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Contenu rédigé par P-henri Thoreux
Classement des meilleurs critiques: 1.164
Votes utiles : 4398

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Commentaires écrits par
P-henri Thoreux "p-henri.thoreux" (France)
(VRAI NOM)   

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Watch Your Back
Watch Your Back
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 10,61

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Blues survitaminé, 22 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Watch Your Back (CD)
Voilà un Blues qui a une sacrée pêche ! Et pour tout amateur qui ne connaîtrait pas ce gars né au Texas en 1939, c'est vraiment la bonne pêche ! Merci à l'ami Ramone et sa dénicheuse de perles qui ont été chercher au fond des bleuîtés obscures ce trésor presque perdu !
De la musique aromatique comme une tequila caressant les boyaux, et chaude et tonique comme un café tout juste sorti du percolateur. C'est superbement asséné par ce chanteur à la voix d'acier fondu et sa guitare térébrante qui décoche les riffs comme des flèches (les superbes I'm Gonna Leave You, What She Don't Know, ou Let My Guitar Do The Talking aux accents de mojo...). Ça monte dans les aigus en sifflant sur un shuffle du tonnerre. Belle pulsation assurément, bel équilibre et belle homogénéité de l'ensemble. Une production Alligator Records, c'est une garantie...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 23, 2014 10:23 AM CET


Des hommes sans loi
Des hommes sans loi
DVD ~ Shia LaBeouf
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 8,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des méfaits des lois inutiles..., 18 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes sans loi (DVD)
Angle d'attaque original pour ce retour au funeste temps de la prohibition aux Etats-Unis. Loin des stéréotypes à la Capone, c'est chez les ploucs de Virginie que le récit déroule son fatum mortifère. La prise de vue est excellente, fouillant de manière précise et très crue ces trous perdus au fond de la campagne, où de paisibles distillateurs de whisky, sous l'effet de la rigueur excessive de la Loi, se transformèrent en truands. Les représentants de cette dernière sont montrés de manière un peu caricaturale. Le procureur sadique et inverti Charlie Rakes, a quasi le look d'un petit chef gestapiste. Shia La Beouf, de son côté, se révèle un peu énervant à la longue avec ses airs de nigaud qui veut péter plus haut que son cul, mais Jason Clarke et Tom Hardy dans la peau des deux autres frères Bondurant, sont très crédibles. Et Jessica Chastain instille une touche bienvenue de charme au milieu de ces impitoyables guerres de gangs. Au total, ce polar aux accents de western propose une vraie réflexion sur l'abus des lois et des réglementations. A l'heure où l'on imagine que l'Etat peut imposer en toute circonstance sa prétendue morale, cette fable édifiante, tirée de faits réels devrait faire méditer...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 25, 2015 11:05 PM CET


Oxygen
Oxygen
DVD ~ Maura Tierney
Proposé par BERSERK MEDIA
Prix : EUR 8,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un thriller étouffant, 18 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oxygen (DVD)
Un peu méconnu, ce long métrage qui offrait en 1999 un de ses premiers grands rôles à Adrien Brody, mérite le détour. Très bien construit jusqu'à son terme, sans esbroufe ni effet clinquant, il évite pas mal des artifices racoleurs des fameux « Silence des Agneaux » et « Seven », avec lesquels on le compare souvent. Mettant en scène comme dans le premier, un face-à-face éprouvant entre un assassin psychopathe et une femme policier à la dérive et quelque peu torturée intérieurement, il s'avère presque aussi efficace en matière de suspense. Certes, il y a quelques invraisemblances en matière de situations mais qu'importe, car le film est littéralement porté par les compositions remarquables des deux acteurs principaux.


