans peine trouver dans ses classieux paysages, plus qu'un air de famille avec ceux si lumineux, si profonds de Ruysdael (1628-1682), et d'une manière générale de l'école hollandaise...
Ces racines transposées en France portaient en germe l'efflorescence impressionniste. On peut s'en convaincre en regardant les aquarelles légères et si suggestives, traitées avec une étonnante économie de moyens. En revanche, à la vue des tableaux plus achevés, les influences de Corot ou de Constable s'imposent à l'esprit.
Jongkind est à la charnière de deux mondes. On trouve dans l'univers qu'il dépeint l'intemporalité de paysages d'eau et de campagne. De ci delà un moulin à vent ou un voilier au gréement à l'ancienne rappellent le temps passé, et parfois la technique s'impose au détour d'un steamer, d'un pont ou d'une superstructure métallique. Cet album reflète bien cette position d'équilibre où l'élégance le dispute à la sérénité.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 1, 2013 2:29 PM MEST


L'arbre et la forêt
L'arbre et la forêt
DVD ~ Guy Marchand
Proposé par momox fr
Prix : EUR 21,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Ténébreuse histoire, 28 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'arbre et la forêt (DVD)
Dans le milieu compassé de la grande bourgeoisie des environs d'Orléans, à l'occasion d'un deuil, plongée dévastatrice dans d'obscurs secrets de famille, rancis à l'ombre délétère d'une vaste mais triste demeure. L'ambiance cafardeuse qui transpire de ce drame aux relents mauriaciens, les images blafardes, la lenteur de la mise en scène pourraient engendrer un ennui rédhibitoire. Le sujet lui-même, qui se nourrit une fois encore des suppurations suintant des vieilles plaies de l'an 40 incline à la lassitude. Heureusement Guy Marchand et Françoise Fabian parviennent à instiller dans cette histoire un peu d'émotion et d'espérance. Rien que pour leur composition touchante et peut-être pour le fond musical wagnérien, ce film mérite le détour...


For Real!
For Real!
Prix : EUR 13,57

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la réalité au rêve..., 16 novembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : For Real! (CD)
Frotté dans un premier temps aux rythmiques haletantes et syncopales du bop parkerien, le pianiste Hampton Hawes développa un style très personnel, n'ayant pas son pareil pour nimber d'un feeling aérien les pulsations sauvages. De fait, si ses racines remontent loin aux sources du beat, son inspiration emprunte également aux suaves influences cool ainsi qu'au chant tragique d'un blues humble et profond. A mi chemin entre Bud Powell et Bill Evans, non loin parfois de Monk...
Dans ce disque daté de 1958 l'artiste exprime ce style dans toute sa plénitude. Wrap your troubles in dreams, second titre de cet album, est la pierre de touche de cette philosophie ensorcelante. Mais il n'est pas question de s'avachir. On est sur le point de s'engloutir dans cette mélodie sublime quand surgissent les énergiques trépidations de Crazeology, du bop pur jus. De belles et puissantes compositions originales s'ajoutent aux standards (Hip, et For Real, notamment, qui distillent à n'en plus finir leurs pulpeuses et aromatiques digressions).
Pour accompagner le pianiste, difficile de rêver meilleur entourage. Le contrebassiste Scott La Faro, est plus troublant, plus extatique que jamais, superbement soutenu par Frank Butler à la batterie. Et le saxophoniste Harold Land, en équilibre parfait sur la corde que lui tendent ses compères...
Et last but not least, le son si détaillé, si velouté, si enveloppant des fameuses sessions Contemporary Records, qui n'a vraiment rien perdu de sa fraîcheur. Les instruments ont une présence à peine croyable pour l'époque.


Kitty, Daisy And Lewis
Kitty, Daisy And Lewis
Proposé par envoi rapide et immédiat
Prix : EUR 14,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour aux sources, 13 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kitty, Daisy And Lewis (CD)
En entendant à la fin d'un film (l'excellent Welcome To The Rileys je crois) la reprise du fameux Going Up the Country immortalisé par Canned Heat, j'ai été saisi. Très différente du modèle elle n'en était pas moins efficace, parvenant à produire un son très "root", dégageant beaucoup de fraîcheur et de spontanéité. J'ai cru un bon moment à une interprétation d'époque méconnue, que je me suis hâté de retrouver...
Avant de comprendre qu'il s'agissait d'un jeune trio contemporain survolté (deux sœurs et leur frère) revisitant en famille et de manière étonnante et plutôt décoiffante quelques standards du blues, du rock 'n roll et du boogie. C'est sacrément réussi et même bluffant tant le ton est juste, les arrangements musicaux soignés et les rythmiques endiablées.
Fabriqué "à l'ancienne" avec des instruments acoustiques et une prise de son rustique (magnétos 8 pistes, micros d'époque), ça donne une ambiance très fifties, jusqu'au look très étudié des garnements et le noir et blanc des photos. Une sacrée surprise.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 15, 2011 1:07 PM CET


Requiem pour une tueuse
Requiem pour une tueuse
DVD ~ Mélanie Laurent
Prix : EUR 11,70

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un requiem sur fond de Messie : mais non..., 11 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Requiem pour une tueuse (DVD)
Une jaquette d'une élégance assez réussie, c'est à peu près tout ce qu'on peut retenir de ce ratage peaufiné (encore que jamais dans le film Mélanie Laurent ne manie le flingue...). Pour le reste tout a été dit ou presque. Le scénario se traine, les situations sont invraisemblables, voire loufoques (le coup du jardinier...) presque comiques parfois (Cornillac, sérieux comme un pape, en agent secret-guitariste, que ses parents croient mécano à Evry), mais tout ça est involontaire. Les acteurs sont mal dirigés et ont l'air de s'ennuyer profondément. En dépit du décor somptueux, des images léchées, et de la musique superbe de Haendel, ça tourne complètement à vide.


Le pragmatisme : Un nouveau nom pour d'anciennes manières de penser
Le pragmatisme : Un nouveau nom pour d'anciennes manières de penser
par William James
Edition : Broché
Prix : EUR 9,20

15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Leçons de philosophie pratique, 10 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le pragmatisme : Un nouveau nom pour d'anciennes manières de penser (Broché)
Rares sont les ouvrages philosophiques aussi évidents, aussi humbles et pertinents que cette introduction au pragmatisme, proposée en huit leçons par le philosophe américain William James (1842-1910).
Non content d'avoir été un des fondateurs de la science psychologique moderne, ce dernier décrit une méthode de pensée des plus originales et des plus abordables, en dépit de la complexité des problèmes auxquels elle s'attaque.

Pourtant, de l'aveu de James lui-même, on pourrait remonter aux Grecs, pour trouver la source des concepts qu'il entreprend d'exposer : "rien de nouveau dans la méthode pragmatique : Socrate l'utilisait en expert, et Aristote en avait fait sa méthode".
Disons également qu'elle emprunte également beaucoup aux philosophies empiristes ou utilitaristes telles que proposées par Locke, Hume, Mill, mais qu'en enlevant les quelques bornes matérialistes ou positivistes qui en limitaient parfois la portée, elle s'avère susceptible d'emmener le lecteur dans un voyage intellectuel passionnant, qui part des considérations les plus terre-à-terre et s'élève en toute quiétude vers l'infini.

Selon James, il est essentiel avant toute chose de délimiter d'emblée le champ des possibles. Dans cette optique, il distingue au plan historique, deux grandes catégories de penseurs, qu'il oppose radicalement, à savoir les empiristes et les rationalistes.
Il en propose même une définition schématique en relevant les principales caractéristiques qui fondent à ses yeux les deux lignages, assimilant de manière un peu narquoise les rationalistes à des esprits "délicats" (tender-minded) et les empiristes à des esprits "endurcis" (tough-minded).
Ainsi, on peut distinguer les uns des autres en opposant respectivement les modalités sur lesquelles se fonde leur pensée.
Le Rationaliste est : intellectualiste, idéaliste, optimiste, religieux, partisan du libre arbitre, moniste, dogmatique.
L'Empiriste est au contraire : sensationnaliste (se fondant sur la réalité des sensations), matérialiste, pessimiste, irréligieux, fataliste, pluraliste, sceptique.