The Music Lovers (La Symphonie Pathetique)
The Music Lovers (La Symphonie Pathetique)
DVD ~ Ken Russell
Proposé par envoi de Paris
Prix : EUR 39,89

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un mariage vraiment raté..., 14 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Music Lovers (La Symphonie Pathetique) (DVD)
A l'image de la musique de Tchaïkovski, ce film à la fois baroque et exubérant, n'évite pas toujours les boursouflures ni les outrances. Avec le recul, puisqu'il date de 1970, c'est dire qu'il a quelque peu vieilli.
Il reste une vision fantasmée et colorée de la destinée tragique du compositeur, des prises de vues assez remarquables, mêlant une certaine grâce romantique à d'horribles effets stylistiques. Les personnages sont dans l'ensemble caricaturaux, et leur jeu empreint de théâtralisme est lassant. Richard Chamberlain, ne semble pas particulièrement à l'aise dans ce rôle de composition, tournant quasi exclusivement autour de l'homosexualité contrariée du musicien. La bande son, monophonique assez désastreuse souligne le caractère très daté de cette oeuvre, qui reste intéressante sans plus. On retiendra cette phrase dans la bouche de Tchaïkovski, tragiquement embarqué dans une aventure contre nature : "Je veux le mariage, sans la femme..."


Crossroads Guitar Festival 2013 [Blu-ray]
Crossroads Guitar Festival 2013 [Blu-ray]
DVD ~ Eric Clapton
Prix : EUR 19,49

4.0 étoiles sur 5 Derrière les aléas techniques, la grâce..., 12 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crossroads Guitar Festival 2013 [Blu-ray] (Blu-ray)
Le Bluray est décidément un standard bien décevant à certains égards. On ne peut discuter le gain important en qualité d'images qu'il apporte par comparaison avec le DVD. En revanche, il est si protégé, si fermé, si exigeant que cela en devient très pénalisant ! Il est quasi impossible par exemple de lire un bluray sur un ordinateur (PC ou MAC). Aucun système d'exploitation n'intègre les fonctions ad hoc, et les logiciels pilotant les lecteurs sont à peu près tous défaillants !
Sur un lecteur dit de salon, ce n'est guère mieux. L'évolution incessante des normes impose une mise à jour régulière des appareils, et certains manifestent vis à vis de ces galettes un comportement pour le moins aléatoire. D'où sans doute la déception de nombre de commentateurs...
Pourtant, avec un matériel adéquat, ce concert est un vrai régal. On pourra certes récriminer sur l'instabilité de la caméra, mais c'est hélas un défaut très répandu de nos jours chez les cinéastes ! Les gros plans ne sont en revanche pas gênants et l'ensemble de la mise en images s'avère très correct.
Au plan musical, le rendu sonore est très soigné, en stéréo ou en DTS-HD. Ce qui permet d'apprécier à leur juste valeur les nombreuses contributions toutes excellentes qui se succèdent durant près de cinq heures !
Les habitués de ces grands happenings consacrés à la guitare, réalisés sous l'égide d'Eric Clapton depuis 2004 (c'est la quatrième édition) reconnaîtront nombre d'artistes, fidèles aux postes. Pour ma part j'ai été particulièrement sensible à la prestation extatique de Gary Clark Jr (Please Come Home). Bien qu'il fut déjà de la partie en 2010, j'avoue l'avoir vraiment découvert à l'occasion de ce falsetto plutôt troublant. Et à la guitare, il a un beau potentiel. Dans le même registre aérien signalons l'interprétation assez époustouflante de l'hymne irlandais Mna Na Heereann, par Jeff Beck, accompagné d'une délicieuse violoniste dont j'ignore le nom et de sa non moins charmante et efficace bassiste Tal Wilkenfeld. Mention pour Sonny Landreth également dont le slide inimitable fait comme toujours merveille (Next Of Kindred Spirit, Congo Square)
Parmi les autres interventions, mentionnons les instants de fraîcheur apportés par le duo composé de Keb Mo et de Taj Mahal (Walkin' Blues, Diving Duck Blues), et ceux produits par Earl Klugh avec ses cordes nylon, accompagnées d'une contrebasse très acoustique (This Time, Mirabella).
Dans le genre un peu plus tonitruant signalons une superbe reprise du Don't Let Me Down des Beatles par John Mayer et Keith Urban. Voix parfaitement posées, et dialogues guitaristiques ensorcelants... Un autre bon standard, cette fois des Stones, Tumbling Dice, associe efficacement le beau gosse Urban, à Vince Gill et au trop discret Albert Lee.
Un peu moins convaincante est la quincaillerie country des Allman Brothers plus ou moins reconstituée autour du rescapé Greg, avec notamment Warren Haynes en guitariste leader. Je préfère plutôt le groove puissant de Los Lobos, ou bien quelques « battles » associant Robert Cray, BB King, Buddy Guy, Booker T, Derek Trucks, Steve Cropper et bien sûr Eric Clapton, un peu vieilli mais toujours impérial...