En bref, la ligne de partage se définit à partir de la source même du point de vue adopté : "le rationaliste voue un culte aux principes abstraits et éternels" tandis que "l'empiriste s'attache aux faits dans leur variété brute".
De ce fait, suivie trop exclusivement, la première voie a tendance à noyer l'adepte dans un flot de conjectures et n'offre en règle aucun débouché pratique, tandis que la seconde risque de l'enfermer dans un positivisme borné par le matérialisme et un froid déterminisme. Or, "Ce qu'il nous faut" s'exclame James, "c'est une philosophie qui non seulement sollicite nos facultés intellectuelles d'abstraction, mais encore soit en prise directe avec le monde réel de nos vies humaines finies."
D'une manière générale il conseille donc d'écarter les théories qui réduisent le monde à des systèmes, aussi séduisants soient-ils. Bien souvent selon lui, "le monde auquel vous donne accès le philosophe est clair, limpide et noble. Il ne comporte aucune des contradictions de la vie réelle.../... c'est un temple de marbre qui scintille au sommet d'une colline." Mais cette manière de concevoir les choses, trop bien définie, est vaine, "car l'univers réel est une chose ouverte. Or le rationalisme fabrique des systèmes, et les systèmes sont forcément clos."

C'est dit, le premier intérêt du pragmatisme est de proposer une approche totalement ouverte, qui n'écarte rien a priori, et qui retient avant tout ce qui permet de progresser ou de devenir meilleur. Ainsi, "comme les doctrines rationalistes, il peut rester proche de la religion [et d'une manière générale des concepts tenant à la spiritualité], mais en même temps, comme les philosophies empiristes, il peut se tenir au plus près des faits."
Le pragmatisme procède pas à pas, sans dogme pré-établi. Il n'a pas d'ambition téléologique, aucun dessein immanent, pas d'a priori. Il se fonde sur le simple bon sens, et tire toute sa substance de l'analyse du réel, dont nous sommes faits et qui jusqu'à preuve du contraire, nous entoure, sans occulter lorsque cela peut avoir un intérêt pratique le domaine supra-sensible. C'est avant tout une méthode pratique de "résolution des débats métaphysiques qui sans cela seraient interminables". A cette fin, le pragmatique tente notamment de débusquer les problématiques mal ou trop imprécisément posées, et celles qui n'aboutissent qu'à des réponses vaines, ou bien inappropriées aux questions qu'elles sous-tendent.

Après avoir fait un sort au dualisme classique opposant rationalisme et empirisme, James confronte le point de vue pragmatique aux grandes problématiques qui assaillent l'esprit humain : métaphysique, monisme et pluralisme, sens commun, vérité, humanisme, et enfin religion. Une réflexion en tous points captivante...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 20, 2013 5:59 PM CET


Blues In The Afterburner
Blues In The Afterburner
Proposé par VTN-GmbH
Prix : EUR 8,84

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jet Blues, 1 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blues In The Afterburner (CD)
Du blues arrivant à toute force du Texas, attention ça peut défriser les petites natures. Même si ça n'est pas un cyclone, ça déborde d'énergie et ça n'est fait que de compositions originales : pas si fréquent de nos jours ! Soyons clair, si elle n'a pas tout à fait la subtilité de celles de SRV, et un peu moins de puissance dévastatrice que celles du ZZ Top, cette production mérite le respect. Une belle homogénéité dans le style la caractérise, chevauchant à la fois le rock et le blues, tantôt bien carré (Another Man, Milwaukee Blues, Don't Cha Drive Me Crazy) ou même hardcore (Searching For You, Born To Race), tantôt languide et pulpeux (Bottle Blues, Hold Back The Tears, Black Clouds Rolling) avec parfois des intonations country (I've been a fool) ou jazzy (Prairie Jelly). En tout cas, des riffs sacrément pêchus, qui déblaient les neurones des problématiques inutiles ou superfétatoires, une voix costaude et graveleuse ad hoc, et derrière, une section rythmique rustique mais robuste et efficace (Robert Watson bass, Aaron Haggerty drums). Au total, un trio qui fonctionne bien, et il n'en faut pas plus pour se rasséréner un peu dans le monde un peu déglingué qui nous entoure.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 12, 2011 10:22 AM CET


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