The rolling stones : sweet summer sun - hyde park live [Blu-ray]
The rolling stones : sweet summer sun - hyde park live [Blu-ray]
DVD ~ The Rolling Stones
Prix : EUR 14,94

6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le crépuscule resplendissant des idoles, 9 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The rolling stones : sweet summer sun - hyde park live [Blu-ray] (Blu-ray)
Quarante-quatre ans après l'année mythique, les Stones déboulent à nouveau sur Hyde Park !
A peine croyable ! Le plus vieux groupe de Rock du monde a encore de la pêche assurément...
Devant une foule gigantesque mais sous le charme, les idoles de plusieurs générations enquillent dans un show impressionnant, une bonne partie de leurs tubes les plus fameux. C'est un vrai régal.
Du poignant crépuscule jusqu'au cœur tendre de la nuit, le déluge sonore se répercute sur les vénérables arbres encadrant la scène, et les immeubles augustes bordant l'immense étendue herbeuse alentour.
Les clins d'oeil au passé sont fréquents. Songez qu'à l'époque, en 1969, Mick Jagger avait récité le splendide poème Adonais, de Shelley, en hommage au compère Brian Jones qui venait de disparaître ! Et certains disent que les rockers n'ont pas de culture !
Il ré-enfile la tenue sacrificielle. Une sorte de légère blouse blanche, serrée à la ceinture par une cordelette, qui lui donne une allure équivoque. Il feule, il glisse, il se dandine, il danse, comme au bon vieux temps ! Sa silhouette émaciée mais fluide, a conservé toute sa grâce féline. Et sa voix, nom de Dieu ! Quel mordant ! Quelle énergie ! Quelle jubilation !
Keith Richards a quelques heures de vol. Son style est toujours aussi rustique malgré les pendeloques et colifichets qu'il arbore comme des trophées. En vieillissant cet animal ténébreux se déride, si l'on peut dire. Il est radieux. Il se fait plaisir. A plusieurs reprises Jagger s'éclipse pour lui laisser la lumière. Il s'éclate sur You Got The Silver, sur Happy, sur Before They Make Me Run. C'est moins puissant que la grande bouche, mais il y a bien ce petit goût acide qui dégomme les papilles.
Les autres sont fidèles au poste. Ron le dégingandé, Charlie le discret, et pour l'occasion Mick Taylor, très empâté, mais qui parvient à sortir quelques riffs plaisants sur un Midnight Rambler envoûtant comme il se doit.
On peut faire le reproche classique au groupe lorsqu'il est en concert, de produire un son strident, un peu confus voire brouillon, mais le spectacle est là c'est indéniable. C'est bien l'apothéose des vielles pierres, et leur gloire peut s'affirmer en majesté et avec satisfaction, dans le feu d'artifice qui clôture magnifiquement la prestation.
Un événement sans nul doute...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 8, 2014 2:07 PM MEST


La Grève : Atlas Shrugged
La Grève : Atlas Shrugged
par Ayn Rand
Edition : Broché
Prix : EUR 30,00

12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Liberté Chérie, 5 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Grève : Atlas Shrugged (Broché)
A la fin des années 50, une bonne partie de la planète subissait sous une forme ou sous une autre, la dévastation du socialisme.
C'est à cette époque qu'un énorme roman entreprenant de démolir méthodiquement cette idéologie vit le jour aux Etats-Unis. Ayn Rand (1905-1982), exilée russe d'origine juive, en était l'auteur aussi inspirée que déchaînée.
Disons tout de suite que cet ouvrage torrentueux, relevait en effet autant de l'imprécation que du récit. Ce haussement d’épaule titanesque (Atlas Shrugged) secouait rudement les canons du conformisme bien-pensant. Mais comment pouvait-il en être autrement pour cette femme passionnée, qui avait connu de près le communisme, qu'elle vit naître, et croître dans sa patrie d'origine ? Les Bolcheviques avaient spolié la pharmacie paternelle, ruiné les espérances prométhéennes que jeune fille, elle nourrissait en un monde meilleur, et tenté de détruire sans le moindre état d'âme, tout ce qui représentait pour elle la force et la liberté de l'esprit humain. Autant dire qu’elle fut vaccinée très tôt et définitivement contre cette calamité.

Pourtant, plutôt que de dépeindre l'enfer concentrationnaire soviétique, Ayn Rand préféra décrire comment cette idéologie peut aussi imprégner en douceur une société libre pour en miner les fondations et en empuantir l'atmosphère. Ce faisant, elle fit des Etats-Unis, pays libéral s'il en fut, le théâtre de cette transformation, et son œuvre se révèle étonnamment visionnaire de ce qui est en train d'arriver à toutes les nations démocratiques « occidentalisées ».

Dans ce roman, le mot socialisme n'est pas même écrit. Pourtant il n'y a pas de doute. Ce mal qui de la première à la dernière page, gagne insidieusement tous les étages d'une société florissante, et qui a la prétention, tout en la pourrissant peu à peu, d'apporter davantage de justice, d'égalité et de progrès social, fait soi-disant de fraternité et d'amour, ce tissu d’âneries sournoises, ce n'est rien d'autre que cette doctrine à laquelle nos gouvernants se targuent d'adhérer corps et âme depuis plusieurs décennies !
Ayn Rand décrit le mécanisme diabolique qui conduit peu à peu à mettre en place le sinistre échafaudage intellectuel qui sous couvert de solidarité et de bonnes intentions, n’aboutit qu’à dresser les gens les uns contre les autres au nom de la lutte des classes et à démolir progressivement tout ce qui fait la cohésion sociale. En offrant notamment en pâture tous ceux qui affichent une réussite trop évidente, au populisme revanchard le plus primaire qui soit. En invoquant dans le même temps le principe trompeur de redistribution sous contrainte étatique des richesses, tout en en planifiant la production par un imbroglio contradictoire de réglementations, de seuils et de quotas. Et bien sûr, en taxant toujours plus les plus aisés, afin soi-disant de réduire les inégalités et surtout de séduire ceux qui sont assez niais pour croire qu'ils peuvent avoir des droits acquis sur les fortunes construites par d'autres qu'eux, grâce à l'audace et à l'esprit d'initiative.

Les esprits grincheux auront beau jeu de relever les longueurs qui plombent quelque peu ce récit. On peut même être rebuté par sa touffeur luxuriante. Il y a des naïvetés également dans la narration des aventures picaresques de ces héros audacieux, qui tentent de s'opposer avec vaillance à l'emprise grandissante d’une froide et prétentieuse bureaucratie dirigiste. La foi inébranlable dans l'individualisme qui les anime semblera caricaturale a certains, tout comme le peu d'élévation spirituelle apparent, caractérisant leur morale fondée sur le pragmatisme.
Pourtant, dans cette fabuleuse odyssée, dans les personnages hors normes qui la peuplent et qui véhiculent cette philosophie, il y a quelque chose de troublant, de vrai, d'attachant, et en fin de compte d’assez bouleversant. Ils sont malgré tout, très humains dans leurs passions, leur manière de vivre et de raisonner.

Tout au long de l'ouvrage, le lecteur est tenu en haleine par une question lancinante : Qui est John Galt ? Sans lever le voile, disons qu'elle sous-tend une inexorable descente aux enfers, jusqu’au paroxysme final, en forme d’apocalypse. L'évidence fracassante est alors révélée au peuple qui sort enfin de sa léthargie. Une roborative tirade qui s'étend sur plus de 60 pages et qui par sa portée messianique, réduit à d'insignifiants vagissements les vitupérations des soi-disant "Indignés", "Altermondialistes" et autres "Occupy".
Les héros prométhéens d'Ayn Rand sont alors en mesure, à l'issue de ce moyen-âge des temps modernes, de propager un message simple, limpide, naturel, appelant à faire en sorte que s’exprime en toute liberté, en toute responsabilité, « ce qu’il y a de meilleur en nous ! »
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (15) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 14, 2014 12:44 AM CET


Lincoln
Lincoln
DVD ~ Daniel Day-Lewis
Proposé par BIKIN
Prix : EUR 8,35

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une tranche d'histoire un peu formolée, 21 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lincoln (DVD)
Avec sa puissante armada technique, Steven Spielberg se livre à un pesant exercice hagiographique destiné à encenser le président Lincoln, à l’occasion de son combat pour imposer un XIIIè amendement à la constitution américaine, abolissant en 1865 l’esclavage. Le message hélas s’inscrit dans un plat conformisme qui gomme à force de léchage, toute la complexité des problèmes que dut affronter le Nouveau Monde à cette époque.
On pouvait attendre d’un film portant le nom du président américain une perspective embrassant avec un peu plus de hauteur les contours de cette figure de légende. La réalisation empesée, très bavarde, et le clair-obscur dans lequel la plupart des scènes baignent, contribuent à rendre plutôt ennuyeuse cette évocation d’une époque grandiose et tragique de l’histoire américaine. D’autant que les débats qui émaillèrent l’interminable négociation menant au vote des représentants, sont montrés comme tenant plus du marchandage que de la passion. L’ambiance formolée et le rythme traînant de la mise en scène ne facilitent pas la tâche de Daniel Day-Lewis, qu’on a vu plus inspiré. Tout cela semble bien figé, manquant du souffle épique qui eut été nécessaire en la circonstance.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 17, 2014 10:56 AM CET


Le Capital
Le Capital
DVD ~ Gad Elmaleh
Prix : EUR 6,53

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 L'anti-capitalisme primaire à l'oeuvre, 19 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Capital (DVD)
Décidément Costa-Gavras en vieillissant, a l’inspiration poussive et le truisme de plus en plus pesant. Depuis son pénible Couperet, dans lequel il évoquait le problème du chômage avec un regard particulièrement morbide , il semble se plaire à tartiner à la truelle les slogans éculés du Front de Gauche. Il s’attaque cette fois aux banques qui "enrichissent les riches et appauvrissent les pauvres". Punaise, quelle originalité !
La réalisation soignée mais glacée et sans aucune originalité fait défiler les uns après les autres tous les poncifs de la pensée unique anti-capitaliste, qui ravale par principe, le monde de la finance au rang de mafia. C’est tellement caricatural qu’on se demande qui peut vraiment être dupe. Plus c'est énorme, mieux ça passe paraît-il...Gad El Maleh s’efforce, mais sans conviction, de se glisser dans la peu d'un golden boy extra-lucide, à la fois ambitieux, dur en affaires, et incroyablement nigaud (avec les femmes notamment).
Il n'y a vraiment pas grand chose à tirer de cette fable qui se veut horrifique et qui n'est que grotesque...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 3, 2015 6:28 AM CET


True Blue [24bit Ltd.Paperslee
True Blue [24bit Ltd.Paperslee
Prix : EUR 60,33

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jazz intense, 16 décembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : True Blue [24bit Ltd.Paperslee (CD)
Cette session enregistrée en 1998 fait partie des moments les plus intenses de l'art d'Archie Shepp. Totalement investi dans ces interprétations, il livre des soli incandescents marquant sans nul doute d’une pierre blanche l’histoire du jazz. Il puise son inspiration de manière très éclectique et on retient particulièrement les lamentations déchirantes inspirées de Coltrane (Lonnie’s lament), le feeling à fleur de peau qui sourd d’un air de Cole Porter (Everytime We Say Goodbye) ou de Lawrence et Altman (All Or Nothing At All), le moelleux d’une tendre ballade empruntée à J. Styne (Time After Time), la douce nostalgie d’une chanson de Trénet (Que reste-t-il de nos amours) et l’abandon dans la suavité, émanant d’une délicieuse composition de Billy Eckstine (I Want To Talk About You). Tous ces instants qui s’étirent voluptueusement en vous filant d’ineffables frissons de plaisir sont tout simplement magiques. La formation qui entoure le saxophoniste est idéale. John Hicks s’y révèle plus que jamais un pianiste particulièrement sensible et la section rythmique est parfaitement dans le groove (George Mrasz à la contrebasse, Billy Drummond à la batterie). Un must, superbement mis en valeur par le parfait remixage effectué par les studios japonais Venus.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 7, 2014 10:17 AM CET


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